Comme les écologistes l’ont réalisé en regardant la Chine martyrisée sous Mao et le Brésil du génocide amérindien, jeter un œil sur ce qui se passe loin d’ici permet de mieux appréhender – à défaut de comprendre – le système mû par le seul profit. En particulier, de mesurer l’inexistence de sa compréhension de la vie et son absence totale d’empathie. Ceux qui y participent sont trop occupés par l’argent pour accorder la moindre attention à ce que leurs parents aimaient et protégeaient, même à la plus fascinante organisation résultant d’une évolution multi-millénaire, comme une forêt primaire.

Une question devrait hanter les assoiffés de profits : que leur procurera les montagnes d’argent accumulées en détruisant quand tout sera détruit pour faire de l’argent ? Bien avant, en réalité, car, dans un monde qui n’est pas mécaniste comme le croient ces organisateurs du désastre, la pollution et l’effondrement du vivant sous les coups de la spéculation profite à tous, même dans les petits paradis où se réfugient les gagnants du grand concours de la bêtise.

 

Ignorante des hommes et de la nature,

l’économie réductionniste

qui avance dissimulée

sous le double langage du « développement »

détruit l’architecture complexe de la vie

et les savoirs acquis par l’humanité

 

Gibbon des Mentawaï (Kloss’s Gibbon)

 

Juste sous l’équateur, à une centaine de kilomètres de la côte sud de Sumatra, s’allonge vers le sud l’archipel des Mentawai. Siberut, la plus grande île – 4400 km² – est à peine plus grande que la moitié de la Corse. Séparée des Îles de la Sonde depuis près de 500 000 ans, Siberut était encore il y a peu couverte d’une forêt très diversifiées constituée de nombreuses espèces dont beaucoup ne se trouvent nulle part ailleurs (60 % des mammifères et plus de 15 % des plantes). 24 000 hommes y habitent, dont 18 000 autochtones qui, jusqu’à l’arrivée des Indonésiens, vivaient en parfaite harmonie avec leur écosystème, et, cela, depuis des milliers d’années.

Cet article avait retenu l’attention de plusieurs personnes gravitant autour de Survival International (photographes voyageurs, chercheur spécialiste du Sud-Est Asiatique, connaisseurs de la région, militants autochtones des droits de l’homme…).

Malheureusement, là encore, cela n’a débouché sur aucun développement.

Une version de l’article a été publiée dans Silence n° 162 de février 1993

 

 

Pire que la colonisation : la recolonisation

Peu après la libération de la colonisation néerlandaise, dès le début des années cinquante, l’armée du gouvernement Sukarno fait irruption dans les villages, se saisit des gens et leur coupe les cheveux en leur disant qu’ils sont sales et arriérés. Comme souvent, la « décolonisation » n’était que le début d’une nouvelle colonisation plus destructrice encore.

Depuis, les violences n’ont jamais cessé. Parfois aidés de missionnaires catholiques et évangélistes, les militaires ont forcé la plupart des indigènes à porter des vêtements occidentaux et à abandonner leur culture et leur religion (après le départ des occidentaux !). Ils ont brûlé presque toutes les Umas, qui sont les grandes maisons de réunion d’un clan (les habitations familiales sont dispersées), et ont déplacé la majeure partie des populations dans des « villages gouvernementaux » proches des côtes.

En 1980, le gouverneur indonésien de la partie sud de Siberut avait interdit les cérémonies religieuses, ordonné aux chamans de livrer leurs objets sacrés pour les brûler, interdit de porter le pagne, de se tatouer et de se parer de fleurs et de feuillages à la mode traditionnelle (d’où le surnom d’« hommes fleurs« ).

Les autochtones sont soumis à des pressions constantes qui visent à les décourager d’élever des porcs et de cultiver leurs plantes vivrières auxquelles les indonésiens veulent substituer les riz. La situation sanitaire est maintenant devenue si grave que de très nombreux enfants sont morts depuis un an.

 

la « décolonisation » n’était que le début d’une nouvelle colonisation plus destructrice encore

 

En septembre 1991, des fonctionnaires indonésiens des « affaires sociales« , escortés par des militaires, ont commandé à un clan vivant encore de façon traditionnelle – les Sakalio – d’abandonner leur forêt, leurs plantations, leurs habitations, toute leur vie, pour se déplacer en un lieu choisi par les autorités d’occupation. On leur précisa qu’ils devraient défricher cet emplacement pour y construire les baraquements réglementaires partout imposés par le régime de Djakarta. Répondant qu’ils n’avaient pas l’intention de bouger, ils furent menacés d’arrestation.

déstructuration et déculturation

 

Pourquoi vouloir à tout prix faire partir le clan Sakalio de ses terres ancestrales ? Manifestement, pour que l’exploitation intensive de la forêt commencée dans leur secteur (la région de Sarareikit) puisse s’étendre (1).

 

 

Le pillage pour politique économique

A Siberut, les compagnies d’exploitation forestière sont arrivées dès le début des années 1970. Quatre entreprises se sont partagées toutes les régions côtières et celles dont les rivières rendent l’accès facile : PT Carl Pearson Pharmin Timber Corporation, PT Djaja Sumbar Indah, PT Cirebon Agung, et une filiale du Djayanti Group (troisième exploitant du Sud-Est asiatique) qui contrôle 25 000 km² de forêts dans toute l’Indonésie et cause de tels dégâts que même un proche du général Suharto, BJ Habibie, le ministre de la recherche et de la technologie, s’en est offusqué.

A Siberut aussi, les compagnies de logging causent des dommages considérables.

A l’inverse du comportement mesuré des indigènes intégrés à leur écosystème, tous ceux qui spéculent sur la réalisation immédiate de ce qui n’est qu’une petite partie du capital de la forêt déploient le maximum de moyens pour prélever le plus possible le plus vite possible. La très importante pluviosité de la région – 4 000 mm/an et plus – renforce encore la détermination des compagnies à procéder brutalement : il n’est possible de couper, débiter et transporter les arbres que durant 3 à 5 mois. C’est très court pour « rentabiliser les investissements » ! Aussi les travaux sont-ils poursuivis de nuit comme de jour.

Très loin de développer des techniques et des méthodes qui épargneraient à l’écosystème des destructions inutiles (comme, par exemple, enlever les bois sélectionnés par la voie des airs avec des dirigeables), les compagnies n’ont recours qu’aux moyens les plus grossiers pour tailler dans la forêt et transporter les troncs. Rien d’étonnant, donc, à ce que la fameuse « coupe sélective » dont le gouvernement indonésien et les institutions internationales font publicité ressemble à un massacre ; d’autant plus qu’aucune restriction quantitative ou qualitative des prélèvements n’est imposée (2).

« Coupe sélective » ?

 

Même avec des moyens beaucoup moins lourds que ceux qui sont aujourd’hui utilisés, la coupe des grands arbres a toujours entraîné d’importantes destructions. Ainsi, le plancher du Tropen Museum (l’ancienne Coloniaal Instituut) d’Amsterdam provient de 18 arbres d’une forêt malaise dont l’abattage causa de graves dommages à 40 autres grands arbres et à 200 plus petits. L’acheminement des troncs nécessita la destruction de 5 hectares de forêt.

 

L’oeil du technocrate ne voit dans l’écosystème forestier qu’un fouillis inextricable et hostile. L’oeil du spéculateur n’y voit qu’un gisement à épuiser. L’un et l’autre voient séparément ce qui est indissociable : les arbres, le bois, les hommes, les sols, l’eau, le climat… Tout au contraire, les hommes qui habitent la forêt en savent la complexité et la richesse. Ils la cultivent depuis la nuit des temps, plantant et associant des dizaines de plantes vivrières et celles qui produisent des remèdes, des bois, des nourritures dont le gibier est friand, etc. Mais, pas plus que de l’écologie, les technocrates, qui usent de l’appellation mensongère « développement« , et les exploitants n’ont cure des biens des populations, de ce qui, d’un point de vue occidental, constitue la « propriété » de ces gens. D’ailleurs, l’administration indonésienne n’appelle-t-elle pas la forêt des hommes-fleurs « le pays vide » (l’expression commune à tous les colonisateurs) ?!

 

 

L’engrenage de la destruction

A Siberut, comme partout ailleurs en Indonésie, au Brésil, en Afrique… les exploitants découpent de large routes dans la chair de l’écosystème tropical. Ils nivellent des reliefs, détournent le lit de cours d’eau, laminent les jardins, les vergers et les biotopes exceptionnels sous les engins lourds pour accéder aux zones convoitées.

L’agression est monstrueuse. Le climat de serre créé par la forêt (24 à 27° Celcius de la saison sèche à la saison des pluies, taux d’humidité maintenu autour de 95 %) est bouleversé par l’ouverture du couvert. La température s’élève de 7 à 15°C, tuant tous les organismes adaptés à la stabilité des conditions climatiques. Les entrailles ouvertes au soleil et au vent, le grand organisme complexe qu’est la forêt tropicale s’affaiblit rapidement. La formidable machine thermique qui transpire et recycle 50 à 75 % de l’eau de pluie se ralentit. Les périodes de sécheresse s’allongent. Ecrasée par les engins, la mince couche d’humus et les sols sont exposés à l’érosion intense. Déjà polluées par les déchets des scieries, les rivières se chargent de terre au point que les poissons et les crustacés en sont décimés jusque dans les mangroves… Fruits d’une complexification étendue sur des millions d’années, les innombrables réseaux d’interrelations qui constituent l’écosystème de la forêt humide sont défaits et, bientôt, l’engrenage de la désertification prend le pas sur les dynamiques de la vie.

C’est cette violence qui, à Kalimantan (Bornéo), Sulawesi (Célèbes) et à Sumatra, a créé les conditions favorables aux immenses incendies de ces dix dernières années : 36 277 km² dévastés en 1982/83, 644 km² en 1985, 659 km² en 1987 et plus de 1020 km² en 1991.

C’est cette violence qui, en tuant les tissus les plus denses et les plus productifs de la vie terrestre, tue les hommes aussi. Dans le sud de Sumatra, les Kubu vivaient encore, en 1970, dans une forêt s’étendant sur 12 000 km². Djakarta en concéda une grande partie à des exploitants, puis implanta des « transmigrés« , des hévéas et du riz (pour l’exportation). En moins de vingt ans de « politique de développement« , les 2/3 de la forêt d’origine ont été détruits. Il n’y a même plus assez de produits de collecte (comme le rotin) pour acheter du riz. En 1979, le service indonésien des affaires sociales dénombrait 12 000 Kubus. A la fin de l’année 1990, ils n’étaient plus que 2 642. En octobre et en novembre 1990 seulement, 100 personnes sont mortes de misère et de faim.

Aujourd’hui, à Siberut, même les deux « réserves de la biosphère » créées en 1981 par l’UNESCO ne sont pas épargnées (3). Elles sont entamées en plusieurs endroits et les projets des compagnies révèlent clairement que celles-ci n’accordent pas plus d’attention aux espaces « protégés » qu’aux autres. Ainsi PT CPPS envisage de couper la partie nord de la réserve sud par une route d’exploitation.

 

déforestation de Bornéo Kalimantan

 

« L’enfer est pavé de bonnes intentions« … Siberut est un bon exemple des effets pervers de la politique de protection de miettes de nature éparpillées. Répondant aux questions d’organisations environnementalistes, le régime du général Suharto avait benoîtement proposé le classement de deux zones couvrant au total 900 km² (moins de 25 % de l’île). L’existence des « réserves » implique que le reste de l’espace n’est pas du tout « protégé« , ce qui autorise les compagnies à s’y déchaîner.

Ni les spéculateurs ni les technocrates n’envisagent de laisser la moindre possibilité à l’un des écosystèmes les plus intéressants de la planète de se régénérer. Un projet du gouvernement indonésien menace de planter des palmiers à huile partout où la biocénose a été charcutée à mort et même là où elle ne l’est pas encore : sur une superficie de 2500 km², soit plus de la moité de l’île. Une monoculture à la place de la diversité et de l’originalité d’une forêt primaire !

Faut-il souligner que l’exportation de l’huile – comme aujourd’hui celle du bois et celle des produits de la forêt récoltés par les autochtones – serait destinée à l’exportation et que celle-ci n’est contrôlée que par des intérêts totalement étrangers aux populations locales ?

Ce projet de plantation de palmiers à huile est connecté au programme de la « Transmigration » qui, en 1984, avait déjà déporté, depuis Java, Madura et Bali, plus de 3,6 millions de personnes sur les territoires d’autres peuples autochtones (4). Comme tant, celles-ci avaient été dépossédées de tout par les grands propriétaires (!) et l’industrialisation de l’agriculture imposée par les institutions internationales (Banque Mondiale et FAO en tête), toujours sous couverture de « développement » (5). 40 000 de ces déportés de la misère seraient transplantés dans les Mentawaï pour être affectés aux travaux de défrichage et à la réalisation de plantations ; nouveaux esclaves à la merci de la dictature des technocrates et des spéculateurs (voir l’encadré).

 

Transmigration et métissage forcé

Un aspect éloquent du plan de Transmigration pour les Mentawaï et de la mentalité du régime javanais a été révélé voici un an ar l’ancien inspecteur général dudit programme. Il s’agirait d’envoyer des hommes célibataires à Siberut « dans l’espoir qu’ils se mélangeront aux femmes autochtones« . Pour le ministre des affaires sociales initiateur de cette idée, ce serait « une solution aux problèmes posés par les Mentawaï« …

Le pouvoir indonésien a programmé la déportation de 65 millions de personnes en 20 ans.

 

Selon une déclaration prononcée le 2 avril 1992 par le ministre des forêts, le général Suharto envisagerait la protection de 1900 km² à Siberut et aurait donné des instructions pour que trois des concessions cédées à des exploitants ne soient pas étendues. Par ailleurs, un collaborateur du ministre de la population et de l’environnement a répondu aux World Rainforest Movement que « les plans de réalisation de plantation de palmiers à huile à Siberut ont été annulés« . Pourtant, à la mi-avril, le ministre des forêts évoquait l’embauche des autochtones dans les plantations de palmiers. Sur le terrain, la situation n’a cessé de s’aggraver. Les policiers et les militaires indonésiens sont plus nombreux que jamais. La destruction de la forêt et la spoliation des populations s’accroissent et, avec elles, la misère, l’érosion, la pollution, le dérèglement climatique…

 

 

L’embauche des autochtones… ou le passage de l’indépendance créatrice au salariat esclavagiste.

 

Sans un changement radical de la politique forestière, il n’y aura bientôt plus de forêts primaires – et plus de peuples autochtones libres – sous l’autorité indonésienne, ainsi en Papouasie Occidentale, d’ici 10 ans. Déjà, d’après les observations du satellite français SPOT, les forêts de Sumatra ont diminué d’un tiers entre 1982 et 1990.

La sauvegarde de l’extraordinaire richesse biologique des forêts primaires et de la stabilité de tous les climats du globe, qui dépend largement de leur fonction de moteurs thermiques, impliquent une totale refonte des politiques économiques, tant dans « les pays du sud«  que, à fortiori, dans les pays très industrialisés. Dans la perspective d’un tel sursaut de l’intelligence, les peuples des forêts ont un très grand rôle à jouer. Parce qu’ils connaissent parfaitement les ensembles vivants les plus élaborés, ils sont les plus capables d’exploiter leurs richesses tout en les protégeant (6).

C’est dans l’effort pour adapter l’économisme réducteur qui domine aujourd’hui à l’économie des écosystèmes complexes et, donc, à l’économie de la biosphère que les peuples autochtones sont précieus à l’ensemble de l’humanité.

 

Alain-Claude Galtié

22 décembre 1992 (publié en février 93)

 

Dès le projet communiqué à différentes associations et journaux, Survival International avait été demandeur pour un numéro spécial. C’est le directeur de l’Institut de Recherche sur le Sud-Est Asiatique (IRSEA : UMR 9962) dont le siège était à Aix en Provence, qui s’en était chargé et qui m’a, bientôt, commandé un article augmenté.

Cette petite aventure a duré un certain temps… J’avais rapidement répondu à la demande mais n’avais pas eu de retour. Enfin, le 27 septembre 1994 (!), il m’écrivait : « J’ai bien reçu la nouvelle version de votre article que je serai heureux de publier dans le numéro prévu d’ETHNIES*. Je vous recontacterai prochainement pour la correction finale des épreuves« . Puis, à nouveau, plus de nouvelles. Jusqu’à l’annonce de l’abandon du projet et de la mise au rebut des travaux demandés ! Pas d’explication claire, ni de la part du directeur de l’IRSEA, ni de Survival International. Au téléphone, le directeur de l’IRSEA a prétexté être désormais trop occupé pour achever le travail. Un rapide rappel de l’importance du sujet, de l’urgence où se trouvaient les populations et leurs écosystèmes, et toute la biosphère puisque les mêmes saccages s’étaient généralisés, ne fit que l’irriter. FIN.

* ETHNIES est la revue de Survival International. Il s’agissait d’un numéro spécial sur les agressions croissantes subies par les populations autochtones du Sud-Est Asiatique, et leurs écosystèmes, numéro dont le directeur de l’IRSEA avait pris la responsabilité.

Plus de deux années avec plusieurs demandes de travail supplémentaire… pour cela. Très curieux !

Beaucoup d’efforts se perdent ainsi : jetés à la corbeille. Pas même une excuse (aux yeux de ceux qui décident ces gaspillages, le travail des autres et leurs espérances ne méritent pas le moindre égard). Et qu’importe les causes défendues. Plus surprenant encore, cela ne donne lieu à aucun autre développement. Les relations d’intérêt et de sympathie créées dans l’action s’éteignent avec l’extinction du projet. Cette déperdition explique en partie la faiblesse des résistances et la poursuite des destructions.

 

 

(1) C’est parce que les forêts côtières ont déjà été coupées que les indonésiens veulent y déplacer les populations de l’intérieur. De la sorte, ils auront le champ libre partout ailleurs.

 

(2) Or, il faut avoir présent à l’esprit que de très nombreuses espèces ne vivent que sur quelques kilomètres carrés.

 

(3) Cela semble une habitude dans les régions sous autorité indonésienne… Ainsi, en Papouasie Nouvelle Guinée occidentale, une filiale du groupe japonais Marubeni dévaste 1370 km² de l’une des plus grandes mangroves du monde en empiétant sur une partie théoriquement protégée. Récemment, le ministère des forêts a changé une réserve de 350 km², à Tanah Laut au sud de Bornéo, en une zone d’exploitation. A Sumatra, le Kerinci Seblat National Park aurait été détruit par l’exploitant forestier PT Duta Maju et la compagnie nationale de plantations PT Bukit Tahil Mas. Et, dans la province de Riau, des centaines d’hectares de la réserve Guam Siak Kecil créée en 1983 sont détruits par une exploitation illégale facilitée par l’ouverture de routes pour l’exploration pétrolière.

 

(4) The Ecologist (Agriculture House, Bath Road, Sturminster Newton, Dorset DT 10 1 DU, Royaume Uni) a publié un numéro spécial sur la Transmigration : « Banking on disaster« , Vol 16 n° 2/3 1986. Voir aussi Ecologie Infos n° 395.

 

(5) La fameuse et fumeuse « Révolution Verte » dont René Dumont a été l’un des plus ardents promoteurs. The Ecologist a également publié un numéro consacré à la FAO : « Promoting World Hunger », Vol 21 march/april 1991.

 

(6) D’ailleurs, une telle exploitation écologique est beaucoup plus « rentable », du strict point de vue de l’économiste, que ne le sont la coupe rase, la plantation, l’agriculture ou, l’élevage à la brésilienne, Jenne H. de Beer et Melanie Mac Dermott ont, là-dessus, publié une étude : « The economic value of non-timber forest products in southeast Asia« , IUCN, PlantageMiddenlaan 2 B, 1018 DD Amsterdam – Pays Bas.

 

 

Bibliographie

La sève de la colère. Forêts en péril : du constat aux résistances, PubliCETIM n°18/19, 37 Quai Wilson, 1201 Genève.

Les forêts tropicales, par Arnold Newman, Larousse.

 

Pour s’informer :

Down to Earth

(the quaterly news letter or the International Campaign for Ecological Justice in Indonesia)

DTE is a project of the Asia-Pacific People’s Environment Network. 

c/o SAM, 19 Kalawei Road, 10250 Penang – Malaisie

abonnements : DTE PO Box 213, London SE5 7LU – Royaume Uni

 

 

SETIAKAWAN

« A call for international solidarity on indonesian forest issues« 

A publication of SKEFI, the NGO network for forest conservation in Indonesia.

Tromol pos 1410, Jakarta 13014 – Indonésie

 

 

Pour agir :

SOS SIBERUT

« A international campaign to save Siberut« 

36 Matlock Court, 46 Kensington Park Road,

London W11 3BS – Royaume Uni

 

 

Terre Sacrée

https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-sumatra-les-iles-mentawai-indonesie-urgent-siberut-la-foret-des-hommes-fleurs-encore-menacee-134579

 

 

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