Le site est en cours de restauration après une longue série de cyberattaques commencée en 2015 (russes semble-t-il, mais c’est un peu curieux… il doit s’agir d’une couverture). Cela confirme une nouvelle fois que la culture et l’histoire écologistes sont toujours frappées par la censure.

 

 

 

 

le journal citoyen des écologistes consternés

Une actualité de la biosphère et un regard sur l’autre « actualité« , celle du système qui est en train de détruire celle-ci

 

 

Les dernières nouvelles du front :

Pour plus de spéculation, en avant !

Donald Trump fait des miracles

Public/privé : les contours flous de l’Etat. La mutation néolibérale

Australie, 1960. Seulement 57 ans en arrière et pourtant…

PROVOS, BEATNIKS, SITUATIONNISTES, HIPPIES, MILITANTS DES DROITS CIVIQUES, PACIFISTES, FÉMINISTES, HOMOSEXUELS, RÉGIONALISTES, AUTOCHTONES, ÉCOLOGISTES… Juste avant l’extinction

Bien commun, l’assaut final

150 MACAQUES MASSACRÉS

Globalisation du capitalisme : le saccage jusqu’au bout – Les peuples autochtones descendent dans la rue

Le néo-libéralisme est un fascisme

Tiens ! Une mobilisation pour la liberté d’expression… (Il fallait y penser hier, « camarades » !)

Quand les coulisses d’Emmanuel Macron nous rappellent de bien mauvais souvenirs

Un nouveau rideau de fumée

Le film Let’s Pollute nous rajeunit

AFRIQUE :à l’origine de la ruine, sociale, économique, écologique… les armées nationales et la lutte pour le pouvoir

L’Empereur, le film

1971 – 2017, de pire en pire

« Pourquoi nous choisissons Macron ?« 

Falsification de l’histoire sociale

Edgar Morin révisionniste ? Ou victime de celui-ci ?

Légende André Gorz : vous reprendrez bien une dose de bourrage de crâne ?

Le fiasco est complet – à propos du rapport du WWF sur l’effondrement du vivant

Il y a 80 ans, l’Espagne était écrasée par les fascismes

Bob Dylan après Dario Fo

En France, le viol est un phénomène massif

La bagnole, symptôme de tout le reste

 

Le camion de Nice n’a pas surgi du néant

Ibrahim Kachouch : 5 ans déjà !

Le témoignage de Samar Yazbek sur le massacre de la Syrie. Pourquoi ? Pour qui ?

La pensée d’Yves BONNEFOY restera

Rocard disparaît sous les éloges

Plus de 700 migrants noyés en une semaine en Méditerranée

Denis Baupin : une affaire hautement révélatrice

Rapport accablant de l’Observatoire de la Biodiversité

Abattoirs : Nous sommes tous complices de cette barbarie

Des chimpanzés sauvés de la mort « scientifique« 

Harcèlement et agressions sexuelles à gogo chez les Verts

Zones humides : le massacre continue

Produits ménagers : la liste noire

Les abattoirs : miroir de notre civilisation

Louis Capart

Un crime de masse permanent

Quelque chose de pourri en profondeur

Quand l’abattoir vient à la ferme

Le scandale du chlordécone

Sans toit, sans leurs affaires, sans aide, sans soins… comment sont traitées les victimes de l’action policière

Crise  agricole,  crise  de l’élevage… quelques rappels utiles

La dégénérescence même dans le  bio  !

Référendum local sur le projet qui menace Notre Dame des landes : l’ultime perfidie

La  crise  des réfugiés, révélatrice de la crise générale

L’alternative façon XXIème siècle : l’exemple de la Syrie et des réfugiés

La loi sur la biodiversité laminée par les lobbies

Le lanceur d’alerte de l’affaire Bettencourt et les journalistes qui ont diffusé l’information ont été traînés en justice

Le prétexte terroriste pour faire avaler la dérive sécuritaire

Effet COP 21 : le rejet de produits toxiques autorisé dans le Parc national des Calanques

Lemmy Kilmister

Philippe Layat, Le résistant au Grand Stade de Lyon tabassé à domicile

Harcèlement : une maladie française

Effet COP 21 : le prix du diesel est au plus bas

John Trudell !

Le FN n’a pas détruit le système politique, il s’est imposé dans sa décomposition

L’erreur première sur la démocratie

Affaire Tefal : les lanceurs d’alerte au pilori

Adieu à Eduardo Galeano

337 baleines échouées en Patagonie chilienne

Un silence de mort s’étend partout

Effet COP 21 : relance des procédures d’expulsion à Notre Dame des Landes

C’est difficile d’être une femme, aujourd’hui, dans la société française

Industrialisation de l’enfermement pour vider Calais

 

C’est l’effet COP 21 : le Japon relance la chasse à la baleine

 

. . .

pour communiquer :

restaurplanet@gmail.com


 

Vivre encore !

Bernard+Lavilliers

https://www.youtube.com/watch?v=Z8co7nlNymI

.

 

 

 

Syrie, etc.

Toujours aucune interdiction aérienne imposée à la dictature syrienne qui poursuit ses bombardements dévastateurs en toute quiétude

proxy

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/08/26/syrie-le-crime-de-trop-appelle-une-riposte_3466412_3208.html

la suite du sujet :

http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/2011/03/revolution-arabe.html

Europe 2016

r%C3%A9fufi%C3%A9s

 

 

 

 

Effet d’annonce

Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité 

Constats et objectifs 

4 décembre 2012 (mis à jour le 18 décembre 2012)

Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Constats-et-objectifs,30223.html
En réalité…

 

 

juin 2017

Pour plus de spéculation et de destructions, en avant !

« Macron veut supprimer l’ISF, tout en évitant l’affichage politique de la mesure »
 

Le 2 mars, en annonçant son programme, Emmanuel ­Macron a proposé un aménagement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) consistant à sortir le patrimoine financier de la base imposable sur laquelle il est actuellement calculé. Le 6 avril, dans une émission télévisée, il a justifié cette mesure en distinguant le capital investi « productivement » dans les entreprises, qui servirait à « faire tourner l’économie » et à créer des emplois, et le capital qui ne serait pas productif et produirait uniquement de la « rente ».

Il range dans la première catégorie les titres ­financiers (puisque les actifs professionnels sont déjà exclus de l’ISF), tandis que les biens immobiliers constituent la ­seconde catégorie. Le but ­annoncé est d’inciter les ménages aisés à arbitrer en faveur des placements ­financiers par rapport à l’immobilier. Si l’intention paraît louable, on peut se demander si la mesure produirait l’effet espéré.

 

Impôts : vers une suppression déguisée de l’ISF avec Macron ?

Le programme du président comporte une refonte de la fiscalité sur le patrimoine, l’ISF devant évoluer vers un impôt centré sur la propriété immobilière. Censée favoriser les investissements dans l’économie réelle, cette mesure présente toutefois une faille qui pourrait bien remettre en cause tout l’ISF.

http://www.latribune.fr/economie/france/impots-vers-une-suppression-deguisee-de-l-isf-avec-macron-711333.html

En matière de « pompe à phynance« , la couleur est déjà annoncée et – quelle surprise ! – elle correspond à ce que les coulisses profondes de la candidature Macron annonçaient. Pour l’écologiste, ce glissement de l’impôt du capital financier vers le seul patrimoine immobilier signifie une stimulation supplémentaire de l’économisme spéculatif qui est en train de ravager toute la planète. Grossir encore davantage l’argent volatile des investissements qui n’ont d’autre règle que la réalisation du profit le plus rapide, cela avant même d’esquisser une réorientation de cet économisme irresponsable, est typique du capitalisme ultra-libéral.

Cela s’inscrit exactement dans la ligne de la Société du Mont Pèlerin (1947), des « comités d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » et sur « les obstacles à l’expansion économique » pour la « libération radicale des échanges » (Alain Peyrefitte) en 1958 et 1959, de la Fondation Saint Simon (1982-1995), de la « commission pour la libération de la croissance » (dite commission Attali) (2007), etc.

Après avoir réalisé son rêve de 70 ans : se faire porter sur le pavois en bernant (presque) tout le monde, le système impérialiste ne se sent plus de joie. Il se lâche déjà.

Ca va faire mal !

 

 

 

 

Donald Trump fait des miracles

En décidant de rompre avec les accords de Paris sur le climat (COP 21), il les a tous changés en écologistes !


Même ceux – très nombreux – qui ont contribué à étouffer l’alerte écologiste qui inspirait largement la nouvelle gauche des années 1960/70, et qui poursuivent l’effort aujourd’hui.


Pour découvrir les origines de cette entreprise réactionnaire au long cours :

Intelligence de l’anti-communisme – Le Congrès pour la Liberté de la Culture à Paris 1950-1975, Pierre Grémion, Fayard 1995  

Pierre Grémion défend l’organisation tentaculaire à laquelle il a contribué aux côtés du néo-libéral Michel Crozier. Quoi de mieux que les forfanteries d’un homme du système pour découvrir l’envers du décor et les noms des principaux acteurs de l’ombre ? Pierre Grémion ne peut cacher l’orientation principale de l’entreprise : effacer toute dénonciation relative à la globalisation capitaliste en cours et fermer toutes les voies alternatives. Mais, parfois, ses certitudes semblent se dissoudre et l’éloge devient aveu. On apprend ainsi qu’après le croque-mitaine communiste qui servait à justifier l’écrasement de tous les soulèvements contre l’accroissement de la prédation, c’est la nouvelle gauche qui a été la cible de l’appareil de la plus grande opération de propagande et de répression de toute l’histoire. La nouvelle gauche, dont les acteurs de l’alerte écologiste visés par des opérations de récupération, chapeautage, élimination et substitution, etc., cela dès la fin des années 1960. A défaut de comprendre ce qui nous arrivait, nous avons eu tout loisir d’en mesurer l’étrangeté.

La situation catastrophique de la biosphère (donc du climat) trouve là son origine. On le voit très clairement avec l’inauguration du monstre flottant (le Meraviglia, sic) qui vient de sortir en grande pompe des chantiers de Saint Nazaire (En arrière toute ! sur : http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/2013/03/la-tete-lenvers-partir-de-fevrier-2015_29.html).

Dans leur très grande majorité, les pleureuses d’aujourd’hui ont pris part à ce sabotage de l’éveil écologiste et c’est pour mieux dissimuler que Trump est une résultante de leur action qu’elles surjouent. Vraiment, quelle dureté envers leur créature !

 

 

 

 

mai 2017

Public/Privé : les contours flous de l’Etat. La mutation néolibérale

 

A la veille d’une loi annoncée sur la moralisation publique, une passionnante enquête sociologique révèle comment, depuis une vingtaine d’années et à la faveur de la mutation néolibérale et régulatrice de l’Etat, la frontière s’est profondément brouillée entre secteurs public et privé.

Il y aurait donc le public et le privé. D’un côté le secteur public, de l’autre le secteur privé. Ce clivage public/privé offre l’un des repères les plus pratiques et les plus partagés pour s’orienter dans la société et l’analyser, en France en particulier où la séparation fondamentale entre droit public et droit privé institutionnalise de longue date cette division du monde social. Pourtant, même s’il demeure très largement pertinent et puissant ce clivage, connaît un brouillage de plus en plus intense, au point qu’au lieu de demeurer un schème explicatif de certaines évolutions sociales et politiques, il peut désormais apparaître davantage comme un écran à la compréhension de certains phénomènes majeurs de reconfiguration de l’organisation sociale et des pouvoirs politiques et administratifs. Par une enquête saisissante sur l’évolution des mondes du droit et de la politique et de leurs relations, les politistes Antoine Vauchez et Pierre France montrent comment en France, depuis une vingtaine d’années, le tournant néolibéral de l’Etat plus que jamais régulateur a profondément brouillé le clivage public/privé. Sylvain Bourmeau

https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/publicprive-les-contours-flous-de-letat

L’affaire a commencé il y beaucoup plus d’une vingtaine d’années. En remontant le temps à plus du double d’une génération, on trouve aisément les prémices de la main-mise des spéculateurs capitalistes sur le bien commun en utilisant l’appareil d’Etat. Ainsi, il est très intéressant de se pencher sur ce qui s’est passé en 1958, après la prise du pouvoir par De Gaulle, puis en 1959/60 (Plan Pinay-Rueff, etc.). Et la suite… Dommage que toute cette histoire soit oubliée. Ou, plus exactement, qu’on nous l’ait fait oublier. Tiens, mais pourquoi donc ?

La mutation néolibérale… comment a-t-elle été installée ?

 

 

 

Australie, 1960. Seulement 57 ans en arrière et pourtant…

1960 ! C’est l’un des apports de la nouvelle gauche (new left) des années 1960 que d’avoir changé le regard sur les autres, tous les autres, et d’avoir réveillé l’empathie en restaurant la compréhension des interrelations et de l’interdépendance à tous les niveaux d’organisation du vivant, de l’amibe à la biosphère.


Peut-être est-il nécessaire de rappeler que les mouvements autochtones de libération faisaient partie de la nouvelle gauche. 

Ainsi l’American Indian Movement : https://www.aimovement.org/ggc/history.html


 

 

 




Il y a quelques dizaines d’années, déjà

PROVOS, BEATNIKS, SITUATIONNISTES, HIPPIES, MILITANTS DES DROITS CIVIQUES, PACIFISTES, FÉMINISTES, HOMOSEXUELS, RÉGIONALISTES, AUTOCHTONES, ÉCOLOGISTES… 

Juste avant l’extinction

Les différents courants de la nouvelle gauche des années 1960/70 voulaient créer une civilisation conviviale en harmonie avec la biosphère. L’effacement systématique de ce mouvement et de tous ceux qui ont tenté d’émerger depuis (1), a autorisé la systématisation de la prédation à l’échelle planétaire – la globalisation – auxquels nous devons les effondrements climatique, biologique, écologique actuels. L’effondrement de l’empathie, de la pensée critique et de la combativité aussi. 

(1) en France, particulièrement par la « deuxième gauche », une appellation apparue vers la fin des années 70 (après « écologie politique » issue de la même source), vraisemblablement pour accroître la confusion et faciliter la récupération et le détournement des « forces vives » dont Jean Baudrillard allait bientôt constater le recul :

Après avoir fait le constat d’un socialisme vidé de sa substance et de son sens (à l’époque, cela fait déjà 20 ans !), Jean Baudrillard écrit « oui, le socialisme, paradoxalement, arrive au pouvoir quand toutes les énergies de dépassement, les énergies sociales de rupture, les énergies culturelles alternatives se sont plus ou moins épuisées – et il porte les stigmates de cet épuisement, et il en profite. S’il s’installe sans coup férir, ce n’est pas tant qu’il a vaincu la droite, c’est que tout l’espace a été balayé devant lui par le reflux des forces vives. (…) »

La Gauche divine, Grasset 1985.

Apparemment Jean Baudrillard ignorait que « les énergies de dépassement, les énergies sociales de rupture, les énergies culturelles alternatives » ne s’étaient pas épuisées, mais qu’elles avaient été épuisées.

Cela rappelle la « disparition des lucioles » soulignée par Pier Paolo Pasolini 10 ans auparavant. Les lucioles qui avaient émerveillé le jeune Pasolini et tant d’autres ont spectaculairement régressé sous la vague des pollutions et des destructions qui a accompagné la globalisation capitaliste. C’est la beauté du vivant qui s’effondre sous le nouveau totalitarisme. C’est ce choc et, pour les plus sensibles, ce traumatisme qui a soulevé le mouvement écologiste et la nouvelle gauche dans les années soixante. Mais les nouvelles lucioles – les forces vives – qui voulaient alerter et éclairer ce péril planétaire ont aussi été éteintes.

 

40 things the hippies were right about  

http://urbanmilwaukee.com/…/40-things-the-hippies-were-rig…/

 

La SEMAINE DE LA TERRE, l’une des rares expressions publiques de la nouvelle gauche écologiste française 

http://planetaryecology.com/1971-la-semaine-de-la-terre/

 


 

 

 

 

Il y a 46 ANS, LE MOUVEMENT ÉCOLOGISTE avant son étouffement et son remplacement par des ersatz fabriqués par le système capitaliste.
Tel qu’il serait utile de le réinventer pour répondre à l’effondrement en cours.

Pierre FOURNIER en était :
A un lecteur qui écrivait : « Je veux vivre et que ça leur fasse envie », il répondait : « C’est dangereux, tu sais. Ta joie de vivre ils te la feront rentrer dans la gueule. Ya peut-être plus de contagion possible. On a coupé toutes leurs racines, la volonté de vivre ne passe plus. Ya plus que la destruction, l’auto-destruction qui les fascinent. On perd son temps à leur expliquer qu’ils vont crever, s’en foutent pas mal de crever, au contraire, ils rêvent que de ça, ils veulent que ça (…) Tuer, être tué, ya plus que ça qui peut les faire jouir. Sadisme et masochisme. Tas d’impuissants » (« Concierges de tous les pays, unissez-vous« , Charlie Hebdo n° 28, 31 mai 1971). Il avait bien vu. Notre défaite fut totale. Dans une parfaite symbiose, gauchistes et capitalistes ultras (futurs néo-conservateurs, mais probablement l’étaient-ils déjà), tous avides de pouvoir, préparaient les tours de passe passe qui allaient leur permettre de faire disparaître les alternatifs et la culture du bien commun pour leur substituer les pièges à gogos qui fonctionnent encore aujourd’hui.
http://planetaryecology.com/fournier-precurseur-de-lecolog…/

 


 

 

 

 

UNE CINQUANTAINE D’ANNÉES APRÈS L’ESSOR MONDIAL DE LA NOUVELLE GAUCHE (NEW LEFT)

Comme l’illustre le récent massacre des macaques de la pinède de Labenne, dans les Landes (ci-dessous), une cinquantaine d’années après l’essor mondial du mouvement qui voulait restaurer la culture du bien commun et stimuler l’intelligence sensible, c’est tout le contraire qui a prévalu.

Depuis les années 80, l’incompréhension et la haine de la diversité du vivant s’affichent partout et conduisent la politique mondiale. Comment cela est-il arrivé ?

Dès ses premiers pas, avant même La SEMAINE DE LA TERRE, le mouvement écologiste a été l’objet de multiples actions visant à le calomnier et à le couler pour le remplacer par des faux-semblants dociles. Pierre Fournier en a témoigné dès 1971 dans Charlie Hebdo et, 3 ans plus tard, Bernard Charbonneau* dans La Gueule Ouverte.

  • Charbonneau était particulièrement bien informé car, depuis plusieurs années, il était en relation avec plusieurs des principaux organisateurs de l’effacement de la nouvelle gauche écologiste.

Voici l’une des rares attaques à visage découvert qui révèle la mentalité simpliste dont les organisateurs de la globalisation capitaliste ont profité pour se débarrasser de l’écologisme…

La multiplication des revues écologiques
UN POINT DE VUE REACTIONNAIRE

Reprenant les théories devenues à la mode des partisans d’une limitation et même de la suppression de toute croissance économique, seule manière selon eux d’épargner à l’humanité de périr victime de la pollution, toute une presse est apparue ces derniers mois. Assaisonnant leur dénonciation des ravages accomplis par la pollution à la sauce de théories pseudo-scientifiques, toutes ces publications, telles La Gueule Ouverte, soeur écologique de Charlie Hebdo, Mieux Vivre, organe de l’association Les Amis de la Terre, Le Sauvage, production de l’équipe du Nouvel Observateur, se retrouvent pour dénoncer le progrès technique et prôner plus ou moins un nécessaire retour à la nature.

La première caractéristique de toute cette presse est de dénoncer la menace que représente pour l’avenir de l’humanité une prétendue surpopulation, ce qui n’a d’ailleurs rien d’étonnant car toutes les « solutions » préconisées par ces prophètes d’un nouveau genre ne pourraient avoir une ombre de sens que pour une population mondiale au bas mot dix fois inférieure à ce qu’elle est actuellement. Quant à cette diminution radicale du nombre des représentants de l’espèce humaine que notre planète pourrait selon eux raisonnablement supporter, ces adeptes du « naturel », réfractaires à toute utilisation du progrès technique, ne se prononcent pas : limitation artificielle du nombre des naissances ou retour aux bonnes vieilles épidémies et famines du Moyen-Age, le débat reste ouvert.

Et il ne s’agit là nullement d’une exagération, qu’on en juge. Le premier numéro du Sauvage consacre une large place à « l’agriculture biologique » qui proclame, entre autres inepties, ce dogme « qu’il ne faut jamais travailler la terre quand elle est humide » (l’arrêt du repiquage du riz et la mise en jachère de toutes les rizières sont sans doute les solutions à envisager…) et affirme d’autre part qu’il faut n’utiliser que « la bêche à dents pour ne pas couper les vers de terre ». Le même Sauvage conseille d’ailleurs à ses lecteurs, dans un article consacré au pain, de choisir entre trois solutions : acheter du « pain biologique » de la maison X (si la publicité rend c…, il ne s’agit pas toujours des lecteurs) ou participer aux circuits d’alimentation sauvage mis en place par les groupes écologiques ou encore faire soi-même son pain avec du blé cultivé biologiquement. Quant au commun des pollués, qu’il ne se croit pas sauvé en supprimant le pain de son alimentation car le problème se reposera à lui pour tout ce qu’il se met sous la dent.

De la même manière, La Gueule Ouverte, revue également très friande d’agriculture biologique, a mené toute une campagne auprès de ses lecteurs sur la nécessité de refuser les vaccinations et les radios au nom des risques qu’elles comportent. Ces risques, bien évidemment existent car tout traitement ou examen médical n’est jamais totalement dépourvu d’inconvénients ; mais, outre qu’il s’agit de les limiter au maximum par un emploi judicieux, la seule manière correcte d’envisager la question serait de les mettre en balance avec les dangers auxquels permettent de faire face la vaccination, les radios et tous les médicaments. Qu’à cela ne tienne : la même attitude égoïste du petit-bourgeois adepte d’une prétendue agriculture biologique, qui lui fait rechercher le moyen de se nourrir naturellement pendant que les deux tiers de l’humanité se débattent dans la famine, le conduit à revendiquer le droit de ne pas se soumettre aux vaccinations et aux contrôles radiologiques qui, appliqués au restant de la collectivité, lui assureront, de toute façon, une relative sécurité.

une affiche de La Semaine de la Terre 1971

Mais la question qui agite actuellement le plus tous ces milieux et les fait se lancer dans les théories les plus abracadabrantes est celle de l’énergie, et plus particulièrement de l’électricité nucléaire. Une véritable croisade contre l’électricité se développe (alors que l’électricité est actuellement, de toutes les formes d’énergie, la plus rationnelle parce que la plus dépourvue de risque d’utilisation et la plus facilement transportable), qui donne à nos écologistes l’occasion d’entamer témoignages et prédictions apocalyptiques de la manière la plus malhonnête et la plus anti-scientifique qui soit.

La Gueule Ouverte publie dans son numéro 6 un rapport américain qui semble tout à fait sérieux, où il est fait état d’un nombre anormalement élevé de diverses maladies enregistrées dans une ville de Pennsylvanie depuis que des produits radioactifs sont déversés dans la rivière d’où provient l’alimentation en eau potable des habitants. Cela, qui ne prouve rien contre l’électricité d’origine nucléaire et le progrès technique en général – allez donc installer une fosse à purin sur une source et y puiser votre eau -, montre par contre tout à fait le mépris de la sécurité des habitants qui caractérise les responsables de l’économie capitaliste. Mais, précisément, au lieu de réclamer que des précautions suffisantes soient prises, notamment au niveau du stockage des produits radioactifs et de la sécurité en général, ces curieux défenseurs de l’humanité s’insurgent, au nom d’un raisonnement tout à fait curieux, devant les mesures de sécurité déjà existantes. Le numéro 5 de la revue Mieux Vivre publie les dispositions prévues par le plan ORSEC en cas d’accident survenu dans une centrale nucléaire et conclut en substance : si l’on prend toutes ces précautions, c’est donc bien qu’il y a quelque danger !

Quant à La Gueule Ouverte, elle propose de remplacer toute forme d’énergie « artificielle » par l’utilisation de l’énergie solaire qui, elle, ne pollue pas. Suggestion intéressante mais aussi du plus haut comique venant de gens qui dénoncent les radiations de toute sorte comme un des dangers les plus grands menaçant la vie et qui semblent ou veulent ignorer qu’à haute dose les radiations solaires sont également très néfastes (c’est ainsi que la fréquence des cancers de la peau est beaucoup plus grande chez les individus exerçant une profession au grand air, tels les marins pêcheurs).

Aussi ne leur reste-t-il qu’une solution : s’enfermer dans une caverne, non sans s’être assurés, à l’aide d’un compteur Geiger – petite concession à la technique -, que les roches n’y sont pas trop radioactives, et méditer dans l’obscurité sur cette grave question de savoir comment l’espèce humaine a réussi à survivre au mépris de toutes les règles « écologiques ».

En attendant cette décision extrême, les soldats de la croisade anti-électricité nucléaire ont cependant choisi le risque de mener la lutte sous le feu croisé de tous les rayonnements et, plus concrètement, ils réclament un moratoire de dix ans pour la construction de centrales électriques nucléaires (bien que certains affirment par ailleurs que, dans un siècle, aucune décision ne pourra être encore prise…).

Que les deux tiers de l’humanité se débattent actuellement dans la misère ne semble, soit dit en passant, nullement les concerner ; mais là n’est peut-être pas la question. Ca n’est pas le progrès technique qui est dangereux, c’est l’usage qu’en fait l’ordre social. Que le capitalisme se soucis peu des ravages qu’il commet et de l’avenir qu’il prépare à l’humanité, la pollution n’est pas seulement là pour le prouver : les guerres, les crises économiques font, elles aussi, partie des calamités inhérentes à ce système dépassé et pourrissant et c’est l’évidence même que le progrès technique utilisé exclusivement en vue du profit individuel pose plus de problèmes qu’il n’en résout.

Mais, justement, mettre le progrès technique au service du genre humain est la seule perspective qui puisse éviter un retour à la barbarie sous quelque forme que ce soit. Cela, seul le socialisme le pourra et, non seulement il permettra l’utilisation exclusive du progrès en fonction des intérêts généraux de l’humanité, mais encore, en mettant en commun toutes les ressources mondiales matérielles et humaines, il fera franchir rapidement des pas de géant aux connaissances et aux réalisations humaines auprès desquelles celles dont dispose aujourd’hui la société capitaliste apparaîtront comme dérisoires.

Pierre VERNANT
Lutte Ouvrière n°247, mai 1973

 
Curieusement, les calomnies de Pierre Vernant étaient illustrées par cette photo d’une manifestation de la nouvelle gauche

En s’attaquant à la nouvelle gauche écologiste, il est vraisemblable que Pierre Vernant (Jean-Pierre Vernant ?) ne comprenait pas qu’il faisait le sale boulot que ne pouvaient faire ouvertement les véritables réactionnaires – ceux qu’il n’avait même pas vus, ceux qui travaillaient à l’installation de la globalisation capitaliste. Ceux-là avançaient masqués et préparaient méthodiquement le remplacement de tous les militants de la nouvelle gauche par leurs hommes de paille. En aidant à l’élimination des nouveaux mouvements critiques qui réagissaient au renforcement de l’impérialisme capitaliste, Vernant et ses « camarades« , en particulier maoïstes (!), ont été les bons petits soldats du système de pure prédation qui ravage toute la planète.


 

 

 

 

150 MACAQUES MASSACRÉS À LABENNE (LANDES) simplement parce qu’ils étaient porteurs d’un virus. Ils le sont presque toujours (porteurs sains) et le risque est infime.

Répondant à l’inculture de l’administration, la docilité des médias répercutant sans analyse la communication officielle montre à quel point la réification du vivant choque peu en France. Cela confirme une nouvelle fois l’arriération de ce pays en matière d’écologie et, plus généralement, d’intelligence sensible :
« Il est nécessaire, peut-être plus encore en France que dans tout autre pays, de repenser (et de re-théoriser) le problème de la nature, et de remettre en cause encore une fois l’opposition culture/nature. Une vision mécaniste de la nature et une subjectivité solipsiste aliénée par rapport à la Terre font partie du lourd tribut que fait payer le dualisme cartésien« 
John Clark

 

L’agence nationale de sécurité sanitaire qui a décidé du massacre a vraiment l’air d’être au top de… la culture anti-nature ! Le mépris pour la vie des autres est total. Avec sa diversité qui déborde des normes technocratiques, le vivant est l’ennemi à éradiquer. Ce fameux virus est commun chez ces macaques. Tous ceux qui travaillent avec eux le savent. Combien de contaminations depuis l’existence de cette « pinède des singes » ?

Behaviouralist Frans de Waal works with macaques, many of which are infected, at Emory University’s Yerkes National Primate Research Center in Atlanta, Georgia. He says he is « shocked that the deed has been done ». He believes that « the risk, if managed properly, is not great enough to justify euthanizing these beautiful and interesting animals ».

Frans de Waal avait travaillé au Centre de Primatologie de Strasbourg avec un autre groupe de macaques pendant plusieurs années, autre groupe qui a été récompensé de sa longue contribution à la recherche par une autre exécution collective en 2008.

Il serait intéressant que la fameuse agence nationale de sécurité applique la même méthode expéditive à tous les facteurs de vrais risques… par exemple aux auteurs des pollutions qui font des victimes – des morts et des handicapés – par centaines de milliers.

 

 
 

 

avril 2017

globalisation du capitalisme : le saccage jusqu’au bout

Les peuples autochtones descendent dans la rue

« Des représentants des églises évangéliques se sont unis au lobby de l’agrobusiness pour tenter de détruire nos droits et en finir avec notre biodiversité pour pouvoir transformer le Brésil en grenier du monde. Ces cercueils représentent les Indiens de 305 ethnies qui sont morts ces dernières années, conséquences de ces influences politiques« , 

Marize de Oliveira, professeure d’histoire de la communauté Guarani.

De la nation autochtone, qui a été la première contactée par les colons européens, il ne reste plus que 50.000 individus répartis dans sept Etats du Brésil. D’autres communautés vivent au Paraguay, en Argentine et en Bolivie.

Le territoire des Guarani s’est réduit comme peau de chagrin, sous le coup de la colonisation d’abord, puis de la mondialisation. A vrai dire, arcs et flèches font partie du folklore depuis longtemps. Aujourd’hui, ils vivent bien loin de la forêt primaire, dans des zones souvent déboisées pour satisfaire l’appétit de l’agro-business. Selon Survival, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, les Guarani sont regroupés dans de petites réserves surpeuplées. (…)

https://www.youtube.com/watch?v=QtF6R4BXj2U

 

 

 

 

Bien commun, l’assaut final

le film

Voilà plus de 70 ans que les prédateurs fourbissent des machines de guerre de plus en plus puissantes et perfides. Cette fois, ils sont très au point.

L’eau, la santé, les gènes humains et végétaux, les connaissances anciennes et nouvelles, plus rien aujourd’hui ne semble pouvoir échapper au destin de marchandise. Face à la voracité des marchand, qu’adviendra-t-il de la notion de bien commun qui est à la base de toute vie en société ? Le marché peut-il être le garant de bien commun ? Différentes histoires, tournées au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en France, au Brésil, en Inde, et racontées à la manière de la Genèse, témoignent des conséquences de la soumission du monde aux intérêts privés.

C’est pour dénoncer cela que les écologistes se sont partout levés dans les années soixante. C’est parce qu’ils le dénonçaient qu’ils ont été infiltrés et remplacés par des hommes de paille.

« (…) le système des brevets ne peut pas s’implanter dans une culture du bien commun (…) » dit l’une des intervenantes (sans doute Vandana Shiva). C’est exactement pour cela que la nouvelle gauche écologiste a été méthodiquement étouffée. Pour que la conscience et la culture du bien commun n’entravent pas la globalisation de la prédation et la marchandisation en marche.

 

 

 

 

Le néolibéralisme est un fascisme

Le néolibéralisme est cet économisme total qui frappe chaque sphère de nos sociétés et chaque instant de notre époque. C’est un extrémisme.

Le fascisme se définit comme l’assujettissement de toutes les composantes de l’État à une idéologie totalitaire et nihiliste.

Je prétends que le néolibéralisme est un fascisme car l’économie a proprement assujetti les gouvernements des pays démocratiques mais aussi chaque parcelle de notre réflexion. L’État est maintenant au service de l’économie et de la finance qui le traitent en subordonné et lui commandent jusqu’à la mise en péril du bien commun. (…)

Manuela Cadelli, présidente de l’Association syndicale des magistrats (Belgique)

« Fascisme » est historiquement un peu lourd. Mais, en effet, le capitalisme néolibéral, vite devenu ultra et néo-con, est un TOTALITARISME. Il l’est par sa culture et ses objectifs qui, comme Manuella Cadelli et tant d’autres le soulignent, n’empruntent au libéralisme ancien que pour mieux en trahir l’esprit et le sens, et il l’est par les moyens utilisés pour l’imposer.

Les écologistes et quelques autres le soupçonnaient déjà dans les années soixante. La suite de l’histoire a achevé de les convaincre. L’étude des méthodes utilisées pour imposer l’ultra capitalisme en commençant par effacer systématiquement tous les lanceurs d’alerte, les résistants et les alternatifs le confirme amplement. Et nous ne cessons d’en apprendre davantage sur la perfidie des stratégies et la négation de toute démocratie.

Et puis, nous n’oublions pas l’Iran, le Congo, le Vietnam, la Papouasie Occidentale, l’Indonésie, le Chili, l’Argentine, Timor, etc. où le même système de prédation extrême s’est lâché. Et puis les peuples autochtones et leurs écosystèmes précieux passés à la moulinette de la loi mortifère du marché. Le broyage a été systématique pour écraser les résistances et extraire le maximum de profits, d’où la réalisation du pire cauchemar des écologistes d’hier : la disparition massive d’espèces et d’écosystèmes précieux pour la dynamique de la biosphère, et l’une des plus importantes extinctions biologique de l’histoire de la Terre – et la plus rapide.

En quelques mots, le complet renversement de sens représenté par l’ultra capitalisme et la globalisation de la prédation n’est évidemment pas une création démocratique. Hum, pas vraiment ! Ici même, cela a été imposé avec violence, mais une violence assourdie, indirecte, parfaitement perfide. La pire car la plus efficace et la plus destructrice.

La ruine de la paysannerie et des campagnes sous les planifications technocratiques hors-sol, les industries et les banques, la ruine des artisans et des commerçants sous les supermarchés, la déstructuration de la classe ouvrière par les externalisations et les délocalisations, la financiarisation partout, le démantèlement de tout ce qui faisait société et économie maîtrisée, etc., ont été programmées. Pour faire passer toutes ces condamnations au déracinement, au salariat, au chômage, à l’exclusion, au suicide, tout ce qui était « à gauche » a été soigneusement infiltré et coiffé, les acteurs non corruptibles poussés sur le côté et remplacés par des hommes de paille. C’est justement là que se sont distingués plusieurs des producteurs du candidat Macron à l’élection présidentielle 2017. Ainsi le super-prédateur Henry Hermand et l’ineffable Michel Rocard.

Dans les années soixante, après la gauche, est venu le tour de la nouvelle gauche (les mouvements nés dans les années 1960 qui dénonçaient l’intensification de l’exploitation et proposaient une autre civilisation). Contre les nouvelles résistances et les alternatives au capitalisme, des cris de guerre furent promptement lancés par les néo-cons (Norman Podhoretz, lui-même, dès 1967). Raymond Aron lui emboîta le pas en 1969 en invitant à vider la nouvelle gauche de ses forces vives pour n’en laisser que le réformisme récupérable : une coquille vide pour berner les distraits et les nouvelles générations. Et… là encore, nous avons vu à l’oeuvre les mêmes : encore Hermand, et puis Rocard et beaucoup d’autres qui se faisaient passer pour les héritiers de 68. Pour mieux tromper et installer la globalisation de la prédation, ils se disaient « deuxième gauche« . Les différents effondrements culturels, sociaux, écologiques, etc. leur doivent beaucoup. D’ailleurs, ceux-ci ne sont pas des sortes de dégâts collatéraux commis par inadvertance. Ils sont des étapes parfaitement planifiées de la déstructuration nécessaire à la systématisation de la prédation.

 

 

 

 

 

 

Tiens ! Une mobilisation pour la liberté d’expression…
Présidentielle : 34 sociétés de journalistes dénoncent « l’entrave à la liberté » d’informer par le FN
Après une série de cas où des journalistes se sont vu interdire l’accès à des événements où se rendait la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, les sociétés de journalistes de plusieurs médias ont signé le texte suivant :
« A l’occasion de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle, le Front national a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen. Plusieurs titres de presse ont ainsi vu leur représentant tenu à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivi sur le terrain de la candidate du Front national. Ainsi, après Mediapart et Quotidien (et avant lui Le Petit Journal), l’AFP, Radio France, RFI, France 24, Le Monde, Libération et Marianne, notamment ont été à un moment ou à un autre victimes de ces exclusives. Il ne s’agit donc en rien d’un recours à la pratique du “pool” de journalistes où les informations et images sont partagées.
Nous protestons de la manière la plus ferme qui soit contre cette entrave à la liberté de faire notre métier et de remplir notre devoir d’informer. (…)

Ah, c’est affreux ! Et Oh combien révélateur ! « Des journalistes se sont vus interdire l’accès à des événements où se rendait la candidate du Front national à la présidentielle ». « Entrave à la liberté » clament-ils tous en coeur. Quel scandale, en effet. Mais que diraient-ils d’une bonne, d’une vraie censure, de celles qui empêchent toute expression, qui condamne à l’impuissance et à subir sans pouvoir faire savoir ce que vous savez, sans pouvoir répondre au déluge de falsifications et de calomnies déversé dans les media, qui fait de l’acteur un spectateur éternellement refoulé, qui capte et détourne les jeunes esprits vers les vessies flatulentes du capitalisme ? Hum ?

D’autant que cela a été réalisé ici. Oui ici, dans « le pays des droits de l’Homme et de la liberté d’expression ». Tous les lanceurs d’alerte y ont eu droit, amplifiant les crises sanitaires et les drames écologiques, multipliant les victimes. Tous les gueux dépenaillés brandissant leur fourches contre le château l’ont connu. Surtout la nouvelle gauche écologiste qui s’était dressée contre la globalisation capitaliste avant même d’avoir confirmation de son existence. Presque 60 ans de censure et de falsifications !

J’ai rencontré, pour la première fois, cette censure en… 1972. Pour empêcher une campagne contre les emballages jetables – ceux qui, aujourd’hui, forment des « continents » dans les océans.

Connaissez-vous la meilleure ? Des journalistes y ont participé. Peut-être pas ceux qui dénoncent aujourd’hui (je n’ai pas vérifié). Mais ils ont été nombreux, très nombreux. Et depuis ? Cela n’a pas cessé. La nouvelle gauche écologiste, ses alertes et ses propositions alternatives au capitalisme ont été exécutées de cette façon. La dénonciation du système de l’amiante et la défense de ses victimes aussi. Et la dénonciation des insecticides, etc. Même la prévention de la légionellose !

C’est ce travail de sape – toujours en oeuvre – qui, à force d’éliminer toutes les alertes et les alternatives, a produit la décomposition du système lui-même.

A la lumière de cette histoire, il est presque drôle d’entendre les auteurs du sabotage culturel et social depuis si longtemps en appeler, aujourd’hui, à la mobilisation pour… sauver la démocratie. Il fallait y penser hier, « camarades » !

 
l’un des dessins qui devaient illustrer la campagne contre les emballages jetables censurée par… des journalistes qui prétendaient nous soutenir

45 ans plus tard


 

 

 

 

Quand les coulisses d’Emmanuel Macron nous rappellent de bien mauvais souvenirs
Macron est une créature de Michel Rocard et Henry Hermand. Entre autres.
 
Henry Hermand, l’homme qui veut faire de Macron un président

Il a côtoyé Pierre Mendès France et soutenu Michel Rocard pendant des décennies. Il se tient désormais à la disposition d’Emmanuel Macron. Evoquer le ministre de l’Economie suscite immanquablement un éclair de malice dans les yeux bleus d’Henry Hermand. Immédiatement suivi d’un pincement de lèvres chez cet homme de quatre-vingt-onze ans : « Ne me faites pas trop parler de lui. « La dernière fois qu’il l’a fait, à l’automne, dans « Le Monde », il a dévoilé le projet de constitution imminente d’une association de soutien avec appel de personnalités et site Internet. L’idée : créer un mouvement d’opinion et mettre le ministre de trente-huit ans sur orbite pour « la présidentielle »… de 2017 ! (…)

Henry Hermand fait partie des nombreux parrains du ministre de l’Economie – il y a aussi Jacques Attali, Alain Minc, Jean-Pierre Jouyet… Mais lui (Henry Hermand) est crédité d’une double originalité au sein de ce club sélect : il fut sans doute le premier et il était, jusqu’à présent, le plus discret. Emmanuel Macron n’a pas vingt-cinq ans lorsqu’ils font connaissance en 2002 lors d’un déjeuner donné par le préfet de l’Oise : l’énarque est en stage à la préfecture, et Henry Hermand, natif du département, y a créé la plus grande zone commerciale de Picardie à Saint-Maximin. (…)

https://www.lesechos.fr/17/01/2016/lesechos.fr/021626180217_henry-hermand–l-homme-qui-veut-faire-de-macron-un-president.htm#TGqlml7I55OVpziE.01

L’un des protecteurs-producteurs d’E. Macron*, Henry Hermand a été l’un des principaux promoteurs de cette « grande distribution » qui a ruiné la plupart des artisans et des commerçants, désertifié les villages et les rues commerçantes des villes, fait perdre quantité d’emplois et de savoir-faire, de produits diversifiés et de qualité aussi, fait gonfler le chômage et les banlieues, etc. Comme les autres opérations d’exclusion des « petits », cette financiarisation du commerce a été l’un des programmes de la globalisation capitaliste pour déstructurer l’économie familiale, les petites entreprises et, plus largement, casser les dernières capacités d’autonomie économique. C’est le pendant exact de la ruine de la paysannerie qui était organisée parallèlement pour faire place à l’industrialisation/financiarisation des campagnes.

* Comme Michel Rocard qui, lui aussi, avait été un poussin de Henri Hermand. C’est le même élevage industriel.

La ruine de la paysannerie et des campagnes et l’opération de substitution d’une « grande distribution » lourdement financiarisée au commerce intégré aux sociétés ont été lancées par les commissions de planification de la déstructuration économique de la République gaullienne commençante : Plan de stabilisation Pinay-Rueff, Comité d’experts Rueff-Armand pour la suppression des obstacles à l’expansion économique, septembre/décembre 1958, et la suite *. Une planification générale de la spoliation de la majeure partie de la population pour réaliser une concentration capitaliste maximale.

* ancêtres de la récente « Commission pour la libération de la croissance« , dite « Commission Attali » (2008), à laquelle a participé E. Macron.

En matière de commerce, la déstructuration a été fortement stimulée par la circulaire gouvernementale Fontanet de 1960. Le Nouvel Observateur et Le Monde, médias de la gauche en conversion capitaliste (la « troisième voie » de Mendès France, Rocard, Delors…), ont pris le relais pour casser les petits commerçants et artisans et encenser le commerce financiarisé. C’est alors que Michel Bosquet (futur André Gorz, le prétendu « philosophe de l’écologie » !) a mené campagne pour exiger l’application de la circulaire Fontanet et obtenir la suppression des derniers garde-fous qui protégeaient encore les producteurs et les petits commerçants *. Etc.

* « (…) A la maison, les parents et lui discutaient beaucoup de l’émergence du PSU, des thèses de Serge Mallet ou de Michel Rocard, et des implications de l’évolution du capitalisme industriel vers une consommation de masse« , témoignage de Michel-Edouard Leclerc.

Là ne s’arrêtent pas les méfaits commis par ces gens. Soutenus, et probablement dirigés, par de puissants réseaux, tels ceux de Denis de Rougemont (1), les capitalistes des supermarchés ont pénétré et généreusement arrosé une gauche rapidement dévitalisée et ses médias, tels Le Monde et Le Nouvel Observateur – ceux qui leur ont renvoyé l’ascenseur dès le milieu des années soixante en favorisant leur expression médiatique et en faisant campagne pour la dérégulation maximale du commerce (2).

Aujourd’hui, on observe que Le Monde et le Nouvel Observateur sont restés parfaitement fidèles à la même ligne en menant campagne pour la candidature Macron (en 2 ans, une dizaine de couvertures du Nouvel Observateur consacrées au nouveau poussin !).

Après la gauche, ce fut le tour de la nouvelle gauche… Tous les courants critiques et alternatifs des années 1960 qui faisaient cauchemarder néo-capitalistes et néo-cons, surtout à partir de mai 68, devinrent des objectifs pour les réseaux de la guerre froide. Ainsi, le mouvement écologiste fut promptement infiltré, coiffé, vidé de ses acteurs remplacés par des faux-semblants, abusé et détourné, sa culture critique étouffée. Exactement comme cela avait été fait, quelques années auparavant, avec toutes les formations, associations, revues, de la gauche héritière de 36, de la Résistance, des luttes d’après-guerre. Les leurres qui remplacèrent la nouvelle gauche écologiste servirent à récupérer la révolte des nouvelles générations pour la canaliser et l’étouffer à son tour. C’est grâce à cette opération d’escamotage-substitution et de détournement que, sur les décombres des résistances et des alternatives au capitalisme, le capitalisme ultra a pu être imposé sans coup férir dans les années 1980… par « la gauche » dévitalisée, précisément « la deuxième gauche » de Rocard et Delors (et Mitterrand). Le programme de sabotage culturel et social avait parfaitement fonctionné.
 
La décomposition qui, depuis, n’a cessé de croître en est le résultat. Elle a été voulue pour piéger tous ceux qui n’ont pas eu la force de réagir quand il était temps, c’est à dire la plupart.
 
S’il en était besoin, le vote unanime des spéculateurs boursiers, dès lundi 24 avril, confirme que « en marche » s’inscrit toujours dans le même projet.

 

(1) Denis de Rougemont qui, une génération auparavant, avait été formé par les frères Dulles, célèbres duettistes de la guerre froide :

John Foster-Dulles, secrétaire d’Etat du président Eisenhower 1953 – 1959

Allen Dulles, était à la tête de la mission de l’OSS (Office of Strategic Services, les services secrets étasuniens d’avant la CIA) en Suisse. C’est là qu’il a recruté Rougemont. Il a été le premier directeur civil (26.02.1953, 29.11.1961) de la Central Intelligence Agency créée en 1947 pour servir l’expansion mondiale du capitalisme – la globalisation.

(2) « Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer » Edouard Leclerc, Nouvel Observateur 1966.

Un nouveau rideau de fumée

Capté dans un billet publié par le quotidien Libération du 12 avril 17 :
« Ancien militant associatif, j’ai bien connu le discours catastrophiste de certains écologistes convaincus qu’il faut faire peur pour que l’opinion publique tienne enfin compte du changement climatique ou de l’effondrement de la biodiversité. »

Revoilà le « catastrophisme » brandit pour décrédibiliser les lanceurs d’alerte et gommer leurs propositions. Pourquoi cette caricature empruntée aux ennemis déclarés du vivant ? Nous n’avons pas encore tout oublié ! D’habitude, depuis une petite quarantaine d’années, les propagateurs du dénigrement sont des lobbyistes de telle ou telle branche du capitalisme qui s’attaquent aux alternatifs en proportion de ce que leurs commanditaires ont à cacher (a). Suivant la technique du contre-feu, les pires faiseurs de catastrophes ont entonné cette ritournelle pour mieux étouffer le mouvement social (la nouvelle gauche écologiste) qui s’opposait à leurs entreprises mortifères. La réussite de cette propagande et des manoeuvres qui l’accompagnaient a grandement facilité l’installation de la globalisation capitaliste et le développement des destructions de tous ordres.

Cette fois, c’est différent et, d’une certaine manière, plus inquiétant. Bien qu’il se voit comme un « ancien« , l’auteur est nettement plus jeune que ses prédécesseurs. Plus original encore, c’est après avoir fait « une thèse sur le principe de précaution » qu’il s’attaque aux lanceurs d’alerte en les accusant de tenir « le discours du déclin« . Au-delà du paradoxe, il semble surtout ne pas avoir une grande connaissance de l’histoire et de la culture de l’écologisme. En effet, en plus de donner l’alerte, ce mouvement a fait maintes propositions philosophiques, démocratiques et techniques, ouvrant la voie à un changement de civilisation (b). Et c’est justement pour polluer ces perspectives constructives qui soulevaient l’enthousiasme de beaucoup que les propagandistes du capitalisme ont retourné ce « catastrophisme » qui leur allait si bien.

Pourquoi Libération* publie-t-il ce genre de désinformation ?
* qui ne manque pas de mouliner sur les fausses informations !  

Le billet est signé Arnaud Gossement. Il est intitulé « En Marche ou en courant ?« . Tiens tiens… Si cet « en courant » correspondait à cet « en marche« , il se confirmerait que l’auteur n’a aucune relation positive avec l’écologisme. Par ses parrains, « en marche » est directement connecté aux personnes et aux forces qui ont étouffé toute la nouvelle gauche pour faire place à la globalisation de la prédation. L’effondrement de la culture du bien commun, la confusion et les destructions sans nombre sont leur production.  

Après le 1er tour de cette élection catastrophe :

Le vote unanime des spéculateurs boursiers, dès lundi 24 avril, a pleinement confirmé ce que montrait l’histoire.

 

(a) biodiversité, climat, peuples autochtones et diversité culturelle, démocratie, justice, pesticides, amiante et tous autres polluants, etc., nous en avons vu de toutes les couleurs et de toutes les lâchetés (comme ci-dessous).

(b) Heureusement qu’il y a eu les « catastrophistes » Pierre Kropotkine, Alfred North Whitehead, William Morton Wheeler, Max Horkheimer et Theodor Adorno, Aldo Leopold, Rachel Carson, Claude Lévi Strauss, Jean Dorst, Murray Bookchin, Paul-Emile Victor, Henri laborit, Henri Pézerat… !

 
une affiche des « catastrophistes » de la nouvelle gauche écologiste en 1971


 

 

mars 2017

Let’s Pollute nous rajeunit

Ce court métrage saisissant expose toute l’hypocrisie de la société de consommation

C’est étonnant que nous en soyons toujours là ! L’esprit de ce court-métrage est celui d’un tract de la SEMAINE DE LA TERRE du printemps 1971 (on se demande bien pourquoi…) :

C’EST BIEN,
C’EST TRES BIEN…
VOUS ETES DANS LA BONNE VOIE !
IL FAUT PERSEVERER
Continuez à couvrir la Terre de votre progéniture, il y a encore de la place et quand, demain, il n’y en aura plus, on en fera…

Continuez à multiplier les tas d’ordures, êtes-vous sûr d’avoir tout souillé ?

Continuez à détruire, il reste des animaux libres, des plantes non piétinées, des hommes « primitifs », des paysages intacts…

Continuez à polluer, peut-être y a-t-il encore des ruisseaux, de lopins de terre, des aliments non corrompus…

Continuez à vous abrutir dans les mille joies de la « vie moderne »

ENCORE UN PETIT EFFORT

Consommez le plus possible
Encouragez le gaspillage des ressources naturelles
Construisez, construisez n’importe quoi : des clapiers à citadins, des résidences secondaires, des autoroutes, par exemple
Arrachez la végétation, détruisez les tourbières, recouvrez la mer de pétrole, il y a trop d’oxygène
Déboisez, comblez les marécages, stabilisez les berges des rivières, il n’y a pas assez d’inondations
etc.

 

 

AFRIQUE : à l’origine de la ruine, sociale, économique, écologique… les armées nationales et la lutte pour le pouvoir

Autour du LAC TCHAD, LES POPULATIONS PLUS ENCORE VICTIMES DE LA COALITION ANTITERRORISTE QUE DE BOKO HARAM !

(…) Les troupes engagées sur le terrain font pourtant plus qu’entretenir la crise humanitaire en entravant la résilience des populations. Les opérations militaires, pour commencer, ont provoqué d’énormes dégâts parmi les civils. La région la plus touchée à cet égard est le nord-est du Nigeria, où l’insurrection de Boko Haram a démarré suite à des bavures policières en juin 2009. Sur les 33 000 morts comptabilisés en dix ans de conflit par la base de données NigeriaWatch à l’université d’Ibadan, la moitié a été tuée par les jihadistes, l’autre par les forces de sécurité et les milices paragouvernementales, entre autres du fait de mauvais traitements en prison (1). D’après des fonctionnaires du Borno qui souhaitent évidemment rester anonymes, il est même possible que l’armée ait tué les deux tiers des victimes, dont le nombre est sous-estimé au vu des difficultés à savoir ce qui se passe réellement dans les zones rurales.

(…) Autre procédé qui entretient la crise humanitaire, les autorités militaires ont mis en place des sanctions économiques afin de tarir les sources de financement des combattants de Boko Haram, qui vivent du pillage et de la prédation à défaut d’être subventionnés par Daech ou Al-Qaeda. Résultat, les paysans n’ont plus le droit de cultiver leurs terres dans la région de Diffa au Niger, les pêcheurs sont interdits sur le lac Tchad, les éleveurs ne peuvent plus vendre leur bétail sur les marchés qui ont été fermés au Nigeria et les commerçants ne sont plus autorisés à traverser des frontières qui ont été transformées en zones tampons et évacuées de leurs habitants. Conjuguées aux restrictions de transports et d’acheminement de l’aide, les conditions sont réunies pour empêcher la population de subvenir à ses besoins. (…)

Marc-Antoine Pérouse de Montclos

Une vision tronquée de la crise humanitaire autour du lac Tchad

http://www.liberation.fr/debats/2017/03/09/une-vision-tronquee-de-la-crise-humanitaire-autour-du-lac-tchad_1554562


 

 

L’Empereur

film de Luc Jacquet

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=247548.html

Superbe aperçu de l’intelligence de la vie et de ses capacités d’adaptation. Il est très émouvant – et c’est captivant – de se retrouver dans l’intimité de ces êtres extraordinaires. Une belle leçon d’écologie.

.

 

1971 – 2017, de pire en pire
Nominé aux Oscars du court-métrage d’animation 2011, Let’s Pollute nous plonge dans l’incohérence qu’est notre réalité moderne avec un second degré critique effrayant. « Pourquoi se voiler la face ? Nos actes détruisent la planète, alors encourageons les ! »
 
Traiter l’écologie avec ironie, quoi de plus efficace ? Ce petit film d’animation indépendant, nominé aux Oscars, propose une critique moderne acerbe du consumérisme et de la pollution qui en découle. Quelles sont nos valeurs aujourd’hui ? Pourquoi consommons-nous sans vraiment nous soucier (ou rarement) de l’impact de nos choix ? Qu’est-ce qui justifie une telle hypocrisie généralisée ? Notre confort perpétuel en vaut-il le prix ? Animé tel un film des années 50’s, Let’s Pollute risque de vous convaincre qu’il est temps d’adopter un nouveau mode de vie avant qu’il ne soit trop tard…
N’est-il pas étonnant que nous en soyons toujours là ?
 
L’esprit de ce court-métrage est celui d’un tract de La SEMAINE DE LA TERRE du printemps 1971 (on se demande bien pourquoi…) :
C’EST BIEN,
C’EST TRES BIEN…
VOUS ETES DANS LA BONNE VOIE !
IL FAUT PERSEVERER

Continuez à couvrir la Terre de votre progéniture, il y a encore de la place et quand, demain, il n’y en aura plus, on en fera…

Continuez à multiplier les tas d’ordures, êtes-vous sûr d’avoir tout souillé ?

Continuez à détruire, il reste des animaux libres, des plantes non piétinées, des hommes « primitifs », des paysages intacts…

Continuez à polluer, peut-être y a-t-il encore des ruisseaux, des lopins de terre, des aliments non corrompus…

Continuez à vous abrutir dans les mille joies de la « vie moderne »

 

ENCORE UN PETIT EFFORT

Consommez le plus possible
Encouragez le gaspillage des ressources naturelles
Construisez, construisez n’importe quoi : des clapiers à citadins, des résidences secondaires, des autoroutes, par exemple
Arrachez la végétation, détruisez les tourbières, recouvrez la mer de pétrole, il y a trop d’oxygène
Déboisez, comblez les marécages, stabilisez les berges des rivières, il n’y a pas assez d’inondations

etc.
sur ce site :
HISTOIRE contemporaine – Une mémoire du mouvement écologiste 1


 

 

 

le sujet ci-dessous est étroitement relié au sujet ci-dessus


 

 

 

La suite logique de ce qui a précédé

« POURQUOI NOUS CHOISISSONS MACRON »

Les « écologistes » Daniel Cohn-Bendit, Jean-Paul Besset et Matthieu Orphelin expliquent dans une tribune les raisons pour lesquelles ils appellent à voter en faveur du candidat d’En Marche !

Beaucoup peuvent être surpris. C’est qu’ils ne savent pas ce qui a précédé; car l’histoire du mouvement social, en particulier celle du mouvement écologiste, éclaire le présent. Cela peut sembler banal de le dire, mais en ces temps de falsification cultivée, il faut rappeler et rappeler encore que les impostures n’ont pas levé toutes seules. Ce qui s’est passé entre les années soixante et les années soixante-dix explique beaucoup du triste spectacle qui nous est offert.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/…/ecologistes-nous-choisissons-emmanu…

et, même, de ce qui précède (ci-dessous)
Couche après couche, la falsification de l’histoire sociale efface l’histoire de l’alternative à la globalisation capitaliste et conforte le pire système de prédation de tous les temps
« (…)
en matière intellectuelle, leur tour de passe-passe préféré consiste à gommer l’histoire. Le refus de l’histoire ou sa distorsion participent au processus désocialisant indispensable pour générer une lecture hégémonique des événements et de leurs causes. Le révisionnisme rudimentaire, qui consiste à nier purement et simplement l’existence d’un événement, reste possible mais n’est ni très persuasif ni très efficace dans les allées du pouvoir. Gommer l’histoire est une opération subtile qui avance à petits pas : il s’agit d’effacer des liens de cause à effet à travers l’espace et le temps. Elle a dans son camp l’oubli, processus naturel, biologique (…)« .
Paul Farmer, La violence structurelle
 
Seulement ces derniers jours :
L’écologie est devenu un débris flottant dans la décomposition générale
« Ce devait être le mouvement politique de demain. Il a fini dévoré par le Parti socialiste.« 
« Le socialisme, à l’épuisement, a enfin accompli son programme: il a dominé et conquis ce rival, l’écologie politique, qui prétendait le remplacer.« 
« Il s’agit (…) d’une espèce éphémère qui atteint son terme quand elle aurait du être le chaînon suivant de l’évolution.« 
« Dans un monde dévolu à la croissance, horizon radieux de la répartition des biens, quelques prophètes démentent le paradigme. Qui les entend?« 
http://www.slate.fr/story/138680/ecologie-decomposition-generale

Le titre et quelques phrases sont prometteuses. Hélas… même en voulant dénoncer, Claude Askolovitch semble avoir été abusé sur l’histoire de l’écologisme. Certes, le PS a activement contribué à l’étouffement de l’écologisme (1), mais cela a commencé bien avant la mésaventure avec René Dumont, quand Pierre Fournier était des nôtres. A l’époque, en France comme partout ailleurs, l’écologisme était « la nouvelle gauche écologiste », une composante du mouvement d’émancipation des années 60/70 (new left). Alors, l’objectif n’était pas la conquête d’un pouvoir capitalisé sur la dépossession et la démobilisation de la plupart. Au contraire d’espérer se couler dans le moule, les écologistes voulaient restaurer la culture du bien commun et la démocratie (sans l’électoralisme, cela s’entend) par la libre circulation de l’information, la prise de conscience et la remobilisation de tous, pour produire l’évolution nécessaire à tous les niveaux. Cela a fortement déplu aux promoteurs de la mondialisation du capitalisme ultra qui ont fait coiffer le mouvement par leurs disciples et beaucoup d’autres qui ne devaient pas y comprendre grand-chose. A peu près tous les personnages convoqués par
Claude Askolovitch ont participé activement à ce naufrage. Quelques-uns en étaient à l’origine.

 

Et encore… Jeudi 2 mars 17 sur ARTE, un petit film de Jacques Malaterre et Jean-Yves le Naour, deux auteurs à l’évidence abusés qui nous ont habitués à beaucoup mieux. Des images d’archives soigneusement sélectionnées et des intervenants qui chantent le même storytelling (2)

Les oubliés de l’histoire
René Dumont, l’homme qui voulait nourrir le monde

René Dumont, l’un des fondateurs de l’écologie politique en France, se présente en 1974 à l’élection présidentielle, quand la décroissance n’est pas encore à l’honneur.
http://www.arte.tv/guide/fr/054775-002-A/les-oublies-de-l-histoire

Rien que cette petite phrase révèle le degré de falsification. René Dumont avait été un promoteur zélé de « la révolution verte« , belle expression qui maquillait l’industrialisation à outrance de l’agriculture (3), avec bombardements chimiques et engins lourds issus des industries recyclées de la Seconde Guerre Mondiale. C’est à cette « révolution » que nous devons l’expropriation de la plupart des paysans, la désertification des campagnes et l’explosion des banlieues, des destructions innombrables et l’effondrement de la biodiversité. La conversion soudaine de Dumont à l’écologisme a été pensée pour séduire un mouvement encore très inexpérimenté. « L’écologie politique » n’a été lancée que pour effacer la philosophie politique de la nouvelle gauche écologiste qui proposait déjà « la décroissance » et un changement de culture et de structures – en particulier politiques. Dumont a justement servi à étouffer cette alternative politique sous une couche d’impostures électoralistes reproductrices de la capitalisation des pouvoirs.

 

(1) Le PS n’était pas le seul, d’ailleurs. Il y avait foule pour empêcher l’éclosion de la nouvelle conscience

 

(2) Storytelling
La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits

Christian Salmon, La Découverte

 

(3) l’une des machines de guerre de la globalisation capitaliste qui, justement, s’est avancée camouflée sous le prétexte de « nourrir l’humanité« .

 

 

 

 

 

 

janvier 2017

 

Edgar Morin révisionniste ? Ou victime de celui-ci ?

Vendredi 27 janvier 2017, Edgar Morin est invité de Une semaine en France, France Inter (18H10 – 20H). Et voilà que la journaliste (Claire Servajean généralement mieux inspirée) l’engage à parler d’écologisme :

« (…) Vous, ça fait un p’tit moment que vous vous préoccupez de l’environnement, depuis le début des années 70. Vous n’étiez pas très nombreux à l’époque ?« 
 
« Non, on était 2 ou 3. Mais il faut dire qu’on était alertés par ce fameux rapport Meadows qui était le premier rapport qui disait que c’était l’ensemble de la planète qui était menacé de dégradation, et il a fallu des catastrophes pour secouer un peu l’opinion, pour créer un début de conscience écologique (sic), mais c’était très faible. Il y a eu Tchernobyl, il y a eu plein d’exemples…« 

(à partir de la 16ème minute)

 
 
« 2 ou 3« … On aurait aimé entendre le nom (les noms) de l’autre (des autres) militant(s) de ce grand mouvement.
 
Le rapport Meadows ! Cette seule référence décrédibilise tout le propos, car beaucoup d’autres études avaient précédé et les écologistes n’avaient pas attendu ce curieux document pour lancer l’alerte. Le rapport Meadows a été publié en 1972. Edgar Morin était donc déjà en retard et bien distrait pour ne pas savoir qu’il existait un mouvement écologiste(d’ailleurs, nous ne l’avons jamais vu à nos côtés) ! Car il y avait un bon bout de temps que les écologistes s’agitaient dans le monde entier. Sans même parler des précurseurs, l’écologisme était devenu un mouvement, depuis une bonne dizaine d’années. Edgar Morin vivait-il sur un petit nuage, sans voir la société s’agiter – « en bas » ?
 
En outre, dire que le Rapport Meadows a amorcé le début de la conscience écologiste, c’est révéler que l’on est tombé dans le piège dévoilé par Bernard Charbonneau en juillet 1974 :
« Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte (l’opposition à la société industrielle) ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée.
C’est en 1970, année de la protection de la nature que tout a été brusquement mis en train par la caste dirigeante. (…)« ,
« Le « mouvement écologiste« , mise en question ou raison sociale » (La Gueule Ouverte n° 21).
 
En effet. Le Rapport Meadows était produit par le Club de Rome, lequel rassemblait la crème du capitalisme mondial délicatement saupoudrée de quelques scientifiques richement dotés. Au contraire d’une stimulation de l’éveil écologiste, il s’agissait d’une opération internationale, style guerre froide culturelle, destinée à étouffer l’alerte entretenue partout et depuis des années par la nouvelle gauche écologiste (new left), en la récupérant pour mieux lui substituer un discours trompeur et des représentations abâtardies.
 

C’est affligeant qu’un Edgar Morin tienne de tels propos, et sur un grand media ! Affligeant et suspect puisque cela conforte l’effacement de la nouvelle gauche écologiste, une censure toujours conduite par ceux qui l’ont étouffée.

Plus pervers encore, en effaçant de l’histoire le mouvement social pour le remplacer par le faux-semblant créé par l’élite du capitalisme afin, justement, de tuer le mouvement social et sa culture, Edgar Morin accrédite une rumeur grandissante : « l’écologie est une préoccupation de nantis« , « c’est l’affaire des bobos« , etc. Surtout avec l’audience dont il bénéficie, on ne saurait mieux contribuer à la falsification de l’histoire sociale.
 
Tout aussi surprenant, Edgar Morin a annoncé la récente publication d’un « Ecologiser l’Homme » (encore « l’Homme« , au singulier, de l’anthropocentrisme !). Ecologiser est une expression que j’avais créée au début de l’année 1974 : « Ecologiser la politique ? » (Le Courrier de la Baleine n°6, Amis de la Terre mars 74) ; un article qui avait rencontré un certain succès. Curieusement, sitôt après était apparue l’expression « écologie politique » pour mieux gommer la dénonciation écologiste de toute capitalisation, donc le refus de la conquête d’un pouvoir dominant et de l’électoralisme.
 

Rocard, un ennemi historique de la nouvelle gauche écologiste, avait lui aussi réemployé « écologiser « . Le mot n’est pas déposé et chacun peut le recréer en croyant l’inventer. Mais, vu le contexte, tout cela est bien curieux.

Alors, Edgar Morin est-il volontairement au service de l’imposture, ou a-t-il toujours été abusé par l’entreprise d’effacement de la culture du vivant et du bien commun par les dominants ? Il est possible que, comme tant d’autres piégés par des réseaux de fausse connivence, immergés dans des bulles de désinformation, il ne sache vraiment rien de ce qui s’est tramé.

ACG

 

 

 

 

novembre 2016

 

Légende André Gorz : vous reprendrez bien une dose de bourrage de crâne ?
 
 
Libération s’est fendu d’une double page pour présenter un bouquin consacré à André Gorz (alias Michel Bosquet dans les années 1960/70). Même chose dans l’Obs, dans une rubrique comiquement nommée « débats ». Pareil sur France Culture (faut pas lésiner). Même l’Humanité a glissé dans le fétichisme Gorzien (1). Et, pour ne pas être en reste, Le Monde Diplomatique y est allé de sa contribution.
 
Difficile de croire que tous ces braves journalistes sont à ce point abusés.
 
L’étoile de celui qui, maintenant, est présenté comme « père de l’écologie politique » (sic) devait, probablement, pâlir un peu. Aussi, ce livre vient relancer le récit propagandiste pour occuper le terrain médiatique, et refouler encore et encore les témoignages sur le véritable rôle de ce monsieur. Car, loin de l’image fabriquée, quand il était Michel Bosquet, Gorz a été un soutien indéfectible du développement de la grande distribution (comme Michel Rocard), ce qui, déjà, cadre mal avec l’écologiste que certains veulent en faire ! Mais il y a mieux. D’extinction d’un projet de campagne contre les emballages jetables (en 1971), en censeur des écologistes de la nouvelle gauche, et en promoteur de Brice Lalonde et de quelques autres imposteurs pleinement capitalistes (encore comme Rocard), il a été l’un des plus efficaces – parce que l’un des plus dissimulés – éteigneurs du mouvement écologiste. 
 
Pour ceux qui veulent en apprendre plus : 
André Gorz et la falsification de l’histoire de la nouvelle gauche écologiste
http://planetaryecology.com/la-legende-andre-gorz/
 
(1) André Gorz, « Pensée autonome« , Willy Gianinazzi, La Découverte
 

 

 

 

 

Le fiasco est complet

Après le Jour du Dépassement * établi maintenant au début du mois d’août, le dernier rapport sur l’état de la biosphère confirme l’effondrement du vivant. Vu la progression exponentielle des destructions et la furie de la domination et du profit qui ont été imposés à peu près partout et à tous les niveaux, il ne peut en être autrement.

  • de la capacité de la biosphère à renouveler ce que les hommes consomment et détruisent chaque année

http://assets.wwffr.panda.org/downloads/27102016_lpr_2016_rapport_planete_vivante.pdf

Cependant, il est fâcheux que le rapport soit sous-titré « Risque et résilience dans l’Anthropocène » et que, tout au long du texte, on rencontre « l’Homme«  au singulier. De même cet « Homme«  est distingué de « la Nature« , comme si l’humanité était étrangère à la biosphère. Mais s’agit-il d’une maladresse ? Cela cache les causes culturelles et structurelles du naufrage. Aucune esquisse d’analyse là-dessus ! Ainsi, l’attention est-elle détournée du principal responsable du désastre, qui n’est, évidemment, pas l’humanité dans son ensemble (1) !

 

Face à une telle faillite, ne serait-ce que pour deviner comment enrayer le processus mortifère, l’important serait d’apprendre comment et pourquoi – bref, l’histoire de toute l’affaire.

Le hic, c’est que cet « Anthropocène » rejette la responsabilité sur tous, y compris les victimes (2). Donc, il détourne des questions éclairantes sur la genèse du processus. A croire que le mot et l’idée ont été pondus exprès… Tactique de l’écran de fumée ? Une grosse annonce très médiatisée pour attirer l’attention en paraissant à la pointe de la cause écologiste, mais assortie d’un message lénifiant et démobilisateur, un leurre qui accroît la confusion… Comme souvent.

Les écologistes analysent et préviennent depuis des dizaines d’années, plusieurs générations. Sans même évoquer les grands anciens, l’alarme a été donnée dans les années 1950/1960.

Il y avait, alors, un vrai sentiment d’urgence car des destructions sans précédent étaient développées partout, et les projets mirifiques présentés comme des « progrès » annonçaient des désastres encore plus grands. La disponibilité et la sensibilité étaient plus grandes qu’aujourd’hui, puisque les prémices des catastrophes actuelles qui ne motivent pas grand monde avaient suffit à soulever un mouvement planétaire. Alors, tous parlaient de « prise de conscience« . Mais, ce que nous ignorions et qui expliquait la mutation dont nous ne voyions que les effets, c’est la prodigieuse mobilisation de forces pour pousser sans limites l’exploitation des hommes et de la biosphère : la globalisation néo-capitaliste.

En ces temps de guerre économique totale sous prétexte de « guerre froide« , l’alerte écologiste n’est pas passée inaperçue des stratèges à la manoeuvre. Une partie de l’appareil de la « guerre froide » a été redirigée contre les nouveaux trublions. Très vite, les écologistes ont été entourés par des gens qui disaient partager leurs inquiétudes, et ne leur vouloir que du bien. Mais ceux-là étaient venus pour tout autre chose. Comme auparavant les militants sincères des organisations syndicales et politiques *, les écologistes indifférents aux manœuvres de séduction-intimidation ont bientôt été muselés, escamotés, remplacés par des masques, rejetés et condamnés à l’impuissance et au silence. Bannis. Le capitalisme ne souffre aucune résistance.

  • principalement entre l’organisation de la scission de la CGT, en 1946/47, et la vidange du PSU en 1964

 

En quelques années, c’en était fini de la mobilisation des consciences et des volontés. La finance, les lobbies adoubés, les ex-faux gauchistes révélés néo-cons, et les « gagneurs« , avaient le champ libre. Nous ne cessons d’en admirer les résultats.

Les foules n’ont rien vu de la substitution. Elles n’ont pas non plus compris pourquoi leurs espoirs étaient sans cesse bafoués par ceux qui disaient les représenter et les défendre. Elles ont longtemps continué à élire les imposteurs en espérant un retour à la cohérence. La confusion engendre toujours plus de confusion.

Le désastre n’a pas été généré par la culture du bien commun qui, naturellement, a longtemps été la mieux partagée. La situation écologique est devenue gravissime parce qu’elle l’est culturellement, philosophiquement et politiquement depuis longtemps, parce qu’il y a eu un changement de paradigme, d’habitudes et de réflexes. Avec l’élimination systématique des forces vives de la nouvelle gauche écologiste qui proposaient la restauration de la culture du bien commun pour éviter le chaos et construire une civilisation conviviale, le sens, le « bon sens« , celui inspiré par le vivant, a été perdu.

Maintenant, le risque est très grand que les foules abusées et désinformées se tournent massivement vers les Diafoirus les plus fous. C’est déjà le cas pour ceux qui sont tombés dans la violence et augmentent l’alarme des autres désorientés.

Les apprentis sorciers ont lancé et continuent d’entretenir la spirale infernale. Le leurre Anthropocène démontre leur volonté de ne rien changer sur le fond (3).

ACG

 
 

(1) « Et vous, « anthropocène« , ça vous va ? »

https://renaissancerurale71bis.wordpress.com/2016/10/28/et-vous-anthropocene-ca-vous-va/

Dans tout ce rapport de 144 pages, pas une fois capitalisme, capitalisation ou globalisation. Pas même libéralisme. Tout juste libéralisation (du commerce) : 2 fois.


 

(2) Le seul exemple, mais apocalyptique, de l’huile de palme industrielle dit où sont les responsabilités : « Huile de palme : désastre mondial« 

http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/2009/01/la-culture-anti-nature_08.html

 
 

(3) Au lieu d’être un obstacle pour le capital, le réchauffement climatique lui permet de s’étendre à de nouveaux secteurs

« (…) Y a-t-il une réelle volonté des Etats et des sociétés d’enrayer le réchauffement climatique ? Géographe et politiste suisse Romain Felli en doute et voit plutôt se profiler, depuis des années, une logique d’adaptation qui servirait un «capitalisme climatique». Dans un essai percutant, la Grande Adaptation : climat, capitalisme et catastrophe, il met en lumière ce qu’il estime être un renoncement. (…) »

La Grande Adaptation, par Romain Felli

https://www.unige.ch/environnement/fr/home/actualites/la-grande-adaptation/

Le capitalisme tire parti de la crise climatique pour sauver ses profits

En Alberta, tout est dévasté pour le profit

 
 
 
 
 
 
Il y a 80 ans, l’Espagne était écrasée par les fascismes
 
Un nouveau documentaire consacré à la Guerre/Révolution d’Espagne demain sur ARTE à 20H50 :
 
La tragédie des Brigades Internationales
 
Patrick Rotman en est l’auteur. Rotman qui a contribué aux 2 tomes de Génération (1987/88), le livre qui maquille les sixties et les seventies aux couleurs gauchistes. En 1300 pages, juste une rapide et très vague mention de la nouvelle gauche. Effacée l’identité libertaire, écologiste, alternative du mouvement mondial de l’époque !

Espérons que son travail sur l’écrasement de l’Espagne révolutionnaire par les armées fascistes, avec le concours des Occidentaux (Front « Popu » compris), annonce une prise de conscience… On attend avec impatience qu’il corrige son travail précédent.

 

 

 

 

octobre 2016

 

Bob Dylan après Dario Fo
 
Coïncidence étrange. Tous deux ont pleinement participé au mouvement critique et révolutionnaire des années 1960, et la suite, celui qui a été baptisé new left, nouvelle gauche – celui qui a tenté de contrecarrer l’installation de l’ultra-capitalisme, l’impérialisme destructeur de toute vie. Scandale chez ceux qui se placent au-dessus du panier et considèrent que les institutions comme le Nobel doivent rester territoire élitiste. On a l’élitisme qu’on peut ! https://www.youtube.com/watch?v=WLwHnNybADo

Masters of War
Vous, maîtres de la guerre
Qui fabriquez toutes ces armes,
Construisez les avions de la mort
Et fabriquez ces grosses bombes
Qui vous cachez derrière des murs,
Vous abritez derrière des bureaux
Je veux que vous sachiez
Que je vois au travers de vos masques

Vous qui n’avez jamais fait
Que construire pour démolir
Vous jouez avec le monde
Comme si c’était votre petit jouet
Vous nous procurez des armes
Et puis disparaissez de notre vue
Pour vous éloigner et vous cacher
Quand les balles sifflent 

Comme Judas autrefois
Vous mentez et trompez
Vous voulez nous faire croire
Qu’une guerre mondiale peut se gagner
Mais je vois à travers vos yeux
Et je vois à travers vos cerveaux
Comme je vois à travers les eaux
Qui s’écoulent dans nos égouts

Vous tendez la gâchette
Pour que les autres tirent
Puis vous vous retirez et regardez
Alors que le nombre de morts empire
Vous vous cachez dans vos demeures
Alors que le sang des jeunes
S’écoule de leur corps
Et se fond à la boue
(…)

http://www.bobdylan-fr.com/trad/mastersofwar.html

 

 

 

 

En France, le viol est un phénomène massif

Près de 100 000 viols chaque année : multiplication de « faits divers » ou réel problème de société ?

Le viol – agression sexuelle avec pénétration – est un phénomène massif, et pourtant encore peu dénoncé et peu condamné : 

parmi les dizaines de milliers de victimes, environ 1 sur 10 porte plainte, et seule 1 plainte sur 10 aboutira à une condamnation

 

Le viol est un crime sexiste : 

la quasi-totalité des agresseurs sont des hommes quand l’immense majorité des victimes sont des femmes et des enfants. 

Enfin, le viol est une arme de destruction des femmes comme en témoignent les conséquences nombreuses qu’il génère chez ses victimes, tant physiques que psychiques.

 

Cinq raisons principales expliquent cette réalité inacceptable : 

 

une tolérance sociale qui peut valoriser la « culture des violeurs » et laisse peser la responsabilité sur les victimes ; 

 

une écoute insuffisante des femmes ou enfants victimes, notamment parce que les professionnel.le.s ne sont pas assez formé.e.s pour les accueillir, les protéger et les accompagner de manière adaptée ; 

 

des défaillances dans le recueil et la préservation des preuves conduisant à ce que de nombreuses affaires soient classées sans suite ; 

 

des délais de prescription inadaptés aux violences sexuelles et aux conséquences du choc post-traumatique qui peuvent souvent retarder longuement la révélation des faits ; 

 

la minimisation du viol du fait de sa fréquente « correctionnalisation » (le viol, un crime, est déqualifié en délit). (…)

Ce viol « massif » commence dans les têtes. Il y commence parce qu’il y manque quelque chose – souvent beaucoup. 

C’est un révélateur de l’état de la société, la manifestation d’une culture répandue, un symptôme de la prégnance de la culture de la domination et du mépris de l’autre. 

On peut oser le parallèle avec beaucoup d’autres rapports sociaux exploiteurs, harceleurs, dominateurs, méprisants, censeurs, menteurs, tous comportements violents qui, pas davantage que le viol des corps, ne soulèvent l’indignation et la réprobation générale. Un signe ! Dans tous les cas, les victimes restent sans soutien, seules, tandis que les moeurs dérivent encore. 


A rapprocher des constats sur le burn-out de la société française (Jean-Paul Delevoye)… en tout cas des causes de celui-ci.

« Reprenons-nous !« , de Jean-Paul Delevoye : une « démocratie d’émotions« 

http://www.lemonde.fr/livres/

 

 

 

 

La bagnole, un symptôme de tout le reste

 

Guillaume Meurice propose un petit tour éducatif au Salon de l’Auto

Quel meilleur endroit, en effet, pour faire provision d’absurdités grosses comme des 4×4 ?

Car, sachez-le, le 4×4, avec toutes ses roues motrices, est indispensable pour la conduite en ville, surtout sur les pavés mouillés de Saint Germain des Prés…

Vous apprendrez aussi qu' »un véhicule qui est considéré comme propre qui peut polluer moins qu’une Clio diesel » est un pick-up de 2 tonnes 6, 395 chevaux.

Non moins remarquables, les moteurs multiples équipant les 4×4, enfin certains. Explications, ces voitures sont lourdes, donc… plusieurs moteurs. Cela fait penser à la problématique du gruyère – à l’envers : plus la voiture est lourde, plus il y a de moteurs. Plus il y a de moteurs, plus la voiture est lourde…

 

 

 

 


Guillaume Meurice a appris que les voitures diesel étaient sans risques pour la santé et l’environnement. Pour vérifier, il est parti au Salon de l’auto. 


J’ai appris que les voitures diesel étaient désormais sans danger pour la santé et l’environnement. Pour vérifier, je suis allé au Salon de l’Auto… Par exemple, chez la marque Honda, tous les modèles sont « éco-responsables ». Du coup, j’ai posé une question à un représentant de la firme :


Vous allez arrêter de produire des diesels ?


« Non, mais, non, si vous voulez, il faut s’adapter progressivement. On a pu sortir des modèles extrêmement performants, dont notamment un dernier moteur qu’on a sorti il y a 2 ans, qui fait 120 chevaux, qui est propre, mais… »


Un moteur de 120 chevaux propre ?


« Oui, tout à fait, c’est un moteur de 120 chevaux qui est classé comme un moteur raisonnable au niveau consommation. »


Vous êtes écologiste ?


« Non, je ne dis pas ça »…


Alors je suis allé voir une marque complètement verte, c’est Mitsubishi, marque connue pour ses gros 4×4, des voitures, on le sait, parfaitement adaptées à la ville.
« Elles sont toutes pour la ville… »


Mais est-ce qu’on a besoins d’une grosse voiture comme ça, en ville ?


« Elle est pas grosse celle-là. Ah non, elle est compact, celle-ci c’est un SUV compact. C’est petit, ça… »


Ca, c’est petit ?


« Mais oui, l’avantage de ces voitures-là… »


Mais combien de tonnes elle fait celle-là ?


« Alors, celle-là elle fait 1 tonne 8… »


1 tonne 8 ?!


La petite voiture de ville, 1 tonne 8 pour transporter, j’vous le rappelle : 50 kg de viande botoxée et un sac Vuiton. Donc, 1 tonne 8 pour partir à l’assaut des rues du VIème arrondissement de Paris car un 4×4 en ville c’est hyper-important.


« Ca vous permet, bah quand il pleut, d’avoir une meilleure adhérence, quant les surfaces, on va dire, sont moins sur route, un p’tit peu… vous avez besoin d’adhérence ! Donc, à partir du moment où vous avez 4 roues motrices… »


Même à Saint Germain des Prés, par exemple ?


« Même à Saint Germain des Prés, il pleut sur les pavés ! »


Donc, il faut des 4×4. Il faut des pare-buffles aussi. Et des treuils de 12 mètres (…)

 

 
https://www.franceinter.fr/…/le-moment-meurice-03-octobre-2…

 
 

Les monstres de 2 tonnes, voire 3 tonnes, sont autorisés à circuler à Paris. Pas les anciennes voitures 3 ou 4 fois moins grosses !

 

 

 

 

 

A propos de « la science économique« 

« Un échec absolument terrible de la « science » économique, c’est l’environnement.  (…)


Tout était sur la table au moins dans les années 70 (…)


En 68, déjà, la question environnementale était centrale dans les débats politiques et cette question a totalement disparu des facultés d’économie pour ne commencer à revenir que ces dernières années. Mais le problème, c’est que c’est trop tard !


On a perdu 40 ans absolument cruciaux dans la préservation de l’environnement, dans la préparation du futur, dans l’organisation de la transition écologique absolument nécessaire de nos sociétés.


Et, là, il y a une responsabilité majeure des économistes y compris « hétérodoxes » qui dans leur grande majorité ont négligé cette question.« 

Gilles Raveaud sur France Inter :

émission La tête au carré du jeudi 30 avril 2015

L’économie, une science en crise ?

http://www.franceinter.fr/personne-gilles-raveaud

La suite de l’émission est tout aussi passionnante… 

Geneviève Azam :

« L’économie, aujourd’hui, a intégré la dimension environnementale et la dimension écologique. L’économie de l’environnement est extrêmement prospère. Mais c’est une conception tout à fait particulière de l’environnement. C’est à dire : c’est l’économie qui ingurgite, qui internalise la nature. Il ne s’agit pas de considérer la nature comme un extérieur qui pourrait donner des informations à l’économie. Il s’agit, au contraire, d’internaliser la nature, d’internaliser les pollutions à l’intérieur même du système économique. C’est l’économie verte, c’est ce qu’on appelle la « bio économie », etc. (…) »

Gilles Raveaud :

« Ca fait quelques années seulement. Si on se situe par rapport aux années 70, si on regarde les cours d’économie… Dans tous les manuels d’économie aujourd’hui, on vous explique que le phénomène de la croissance économique est permis par 2 facteurs de production que sont le travail et le capital. Autrement dit, cette table a été fabriquée par des hommes et des machines, mais sans bois, sans électricité… Il y a un retard considérable de la pensée économique sur la pensée environnementale.« 

sans bois, sans électricité, et dans un environnement vide de toute vie. Hors sol, comme les doctes économistes de la propagande. 

Geneviève Azam :

« Ce que je voulais dire, c’est qu’en intégrant ainsi l’écologie, la nature, dans la logique économique, cela n’éclaire pas la réflexion, cela ne fait qu’étendre la conception économique du monde. »

Puis Lionel Larqué rebondit en dénonçant l’absurdité de plusieurs conceptions basiques de l’économisme actuel… 

Mieux encore, il évoque le travail d’Antonin Pottier* qui souligne la réaction provoquée par le Rapport Meadows du Club de Rome. Réaction est le bon mot, puisque les économistes ont basculé dans une fermeture au monde du vivant, une dématérialisation, une déconnexion par rapport au réel toujours en vigueur.

* L’économie dans l’impasse climatique

En particulier, à partir de : 2.2.2 Le choc du rapport du Club de Rome 


Mais… comment s’est développée cette réaction ? Et qui l’a soutenue, sinon stimulée ? Hum ? Et puis, comment distinguer entre un Club de Rome élitiste et les réactionnaires ?

Au-delà de l’imprécision du langage*, une émission qui fait du bien !

* Par exemple, l’évocation d’une impossible « intégration de la dimension écologique », comme, d’ailleurs, l’auteure le dit elle-même après. Autre exemple : « la nature » (concept anthropocentriste pour exclure tout ce qui n’est pas « Homme »). 

En rapport : 

de Eloi Laurent

Nos mythologies economiques

les liens qui libèrent

L’économie est devenue la grammaire de la politique : elle encadre de ses règles et de ses usages la parole publique, à laquelle ne reste plus que le choix du vocabulaire, de la rhétorique et de l’intonation. Or, pas plus que l’économie n’est une science, la grammaire économique n’est un savoir. Elle relève plutôt de la mythologie : une croyance en un ensemble de représentations collectives aussi puissantes que fausses.

Ce livre se propose de déconstruire trois discours aujourd’hui dominants, parvenus à différents degrés de maturité et qui reposent largement sur des mythologies économiques : le néo-libéralisme finissant, la social-xénophobie émergente et l’écolo-scepticisme persistant. Parmi les quinze mythologies économiques majeures que ce livre déconstruit : « Une économie de marché dynamique repose sur une concurrence libre et non faussée », « Il faut produire des richesses avant de les redistribuer », « Les flux migratoires actuels sont incontrôlables et conduisent au grand remplacement de la population française », « L’immigration représente un coût économique insupportable », « Les marchés et la croissance sont les véritables solutions à nos crises écologiques », « L’écologie est l’ennemie de l’innovation et de l’emploi ».

 

 

 

 

la mauvaise gestion des gestionnaires

Vous avez dit ALSTOM ?

 

C’est le moment de se souvenir de ce qui s’est passé hier…

Comment Alstom a choyé son fossoyeur ?

5,1 millions d’euros, l’indemnité de départ de Pierre Bilger  

article de Nicolas Cori, Libération, vendredi 8 août 2003 

« (…) Qui sait, dans le grand public, que cet ancien inspecteur des finances est le principal responsable de la déconfiture du groupe Alstom dont il a été le PDG depuis la création, en 1998, jusqu’en février dernier ?Bilger a pourtant beaucoup de choses à se reprocher. Il a fait gonfler exagérément le périmètre de son groupe sans en avoir les moyens. Il a ensuite tenu des propos exagérément optimistes sur la situation financière, retardant d’autant la prise de conscience de la catastrophe à venir. 

Administrateurs – Enfin, cette catastrophe presque consommée, il est parti avec un chèque de 5,1 millions d’euros, indemnités de départ et rémunérations 2003 comprises. Un parcours digne de celui de Jean-Marie Messiez, mais la mise au ban en moins (…) 

Bien qu’obligé de débourser 300 millions d’euros pour éviter la faillite du groupe (Libération d’hier), le gouvernement n’a pas non plus cherché à se retourner contre Bilger. (…)


Curieusement, ce document a disparu des radars (sauf dans les bases de données de Sciences Po). 


Cependant…

Alstom : sous la pression, Pierre Bilger rend ses indemnités de départ

(…)

L’ancien grand patron « ne supportait plus la pression, en particulier médiatique, sur ce sujet « , confie un proche du dossier. La polémique avait démarré lors de l’assemblée générale du groupe, début juillet. Dans le rapport annuel, les actionnaires découvrent alors que Pierre Bilger a perçu un montant brut de 5,1 millions d’euros au cours de l’exercice clos fin mars, l’essentiel correspondant à une indemnité de départ. Ce chiffre choque certains, compte tenu des déboires du fabricant de trains et de centrales électriques, qui frôle la faillite, et de la chute de 90 % de l’action en deux ans. Deux mois plus tôt, pour tout arranger, l’ex-PDG a été mis en examen pour abus de biens sociaux dans une enquête sur le versement d’une commission à un proche de Charles Pasqua. (…)

 

 

 

L’air, ce tueur de masse, dixit l’OMS

Seule une personne sur dix dans le monde vit dans une région où l’air peut être considéré comme pur. Largement répandue, la pollution de l’air extérieur serait responsable de plusieurs millions de morts chaque année. Telles sont les effarantes conclusions du nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la pollution de l’air et son impact sur la santé, rendu public mardi 27 septembre. «Il est urgent d’encourager les Etats à prendre des mesures contre cette pollution, qui constitue une menace majeure pour la santé publique au niveau mondial» (…)


La concentration en particules ultrafines dites PM2,5 ne devrait pas dépasser les 10 microgrammes par m3 d’air, selon les lignes directrices de l’OMS. Or cette valeur limite est dépassée pour 92% de la population mondiale, d’après le nouveau rapport. L’OMS, qui se refuse à livrer un classement des pays les plus pollués, signale tout de même que ce sont les régions de l’Est de la Méditerranée, du Sud-Est asiatique et de l’Ouest du Pacifique qui ont les taux de particules fines les plus élevés. Cette pollution se serait accrue de quelque 8% au niveau mondial entre 2008 et 2013. (…)


«On mentionne souvent les problèmes aigus de santé comme l’asthme qui sont rencontrés en cas de pics de pollution. Mais c’est surtout l’exposition chronique aux particules fines qui est à l’origine de pathologies graves: elle occasionne entre autres des accidents vasculaires cérébraux, des cancers du poumon et des broncho-pneumopathies chroniques obstructives» (…) 

 
 
 
 
 

 

septembre 2016

 


refuge à Paris avec protections contre les faucons (lesquels, sans la réactivité des habitants, auraient anéanti la population en 2006)


 

Déclin des passereaux : prise de conscience

Avec beaucoup de retard à l’allumage, l’idée a fini par germer : la pollution du trafic automobile (et celui-ci, bien sûr), et surtout les travaux brutaux des ravaleurs et des isoleurs ont détruit l’environnement favorable à nos aimables commensaux de toujours. 

Gentrification, retour des éperviers, pollution ? Paris intra-muros n’abriterait plus que 5.000 à 10.000 couples de piafs, contre plus de 40.000 dans les années soixante

« Passer domesticus » n’est pas la seule espèce dont la population diminue à Paris: confrontés au même problème de nourriture, d’autres granivores, comme le serin cini, le chardonneret ou le verdier, subissent le même sort.

http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/0211234066890-le-nombre-de-moineaux-de-paris-en-chute-acceleree-2023115.php 

Le Conseil de Paris au chevet des moineaux

http://www.leparisien.fr/paris-75005/le-conseil-de-paris-au-chevet-des-moineaux-27-09-2016-6154757.php

« Nous allons prendre en compte la disparition des oiseaux dans le plan biodiversité qui sera présenté début 2017. Nous allons notamment sensibiliser les copropriétés et bailleurs sociaux pour que des précautions soient prises lors des opérations de rénovation ou des ravalements afin d’éviter qu’ils se déroulent pendant les périodes de nidification et que des espaces soit laissés pour permettre la nidification » 

voir :

La vie est devenue sale
La mort « propre« 
dans le dossier
 

Déclin des moineaux et des autres passereaux : les aider à survivre

« la SNCF rencontre la même disparition dans les gares » souligne un ornithologue. 

Là aussi, tout a été fait pour ! Par exemple, la rénovation de la Gare de Lyon (un chantier agressif et pénible même pour les usagers) semble avoir été conçue pour en chasser les oiseaux familiers qui l’animaient et rendaient agréables les attentes. On a même pu voir des filets tendus sous les verrières ! Un chantier mené par des brutes épaisses pour créer un espace inhospitalier, avec une signalisation déficiente là où, avant les travaux, toutes les informations étaient parfaitement lisibles. 

Evidemment, vu les sources de l’information, un zeste de déni y a été subrepticement ajouté : 

« Quant au faucon crécerelle, parfois accusé d’être un prédateur majeur des moineaux, les spécialistes rappellent que le petit rapace existait déjà à Paris au XVIIIe siècle« … 

Pas besoin d’être « spécialiste » (?) pour le savoir. Il suffit d’être écologiste. Car le Paris d’aujourd’hui est incomparable à celui du XVIIIème où abondaient nourriture et refuges, avec la campagne accessible à vol d’oiseau, à Montparnasse, au Gros Caillou, à la Bastille, au Roule, à Charonne – une campagne bio, une campagne généreuse très éloignée de celle d’aujourd’hui ! 

 Paris au XVIIIème siècle par Cassini


Ce que cette désinformation oublie de mentionner, c’est la politique d’encouragement à l’implantation de ces rapaces* qui ont fait un ravage à Paris, comme à Londres, dans des populations fragilisées et désaccoutumées de cette prédation (les moineaux ne se méfiaient même pas des rapaces). En plus des pertes spectaculaires, le stress a été considérable.

* « une connerie » a-t-il été reconnu en mairie

voir l’historique :

Menaces sur les moineaux – l’alerte et sa négation (en 2006)

à Paris, le nombre de moineaux a fortement baissé

« (…) On trouve désormais plus de Pokémons virtuels à attraper avec son téléphone portable que de petits oiseaux. »

Pourquoi les moineaux désertent-ils nos villes ? 

« En hiver, tout va bien pour les adultes, ils trouvent assez de nourriture dans les restes de fast food pour survivre. Mais pour élever leurs petits, ils ont besoin d’aliments plus protéinés comme des insectes, qu’ils ne trouvent pas en hiver », propose Frédéric Angelier. Autre option : un changement du côté des prédateurs, notamment une plus forte pression des rapaces qui recolonisent parfois les villes. Reste la pollution chimique et sonore qui imposent des contraintes sur l’organisme des petites bêtes à plumes. « C’est sans doute une conjonction de phénomènes. S’il n’y avait que le bruit, ils s’en sortiraient. Mais une conjonction du bruit, d’un climat rigoureux et d’une maladie peut affecter les populations » 

Des moineaux importants pour le bien-être

(…) Si le déclin de cette population inquiète les scientifiques, pas de quoi alerter le citoyen lambda. Pas si sûr. « Beaucoup d’études psychologiques (1) ont montré que la présence de la nature et des espaces verts ainsi que le contact avec les animaux sauvages améliore la qualité de vie urbaine. Si le nombre d’espèces diminue, ça affecte le bien-être dans les villes », poursuit le chercheur. Mais ce n’est pas tout. Car le sort du moineau pourrait bien pendre au nez des humains. Cet oiseau « est un bon indicateur de l’état de santé des populations vertébrées dans un milieu urbain. Il a des axes hormonaux, un phénomène de vieillissement des organes proches de l’humain. Il est aussi inféodé au milieu urbain, il est donc frappé de plein fouet par ses conditions. Si les moineaux souffrent de la pollution, on peut imaginer que ça se répercute à terme sur l’homme. »

 

 

 

juillet 2016

 

Les fruits de la dévitalisation

Le camion de Nice n’a pas surgi du néant

Un monstre mécanique lancé dans la foule, à travers les chairs, les sensibilités et les intelligences. Au-delà des victimes directes, une multitude d’autres victimes, un foisonnement de liens, d’interrelations, de dynamiques collectives rompu.

Comme le travail obstiné des autres monstres mécaniques qui broient les tissus vivants les plus denses – forêts primaires, forêts secondaires, mangroves, prairies naturelles, barrières coralliennes, atolls, bocages… êtres vivants, communautés, ensembles indissociables et sociétés humaines, indistinctement.

Comme d’autres monstres qui ont déferlé en Palestine, dans Le Golfe, en Irak, en Syrie…

Les monstres mécaniques qui, partout, dévorent les vies et l’espoir renvoient au système qui les a produits.

En quelques minutes d’horreur, le drame de Nice semble condenser la violence de la globalisation capitaliste – la dictature du profit rapide contre le sens du bien commun. Comme le camion, ce système s’est frayé un chemin en fauchant les vies à l’aveuglette, les métiers et les économies locales, les communautés, les sociétés, les écosystèmes.

Le système de l’exploitation forcenée des peuples et de la biosphère, système mortifère, s’il en est, n’a pu s’imposer qu’en organisant d’abord le  reflux des forces vives  (Baudrillard). Rupture de la transmission des expériences et de la culture du bien commun, rupture des interrelations qui tissaient les communautés et les solidarités, et constituaient le potentiel du renouvellement social, culture du chacun pour soiet de l’immédiateté, partout la déstructuration a été soigneusement cultivée sur un lit de désinformations, de falsifications, de mensonges professés, de conditionnements, de forfaitures et de corruptions, pour lisser la diversité et  conquérir l’esprit des hommes  (objectif affiché des penseurs de la globalisation capitaliste). Est-il besoin de traduire ? L’étude des stratégies de cette conquête et l’expérience de ses différentes mises en pratique confirment pleinement le projet d’une colonisation planétaire, et même d’une domestication des hommes et de la biosphère.

La pensée critique presque anéantie et, surtout, muselée, les perspectives d’accomplissement personnel et collectif ont été réduites à la brigue et au gain facile à n’importe quel prix. L’engagement citoyen a été découragé, tous les comportements nuisibles au bien commun encouragéset valorisés.

Enivrée par ses succès, affolée par les profits projetés, la caste des prédateurs a perdu tout sens de la mesure des destructions qu’elle commet. Car elle n’a pas fait que désenchanter le monde, elle l’a dévitalisé – sociétés comme écosystèmes. Comme les forêts primaires remplacées par des monocultures noyées de pesticides, elle a réduit la diversité culturelle, économique et sociale, et laminé les résistances pour déréguler toujours plus(le harcèlement et l’ostracisme réservés aux lanceurs d’alerte renseignent sur l’uniformisation et la stérilisation à l’oeuvre). Car le bien commun est le principal butin convoité par les prédateurs, et sa culture immémoriale est le principal obstacle sur leur chemin. C’est bien pourquoi, dès la fin des années 1960, ils se sont appliqués à étouffer la nouvelle gauche écologiste et à lui substituer des faux-semblants.

Le creusement du fossé entre les organisateurs et les profiteurs du désastre, et leurs victimes, a multiplié les exclus et démultiplié les ruptures et les antagonismes, parachevant l’anéantissement des capacités régulatrices, au point que les sources de résilience ont été asséchées. Ce sont quelques-uns des dégâts collatéraux du projet de globalisation dont l’objectif était de permettre une prédation maximale – à mort – en faisant place nette aux hiérarchies du pouvoir confisqué et capitalisé. Maintenant, il n’y a plus un secteur d’activité, il n’y a plus un lieu où l’on ne craigne une nouvelle razzia sur le service public, un nouveau diktat d’un lobby puissamment soutenu par les institutions qui devraient le marquer à la culotte, une nouvelle concurrence déloyale, une nouvelle pollution, ou le surgissement des tronçonneuses, des bulldozers et des toupies de béton.

Après une soixantaine d’années d’ultra-capitalisme, c’est tout le vivant qui est en grand péril.

A force d’abus et d’impudences a été créé le terreau le plus favorable au développement des désarrois, des ressentiments, des simplismes, des haines et des fanatismes (a), c’est à dire les conditions les plus propices à l’apparition d’un tueur halluciné au bout de l’avenue ou devant la terrasse du café.

ACG
(a)  (…) A la crise écologique s’est asortjoutée une crise sociale grave.

20 ans après le printemps 68, le couvercle est retombé plus lourd sur la gueule de la société, sur la gueule de chacun.

On n’ose plus. On s’touche plus. On s’aime Pas. On s’fait peur. Rien ne bouge.  La France est devenue une société froide. (…)
Ecologie Infos n° 392, 1989.

 

 

 

Ibrahim Kachouch : 5 ans déjà !

auteur de plusieurs chansons satyriques contre Bachar el-Assad et le Parti Baas, lors de la révolte syrienne de 2011, assassiné le 3 juillet 2011

https://www.youtube.com/watch?v=FMi78T0yfnI

http://www.liberation.fr/…/syrie-a-hama-les-gens-sont-en-co…

Personne n’écrivait sur l’héroïsme quotidien des Syriens, ni sur la façon dont ils transformeraient le pays. Eux-mêmes demeuraient indifférents aux slogans et aux paroles chocs. Eux, les anonymes, ignorés de tous qui risquaient leur vie. Ils se réveillaient chaque jour, heureux d’être encore en vie. Ils menaient une existence simple parmi les ruines, les oliviers et les figuiers. Aussi sûrement que le jour succède à la nuit, ils grandissaient, enfantaient et mouraient sans faire de bruit. Une vie à toute vitesse.

Samar Yazbek

journaliste et écrivain syrienne Samar Yazbek est née à Jablé en 1970. Elle a étudié la littérature arabe et publié une œuvre variée qui comprend des romans, des nouvelles et des scénarios de films. Elle est également journaliste dans la presse écrite, elle a produit des documentaires et créé dans le passé un journal en ligne féministe, Women of Syria . Elle a pris une part très active dansla contestation du régime de Bachar el-Assad en 2011 . Elle a été emprisonnée plusieurs fois et forcée à visiter des prisons où étaient détenus des manifestants. Elle a été libérée car protégée par son métier de journaliste et son appartenance à la minorité chiite alaouite, la même communauté que la famille el-Assad. Mais après avoir donné des témoignages terribles du traitement infligé aux manifestants, elle a reçu des menaces de mort et a été forcée de fuir. Elle s’est réfugiée à Paris en août 2011 avec sa fille. Depuis elle ne cesse de témoigner contre le régime de Bachar el-Assad, notamment devant le Parlement européen, dénonçant les tortures et assassinats dont sont victimes le peuple et les insurgés syriens.Du 25 mars au 9 juillet 2011 elle a tenu un journal de bord des événements qu’elle a vécus en Syrie. Ce témoignage doit paraître début 2012 sous le titre Feux croisés (chez Buchet Chastel).

Les hommes font la guerre. Mais il fallait une femme, blonde, aux prunelles de chat, Syrienne de 46 ans, de grande éducation, pour peindre cette Syrie à tête de mort. Aucun pinceau autre que le sien ne fut jamais trempé dans autant de larmes pour raconter l’ivresse de la brutalité dans un pays sous le joug d’une double punition : celui d’un régime totalement détraqué et celui de la cruauté insoutenable des fanatiques islamistes. Pour être net, au sujet de la Syrie, on a tout lu et on n’a rien lu. Rarement une telle vue plongeante sur la démolition ne fut publiée. C’est chose faite avec ce travail colossal de 288 pages. Samar Yazbek l’a rédigé à Paris, où elle vit désormais réfugiée : «J’ai travaillé dans mon lit tout en fumant des clopes. J’en étais arrivée à plus de 500 pages… c’est le livre de la guerre des autres chez moi.»  (…)

http://www.liberation.fr/planete/2016/03/20/samar-yazbek-lettres-face-au-neant_1440851

Les portes du néant, éditions Stock

Feux croisés : journal de la révolution syrienne

 

 

 

 

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La pensée d’ YVES BONNEFOY restera

Qui a le droit d’être libre, qui se sent le droit de réclamer à la société les conditions d’existence qui lui permettront de se vouer, s’il le veut, au travail d’une libération intérieure, celui-ci a également le devoir d’exercer cette liberté car si l’esprit ne se mobilise pas contre l’inertie du langage au sein de sa propre parole, il est en risque de voir les stéréotypes verbaux pénétrer ses démarches les plus intimes, usurper ses motivations, décider pour lui – en bref, faire de lui une chose, ce qui mettrait fin à notre aventure sur cette terre

à propos de ce qu’il nommait l’aliénation du langage,  Entretiens sur la poésie 1972-1990 , chapitre  Poésie et liberté

Quel dommage que nous n’ayons pas su quand on nous abreuvait de stéréotypes mensongers :  gaucheautogestionsocialiste … tout ce qui emplissait la bouche des démagogues occupés à tuer la pensée critique qui menaçait leur  croissance marchande  chérie !

ROCARD couvert d’éloges…*
En 1974, les acteurs de la nouvelle gauche écologiste pensaient plutôt à lui réserver un autre sort. Juste un exemple…
A l’époque où son PSU se prétendait  gauche révolutionnaire  et  autogestionnaire  :

Les 6 heures pour l’autogestion  à la Mutualité, le lundi 14 janvier 1974, à la tribune, Rocard accuse le gouvernement français d’avoir  négligé le nucléaire  (il restera toujours favorable au nucléaire civil).
Le 6 février 1974, dans une lettre répondant à ceux qui avaient cru que le PSU était relativement proche d’eux et s’étaient étonnés de tels propos, Michel Rocard :

Nous sommes je crois chers camarades d’accord sur l’essentiel d’une perspective commune utile à la croissance marchande (…) …

La  croissance marchande  comme objectif de la nouvelle gauche – le mouvement des années 60/70 ?!  Cette  croissance marchande , c’était la promesse de nouvelles destructions massives comme celles qui avaient soulevé l’indignation et fait naître les beatniks, les provos, les situationnistes, les hippies, le mouvement écologiste, les kabouters, etc. Peu probable qu’il nous charrie. Nous n’étions pas intimes et l’humour n’était pas le genre de la maison. C’était donc du premier degré, le vrai visage derrière le masque… Mais pourquoi nous le montrait-il ? Etait-il possible qu’il se trompe d’interlocuteurs ?

Ce dérapage annonçait la suite du programme, celui, néo-libéral, dont le pouvoir  socialiste  des années 80 allait permettre l’épanouissement et qui, donc, était préparé de longue date. Nous découvrions enfin la supercherie, mais trop tard. Beaucoup trop tard.

Comme le dévoile ce compliment désormais courant :  Il a réconcilié le socialisme et l’économie de marché , Rocard était depuis très longtemps l’un des meilleurs amis des lobbies, un accoucheur de la globalisation capitaliste. Il est l’un de ceux auxquels nous devons Tout ce qu’on nous a fait avaler (ci-dessous).
* Voilà qui permet de faire le point sur l’état de la pensée critique, aussi sur la puissance de la propagande et du conditionnement… Tout aussi remarquable : les éloges déversés par les sectateurs du capitalisme parasite des écosystèmes et des sociétés disent involontairement la vérité du personnage et de son action.

 

 

 

juin 2016

 

Plus de 700 migrants noyés en une semaine en Méditerranée

http://fr.euronews.com/2016/05/29/plus-de-700-migrants-noyes-en-une-semaine-en-mediterranee/

 

 

 

 

Denis Baupin : une affaire hautement révélatrice

Ce que révèle l’aura de propos orduriers et de gestes déplacés qui semble avoir longtemps entouré un élu vert hissé jusqu’au sommet de l’assemblée des élus républicains stimule, heureusement, la réflexion. Reste à stimuler aussi la mémoire…

Marilyn Baldeck de l’association européenne contre les violences faites aux femmes au travail :

Denis Baupin ne pouvait ignorer la gravité de ses propos et de ses actes. Il dispose d’un capital social et culturel qui lui permet de savoir où se situe le dépassement de la norme .

Ah bon ? On passera sur cette  norme  énigmatique, mais l’affirmation relative à la culture est un peu grosse ! De toute évidence, Marilyn Baldeck néglige une dimension du problème : la culture dont il s’agit. Bien que M. Denis Baupin aime à se réclamer de Mai 68 et de l’écologisme, sa culture relève très largement de l’autre culture : celle qui justifie les dégradations et les destructions pour augmenter le niveau de la prédation. Parce qu’elles salissent un mouvement remarquable – la nouvelle gauche écologiste des sixties et seventies – et introduisent encore plus de confusion qu’il n’en est déjà entretenu par d’autres malhonnêtes, les prétentions de ce monsieur méritent d’en dire plus que je ne l’avais fait dans  Harcèlement et agressions sexuelles à gogo chez les Verts  (ci-dessous).

Denis Baupin interrogé par des journalistes de L’Obs :

(…) le contexte a changé : on n’est plus à l’époque libertine et post-soixante-huitarde qui régnait chez les écolos. Aujourd’hui, le regard de la société est moins open .

Je ne vais pas nier que j’ai longtemps été dans le registre de la séduction et dans une forme de libertinage correspondant à la culture des écologistes.  http://tempsreel.nouvelobs.

Ah, parce que, tout en étant né en 1962, Denis Baupin a une expérience de ce qui se passait en 68 et dans le mouvement écologiste ?

Cela ne se passait justement pas comme il le dit. Denis Baupin semble dans une confusion telle que l’on en viendrait presque à lui trouver des excuses !

– confusion entre libertinage et agression sexuelle,

– confusion entre le mouvement écologiste (consciencieusement étouffé avant la mi-temps des années 1970) et l’assortiment d’imposteurs qui lui a été substitué par le cartel des réactions (a),

– confusion entre culture capitaliste du pouvoir et de la prédation (la culture impérialiste)… et culture immémoriale du vivant, la culture arcadienne de l’historien de l’écologisme Donald Worster.

Denis Baupin fait-il exprès de la désinformation pour tenter de s’absoudre, ou croit-il vraiment à la version dénaturée et avilie de l’écologisme ? Ses déclarations sur la culture du mouvement dont il se réclame abusivement ne seraient-elles pas sincères, au moins un petit peu ? La falsification de l’histoire du mouvement écologiste pour lui substituer celle d’une intégration au système dominant, l’effacement de sa culture pour la remplacer par les joutes du capitalisme de pouvoir, l’omerta complice révélée en même temps que les turpitudes, achèvent de démontrer un retournement complet de sens. Depuis un certain temps, chacun peut, dans son environnement comme à grande échelle, en mesurer les conséquences.

La réussite de l’opération que Bernard Charbonneau avait dénoncée est telle qu’il est probable que, comme la plupart de ceux qui n’ont pas connu le mouvement écologiste, Denis Baupin en ait été abusé. Surtout après ses déclarations, il est clair que le problème dépasse de très loin sa personne.

ACG

(a) Gauchistes des beaux quartiers, PS, PSU rocardien, acteurs et soutiens de la grande distribution, agents du Congrès pour la Liberté de la Culture, néo-cons… tous ensemble dans la guerre froide culturelle pour désamorcer tout ce qui pouvait menacer leur chère prédation et l’essor du tout-capitalisme, y compris l’alerte écologiste ! Tous ensemble et bientôt rassemblés dans la Fondation Saint Simon (1982/1999) pour conforter la globalisation capitaliste, etc.

Petit rappel à l’attention des incrédules : c’est Bernard Charbonneau qui, le premier, a dévoilé l’organisation de la prise de contrôle rampante du mouvement écologiste par « la caste dirigeante », dans un article du n° 21 de La Gueule Ouverte, juillet 1974 – Le  mouvement écologiste , mise en question ou raison sociale(sur www.planetaryecology.com, rubrique Une mémoire du mouvement écologiste 4ème chapitre).

…car la  mise en question  portée par l’alerte écologiste était intolérable pour les dominants. Alors que les pires cauchemars redoutés par les écologistes ont été réalisés, l’expression de cette  mise en question  est toujours systématiquement étouffée*.

*remarquable : le site planetaryecology est l’objet d’une attaque en règle depuis plus de 6 mois. Il est même désormais classé comme  dangereux  pour les utilisateurs (hébergé par Joomla, le site est géré par http://www.artifis.fr/).

La raison sociale comporte, en premier lieu, le terme générique de l’activité ou du produit (ex : Société Civile Professionnelle), puis l’appellation spécifique qui permet de distinguer la société des autres. La raison sociale doit être indiquée lors de l’inscription au registre du commerce.

Dans certains cas, seule l’appellation spécifique fait office de raison sociale.

Ces noms d’entreprises comportent également les patronymes des associés indéfiniment responsables et parfois des expressions telles que  et Associés ,  et Fils …

http://www.journaldunet.com/management/pratique/creation-d-entreprise/1779/raison-sociale.html

et encore :

Un dragueur réputé lourd

http://www.crepegeorgette.com/2016/05/09/dragueur-lourd/

 

 

 

 

mai 2016

Rapport accablant de l’Observatoire de la Biodiversité

évidemment, vu l’inculture des élus et des services officiels, et la poursuite frénétique des destructions sous la houlette des lobbies  !

– régression d’un quart (23%) des populations d’oiseaux communs les plus sensibles aux dégradations des écosystèmes entre 1989 et 2015;

c’est même près de la moitié (- 46%) pour les populations de chauves-souris entre 2006 et 2014.

Un tiers (32%) des espèces évaluées dans les Listes rouges UICN-MNHN sont menacées, de 8% à 50% selon les groupes d’espèces.

– La destruction, la dégradation ou la banalisation des milieux naturels se poursuit. En métropole, près de 67 000 ha par an en moyenne (66 975 ha) ont été détruit par artificialisation entre 2006 et 2014.

Les prairies, pelouses et pâturages naturels paient le tribut le plus lourd avec plus de 50 000 ha (52 236 ha) perdus par artificialisation entre 1990 et 2012.

Les cours d’eau quant à eux présentent une fragmentation par les ouvrages correspondant à 16 obstacles à l’écoulement pour 100 km de cours d’eau en 2014.

http://www.naturefrance.fr/sites/default/files/fichiers/ressources/pdf/160518_cp_bilan_2016_etat_biodiversite-france_onb.pdf

Abattoirs

Nous sommes tous complices de cette barbarie

(…) La salve dénonciatrice de l’ancien inspecteur des services vétérinaires commence par l’étape de l’étourdissement, qui précède la saignée de l’animal :  Parler d’anesthésie est un pur mensonge, une tromperie . Il y critique en effet un système  avant tout utilisé afin de favoriser le travail de l’homme . Pour les cochons, les moutons et les chèvres, l’utilisation de l’électronarcose, qui envoie une décharge électrique à l’animal,  n’induit pas de perte de sensibilité à la douleur . Pour Martial Albar, donc,  rien ne prouve que l’animal ne ressent pas ce qui se passe ensuite .  D’ailleurs, dans tous les abattoirs qu’il a pu visiter durant sa carrière,  presque systématiquement, les animaux reprennent conscience avant d’être saignés .

Un constat clair qui démontre que les abattoirs ne cherchent pas à anesthésier l’animal mais bien, simplement,  à l’immobiliser afin de faciliter et sécuriser le travail des employés qui doivent le suspendre ensuite par une patte arrière sur la chaîne d’abattage.

(…)

 J’ai vu des cochons encore conscients quand ils entraient dans l’échaudeuse, le bain d’eau bouillante. Pareil pour les chèvres et les chevreaux, les agneaux et les moutons : après la saignée, on leur sectionne les quatre avant-pattes pour commencer à retirer leur peau; et bien souvent, quand l’opérateur attaque ça, l’animal n’est pas complètement mort 

(…)

Martial Albar met en évidence un problème propre à cette crise qui traverse les abattoirs : le manque d’humanité dans ces lieux. Il raconte un des mauvais traitements qui l’a le plus marqué durant douze ans :  Les agneaux. Avant d’être abattus, quand ils sont parqués, ils pleurent comme des bébés. On se croirait dans une crèche. Et quand on s’approche d’eux, ils veulent téter nos doigts parce qu’ils ont faim … . En face de ces agneaux, des opérateurs, qui leurs  fracassent la tête pour aller plus vite . Evidemment,  ils sont là pour mourir , répondent-ils. Dans ce désordre moral, quel est le rôle des vétérinaires sanitaires mandatés par l’Etat ? Ne peuvent-ils pas influer sur ces procédés ? Pour Martial, leur poids est minime :  Les vétérinaires sanitaires contractuels et les inspecteurs de la santé publique vétérinaire assistent peu à la mise à mort des animaux et n’ont pas envie d’embêter des abattoirs avec des questions de souffrance animale , car dans ces lieux, être sensible c’est surfait :  c’est un milieu viril .

Le constat de l’ancien inspecteur des services vétérinaires est implacable :  En 2016, en France, on n’est toujours pas capable de tuer des animaux sans les faire souffrir , alors  au final, nous sommes tous complices de cette barbarie .

(…)

Un milieu viril  ? Un milieu où toute intelligence est abolie, oui (l’intelligence commence avec la sensibilité). Un milieu totalement dépravé.

Combien de complicités ?

http://www.liberation.fr/france/2016/05/16/abattoirs-nous-sommes-tous-complices-de-cette-barbarie_1453067

http://www.marianne.net/ex-inspecteur-services-veterinaires-raconte-horreur-abattoirs-100242946.html

 

 

 

 

Des chimpanzés sauvés de la mort  scientifique

The Wisdom of the Wild – Chimpanzees

It’s a story of rescue, rehabilitation, and resilience. The famous animal behavior researcher Linda Koebner helped two laboratory chimpanzees transition to a life outside of bars, then left them to live their lives in a sanctuary where the chimps could live a more normal life. But in the documentary Wisdom of the Wild, Koebner returns to check on her old friends, unsure if they’d welcome her home after all these years.

According to PBS, Koebner was just a grad student when she began helping the chimps transition from their traumatic life inside cages, to a more free and open space. It was unclear if the chimps would be able to transition into this new life, but Koebner coaxed the chimps to leave their cages, and over the next four years helped them with their successful transition.

https://worldofanimals.org/2016/04/29/researcher-linda-koebner-has-emotional-reunion-with-chimpanzees-she-worked-with/

linda+loebner

Linda Koebner, an animal behavior researcher who once studied how chimps adapted back to life outside the laboratory, now works to place hundreds of surplus research chimps in new homes.

https://www.youtube.com/watch?v=_Tgb25Nia6w

 

 

 

 

Harcèlement et agressions sexuelles à gogo chez les Verts

Que l’auteur de ces faits longuement répétés ait pu s’insérer dans cet appareil et grimper dans la hiérarchie du système jusqu’à occuper l’un des postes les plus en vue de la République est déjà très intéressant. Cela renseigne sur la qualité de ces structures.

L’omerta ayant tout aussi longuement occulté les faits est encore plus révélatrice :

 C’était très, très connu dans le parti , a assuré lundi à l’Agence France-Presse un collaborateur des députés du groupe à l’Assemblée.

Oui, je savais, pas tout, pas complètement  (…)  Autour d’un bon verre de vin, en soirées amicales, tour à tour, des camarades, pour certaines des amies, parlaient, se confiaient et je blêmissais, et je savais que ça tomberait un jour (…) . Et, comme si cela n’était pas déjà un problème, on entend :  Oui, on le connaissait comme un dragueur lourd, mais pas à ce point .

Mieux encore,  après des allusions à des rumeurs d’agressions sexuelles dans le parti « assez récemment dans un conseil fédéral, à la surprise générale la personne qui est montée à la tribune pour demander qu’on arrête de discuter ça, c’est sa compagne, c’est Emma Cosse (…). Elle est montée à la tribune pour dire : “Ça suffit, je refuse qu’on continue de débattre de cette question » (…) .

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/05/09/denis-baupin-accuse-d-agressions-sexuelles-il-ne-faut-rien-laisser-passer_4916045_823448.html

montée à la tribune… A la tribune ? Parce qu’il faut s’élever au-dessus des autres pour parler ? Parce qu’il suffit qu’un  représentant  roule des mécaniques et dise ça suffit pour que le silence retombe ? Cela seul résume tout.

En contrepoint,avec un chantage classique à l’emploi, l’on retrouve aussi l’abjection des relations de domination/soumission caractéristiques du capitalisme :

Toi, tu n’auras jamais de poste dans ce parti

http://information.tv5monde.com/terriennes/accus%C3%A9-d-harc%C3%A8lement-sexuel-Denis-Baupin-d%C3%A9missionne106252

De plus en plus remarquable, même une élue d’un autre parti affirme  tout le monde savait .

En plus de quelques autres menus détails (a), cela permet de mesurer l’abîme culturel qui sépare ce parti de l’écologisme. Il y a déjà un certain temps, au temps où l’auteur de ces actes misérables portait des culottes courtes, avant que l’une et l’autre dynamiques, et d’autres encore, ne soient attaquées et presque effacées par les forces morbides (b), l’écologisme et le féminisme étaient ensemble dans le mouvement de résistance à l’offensive mondiale du système dominant (la globalisation capitaliste) : la nouvelle gauche. Logique : l’écologie – la connaissance du vivant – enseigne le respect de l’autre. C’est le B.A.-BA.

Même celles et ceux qui n’ont pas vécu ces années enthousiastes et ne connaissent pas leur véritable histoire peuvent aujourd’hui deviner à quel point l’alternative a été outragée et souillée, et plusieurs générations bernées (c).
Quel gâchis !

(a) entre autres, ceci résultant de cela, la passion pour le capitalisme du pouvoir et l’électoralisme

(b) les responsables de l’essentiel des catastrophes actuelles

(c) comme en a témoigné Guy Hocquenghem avec sa toujours actuelle Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary

1ère manif Sem de la Terre_01

 

 

 

 

avril 2016

 

Zones humides : le massacre continue

Autant d’élus, de services de l’Etat, autant d’aveugles qui ne veulent surtout pas faire de vagues et s’opposer à un projet de construction fut-il sur une zone humide !

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Zones humides : le massacre continue [12/04/16]

Malgré la réglementation, malgré les SAGE, malgré les programmes bassins versants, malgré les inventaires et toutes ces démarches qui coûtent un paquet de pognon aux contribuables et aux consommateurs d’eau via leurs redevances à l’agence de l’eau, l’assèchement des zones humides se poursuit inexorablement.

La preuve : cette construction d’un élevage sur la commune de Langoélan, sur le bassin versant du Scorff. Toutes les parcelles riveraines, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, ont été classées en zone humide lors de l’inventaire. Sauf évidemment celle sur laquelle a démarré depuis quelques semaines la construction d’un poulailler sur une prairie couverte de joncs, désormais partiellement remblayée.

Personne n’a vu la zone humide ! Ni les services préfectoraux, ni la commune qui ont délivré le permis de construire, ni le syndicat d’eau qui anime le programme de protection du Scorff, ni les membres des commissions communales qui ont fait l’inventaire, … Autant d’élus, de services de l’Etat, autant d’aveugles qui ne veulent surtout pas faire de vagues et s’opposer à un projet de construction, fut-il sur une zone humide !

Une fois encore, il aura fallu qu’une sentinelle associative prenne – elle – ses responsabilités et tire la sonnette d’alarme. Et encore ! Le syndicat du Scorff demande un  signalement officiel  à Eau & Rivières de Bretagne pour pouvoir agir, comme s’il ne lui suffisait pas d’avoir constaté lui-même les dégâts pour pouvoir agir !

Désespérant de voir autant d’argent investi pour rien sur les bassins versants, autant d’emplois soit disant au service de l’eau, autant de procédures inutiles ! A croire que faute de volonté, on multiplie à l’envie les outils, les procédures, les démarches, les inventaires, les programmes, pour laisser croire qu’on agit.

Préserver nos zones humides ou l’eau : ce ne sont pas les moyens qui manquent ! Seule la volonté fait défaut ! Et sur cet exemple, prenons le pari que jamais le poulailler ne sera démonté, que jamais le remblai ne sera enlevé, que jamais, la zone humide ne retrouvera ses fonctionnalités et sa biodiversité d’origine !

(Eau et Rivières de Bretagne)

eau-et-rivieres.asso.fr

Eh bien voilà ! Ce que constatent les amis bretons correspond exactement au constat fait par le collectif de Saint Gengoux le National*, par le collectif du Rousset** aussi. 

Hélas ! Les différents contacts du collectif dans d’autres régions nous l’avaient déjà appris, St Gengoux n’est pas le seul lieu abandonné par les législations, l’administration d’Etat et les nombreux organismes alimentés par nos impôts pour protéger le bien commun. Il y a beaucoup d’autres zones blanches où la logique du bien commun, le droit, l’intelligence du vivant, le sens de l’avenir, n’ont pas droit de cité.  

Et, maintenant, Oyez le message de l’Agence Rhône Méditerranée qui est en charge de la tête de bassin versant de St Gengoux...

Zones humides, zones utiles : agissons !

https://www.youtube.com/watch?v=rVStFHRfOnc

disparition+zones+humides

disparition des zones humides en France ces dernières dizaines d’années

Une nouvelle gestion des rivières arrive à l’heure de la Gemapi 

https://www.youtube.com/watch?v=IzrwF4XKUBk

fonctionnement+naturel+des+rivi%C3%A8res

plus+d%27espace

* L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie : le Ruisseau de Nolange

https://renaissancerurale71.wordpress.com/

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie

https://renaissancerurale71.wordpress.com/2015/08/09/leau-2/

** Source Info   http://www.ace-arconce.fr/source.htm

 

 

 

 

Produits ménagers : la liste noire


De très nombreux produits ménagers contiennent une ou plusieurs substances  indésirables . Une enquête de 60 Millions de consommateurs  veut  sensibiliser le public au double visage  de ces produits chimiques.

Les experts de 60 millions de consommateurs ont évalué plus d’une centaine de produits, parmi lles plus courants. Conclusion :  la quasi-totalité contient une ou plusieurs substances indésirables , allergisantes, irritantes, corrosives, et/ou risquées pour l’environnement.

(…) 20 substances problématiques pour la santé ou l’environnement, sont listées dans un  mémo des toxiques  destiné à aider le consommateur dans ses achats. Des exemples de marques où ces substances sont présentes sont également donnés.

ttp://www.franceinter.fr/depeche-produits-menagers-la-liste-noire

Des produits nuisibles hors de la maison aussi… Car il a fallu produire ces inutilités, voire ces dangers publics, et les vendre en masse !

En amont, il y a des grandes surfaces bouffeuses de terres agricoles et de commerces de proximité.

Il y a des flottes de camions et, probablement, de bateaux.

Il y a des hangars de stockage ; de ceux qui forment ces dépotoirs à perte de vue que l’on voit s’étendre partout dans les campagnes changées en banlieues.

Il y a des usines, évidemment très polluantes puisque leurs productions raffinées le sont aussi. Et il y a d’autres usines pour alimenter celles qui transforment.

Et il y a des extractions de matière, partout, jusque dans les écosystèmes rares à protéger de toute intrusion.

Partout des victimes, par millions, par milliards, innombrables. Des hommes à tous les stades de la production à la  consommation , d’autres êtres dans les terres agricoles, les zones humides, les têtes de bassin versant, les eaux…

Tout ce saccage pour quelques profits dans les poches des irresponsables.

 

 

 

 

Les abattoirs : miroir de notre civilisation

Après les abattoirs du Vigan et ceux d’Alès, dans le Gard, ce sont cette fois des images des chaînes de l’abattoir intercommunal de Soule, dans le Pays basque (…) Vidéo après vidéo se dessine ce qui ne serait peut-être pas qu’un dysfonctionnement mais, au contraire, la marche normale de l’industrie de la viande. Surtout quand on sait que du petit abattoir de Soule – 33 salariés – sortaient des palettes de viandes destinées aux filières bio et aux circuits courts des Amap, au «Label rouge» ou au chef Alain Ducasse.

Notre culture est sortie de la prédation pour entrer dans l’extermination et le zoocide

(…) dans le scandale de l’abattoir intercommunal de Soule, c’est celui des indications de «Label rouge» et «bio» qui lui sont accolées. On savait déjà que de tels labels sont à prendre avec des pincettes, mais ce qui vient d’être observé remet sérieusement en cause la confiance qu’on peut avoir en eux. En fin de compte, un «carnivore éthique» doit se demander dans quelle mesure il est encore possible de manger de la viande qu’il n’a pas «tracée» lui-même.

(…) Le ministre s’est bien sûr empressé, lui aussi, de dire qu’il était choqué, de diligenter une inspection de l’ensemble des abattoirs et de donner un statut de lanceur d’alerte à au moins un salarié de tous les abattoirs. C’est beaucoup mieux que de seulement exprimer son indignation, mais ce n’est quand même pas grand-chose. Surtout venant d’un ministère qui a récemment autorisé l’ouverture de superfermes industrielles en France, et qui est plutôt ambivalent sur le sujet. Laisser réguler un phénomène par celui qui le développe n’est pas nécessairement le plus efficace – en termes d’éthique – et la situation dramatique des agriculteurs en France montre d’ailleurs que c’est tout aussi catastrophique en termes économiques.

(…) Plus généralement, il faut penser sérieusement le statut de la violence faite à l’animal dans nos sociétés et replacer le problème des abattoirs dans un contexte plus large, celui de la violence exercée contre le vivant, qui est au cœur même de notre culture contemporaine. Le problème récurrent des abattoirs n’est qu’un exemple parmi d’autres d’un rapport profondément pathologique aux animaux qui s’exprime de multiples façons. Il faudrait évoquer la pêche industrielle, qui rejette en mer des millions de poissons pêchés parce qu’ils ne sont pas conformes à ce qu’on attend d’un point de vue commercial et qui choisit de tout pêcher pour ne faire un tri qu’a posteriori. Il faudrait parler de tous ces animaux qui sont tués par «effets collatéraux» de nos actions les plus quotidiennes (parce qu’on empoisonne ou détruit leurs écosystèmes et ceux de leurs proies, parce qu’on les heurte en roulant en voiture, parce qu’on les étouffe avec des sacs en plastique qui sont jetés en mer). Il faudrait aborder la question de ces animaux qu’on garde captifs dans des conditions déplorables dans des laboratoires scientifiques et auxquels on fait subir des traitements inacceptables dans un certain nombre de cas, etc.

(…) On est sortis de la prédation pour entrer dans l’extermination, le zoocide et la barbarie interspécifique.

(…) Tolérer de tels agissements me souille en tant qu’être humain.

Dominique Lestel

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/03/on-tue-l-animal-de-facon-massive-et-obscene_1443678

Portons un coup au plaisir carnivore

(…) l’absence des services vétérinaires à ce point crucial de la chaîne, le «poste d’abattage», n’est pas le fruit d’un hasard. S’ils sont occupés ailleurs, c’est parce qu’il est tacitement entendu que les employés sont libres de faire ce qu’ils veulent de ces victimes – qui sont collectivement les nôtres.

(…) il n’y a rien d’étonnant dans ces scènes effroyables, car le privilège exorbitant de se voir, au point du jour, confier par milliers, dizaines de milliers, des animaux à écorcher ne saurait se faire sans «dérive». La dérive, ce sont les abattoirs eux-mêmes, grands ou pas, mobiles ou immobiles.

Florence Burgat

http://www.liberation.fr/debats/2016/04/03/portons-un-coup-au-plaisir-carnivore_1443680

Le traitement infligé aux animaux, nos proches dans le vivant, nos complémentaires, reflète exactement ce que nous sommes devenus collectivement. Il trahit l’effondrement de la culture de la vie et le triomphe de  l’école de la domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant.  (Max Horkheimer et Theodor Adorno, La dialectique de la raison, New York 1944)

ll a bon goût le fruit mûr

Que nous croquons à pleines dents

Et qui par toutes ses blessures

Fond dans notre bouche à présent

Il nous a fallu du temps

Il nous a fallu des années

Pour voir un jour dans notre champ

Fleurir les branches du pommier.

Refrain

Patience avait dit la vie

Si tu veux le paradis

Tu dois attendre demain

Peut-être attends-tu pour rien

Demain c’est l’éternité

Je n’ose pas y penser

Nous vivons si peu de temps

Qu’il ne faut pas perdre un Instant.

(…)

https://www.youtube.com/watch?v=JEoy8YL–50

 

 

 

 

mars 2016

 

Un crime de masse permanent

être tué à l’abattoir de Mauléon

http://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/mauleon/

rappel :

La dégénérescence même dans le  bio

ci-dessous en février

Car cet abattoir de Mauléon, comme celui du Vigan, est prétendu  bio  avec, s’il vous plaît, une certification Ecocert !

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/29/un-nouveau-cas-de-cruaute-mis-au-jour-dans-un-abattoir-francais_4891669_3244.html

Une mort digne pour les animaux d’élevage est possible

Devenir vegan n’est pas la seule solution pour respecter les animaux. Autorisons plutôt les éleveurs à abattre les bêtes dans leur ferme, loin des abattoirs.
(…) les abattoirs visés par L 214 sont de petits abattoirs locaux au service d’éleveurs, pour beaucoup en circuits courts ou en vente directe, et non les gros abattoirs industriels où l’on tue des centaines de cochons par jour à des rythmes effrénés.

(…) la bonne mort dans les abattoirs, petits ou grands, est impossible, compte tenu notamment des objectifs de rentabilité de ces structures. Cette impossibilité conduit certains éleveurs, pour respecter leurs devoirs moraux envers les animaux, à agir de façon illégale et à abattre leurs animaux à la ferme. Cela en accord avec leurs clients qui préfèrent, comme l’éleveur, savoir ce qu’il advient des animaux et pouvoir en porter la responsabilité. Pourquoi, pour respecter les animaux, les éleveurs doivent-ils se mettre dans l’illégalité et risquer prison et forte amende ?

C’est pour participer à rendre légales les pratiques d’abattage à la ferme que nous avons constitué un collectif «Quand l’abattoir vient à la ferme», qui regroupe des éleveurs, des associations de protection animale, des vétérinaires, des particuliers. Il s’agit de rendre possible pour les éleveurs la construction d’une salle d’abattage sur la ferme ou l’usage d’un abattoir mobile.

Jocelyne Porcher

http://www.liberation.fr/debats/2016/03/30/une-mort-digne-des-animaux-d-elevage-c-est-possible_1442895

Quelque chose de pourri en profondeur

Comment ne pas approuver la précédente proposition ?

L’abattage à la ferme a été interdit dans les années 1980 sous des prétextes sanitaires, mais surtout pour que les industriels et les financiers vendent des matériels, des  services  et des dettes tout en dévorant de la subvention généreusement attribuée par les mêmes élus qui édictaient les réglements. De très nombreux producteurs de bons produits ont été ruinés et la perte de diversité a encore une fois profité à… la grande distribution. Tiens !

Et la massification de la mise à mort des animaux par des gens ne les ayant pas élevés, ne les connaissant pas, n’en ayant qu’une vision réductrice – des obsédés du profit et de la rentabilisation, et des manoeuvres sans aucune formation soumis aux cadences de la productivité industrielle, les a plus que jamais chosifiés, réifiés, réduits à n’être que de la matière première. Cette planification poussée à l’extrême par le capitalisme néo-libéral avec les années 1980 a été la cause d’une systématisation du mépris du vivant et de la torture, en même temps qu’elle organisait la ruine de la vente directe et des pertes considérables pour les producteurs et les consommateurs.

C’est une nouvelle sinistre illustration de la dénonciation faite par Theodor Adorno et Max Horkheimer ( La dialectique de la raison ) de la culture et du système développés en effaçant la pensée critique* :

(…) une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. (…)

* comme l’ont été la nouvelle gauche écologiste des années 60/70 et le sursaut de la fin des années 80.

Quand l’abattoir vient à la ferme

le site

(…) Des éleveurs témoignent, dans des recherches récentes, des difficultés qu’ils rencontrent lors du transport et de l’abattage de leurs animaux ainsi que, pour ceux qui commercialisent en vente directe, des difficultés qu’ils ont à récupérer l’ensemble de leurs produits.

Ils constatent en observant les comportements de leurs animaux que le transport, le changement de lieu et d’environnement social, le contexte bruyant et violent de l’abattoir engendrent sur leurs animaux stress et souffrance avant l’abattage, ce qu’ils n’acceptent pas. Ils considèrent que dans la situation actuelle,  les animaux conduits à l’abattoir sont réduits à de simples objets de production et ne sont pas respectés comme des êtres vivants dont la vie et la mort comptent.

Par respect pour leurs animaux qu’ils élèvent dans de bonnes conditions, ces éleveurs expliquent vouloir assumer leur métier d’éleveur en accompagnant dignement leurs animaux jusqu’au bout. Ils veulent ne plus avoir de raison de douter de l’origine des produits qu’ils commercialisent. (…)

(…) Dans le contexte d’une industrialisation accrue de l’élevage, des éleveurs, des consommateurs et des citoyens résistent et proposent un autre modèle. Il y a des éleveurs qui ont décidé qu’ils ne voulaient plus amener leurs animaux à l’abattoir et qu’au contraire, ils voulaient que le dernier jour de l’animal dont ils ont pris soin, soit un jour comme les autres.

Nous avons monté un collectif, nous avons discuté, imaginé, nous nous sommes parfois disputés, mais une solution nous semble à tous être la clé d’un élevage véritable : l’abattage à la ferme et la possibilité pour les citoyens d’être responsables de leur démarche de consommation. (…)

https://abattagealternatives.wordpress.com/

 

 

 

Derrière la gastronomie, une cruauté de masse

L’indignation saine qui a saisi une grande partie de l’opinion au spectacle des cruautés infligées aux animaux dans plusieurs abattoirs français va bien plus loin qu’une simple réaction de compassion plus ou moins sentimentale. Elle pose brutalement la question générale, sociale et philosophique, de la souffrance animale dans nos sociétés. (…)

http://www.liberation.fr/france/2016/03/31/derriere-la-gastronomie-une-cruaute-de-masse_1443157

Laurent Joffrin (ex Fondation Saint Simon à la grande époque) découvre l’un des recoins immondes des coulisses du système…  qu’il a fortement contribué à installer (souvenons-nous de la spectaculaire opération  Vive la crise  en 1984 :

http://www.arretsurimages.net/breves/2014-02-28/Vive-la-crise-1984-mea-culpa-de-Joffrin-Slate-id17004

Mais, au moins, Joffrin a reconnu son erreur. On ne peut pas en dire autant de la plupart des autres qui refusent encore de témoigner, quand ils ne poursuivent pas leur travail de sape. C’est, d’ailleurs, l’une des causes des différents effondrements enfin constatés.

 

 

 

 

Guadeloupe : monstre chimique

le scandale du chlordécone

Nombre d’Antillais voient comme un scandale d’Etat ce chlordécone épandu pour lutter contre un charançon amateur de bananes, de 1972 à 1993. L’outre-mer avait obtenu une dérogation spéciale, car la métropole avait officiellement banni cet insecticide en 1990, tandis que les Etats-Unis avaient stoppé net sa production et son utilisation dès 1976. Trop dangereux.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/16/guadeloupe-monstre-chimique_3160656_3244.html

Voici comment la France a volontairement empoisonné les antillais pendant de nombreuses années. Ça donne la chair de poule ! Comme par hasard, c’est toujours sur les populations  non-blanches  que les européens commettent ce genre d’abominations…

https://www.facebook.com/La-Chronique-%C3%89pic%C3%A9e-56…/…

Que l’auteur de La Chronique épicée se rassure, beaucoup de français d’Europe sont parfaitement capables de s’empoisonner eux-mêmes, et pire…

 

 

 

février 2016

 

Sans toit, sans leurs affaires, sans aide, sans soins… comment sont traitées les victimes de l’action policière

Saint-Denis : les Oubliés des attentats

Jeudi 18 février, 3 mois jour pour jour après l’assaut des forces de l’ordre sur leur immeuble où était  retranché Abdelamid Abaoud, le cerveau des attentats de Paris, les habitants du 48 rue de la République à St Denis manifestaient.

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inRead invented by Teads

Victimes collatérales du terrorisme, ils ont tout perdu suite à cet assaut d’une extrême violence qui aura duré presque 7h. L’immeuble est aujourd’hui inhabitable et sur les 45 ménages qui y vivaient seuls 10 ont été relogés. Pire, ils ne sont toujours pas reconnus comme victimes, et ne peuvent prétendre à aucune indemnisation, ni prise en charge suite au traumatisme subi.

A Saint-Denis, c’est toute la population qui se sent méprisée. Et la colère monte parmi les habitants du 48 qui ressentent cette situation comme une injustice, persuadés que s’ils avaient habités Paris, les choses se seraient passées autrement.

Un reportage de Charlotte Perry

http://www.franceinter.fr/emission-comme-un-bruit-qui-court…

Après l’assaut du Raid, l’État ne répond plus

La plupart des victimes collatérales de l’assaut de Saint-Denis, intervenu il y a deux mois, sont toujours SDF. L’État ne tient pas ses promesses.

Deux mois jour pour jour après l’assaut de Saint-Denis, les 43 familles habitant au 48, rue de la République sont exaspérées. Elles n’ont pu regagner leur immeuble, rendu inhabitable par l’explosion d’un kamikaze et le déluge de feu du Raid visant la planque d’Abdelhamid Abaaoud.

http://www.humanite.fr/apres-lassaut-du-raid-letat-ne-repond-plus-595867

 

 

 

 

Crise  agricole,  crise  de l’élevage…

quelques rappels utiles

Et, d’abord, celui de Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale :

La FNSEA, via les Chambres d’Agriculture, elle a qu’à se remettre du côté de l’agriculteur. Tout ce qu’on vit, ils l’ont cogéré depuis 20 ans. Et, maintenant, ils osent monter les agriculteurs en leur disant  Voyez, trop de paperasse, trop de ceci, trop de cela  !

(journal de 19H, France Inter samedi 27 février)

Bernard Lannes n’est pas méchant. La FNSEA cogère le démantèlement de la paysannerie et des campagnes depuis les années cinquante.

Là-dessus et sur la façon dont les campagnes ont été ruinées, un livre toujours très utile :

Le Krach alimentaire, de Philippe Desbrosses, Le Rocher 1988.

Et, ci-dessous, en juillet 2015, le sujet :

La grande distribution écrase les campagnes, maximalise la souffrance animale et tire la bouffe vers le bas

avec le rappel de l’excellent film HERBE de Matthieu Levain et Olivier Porte, film qui brosse un tableau limpide de la situation.

 

 

 

 

De plus en plus bas, toujours plus profond dans l’immonde

La dégénérescence même dans le  bio  !

Le procureur de la République d’Alès a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire après la diffusion de la vidéo par L214. L’abattoir du Vigan a par ailleurs été fermé  à titre conservatoire  par les élus qui en ont la charge.

Le procureur de la République d’Alès a été destinataire mardi 23 février 2016 d’une plainte de l’association L214 dénonçant des faits de sévices graves, mauvais traitements sur animaux et violation de la réglementation relative à l’abattage , écrit Nicolas Hennebelle dans un communiqué.

Cette plainte vise principalement les conditions d’abattage des bovins, cochons et moutons dans l’abattoir du Vigan. Le parquet a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire afin de vérifier les éléments contenus dans cette plainte , poursuit-il. L’enquête sera menée par la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires, en co-saisine avec la brigade des recherches de la gendarmerie du Vigan, précise-t-il.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/02/23/l214-le-vigan-gard-abattoir-bio-animaux-images-actes-cruaute_n_9295956.html

Derrière les murs d’un abattoir certifié bio

http://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/le-vigan/

Actes de cruauté dans un abattoir du Gard certifié bio

Les images diffusées par L214 ont été tournées dans l’abattoir intercommunal du Vigan, une petite commune cévenole, entre juin 2015 et février 2016. On y voit des moutons violemment jetés contre l’un des enclos de l’abattoir ; des employés riant en électrocutant des cochons avec la pince d’électronarcose ou, plus tard, insistant jusqu’à les brûler ; des animaux mal étourdis, encore conscients lorsqu’ils sont suspendus puis saignés ; un porcelet qui se détache à plusieurs reprises de la chaîne d’abattage ; du matériel défaillant ou inadapté et des inspecteurs-vétérinaires absents.

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2016/02/23/actes-de-cruaute-dans-un-abattoir-du-gard-certifie-bio/

Le délabrement mental et le sadisme des ouvriers dit assez la qualité de la sélection à l’embauche, aussi l’exigence quant à la formation et aux références ; et, sans aucun doute, le niveau des salaires.

L’insuffisance du personnel et les méthodes stupides, à commencer par l’entrée simultanée de plusieurs animaux dans la salle d’abattage (ici, tout un groupe !), révèlent le sérieux de la direction de l’entreprise et le sens de sa principale préoccupation – le rendement à n’importe quel prix au détriment des animaux, également des employés.

Tout ensemble montre la responsabilité entière de l’entreprise, les carences du suivi vétérinaire et le j’m’enfoutisme des éleveurs qui confient leurs animaux à cette horreur. D’ailleurs, un éleveur et un syndicat* se sont empressés de minimiser et de tenter de décrédibiliser l’information, révélant ainsi une déficience de la conscience qui fait craindre le pire.

* FDSEA

Même constatation pour les acheteurs, bref pour toute cette filière « bio » qui avilit le bio.

Tout dans cette affaire empeste la chosification du vivant sous le profit au moindre coût, et révèle une très longue et très contagieuse dégradation pour en arriver à ce point.

Comme souvent, le scandale révèle une réalité plus stupéfiante encore. D’après l’interview de Bruno André, président de l’abattoir de Gap et porte-parole de la FDSEA, « la DDCSPP impose des résultats, mais pas de moyens. Ils veulent de plus en plus de résultats, mais à nous de trouver les moyens ».

Autre problème : le manque de formations, aucun institut en France ne forme au métier d’ouvrier d’abattage.

http://alpesdusud.alpes1.com/son/podcast/48322/abattage-il-n-y-a-pas-de-formations-mais-les-controles-sont-effectues-de-l-elevage-a-l-abattage

Encore une spécificité française ?

Une carence due à la réification générale du vivant par la  culture anti-nature  développée depuis Descartes, Malbranche and Co et radicalisée par le capitalisme de la rentabilité et de la  compétitivité  à tout prix ?

Un pays où, dans les années 1980 encore, il était inenvisageable d’aborder l’émotion et la sensibilité au cours des études vétérinaires !

Un pays où la souffrance des bébés était négligée, voire contestée, il n’y a pas longtemps !

Et cette  DDCSPP , quelle est sa compétence et son soucis du bien-être des animaux et de la qualité de leur viande* ?

* le seul point de vue utilitariste condamne absolument cette filière abjecte, car la viande des animaux maltraités et saisis par la terreur est polluée par les toxines.

 

 

 

 

Référendum local sur le projet qui menace Notre Dame des landes : 

l’ultime perfidie

Le Président de la République a projeté d’engager un processus réputé démocratique plutôt que d’appliquer simplement la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques (2006) et la Directive-Cadre européenne sur l’Eau (2000). Pourtant, elles ont été votées pour protéger précisément les espaces comme celui de Notre Dame des Landes qui est à cheval sur 2 têtes de bassin versant. Les lois, surtout celles-ci qui sont fruits d’un très long processus d’étude, de maturation et d’élaboration depuis le terrain jusqu’au plus haut niveau de décision, ne sont-elles pas démocratiques ? Ne sont-elles pas faites pour être appliquées ?
A l’inverse, les populations censées être appelées à voter sur ce que la loi a déjà décidé sont-elles bien sensibilisées aux différents aspects de la question : milieux humides de têtes de bassin versant, biodiversité, hydrologie, climat, devenir des paysans, des savoirs et des modèles durables qu’ils ont développés, bien commun à long terme contre option technologique transitoire, etc. ? Car la démocratie invoquée ne peut exister avec des électeurs insuffisamment informés et conscients des enjeux.

Or, sur l’ensemble, on observe une diffusion extrêmement insuffisante, voire totalement inexistante, de l’information sur le corps et le sens de la législation sur l’eau et les milieux humides. En dépit de la gravité de la dégradation des têtes de bassin versant et, assez généralement, des zones humides, la plupart des français sont toujours dans l’ignorance vis à vis de ces milieux. Souvent au point de méconnaître ce qui est juste à côté de chez eux et le travail patient de leurs ancêtres – et de n’y voir aucun intérêt. Voire d’approuver majoritairement la poursuite des destructions contre lesquelles a été faite la législation sur l’eau (comme à Saint Gengoux le National et dans sa région *). Même les associations de protection de l’environnement et du patrimoine sont encore nombreuses à ne pas s’intéresser du tout à la question, alors qu’elle concentre la majeure partie des problèmes écologiques – nous pouvons même dire : des urgences vitales.

Une torpeur si profonde et si répandue est une aubaine pour tous ceux qui veulent poursuivre, comme avant l’évolution législative, les destructions qu’ils imaginent leur être profitables. Le plus troublant est l’inertie des organismes d’Etat en charge de l’application de la nouvelle loi et leur aide à son édulcoration.

Mais, est-ce bien si étonnant puisque, surtout depuis une soixantaine d’années, les savoirs paysans et le sens du bien commun ont été dévalorisés et ringardisés pour casser la paysannerie et passer les campagnes au laminoir productiviste ? Est-ce si étonnant puisque nous ne sommes encore qu’au début de la prise de conscience des coûts catastrophiques de cette politique ** ? Cela n’a malheureusement rien d’étonnant puisque la reconquête des savoirs perdus n’en est qu’à ses débuts et que la prise de conscience est combattue depuis des dizaines d’années.

Dans ce contexte de grande déculturation, d’ignorance des enjeux et de toute puissance des lobbies, les processus électifs habituels de désignation et de prise de décision ne sont qu’une manipulation d’illusionniste masquant la poursuite du détournement et de la destruction du bien commun. L’idée du référendum est donc suspecte d’avoir été inspirée par la certitude que son résultat irait contre l’application de la législation naturellement protectrice de l’écosystème de Notre Dame des Landes.

Cela, 2 mois après les proclamations solennelles du même Président à l’occasion de la COP 21*** !

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie : le Ruisseau de Nolange

https://renaissancerurale71.wordpress.com/

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie
https://renaissancerurale71.wordpress.com/2015/08/09/leau-2/

** Le sol, la terre et les champs, de Claude et Lydia Bourguignon, Sang de la Terre

*** (…) Je veux rendre hommage à cet instant à tous les pionniers de la cause écologique, à tous les précurseurs qu’il n’y a pas si longtemps devaient affronter l’incrédibilité ou le dédain pour leurs alertes et leurs propositions. En quelques années, les esprits ont profondément évolué, les entreprises et les acteurs financiers hier réticents sont désormais prêts à s’engager et à modifier leur comportement.

(…)

Mesdames et messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, pour résoudre la crise climatique, je vous le dis franchement : les bons sentiments, les déclarations d’intention ne suffiront pas, nous sommes au bord d’un point de rupture. Paris doit être le départ d’une profonde mutation, nous ne pouvons plus considérer la nature comme un vulgaire et inépuisable réservoir de ressources destiné à notre seul et plein accomplissement. (…)

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-du-president-de-la-republique-en-ouverture-de-la-cop2/

(…) Mesdames et Messieurs, le combat pour le climat participe d’une lutte, d’une lutte engagée depuis des siècles, des décennies pour la dignité humaine, une lutte pour l’égalité, une lutte pour les droits fondamentaux. Vous savez qu’ici, à Paris, ont été proclamés les droits de l’Homme et du citoyen, eh bien grâce à vous aujourd’hui, vous venez de proclamer les droits de l’Humanité. C’est à cet acte, à cette révolution-là que je veux également souligner la portée de l’Accord de Paris.

Je suis fier, fier que la France ait accueilli cette conférence ; fier que les Nations Unies aient été capables en tant que communauté internationale de prendre cette responsabilité ; fier que les idéaux de justice aient pu prévaloir ; fier de ma génération, de votre génération, qui a été capable de décider d’agir pour un monde que nous ne verrons pas.  

Oui, le 12 décembre 2015 restera une grande date pour la planète. A Paris, il y a eu bien des révolutions depuis des siècles mais aujourd’hui c’est la plus belle et la plus pacifique des révolutions qui vient d’être accomplie : la révolution sur le changement climatique.

http://www.elysee.fr/declarations/article/discours-de-cloture-de-la-cop-2/

 

 

 

 

La  crise  des réfugiés, révélatrice de la crise générale

Calais : pour en finir avec la communication chloroforme

(…) j’ai vu passer des articles, des reportages, des prises de position sur «la jungle» de la part du personnel politique et médiatique ; mais comme en accéléré, déjà chassés par d’autres informations, par d’autres débats, infinis, transformant mon cerveau en une sorte de drive-in permanent où le monde entier fait irruption sans cesse, sans que je puisse avoir la moindre prise. Comme pour beaucoup aussi, cette masse informe d’informations et de débats hypermédiatisés engendre surtout un immense sentiment d’impuissance. Une impuissance quasi-historique face aux défis explosifs et planétaires du monde dans lequel nous vivons parmi tant d’hommes et de femmes qui tentent de survivre sous nos yeux. Un brouillard d’impuissance à travers lequel Calais, les manifestations de l’extrême droite contre les migrants, les violences policières, les souffrances infinies des migrants, la pression infernale créée par la fermeture des frontières avec l’Angleterre peuvent nous sembler très loin. Flotter, très loin de nous, de nos propres soucis, de nos vies, de nos avenirs.

Lorsqu’on m’a proposé de venir passer quelques jours dans la jungle, avec ou pas l’idée de filmer, j’ai aussitôt mesuré l’écart abyssal qui sépare l’idée que je m’en faisais de la réalité. (…)

(…) impuissance de l’Etat français dont la seule présence ne semble être que policière. La France n’est-elle que répression, violence policière, haine, et peurs ? La France no future. Serait-ce au nom de ces valeurs-là qu’ils devraient demander l’asile ici ? (…)
http://www.liberation.fr/france/2016/02/22/calais-pour-en-finir-avec-la-communication-chloroforme_1435099

 

 

L’alternative façon XXIème siècle

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les camps de la République Française à Calais

 

résultat du refus d’imposer une interdiction aérienne aux psychopathes de Damas, ce qui aurait évité l’irruption catastrophique des avions de Poutine

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http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/drone-footage-reveals-devastation-of-homs-in-syria-as-europes-stance-towards-refugees-hardens-a6849311.html

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Le 15 mars 2011 commençaient les premières manifestations en Syrie pour réclamer des réformes. Le régime de Bachar el-Assad a répondu par la répression puis la guerre, dans une quasi-indifférence internationale. Les signataires de cette tribune lancent un appel pour venir en aide au peuple syrien.

Après 3 ans d’horreur au quotidien, d’abandon, de lâcheté, il est grand temps d’en appeler à la responsabilité de chacun pour choisir son camp et demander d’agir pour protéger le peuple syrien de la terreur du régime de Bachar Al Assad et de celle des groupes intégristes.

3 ans de massacres de population à l’arme lourde, à l’arme chimique, aux SCUD, aux barils de TNT. Plus de 140 000 morts dont au moins 10 000 enfants, des dizaines de milliers de disparus, des centaines de milliers de blessés.

3 ans, de tortures massives et systématiques, comme l’atteste le rapport produit par 3 anciens procureurs de tribunaux internationaux, identifiant 11 000 morts sous la torture dans les geôles du régime.

3 ans, de destruction systématique d’habitations, de quartiers entiers rayés de la carte, de sites archéologiques détruits et pillés.

3 ans, à la face du Monde, d’approvisionnements ininterrompus en armes lourdes et en munitions de la Russie et l’Iran destinés à l’armée de Bachar Al Assad ; des milices étrangères chiites (Liban, Irak, Iran) que le régime a importées afin de terroriser la population.

3 ans de refus d’aider en moyens de défense adéquats l’opposition démocratique et avec elle l’Armée Syrienne Libre, avec comme conséquence l’émergence au fil des mois de groupes radicaux, souvent manipulés par les services de sécurité du régime pour qui ils sont pain bénit. Groupes dont les objectifs sont à l’opposé des aspirations de liberté de la Révolution syrienne.

3 ans, qu’une population martyrisée est contrainte à un exode massif dans des conditions inhumaines.

3 ans, de paralysie systématique par la Russie et la Chine du Conseil de Sécurité de l’ONU, rendant impossible l’adoption d’une résolution contraignante sous chapitre 7 permettant la protection, l’accès à l’aide humanitaire et la saisine de la Cour Pénale Internationale pour juger les responsables des crimes de guerre et crimes contre l’Humanité.

3 ans, en France, d’indifférence et de silence d’élus, d’intellectuels, d’artistes, d’organisations politiques et syndicales. Nous ne pouvons nous y résigner et nous les invitons à apporter leur soutien à l’objectif d’une Syrie libre que porte depuis 2011 la Révolution syrienne.

Après 3 ans, il est grand temps de choisir son camp, soit militer et agir en solidarité avec le combat des syriens pour une alternative à la dictature soit se résoudre au maintien de sa tutelle barbare sur la Syrie.

Après 3 ans, il est grand temps que la tragédie du peuple syrien prenne fin. Genève 2 a démontré l’intransigeance absolue du régime qui refuse toute transition politique. La communauté internationale et les grandes puissances doivent assurer la responsabilité de protéger et faire respecter le droit humanitaire international. Sachant le refus du régime de s’y soumettre, les grandes puissances doivent prendre l’initiative d’imposer une zone d’exclusion aérienne, la création de couloirs humanitaires pour protéger les populations civiles et le déploiement d’une force d’interposition pour garantir la mise en place de ces mesures de protection de la population syrienne.

Après 3 ans au-delà des seules condamnations verbales du régime et des groupes intégristes, les grandes puissances doivent aider massivement l’opposition démocratique et avec elle l’Armée syrienne libre et favoriser la mise en place d’un État de droit garant du pluralisme et des libertés.

Après 3 ans, si le choix de l’avenir des Syriens doit leur appartenir et à eux seuls, encore faut-il leur en donner les moyens afin que ce voeu devienne enfin réalité.

Après 3 ans, la solidarité internationale doit passer des discours aux actes afin que cesse la tragédie syrienne et que la dictature cède la place à la Syrie Libre.

Résultat d’un faisceau de nullités : la politique des Etats-Unis et du Royaume Unis fuyant leurs responsabilités après leur organisation du chaos en Irak, et l’impuissance de l’Europe à échapper à la seule logique financière ultra-libérale pour construire une solidarité.

Ajoutons que c’est pour mener ces politiques brillantes que tous les courants défenseurs du bien commun et porteurs d’alternative ont été sabotés et le sont encore.

http://www.planetaryecology.com/index.php/180-syrie-irak-kurdistan-palestine

http://www.planetaryecology.com/index.php/124-homs

 

 

 

 

janvier 2016

 

Biodiversité, climat, bien commun, eau, patrimoine, préservation de l’économie locale, démocratie… contre-exemple parfait avec le saccage de la tête de bassin de Saint Gengoux le National :

L’eau perdue 

https://renaissancerurale71.wordpress.com/

ou sur ce site (voir sommaire)

et le blog RenaissanceRurale :

http://renaissancesrurales.blogspot.fr/2014/06/leau-perdue-de.html

4+novembre+2014+-+JB+1

Compensation ? La nappe phréatique serait déplacée aussi ?

De toutes façons, ici, la loi sur l’eau et la milieux aquatique a été déclarée hors propos, comme toutes les circulaires et recommandations, d’où qu’elles viennent.

 

 

 

Janvier 2016

 

Biodiversité : le Sénat vote une loi écornée par le lobby des chasseurs

« Après la COP21, vous avez su transcender les clivages partisans pour rapprocher les points de vue en recherchant l’intérêt général de notre avenir commun, et en mettant la France très en avance sur les enjeux de la biodiversité et du climat », a déclaré, vendredi 22 janvier, la ministre de l’écologie, Ségolène Royal

la France très en avance sur les enjeux de la biodiversité et du climat ! Une hallucination ? L’ignorance de ce qui se passe et de ce qui ne se passe pas sur le terrain ? Une ministre intoxiquée par les lobbies ? En tout cas, une déconnexion complète par rapport aux réalités.

Le seul amendement sur la  valeur d’usage  fait froid dans le dos. Déjà que les  valeurs intrinsèques  sont – pour le peu que nous savons aujourd’hui – ignorées de la plupart – quand la biodiversité, l’eau, les législations correspondantes, etc. sont un seul instant prises en considération par des  décideurs  inféodés aux lobbies…

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/01/26/biodiversite-le-senat-vote-une-loi-ecornee-par-le-lobby-des-chasseurs_4853981_1652692.html

et, en plus, la fiction de la  compensation

Un tour de passe passe si grossier qu’il ne peut ébaudir que les ignorants (et les avocats…). Typique de la culture mécaniste réductrice du vivant à un lego démontable, manipulable, réaménageable à volonté. L’équivalence des surfaces révèle le simplisme rudimentaire des penseurs du machin : et le vivant là-dedans ? La multitude des êtres qui habitent et façonnent l’endroit convoité ? Leur vie, leur diversité, leur biomasse, le caractère unique de ce qu’ils font ensemble – l’écosystème ? Niés, Ignorés, balayés, méprisés, tant par les promoteurs de la destruction – évidemment – que par les législateurs.

Avec les « réserves d’actifs naturels », la loi sur la biodiversité facilite la marchandisation de la nature

Pour faciliter la compensation des atteintes à la nature, le projet de loi sur la biodiversité discuté au Sénat propose la création de « réserves d’actifs naturels ». Cet outil qui aurait fait ses preuves aux États-Unis, selon ses défenseurs, ouvre, selon ses détracteurs, la porte à la financiarisation de la nature en cherchant à lui donner un prix.

Depuis 1976, les aménageurs sont tenus « d’Éviter et de Réduire leurs impacts sur l’environnement », et, « si possible », de les « Compenser. Un principe, dit « ERC », peu respecté et mal appliqué. Le nouveau texte entend donc « mieux définir le régime juridique de l’obligation de compensation écologique », explique l’avocat en droit de l’environnement Arnaud Gossement. Afin de remplir ces obligations, l’aménageur pourra désormais recourir à un opérateur de compensation ou contribuer au financement d’une réserve d’actifs naturels, définie comme « une opération favorable à la biodiversité » par la future loi. Par exemple, restauration d’une zone humide, sauvegarde d’une prairie sèche ou opération de reboisement. « Une petite révolution pour la biodiversité », estime l’avocat, mais « une vraie fausse bonne idée », pour Benoît Hartmann, de France nature environnement.

(…)

http://www.reporterre.net/Avec-les-reserves-d-actifs-naturels-la-loi-sur-la-biodiversite-facilite-la

Le vocabulaire choisi ne dissimule pas la manipulation. Après une soixantaine d’années de saccages qui nous valent l’effondrement de la biodiversité, la défiguration des paysages, la perte de l’eau et des sols, l’explosion des cancers et autres  maladies de civilisation , le dérèglement climatique, etc., les  aménageurs  qui convoitent des espaces encore relativement préservés (ou restaurables) pour y détruire la vie méritent d’être appelés des destructeurs. Où sont les notions premières de bien commun et de long terme dans ce texte ?

 

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