La mort de tout homme, moi aussi, me diminue parce que je suis lié à l’espèce humaine. Aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.

John Donne, 1572 1631

 

 

 

Les dernières nouvelles :

Le lanceur d’alerte de l’affaire Bettencourt et les journalistes qui ont diffusé l’information ont été traînés en justice

Le prétexte terroriste pour faire avaler la dérive sécuritaire

John Trudell !

Le FN n’a pas détruit le système politique, il s’est imposé dans sa décomposition

Affaire Tefal : les lanceurs d’alerte au pilori

Comment l’affaire Tefal s’est muée en procès contre l’inspection du travail

Adieu à Eduardo Galeano

337 baleines échouées en Patagonie chilienne

Le grand orchestre de la nature est peu à peu réduit au silence

Do Animals Grieve for the Dead?

C’est l’effet COP 21 : relance des procédures d’expulsion à Notre Dame des Landes

France : pays des droits de l’homme

Industrialisation de l’enfermement pour vider Calais

Mens vs aap – experiment

C’est l’effet COP 21 :
le Japon relance la chasse à la baleine

COP 21, comment, après une si longue alerte, en sommes-nous arrivés à l’état d’urgence ?

COP 21… 21 ans de réunions pour ça !

Les avions de Moscou, massivement engagés, continuent de cibler prioritairement l’Armée syrienne libre plutôt que l’EI

Catastrophe écologique au Brésil

Lettre à ma génération : moi je n’irai pas qu’en terrasse

Après le 13 novembre

« la marche des beurs » reprend la route

La Russie vise les résistants

Gastronomie vomitive

Apocalypse now en Asie du Sud-Est

Enfumage généralisé

Notre Dame des Landes, suite mais pas fin

SYRIE – Le marché noir des disparitions

Langues autochtones : l’arriération totalitaire française est à nouveau confirmée

Beaucoup d’immigrés arrivent et… repartent

L’oiseau rare des Îles Salomon a été tué… par son découvreur

encore un ancien abattu au Zimbabwe

Air France, la violence et le mépris

23 ans (!) après l’Appel de Heidelberg, que devons-nous au lobby chimique qui l’avait fabriqué ?

Censures, blocages, omerta, peurs indicibles, couardise

La Mort est dans le pré

Les vignes toujours gorgées de poisons

La triche industrielle : combien de victimes ?

Chasse : main basse sur la savane

YOUTH de Paolo Sorrentino

Le silence des oiseaux : enquête sur la disparition des passereaux

La justice rouvre l’affaire Robert Boulin

la libéralisation du transport par autocars contre le train

Réfugiés espagnols : quand la France choisissait l’infamie

Le discours de Jean-Claude Juncker sur l’Europe et les réfugiés

L’Arabie Saoudite saccage le patrimoine mondial

Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai

Ben oui, la pollution, ça coûte cher !

Juan

Un échec absolument terrible de la « science » économique, c’est l’environnement.  (…)
Tout était sur la table au moins dans les années 70

Grèce : la guerre des communaux continue de plus belle

La grande distribution écrase les campagnes,
maximalise la souffrance animale
et tire la bouffe vers le bas

Grèce : Paul Krugman et Joseph Stiglitz auraient voté NON

Maintenir la revue de presse européenne d’alex Taylor

Grèce : à propos de totalitarisme économique

Shirley and Jenny : Two Elephants Reunited After More Than 20 Years

Culture anti-nature et déculturation radicale

l’EFFONDREMENT biologique… et avant tout culturel

Récente destruction d’une mare au coeur même d’une ZNIEFF

Biodiversité : un flop magistral

Le lion d’Afrique de l’Ouest se meurt

sulla cura della casa comune

Confusions journalistiques autour de l’écologie

Si la Grèce était une banque responsable du krach, il y a longtemps qu’elle aurait été aidée

Bernard Tapie et les retraités grecs

Enfin un éveil officiel sur la nuisibilité de l’huile de palme ?

Forest Heroes drone footage: Astra’s forest destruction in Indonesia

La culture anti-nature et son simplisme confondant plastronnent à la Réunion

Les victimes des guerres et des destructions écologiques, économiques, sociales, etc. sans refuge

Comment des politiciens et bûcherons brésiliens ont assassiné le Chef indien Eusébio Ka’apor

Un Français sur quatre ne s’intéresse pas à l’environnement

La disparition des moineaux domestiques et téléphonie mobile

Dévoiement de la démocratie à tous les niveaux

29e édition du rapport CyclOpe « Pour qui sonne le glas ? »

Bolloré : l’arbre qui gâche la forêt

Les quatre saisons ont-elles nui au prêtre roux ?

Burundi : la dictature fait tirer sur les manifestants

Le 11 janvier a été une imposture

Ce bois illegal qui tue notre planète

De scandale en scandale, les lanceurs d’alerte toujours frappés

Forte mobilisation contre la perspective de réduire les vitesses à 80 Kmh

Grotte Chauvet, mémoire du vivant et… « culture anti-nature« 

Catastrophes et politique

C’est le Jour de la Terre !

L’erreur première sur la démocratie

Considérable perte d’oiseaux communs en une vingtaine d’années

Dramatique déclin des papillons en Europe

Crétinisme sadique : après les dégénérés du Grand Canyon l’été dernier, deux nouveaux touristes français se distinguent en Australie

Voyage en Chine, film de Zoltan Mayer

BELO MONTE : la France et l’Europe, partenaires de la honte par le biais de leurs entreprises

Le dernier loup, film de Jean-Jacques Annaud

Un jour sans viande permet la réduction de 12% des émissions de gaz

Rd Congo: arrestation de militants sénégalais de « Y’en à marre » et burkinabè de «Balai Citoyen»

Dépenses somptuaires à Radio France : où il est question de Palissandre

Les baleines régulent aussi le climat

Cyclones et changement climatique…

Après le cyclone Pam, l’appel à un «sursaut» face au réchauffement climatique

Quand même la vie de leurs proches ne compte pas…

Sud Eau Nord Déplacer, film d’Antoine Boutet

L’Enquête, film de Vincent Garenq

La Cour de Cassation vient de porter un nouveau sale coup aux victimes de l’amiante

Lanceurs d’alerte : piège à convictions

L’exclusion des lanceurs d’alerte

Alerte : qui sont ces lanceurs ?

Le prix à payer, documentaire de Harold Crooks d’après Brigitte Alepin

C’était un petit jardin – le jardin des retraités saccagé par la maréchaussée

Bretagne : une histoire de grains pourris

 

 

 

 

décembre 2015
 
Le lanceur d’alerte de l’affaire Bettencourt et les journalistes qui ont diffusé l’information ont été traînés en justice
 
Rien ne change, tout s’aggrave ! Le pays des « droits de l’Homme » et de la « liberté d’expression » désavoue toujours autant les lanceurs d’alerte* et ceux qui osent faire circuler l’information. Et se multiplient les manoeuvres d’intimidation pour dissuader les autres de suivre l’exemple citoyen.
* en quelque domaine que ce soit : écologie, amiante, eau et rivières, corruption, détournements de fonds, droit du travail, etc. Ici, toute défense des biens dérange.
 
Affaire Bettencourt : le majordome, le Dictaphone et les journalistes
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/04/affaire-bettencourt-le-majordome-le-dictaphone-et-les-journalistes_4802853_1653578.html#r3qXw94VX6ASUcC6.99
 
 
ci-dessous :
Affaire Tefal : les lanceurs d’alerte au pilori
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le prétexte terroriste pour faire avaler la dérive sécuritaire
 
Régulièrement, depuis les attentats de janvier et novembre, on est amené à se demander si la France réagit à ces attaques, en cédant à la pente sécuritaire. Le mot « sécuritaire » n’est pas un gros mot et chacun comprend, admet et même réclame, plus de sécurité, plus de moyens pour la justice et la police. Après les attentats, il doit y avoir ce que les professionnels de la sécurité appellent un retour d’expérience. Et il est normal que les pouvoirs publics ajustent les moyens, la prévention, la répression, le renseignement. Ainsi l’état d’urgence a été largement accepté. Il réduit –un temps donné- le champ judiciaire et élargit celui de la police. A part quelques dérapages, la mise en œuvre de l’état d’urgence n’a pas constitué un glissement sécuritaire. Parce que si « sécuritaire » n’est pas un gros mot, verser dans la pente sécuritaire devient un problème démocratique. Quand la sécurité devient non plus un moyen mais un but, c’est que l’on glisse sur la pente qui risque de conforter l’idée des terroristes qu’attaquer la France, c’est l’obliger non pas à adapter sa réponse sécuritaire mais à la dénaturer… donc à se dénaturer.
 
Et bien il y a un moyen assez simple de le mesurer si la réforme pénale voulue par Manuel Valls verse sur la pente sécuritaire. Il faut observer quel est le rapport entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir policier, entre le juge d’instruction et le préfet ou le ministre de l’Intérieur. Et surtout dans quel sens évolue ce rapport. Plus l’exécutif et la police peuvent agir de leur propre initiative, sans contrôle judiciaire, plus on est engagé sur la mauvaise pente sécuritaire. La hiérarchie policière (des enquêtes journalistiques l’ont mis à jour) n’est pas exempt de reproches dans le défaut de protection de Charlie. Elle demande, cette hiérarchie policière, (et semble obtenir) plus de latitude, et pourtant elle ne reconnaît pas de façon très explicite les ratés ou les insuffisances de janvier 2015. En quoi le contrôle et le pouvoir du juge ont-ils pesé sur les ratés de la police il y a un an ? En quoi les nouveaux pouvoirs demandés par la police auraient permis de mieux évaluer les menaces et de mieux y réagir ? Nous n’avons pas la réponse. Quand on augmente la capacité de la police à agir seule et que l’on réduit le champ du judiciaire, on gagne peut-être en efficacité à court terme, on gagne certainement en « spectacularité politique », mais on augmente aussi le risque de l’arbitraire. Il semble que l’on soit dans ce cas-là, avec ce que l’on sait du projet de loi. Contrairement à ce qui est beaucoup dit, mettre l’état d’urgence dans la constitution peut être une bonne idée parce que c’est un peu sacraliser le caractère temporaire et dangereux d’un état qui doit rester d’exception. Mais si, dans le même temps, on fait entrer dans le droit commun, par la loi, le contenu de ce qu’était l’état d’urgence, si l’on remplace l’exception par le durable, alors l’ensemble, la réforme pénale et la réforme de la constitution, tourne tout simplement à l’arnaque démocratique.
Réforme pénale : la pente dangereuse
http://www.franceinter.fr/emission-ledito-politique-l-edito-politique-7h45-322
 
 
Retour d’expérience ? En France, en quelque domaine que ce soit, c’est la chose la plus exotique. Quasiment quelque chose de tabou. La difficile histoire des différentes alertes et le sort réservé aux lanceurs d’alerte suffisent à le démontrer. Pourquoi ? Parce que beaucoup trop d’influents personnages ont beaucoup à se reprocher et que la plupart des autres ne veulent pas changer leur routine.
 
Qui veut analyser « les ratés ou les insuffisances de janvier 2015 » ? Qui pour les ratés ou les insuffisances de novembre (et les déluges de feu inutiles) ? Et qui sont ceux qui s’y opposent ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8 décembre 2015
 
John Trudell !
 
Un autre de la nouvelle gauche est mort.
 
http://4.bp.blogspot.com/–h8kc9da40E/VmfogWMaKgI/AAAAAAAAGqs/0H1cK27cdbo/s1600/John-Trudell-and-Agron-Belica-Idle-No-More-GNC-1.jpg
 
John Trudell, militant de la cause autochtone, écologiste, pacifiste, poète, musicien…
 
John Trudell, a poet, actor and prominent member of the American Indian Movement died on Tuesday in California at the age of 69.
A member of the Santee Sioux nation, Trudell grew up on the Santee Sioux Reservation in Nebraska.
 
In 1969 Trudell joined other Native Americans in the occupation of Alcatraz Island in San Francisco Bay, demanding that a treaty be honoured that would see the land returned to local tribes. (…)
 
http://www.cbc.ca/news/aboriginal/john-trudell-dies-at-69-1.3356642
 
https://en.wikipedia.org/wiki/John_Trudell
 
http://1.bp.blogspot.com/-IB_AbuhRm7U/VmfqnzGDDkI/AAAAAAAAGq4/LZ8BZkccWGs/s1600/John%2BTrudell%2B2012.JPG
Paris 2012
 
Crazy Horse
https://www.youtube.com/watch?v=oLI_WOyflnk
 
 
Look at us
https://www.youtube.com/watch?v=Qp8BSIbHv5U
 
 
AKA Grafitti Man
https://www.youtube.com/watch?v=Qyk4HiGr3CM
 

Concerning John Trudell…
http://www.dickshovel.com/JTT.html
 
Modern Humans are Walking Dead!
https://www.youtube.com/watch?v=igJnApEtg1I
 
 
 
 
 
 
 
 

un petit rappel
Le FN n’a pas détruit le système politique, il s’est imposé dans sa décomposition
 
Les impasses d’un couple obscène
article paru dans Libération le 28 mai 2014
 
Le cycle politico-médiatique qui s’achève a été dominé par le tandem politique-médias classiques. La crise actuelle est la sienne
 
Contrairement à ce que suggèrent bien des commentaires ou la titraille des journaux, ce n’est pas «le triomphe du Front national [qui] dévaste le paysage politique français» (le Monde daté du 27 mai), c’est la déstructuration de ce paysage qui rend le mieux compte du succès du FN. Nous vivons le déclin, peut-être historique, d’une formule qui a vécu une bonne quarantaine d’années, et a assuré la sortie des Trente Glorieuses bien plus que l’entrée dans une ère nouvelle. Cette formule désormais à bout de souffle reposait non pas sur un seul type d’acteur, les partis, avec leurs élus, leurs responsables, les institutions où ils siègent, les militants, les sympathisants, les intellectuels organiques, mais sur deux : comment ignorer ici les médias classiques, avec leurs journalistes, leurs rédactions, leurs relations devenues souvent presque incestueuses avec la classe politique ?
 
Le cycle politico-médiatique qui s’achève a été dominé par ce tandem, la crise actuelle est la sienne. Ce cycle a été inauguré au début des années 70, quand se met en place un paysage politique structuré autour de deux forces.
 
A gauche, le Parti socialiste, à partir du Congrès d’Epinay (1971) entame la longue marche qui aboutira au succès de François Mitterrand à la présidentielle de 1981, en même temps que s’ébauche la décomposition du Parti communiste. Aujourd’hui, il ne suffit pas d’évoquer la personnalité ou le style de François Hollande, ni même les carences ou les difficultés de sa politique, le problème, chacun le sent, est beaucoup plus profond. Est en cause, en effet, une façon de penser et de faire la politique, sans proposition d’une visée à long terme, sans souffle, sans ancrage au sein de la population. Le Parti socialiste est épuisé idéologiquement, ses références imaginaires à la social-démocratie, elle-même bien à la peine dans les pays qui l’ont vue naître et réellement fonctionner, ne tiennent guère la route, et pas davantage la pensée magique qui veut que, comme par enchantement, l’économie doive entrer dans un cycle de retour à la croissance et d’inversion de la courbe du chômage. Les Verts, qui sont nés précisément au début du cycle qui s’achève, auraient pu et dû apporter à la gauche les utopies qu’ébauchaient des auteurs comme Ivan Illich (…), et la capacité d’inventer une autre façon de faire de la politique – le moins qu’on puisse dire est qu’ils ont déçu. La gauche de la gauche ne va guère mieux, qu’il s’agisse d’un Parti communiste devenu presque onirique ou d’une extrême gauche tournant au populisme.
 
A droite, les rivalités personnelles sans contenu politique, la longue torpeur qu’ont constituée les deux mandats de Jacques Chirac, puis les inconstances d’un Nicolas Sarkozy commençant son mandat par une ouverture à gauche, et l’achevant par des emprunts et des références appuyées aux thématiques de l’extrême droite aboutissent à des images comparables. Il n’y a à droite ni leadership affirmé, ni vision forte et tendue vers l’avenir. Le centre, qui n’est jamais qu’une version de la droite, ne se présente pas sous de meilleurs auspices.
 
Et à gauche comme à droite, de plus, la politique s’est déconnectée de la morale ou de l’éthique, mais aussi de l’efficacité économique et de la capacité à apporter des réponses protectrices à la pauvreté, au chômage et à la précarité. Bref, le système politique classique est sinistré, et aussi bien l’abstention que le vote FN sont venus le signifier. Un cycle semble s’achever, au fil duquel les eaux se sont séparées entre le corps social, ses attentes, ses espoirs, ses difficultés, et l’ensemble des partis en place.
 
Dans cette béance, le FN, né lui aussi au début des années 70 et resté longtemps groupusculaire, a trouvé les mots efficaces, s’est adressé aux «oubliés» et aux «invisibles» et a capitalisé les affects, les peurs, les demandes non entendues de pans entiers de la population. Il n’a pas détruit le système politique, il s’est imposé dans sa décomposition.
 
Mais s’en tenir à cette analyse, c’est laisser de côté la moitié du problème. Car le cycle qui, peut-être, se termine est aussi celui du fonctionnement du couple obscène que forme le système politique avec les médias classiques. On pourrait proposer une image «people» de ce couple, en dressant la liste des ménages qui l’incarnent ou l’ont incarné ces dernières années, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. On doit surtout accepter de regarder en face ce phénomène.
 
Au début des années 70, dans la retombée de Mai 68, le système français des médias est entré dans une nouvelle phase, lui aussi. La télévision a commencé à se diversifier et à s’émanciper, la radio encore plus, la presse écrite a vu apparaître de nouveaux titres, à commencer par Libération. Et l’information politique a donné l’image de relations étroites entre les journalistes et les pouvoirs, et contre-pouvoirs.
 
Ces relations se sont densifiées, épaissies avec l’essor des dispositifs de communication, l’entrée en jeu des «communicants», la généralisation de l’usage d’«éléments de langage», l’importance des instituts de sondages.
 
Mais tout ceci est également en crise, tant Internet a changé la donne. Entre l’espace des médias classiques, en effet, avec les adjuvants qui viennent d’être évoqués, d’une part, et la sphère privée, d’autre part, Internet, les blogs, les réseaux sociaux ont créé un espace nouveau, indissociable d’une culture de la liberté d’expression, de la réactivité, de l’interactivité. La révolution numérique présente sa face d’ombre, elle autorise des manipulations inédites, comme le montrent l’affaire Snowden mais aussi le débat contemporain sur les «big datas», elle rend possible le déferlement de la haine raciste, xénophobe ou antisémite. Mais elle a aussi le mérite de rendre archaïques bien des pratiques abusives du couple médias classiques – acteurs politiques, d’imposer un autre rapport entre la population et ceux qui détiennent et diffusent l’information. Les médias classiques s’interrogent parfois, ou sont interpellés à propos de leur contribution au succès du FN : la question est mal posée, s’il s’agit de savoir s’ils en parlent trop, trop peu, ou mal. Car leur contribution est ailleurs : elle est dans leur perte de légitimité et leur début de disqualification dus à leur participation à un couple qui perd son hégémonie dans la parole et l’information politiques.
 
Michel Wierviorka
 
http://www.liberation.fr/france/2014/05/28/les-impasses-d-un-couple-obscene_1029118
 
Michel Wierviorka a bien raison de pointer le début des années 70 comme commencement du cycle de la décomposition du système politique. C’est bien le moment où le politique – le politique – a été littéralement saboté avec l’instauration des connivences politiciennes qu’il dénonce. Mais il a oublié – ou, peut-être ne le connaît-il pas – un volet essentiel : l’élimination de tous ceux qui proposaient l’alternative au système de la prédation sans limite et de la corruption généralisée – la nouvelle gauche écologiste, féministe, etc., l’autre culture qui proposait une restauration du politique et une autre civilisation. Son évocation d’Ivan Illich et des Verts (qu’il doit prendre pour des descendants de la nouvelle gauche) le démontre.
 
http://1.bp.blogspot.com/-NaqIYey_P_0/VfldxhiDwOI/AAAAAAAAGTk/xJEDjVfnQNo/s1600/%25C3%25A9closion%2Bcontrari%25C3%25A9e.png
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
France : pays des droits de…
Affaire Tefal : les lanceurs d’alerte au pilori
 
L’inspectrice du travail et le lanceur d’alerte condamnés
 
La fonctionnaire Laura Pfeiffer et un ex-salarié de l’entreprise ont tous deux écopés de 3 500 euros d’amende avec sursis après avoir voulu dénoncer en 2013 les pressions de l’entreprise d’électroménager sur l’inspection du travail. Mais seule la plainte de Tefal a été traitée à ce jour.
 
(…) l’affaire remonte à début 2013. S’intéressant d’un peu trop près à un accord 35 heures litigieux au sein de l’usine Tefal de Rumilly (Haute-Savoie), l’inspectrice du travail Laura Pfeiffer se fait sérieusement remonter les bretelles par son supérieur hiérarchique, le directeur départemental du travail, Philippe Dumont. L’homme lui reproche ainsi, fin avril 2013, de «mettre le feu dans cette grosse entreprise» qui, avec 1 800 salariés, est l’un des plus gros employeurs de la région. «Il me demande de revoir ma position sur l’accord RTT [de Tefal], en m’indiquant que si je continue de la sorte, je vais perdre toute légitimité et toute crédibilité», explique-t-elle dans une plainte au Conseil national de l’inspection du travail (Cnit). «Une menace ?», interroge-t-elle. «Une mise en garde», lui aurait répondu son supérieur. (…)
 
http://www.liberation.fr/france/2015/12/04/affaire-tefal-l-inspectrice-du-travail-et-le-lanceur-d-alerte-condamnes_1418256
 

 

 

 

 

 
Comment l’affaire Tefal s’est muée en procès contre l’inspection du travail
 
Une jeune inspectrice passait en correctionnelle, vendredi, pour avoir communiqué à ses syndicats des mails internes à l’entreprise la mettant en cause. Contre elle: l’avocat de Tefal, mais aussi le procureur…
 
(…) Un procès dans l’air du temps, et dont le déroulé va être symptomatique du virage «culturel» pris par la France ces dernières années. Car au-delà des débats juridiques sur le statut du lanceur d’alerte ou sur la notion de secret professionnel, l’institution judiciaire va faire preuve d’un unanimisme idéologique étonnant. Pendant six heures de débats, la jeune fonctionnaire va subir les arguments décomplexés et très «libéraux» de l’avocat de l’entreprise – jusque-là rien de surprenant -, mais aussi du procureur de la République. Tous deux soutenus indirectement par la présidente du tribunal, qui guidera les discussions d’une manière assez unilatérale.
 
 
Sur les bancs des accusés, donc : Laura Pfeiffer, inspectrice du travail de 36 ans, attaquée par Tefal (groupe Seb) pour recel de documents volés. A ses côtés : un ancien informaticien de la boîte d’électroménager, poursuivi pour vols de documents confidentiels, et licencié depuis pour faute lourde. L’affaire,  relatée à plusieurs reprises dans Libération, remonte à début 2013. Alors qu’elle est sollicitée par des syndicalistes du site Tefal de Rumilly, près d’Annecy, l’inspectrice découvre un vieil accord 35 heures, assez baroque, dont elle demande la renégociation à la direction de l’entreprise. Refus de cette dernière, qui va alors déployer – avec succès – des procédés à la limite de la légalité pour la déstabiliser.
 
La jeune fonctionnaire découvrira en effet, plusieurs mois après de fortes tensions avec son supérieur hiérarchique qui provoqueront son départ en arrêt maladie, les raisons de ce clash : la direction du groupe d’électroménager avait, entre autres stratagèmes, mis la pression sur le directeur départemental du travail, Philippe Dumont, qui l’avait ensuite largement relayée sur sa subordonnée. (…)
 
article du 17 octobre 2015 :
 
http://www.liberation.fr/france/2015/10/17/comment-l-affaire-tefal-s-est-muee-en-proces-contre-l-inspection-du-travail_1406116
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Adieu à Eduardo Galeano
 
http://2.bp.blogspot.com/-919iM1v_U1s/VmXvYX06fFI/AAAAAAAAGpc/dIyTxGTAhEk/s1600/eduardo%2Bgaleano.jpg
 
Au nom des persécutés, adieu à Eduardo Galeano
 
Je viens d’apprendre avec beaucoup de souffrance la mort de mon ami Eduardo Galeano.
Son livre est l’histoire implacable du pillage d’un continent, d’abord par les Espagnols, puis par les Anglais, et maintenant par les Américains.

Grâce au style personnel de l’auteur, nous prenons tragiquement conscience d’une humiliation concertée, siècle après siècle, et sans la moindre honte ; le but : déposséder les nations d’un des espaces les plus prometteurs de l’univers.
Lorsque le président Barack Obama a rencontré le président Hugo Chavez celui-ci lui a répondu : « J’ai dans la main un grand livre, si vous voulez être mon ami, lisez-le ! »

Les Veines ouvertes de l’Amérique latine (1981) était totalement inconnu en France, et notamment des élites lorsqu’Eduardo Galeano est venu me demander pourquoi il faisait l’objet en France d’un ostracisme. Ayant pris connaissance de cet ouvrage, je l’ai aussitôt publié dans la collection Terre Humaine, aux Editions Plon, et je peux confesser qu’en lisant de nombreuses pages, j’ai pleuré.
Je viens d’apprendre qu’à la suite de la mort d’Eduardo Galeano, Amazon signale que la vente de son livre est au top de toutes les ventes.

Adieu à celui qui nous a donné de l’Amérique latine l’inoubliable icône de sa dramaturgie.
Paix à ce grand esprit, et qu’il repose dans l’éternité !
 
Jean Malaurie
2 Décembre 2015
 
http://4.bp.blogspot.com/-AGZ8hCnHHcQ/VmXtn1EU0OI/AAAAAAAAGpY/qPSCTnuT4bI/s1600/galeano.JPG
 
 
 
 
 
 
 
 
337 baleines échouées en Patagonie chilienne
 
« Nous avons pu compter 337 baleines mortes, en incluant les cadavres et les squelettes », a déclaré Vreni Häussermann à l’AFP. Outre le survol, des photos aériennes et satellites ont été utilisées pour parvenir à ce total. « Il y a encore de nombreuses zones que nous n’avons pas pu atteindre, il est donc probable qu’il y ait davantage de baleines mortes », a ajouté Häussermann.
 
http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/02/baleines-echouees-mortes-en-patagonie-chilienne_n_8695624.html
 
 
 
 
 
 
 
 
 
novembre 2015
 
 
Un silence de mort s’étend partout
 
Le grand orchestre de la nature est peu à peu réduit au silence

(…) J’ai enregistré plus de 15 000 sons d’espèces animales et plus de 4 500 heures d’ambiance naturelle. La triste vérité est que près de 50 % des habitats figurant dans mes archives récoltées au cours de ces quarante-cinq dernières années sont désormais si gravement dégradés que beaucoup de ces paysages sonores naturels, naguère si riches, ne peuvent plus être entendus aujourd’hui, même approximativement, sous leur forme d’origine. (…)
 
http://3.bp.blogspot.com/-zXMZnjD-VGU/VmQ0-P7l7AI/AAAAAAAAGoM/Iiwoz2crQ0I/s1600/rio%2Bdoce%2Bspirituo%2Bsanto%2B2.jpg
 
Bassin du Rio Doce, ces jours-ci
voir ci-dessous :
Catastrophe écologique au Brésil
 
Le bruit humain peut aussi affaiblir le système immunitaire des mammifères et des poissons, réduisant leur résistance à la maladie, résultat physiologique naturel des taux élevés d’hormone de stress. Dans les cas les plus graves, lorsque les seuils de tolérance sont dépassés, il peut être fatal. De nombreuses espèces de baleines et de phoques s’échouent d’elles-mêmes pour mourir.
 
Il y a près de cinquante ans, mes parents nous avaient emmenés, ma soeur et moi en vacances dans le parc national de Yellowstone, près d’une large vallée couverte de neige à l’abri de tout parasitage humain. Le calme était ponctué par les vocalisations des corbeaux, des geais, des pies, des alouettes hausse-col et des élans. Je me souviens encore du murmure des ruisseaux et de la brise légère qui soufflait dans la cime des conifères. Je suis retourné au même endroit en 2002. La magie avait disparu, anéantie par les bruits de moteur et le smog. (…)
 
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/30/l-orchestre-de-la-nature-se-tait-peu-a-peu_3150765_3244.html#Z6UeWOGVtpd6CqFf.99
 
 
 
Celles et ceux qui ont fait un herbier avant-hier, hier, il n’y a pas si longtemps, feront un constat équivalent s’il leur prend la fantaisie de retrouver les plantes qu’ils avaient collectées : beaucoup, sinon la plupart, se sont évanouies.
 
quarante-cinq dernières années
près de cinquante ans
Cela correspond exactement au constat de dégradation accélérée depuis une soixantaine d’années. Un véritable effondrement en tous lieux ! 
 
Bernie Krause : la voix du monde naturel
https://www.ted.com/talks/bernie_krause_the_voice_of_the_natural_world?language=fr
 
 

 

 

Do Animals Grieve for the Dead?
La détresse d’un castor après la perte de ses compagnons
https://www.youtube.com/watch?v=b5uzpLXrQx0
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C’est l’effet COP 21 : relance des procédures d’expulsion à Notre Dame des Landes
 
Coup de froid sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où est prévu le projet d’un nouvel aéroport. Des paysans, des propriétaires de terrains et de maisons, des locataires, sont assignés, jeudi, devant le tribunal de grande instance de Nantes.
 http://www.ouest-france.fr/journal/notre-dame-des-landes-lexpulsion-demandee-3891473
 
 
Depuis mercredi, des huissiers distribuent des assignations aux occupants « historiques » de la zone (agriculteurs et habitants) où doit être construit l’aéroport de Nantes. C’est la dernière étape avant leur potentielle expulsion définitive.
Les habitants reçoivent depuis quelques jours des assignations pour une audience jeudi prochain au tribunal d’instance de Nantes. Quatre exploitations agricoles et onze maisons sont concernées, soit plus d’une trentaine d’habitants historiques, à Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes. Ils vivaient là avant le lancement du projet d’aéroport.
http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/notre-dame-des-landes-derniere-etape-avant-d-eventuelles-expulsions-749885
 
 
 
 
 
 
 
 
 
France : pays des droits de l’homme
 
« C’est difficile d’être une femme, aujourd’hui, dans la société française. Très difficile de se faire entendre. Les mentalités ne sont pas là. Les jurés… on a tenté de leur expliquer ce que c’était qu’une femme battue pendant des années avec des psycho-traumatismes extrêmement profonds. Apparemment, ils n’ont pas compris.« 
 
Condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari qui la battait
L’avocate de Jacqueline Sauvage avait au contraire demandé aux jurés de «prendre la mesure des conséquences irréversibles des violences faites aux femmes»
​​
La cour d’assises de Loir-et-Cher a confirmé jeudi en appel la condamnation à dix ans de réclusion de Jacqueline Sauvage, qui a tué son mari en 2012 après plusieurs années d’enfer conjugal fait de coups et d’abus sexuels sur elle​, ses deux filles et son fils – son fils qui s’est suicidé quelques heures avant ​l’élimination du bourreau.

«Fracassée pendant 47 ans, psychologiquement et physiquement, elle présentait les syndromes post-traumatiques des femmes battues»
http://www.liberation.fr/
47 ans de violences, 47 ans à craindre pire encore… Cela n’a pas suffit. Ni les agressions sexuelles et autres violences exercées également sur les enfants

 
10 ans de prison pour avoir tué son mari qui violait leurs filles : la perturbante sévérité de la Cour d’Assises du Loiret
 
Alors qu’elle a été battue pendant des années par son mari, lequel violait leurs enfants, Jacqueline Sauvage, 65 ans, a été condamnée en première instance à 10 ans de prison ferme pour avoir tiré sur son époux. Un verdict qui questionne le sens de la mesure de la justice française.
 
(…) Au moment même où Mme Sauvage était condamnée par la cour d’Assises du Loiret, dans le Vaucluse, un homme a été condamné à une peine équivalente pour un braquage à main armée avec enlèvement. A-t-il subi les mêmes horreurs que Mme Sauvage ? Je n’en suis pas sûr…
 
(…) Alexandre Giuglaris  : Le procès des viols collectifs à Fontenay-sous-Bois avaient soulevé beaucoup de critiques, notamment à la suite des peines légères prononcées en première instance. Mais en appel, l’année dernière, la peine prononcée la plus lourde a été de six ans de prison ferme contre un homme qui, en plus, a déjà été condamné à trente ans de réclusion à l’automne 2012 pour le meurtre de son ancienne compagne ! Les autres condamnations vont de cinq ans de prison, dont un avec sursis à trois ans, dont deux avec sursis. Ces peines sont bien inférieures à celles de Mme Sauvage. Une peine inférieure, de 7 ans de prison, a également été prononcée récemment à Alençon contre un homme coupable de viol. Et encore plus récemment, on a appris qu’un jeune homme est poursuivi par la justice et risque d’être condamné car il a défendu une jeune femme qui risquait de se faire agresser sexuellement ou violer. En effet, il s’est battu avec l’homme qui abusait de cette jeune femme…
 
Mis bout à bout, ces peines et ces poursuites, plus lourdes pour Mme Sauvage que pour des violeurs (même si Mme Sauvage a tué, j’en conviens parfaitement), interrogent sur le message qu’envoie notre justice. Les peines sont aussi là pour dissuader. Je ne soutiendrai jamais la justice personnelle mais quand on évoque ces cas, et il y en a d’autres, notamment si l’on parlait de la légitime défense, je ne peux que m’inquiéter du message envoyé. Nous ne devons en aucun cas régresser sur la dénonciation et la condamnation des viols et de leurs auteurs. (…)
http://www.atlantico.fr/
 

Cependant, autre région, autres mentalités, autre avocat général, dans le Nord,
Une femme battue acquittée pour le meurtre de son mari
 
« Ce procès vous dépasse », avait lancé l’avocat général à l’accusée, « parce que, derrière, il y a toutes ces femmes qui vivent ce que vous avez vécu (…), le bruit de ces pas qui montent l’escalier et qui nous font comprendre chaque soir que quand il rentre du travail (…) le danger rentre à la maison ».
http://www.liberation.fr/
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le pays des droits de l’homme dans ses oeuvres
Industrialisation de l’enfermement pour vider Calais
 
Lettre ouverte de l’Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE)
 
Depuis le 21 octobre dernier, votre Gouvernement a lancé une vaste opération de déplacement forcé d’une partie des personnes de nationalité étrangère (notamment des Syriens, des Irakiens, des Iraniens, des Afghans et des Erythréens) regroupées dans la région de Calais. Les associations présentes sur place et dans les centres de rétention administrative (CRA) font état de plus d’un millier de personnes déplacées puis enfermées en rétention dans sept centres disséminés sur le territoire métropolitain : Marseille, Nîmes, Toulouse, Rouen, Paris-Vincennes, Mesnil-Amelot et Metz. La quasi-totalité de ces personnes, dont certaines ont déjà subi un précédent placement en rétention, ont été ou seront libérées dans les cinq jours suivants, soit à l’initiative de l’administration elle-même, soit par un juge des libertés et de la détention, soit enfin par un tribunal administratif.

La gestion « industrialisée » (un jet privé, un avion de la sécurité civile, des bus…) de ces déplacements forcés paraît être organisée au moyen de véritables détournements de procédure. En plaçant ces personnes en rétention administrative, l’administration fait en effet usage de la procédure d’éloignement et ce, alors même que la plupart d’entre elles ne peut manifestement y être soumise, soit qu’elles relèvent du statut de réfugié soit qu’elles viennent d’un pays dont la situation intérieure interdit de les y renvoyer. Ainsi apparaît-il clairement que l’administration instrumentalise une procédure qu’elle sait d’avance ne pouvoir mener à son terme et qu’elle ne poursuit pas d’autre but, en enfermant ces personnes, que de les disperser et les dissuader de poursuivre leur route.

Ces violations répétées des textes se doublent d’autant de violations des droits humains : des familles sont séparées, des enfants sont laissés seuls à Calais quand leurs parents sont envoyés en CRA, des personnes sont raflées plusieurs fois de suite. (…)
http://www.lacimade.org/communiques
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au fait…

Mens vs aap – experiment
https://www.youtube.com/watch?v=Hkq343NS3nM

 
Une expérience de l’Institut Max Plank
 
 
 
 
 
 
 
 
C’est l’effet COP 21 :
le Japon relance la chasse à la baleine
http://www.consoglobe.com/japon-chasse-baleine-cg#t1l8Ld0zlQgJKqew.99
 
voir, ci-dessous :
Les baleines régulent aussi le climat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
COP 21, comment, après une si longue alerte, en sommes-nous arrivés à l’état d’urgence ?
 
Commençons par nous souvenir de ce qui a précédé et entouré le Sommet de la Terre de RIO 92 :
l’une des plus grandes offensives anti-écologistes pour, une nouvelle fois, saboter toute possibilité d’éviter le pire.
 
C’était à la fin des années 80, au début des années 90, un nouvel essor de l’écologisme semblait se dessiner. Comme dans les années 1960 et début 1970. Cela ne pouvait pas durer. La volonté de nuire s’est vite ressaisie pour occulter encore la trop faible lumière des lucioles et poursuivre le génocide culturel déjà constaté par Pier Paolo Pasolini *.
* La violence du Pouvoir : le regard de Pier Paolo Pasolini
http://cei.revues.org/277#tocto1n2
 
Le parti de la domination, de la réification et de la marchandisation du vivant a commencé une nouvelle offensive anti-écologiste, « anti-nature », anti-avenir et anti-justice, comme une vingtaine d’années auparavant, déjà sous la houlette des lanceurs du néo-conservatisme. Mais, à la différence de la première qui avait été menée en tapinois, en infiltrant le mouvement et en remplaçant ses acteurs par les faces de carême connues aujourd’hui encore, l’offensive commencée en 1990 s’est appliquée à décrédibiliser et souiller les écologistes, leur pensée et leur projet de civilisation, également à falsifier l’histoire du mouvement pour approfondir la confusion.

La magie des lucioles par Yume Cyan
http://www.journal-du-design.
 
 
Et nous avons vu débouler Marcel Gauchet, Luc Ferry et Alain Minc (tous de la Fondation Saint Simon *, cela va de soi), l’équipe du magazine Actuel aiguillonnée par les envoyés du PS chez les Verts **, Guy Béney (encore dans Actuel et dans Libération), Corinne Lellouche (L’Echo des Savanes), Eric Conan (Esprit), Alfred Grosser, Jean-Claude Levy, Claude Allègre, et une nuée de missionnés et d’irréfléchis qui se sont déchaînés sur les lanceurs d’alerte. Parmi eux, on trouve même un Dominique Bourg affirmant un peu partout son amour de l’individualisme, de l’anthropocentrisme, en somme de la culture impérialiste, et mettant en garde contre ces « dangereux » écologistes aspirant à une civilisation pacifiée (a). Un tel discours haineux serait, hélas, assez banal si, en dépit de son apologie du livre manipulateur de Luc Ferry, son auteur ne passait maintenant pour un « penseur de l’environnement » (comme Denis de Rougemont !). Tous ces gens ont eu les faveurs des media classiques, du Figaro à Politis (encore un remarquable dossier en mars 90), tandis que les écologistes accusés de tous les maux voyaient leurs droits de réponse jetés à la poubelle.
 * Enquête sur la Fondation Saint-Simon
Les architectes du social-libéralisme
https://www.monde-diplomatique.fr/1998/09/LAURENT/4054
** l’article était une commande que Christophe Nick a accepté de signer. A-t-il compris ce qu’on lui faisait faire ?

Est-il nécessaire de le dire ? Aucun de ces accusateurs sortis du néant n’a jugé bon de consulter les écologistes mis en cause, ni de répondre à leurs demandes d’explication. Extraordinaire est l’habileté à éviter tout contact et tout débat dont ils ont fait preuve ensuite. Lâcheté ? Honte ? Combien ont réalisé qu’ils étaient instrumentalisés par un capitalisme peu soucieux de mettre fin au saccage des sociétés et de la biosphère ?
 
Géopolitique n°40, 1992
La confusion semée, un récit falsifié diffusé dans toutes les chaumières, une pantomime de luttes pour l’illusion du pouvoir entre imposteurs et égarés… et les écologistes sont redevenus inaudibles. Décrédibilisés pour longtemps. D’autant que les environnementalistes attaqués ont choisi de plier, rompant définitivement avec les écologistes pour mieux abandonner les dernières références à la culture politique de l’écologisme, rentrant pleinement dans le jeu du système dominant en confortant l’environnemental-libéralisme des partis verts. C’est vraiment là qu’ils ont permis l’accomplissement du voeu de Raymond Aron (Genève, sept. 1969) :
– que la nouvelle gauche échoue (traduire : soit étouffée) pour que son message libertaire puisse être tranquillement souillé et dévoyé par l’ultra-libéralisme globalisé.

Un grand oeuvre auquel Denis de Rougemont s’était attelé, justement dès 1969, en circonvenant des militants au moyen de deux factions ad hoc : Diogène et Ecoropa *. Ces gens sont de ceux qui allaient se substituer aux écologistes et décider de les museler. Comme par hasard, ce sont aussi les acteurs des partis verts qui, au début des années 90, ont préféré à nouveau resserrer les liens avec les ennemis de l’alternative écologiste.
* sortes de Fondation Saint Simon spécialement concoctées pour l’écologisme.

L’ultra-spéculation capitaliste sur le vivant avait à nouveau le champ libre. Nous en voyons les résultats.
 
http://4.bp.blogspot.com/-l0qjbRabMz8/VlNzMfNGlwI/AAAAAAAAGjE/keAILyfe85U/s1600/Collectif-Actuel-N-10-1991-Les-Ecolos-Fachos-Revue-139202530_ML.jpg

Et il y a eu l’Appel d’Heidelberg organisé par un désormais célèbre cabinet en communication (Valtat), le même que pour le lobby de l’amiante et quelques autres groupes de pression défenseurs de produits ultra-polluants…
 
 
dans Histoire contemporaine – Une mémoire du mouvement écologiste – 7 :
http://www.planetaryecology.com/index.php/120-histoire-contemporaine-une-memoire-du-mouvement-alternatif-ou-nouvelle-gauche-ecologiste-7
 
Le PS contre les Verts
Courant Alternatif n° 14, décembre 1991
 
La deuxième manche
le droit de réponse au magazine ACTUEL après la parution de son numéro « Les écolos fachos » en septembre 1991.
 
 
et, dans L’anti-écologisme de 1973 à nos jours :
http://www.planetaryecology.com/index.php/129-l-anti-ecologisme-de-1973-a-nos-jours
 
La cécité absolue d’une bande d’autruches, par André Langaney 1992
 
Amiante et Appel d’Heidelberg, par Henri Pézerat 1995
 
 
Et encore, plus récemment, au Sommet RIO+20, en 1992 :
L’accord final de la conférence, très décrié, est déconnecté des enjeux environnementaux
par Eliane Patriarca
 
Depuis deux jours, le Rio Centro, où s’est achevée vendredi la Conférence des Nations unies sur le développement durable, baignait dans une atmosphère surréaliste. Tandis que chefs d’Etats et de gouvernement se succédaient à la tribune de l’assemblée plénière pour une brève allocution, beaucoup de leurs homologues avaient déjà quitté les lieux. Et les autorités brésiliennes avaient résolument choisi d’éloigner à 50 km du lieu de la Conférence officielle le sommet alternatif des peuples, où les ONG ont réuni quelque 20 000 personnes durant dix jours.
 
«Rio + Vain». Vingt ans après le Sommet de la Terre de 1992, qui a donné naissance aux conventions sur le climat, la biodiversité ou la désertification, l’édition 2012 a déçu. Rebaptisée «Rio + Vain» ou «Rio – 20», elle souffre d’une cruelle absence d’ambition. Dès mardi soir, sous la houlette du ministre brésilien des Affaires étrangères, les négociateurs, au travail depuis le 13 juin, avaient trouvé un accord, échappant à l’arbitrage politique des chefs d’Etat arrivés le lendemain. Vendredi, les 191 pays représentés à Rio ont ratifié le projet de déclaration finale, 49 pages intitulées «Le futur que nous voulons». «Ce futur n’est pas dans ce texte», ont rétorqué les leaders de la société civile, parties prenantes de la préparation de la conférence, mais qui ont adressé jeudi une lettre aux Nations unies pour se désolidariser d’un texte dénué «d’engagements concrets». Parmi les signataires : Marina Silva (ancienne ministre brésilienne de l’Environnement), Kumi Naidoo (patron de Greenpeace), Ignacy Sachs (l’économiste à l’origine de l’éco-développement) ou la philosophe et militante indienne Vandana Shiva. (…)
http://www.liberation.fr/terre/2012/06/22/rio-le-sommet-enterre-l-interet-general_828518
 
 
(a) Les développements philosophico-politiques qui ont accompagné cette nouvelle offensive anti-écologiste ont définitivement éclairé sur l’idéologie qui structurait la première, une vingtaine d’années auparavant. Le discours tenu par les auteurs cités (Ferry, Minc, Béney, Bourg…), et bien d’autres, correspond exactement aux cris de guerre lancés par Norman Podhoretz (1967), Irving Kristol (1968), Raymond Aron (1969), les néo-conservateurs en pointe de la civilisation anti-nature qui ont réorienté les réseaux de la Guerre Froide contre la nouvelle gauche écologiste.

Logique, d’ailleurs, puisque de futurs acteurs de la Fondation Saint Simon et des marionnettistes néo-capitalistes de plus haut vol étaient déjà affairés dans le dos de la nouvelle gauche écologiste, à la fin des années soixante.

Au début des années 1990, comme à la jonction des années 60 et 70, comme aujourd’hui avec la COP 21, comme à chaque fois, le clivage politique premier, celui qui relativise tous les autres, s’est révélé au grand jour. D’un côté, tous les défenseurs du bien commun, acteurs de l’économie des communaux ; banalement, tous ceux qui n’ont pas rompu avec le vivant *, donc avec la culture immémoriale qu’il inspire – celle qui permet à chacun de réguler ses actions en fonction de l’intérêt général. De l’autre, tous les partisans de l’école impérialiste, celle qui « présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant » (La dialectique de la raison, Theodor Adorno et Max Horkheimer). Dans ce camp, les partisans de la globalisation capitaliste, bien sûr, mais aussi beaucoup de leurs opposants prétendus : ceux qui, curieusement comme les précédents, sont toujours guidés par les théories progressistes (de la théorie des stades **) et élitistes, dominatrices vis à vis de « la nature », des autres êtres et des autres hommes (justement, les peuples autochtones). C’est pourquoi les gens de la nouvelle gauche écologiste ont – surtout en France ! – si souvent eu la surprise de découvrir de soi-disant « anti-capitalistes » – mais toujours très capitalistes quand il s’agit de pouvoir d’être et d’agir – rangés aux côtés des oligarques du système destructeur de la vie pour saboter toute alternative philosophique, politique et économique, en gommant jusqu’à la moindre représentation de la culture écologiste.  

* depuis les peuples autochtones qui ont conservé la relation d’interdépendance avec la biosphère jusqu’aux écologistes qui s’efforcent de la réactiver

** à propos de la « théorie des stades »
La théorie des stades et ses prolongements
www.pug.fr/extract/show/955

Politis 29 03 1990

 
 
COP 21… 21 ans de réunions pour ça !
Pour le Pape François, un échec serait «triste et catastrophique», car il signifierait que les «intérêts particuliers» l’auraient emporté sur «le bien commun», via une «manipulation de l’information» sur la question du réchauffement.
«nous sommes devant une alternative que nous ne pouvons ignorer – améliorer ou détruire l’environnement». Avec des «perspectives sociales», qui touchent «les plus défavorisés», victimes d’un «processus implacable d’exclusion».
(…)
Autre accent martelé par François, le combat contre «la mondialisation de l’indifférence, qui nous fait lentement nous habituer à la souffrance de l’autre, comme si elle était normale, ou, pire encore, qui nous conduit à la résignation face aux formes extrêmes et scandaleuses de rejet et d’exclusion sociale, comme sont les nouvelles formes d’esclavage». Sans oublier «les migrants, non reconnus comme réfugiés par les conventions internationales» et «sans aucune protection légale». Une indifférence liée à l’habitude de «sacrifier aux idoles du gain et de la consommation». Mais, a-t-il prévenu, «nous ne pouvons pas rester indifférents face à cela. Nous n’en avons pas le droit».
 
Critiquant, enfin, les «trafics illégaux», par exemple les «diamants», «métaux rares», mais aussi «l’ivoire et le massacre des éléphants», le Pape a demandé que la 10e conférence de l’Organisation mondiale du commerce, qui va se dérouler à Nairobi, puisse assurer, dans le domaine sanitaire et social, «l’accès au traitement de base pour tous» en particulier «pour les pays les plus pauvres». Sans mentionner les traitements antisida, François a sollicité «une attention politique prioritaire, avant tout intérêt commercial et politique» pour «l’élimination du paludisme, de la tuberculose, des maladies orphelines» et des maux «négligés par la médecine tropicale».
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/26/01016-20151126ARTFIG00219-pour-le-pape-francois-un-echec-de-la-cop-21-serait-catastrophique.php
 
 
 
Vingt-trois ans de compte à rebours
 
Il y a eu de l’euphorie, au début, à Rio. Il y a eu des accolades à Kyoto. Des larmes, et même du sang, à Copenhague. Des portes qui claquent à Varsovie. L’histoire de la Convention climat des Nations unies (CCNUCC), au sein de laquelle sont organisées tous les ans les Conférences des parties (COP), est ponctuée de tensions, de stagnations, de drames, que résume à elle seule l’évocation des noms des métropoles où les sommets ont eu lieu. Dans cette arène grouillante de technocrates en costards et d’ONG inquiètes sont nés beaucoup d’acronymes imbitables et de divergences insolubles. (…)
 
Tout avait plutôt bien commencé. En juin 1992 à Rio de Janeiro , 120 chefs d’Etat et de gouvernement se retrouvent pour un Sommet de la Terre. Comme tous les dix ans depuis 1972, on y parle conséquences de la croissance démographique, des activités économiques, de l’utilisation des ressources naturelles. (…)
 
http://www.liberation.fr/planete/2015/11/29/vingt-trois-ans-de-compte-a-rebours_1417059
 
 
 

COP21 : préparation d’un nouveau flop
 
Agrobusiness, la pollution comme solution ?
 
L’agriculture, pourtant responsable d’une partie importante des émissions de gaz à effet de serre, ne sera pas intégrée dans l’accord qui doit être conclu lors de la COP21, car le sujet est trop clivant. En dépit des résultats de l’agroécologie, l’industrie chimique promeut le concept d’agriculture climato-intelligente, avec son lot d’utilisations d’engrais et d’OGM, comme réponse au dérèglement climatique.
http://www.altermondes.org/agrobusiness-la-pollution-comme-solution/
 
 
(…) le système agro-alimentaire représenterait de 44 à 57 % des émissions mondiales, selon l’ONG Grain. Ce secteur n’a pourtant pas été intégré dans les négociations internationales sur le climat. « C’est un sujet trop clivant pour les États, surtout pour ceux qui ont basé leurs économies sur les monocultures industrielles dédiées à l’exportation comme le Brésil ou les États-Unis », explique Katia Roesch, d’Agronomes et vétérinaires sans frontières.
 
(…) seul un changement de modèle, combinant la disparition progressive des approches industrielles et le développement de l’agroécologie, serait à même de résoudre l’équation. Pourtant, les solutions qui se profilent, portées par l’agrobusiness au travers du concept d’agriculture climato-intelligente (ACI) semblent aller dans le sens inverse.
 
Le concept d’ACI a été lancé en 2010 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il affiche un objectif consensuel : « renforcer la capacité des systèmes agricoles de contribuer à la sécurité alimentaire, en intégrant le besoin d’adaptation et le potentiel d’atténuation dans les stratégies de développement de l’agriculture durable ».
 
L’Alliance globale pour l’agriculture climato-intelligente (Gasca), créée en 2014 avec le soutien de l’industrie des engrais, l’a ensuite repris à son compte, attirant plus d’une vingtaine d’États membres (3) grâce à un lobbying intense qui a réussi à créer un espace de négociations parallèles. « Il y a désormais un véritable risque que des projets de l’agrobusiness soient financés par le Fonds vert pour le climat (4) au travers du concept d’ACI. Ce serait une catastrophe » (…)
 
(…) Début octobre, 355 organisations de la société civile dénonçaient l’absence de légitimité de l’Alliance et rejetaient le concept d’ACI, rappelant qu’elles soutenaient les petits paysans, qui représentent 90 % des agriculteurs et produisent 70 % de la nourriture sur moins du quart des terres agricoles. « Le premier problème de l’ACI est qu’elle n’est volontairement pas définie. Il n’y a aucun critère environnemental ou social et cela ouvre la porte à tout et n’importe quoi », estime Jeanne-Maureen Jorand du CCFD-Terre solidaire. Pour Teresa Anderson, l’utilisation d’engrais est l’exemple parfait d’une mauvaise solution : « L’alliance veut nous persuader qu’en augmentant la productivité par hectare, avec des engrais, on peut diminuer l’intensité des rejets de GES. Mais cette solution va au contraire aggraver la situation, car ils ne prennent pas en compte les émissions liées à la production de l’azote, ni les rejets liés à l’épandage ou la destruction des sols. Au bout d’un moment, la matière organique meurt et il faut ajouter toujours plus d’engrais. C’est un désastre ». (…)
http://www.altermondes.org/agrobusiness-la-pollution-comme-solution/
 
 
 
Récapitulons un peu :

les peuples autochtones : oubliés
les paysans : oubliés
la destruction des forêts tropicales (par exemple, avec l’industrie de l’huile de palme) : oubliée
la réduction des transports de marchandises : oubliée
les écologistes : exclus
 
« Les petits agriculteurs n’ont rien à attendre de ces négociations » Ibrahima Coulibaly, Libération du 14 novembre.
 
 
Voir, ci-dessous, plusieurs dossiers sur les origines du bouleversement climatique :
Apocalypse now en Asie du Sud-Est
Géopolitique du chaos
 

 

 

 

 

 

Les avions de Moscou, massivement engagés, continuent de cibler prioritairement l’Armée syrienne libre plutôt que l’EI

La minoterie de Binin, une localité près d’Idlib, fournissait chaque jour quinze tonnes de farine et la boulangerie industrielle voisine 5500 sacs de pain. L’une et l’autre témoignaient que la vie, certes très difficile, était encore possible dans cette région contrôlée par la rébellion. Ce pain permettait aussi à des milliers de réfugiés du sud d’Alep et du nord de la grande ville de Hama de survivre et de ne pas prendre le chemin de l’exil. Mais le 12 novembre, à 17 h 20, les Sukhoï russes ont brusquement surgi et le bombardement a commencé. Les notables du conseil local ont compté dix raids, dont deux menés avec des bombes au phosphore. Dix personnes ont été tuées et la minoterie, édifiée grâce à des subventions de Paris et l’Union européenne, s’est écroulée sous les bombes, de même que la boulangerie industrielle.
 
Rendre la vie invivable
Comme d’habitude, Moscou a fait valoir que ses aéronefs avaient attaqué une zone tenue par l’Etat islamique. Sauf que (…)
 
http://www.liberation.fr/planete/2015/11/22/en-syrie-l-etat-islamique-loin-du-viseur-des-bombardiers-russes_1415322
 
 
 
 
 
 
 
 
Catastrophe écologique au Brésil
 
la rupture de deux barrages miniers a libéré des dizaines de millions de mètres cubes de boue polluée dans le Minas Gerais. Depuis, la coulée fraye inexorablement son chemin vers l’océan, provoquant un désastre sur les écosystèmes.
 
La catastrophe a d’abord provoqué la mort de sept personnes et la disparition de quinze autres. Une localité a été rayée de la carte (Bento Rodrigues) en plus des villages inondés.
 
Et près de 60 millions de litres d’un mélange constitué de terre, de silice, de résidus de fer, d’aluminium et de manganèse (l’équivalent de 24 piscines olympiques, précise le journal Folha de S. Paulo) se sont déversés dans le Rio Doce (la douce rivière), le cinquième plus grand fleuve du Brésil. En quelques jours, des millions de poissons sont morts d’asphyxie et les habitants surnomment désormais ce fleuve le « Rio Morto » (la rivière morte).
(…)
http://www.reporterre.net/Le-Bresil-frappe-par-la-pire-catastrophe-ecologique-de-son-histoire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Lettre à ma génération : moi je n’irai pas qu’en terrasse
 
(…) aujourd’hui, ce n’est pas en terrasse que j’ai envie d’aller. Depuis plusieurs jours, on m’explique que c’est la liberté, la mixité et la légèreté de cette jeunesse qui a été attaquée, et que pour résister, il faut tous aller se boire des bières en terrasse.
(…) On nous raconte qu’on a été attaqués parce qu’on est le grand modèle de la liberté et de la tolérance. De quoi se gargariser et mettre un pansement avec des coeurs sur la blessure de notre crise identitaire. Sauf qu’il existe beaucoup d’autres pays et de villes où la jeunesse est mixte, libre et festive. Vas donc voir les terrasses des cafés de Berlin, d’Amsterdam,  de Barcelone, de Toronto,  de Shanghai, d’Istanbul, de New York !
On a été attaqués (…) parce que la France est un terreau fertile pour recruter des djihadistes.
Oui je sais, la réalité est moins sexy que notre fantasme. Mais quand on y pense, c’est tant mieux, car si on a été attaqué pour ce qu’on est, alors on ne peut pas changer grand chose. Mais si on a été attaqué pour ce qu’on fait, alors on a des leviers d’action :
– S’engager dans la recherche pour trouver des énergies renouvelables, car quand le pétrole ne sera plus le baromètre de toute la géopolitique, le Moyen-Orient ne sera plus au centre de nos attentions. Et d’un coup le sort des Tibétains et des Congolais de RDC nous importera autant que celui des Palestiniens et des Syriens.
– S’engager pour trouver de nouveaux modèles politiques afin de ne plus déléguer les actions de nos pays à des hommes et des femmes formés en école d’administration qui décident que larguer des bombes, parfois c’est bien, ou qu’on peut commercer avec un pays qui n’est finalement qu’un Daesh qui a réussi.
– Les journalistes ont montré que les attentats ont éveillé des vocations de policiers chez beaucoup de jeunes. Tant mieux. Mais où sont les vocations d’éducateurs, d’enseignants, d’intervenants sociaux, de ceux qui empêchent de planter la graine djihadiste dans le terreau fertile qu’est la France ?
 
Si la seule réponse de la jeunesse française à ce qui deviendra une menace permanente est d’aller se boire des verres en terrasse et d’aller écouter es concerts, je ne suis pas sûre qu’on soit à la hauteur du symbole qu’on prétend être. L’attention que le monde nous porte en ce moment mériterait que l’on sorte de la jouissance de nos petits plaisirs personnels. (…)
 
 
Ouais… Et on attend aussi beaucoup de vocations de lanceurs d’alerte et de bousculeurs des hiérarchies d’incompétence grandes dispensatrices des principales merdes planétaires. Hélas, sans doute un rêve utopique, alors que l’heure est à l’abrutissement individualiste et à la consommation compulsive. 
 
 
 
 
 
 
Après le 13 novembre
Conséquences
 
 
Le déferlement de folie furieuse ne peut vraiment surprendre que les derniers venus et ceux qui se sont laissés distraire par la berceuse diffusée continûment depuis quelques dizaines d’années.
 
La paix n’est pas un dû et, comme le vivant, c’est une chose fragile qui se nourrit de conscience et d’attentions constantes. Elle est d’abord une culture et une pratique du quotidien qui, comme la démocratie et le souci du bien commun, s’étiole là où prospèrent les capitalisations de pouvoir (comme aujourd’hui à tous les niveaux d’incompétence). Autant reconnaître que c’est, pour la plupart, une culture perdue.
 
Culture ? On entend beaucoup parler de « culture » en réponse au fanatisme, mais…
Cela ne devrait pas être une surprise, la culture la plus répandue, la culture qui fait aujourd’hui référence, est le socle de tout ce que nous déplorons.
 
Il ne s’agit pas, bien sûr, de telle ou telle forme d’expression ou manière d’être – pourvu qu’elles respectent l’autre… justement ! Il s’agit du message véhiculé. C’est là l’important. Quelle que soit la forme, la distinction se fait sur le fond, sur le sens, sur ce qui influence la pensée et l’action, sur ce qui accompagne ou sur ce qui déforme les motivations.

« Qui a le droit d’être libre, qui se sent le droit de réclamer à la société les conditions d’existence qui lui permettront de se vouer, s’il le veut, au travail d’une libération intérieure, celui-ci a également le devoir d’exercer cette liberté car si l’esprit ne se mobilise pas contre l’inertie du langage au sein de sa propre parole, il est en risque de voir les stéréotypes verbaux pénétrer ses démarches les plus intimes, usurper ses motivations, décider pour lui – en bref, faire de lui une chose, ce qui mettrait fin à notre aventure sur cette terre » (Yves Bonnefoy, « Entretiens sur la poésie 1972-1990 », chapitre « Poésie et liberté »).
 
« les stéréotypes verbaux »… et la bonne vieille propagande, la colonisation des esprits, celle qui réussit à conduire « le sujet (…) dans la direction que vous désirez pour des raisons qu’il croit être siennes » (1).
 
Mise en pratique au quotidien, le plus souvent sans conscience, la culture qui nous a été assénée pour soutenir la conquête mondiale du capitalisme, est exactement antagoniste à celle de la paix et, généralement, du bien commun. La culture imposée les dévalorise comme elle a d’abord chosifié, réifié la nature (le vivant) jusqu’à enseigner le mépris pour toutes les vies, toujours pour conforter les différentes variantes de la domination. C’est la culture impérialiste, celle de la globalisation capitaliste, qui se traduit par des consommations nuisibles pour les autres, tous les autres vivants, et par des destructions sociales et écologiques monstrueuses. Cet engrenage culturel et structurel a produit l’exclusion, la misère, le ressentiment, le désespoir, la haine et les fanatismes, en proportion des profits réalisés (2).
 
En réaction, nombreuses ont été les alertes lancées pour éveiller les consciences, dénoncer l’égarement et rappeler les bases de la culture accordée au vivant, celle qui doit éclairer chaque action pour la situer dans les dynamiques de la biosphère – la culture arcadienne disent les écologistes. Simplement la culture de la paix, peut-on dire aussi. Mais, alertes spécialisées ou générales (comme la nouvelle gauche écologiste des années 1960/70 qui invitait à troquer la civilisation de la guerre à la planète contre une civilisation adaptée à la biosphère), toutes ont été méthodiquement étouffées, foulées aux pieds. Quelque soit le sujet, à quelque niveau que ce soit, chaque lanceur d’alerte l’a vécu. Et cela continue, spécialement en France où la désolidarisation n’a jamais été aussi grande (3). C’est en bonne partie pourquoi nous en sommes à constater les dégâts, aussi l’impuissance générale. Juste au stade du constat !
 
 
(1) Directives du Conseil de Sécurité Nationale, 10 juillet 1950, cité dans Final Report of the Select Committee to Study Governmental Operations with Respect to Intelligence Activities, Washington, United States Government Printing Office, 1976.
Rapporté par Frances Stonor Saunders, « Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle », Denoël.
 

(2) Guerre à la vie et impuissance
http://www.planetaryecology.

et, sur l’aggravation continue de la situation :
Syrie Irak Kurdistan Palestine
http://www.planetaryecology.com/index.php/180-syrie-irak-kurdistan-palestine
 
Guerre à la planète
http://www.planetaryecology.com/index.php/164-my-land-film-de-nabil-ayouch
 

 
(3) voir et revoir les rapports du Médiateur de la République :
http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/mediateur-republique-dernier-rapport-plutot-sombre.html
 
à propos de la défense du bien commun :
La solitude de l’incorruptible
Détournement financier, risque sanitaire ou infraction à la loi: en France quand un salarié dénonce son entreprise, il se fait licencier
(…) Dix ans plus tôt, Francis Doussal, chef de fabrication à la Saria, premier équarrisseur français, avait tenté d’alerter sa hiérarchie sur les agissements illégaux de son entreprise. Résultat : une mutation, à 800 kilomètres de chez lui. Cette fois, il prend les grands moyens : une lettre ouverte, publiée dans la presse régionale. Il est immédiatement licencié. Devant le tribunal correctionnel de Vannes, la réalité des infractions commises par la Saria est pourtant reconnue. Elle est condamnée à de lourdes amendes. Mais les prud’hommes ne veulent rien entendre. Le code du travail ne prévoit pas la protection du salarié qui dénonce une fraude commise par son entreprise. Quel que soit le domaine ­ finances, sécurité publique, santé publique… ­, quel que soit le danger. Le «devoir de confidentialité», le «lien de subordination» invoqués par l’employeur justifient le licenciement. (…)
http://www.liberation.fr/futurs/2004/07/05/la-solitude-de-l-incorruptible_485357
 
Subir ou l’ouvrir, on peut choisir
http://sos-fonctionnaire-
 
exemple :
L’amiante : un scandale français exemplaire
http://www.planetaryecology.com/index.php/97-amiante-un-scandale-francais-exemplaire
 
et, ci-dessous, l’exemple d’un mouvement social récupéré, chapeauté, détourné, étouffé, parmi tant d’autres – surtout celui-ci (!) :
« la marche des beurs » reprend la route
 
 
Au moins en France, l’alerte sur les difficultés faites aux lanceurs d’alerte a, elle-même, été étouffée.
 
 
 
 
 
32 ans après,
« la marche des beurs » reprend la route
 
Hum… en fait, ce mouvement s’était baptisé :
Marche pour l’égalité et contre le racisme
Dans le glissement de la «Marche pour l’égalité et contre le racisme» à cette expression, il y a le détournement politique d’un mouvement, encore dénoncé trente ans plus tard par ses fondateurs.
http://www.slate.fr/story/80627/marche-beurs-racisme-egalite
 
 
Parce que « rien n’a changé » dans les banlieues depuis la « marche des beurs » de 1983, Arbi Rezgui, un des anciens marcheurs et une quarantaine de personnes viennent de partir du quartier des Minguettes, à Venissieux, pour rejoindre Paris.
 
« Précarité », « discrimination »: « rien n’a changé » dans les banlieues depuis la « marche des beurs » de 1983, regrette Arbi Rezgui, militant anti-raciste qui a décidé de refaire le trajet vers Paris 32 ans après. Parti du quartier des Minguettes à Vénissieux (banlieue lyonnaise) ce samedi matin, il va traverser une bonne dizaine de villes avant d’arriver à Paris, le 31 octobre pour un rassemblement à 14 heures place de la Bastille.
http://www.humanite.fr/32-ans-apres-la-marche-des-beurs-reprend-la-route-587103
 
C’est l’occasion de rappeler l’un des grands moments de la manipulation politicienne pro-globalisation capitaliste qui, comme l’a souligné Jean Baudrillard à l’époque, a vidé ce pays de ses « forces vives » jusqu’à le gangrener et le livrer totalement aux prédateurs. Là, avec ce mouvement né chez les marginalisés relégués dans les banlieues de l’exclusion, la méthode employée était ultra-classique, celle utilisée avec succès contre les mouvements critiques et alternatifs des années 1970, 1960… puis plus tard, à chaque rebond du mouvement social pour les biens communs. Infiltration, escamotage et substitution des acteurs, étouffement et médiatisation, détournement de sens, réécriture de l’histoire.
http://bondyblog.liberation.fr/201312040001/la-marche-vue-par-eric-favereau/
http://www.banlieueplus.fr/je-ne-suis-pas-charlie/
http://www.allocine.fr/communaute/forum/message_gen_nofil=477822.html
 
 

Attention Travail d’Arabe d’Ali Guessoum
 
De l’Empire colonial à la Marche des Beurs, des tirailleurs aux travailleurs, l’exposition « Attention Travail d’Arabe » propose, avec justesse et humour, une vision décalée des différents stéréotypes les plus répandus sur l’immigration en France.
 
Dédramatisant un passé parfois encore sensible, Ali Guessoum pose un regard inédit sur la mémoire des immigrés et une terre de France pas toujours accueillante.
Avec l’humour comme vecteur de réflexion et de dérision, l’exposition revient sur les préjugés d’hier et d’aujourd’hui, véhiculés par les médias, les politiques ou encore la publicité. En prenant le parti de la légèreté, « Attention, Travail d’Arabe » éclaire les rapports parfois houleux entre la France et ses étrangers.
Grâce au détournement d’objets publicitaires, d?affiches et de codes graphiques, l’exposition souligne l’apport culturel, économique et social de ces Français venus d’ailleurs et permet la réappropriation d’une histoire trop souvent méconnue.

Des anciens combattants à la carte de résidence, des travailleurs invisibles aux militants et à cette génération « Made in France » soucieuse de reconnaissance, « Attention, Travail d’Arabe » évoque un siècle de présence des immigrés sur le sol français.
http://www.labellevilloise.com/wolf/2011/01/attention-travail-darabe-dali-guessoum/
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Géopolitique du chaos
La Russie vise les résistants
 
Turkey summons Russian envoy over bombing of Turkmens in Syria: PM
 
Turkey has summoned Russia’s ambassador in protest over the « intensive » bombing of Turkmen villages in northern Syria by Russian warplanes, Prime Minister Ahmet Davutoglu told reporters on Friday.
(…)
« It was stressed that the Russian side’s actions were not a fight against terror, but they bombed civilian Turkmen villages and this could lead to serious consequences, » the foreign ministry said. (…)
http://www.reuters.com/article/2015/11/20/us-mideast-crisis-syria-turkey-russia-idUSKCN0T91MO20151120
 
 
 
 
 
 
 
 
Gastronomie vomitive
 
Dans les années soixante, avec la LPO, en particulier avec Antoine Reille qui était l’un de ses principaux animateurs, plusieurs de ceux qui allaient lancer le mouvement écologiste libéraient des oiseaux « protégés » sur le Marché aux Oiseaux parisien. Quelques petites dizaines d’années plus tard, après l’étouffement du mouvement social, après plusieurs partis verts qui ont renforcé le système plutôt que de le faire évoluer, on cherche vainement une amélioration.
 
Dans les années soixante, nous n’en étions encore qu’au commencement du déclin des oiseaux européens. Dans ce domaine comme dans tous les autres, allez! dans les seventies aussi, c’était le bon moment pour arrêter les conneries et troquer le système anti-nature contre une civilisation accordée au vivant – à la biosphère. Pas question ! se sont exclamés ensemble tous les intérêt égocentriques associés en magma nuisible d’un bord à l’autre de l’éventail politicien. Tous de même culture impérialiste ! Tous hostiles à l’arrêt des destructions écologiques. Aujourd’hui, c’est une partie de leur production qui est à l’affiche du sommet sur le climat.
 
En plein effondrement biologique et bouleversement climatique (1), les furieux destructeurs du vivant veulent poursuivre leurs pratiques mortifères, même et surtout celles qui sont interdites, et pètent les plombs sitôt que l’on tente d’intervenir. Dernière illustration : l’agression des courageux qui veulent rappeler l’interdiction de la capture des pinsons (oui, des pinsons et, sans doute, tous les petits oiseaux qui tombent dans les pièges !)…
 
Landes : des militants de la LPO et des journalistes agressés à coup de pelle
http://www.liberation.fr/france/2015/11/09/landes-des-militants-de-la-lpo-et-des-journalistes-agresses-a-coup-de-pelle_1412261
Opération pinsons 2015
https://www.lpo.fr/actualites/operation-pinsons-2015
Des dizaines de milliers de pinsons tués illégalement : Les Landes territoire de non droit ?
https://www.lpo.fr/communiques-de-presse/des-dizaines-de-milliers-de-pinsons-tues-illegalement-les-landes-territoire-de-non-droit
 
De tous côtés et dans tous les domaines, nous arrive ce genre de signes négatifs qui montrent un refus obstiné de la moindre évolution.

 

(1)
L’effondrement biologique est là, sous notre nez
http://www.planetaryecology.com/index.php/8-l-effondrement-biologique-est-la-sous-notre-nez
http://4.bp.blogspot.com/-cUpSwMUkPuA/VkD7Hj95QOI/AAAAAAAAGgQ/F7l97Rjnq-4/s1600/Pinson.JPG

 

Une doc 3 étoiles sur l’arriération française :

Henri Emmanuelli soutient les braconniers !
https://www.youtube.com/watch?v=MvuvRg7F-TE

Une belle brochette de la coalition anti-écologiste historique dans ses oeuvres. Tout se tient !

Landes: la bataille de l’ortolan
https://www.youtube.com/watch?v=a-B2bqaWcI0

La révolte des chefs étoilés pour cuisiner ortolans, pinsons, grives et bécasses
http://www.sudouest-gourmand.fr/la-revolte-des-chefs-etoiles-pour-cuisiner-ortolans-pinsons-grives-et-becasses
 

 

 

 

Apocalypse now en Asie du Sud-Est
 
Non, cette fois, cela n’est pas la Syrie, pas la Libye, pas la Palestine/Israël, pas le Yemen, pas le Zaïre, pas le Nicaragua (1), pas la Chine… c’est encore l’Indonésie…
 
Indonesia haze crisis: Smog from Indonesian forest fires worsens across Southeast Asia
https://www.youtube.com/watch?v=TQgcs3CJVyg

L’Indonésie et les orangs-outans brûlent, personne ne bouge
En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/indonesie-orangs-outans-cg#kBXtk8zjOGbjY0M1.99
 
http://4.bp.blogspot.com/-D4ReVa1BzVk/Vj0FonzwEtI/AAAAAAAAGfg/3hJz-ofV4y4/s1600/borneo-orangutan-rescue.jpg
http://www.laforgedelamothe.fr/ami-de-kalaweit/deforestation/

 
Hundreds of orangutans face evacuation as forest fire spreads
http://www.ibtimes.co.uk/indonesia-hundreds-orangutans-face-evacuation-forest-fire-spreads-1523425
 
Feux de forêt en Indonésie : fermez les entreprises incendiaires !
https://www.sauvonslaforet.org/petitions/1018/l-indonesie-est-en-feu-aussi-pour-notre-huile-de-palme
et les magasins qui vendent de l’huile de palme !
 
 
1,7 million d’hectares de forêts ont été incendiés. C’est une bombe climatique

Depuis juillet, l’Indonésie est ravagée par des incendies, allumés pour l’essentiel illégalement pour accroître les plantations d’huile de palme, dont ce pays est le premier producteur mondial. Dix-neuf personnes sont décédées et les fumées polluent l’air de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, entraînant infections respiratoires ou perturbations du trafic aérien.
Si l’ambassadeur indonésien à Paris vantait lundi la production d’huile de palme dans son pays, les ONG Cœur de Forêt, Envol Vert et Planète Amazone dénoncent un «enfumage», à moins d’un mois de la COP 21.
http://www.liberation.fr/planete/2015/11/02/17-million-d-hectares-de-forets-ont-ete-incendies-c-est-une-bombe-climatique_1410741
 
 
Pourquoi ces incendies ?

Des paradis dans l’enfer du « développement »
La main dans la main, les colonisateurs, les militaires de la dictature, les « experts internationaux », les spéculateurs et les escrocs ont ouvert la boîte de Pandore. Nous n’en avons vu jaillir que des désolations. D’autres suivent encore ; comme le cadeau à long terme pour toute la planète de l’excédent de carbone qui était stocké par les forêts et les tourbières. Relâché dans l’atmosphère par milliards de tonnes, il contribue généreusement à l’effet de serre, sans espoir de retour en arrière, à moins de reconstituer ce que l’on est en train de détruire (7). C’est encore les effets à court terme sur les climats avec leurs spirales de conséquences à venir : augmentation de la fréquence et de l’amplitude du phénomène El Niño, sécheresses généralisées, incendies, cyclones, etc.
http://www.planetaryecology.com/index.php/106-des-paradis-dans-l-enfer-du-developpement
 
Ethnocide et ecocide aux mentawaï
IGNORANT DES HOMMES ET DE L’ECONOMIE DE LA NATURE, L’ECONOMISME REDUCTEUR QUI AVANCE DISSIMULE SOUS LE DOUBLE-LANGAGE DU « DEVELOPPEMENT » DETRUIT L’ARCHITECTURE COMPLEXE DE LA VIE ET LES SAVOIRS ACQUIS PAR L’HUMANITE.
http://www.planetaryecology.com/index.php/111-ethnocide-et-ecocide-aux-mentawai
 
Le feu a la planete, El Niño, etc.
Qui n’est pas prisonnier de la culture dominante et comprend que la vie règle toute l’économie de la planète observe avec intérêt la corrélation qui se dessine entre la destruction croissante des forêts denses, les apparitions d’El Niño et des perturbations qui lui sont attribuées.
http://www.planetaryecology.com/index.php/151-le-feu-a-la-planete-el-nino-etc
 
http://4.bp.blogspot.com/-5Dkub7wsO_c/VjsZigxoWcI/AAAAAAAAGd4/ynrElaKSwFg/s1600/fig03.jpg
 
L’huile de palme industrielle : un crime contre le vivant
Sans inclure les inestimables bénéfices écologiques, climatiques, culturels, etc. générés par les forêts denses, la production de leur cueillette et de leur jardinage – comme le faisaient les peuples autochtones depuis des millénaires – est incomparablement plus importante, profitable et, cela va sans dire, diversifiée que les huile, soja, viande bovine, ananas… industriels.
Seul inconvénient pour les décideurs que nous supportons : bénéficiant à tous les vivants, la diversité est incontrôlable par la domination.
http://www.planetaryecology.com/index.php/131-l-huile-de-palme-industrielle-un-crime-contre-le-vivant
 
(1) Nicaragua, la catastrophe programmée
La protection de l’environnement tombe à l’eau
L’annonce de la construction d’un canal inter-océanique au Nicaragua d’ici 2020 a déclenché une forte polémique. Des experts environnementaux pointent les désastres écologiques que pourrait générer le projet, qui doit passer par le lac Cocibolca.
http://www.courrierinternational.com/article/2013/07/26/la-protection-de-l-environnement-tombe-a-l-eau
 
 
 
PAPOUASIE OCCIDENTALE : «Les Indonésiens nous chassent tels des animaux»
Persécutés et sommés en 1969 d’accepter leur rattachement à l’Indonésie, les Papous voient leur combat pour l’indépendance étouffé à mesure que leur poids démographique décline. Sûr de son emprise, Jakarta vient d’ouvrir le territoire aux médias. http://www.liberation.fr/planete/2015/11/02/les-indonesiens-nous-chassent-tels-des-animaux_1410706

 
sur ce site :
Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne encore
http://www.planetaryecology.com/index.php/108-ecrasee-depuis-1963-la-papouasie-occidentale-saigne-encore
 
 
 
 
 

 

Enfumage généralisé
 
On le sentait venir. Cela s’étale maintenant sur toutes les unes
http://www.franceinter.fr/emission-secrets-d-info-pollution-automobile-lhypocrisie-europeenne

 

un excellent dossier sur France Inter :

Et si le scandale Volkswagen en cachait un autre ? Depuis au moins 5 ans, la Commission européenne sait que les tests qui mesurent la pollution automobile sont faussés. L’interview de Delphine Prunault pour « Irrespirable. Comment échapper à l’asphyxie »
C’est une véritable supercherie qui est en train d’éclater au grand jour. Il faut savoir que les véhicules européens avant d’être homologués passent des tests en laboratoire. Sauf que les constructeurs automobiles se débrouillent pour fausser délibérément les résultats en utilisant toutes sortes d’artifices lors des tests.  

Face à ces accusations, les constructeurs reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes qu’ils «  s’arrangent » avec ces tests. Ils ne violent pas la loi, mais contournent délibérément la législation. Conséquence : les normes établies par la Commission européenne n’ont plus de légitimité. Confrontée à ces révélations, la Commission reconnaît pourtant qu’elle était informée dès la fin de l’année 2010 du caractère artificiel des tests réalisés en laboratoire. Il a donc fallu attendre cinq ans, sous la pression de l’affaire Volkswagen, pour que des experts, représentants les pays européens, décident de la mise en place de nouveaux dispositifs, plus performants et surtout effectués en condition réelle de conduite. En contrepartie, ces experts ont également  autorisé les constructeurs à dépasser durant plusieurs années les normes de pollution, pour leur laisser le temps de s’adapter. Ils ont voté pour un seuil de tolérance de 110 % jusqu’en 2020. (…)

http://www.franceinter.fr/emission-secrets-d-info-pollution-automobile-lhypocrisie-europeenne
 
ci-dessous en septembre :
La triche industrielle : combien de victimes ?
 
Fausseté de constructeurs, omerta de services officiels, aveuglement ou manoeuvres d’évitement d’élus, étouffement et « oubli » des alertes, bidouillage des rapports « techniques », désinformation et menaces, ignorance des règles édictées et manipulation des textes…
Ca ne vous rappelle rien ?

L’amiante, par exemple (http://www.planetaryecology.com/index.php/97-amiante-un-scandale-francais-exemplaire) ?
Pas mal d’autres scandales aussi.
Et même celui de l’eau et de ses environnements
(par exemple sur ce site : L’Eau perdue de Saint Gengoux le Royal http://www.planetaryecology.com/index.php?start=4)
 
Et n’oublions pas que ceux qui ont lancé l’alerte dès les années 1960/70 (alerte sur les pollutions, sur l’usage incontrôlé de l’automobile, sur les emballages jetables et autres déchets, etc.) ont été ostracisés et censurés par tous les boulimiques du pouvoir capitalisé.
Quel est le coût de l’extinction de la nouvelle gauche écologiste et de la culture inspirée par le vivant ? N’auraient-ils pas, au moins, permis d’éviter un tel effondrement ?
 
 
 
 
 
 
5 novembre 2015

excellent édito de Thomas Legrand ce matin :
Notre Dame des Landes, suite mais pas fin
 
Oui, M.Valls envoie un message qui dit que le chantier doit commencer. Entendez bien la subtilité, il n’annonce pas l’arrivée des bulldozers… il « demande –je cite- aux maîtres d’ouvrage de la future plate-forme de mettre en œuvre les démarches qui permettront de démarrer les travaux. ». En fait, il montre les gros bras de l’exécutif mais ne les utilise pas. Il faut dire que la ministre de l’Ecologie S.Royal est ministre de l’Ecologie, donc, logiquement, elle est contre un aéroport géant symbole d’un modèle passéiste et énergivore.

Deux logiques s’opposent. Seulement, la logique du Premier ministre n’est pas basée sur la conviction que cet aéroport est indispensable pour l’économie du grand Ouest puisqu’à son arrivée à Matignon, il était pour l’abandon de ce projet. M.Valls a surtout la conviction qu’il faut restaurer (ou au moins faire mine de vouloir restaurer) l’autorité de l’Etat sur ce site où elle est bafouée au vu et au su de tous. Mais F.Hollande lui a demandé de ne pas bouger, ni dans un sens ni dans l’autre. Il ne faut braquer ni les écologistes, ni les élus de la région, majoritairement PS et favorables au projet.

Et qui l’ont fait approuver par les Assemblées locales concernées quand même !

Oui, mais aujourd’hui, des groupes organisés et de militants écologistes, soutenus par une partie de la population, vivent sur place et occupent les lieus. A la moindre incursion des forces de l’ordre, ce sont des dizaines de milliers de protestataires qui rappliqueront de toute l’Europe. NDDL est devenu pour M.Valls un abcès de non-droit insupportable. Il va même jusqu’à parler de militants « ultraviolents » concernant les zadistes. C’est un peu exagéré, s’ils sont ultra-violents, alors les bonnet-rouges étaient des djihadistes de DAECH ! Il y a bien quelques anars qui fabriquent des cocktails Molotov, des adeptes de « l’insurrection qui vient » de Julien Coupat, il y a quelques punks à chiens, mais la plupart des militants sur le site sont des écolos, un peu idéalistes, qui font des potagers et tentent d’inventer un mode de vie loin du consumérisme et de l’addiction au carbone. Déloger ces militants par la force, c’est risquer de créer un cycle de violence potentiellement meurtrier, comme à Sivens. On peut toujours, comme le souhaitait F.Hollande et avant lui N.Sarkozy, laisser trainer l’affaire grâce aux recours juridiques inépuisables. Si l’on veut, ça n’en finira jamais. Pourtant, il y aurait une façon de trancher. Il suffirait au Président d’ordonner l’abandon du chantier pour (truc dingue !) mettre en accord ses mots et ses actes. Il se fait, en ce moment, l’ambassadeur, à travers le monde, de la transition écologique pour obtenir un accord en décembre lors de la COP 21. Puisqu’il faut changer de modèle, commençons à NDDL ! Cette solution pourrait même apparaître comme un acte politique courageux et fondateur d’une prise de conscience revendiquée. Mais si M.Valls continue à faire de NDDL une question d’autorité de l’Etat et se braque, l’éventuel abandon du projet apparaîtra comme une capitulation. M.Valls est en train de rayer une solution politique qui s’offrait au président…une solution que lui conseillait par exemple Nicolas Hulot. Cette occasion honorable et logique de sortir d’une pitoyable et usante impasse ne se représentera pas de sitôt.

http://www.franceinter.fr/emission-ledito-politique-notre-dame-des-landes-que-faire
 
 

 

 

 
 
SYRIE – Le marché noir des disparitions
L’ampleur et le caractère orchestré des dizaines de milliers de  HYPERLINK « http://m.amnesty.fr/Disparitions-forcees »disparitions forcées perpétrées par le gouvernement syrien au cours des quatre dernières années sont exposés dans notre rapport  » HYPERLINK « https://www.amnesty.org/download/Documents/MDE2425792015ENGLISH.PDF »Between prison and the grave: Enforced disappearances in Syria ».
Ce rapport décrit de façon détaillée l’abattement et le traumatisme des familles des dizaines de milliers de personnes qui ont disparu sans laisser de traces en Syrie, et la façon dont elles sont exploitées financièrement.
SEMER LA TERREUR, ÉCRASER LA DISSIDENCE
Les disparitions forcées commises par le gouvernement font partie d’une attaque généralisée et froidement calculée menée contre la population civile. Il s’agit de crimes contre l’humanité qui s’intègrent dans une campagne soigneusement orchestrée destinée à semer la terreur et à écraser le moindre signe de dissidence à travers le pays.
L’ampleur de ces disparitions est tragique. Le Réseau syrien pour les droits humains a rassemblé des informations sur au moins 65 000 disparitions enregistrées depuis 2011, dont 58 000 disparitions de civils. Les personnes capturées sont généralement détenues dans des cellules surpeuplées et dans des conditions épouvantables, et sans aucun contact avec le reste du monde. Beaucoup meurent des suites de maladies et de torture ou sont victimes d’une exécution extrajudiciaire. (…)
 HYPERLINK « http://www.amnesty.fr/disparitions-forcees-en-Syrie »http://www.amnesty.fr/disparitions-forcees-en-Syrie
 
 
 

 

 
octobre 2015
 
Langues autochtones : l’arriération totalitaire française est à nouveau confirmée
 
Le Sénat enterre la charte des langues régionales
Le Sénat vient de retoquer la ratification de ce texte du Conseil de l’Europe, en votant une motion de procédure qui a coupé court au débat parlementaire. Cette «question préalable», soutenu par la droite, majoritaire, et le centre, a été votée, mardi soir par 180 voix contre 155.
http://www.liberation.fr/france/2015/10/27/le-senat-enterre-la-charte-des-langues-regionales_1409281
 
Il y aurait environ 75 langues régionales en France métropolitaine et d’Outre-mer.
 
Depuis près d’un quart de siècle, la charte européenne des langues régionales et minoritaires divise le pays. Adoptée par le conseil de l’Europe en 1992, elle a été signée par la France en 1999 mais n’est toujours pas ratifiée seize ans plus tard. (…)
http://www.franceinter.fr/emission-un-jour-en-france-pourquoi-saccrocher-aux-langues-regionales
 
 
 
 
 
 
 
 
La réalité des migrations en France
 
Beaucoup d’immigrés arrivent et… repartent
Le nombre d’immigrés arrivant en France a augmenté entre 2006 et 2013, mais il y a aussi eu plus de départs d’immigrés comme de Français.
http://www.lessentiel.lu/fr/news/france/story/Beaucoup-d-immigres-arrivent-et-repartent-30115888

http://www.pressreader.com/france/le-parisien-oise/20151014/281603829302692/TextView
 
voir ci-dessous
Au fond du trou, tout au fond !
56% des français refusent que la France accueille des réfugiés
 
 
 
 

 

Réification scientifique
 
L’oiseau rare des Îles Salomon a été tué… par son découvreur
Fin septembre, pour la première fois d’Histoire d’Homme, le monde observait la photographie d’un martin-chasseur à moustaches des Îles Salomon. Un animal extrêmement rare aperçu pour la dernière fois en 1920. Un émerveillement qui aura tourné court alors que le chercheur à l’origine de la capture de l’animal vient tout simplement de le tuer, évoquant les impératifs de la recherche scientifique.
https://mrmondialisation.org/loiseau-rare-des-iles-salomon-a-ete-tue-par-son-decouvreur/
 
 
http://3.bp.blogspot.com/-DqSAi2wo1Hg/ViKthQMWVMI/AAAAAAAABN0/4j0rmIlNWeM/s1600/Chris_Filardi_martin_pecheur.jpg
 
Le biologiste américain Chris Filardi a provoqué un tollé en tuant un oiseau rare dans les îles Solomon dans le but de ses recherches.
Un Martin-chasseur à moustaches mâle, espèce très rare souvent appelé « oiseau fantôme », a été tué par Chris Filardi après avoir pris une photographie de l’oiseau.
 
M. Filardi, directeur des Programmes du Musée américain d’histoire naturelle à New York, a retrouvé l’oiseau pendant une étude de terrain dans les îles reculées de Guadalcanal dans les îles Solomon le mois dernier.
 
C’était « un oiseau que je recherchais depuis près de 20 ans », a écrit M. Filardi dans un blog du 23 septembre sur le site Internet du musée. « Un des oiseaux le plus mal connu du monde était là, devant moi, comme la naissance d’une créature mythique ».
 
Il a confirmé que l’oiseau a été tué et collecté comme spécimen pour une étude supplémentaire (…)
La décision de collecter un spécimen relève de la pratique standard pour les biologistes de terrain, a-t-il poursuivi. (…)
http://french.xinhuanet.com/2015-10/12/c_134707038.htm
 
 
extrait de La culture anti-nature
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=94:3-la-culture-anti-nature&catid=9&Itemid=470
 
Certains qui se piquent d’écologie – plus précisément : d’écologie quantitative, donc non holistique, et de « protection de la nature », comme ils disent – vont jusqu’à tuer des centaines de « spécimens » d’une espèce rare et « menacée », par exemple une antilope de forêt du Gabon, pour analyser le bol alimentaire et peser les gonades ; l’important étant de remplir les banques de données, de satisfaire aux règles de la systématique style XIXème siècle, d’obtenir un diplôme qui ouvrira l’accès à un poste valorisé à bon salaire, surtout pas l’existence de l’autre, résolument chosifié, utilisé sans aucune empathie, et des écosystèmes, par conséquent l’existence de la biosphère.
 
Rien n’est inventé. Pour comble, c’est un militant écologiste ayant participé à Jeunes et Nature et à La Semaine de la Terre en 1971* qui, à la fin de ses études, a commis ce massacre « scientifique » sur indication de son directeur de thèse, pour devenir… « écologue » !
 
Toute la différence entre l’ouverture sur le vivant et l’ouverture sur la hiérarchie du système.
 
* donc au mouvement écologiste quand il s’est distingué de la protection de la nature pour devenir la « nouvelle gauche » alternative :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=104:histoire-contemporaine-une-memoire-du-mouvement-alternatif-ou-nouvelle-gauche-1&catid=9&Itemid=470
 
 
 
 
 
Rien ne doit subsister :
encore un ancien abattu au Zimbabwe
http://1.bp.blogspot.com/-rSFP8J3KE8M/ViJU3mgBsoI/AAAAAAAABNE/C12C_ji5LBI/s1600/chasseur%2Ballemand%2B%25C3%25A9l%25C3%25A9phant%2B1.jpg
 

Trois mois après la mort de l’emblématique lion Cecil, tué d’une flèche par un dentiste américain (Walter Palmer) qui ne sera pas poursuivi malgré le caractère litigieux de la chasse, le massacre continue au Zimbabwe. Alors que 40 éléphants (photo d’illustration) ont été retrouvés tués au cyanure par les braconniers ces deux derniers mois dans le pays (http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20151016.OBS7758/zimbabwe-26-elephants-retrouves-morts-empoisonnes.html), un éléphant de plus de 50 ans, considéré comme un « trésor national », vient d’être abattu à l’extérieur du parc national de Gonarezhou (sud du pays) par un touriste allemand.
 
La longévité d’un éléphant d’Afrique en réserve naturelle peut varier entre 50 et 60 ans, même si des spécimens ont atteint 80 ans. Le pachyderme était « si imposant que ses défenses touchaient presque le sol », décrit le président de l’association des opérateurs de safari au Zimbabwe, Emmanuel Fundira. « Nous n’avons jamais vu un animal aussi impressionnant. Comme le lion emblématique Cecil, c’était un trésor national qui aurait dû être protégé et non tué. »
 
« Nous sommes écœurés. On ne peut pas tuer un animal aussi emblématique », a réagi Johnny Rodrigues, porte-parole de l’organisation de défense des animaux Zimbabwe Conservation Task Force (ZCTF).
 
http://www.leparisien.fr/environnement/zimbabwe-apres-le-lion-cecil-un-elephant-emblematique-abattu-16-10-2015-5191917.php
 
http://www.huffingtonpost.fr/2015/10/16/chasseur-elephant-tresor-national-zimbabwe_n_8313580.html
 
http://www.inquisitr.com/2500693/elephant-hunting-big-game-hunter-pays-60000-to-kill-50-year-old-bull-elephant/
 
http://1.bp.blogspot.com/-ngRCkkd3fA0/ViJX99u_YQI/AAAAAAAABNQ/qWSg9RwzHB0/s1600/Chasseur%2Ballemand%2B%25C3%25A9l%25C3%25A9phant%2B3.jpg
 
 
 
 
 
 
 
 
Le dialogue à Air France, c’est comme en France, dans toute la France
Air France, la violence et le mépris
https://www.youtube.com/watch?v=pU0l0KfYlqk
 
http://2.bp.blogspot.com/-TuJHtKPbiYI/Vh64Afb61PI/AAAAAAAAGcM/b9Fmr5D_jkE/s1600/air-france.jpg
 
 
 
 
 
23 ans (!) après l’Appel de Heidelberg, que devons-nous au lobby chimique qui l’avait fabriqué ?
Intoxication
Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques utilisées par l’industrie dans la fabrication de la plupart des produits de notre quotidien : peintures, shampoings, plastiques alimentaires etc…Elles interagissent avec notre système hormonal, et peuvent aller jusqu’à les imiter, notamment lors des premiers mois de grossesse.
 
Leurs effets nocifs sur la santé sont de plus en plus visibles : l’infertilité masculine – un couple sur sept a des difficultés à procréer -, les cancers hormonaux-dépendants comme ceux du sein ou de la prostate ; le diabète et l’obésité 
 
La communauté scientifique est unanime à tirer la sonnette d’alarme. Le 1er octobre 2015, la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique soulignait l’urgence d’agir au plus vite. Le coût sanitaire de ces polluants pour l’Union Européenne n’est pas négligeable : 157 milliards d’euros !
 
Le plus grave : le blocage d’une réglementation de l’utilisation des perturbateurs endocriniens, préparée par Bruxelles depuis 2009, et qui devait rentrer en vigueur en 2013.  Au final, aucune décision n’interviendra avant 2017 ! La faute à qui ? Le très puissant lobby de l’industrie chimique  – BASF, Bayers et Syngenta – qui bataille activement pour empêcher toute réglementation. La Commission Européenne s’appuie ainsi sur des experts travaillant pour cette industrie,  pour rédiger les lois. Un des spécialités du lobbying : la fabrication de la controverse, instiller le doute dans les propos des scientifiques les plus indépendants. (…)
http://www.franceinter.fr/emission-linterview-intoxication
 
Eh bien, voilà ! C’est probablement pire qu’il y a 23 ans : le politique n’a jamais été aussi inexistant – sauf, peut-être, en temps de guerre.
 
 
L’appel d’Heidelberg, une initiative fumeuse
(…) Initiative spontanée de la communauté scientifique ? L’appel d’Heidelberg est en réalité le résultat d’une campagne habilement orchestrée par un cabinet de lobbying parisien lié de près aux industriels de l’amiante et du tabac…Le premier indice est un mémo confidentiel de Philip Morris, daté du 23 mars 1993 et rendu public dans le cadre d’une action en justice contre le cigarettier. La note interne présente l’appel d’Heidelberg, se félicitant qu’il « a maintenant été adopté par plus de 2 500 scientifiques, économistes et intellectuels, dont 70 Prix Nobel ». (…) http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/06/16/l-appel-d-heidelberg-une-initiative-fumeuse_1719614_1650684.html
 
L’appel de Heidelberg : entre arnaque, idéologie et lobby
(…) Plus que le contenu explicite de l’appel, ce qui est intéressant ici, c’est l’implication des « communicants » des grands entreprises en butte aux contestations de l’écologie dans l’élaboration d’un tel appel, et en particulier ceux de l’industrie du tabac et celle de l’amiante
C’est en effet ces deux secteurs qui furent à l’ origine de la création d’une structure dirigée par Michel Salomon, par ailleurs principal animateur de l’appel. Une note interne de la firme Phillips Morris, un des principaux cigaretter l »explique ainsi : « Un nouvel organisme, le Centre international pour une écologie scientifique [ICSE, pour International Center for a Scientifique Ecologie], a été fondé, à Paris, comme une continuité de l’appel d’Heidelberg, pour fournir aux gouvernements du monde entier des opinions sur ce qui constitue une science environnementale solide, à propos de certains problèmes », explique la note. « Certains problèmes », mais surtout ceux qui concernent les industriels du tabac et de l’amiante… (…)
 
et aussi :
« Amiante et Appel de Heidelberg« , Henri Pézerat, Silence n°185/186, janvier 1995.
et « La cécité absolue d’une bande d’autruches« , article d’André Langaney paru dans Libération du 12.06.92
 
 

 
 
septembre 2015
 
 
Censures, blocages, omerta, peurs indicibles, couardise
Informer n’est pas un délit
un livre contre les censures
Il y a un loup dans la loi Macron. Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/28/secret-des-affaires-informer-n-est-pas-un-delit_4564787_3224.html
http://informernestpasundelit.tumblr.com/
 
 
Après des dizaines d’années d’étouffement et de détournement des mouvements sociaux, le gros édredon jeté sur la société française n’a cessé de gagner en épaisseur, générant une impuissance et décitoyennisation spectaculaires.
 
(…) en France, nous avons un écosystème de production du journalisme qui est à des années lumières des canons démocratiques que l’on doit attendre en la matière (…) aujourd’hui, nous avons un écosystème – je le dis – pourri (…)
Fabrice Arfi
Scandales : les journalistes peuvent-ils tout vous raconter ?
http://www.franceinter.fr/emission-l-instant-m-scandales-les-journalistes-peuvent-ils-tout-vous-raconter
 
Les journalistes ne sont pas les seuls à se prendre des murs ! Tous les lanceurs d’alerte le vivent au quotidien, toutes les mobilisations pour le bien commun en font l’expérience…
 
par exemple :
 
L’écologie des catacombes
http://www.eauxglacees.com/L-ecologie-des-catacombes-par
 
La question dérangeante :
le rôle des journalistes complices est-il abordé ?
 
 
 
 
 
 
Après la libération de la parole des victimes des pesticides :
La Mort est dans le pré… (Pesticides & Cancers des agriculteurs)

« (…) Un problème de santé publique probablement équivalent à celui de l’amiante, dont les victimes ont enfin été reconnues après plusieurs décennies de combat et de mépris de la part des autorités compétentes, complices de l’industrie. Ce drame, c’est celui vécu par les agriculteurs ou proches d’agriculteurs qui ont été au contact quotidien des pesticides, et qui contractent cancers, maladies neurologiques et autres saloperies susceptibles d’être fatales.

Le réalisateur Eric Guéret est allé à la rencontre de ces gens qui, dans la peine ou la maladie, se battent pour la justice et pour une agriculture plus respectueuse des hommes et de la terre : Caroline Chenet, éleveuse de 45 ans dont le mari a succombé à un lymphome ; Frédéric Ferrand, viticulteur de 41 ans victime d’un cancer de la vessie et de la prostate ; Paul François, contaminé par le « Lasso » de Monsanto et qui mène un combat juridique du pot de terre contre le pot de terre face à la multinationale ; enfin Denis Camuzet, éleveur du Jura qui, bien que paraplégique, voit son avenir dans la conversion en bio de son exploitation.

Comment en est-on arrivé là ? (…) »
https://www.youtube.com/watch?
 
Décision historique : pour la première fois un agriculteur fait plier Monsanto
C’est une première en France. Jeudi 10 septembre, la cour d’appel de Lyon a confirmé la condamnation de Monsanto. Le géant de l’agrochimie est reconnu responsable de l’intoxication de Paul François. L’agriculteur souffre depuis plus de dix ans de graves troubles physiques, à cause d’un herbicide très nocif : le Lasso.
http://www.reporterre.net/Decision-historique-pour-la-premiere-fois-un-agriculteur-fait-plier-Monsanto
 
 
Mais aussi : comment tous ces gens ont-ils négligés les avertissements criés sur tous les tons pendant des dizaines d’années ? Parce que l’alerte était donnée par des écologistes, des personnes immédiatement étiquetées « emmerdeurs » et que l’on ne voulait pas écouter ?   
 
 
 
Auparavant, toujours sur ce site : 
Les vignes toujours gorgées de poisons
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=183:sens-dessus-dessous-2013&catid=9&Itemid=470
 
 
 
 
 
 
 

La triche industrielle : combien de victimes ?
Mais cela n’est jamais qu’une répétition…
 
En 1998, l’administration étasunienne EPA a déjà condamné 7 constructeurs pour les mêmes faits sur les moteurs diesel de véhicules lourds. Il s’agissait déjà de logiciels anti-tests de pollution !

Volkswagen’s current diesel disaster is not the first time the Environmental Protection Agency has discovered that a vehicle manufacturer had been cheating on their diesel emissions tests. Here’s how the U.S. government won $1 billion from diesel cheaters nearly two decades ago.

7 constructeurs reconnus coupables d’avoir…
“equipped with devices that defeat the engines’ emissions control system, resulting in the emission of illegal amounts of oxides of nitrogen.”
Caterpillar, Inc.,
Cummins Engine Company,
Detroit Diesel Corporation,
Mack Trucks, Inc.,
Navistar International Transportation Corporation,
Renault Vehicules Industriels, s.a.,
Volvo Truck Corporation.
http://jalopnik.com/how-the-epa-won-1-billion-from-diesel-cheaters-long-be-1732109485
 
 
Clean Air Act Diesel Engine Cases
The emission of pollution – including carbon monoxide, oxides of nitrogen, and hydrocarbons – from cars and trucks is regulated by the Clean Air Act. The Environmental Protection Agency (EPA) promulgates rules implementing the requirements, including test procedures used to show compliance with emission limits before engines or vehicles can be sold.
(…)
In the 1990s, EPA testing showed that the manufacturers of heavy-duty diesel engines were using computer programs to show compliance with emission limits on the EPA test but to change the fueling of the engines in actual use to reduce fuel consumption, but in way that increased emissions of oxides of nitrogen or “NOx.”
http://www.justice.gov/enrd/diesel-engines
 
« Triche » est un mot bien anodin pour un tel acte. C’est un crime contre le bien commun. Car…
Quelle consommation énergétique correspondante ?
Quelle exploitation, donc quelles destructions en plus ?
Quelle pollution en plus ?
Combien de malades, combien de morts en plus ?
Quelle part dans l’effondrement des populations animales constaté durant la même période ?
…et l’obsolescence programmée généralisée ?
Et les mensonges sur l’innocuité des pesticides ? 
 
 
ci-dessous :
 
Le silence des oiseaux : enquête sur la disparition des passereaux
 
La sixième extinction de masse est en cours
 
L’effondrement biologique s’accélère
 
Des grains empoisonnés par une coop agricole
 

 

 

 
 
 

 
Chasse : main basse sur la savane
Lundi 21 septembre à 20h55 sur Canal+. Spécial investigation, présenté par Stéphane Haumant (2015). 1h00.
 
« (…) Après la mort du lion Cecil, une édifiante enquête sur l’industrie de la chasse au gros gibier en Afrique.
 
Ils sont des milliers chaque année, Américains, Russes ou Européens, à choisir leur gibier sur catalogue et à tirer sur des animaux élevés dans de gigantesques fermes privées. Pour réaliser cette enquête difficile, Olivia Mokiejewski, « étiquetée défense des animaux », dit-elle, a eu beaucoup de mal à nouer des contacts : « Les réseaux des organisateurs de safari ont tout fait pour que mes demandes n’aboutissent pas. » Celle qui milite pour la défense d’un monde sauvage reconnaît néanmoins que son but « n’était pas de faire un film pro ou anti-chasse. Je suis d’ailleurs plus nuancée sur le sujet qu’avant d’avoir enquêté. La chasse est parfois nécessaire pour maintenir des espaces naturels convoités par la promotion immobilière, par exemple. Mais je condamne absolument l’élevage d’animaux en milieu fermé dans l’unique but de les tuer ». »
présentation téléOBS (http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20150915.OBS5817/a-voir-ce-soir-chasse-main-basse-sur-la-savane.html)

 

 

 
 
 

« (…) Dans La Grande Bellezza, son film précédent — son chef-d’oeuvre pour l’instant —, des mondains dansaient sur un volcan, comme des pantins sous électrochocs. Ici, ils sont au repos, en attente, presque sans défense. (…)

Par instants, lorsque la petitesse domine, lorsque la vulgarité l’emporte, Sorrentino enrage. Il éructe. Ce n’est plus Fellini qui l’inspire, mais Robert Aldrich, dont les seuls mots d’ordre étaient, on s’en souvient : démesure, bouffonnerie et ricanements. Dans une scène tonitruante, que le cinéaste dirige avec une réjouissante brutalité, débarque une Jane Fonda grandiose, maquillée comme la Baby Jane d’Aldrich, venue expliquer au cinéaste à qui elle doit tout qu’il n’est plus rien : un dinosaure, un souvenir de cinémathèque, un crétin… Avec elle, durant quelques secondes, c’est la laideur qui triomphe. Alors que toute l’oeuvre de Sorrentino tente, avec une ferveur qu’il arbore comme une oriflamme, de prôner et de prouver la survie de la beauté. Qu’elle soit tapie au coeur des villes (Rome dans La Grande Bellezza). Ou dans ces silhouettes faussement dérisoires que le cinéaste aligne de film en film : dans Youth, ce serait, évidemment, ce Maradona ventripotent qui, soudain agile, touché par la grâce, fait rebondir sur son pied une balle de tennis qu’il envoie de plus en plus haut, vers le ciel…
Pierre Murat

 

 
 
 
 
 
Le silence des oiseaux : enquête sur la disparition des passereaux
ARTE

 
Imaginez un monde privé de chant d’oiseaux… Les passereaux se font de plus en plus rare à travers le monde. Quelles sont les raisons de ce terrible déclin ? A découvrir les jeudi 17 et vendredi 18 septembre à 19 heures sur ARTE. Un document de Susan Rynard.
La population de passereaux décline de manière alarmante à travers le monde. Aux côtés de scientifiques, d’écologistes et d’amateurs passionnés, le film décrypte les raisons de ce phénomène, ce qu’il signifie, et ce que nous pouvons faire pour l’enrayer. Car ces oiseaux jouent un rôle essentiel pour la vie de notre planète.
Depuis des milliers d’années, ils dispersent les graines, pollinisent les plantes, protègent les feuilles et les récoltes. Les oiseaux représentent aussi pour l’humanité le plus vieux baromètre de l’état de santé de notre écosystème. Ils nous alertent sur un changement de saison, l’arrivée d’une tempête et l’augmentation du niveau de pollution dans la chaine alimentaire. Et ils sont aujourd’hui en train de disparaître. Selon certaines statistiques, nous pourrions avoir perdu près de la moitié des passereaux qui emplissaient encore le ciel il y a 40 ans.
 
jeudi 17 septembre à 19h00 (43 min)
http://www.arte.tv/guide/fr/049876-001/le-silence-des-oiseaux
 
vendredi 18 septembre à 19h00 (44 min)
http://www.arte.tv/guide/fr/049876-002/le-silence-des-oiseaux
 
 
Parmi les causes de l’effondrement, les chats… Ils font une hécatombe !
Protéger les oiseaux des chats
 
Le constat
Chaque chat tue un nombre variable de proies, certains étant plus efficaces que d’autres. Mais globalement leur impact est énorme. Des études ont ainsi suggéré que les petits félins étaient responsables de la mort d’environ 275 millions animaux chaque année au Royaume-Uni. Ce chiffre inclut une grande variété de proies (petits mammifères, reptiles, amphibiens, papillons et oiseaux). Une étude menée en milieu urbain a estimé le nombre moyen de proies par chat était de 21, le mulot étant l’espèce la plus attrapée. On pense que quelques 55 millions d’oiseaux sont tués par des chats en Grande-Bretagne chaque année.

On pense qu’il y a environ neuf millions de chats en Grande-Bretagne aujourd’hui, avec des densités particulièrement élevées dans les zones urbaines. Une étude a montré qu’il pouvait y avoir jusqu’à 230 chats sur un kilomètre carré ! Il y a environ 8.5 millions de chats en France, on peut donc supposer que les statistiques sont comparables à celles du Royaume-Uni. (…)
 
Les conseils pratiques
Les chats comptent sur leur discrétion pour s’approcher de leurs proies et pour lancer des attaques surprises. Il faut donc placer les distributeurs de nourriture dans un endroit dégagé, à une bonne distance des arbres ou des buissons (au moins à deux mètres) ou d’autres points à partir desquels les chats pourraient sauter.
Les nichoirs doivent aussi être placés dans des endroits judicieux. Ainsi, il ne faut pas les installer près du toit d’un hangar où ils seraient facilement accessibles.
Il faut éviter de placer de la nourriture sur le sol : installez plutôt une table où les chats atteindraient plus difficilement les oiseaux. (…)
http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/proteger-oiseaux-chats-00031.html
 
 
sur ce site, le dossier :
Aider les oiseaux à survivre
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=190:aider-les-oiseaux-a-survivre&catid=9&Itemid=470
Conseils pratiques pour le quotidien
Penser à les protéger des prédateurs ailés
Protéger les oiseaux des chats
Mortalité animale due aux véhicules
L’effondrement biologique s’accélère
Considérable perte d’oiseaux communs en une vingtaine d’années
Le silence des oiseaux
Menaces sur les moineaux – l’alerte et sa négation
Le « propre » contre la vie

 

 
 
 
 
 
La justice rouvre l’affaire Robert Boulin
 
Il avait été retrouvé mort dans 50 centimètres d’eau dans un étang de la forêt de Rambouillet, le 30 octobre 1979. Malgré de multiples anomalies, l’enquête conclut d’abord a un suicide. Dans les années 80, la famille Boulin dépose plainte pour homicide volontaire. Une non-lieu est finalement rendu en 1992.
Mais la fille du ministre Fabienne Boulin n’a cessé de se battre pour relancer le dossier. Deux demandes de réouvertures s’étaient jusqu’ici soldées par des échecs.
Il avait été retrouvé mort dans 50 centimètres d’eau dans un étang de la forêt de Rambouillet, le 30 octobre 1979. Malgré de multiples anomalies, l’enquête conclut d’abord a un suicide. Dans les années 80, la famille Boulin dépose plainte pour homicide volontaire. Une non-lieu est finalement rendu en 1992.
Mais la fille du ministre Fabienne Boulin n’a cessé de se battre pour relancer le dossier. Deux demandes de réouvertures s’étaient jusqu’ici soldées par des échecs. 
En mai dernier, Fabienne Boulin dépose une ultime plainte auprès de la doyenne des juges de Versailles, se basant notamment sur un témoignage que nous avons révélé.
Un témoin dit avoir vu Robert Boulin dans son véhicule, avec deux individus, dont l’un au volant de sa voiture, juste avant sa mort. C’est donc l’une des affaires les plus obscures de la Vème République qui est ce soir relancée.
 
► ► ► ALLER PLUS LOIN | France Inter a déjà fait plusieurs révélations sur l’affaire Boulin
 
 
 
 
 
 
Intense préparation du sommet sur le climat :
la libéralisation du transport par autocars contre le train
Low-cost pour tous
Pollution, inconfort, disparition de petites lignes ferroviaires ou de commerces de proximité : les désavantages de l’offre à bas prix, des cars aux supermarchés.
(…)
Aujourd’hui, clairement, le transport ferroviaire est menacé avec ses innombrables atouts : sa régularité, son confort, sa rapidité et sa précision, la possibilité de travailler et de se restaurer agréablement à bord, en se déplaçant d’une ville à l’autre. Seules les lignes de TGV aux tarifs libérés et toujours à la hausse, offriront encore de telles conditions.
… Sauf que, même les TGV aux tarifs en hausse constante, se réduisent aussi comme peau de chagrin, supprimant des arrêts intermédiaires entre les très grandes villes (par ex. à Mâcon)
 
 
 
 
 
 
France terre d’asile et des droits
Réfugiés espagnols : quand la France choisissait l’infamie
Lors de la guerre d’Espagne, la France a d’abord accueilli des centaines de milliers de personnes avec humanité, sous le Front populaire (1936-1938). En 1939, les républicains, défaits par les troupes franquistes, ont été traités avec brutalité comme des indésirables et parqués dans des «camps de concentration».
(…)
En 1939, lorsque les troupes franquistes, appuyées par l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste, s’emparent de la Catalogne, encore républicaine, les réfugiés espagnols arrivent dans un pays devenu inhospitalier ; ils inaugurent la longue et triste histoire des «camps de concentration» français, comme les dénomment alors les documents administratifs.
(…)
http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/09/refugies-espagnols-quand-la-france-choisissait-l-infamie_1379072
 

Paris 1937
 
rappels :
Le sort réservé à l’Espagne éclaire toute l’histoire contemporaine
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=135:le-sort-reserve-a-l-espagne-eclaire-toute-l-histoire-contemporaine&catid=9:non-categorise&Itemid=470
 
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=140:ay-carmela&catid=9&Itemid=470
 
 
L’exil des Républicains espagnols : la Retirada
« L’aide qui a fait défaut à l’Espagne a contribué de manière décisive à modifier les rapports de force entre le fascisme et la démocratie en Europe et dans le monde, et à accéléré la course vers la deuxième guerre mondiale. »
Pietro Nenni. La guerre d’Espagne
http://www.eclectique.net/histoires_histoire/themes5.html
 
 
 
 
 
 
 
 
Voici un moment rare : le besoin de laisser la parole à un politicien et quel politicien !
Le discours de Jean-Claude Juncker sur l’Europe et les réfugiés
(…)
Nous, Européens, devons nous souvenir que l’Europe est un continent où presque chacun a un jour été un réfugié. Notre histoire commune est marquée par ces millions d’Européens qui ont fui les persécutions religieuses ou politiques, la guerre, la dictature ou l’oppression.
 
Les Huguenots qui ont fui la France au 17e siècle.
 
Les Juifs, les Sintis, les Roms, et bien d’autres qui ont fui l’Allemagne dans les années 1930 et 1940 pour échapper à l’horreur nazie.
 
Les républicains espagnols qui ont fui pour trouver refuge dans des camps au sud de la France à la fin des années 1930, après leur défaite dans la guerre civile.
 
Les révolutionnaires hongrois qui ont fui vers l’Autriche après que leur soulèvement contre le régime communiste a été écrasé par les chars soviétiques en 1956.
 
Les citoyens tchèques et slovaques qui ont cherché asile dans d’autres pays d’Europe après la répression du printemps de Prague en 1968.
 
Les centaines, les milliers de personnes forcées d’abandonner leur foyer après les guerres dans l’ex-Yougoslavie.
 
Avons-nous oublié pourquoi il y a plus de personnes portant le nom de McDonald et vivant aux États-Unis que dans toute la population écossaise ? Pourquoi il y a plus de O’Neill et de Murphy vivant aux États-Unis qu’en Irlande ?
 
Avons-nous oublié que 20 millions de personnes d’origine polonaise vivent hors de Pologne, du fait des mouvements d’émigration politique et économique provoqués par les nombreux déplacements de frontières, les expulsions forcées et les réinstallations qui ont marqué l’histoire, souvent douloureuse, de la Pologne ?
 
Avons-nous vraiment oublié qu’après les ravages de la seconde guerre mondiale, 60 millions de personnes étaient des réfugiés en Europe ? Qu’après cette expérience terrible vécue par l’Europe, un système de protection mondial, la convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés, a été créé pour accorder un refuge à ceux qui, en Europe, devaient sauter par-dessus les murs pour échapper aux guerres et à l’oppression totalitaire ?
 
Nous, Européens, devrions savoir, et ne jamais oublier, la raison pour laquelle il est si important d’accueillir les réfugiés et de respecter ce droit fondamental qu’est le droit d’asile.
(…)
Il est certain que l’Europe voit en ce moment affluer un nombre de réfugiés important et sans précédent. Mais ils ne représentent jamais que 0,11 % de la population totale de l’UE. Au Liban, les réfugiés représentent 25 % de la population. Et cela, dans un pays où les gens sont cinq fois moins riches que dans l’Union européenne.
(…)
« Nous avons peut-être été trop faibles face à la crise libyenne, trop peu déterminés face à la crise en Syrie, a déclaré M. Juncker. J’invite à une offensive diplomatique européenne face à cette question. »
 
http://www.lesoir.be/984857/article/actualite/union-europeenne/2015-09-09/l-etat-l-union-en-2015-discours-complet-jean-claude-juncker
 
 
 

 

 

 

 
 
L’Arabie Saoudite saccage le patrimoine mondial
 

Le musée de Dhamar, la mosquée al-Mahdi du XIIe siècle, tous inscrits à l’Unesco, ont subi les bombardements des raids saoudiens. Le désastre ne suscite aucune réaction de la communauté internationale.

Au Yémen, les raids de l’aviation saoudienne, qui pourchassent les milices chiites houthistes (soutenues par l’Iran et par l’ancien président Ali Abdallah Saleh, qui ne rêve que de déboulonner son successeur Abd Rabbo Mansour, lui-même réfugié à Ryad…), ne font pas dans le détail. Depuis mars dernier, on compte, selon l’ONU, 4 300 morts, dont de nombreux civils, 10 000 blessés et 1,2 million de déplacés, mais aussi de considérables dégâts en matière de patrimoine. Classée à l’Unesco, la vieille ville de Sanaa, perchée à 2 200 mètres d’altitude et habitée depuis plus de 2 500 ans, avec ses 103 mosquées, 14 hammams et maisons-tours en terre qui grimpent à 30 mètres de haut, a subi de graves dommages. Dans le quartier al Qasimi, la mosquée al-Mahdi (XIIe siècle) a été soufflée par un missile. Les villes de Saada, Taëz et Aden — le fameux port du sud, construit à l’intérieur du cratère d’un volcan — ne sont pas plus épargnées. En milieu urbain dense, les frappes aériennes, fussent-elles « ciblées », sont toujours dévastatrices…  Plus étrange, des sites isolés, sans valeur stratégique, ont aussi été pilonnés, comme la cité fortifiée pré-islamique de Baraqish, inhabitée, aux limites du désert, ou plus inoffensif encore, le Musée régional de Dhamar, qui abritait des milliers d’objets de la civilisation Himyarite.
(…)
 
http://www.telerama.fr/…/au-yemen-le-patrimoine-culturel-a-…
http://www.unesco.org/…/unesco_director_general_condemns_…/…
http://fr.globalvoicesonline.org/2015/06/17/187152/
 
 
 
http://www.itele.fr/monde/video/le-patrimoine-du-yemen-fait-les-frais-de-la-guerre-132127
 
 
L’Arabie Saoudite saccage même La Mecque
 
Les autorités saoudiennes ont décidé de démolir la demeure d’Abou Bakr Al-Siddîq, dit « le véridique», premier converti et calife de l’Islam en un hôtel de luxe et transformer la maison de Khadija, première épouse du prophète Mohamed en des toilettes publiques. (…)
Prochaine sur la liste, d’après un plan récemment publié : la maison de naissance du prophète Mohamed qui se transformera peut-être en un building avec centre commercial de luxe au grand dam des millions de pèlerins de La Mecque.
 
Le gouvernement saoudien se livre ainsi depuis plus d’une vingtaine d’années à une campagne de destruction irréversible d’édifices historiques et religieux « pour les remplacer par des hôtels haut de gamme et des centres commerciaux accessibles aux plus riches » dans l’indifférence du monde musulman.
 
Loin de s’en cacher, il légitime ces destructions d’un patrimoine inestimable par la volonté d’étendre la ville et de maximiser le nombre de pèlerins potentiels, particulièrement les plus aisés. Une position décriée, mais également décrédibilisée par de nombreux experts qui soutiennent que l’extension de la ville peut tout à fait aller de pair avec la préservation de ces sites. D’après de nombreuses voix dissonantes, la véritable raison de ces ravages serait tout autre :ces démolitions seraient mûrement réfléchies, les wahhabites saoudiens, qui ont conquis La Mecque en 1924, voudraient imposer leur marque sur ces lieux saints et empêcher que ces sites ne fassent l’objet de vénération, ceci tout en dopant leur économie de luxe.

Le patrimoine historique de l’islam, trésor tout aussi historique et universel que religieux, est en piteux état : 95 % des bâtiments millénaires de La Mecque et de Médine ont été démolis dans les vingt dernières années.Selon le Président de la Fondation du patrimoine islamique, Irfan Ahmed Al-Alawi, moins de vingt édifices historiques datant de l’époque du Prophète subsisteraient.
La mosquée historique d’Abou Qubais et le fort ottoman d’al-Ajyad ont par exemple cédé la place à un palais et à complexe résidentiel et commercial. Un responsable saoudien sous couvert d’anonymat avait ainsi admis, en 2002, que « La forteresse [d’al-Ajyad] devait être démolie, car c’est le seul moyen d’exploiter la colline [Boulboul] » sur laquelle elle était érigée.La Turquie avait condamné ce saccage, la comparant à la destruction par les talibans, en mars 2001, des bouddhas géants de Bamiyan, et avait saisi également l’UNESCO bien que ce site ainsi que nombreux autres monuments musulmans ne figurent toujours pas sur la liste du patrimoine mondial. (…)
http://nawaat.org/portail/2013/05/02/arabie-saoudite-le-patrimoine-historique-de-lislam-menace-de-disparition-par-le-gouvernement/

La Mecque avant destruction
 
L’Arabie Saoudite détruit des vestiges de l’Islam dans l’indifférence
http://www.slate.fr/lien/64353/islam-arabie-saoudite-mecque-medine-detruit-vestiges
 
 
Destruction générale !
Les destructions de sites historiques et archéologiques se comptent désormais par centaines, principalement en Arabie saoudite (régime wahhabite) avec une extension dans le monde musulman :
Arabie Saoudite
Mosquées
La mosquée de la tombe de Hamza ibn `Abd al-Muttalib, l’oncle du Prophète
La mosquée de Fatima Zahra, la fille du Prophète
La mosquée d’al-Manaratain
La mosquée et la tombe de `Ali al-Ouraydhi ibn Ja`far as-Sadiq, détruite le 13 août 2002
Quatre Mosquées de la Bataille du fossé à Médine
La mosquée d’Abou Rashid
La mosquée Salman al-Farsi, à Médine
La mosquée Raj’at ash-Shams, à Médine

 
Cimetières et tombeaux
Jannat al-Baqi à Médine qui aurait été entièrement rasé
Jannat al Mu’alla, l’ancien cimetière de La Mecque27
Tombeau de Hamida al-Barbariyya, la mère de l’Imam Musa al-Kazim
Tombeau d’Amina bint Wahb, la mère de Mahomet, qui fut détruit et brûlé en 1998
Tombeau des Banu Hashim à La Mecque27
Tombeaux de Hamza et d’autres martyrs de la bataille d’Uhud27
Tombeau d’Eve à Djeddah, scellée avec du béton en 197527
La tombe de `Abdullah ibn `Abd al-Muttalib, le père de Mahomet, à Médine27
 
 
Sites religieux historiques
La maison de Mahomet où il serait né en 570.
Au départ devenue un marché d’animaux. Un bâtiment a ensuite été construit par dessus au début du xxie siècle à la suite d’un compromis.
La maison de Khadija, première femme de Mahomet. Les musulmans pensent qu’il aurait reçu la plupart de ses premières révélations en ce lieu. Après sa redécouverte pendant les travaux d’extension de la Mecque en 1989, elle fut recouverte par des toilettes publiques
La maison de Mahomet à Médine où il vécut après son départ de la Mecque.
La première école islamique (Dar al-Arqam) où Mahomet enseigna sa religion. Elle est maintenant sous l’extension de la Mecque.
 
Démolition en projet
Concernant la mosquée de Médine où sont enterrés Mahomet, Abou Bakr et Omar ibn al-Khattâb.
Le ministère saoudien des affaires islamiques a publié en 2007 un rapport soutenu par Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, le mufti politique d’Arabie saoudite, qui statue que « le dôme vert doit être démoli et les trois tombes doivent être aplanies dans la mosquée du prophète. ».
Ce point de vue a fait écho lors d’un discours du défunt Ibn ‘Uthaymîn, l’un des religieux wahhabites les plus illustres d’Arabie saoudite, décédé en 2001 : « nous espérons qu’un jour nous serons en mesure de détruire le dôme vert du prophète Mahomet […]. ».
http://latunisiededina.blogspot.fr/2015/04/wahabisme-saoudien-et-destruction-du.html
 
 
 
 
 
 
 
 
 août 2015
 
« Crise du porc » : les productivistes sortent du bois
On s’y attendait un peu. C’est arrivé. Après une première mobilisation de l’argent public pour soulager la pression exercée par les spéculateurs de la transformation et de la grande distribution, « la solution » est avancée : « augmenter la compétitivité » !
Bien sûr avec une chosification plus grande encore de l’animal.
Bien sûr avec une augmentation de la production de viande d’ultra basse qualité.
Bien sûr, en rivalisant plus encore sur les « prix bas » à l’exportation (pour ruiner les autres).
Un ancien ministre l’a déclaré : « Visons le marché chinois ! ». Le marché chinois… Et les paysans chinois ? Et le coût énergétique du voyage longue distance ? Et l’alourdissement des subventions à la dégradation des campagnes et des produits ?
 
Il n’y a pas si longtemps, un autre « responsable » appelait à ruiner les éleveurs russes pour exporter breton.
 
A croire que cette « crise » aurait été provoquée pour franchir un nouveau cap dans l’exploitation mortifère…
 
ci-dessous :
 
La grande distribution écrase les campagnes, maximalise la souffrance animale et tire la bouffe vers le bas
 
 
 
 
 
 
 
 
juillet 2015
 
Tout ça pour ça…
Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai
documentaire de Denis et Nina Robert
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=237497.html
 
Dommage. Les Robert seraient-ils trop jeunes – Nina, sans doute, mais son père ? Ou anti-écologistes ? Ils ont complètement gommé l’une des principales dimensions de Cavanna : son rôle dans l’alerte écologiste depuis les débuts (les années soixante). Je dis bien écologiste comme écologisme, le mouvement originel de culture communautaire et conviviale, naturellement libertaire et non-électoraliste (1).
 
C’est Cavanna et Choron (Georges Bernier) qui ont publié les dessins de Pierre Fournier et l’ont invité à s’exprimer. Et c’est encore Cavanna – avec Choron pas loin – qui a aidé à la création de La Gueule Ouverte. Cavanna mérite encore d’être salué pour plusieurs années de participation à Ecologie-Infos jusqu’au début des années 1990 (2).
 
Excepté cette grosse lacune, on a plaisir à revoir la belle équipe, celle des années soixante et du premier Charlie Hebdo disparu en 81. Tiens ! comme par hasard… En fait ce Charlie Hebdo a disparu en même temps que le mouvement écologiste alternatif des années 1960-70 : la nouvelle gauche dont Fournier était un digne représentant. Fournier qui, décidément, n’apparaît pas non plus dans les images d’archives qui nous sont proposées.
 
Cependant, le doc de Denis et Nina Robert a le mérite de révéler la grande différence de nature entre la première époque et le Charlie Hebdo contrôlé par Philippe Val. On y entend Cavanna dire : « Fallait pas y aller ! » dans le coup manigancé par Val contre Choron, père du premier Charlie. Il est utilement rappelé que la magouille a été poussée jusqu’à instrumentaliser Cabu et Wolinski, et même Siné et Cavanna, pour qu’ils témoignent contre Choron pour le déposséder de sa propriété – avant qu’ils ne soient eux-mêmes bernés et se retrouvent sans rien ! Choron n’y survivra pas.
 
Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde… laisse un goût amer. Mais c’est inévitable. Cavanna, l’inspirateur et le pourfendeur, « la force de la nature », a fini « mis à part » dans l’équipe du simili-Charlie. De plus en plus défait Cavanna. Muselé ! N’était-ce pas l’un des buts de la manoeuvre ?
 
C’est sans doute une coïncidence. C’est en 91/92 que la belle équipe a commencé à être dissociée pour récupérer de force le titre. Juste une première étape avant la création de tensions de plus en plus grandes. 91/92… époque de l’une des offensives anti-culture alternative les plus remarquables.  
 
En annexe du contrat de cession de ses droits d’auteur sur le titre « Charlie Hebdo » (subtilisés à Choron pour être attribués à Philippe Val !), Cavanna avait écrit un « codicille à mon testament » où il définissait l’esprit du journal… Extraits :

Combat pour une démocratie effective (…)

Promotion d’une écologie active, totale, et non plus seulement « environnementale », considérée comme le nouveau « socialisme » en ce qu’elle prendrait en compte l’ensemble des problèmes de la vie en société sur une planète aux ressources limitées ainsi que la répartition équitable des ressources entre tous les êtres vivants (…)
 
« Je me suis fait avoir !« , confie Cavanna à la caméra de Denis et Nina Robert. L’affaire des « dividendes » discrètement partagés entre Val, Cabu, Maris et Portheault en 2006, et que les autres découvriront en lisant Le Monde deux ans plus tard, en est une belle illustration.  
 
Cavanna s’est « fait avoir« , comme l’aurait été Fournier s’il avait vécu. Comme nous tous. Comme toute la planète.
 
ACG
 
 
(1) donc non-capitaliste, arcadienne comme l’a baptisée l’historien des sciences Donald Worster, à l’image de la communauté des communautés : la biosphère.
 
(2) Les articles parus sont rassemblés dans La belle fille sur le tas d’ordures, édit. L’Archipel 1991.
Plus d’information sur cette histoire dans Fournier précurseur de l’écologie, édit. Les Cahiers dessinés 2011.
 
Aussi dans la présentation de ce livre :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=119:fournier-precurseur-de-l-ecologie&catid=9&Itemid=470
 

 

Semaine de la Terre, Paris printemps 1971

 

 

 

 

 
Ben oui, la pollution, ça coûte cher !
Et plus cher que ça encore en intégrant les conséquences des dégradations de la biosphère à long terme.
 
La pollution de l’air en France coûterait plus de 100 milliards d’euros par an
La pollution atmosphérique «n’est pas qu’une aberration sanitaire, c’est une aberration économique» (…) rapport Pollution de l’air: le coût de l’inaction.
 
Elle représente «un coût majeur», une fois considéré les dépenses de santé pour prendre en charge les pathologies imputables à la pollution (particules fines, oxydes d’azote, etc.), l’impact de l’absentéisme professionnel sur la productivité des entreprises, la baisse des rendements agricoles, la perte de la biodiversité ou encore l’entretien des bâtiments dégradés. Dans le détail, le coût sanitaire total de la pollution atmosphérique serait compris «entre 68 et 97 milliards d’euros» par an, retient le rapport (données du programme «Air pur pour l’Europe» de la Commission européenne), tandis que le coût non sanitaire est lui estimé à 4,3 milliards d’euros. A elle seule, la pollution de l’air intérieur représente un coût de 19 milliards d’euros par an. (…)
http://www.liberation.fr/societe/2015/07/15/la-pollution-de-l-air-en-france-couterait-plus-de-100-milliards-d-euros-par-an_1348143
 
http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/pollution-plus-100-milliards-deuros-cout-linaction-985867
 
http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/16/2144666-l-insupportable-cout-de-la-pollution-de-l-air.html
 
 
 
Rapport de Mme Leila AÏCHI, fait au nom de la CE coût économique et financier de la pollution de l’air n° 610 tome I (2014-2015) – 8 juillet 2015
(…) Les trois types de maladies causées par la pollution de l’air les plus communes sont les maladies respiratoires, au premier rang desquelles la bronchopneumopathie obstructive (BPCO), les pathologies cardiaques, dont les infarctus, et les cancers du poumon. Par ailleurs, le rôle de la pollution de l’air dans de nombreuses autres pathologies fait l’objet d’études et permet d’affirmer qu’il existe un lien, notamment, entre la pollution et certains problèmes de développement du foetus, et des pathologies certes multifactorielles mais de plus en plus prévalentes comme la maladie d’Alzheimer et l’obésité. A côté de ces effets sanitaires, la pollution de l’air produit des effets non sanitaires, sur la végétation et la biodiversité, sur l’eau mais aussi sur les bâtiments. (…)
http://www.senat.fr/notice-rapport/2014/r14-610-1-notice.html
 
 
 
Juan

un de mes collègues et amis du théâtre français vient de mourir après plusieurs années de résistance. Vaincu par un cancer broncho-pulmonaire dû à l’amiante dans l’environnement professionnel. Comme quatre autres dont la pathologie a été officiellement reconnue, il a été fauché par les effets de la pollution de l’air au quotidien. Cela malgré une alerte maintenue pendant plus de trente ans qui aurait épargné plus de vies si elle avait été écoutée par les « responsables« .
 
 
 
Et la pollution de l’eau, la dégradation des sources, des zones humides, des cours d’eau… itou !
 
 
Bien entendu, on peut une nouvelle fois se demander comment on en est arrivé là…
 
Gilles Raveaud d’Alternatives Economiques :
« Un échec absolument terrible de la « science » économique, c’est l’environnement.  (…)
Tout était sur la table au moins dans les années 70 (…)
En 68, déjà, la question environnementale était centrale dans les débats politiques et cette question a totalement disparu des facultés d’économie pour ne commencer à revenir que ces dernières années. Mais le problème, c’est que c’est trop tard !
On a perdu 40 ans absolument cruciaux dans la préservation de l’environnement, dans la préparation du futur, dans l’organisation de la transition écologique absolument nécessaire de nos sociétés.

Et là il y a une responsabilité énorme des économistes y compris « hétérodoxes » qui dans leur grande majorité ont négligé cette question. »

émission La tête au carré (sur France Inter) du jeudi 30 avril 2015
L’économie, une science en crise ?
http://www.franceinter.fr/personne-gilles-raveaud
 
Ben oui, Gilles Raveaud dit vrai : Tout était sur la table au moins dans les années 70. Et pas seulement pour la « science » économique. Puis, tout s’est effondré. 
 
L’économisme officiel, universitaire et dominateur, s’est recroquevillé, fermé, racorni après la grande peur devant l’écologisme – peur du mouvement social débutant et de sa culture renversante – il y a… 40 – 50 ans : c’était la première réussite des néo-cons qui appelaient à la mobilisation réactionnaire depuis plusieurs années déjà. On peut dire qu’ils ont été exaucés !
 
 
 
 
 
 
 
Grèce : la guerre des communaux continue de plus belle
 
La gestion collective des biens communs qui s’était redéveloppée au Moyen-Age fut attaquée par les Etats impérialistes à partir de la fin du XVème siècle. Et la prédation, la spoliation, le renforcement de la domination et de toutes les formes de concentration des pouvoirs et des avoirs (les communaux réifiés et changés en valeurs capitalisables) n’a plus cessé :
 
« Pendant les trois siècles suivants, les Etats, tant sur le Continent que dans les Iles Britanniques, travaillèrent systématiquement à anéantir toutes les institutions dans lesquelles la tendance à l’entr’aide avait autrefois trouvé son expression. Les communes villageoises furent privées de leurs assemblées populaires, de leurs tribunaux et de leur administration indépendante; leurs terres furent confisquées (…) »
« L’entr’aide, un facteur de l’évolution« , Pierre Kropotkine, chapitre VII page 244, Les éditions de L’Entr’aide 1979.
 
Un accord sur la dette grecque aurait été trouvé… Mais quel « accord » !
 
Aucun examen de la façon dont la dette a été constituée, pour trier entre les conditions exorbitantes des prêts, la partie spéculative des encours, la parole non tenue de l’Euro Groupe lui-même (nov. 2012 : engagement à réviser les conditions des prêts), etc.
 
Aucune analyse du rôle du FMI (1), de la « zone euro » et des banques dans la constitution de cette dette.
 
Aucun examen des privatisations déjà réalisées qui, c’est curieux, ont largement profité aux spéculateurs de partout (Taiped)
Dette Odieuse
http://blogs.mediapart.fr/blog/lucie-couvreur/280115/parce-que-jai-envie-dy-croire-dette-odieuse
 
Aucun contrôle des avoirs passés à l’étranger. Les spéculateurs et les fraudeurs peuvent dormir tranquilles. Leur immunité est garantie par l’Euro Groupe.
 
Donc, aucune restructuration de ladite dette.
 
Donc, rien qui puisse résoudre le problème. Mais tout pour l’amplifier.
 
Par exemple, une mise sous tutelle de 50 milliards d’avoirs publics grecs (?!). L’Allemagne faisait même pression pour les placer au… Luxembourg ! Dans un « paradis de la fraude fiscale » (2) dont l’ex-premier ministre et actuel président de la Commission Européenne est accusé d’avoir pleinement participé au système.

De mieux en mieux, « Jusqu’au bout, mais sans succès, les Allemands se sont battus pour le transfert des actifs grecs vers un fonds basé au Luxembourg et dirigé par Wolfgang Schaüble lui-même » (http://www.humanite.fr/en-grece-apres-laccord-consternation-et-crise-politique-579361)

Oui ! Nouvelle preuve que les exploiteurs ne se sentent plus, le ministre des finances allemand dirige un fonds d’investissement !

Qui a dit : conflit d’intérêt ?

Qui a dit que les spéculateurs s’étaient glissés jusqu’au coeur des affaires publiques ?
 
Et, s’agissant du gouvernement allemand, qui ne pense à :
« l’Allemagne ne doit son rétablissement économique qu’à la plus grande annulation de dette jamais vue, en 1953. Elle devrait avoir appris depuis le Traité de Versailles de 1919 les conséquences de dettes insurmontables« , Joseph Stiglitz, L’Allemagne n’a ni bon sens ni compassion, Libération du 16 juillet.

Et, pendant ce temps, la Croix Rouge allemande mobilise pour apporter une aide humanitaire à la Grèce !
http://www.20minutes.fr/monde/1647971-20150708-crise-grecque-croix-rouge-allemande-prete-aide-humanitaire-grece
 
Revenons à « l’accord »…
Et le FMI maintenu dans le nouveau programme.
 
Les Purgon et les Diafoirus internationaux – Allemands, Néerlandais, Finlandais, en tête – ont, donc, imposé une nouvelle vague de saisies des biens communs en bafouant ouvertement « l’idée européenne » si souvent mise en avant pour dissimuler les appétits boulimiques infiltrés.
 
Un « accord« … enfin un diktat pour une nouvelle confiscation – insoutenable.
 

 
 
(1) le FMI qui, c’est un comble !, en reconnaissant que la dette grecque n’est pas soutenable, est moins extrémiste que les gouvernements Allemand, néerlandais, Finlandais.
 
(2)
« Luxleaks », le scandale qui met le Luxembourg dans l’embarras
Une fois encore, le Consortium de journalisme d’investigation (ICIJ) a frappé. Près de 80 journalistes membres d’une quarantaine de rédactions de par le monde dont The Guardian (Royaume-Uni), Die Süddeutsche Zeitung (Allemagne), l’Asahi Shimbun (Japon), Le Monde (France), Politiken (Danemark) et les chaînes de télévision CNBC (Etats-Unis) et CBC (Canada) ont épluché pendant six mois des milliers de documents secrets datés de 2002 à 2010.
Résultat : il va y avoir du grabuge au Luxembourg, paradis de la fraude fiscale. Mais aussi parmi les grandes entreprises, comme Ikea, Pepsi ou FedEx qui, avec 340 autres, ont passé des accords secrets avec le grand-duché leur permettant d’économiser des milliards de dollars d’impôts.
http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/06/luxleaks-le-scandale-qui-met-le-luxembourg-dans-l-embarras
 
LuxLeaks : M. Juncker de nouveau accusé
Pas simple pour Jean-Claude Juncker de tourner la page des LuxLeaks. Juste après la deuxième vague de ces révélations, qui confirment l’ampleur du système mis en place par le Luxembourg pour attirer les multinationales en ne leur faisant presque pas payer d’impôts, l’ancien premier ministre du Grand-Duché (entre 1995 et 2013), aujourd’hui président de la Commission européenne, affronte de nouvelles informations gênantes.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/13/luxleaks-m-juncker-de-nouveau-accuse_4540059_3214.html
 
Le Parlement européen refuse l’ouverture d’une commission d’enquête sur les Luxleaks
http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/le-parlement-europeen-refuse-louverture-dune-commission-denquete-sur-les
 
 
 
 
 
 
La grande distribution écrase les campagnes,
maximalise la souffrance animale
et tire la bouffe vers le bas
 
De la tête de bassin de Saint Gengoux le National menacée d’un coup fatal (1) aux « fermes » géantes et à la ruine des éleveurs bernés par ce système, on ne cesse de dénombrer les ravages de la politique des « prix bas » jadis portée par Edouard Leclerc et la majeure partie des « intellectuels de gauche » et des politiques. Tous semblaient guidés par une haine des artisans et des petits commerçants, et l’illusion de la « hausse du pouvoir d’achat » par la réduction générale des prix permettant l’augmentation quantitative de la consommation (2). Au programme, écrasement général des producteurs, des artisans, des petits commerçants, des animaux, des sols, des écosystèmes… et faveurs sans limite aux financiers.
 
Rappelons encore la philosophie de la chose qui a tant séduit « la gauche » des années 1960, 1970, 1980, etc. :
« Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer »

Edouard Leclerc, Nouvel Observateur 1966.

Voilà qui correspondait idéalement au Plan Pinay-Rueff de décembre 1958 et aux directives du « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » de 1959, toutes orientations dictées par la globalisation capitaliste en plein essor.
 
Aujourd’hui, face à la crise qui n’a cessé de croître, les gouvernements (?) ne sortent du chapeau que des « aides » et aucune mesure structurelle revenant, par exemple, sur la toute puissance de la grande distribution face aux producteurs désarmés.
 
Cette fois encore, rebelote : « des aides seront attribuées pour soutenir la profession ». Donc, des distributions d’argent public pour aider les éleveurs à vendre à perte à la grande distribution, afin que celle-ci poursuive sa privatisation des profits en piégeant des consommateurs dupés – qui sont aussi des contribuables payant chèrement la socialisation des coûts du système !
 
Des « aides » pour soutenir un système insoutenable (3) !
 
Pour emprunter au langage des économistes dissociés de la société et de la biosphère, le revenu des éleveurs, la souffrance animale, la dégradation des écosystèmes (les paysages) d’ici, la qualité des produits, les écosystèmes tropicaux rasés pour faire du soja pour le bétail, etc. sont des « variables d’ajustement » de ce système institutionnellement perverti.
 
Devant cette scandaleuse dégradation de cinquante ans, l’Olympe s’est ému et la foudre est tombée : « Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides. Il doit y avoir des prix pour les rémunérer. Je lance encore un appel à cette grande distribution pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix » le Président de la République, le 19 juillet.
 
Pour parfaire la démonstration d’impuissance devant les diktats de Sa Toute Puissance La Grande Distribution, le petit président a aussi lancé un appel aux consommateurs pour les inviter à acheter français. 
 
 
 
Je ne fais que payer mes factures
(…)
« J’en veux un peu à tout le monde », assure calmement l’homme qui évoque « les promesses en l’air et les combines des Leclerc, Intermarché, Carrefour qui se font « des marges de 5 € sur un kilo de jambon à 15 € », mais aussi l’attitude des industriels, les salaisonniers et charcutiers qui font venir des camions entiers de viande d’Espagne, d’Allemagne ou de Hollande. Du porc à des prix plus compétitifs. Enfin, Yves-Hervé est en colère contre l’Etat qui ne le protège pas, impuissant à mettre en place « une harmonisation sociale » des charges et salaires équivalents dans les abattoirs et les usines partout dans l’Union européenne. Yves-Hervé défend son « cochon qui est, selon lui, plus sain que celui venu d’Espagne ». Il a 7 salariés qu’il ne paye plus et il ne sait pas s’il va tenir. « Dans le Finistère, 15 % des exploitations agricoles vont disparaître d’ici fin 2015 et moi, je suis au bord du craquage sur le plan financier, physique, psychologique », reconnaît l’éleveur. (…)
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/je-ne-fais-que-payer-mes-factures-04-07-2015-4917015.php
 
les éleveurs bovins dénoncent le « Diktat du prix bas »
Des voix s’élèvent en ce moment de toutes parts pour faire entendre l’inquiétude et la colère face à la stratégie déployée par les Grandes Surfaces envers leurs fournisseurs.
(…)
Ce « diktat du prix bas » mène droit dans le mur, sur le plan économique, social (combien d’emplois sacrifiés ?) mais aussi qualitatif et sanitaire. C’est la sécurité alimentaire au final avec laquelle joue la poignée d’acheteurs de grandes surfaces qui étendent leur loi de la terreur économique sur toute la filière. (…)
http://www.revenuagricole.fr/focus-gestion/gestion-fiscalite-epargne/memos-gestion/gestion-elevage/14376-les-eleveurs-bovins-denoncent-le-diktat-du-prix-bas
 
 
« Si le prix du porc ne remonte pas, je mets la clé sous la porte »
(…) Mais ces 50 centimes, la grande distribution « n’a pas la volonté de les payer. Et l’Etat ne l’oblige pas » alors que des règles, environnementales ou concernant le bien-être animal notamment, ont été imposées aux éleveurs, contraints de réaliser d’importants investissements, déplore Nicolas Leborgne en passant entre les boxes où s’ébrouent ses truies. (…)
http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/07/2062247-si-prix-porc-remonte-mets-cle-sous-porte-temoigne-eleveur.html
 

 
Les éleveurs bovins en colère s’invitent au siège de Leclerc
« Leclerc, qui se dit être le champion des petits prix, se goinfre sur notre dos, dénonce au Figaro, Jean-Pierre Fleury, président de la FNB (Fédération nationale bovine). En un an, le prix du kilo de la viande payé par le consommateur a augmenté de 2 % en rayon alors que dans le même temps le kilo de carcasse payé à l’éleveur a baissé de 15 % à 3,75 euros le kilo. Cela correspond à une perte de 24.000 euros en moyenne par an et par exploitation. Ce n’est plus soutenable économiquement ».
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/08/25/20002-20140825ARTFIG00301-leclerc-envahi-mardi-par-des-eleveurs-bovins.php
 
 
Sur le piège des prix bas et ses innombrables conséquences
Tous sont piégés par le système. Tous peuvent aider à en sortir.
http://www.elevage-ethique.fr/index.php?categorie=prix&article=introduction
 
 
 
(1)
L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie : le Ruisseau de Nolange
http://renaissancerurale71.wordpress.com/2014/10/18/leau-perdue-de-saint-gengoux-le-royal-lengrenage-exemplaire-de-la-degradation-du-bien-commun/

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie
http://renaissancerurale71.wordpress.com/2014/10/18/leau-perdue-de-saint-gengoux-le-royal-seconde-partie/
 
 
(2)
Alors que sa légende est soigneusement entretenue, il n’est pas indifférent de savoir que André Gorz, alias Michel Bosquet, codirecteur du Nouvel Observateur, était au 1er rang des militants des « prix bas », au détriment de l’environnement, des animaux, des métiers, de la qualité, de la vie des villages et des quartiers commerçants, etc. Il a, tout particulièrement, fait pression pour que soit strictement appliquée la circulaire Fontanet * et que les fournisseurs ne puissent choisir leurs distributeurs. Et il ne cessera de soutenir les Leclerc et la grande distribution. Nous lui devons beaucoup… Il est donc à l’origine du soutien inconditionnel de « la gauche » à la grande distribution !
* « respect intégral des prescriptions réglementaires et notamment de la circulaire interministérielle du 31 mars 1960 sur les refus de vente, afin de ne pas paralyser l’intervention de nouveaux distributeurs pratiquant des méthodes commerciales susceptibles d’accroître la tension concurrentielle à l’intérieur du circuit de distribution« , recommandation du Comité Rueff-Armand sur les obstacles à l’expansion économique (21 juillet 1960)
(…) Par la circulaire Fontanet, l’Etat favorisait, en 1960, l’émergence de la grande distribution, en interdisant aux industriels les prix imposés et le refus de vente. (…)
http://www.alternatives-economiques.fr/l-etat-et-les-grandes-surfaces—action-et-reaction_fr_art_159_16960.html
 
Les « obstacles à l’expansion économique » (entendre : les moyens de protection des populations et des écosystèmes) doivent faire place nette, dit le plan de décembre 1958. « Le mécanisme des prix ne remplira son office qu’en infligeant aux agriculteurs presque en permanence un niveau de vie sensiblement inférieur à celui des autres catégories de travailleurs« .
 
 
Et cela continue… Par exemple :
Dans la grande distribution, la guerre des prix revient
Crise économique, pouvoir d’achat en berne… Les enseignes d’hypermarchés relancent de plus belle la guerre des prix bas. Une lutte sans merci entre Leclerc, Auchan et Carrefour. Pour le plus grand profit du consommateur. (…)
Une « analyse » typique de la vision pas-plus-loin-que-le-bout-du-nez qui ne prend pas en compte les coûts exorbitants de cette course effrénée.
 
 

(3) c’est le moment de se souvenir de ce film :
HERBE
le film de Matthieu Levain et Olivier Porte

C’est comme le jour et la nuit. Le film balance entre deux univers. L’un a toujours les pieds sur la terre, la connaît et l’aime. L’autre est un pur produit de la culture anti-nature.

L’herbe broutée par les vaches laitières des éleveurs que nous rencontrons tout d’abord est la vedette de ce film éclairant. Adeptes de ce que l’on nomme maintenant la filière herbagère qui allie les connaissances des anciens et celles de la bio, ces éleveurs toujours paysans promènent, avec le chien, le troupeau de la pâture à la salle de traite. Ils foulent l’herbe dont ils connaissent chaque espèce, les très bonnes pour les ruminants et le lait, le meilleur lait, et les autres qu’il faut contrôler avec doigté. Ils jardinent prairies et champs avec la connaissance des cycles des végétaux et des animaux. Ils entretiennent de belles haies riches de tous les bois, entre le taillis pour le feu et le bois d’oeuvre qui grandit pour les petits enfants. Ils ont le temps de regarder la vie qui grouille autour d’eux. Ils donnent envie de faire sa vie à la campagne.

Silos, grands bâtiments industriels, gros engins flambant neufs, animaux en stabulation, et endettement en proportion, nous découvrons ensuite une « exploitation » de l’agriculture intensive. Grosse consommatrice des gadgets profitables aux industriels et aux banquiers, c’est un maillon de cette industrie qui, en amont, produit les ravages écologiques et humains montrés par « La terre des hommes rouges » (BirdWatchers), le film présenté plus loin. De l’Amazonie, de l’Argentine, de la Chine, de tous les coins du monde dévastés par la spéculation agro-alimentaire, à ce coin de Bretagne, proviennent les aliments déversées sous le nez des vaches incarcérées. C’est la même machinerie ubuesque cornaquée par des conseillers en asservissement aux banques.

En aval de l’exploitation : un lait de bien moins bonne qualité que celui produit à l’herbe, et sans doute pas exempt des molécules déversées à tous les stades en amont. Aussi quelques effluents bien connus en Bretagne, jusque sur les côtes. Sans oublier la colossale contribution de toute la filière au bouleversement climatique.

Entièrement dépendante des approvisionnements livrés par des norias de bateaux et de camions, coupée de son environnement, dans l’engrenage des investissements et des crédits à vie, assoiffée d’énergie, coupée même des animaux qui la font vivre et qui ne sont plus que des numéros, des performances de production, cette exploitation est suspendue aux crédits et aux subventions extorquées à des contribuables qui sont loin d’imaginer quel mal va faire le produit de leur travail, ici et jusqu’au delà des océans.

HERBE n’aborde pas la triste condition des animaux de l’élevage intensif. Peut-être le temps manquait-il. Il y a tant à dire. Dans ces exploitations si bien nommées où le productivisme a aboli la connaissance et l’intelligence du vivant, les vaches sont maintenues en lactation par des grossesses rapprochées. 3 mois après un vêlage, elles sont à nouveau fécondées par insémination artificielle. Et, durant la grossesse, elles sont encore traites. Si bien qu’après 5 ou 6 ans de production forcée et de souffrance quotidienne, leurs corps épuisés tiennent à peine debout (quand elles ne sont pas maltraitées, les vaches vivent quatre fois plus longtemps avant la fatidique « réforme »). En remerciement de si bons services, les exploitants les expédient à l’abattoir. Leur chair martyrisée et immangeable sera débitée en viande hachée et promotions de grandes surfaces (70% des ventes).

Et tout cela pour quoi ? Quels avantages ? Quel agrément ? Pour une entreprise fragile jusqu’à la caricature qui est à la merci de la moindre fluctuation des cours des intrants, des subventions, et de la moindre variation du climat ici et là-bas, là où sont produits les aliments au détriment des écosystèmes et des populations. A la merci du coût de l’énergie dévorée. A la merci du coût de l’eau qu’elle consomme et pollue en abondance. A la merci aussi de multiples systèmes techniques consommateurs de juteux contrats de maintenance (machinisme agricole dernier cri, gestion technique centralisée des automatismes, informatique). Quant aux hommes qui essayent de se convaincre d’avoir eu raison de suivre les injonctions des représentants de la coopérative et de la banque qui les utilisent pour se nourrir des subventions publiques, ils sont enchaînés à vie à un système artificiellement soutenu qui n’est même pas fiable à moyen terme puisqu’il détruit localement et globalement. Leur vie entièrement absorbée par un travail taylorisé, de 6H1/2 à 20H30, la tête tout aux calculs de rentabilité, ils courent d’un atelier à un autre, l’oeil sur les torrents de chiffres des écrans de contrôle. Les pauvres ne font pas envie et, s’il en était besoin, achèveraient de nous convaincre de la valeur de l’élevage sur herbe.

Un film qui remet les idées en place et montre que les alternatives au naufrage planétaire sont là, à portée de la main. A voir, même si l’on a déjà des notions sur le sujet. Il faut voir l’épanouissement et entendre la tranquille assurance des fermiers autonomes, tandis que les exploitants, devenus petits personnels des industriels-banquiers, cherchent à se rassurer en puisant dans un discours qui ne leur appartient pas.

ACG
 
la suite et d’autres présentations de films :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=127:cinema-troubadours-2eme-partie&catid=9&Itemid=470
 
 

 
 

 

 
Grèce : Paul Krugman et Joseph Stiglitz auraient voté NON
Krugman et Stiglitz font en gros le même constat : c’est l’austérité imposée par ses créditeurs qui a plongé la Grèce dans une crise aussi profonde. Et c’est encore la même politique qu’ils lui proposent aujourd’hui. (…)
 
“Les dirigeants européens révèlent enfin la vraie nature du conflit concernant la dette grecque ; il est question de pouvoir et de démocratie, bien plus que d’argent et d’économie”. L’euro “n’a jamais été un projet très démocratique”, assène-t-il. “Le modèle économique qui soutient la zone euro est fondé sur des relations de pouvoir qui désavantagent les travailleurs.” Ce qui se passe aujourd’hui, c’est “l’antithèse de la démocratie : nombre de dirigeants européens veulent simplement en finir avec le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras.”
http://www.courrierinternational.com/article/crise-grecque-deux-prix-nobel-deconomie-volent-au-secours-de-tsipras
 
 
Killing the European Project
 
(…)  This goes beyond harsh into pure vindictiveness, complete destruction of national sovereignty, and no hope of relief. It is, presumably, meant to be an offer Greece can’t accept; but even so, it’s a grotesque betrayal of everything the European project was supposed to stand for.
 
(…) In a way, the economics have almost become secondary. But still, let’s be clear: what we’ve learned these past couple of weeks is that being a member of the eurozone means that the creditors can destroy your economy if you step out of line. This has no bearing at all on the underlying economics of austerity. It’s as true as ever that imposing harsh austerity without debt relief is a doomed policy no matter how willing the country is to accept suffering. And this in turn means that even a complete Greek capitulation would be a dead end. 
 
(…) The European project — a project I have always praised and supported — has just been dealt a terrible, perhaps fatal blow. And whatever you think of Syriza, or Greece, it wasn’t the Greeks who did it.
Paul Krugman
 
http://krugman.blogs.nytimes.com/2015/07/12/killing-the-european-project/?_r=0
 
 
 
 
 
 
C’est ainsi, par petites touches ignorées de la plupart, qu’en tous lieux, insidieusement, le système ne cesse de se renforcer, en éliminant, en éliminant, en éliminant… pour cultiver la déculturation tout en changeant l’histoire
 
Maintenir la revue de presse européenne d’alex Taylor
 
Dimanche 28 Juin 2015, le journaliste Alex Taylor a appris qu’il était poussé à la porte de France Inter, maison dans laquelle il officiait depuis 31 ans. Sa revue de presse a tout simplement été remplacée par une chronique sur la télé. Nous sommes des millions de contribuables à écouter cette émission http://revuedepresseeuropeenne.wesign.it/fr
Déçu, il a fait partager sa tristesse sur Twitter, avant d’adresser une lettre ouverte à Mathieu Gallet. Pourquoi sa revue de presse européenne n’est-elle pas reconduite ? Il revient sur son éviction.
 
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1392512-france-inter-apres-31-ans-d-antenne-j-ai-ete-vire-decu-je-ne-pouvais-pas-me-taire.html
 
https://twitter.com/alextaylornews
 
 
 
 
 
 

 
Grèce : à propos de totalitarisme économique
On n’avait encore jamais vu un créancier, aussi stupide soit-il, tenter de tuer son propre débiteur, comme le FMI est en train de le faire avec les Grecs. Il doit y avoir quelque chose de plus : la construction scientifique de l’«ennemi». Et la volonté d’un sacrifice exemplaire.
 
«L’économie qui tue», celle dont parle le pape, nous la voyons à l’œuvre ces jours-ci, en direct, de Bruxelles. Et c’est un spectacle humiliant. Elle ne tranche pas de gorges, elle n’a pas l’odeur du sang, de la poudre et de la chair brûlée. Elle agit dans des salles climatisées, dans des couloirs feutrés, mais elle a la même férocité impudique que la guerre. La pire des guerres : celle déclarée par les riches de la globalisation aux pauvres des pays les plus fragiles. Voilà ce qu’est la métaphysique influente des plus hauts responsables de l’Union Européenne, de la BCE et, surtout, du FMI : démontrer, par tous les moyens, que ceux qui sont en bas ne pourront jamais faire entendre leurs propres raisons, contre des pseudo-recettes vouées à l’échec.
 
Les «tractations sur la Grèce», ces dernières semaines, sont désormais sorties des limites d’une confrontation diplomatique, certes dure, mais normale, pour revêtir les caractéristiques d’une épreuve de force. D’une sorte de jugement de Dieu à l’envers. Les précédentes étapes, déjà, avaient révélé un écart par rapport au cadre traditionnel d’une «démocratie occidentale» avec la volonté constante, de la part des responsables de l’Union, de substituer, au caractère totalement politique du vote grec et du mandat populaire confié à ce gouvernement, la logique comptable des profits et pertes, comme s’il ne s’agissait pas d’États, mais d’entreprises ou de sociétés commerciales.
 

 

Apocalypse culturelle
 
Jürgen Habermas a raison de dénoncer le glissement – en soi dévastateur – d’une confrontation entre représentants des peuples, dans le cadre d’une véritable citoyenneté, à une confrontation créanciers-débiteurs, dans le cadre quasi privé d’une procédure de faillite. Discréditer Alexis Tsipras et Yannis Varoufakis en tant qu’interlocuteurs politiques pour les transformer en «débiteurs» était déjà, en soi, le signe d’une certaine apocalypse culturelle, en les mettant sur un pied d’inégalité face à des «créanciers» tout-puissants. Mais par la suite, l’affaire a pris un autre tour. Christine Lagarde a imprimé une nouvelle accélération au processus de dévoilement, en faisant monter les enchères. Il ne s’agit plus, seulement, de spolier l’autre, mais de l’humilier. Ce n’est plus seulement la dialectique, entièrement économique, «créancier-débiteur», mais celle, bien plus dramatique, «ami-ennemi», qui marque le retour de la politique dans sa forme la plus essentielle, et la plus dure : celle du polemos (guerre en grec ancien, NDLR).
 
En effet, on n’avait encore jamais vu un créancier, aussi stupide soit-il, tenter de tuer son propre débiteur, comme le FMI est en train de le faire avec les Grecs. Il doit y avoir quelque chose de plus : la construction scientifique de l’«ennemi». Et la volonté d’un sacrifice exemplaire.
 
Un autodafé dans les règles, comme aux temps de l’Inquisition, afin que plus personne ne soit tenté par les charmes de l’hérésie.
 
Lisez attentivement le dernier document contenant les propositions grecques et les corrections en rouge du Groupe de Bruxelles, publié (avec une certaine délectation sadique) par le Wall Street Journal : c’est un exemple bureaucratique de pédagogie de l’inhumain.
 
Le surligneur rouge a sévi dans tout le texte, cherchant, avec une précision maniaque, la moindre allusion aux «plus nécessiteux» (most in the need) pour la mettre en évidence, d’un trait. Il a nié la possibilité de maintenir une TVA plus basse (13%) pour les produits alimentaires de base, et à 6% pour les médicaments ( !). De même que, sur le versant opposé, il a effacé toute possibilité de taxer un peu plus les profits les plus élevés (supérieurs à 500 000 euros), en hommage à la sinistre théorie du trickle down, du «ruissellement», selon laquelle enrichir les plus riches profite à tout le monde !
 
Il a, enfin, parsemé de rouge le paragraphe sur les retraites, imposant de pressurer encore plus, et tout de suite, un secteur déjà massacré par les Memorandum de 2010 et de 2012.
 
Le tout s’appuyant sur la falsification, réitérée à l’envi, concernant l’âge «scandaleusement bas» (53, 57 ans…) du départ à la retraite, pour les Grecs. Afin de justifier la sévérité de ces exigences, le directeur de la communication de la Troïka, Gerry Rice, lors d’une conférence de presse, est allé jusqu’à déclarer que «la retraite moyenne, en Grèce, est du même niveau qu’en Allemagne, mais on part six ans plus tôt…»
 
Un (double) mensonge inconscient, démenti par les statistiques officielles de l’UE : Eurostat signale, dès 2005, que l’âge moyen des départs à la retraite, pour les citoyens grecs, est de 61,7 ans (presque un an de plus par rapport à la moyenne européenne, l’Allemagne étant alors à 61,3 et l’Italie à 59,7).
 
Eurostat, toujours, affirme que, en 2012, la dépense grecque par habitant, pour le paiement des pensions, représentait environ la moitié par rapport à celle de pays comme l’Autriche et la France, et un quart comparé à l’Allemagne. (…)
 
Un pays, donc, qui a donné tout ce qu’il pouvait, et bien plus encore. Pourquoi, alors, continuer de le pressurer ?
 
Ambrose Evans-Pritchard – un commentateur conservateur, mais qui n’est pas aveuglé par la haine – a écrit, dans le Telegraph, que «les créanciers veulent voir ces Klepht rebelles (les Grecs qui, au XVIè siècle, s’opposèrent à la domination ottomane) pendus aux colonnes du Parthénon, comme des bandits», car ils ne supportent pas d’être contredits par des témoins de leur propre échec. Et il a ajouté que, «si nous voulons dater le moment où l’ordre libéral, dans l’Atlantique, a perdu son autorité, – et le moment où le projet européen a cessé d’être une force historique capable de créer de la motivation – ce moment pourrait bien être celui que nous vivons actuellement.»

Il est difficile de lui donner tort.
 
Nous ne pouvons pas nous cacher que ce qui se joue en Europe ces jours-ci, sur le versant grec et sur celui des migrants, marque un changement de scénario pour nous tous.
 
Il sera de plus en plus difficile, désormais, de nourrir une quelconque fierté d’être Européens. Et ce qui tendra à prévaloir, si nous voulons «rester humains», c’est la honte.
 

Une idéologie exclusive
 
Si, comme nous l’espérons tous, Tsipras et Varoufakis parviennent à ramener à la maison la peau de leur propre pays, en refusant ce qui s’apparente à un coup d’État financier, ce fait revêtira une importance extraordinaire, pour nous tous.
 
Mais quoi qu’il en soit, ce qui restera, c’est l’image indélébile d’un pouvoir et d’un paradigme avec lequel il sera de plus en plus difficile de cohabiter. Parce qu’il est malade de ce totalitarisme financier qui ne tolère aucun point de vue divergent, au risque d’aboutir à la ruine de l’Europe : car il est évident que sur de telles bases, avec de tels leaderships, avec cette idéologie exclusive, avec ces institutions de plus en plus fermées à la démocratie, l’Europe ne peut survivre.
 
Une chose est claire, aujourd’hui plus que jamais : soit l’Europe change, soit elle meurt.
 
La Grèce, seule, ne peut s’en sortir. Elle peut supporter un autre round, mais si d’autres peuples et d’autres gouvernements ne se rangent pas à ses côtés, l’espoir qu’elle a engendré mourra étouffé.
 
C’est pourquoi les élections de cet automne, en Espagne et au Portugal, sont si importantes.
 
C’est pourquoi le processus de reconstruction d’une gauche italienne, à la hauteur de ces défis, est si important ; il devra dépasser les fragmentations et les particularismes, les incertitudes et les distinguos pour construire, vite, une vraie maison commune, grande et crédible.
Marco Revelli
 
Ce texte est un éditorial du «Manifesto» du 27 juin 2015.
Traduit de l’italien par Marguerite Pozzoli.
http://www.liberation.fr/debats/2015/07/01/contre-le-totalitarisme-financier-l-europe-doit-changer-ou-mourir_1341010
 
 
Mais, au fait, de quoi est constituée la « dette » grecque agitée sous le nez des désinformés ?
Et pourquoi le peuple grec, qui n’en peut mais, est-il menacé ?
Et la Californie ?
 
Pourquoi un audit de la dette de la Grèce
(…)
Les dettes publiques accumulées en raison des sauvetages bancaires tels qu’ils
ont été réalisés sont typiquement des dettes illégitimes. Il est probable que, dans certains pays, elles soient illégales. Elles peuvent être également insoutenables, c’est le cas de celles de la Grèce, de Chypre, de l’Irlande…

Les dettes réclamées par la Troïka à la Grèce sont à la fois illégitimes (elles vont à l’encontre de l’intérêt général), odieuses (elles sont liées directement à l’imposition de la part du créancier, la Troïka, de violations des relations contractuelles, de droits économiques et sociaux), insoutenables (vu la dégradation dramatique des conditions de vie d’une partie importante de la population) et dans certains cas illégales (c’est le cas en Grèce, où la constitution n’a pas été respectée, sous la pression de la Troïka et avec la complicité du gouvernement qui lui était soumis ; d’autres preuves d’illégalité existent du côté des créanciers).(…)
https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-6-printemps-2015/dossier/article/pourquoi-un-audit-de-la-dette-de

 

Un coup d’État financier contre Athènes
(…)
les programmes de « sauvetage », qui n’ont sauvé personne à l’exception notoire de banques européennes, grecques comprises, n’ont pas manqué de produire une telle chute du PIB, une telle baisse du niveau de vie que même une guerre menée par des moyens militaires n’aurait su les produire. La nouveauté aujourd’hui consiste au fait que le trio infernal de la Troïka a décidé de mettre délibérément en danger le système bancaire grec afin de faire tomber un gouvernement qui, malgré des pressions terrifiantes, a osé lui tenir tête pendant cinq mois. Après tout, il n’est pas interdit de mettre en danger quelques petites banques périphériques si c’est pour rafler la mise sur le plan politique et économique. Ces affirmations qui pourraient, aux yeux de certains, paraître exagérées, voire gratuites, s’appuient sur des faits.  (…)
http://www.atterres.org/article/un-coup-d%E2%80%99%C3%A9tat-financier-contre-ath%C3%A8nes

 

 

 
 
 
Shirley and Jenny : Two Elephants Reunited After More Than 20 Years
 
https://www.youtube.com/watch?v=lF8em4uPdCg
 
 
 
 
 

juin 2015
 
Culture anti-nature et déculturation radicale
Peut-être pour accélérer l’extinction biologique en cours…
 
Destruction d’espèces en Haute-Saône : la fédération de chasse fait l’autruche
Circulez, y’a rien à voir. Durant les deux heures trente qu’a duré l’assemblée générale de la fédération de chasse de Haute-Saône, pas un mot n’a été prononcé au sujet de la mise en examen de quatre cadres de la fédération et trois stagiaires, pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée ». Plus d’une centaine de chats sauvages et rapaces protégés auraient été abattus dans la réserve de Noroy-le-Bourg. Un silence d’autant plus assourdissant que l’affaire a entraîné d’importants remous au sein de la fédération (L’Est Républicain des 11 août, 6 et 7 décembre 2013, 16 janvier 2014).
http://www.estrepublicain.fr/loisirs/2014/05/04/destruction-d-especes-en-haute-saone-la-federation-de-chasse-fait-l-autruche
 
 
Des chasseurs mis en cause pour destruction d’espèces protégées
Plus d’une centaine de chats sauvages et de rapaces protégés, comme l’autour des palombes, ont été tués sur le site d’une réserve cynégétique gérée par la Fédération des chasseurs de Haute-Saône, a dit à l’AFP le procureur de la République à Vesoul Jean-François Parietti.
La réserve cynégétique, située à Noroy-le-Bourg (Haute-Saône), est notamment destinée à développer du gibier de chasse tels que des faisans et des lapins de garenne.
Des stagiaires de la fédération haut-saônoise ont affirmé aux services de l’ONCFS qu’ils avaient été obligés « d’exterminer toutes les espèces nuisibles à ce gibier », dont des animaux protégées, a précisé le procureur.
D’après leurs déclarations, un fusil, des pièges et du poison leur étaient fournis par la fédération des chasseurs et ils touchaient une prime de 100 à 150 euros pour trente queues d’animaux protégés, rapporte M Parietti.
La perquisition des services de l’ONCFS a permis de découvrir des cadavres et des queues d’animaux protégés, ainsi que des pièges et du poison.
http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20131007.AFP7947/des-chasseurs-mis-en-cause-pour-destruction-d-especes-protegees.html
 
 
Braconnage d’un lynx dans le Jura
http://www.polegrandspredateurs.org/2011/02/13/braconnage-dun-lynx-dans-le-jura/
 
 
Un président de société de chasse jurassien, braconnier notoire, condamné pour avoir tué un Lynx
http://www.cpepesc.org/Un-president-de-societe-de-chasse.html
 
 
Jura. Chats sauvages tués : le maire du Louverot et son agent au tribunal
avril 2010. Au début du mois, le cadavre d’un chat forestier tué par une décharge de plomb dans la tête avait été découvert. Une enquête avait été ouverte et des cages-pièges, contenant des poils et un plomb, trouvées sur le territoire de la commune du Louverot. Quelques jours plus tard, du sang frais et des poils ont à nouveau été trouvés dans une cage, ainsi qu’un second cadavre. Les deux animaux avaient eu la queue coupée (ce qui est souvent considéré, comme les queues de renard, comme un trophée). Le 16 avril, l’employé communal, vers qui les soupçons s’étaient tournés, avait été interpellé. Il avait reconnu les faits mais nié avoir coupé les queues. Il aurait posé des cages-pièges dans le lagunage pour capturer les ragondins, à la demande du maire. Les chats se seraient fait prendre à l’intérieur. Les cages n’ayant pas été relevées tous les jours, l’employé, trouvant les animaux enfermés « mal en point », fatigués par la captivité mais non blessés, les aurait tués au lieu de les relâcher, potentiellement en concertation avec le maire.
http://www.leprogres.fr/jura/2012/06/28/chats-sauvages-tues-le-maire-du-louverot-et-son-agent-au-tribunal

 

le contexte :
l’EFFONDREMENT biologique… et avant tout culturel
La sixième extinction de masse est en cours
 
Jamais, selon eux, la planète n’a perdu ses espèces animales à un rythme aussi effréné que depuis la dernière extinction de masse, il y a 66 millions d’années, celle des dinosaures.
 
Leur étude « montre sans aucun doute possible que nous entrons dans la sixième grande extinction de masse », a affirmé Paul Ehrlich, professeur de biologie à Stanford (1).
 
 
Les humains en feront partie
 
Et les humains feront probablement partie des espèces qui disparaîtront, préviennent-ils. « Si on permet que cela continue, la vie pourrait mettre plusieurs millions d’années à s’en remettre, et notre espèce même disparaîtrait probablement assez tôt », a précisé Gerardo Ceballos, de l’université autonome de Mexico.
 
Cette analyse s’appuie sur des observations documentées d’extinctions de vertébrés — des animaux avec squelettes internes comme des grenouilles, des reptiles et des tigres — à partir de fossiles et de bases de données. Le rythme actuel de disparition des espèces a été comparé aux « rythmes naturels de disparition des espèces avant que l’activité humaine ne domine ».
 
 
Fourchette basse
 
Ces derniers sont difficiles à estimer, car les experts ne savent pas exactement ce qu’il s’est produit tout au long des 4,5 milliards d’années d’existence de la Terre. Si le taux du passé fait ressortir une disparition de deux espèces de mammifères pour dix mille espèces en cent ans, alors « le taux moyen de perte d’espèces de vertébrés au siècle dernier est cent quatorze fois supérieur à ce qu’il aurait été sans activité humaine, même en tenant compte des estimations les plus optimistes en matière d’extinction », selon l’étude.
 
« Nous insistons sur le fait que nos calculs sous-estiment très probablement la sévérité de cette crise d’extinction, parce que notre objectif était de fixer un bas de la fourchette réaliste en ce qui concerne l’impact de l’humanité sur la biodiversité », précisent les chercheurs. Les causes de la disparition des espèces comprennent notamment le changement climatique, la pollution et la déforestation. D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature, environ 41 % des espèces d’amphibiens et 26 % des espèces de mammifères sont menacées d’extinction.
www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/20/la-sixieme-extinction-animale-de-masse-est-en-cours_4658330_3244.html#0qy3yyehTljqmVie.99
 
 
un livre :
Biodiversité : vers une sixième extinction de masse, par R. Billé, P. Cury, M. Loreau et V. Maris, La Ville Brûle 2014
 
 

 

 

 
 
 
 
 
Récente destruction d’une mare au coeur même d’une ZNIEFF* et à bout touchant avec des sites Natura 2000 en Clunisois, dans le Pays d’Art et d’Histoire entre Cluny et Tournus
* Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique
 
L’inventaire des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) est un programme initié en 1982 par le ministère en charge de l’écologie et piloté par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Il correspond au recensement d’espaces naturels terrestres remarquables dans les vingt-deux régions métropolitaines ainsi que les DOM. On distingue deux catégories de zones :
– les ZNIEFF de type I, de superficie réduite, sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire ;
– les ZNIEFF de type II sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes ; elles peuvent inclure des zones de type I et possèdent un rôle fonctionnel ainsi qu’une cohérence écologique et paysagère.
 
L’inventaire ZNIEFF est réalisé à l’échelle régionale par des spécialistes dont le travail est validé par le conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) nommé par le préfet de région, puis au niveau national par le Muséum national d’histoire naturelle, bla bla bla. Espérons que c’est quand même utile quelque part, ailleurs…
 
 
(1)
Accelerated modern human–induced species losses: Entering the sixth mass extinction
 

The oft-repeated claim that Earth’s biota is entering a sixth “mass extinction” depends on clearly demonstrating that current extinction rates are far above the “background” rates prevailing between the five previous mass extinctions. Earlier estimates of extinction rates have been criticized for using assumptions that might overestimate the severity of the extinction crisis. We assess, using extremely conservative assumptions, whether human activities are causing a mass extinction. First, we use a recent estimate of a background rate of 2 mammal extinctions per 10,000 species per 100 years (that is, 2 E/MSY), which is twice as high as widely used previous estimates. We then compare this rate with the current rate of mammal and vertebrate extinctions. The latter is conservatively low because listing a species as extinct requires meeting stringent criteria. Even under our assumptions, which would tend to minimize evidence of an incipient mass extinction, the average rate of vertebrate species loss over the last century is up to 100 times higher than the background rate. Under the 2 E/MSY background rate, the number of species that have gone extinct in the last century would have taken, depending on the vertebrate taxon, between 800 and 10,000 years to disappear. These estimates reveal an exceptionally rapid loss of biodiversity over the last few centuries, indicating that a sixth mass extinction is already under way. Averting a dramatic decay of biodiversity and the subsequent loss of ecosystem services is still possible through intensified conservation efforts, but that window of opportunity is rapidly closing.

http://advances.sciencemag.org/content/advances/1/5/e1400253.full.pdf
 
 
Il s’agit là d’une énième confirmation de l’alerte qui a été donnée il y a déjà longtemps (assortie des principales solutions). 

Comme l’indique encore cette étude, les responsabilités sont claires. Cette connaissance et cette urgence devraient inspirer un changement radical des modes de vie, au niveau personnel et collectif. Devraient…

Comme le démontre le sujet précédent, il est urgentissime de dépolluer les processus de décision pour restaurer la communication entre tous. 
 
 
 
Biodiversité : un flop magistral

 
 
Préserver la biodiversité au vignoble : le projet Life + BioDiVine en Bourgogne

Ce projet a pour but de comprendre et renforcer les structures paysagères favorables au maintien de la biodiversité. Il se décline en un axe expérimental, de compréhension des mécanismes influençant la biodiversité à l’échelle du paysage, et un axe de gestion territoriale/du paysage viticole via la mise en place d’actions de conservation favorables à la biodiversité. L’exemple du vignoble bourguignon est présenté ici. (…)
http://www.oeno.tm.fr/extraits/wod/clst/2571x11072n11479_vRub/25715899x1x2571x11072x11455x11460x11479.html
 

ce joli programme s’inscrit dans ce cadre :
Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020
La stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) est la concrétisation de l’engagement français au titre de la convention sur la diversité biologique (CDB), ratifiée par la France en 1994. Le ministère chargé de l’Environnement avait alors été chargé de présenter une stratégie qui puisse être déclinée au sein de l’ensemble des services de l’État, avec un but précis, stopper la perte de biodiversité d’ici 2010, comme s’y étaient engagés tous les pays de l’Union européenne. Cette finalité a été déclinée dans la SNB pour chacune des composantes essentielles du vivant : les gènes, les espèces, les habitats, les écosystèmes et leur traduction dans une trame écologique. (…)
 
 
quelques têtes de chapitre :
Un instrument majeur de la mobilisation nationale

Face à la détérioration continue de la biodiversité et pour assurer un mieux-être humain, une nouvelle ambition internationale 

Une nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité

Agir ensemble
Tous les constats convergent pour affirmer que, face à l’érosion de la biodiversité, l’une des clefs de la réussite est la mobilisation de l’ensemble de la société. La stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 a été conçue en ce sens. Le choix d’un processus collaboratif a été fait dès le lancement de la révision, lors d’une conférence nationale tenue en mai 2010 à Chamonix, intitulée Quelle gouvernance pour réussir ensemble ? (…)
Les citoyens sont incités à formaliser leur engagement personnel, notamment auprès des acteurs adhérents à la SNB ; ces derniers sont également encouragés à inventer des instruments de cette mobilisation. Chacun à son niveau de moyens et dans le cadre de ses compétences respectives peut contribuer ainsi à ce que l’ambition, les six orientations stratégiques et les vingt objectifs soient atteints (…)
 
La stratégie nationale pour la biodiversité permet, par une mobilisation du plus grand nombre, de renforcer notre capacité collective à agir, aux différents niveaux territoriaux et dans tous les secteurs d’activité. Une adhésion et un dispositif d’engagement sont mis en place pour concrétiser cette volonté. Tous les acteurs sont ainsi invités à adhérer pour valoriser et faire connaître la SNB (cf. encadré). Chacun est aussi invité à s’engager dans l’action, sur la base de principes d’action et de gouvernance actés lors de l’élaboration de la stratégie. L’engagement volontaire vise à développer des actions significatives en faveur de la biodiversité avec une amélioration progressive et proportionnée des pratiques des acteurs concernés. Ce cadre cohérent d’adhésion et d’engagement fait partie intégrante de la stratégie nationale pour la biodiversité. Pour agir et réussir ensemble. 
sic !
 
 
et puis, on y trouve encore cela :
 
Des pressions qui menacent la biodiversité
 
Malgré les engagements internationaux, européens, nationaux et locaux, la biodiversité décline fortement. Les objectifs fixés par la Convention sur la diversité biologique (CDB) à Rio de Janeiro en 1992 et celui fixé par l’Union européenne dans le cadre de son plan d’action pour la biodiversité (stopper la perte de biodiversité d’ici à 2010) n’ont pas été atteints. La crise écologique qui touche l’ensemble du territoire résulte de multiples pressions, qui parfois interagissent :

– la destruction, la fragmentation et l’altération des habitats réduisent les milieux de vie disponibles pour les espèces et leurs possibilités de déplacement ; 

– les pollutions de l’air, des sols, des cours d’eaux et des océans constituent une perturbation de nombreux écosystèmes et un risque pour la santé humaine 
(…)
 
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/SNB_2011-2020WEB%282%29.pdf
 
 
 
LIFE+2009 BioDiVine
http://www.biodivine.eu/?lang=fr
 
…2009 ! C’est curieux, on n’a rien vu. 

Sauf le refus de communiquer des « acteurs adhérents à la SNB ». 

Sauf des portes fermées, ou claquées sitôt le premier contact.  

Sauf l’amplification des destructions et la poursuite des projets fous, comme à Saint Gengoux le National et au Rousset.

Et une réduction accrue des populations animales et végétales. 
 
Car, en dépit de tout ce déploiement, des années plus tard, ceux qui étaient invités à la « mobilisation » sont toujours confrontés à la mauvaise volonté généralisée, à l’omerta et à des énormités, comme là :  
 
Stupéfiante déclaration d’un agent de l’ONEMA lors d’une réunion du Comité de Rivière Grosne
Comment les petites têtes de bassin versant de Saône et Loire sont sacrifiées
en mars sur :
http://renaissancesrurales.blogspot.fr/
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Effondrement, suite
Le lion d’Afrique de l’Ouest se meurt
et tout le reste avec
 
L’Afrique de l’Ouest abrite des lions, mais cela pourrait changer dans les années à venir. Un récent état des lieux vient en effet de dresser un bilan plus que négatif à leur sujet. Il n’en subsiste qu’environ 400, qui sont répartis sur 1,1 % de leur aire de distribution historique. (…)
http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/actu/d/zoologie-lion-afrique-ouest-meurt-loin-regards-51476/
 
Kevin Richardson
https://www.youtube.com/watch?v=Cokjbp7Y-TM
 
https://lionexploitation.wordpress.com/category/exploitation-of-lions/
 
S’agissant du prédateur principal, cela dit tout de l’effondrement des autres populations et de l’ensemble des écosystèmes, bref, de la ruine de l’Afrique :
 
La disparition des grands prédateurs mène aux catastrophes 
Quand on retire le super-prédateur, c’est tout l’écosystème qui est perturbé. Selon une étude récente, ces perturbations peuvent avoir des conséquences bien plus larges que ce qu’on imaginait. (…)
 
Un réseau trophique est l’organisation suivant laquelle l’énergie est transférée d’un organisme à l’autre au sein d’un écosystème. En bref, qui mange qui et qui est mangé par qui. Ces réseaux sont souvent complexes et généralement stables sur le long terme. Ce sont ces réseaux qui régissent la taille des populations au sein des écosystèmes.
 
Tout retrait d’un maillon de ces chaînes provoque une réorganisation qui doit mener à un nouvel équilibre. Quand c’est le dernier maillon de la chaîne qui est retiré – le prédateur le plus important, donc – c’est un de ceux placés en dessous qui se trouve alors dernier maillon, au sommet de la chaîne alimentaire. On parle alors de rétrogradation trophique. (…)
http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-disparition-grands-predateurs-mene-catastrophes-31493/
 
 
et, entre beaucoup d’autres démonstrations, la vidéo citée ci-dessous (les baleines régulent aussi le climat) :
 
How Whales Change Climate
https://www.youtube.com/watch?v=M18HxXve3CM
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

sulla cura della casa comune
Papa Francesco, in esclusiva l’enciclica sull’ambiente ‘Laudato si’, mi’ Signore’
Un’introduzione, sei capitoli e due preghiere conclusive. In quasi duecento pagine papa Francesco offre al mondo la sua attesissima enciclica « sulla cura della casa comune », con l’incipit ripreso dal cantico delle creature di san Francesco d’Assisi: « Laudato si’, mi’ Signore ». (…)
http://espresso.repubblica.it/attualita/2015/06/15/news/papa-bergoglio-e-la-lezione-di-francesco-d-assisi-in-anteprima-l-enciclica-sull-ambiente-laudato-si-mi-signore-1.216897
 
Laudato si’
Lettera Enciclica sulla cura della casa comune
texte intégral :
http://www.lavie.fr/medias/le-texte-integral-de-l-encyclique-laudato-sii-18-06-2015-64352_73.php
 
Une première lecture en diagonale…
Le Pape François dans les pas des écologistes  (1)
Il y a longtemps que des écologistes s’interrogent sur la position des différentes autorités religieuses vis à vis de la destruction du vivant. Poussés dans les oubliettes par l’imposture verte, nous n’avons pas eu le loisir d’approfondir et d’entamer un dialogue, mais nous y avions pensé.
 
Pierre Fournier ! Une quarantaine d’années après ton départ prématuré, un Pape salue « le mouvement écologique mondial (qui) a déjà parcouru un long chemin, digne d’appréciation, et (qui) a généré de nombreuses associations citoyennes qui ont aidé à la prise de conscience. Malheureusement, beaucoup d’efforts pour chercher des solutions concrètes à la crise environnementale échouent souvent, non seulement à cause de l’opposition des puissants, mais aussi par manque d’intérêt de la part des autres (…) ».
L’opposition des puissants… Le Vatican est bien informé.
 
Il en aura fallu du temps ! Le temps d’une dégradation que, dans nos pires cauchemars, nous n’imaginions pas voir durant notre vie. Le temps infini du développement de toutes les impostures politiques pour masquer la réalité derrière « la croissance », « le plein emploi », « la reprise » et les cours boursiers. Le temps d’un effondrement de cette compréhension des relations aux autres que nous voulions amplifier. Le temps d’un individualisme forcené et de l’extinction de la conscience collective.
 
Et voilà Mario Bergoglio qui devient Pape en choisissant pour nom celui de François d’Assise qui a rompu avec le dogme de la domination exercée sur les autres êtres et le vivant, mais aussi sur la plupart des hommes. Tiens ! Serait-ce un signe ?
 
François a tenu son engagement. Un cas d’exception parmi les responsables politiques de l’époque !
 
L’encyclique de François commence par un rappel émouvant d’un discours de Paul VI qui, en 1971, l’époque des premières manifestations écologistes à Paris, appelait à un changement « presque » radical de comportement parce que « les progrès scientifiques les plus extraordinaires, les prouesses techniques les plus étonnantes, la croissance économique la plus prodigieuse, si elles ne s’accompagnent d’un authentique progrès social et moral se retournent en définitive contre l’homme« .
 
Malgré le long chemin déjà parcouru, François souligne l’avachissement de la conscience et de la volonté, et l’absence de la culture nécessaire :
 
VI. LA FAIBLESSE DES RÉACTIONS
53. Ces situations provoquent les gémissements de sœur terre, qui se joignent au gémissement des abandonnés du monde, dans une clameur exigeant de nous une autre direction. Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles. Mais nous sommes appelés à être les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude. Le problème est que nous n’avons pas encore la culture nécessaire pour faire face à cette crise (…)
 
…ou que nous ne l’avons plus, cette culture. Car la culture du vivant est consubstantielle aux hommes puisqu’ils sont partie de la biosphère – pourvu qu’ils ne subissent pas un lavage des cerveaux permanent pour lui substituer la culture du profit et du déchet ! Nous ne l’avons plus, bien que ce soit la culture portée par le mouvement écologiste et c’est justement pourquoi celui-ci a été effacé (2).
 
(…)
à suivre
 
(1) Confusions journalistiques autour de l’écologie

mercredi 17 juin, le journal Libération annonce l’encyclique écologiste du pape François :
Après le titre « Entre les écologistes et l’Eglise, un flirt tout ce qu’il y a de naturel« , le sous-titre brouille la compréhension. Il commence par abandonner « les écologistes » du titre pour introduire sur « le mouvement vert« , ce qui n’est pas la même chose ! Le second n’est pas un mouvement social mais un courant politicien dérivé très indirectement des premiers, lesquels ont toujours refusé de se commettre dans les rouages capitalistes du système de domination, culture, philosophie politique et cohérence obligent. S’il en était besoin, le renforcement continu du capitalisme ultra et de ses politiques impérialistes, l’amplification des destructions et l’effondrement biologique démontrent la vanité des prétentions de l’imposture verte à changer la civilisation en s’intégrant au système de domination (cause première du désastre).
 
La suite de l’article entretient la confusion car le journaliste ne cite que des politiciens verts qui, à un moment ou un autre et pour plusieurs depuis leur apparition inopinée, ont bien servi le système dominant.
 
Le sous-titre poursuit en soulignant que les chrétiens comme les écologistes (et non « le mouvement vert« ) ont tendance « à sacraliser la nature« . L’expression « la nature » a surtout été utilisée pour marquer une différence fondamentale avec « la culture » et avec « l’homme« . C’est un langage qui conditionne à la dissociation entre l’humanité et la biosphère, le langage de la culture impérialiste anti-nature. Même si, par facilité, il arrive que les écologistes parlent de « la nature« , ils le font en y intégrant les hommes. S’ils « sacralisent » quelque chose, c’est le vivant, c’est la vie terrestre entière où tous les êtres sont utiles aux autres, où tout est interdépendance et interrelations constructrices de l’ensemble, donc nécessaires à chacun.
 
La confusion engendrant la confusion, le sous-titre poursuit en parlant de « positions conservatrices« … Gageons qu’il s’agit, dans l’esprit de l’auteur – parce qu’il reste sous l’influence d’une « modernité » occidentalocentriste anti-nature – d’attitudes réactionnaires, et que la conservation du vivant, dont il fait cependant partie, reste encore pour lui la marque d’un caractère rétrograde.
 
 
(2) Ni la culture ni la simple cohérence des idées. Exemple caricatural avec le journal Le Monde du 6 juin :
2°C au-delà du seuil de l’irresponsabilité
une page consacrée au saccage climatique : « Climat : 2°C de plus, la promesse d’un désastre« 
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/05/rechauffement-le-seuil-limite-des-2-c-est-trop-eleve_4647811_3244.html
 
En particulier, on y apprend que l’objectif des 2°C qui est inscrit dans la politique de l’Union Européenne ne doit rien à une évaluation sérieuse d’une tolérance de la biosphère. Une tolérance supposée qui ignore totalement les effets de seuil et de cliquet. Il résulte seulement du souci de remettre aux calendes l’adoption des mutations indispensables. Las, la dégradation va si vite que ceux qui espéraient léguer le cadeau empoisonné à leurs enfants ont été rattrapés
 
Dans le même numéro du Monde, 4 pages auparavant, en contradiction complète avec le souci du climat et de la santé de la biosphère, toute une page sur l’espérance d’un développement de l’Afrique suivant le modèle qu’il est urgent d’abandonner : « L’Afrique attend encore ses trente glorieuses » !
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/06/05/l-afrique-attend-encore-ses-trente-glorieuses_4648071_3234.html
 
biblio pour la mémoire :
« Fournier, précurseur de l’écologie » par Patrick Gominet et Danielle Fournier, les Cahiers dessinés
 
 
 
 
 
 
 
Si la Grèce était une banque responsable du krach, il y a longtemps qu’elle aurait été aidée
Ne laissons pas l’Europe écrire sa tragédie grecque
(…) la restructuration de 2012 a imposé des pertes aux créanciers privés. Mais elle fut trop tardive si bien que nombre d’entre eux avaient pu réduire leur exposition en transférant une partie des risques à des institutions publiques. Les banques peuvent remercier les principaux artisans de ce transfert, à commencer par le président de la BCE Jean-Claude Trichet et le président français Nicolas Sarkozy, qui ont retardé l’inévitable restructuration. Alors que les banques créancières tiraient ainsi leur épingle du jeu en revendant leurs titres au secteur public, l’austérité budgétaire et salariale disloquait l’économie grecque. Cette politique imposée par la Troïka a non seulement engendré une catastrophe humanitaire mais elle a provoqué une telle chute de l’activité que l’allongement considérable de la maturité de la dette publique et la réduction importante des taux d’intérêts se révèlent insuffisants. (…)
http://www.atterres.org/article/ne-laissons-pas-leurope-%C3%A9crire-sa-trag%C3%A9die-grecque
 
 
La Grèce, une chance pour l’Europe!
Collectif pour un audit citoyen de la dette grecque
http://www.atterres.org/article/la-gr%C3%A8ce-une-chance-pour-leurope
 
 
 

 
Bernard Tapie et les retraités grecs
Une relation existe : Christine Lagarde qui, en ministre des finances, a offert au premier une retraite-chapeau pharaonique avec l’argent public et, comme cheftaine du très éclairé FMI, exige que les retraites des autres soient diminuées.
 
 
Christine Lagarde mise en examen
http://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/bernard-tapie/christine-lagarde-conserve-la-confiance-du-fmi-apres-sa-mise-en-examen-dans-l-affaire-tapie_681083.html
 
Grèce : le système de retraites est-il si généreux que ça ?
http://www.europe1.fr/economie/grece-le-systeme-de-retraites-est-il-si-genereux-que-ca-1358194
 
 

 

 

Enfin un éveil officiel sur la nuisibilité de l’huile de palme ?
« Il faut replanter massivement des arbres, parce qu’il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique. Il faut arrêter de manger du Nutella, par exemple, parce que c’est de l’huile de palme », a déclaré la ministre, invitée du « Petit Journal » de Canal+. « Il faut qu’ils utilisent d’autres matières premières », a-t-elle souligné, évoquant les « dégâts considérables » causés par les besoins en huile de palme.
Ségolène Royal lors d’une émission de télévision

Peat swamp forest in Indonesia is burned to make way for palm oil plantations. Photograph: John Novis/AFP/Getty Images
http://www.theguardian.com/environment/2010/jul/04/united-nations-corruption-logging

sur l’industrie de l’huile de palme destructrice des écosystèmes denses :
L’huile de palme industrielle : un crime contre le vivant
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=121:un-crime-contre-le-vivant-l-huile-de-palme-industrielle&catid=9&Itemid=470

parmi les conséquences des déforestations : la crise climatique
Le feu a la planete, El Niño, etc.
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=84:le-feu-a-la-planete-el-nino-etc&catid=9&Itemid=470

Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne encore
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=116:ecrasee-depuis-1963-la-papouasie-occidentale-saigne-encore&catid=9&Itemid=470

 

 

 

capté sur
http://raoni.com/actualites-926.php
la destruction d’une forêt en Indonésie vus depuis un drone
Forest Heroes drone footage: Astra’s forest destruction in Indonesia
L’organisation Forest Heroes a décidé de faire voler un drone au-dessus des milliers de kilomètres carrés de forêts indonésiennes déboisées afin de montrer à l’Homme ce qu’il est en train de faire subir à son environnement.

Les consciences commencent à s’éveiller à propos des effets ravageurs de la déforestation dans le monde. Malheureusement ce sont souvent les images qui permettent à tous de prendre le sujet au sérieux. C’est au mois d’avril que l’organisation a décidé de déployer son drone afin de réaliser une vidéo montrant l’impact de la déforestation en Indonésie. La compagnie visée est l’Astra Agro Lestari qui rase les forêts aux bulldozers afin de faire place à des plantations d’huile de palme.

La société, qui appartient à la multinationale hongkongaise Jardines a plusieurs fois été épinglée par les ONG pour sa politique globale en matière de protection de l’environnement. Des sanctions qui tardent à venir de la part de la communauté internationale, des engagements et des promesses non tenues, bref pendant que ça tâtonne, les arbres continuent de tomber.

Non seulement cette déforestation massive en Indonésie contribue au réchauffement climatique, mais elle menace également l’habitat naturel de l’éléphant de Sumatra. Cet animal majestueux est en danger critique d’extinction et les spécialistes ont prévenu que si l’activité humaine continuait à ce rythme, l’espèce pourrait disparaître d’ici 15 ans.
https://www.youtube.com/watch?v=8ZZ9wpA6_U0&feature=youtu.be

https://www.change.org/p/delta-air-lines-end-the-transport-of-exotic-animal-hunting-trophies

 

 

 

 

 

réification, déculturation et délire général
La culture anti-nature et son simplisme confondant plastronnent à la Réunion
Menaces de mort, harcèlement : depuis la « crise requin », la lutte entre les défenseurs de l’environnement et ceux qui prônent la pêche préventive des requins escalade à La Réunion
« On connaît des gens qui ont envie de te faire ta peau. On va te la trouer à coup de sabre. Tu n’es qu’une pourriture à écraser. Tu dégages ou je te pète la tête… »

http://rue89.nouvelobs.com/2015/06/12/a-reunion-les-pro-anti-requins-dechirent-259722

 

 

 

 

 

violence capitaliste et violence d’Etat partout
Les victimes des guerres et des destructions écologiques, économiques, sociales, etc. sans refuge

Lampedusa
http://mali-web.org/societe/diaspora-immigration/naufrage-de-migrants-lextreme-detresse-des-rescapes

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/naufrage-de-lampedusa-la-mediterranee-cimetiere-pour-les-migrants_1244216.html

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/naufrage-a-lampedusa/naufrages-de-migrants-trois-infographies-pour-realiser-l-ampleur-du-drame_881973.html

 

Sangatte
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/05/28/l-evacuation-des-camps-de-migrants-a-calais-a-debute_4427466_3224.html

 

La Chapelle

«Traiter des migrants, des militants et des élus de la sorte, c’est honteux !». Le bras encore engourdi après l’intervention musclée des CRS, Emmanuelle Becker, conseillère de Paris et élue communiste du XIIIe arrondissement, peine à contenir son émotion. Pendant près de trois heures, les forces de l’ordre ont tenté d’évacuer plus d’une cinquantaine de migrants installés sur le parvis de la Halle Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de la capitale, depuis l’évacuation, il y a une semaine, de leur camp situé aux abords du métro La Chapelle.
http://www.liberation.fr/societe/2015/06/08/des-elus-denoncent-la-violente-evacuation-des-migrants-de-la-halle-pajol_1325394

 

 

Evacuer, disperser, arrêter, enfermer, ça suffit !
Quelques jours après l’évacuation du campement de la Chapelle à Paris, la majorité de ses occupants se retrouvent à la rue. Privés de contacts, de soutiens, des aides dispensées par les associations, ils tentent de se retrouver dans plusieurs arrondissements pour réorganiser leur survie. Lundi 8 juin, à 14 heures, pendant une distribution de nourriture organisée par des associations autour de la halle Pajol à Paris (18e arr.), la police a, sur ordre, brutalement dispersé ce rassemblement, interpellé plusieurs dizaines de personnes et interné une quarantaine de migrants au centre de rétention de Vincennes.

Ceci n’est pas supportable. Mardi dernier, le préfet de Paris et la mairie de Paris affirmaient que l’opération d’évacuation du campement de la Chapelle serait exemplaire, qu’elle offrirait à tous les occupants du campement une solution adaptée et digne ! Aujourd’hui, ces personnes se retrouvent à la rue, privées des aides humanitaire et sanitaire mises en place par les associations.
Le harcèlement, les mensonges, les dispersions des migrants doivent cesser.

Notre pays ne pourra continuer à éviter le nécessaire débat sur l’accueil des réfugiés et des migrants. Ces femmes, ces hommes, ces enfants sont arrivés ici après des parcours douloureux. Les ignorer ne les fera pas partir, les maintenir dans des campements précaires ne les rendra pas invisibles. Les disperser ne constitue qu’une souffrance supplémentaire et les arrêter, une injustice.

Les pouvoirs publics doivent changer de politique et répudier ces opérations de « nettoyage » et de communication, au profit d’un choix digne et fraternel d’accueil des migrants et des réfugiés.

C’est pourquoi nous demandons que, dans l’immédiat :
– les personnes mises en rétention à l’issue de l’intervention de la police autour de la halle Pajol soient libérées ;
– qu’une solution transitoire soit mise en place avec, par exemple, l’ouverture d’un lieu d’accueil digne permettant d’organiser un suivi social et sanitaire et l’ouverture de droits pour le maintien sur le territoire, pour ceux qui le demandent.

Paris, le 9 juin 2015
http://www.ldh-france.org/evacuer-disperser-arreter-enfermer-ca-suffit/

 

 

 

 

Comment des politiciens et bûcherons brésiliens ont assassiné le Chef indien Eusébio Ka’apor
Les agressions et les menaces qui ont été initiées il y a plus de deux mois par les bûcherons et les commerçants de la région de Centro do Guilherme lié au commerce illégal de bois à l’intérieur de la terre indigène Turiaçu à l’encontre des indiens Ka’apor ont culminé ce 26 Avril 2015, avec l’homicide de Eusébio Ka’apor. Eusébio était l’un des défenseurs de la terre indigène et un farouche opposant aux bûcherons et aux politiciens locaux vivant de l’extraction quotidienne du bois noble depuis la terre indigène. Eusébio qui était résident du village de Ximborendá, dépendant de la municipalité de Santa Luzia du Parua, a reçu deux tirs d’armes à feu dans le dos dans une petite ville près de Centro do Guilherme.

http://raoni.com/actualites-888.php

 

 

 

L’environnement, l’environnement, l’environnement…
L’environnement n’est pas écologiste

Un Français sur quatre ne s’intéresse pas à l’environnement

Mauvaise nouvelle à quelques mois de la COP21: près d’un quart des Français se désintéresse des problématiques liées à l’environnement, un chiffre en nette hausse sur un an, indique une étude menée par la société de services en développement durable GreenFlex, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiée ce lundi.

Les hommes et les chômeurs sont les moins écolos.

Ce sont exactement 23,7% des Français qui se disent «désengagés» face aux problématiques écologiques contre 15% l’année précédente. Seulement un cinquième des personnes interrogées (19,6%) sont «très soucieuses des problèmes liés à l’environnement» et presqu’autant (19,3%) pensent qu’«agir pour l’environnement n’en vaut la peine que si cela leur fait gagner de l’argent». Elles étaient 14,4% dans l’étude de 2014.

Le nombre de personnes prêtes à faire des sacrifices dans leur vie de tous les jours pour la protection de l’environnement est tombé à 41,2%, contre 44,5% auparavant et 56,9% en 2010, selon cette étude. Les «rétractés», c’est-à-dire les personnes désengagées, sont pour la plupart (64%) des hommes et sont «surreprésentés chez les chômeurs et les populations modestes». (…)
http://www.20minutes.fr/planete/1620907-20150601-francais-quatre-interesse-environnement

 

 

Environnement… Un mot que n’aiment pas les écologistes. Et pour cause !

Ceux-ci se sont toujours attachés à souligner les interactions entre toutes les parties du vivant. Nous sommes parties composées de parties en relation, dynamiques faites de dynamiques, et participant à la dynamique du plus grand ensemble, la biosphère dont dépend notre vie.

« Environnement » – ce qui est autour – ne rend pas du tout compte de notre imbrication intime dans les tissus du vivant. Au contraire, il nous en éloigne !

Cela n’est pas un hasard. Le succès du mot « environnement » a accompagné la mise au tombeau du mouvement écologiste et de sa culture arcadienne (Nature’s Economy, Donald Worster – note 1). Celle-ci est simplement la culture naturelle, la culture inspirée par le vivant, sans rupture avec lui, comme le concevait Darwin – contrairement à la dichotomie entre « culture » et « nature » défendue par les exploiteurs :

« Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. Toute l’histoire de la science ainsi que toutes les autres dimensions de la vie intellectuelle depuis le dix-huitième siècle sont empreintes de cette dialectique » (« La dialectique de la raison » par Max Horkheimer et Theodor Adorno).

Evidemment, la compréhension des interrelations entre chacun et tous, de la complémentarité et de l’interdépendance, de la réciprocité de l’amibe à la biosphère, gène particulièrement le réductionnisme quantitatif et mécaniste qui change la vie en une masse informe d’objets hétéroclites !

Sensible, attentive à tous les êtres et à tous les niveaux d’organisation, libératrice, antidote à toute domination, la culture du vivant (arcadienne) n’a cessé de faire l’objet de campagnes de dénigrement et de calomnies depuis la fin des années soixante, quand les néo-cons ont lancé l’anathème sur elle et le mouvement écologiste inspirateur de la nouvelle gauche (2). Il leur fallait gommer cette conscience de la complexité holiste, de l’auto-organisation, de la démocratie émancipatrice, etc. pour pouvoir développer l’emprise de l’ultra-capitalisme.

« Environnement » participe à cela (3).

(1) Nature’s Economy, (titre français : « Les pionniers de l’écologie »), Donald Worster, éditions Sang de la Terre 1992.

(2)
Neoconservatism
http://en.wikipedia.org/wiki/Neoconservatism

Néocons, la grande désillusion
http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/05/neocons-la-grande-desillusion_808361

La réorientation des moyens propagandistes de la Guerre Froide contre l’écologisme et les alternatives, en France, aux Etats Unis, comme à peu près partout, est presque toujours passée sous silence… N’est- ce pas curieux pour un fait aussi important ?

(3) « Qui a le droit d’être libre, qui se sent le droit de réclamer à la société les conditions d’existence qui lui permettront de se vouer, s’il le veut, au travail d’une libération intérieure, celui-ci a également le devoir d’exercer cette liberté car si l’esprit ne se mobilise pas contre l’inertie du langage au sein de sa propre parole, il est en risque de voir les stéréotypes verbaux pénétrer ses démarches les plus intimes, usurper ses motivations, décider pour lui – en bref, faire de lui une chose, ce qui mettrait fin à notre aventure sur cette terre« 
Yves Bonnefoy à propos de ce qu’il nomme l’aliénation du langage, « Entretiens sur la poésie 1972-1990 », chapitre « Poésie et liberté »

 

 

 

mai 2015

 

après
L’effondrement biologique s’accélère
Considérable perte d’oiseaux communs en seulement une vingtaine d’années (ci-dessous en avril)
20 ans de conneries et plus
20 ans… En matière de dégradations croissantes, on n’a que l’embarras du choix. Mais cette période de 20 années ne correspondrait-elle pas à l’invasion d’une nouvelle pollution : la téléphonie mobile ?

(…) Depuis la seconde moitié des années 90, les stations de base de téléphonie mobile ont été largement implantées à travers les centre urbains. Ces stations de base ont augmenté la pollution électromagnétique « electrosmog » dans les centres urbains. Ces appareils produisent des ondes pulsées à 900 et 1800 MHz qui interfèrent avec le système nerveux des êtres vivants. Il existe plusieurs études scientifiques qui avertissent du danger pour la santé des humains et des êtres vivants que constitue ce type de rayonnement électromagnétique (Ondes radio à micro-ondes). Voir par exemple : G.J. Hyland : « Physics and biology of mobile telephony »: The Lancet, vol. 356: 1-8, 25.11.2000.

La présomption circonstancielle, d’un rapport entre le déclin des moineaux et l’introduction des pylônes de télécommunication et stations de base, est forte. Comme la disparition des moineaux domestiques des grandes villes coïncide dans le temps avec l’introduction des pylônes de téléphonie mobile, la possibilité que de tels pylônes soient  impliqués s’impose d’elle-même; cette relation requiert la mise en œuvre d’une recherche immédiate. La haute fréquence des champs des fréquences radio induit une réponse de plusieurs types de neurones du système nerveux central chez les oiseaux. A côté de cela, des études tendent à montrer des effets de ces rayonnements sur la reproduction : diminution du nombre de spermatozoïdes et plus petit développement du tube séminal chez les rats (Dasdag et al., 1999) et augmentation de mortalité des embryons de poulets (Youbicier–Simo et al., 1998). (…)

Approche d’une relation entre le déclin des moineaux et l’introduction du pylône GSM de Téléphonie
http://www.teslabel.be/archives/oiseaux.htm

 

Déclin du Moineau domestique

Les populations de moineaux déclinent rapidement dans toute l’Europe occidentale, un phénomène encore inexpliqué qui inquiète d’autant plus les experts qu’il concerne une espèce très dépendante de l’homme.

Ce déclin est particulièrement net en Grande-Bretagne où le « Moineau domestique », l’espèce la plus banale qui soit, a été inscrit sur la liste rouge des espèces d’oiseaux menacées, selon le Muséum national d’histoire naturelle de Paris.

« En Grande-Bretagne, c’est de l’ordre de 90% à 95% des effectifs de moineaux domestiques qui ont diminué dans tout le pays depuis 10 ou 15 ans », indique Frédéric Baroteaux, du Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux. « C’est énorme, ils ont quasiment disparu », fait-il remarquer.

Ce constat alarmant a été confirmé par certaines études dans d’autres pays, en Allemagne (50% de diminution des oiseaux à Hambourg en trente ans), en République Tchèque (60% de baisse à Prague en 20 ans), aux Pays-Bas, en Belgique, Italie, Finlande.
En France, Passer domesticus semble suivre la même pente, mais avec un décalage de quelques années par rapport à la Grande-Bretagne et aux autres pays d’Europe, précise-t-on au Muséum : la baisse a atteint 11% entre 1989 et 2003, selon le programme de Suivi temporel des oiseaux communs (STOC). Ce déclin laisse penser que c’est l’environnement immédiat du moineau, donc le notre, qui est affecté, selon les experts. (…)
http://www.lys-nature.dafun.com/page75a.html

doc
le Bilan 2002 du suivi des oiseaux communs révélait déjà une baisse importante des hirondelles et de plusieurs autres espèces
http://vigienature.mnhn.fr/sites/vigienature.mnhn.fr/files/uploads/BilanStocFrance2002.pdf

 

 

 

 

 

Dévoiement de la démocratie à tous les niveaux

Un député – Philippe Duron « socialiste » -, donc « un élu du peuple » préconise la suppression des trains de nuit et de lignes inter-cités au bénéfice du transport routier. Comme tant d’autres, ce produit du système électoral imbibé d’idéologie ultra-libérale se dresse contre le bien commun. Son idée ? Gérer le service public comme ne devrait pas l’être même une entreprise privée : sans considération pour l’environnement et les besoins de la société.

 

SNCF: les trains de nuit et plusieurs lignes Intercités menacés de suppression par le député PS Philippe Duron

Les couchettes et autres sièges inclinables seraient-ils menacés dans les trains? Les trains de nuit et plusieurs dessertes du réseau Intercités sont sur la sellette, selon un rapport commandé par le ministère des Transports que s’est procuré Le Parisien/Aujourd’hui-en-France.Le rapport, présidé par le député PS Philippe Duron et qui sera remis ce mardi au gouvernement, « dresse un constat sévère de l’état du réseau Intercités ‘une qualité de l’offre continuellement dégradée… des temps de parcours sensiblement augmentés, une régularité qui a régressé' ». « Il préconise d’abandonner plusieurs trains de nuit et des dessertes trop coûteuses », annonce Le Parisien Concernant les trains de nuit, le rapporteur souligne que « le modèle économique n’est plus viable » et acte notamment la suprématie du car sur les trains de nuit. Rappelons que la loi Macron entend libérer le transport par autocar, ce qui pourrait encore affaiblir le rail.  (…)
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/sncf-les-trains-de-nuit-et-plusieurs-lignes-intercites-menaces-de-suppression_1683036.html

Un petit rappel :
Si l’on veut économiser du temps actif, aucun bolide ne rivalisera jamais avec un confortable train de nuit
La fin de l’aberration TGV ?
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=81:la-fin-de-l-aberration-tgv&catid=9&Itemid=470

 

 

 

 

L’alerte vient maintenant de l’intérieur du système

29e édition du rapport CyclOpe « Pour qui sonne le glas ? »
« Pour qui sonne le glas ? » ne fait pas seulement référence à l’ouvrage qu’Hemingway consacra, en 1940, à la guerre d’Espagne. En réalité, lui-même a emprunté cette phrase à John Donne, un poète et prédicateur anglais du XVIIe siècle. La citation exacte est : « La mort de tout homme, moi aussi, me diminue parce que je suis lié à l’espèce humaine. Aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi. »

Voilà qui illustre admirablement la situation du monde en ce début d’année 2015.
(…)
Le fracas des guerres, les chocs économiques, les soubresauts des marchés concernent la planète dans sa globalité. Le glas qui sonne est d’abord celui d’une mondialisation heureuse dont on a pu rêver il y a quelques années.

On constate que le monde n’a pas atteint la fin de l’histoire et que la quête des ressources naturelles ne suffit pas à tirer la croissance mondiale. Au contraire, le recul général des prix que nous observons marque une véritable rupture avec la période d’euphorie que l’on a connue durant la période 2007-2014. (…)

http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Le-monde-manque-d-une-gouvernance-mondiale-2015-05-20-1314194

 

 

 

Ce bois illegal qui tue notre planète
supplément au sujet de France Inter présenté ici en avril
Bolloré : monopoles services compris
(…)

Bolloré : l’arbre qui gâche la forêt

La participation à la surexploitation des forêts

Aux confins du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo-Brazzaville et du Gabon, subsiste la forêt guinéo-congolaise, l’une des forêts équatoriales les plus précieuses, un écosystème unique par sa biodiversité. Des communautés locales (pygmées et bantoues) en vivent. La région doit être protégée d’une exploitation non discriminée.

Bolloré, en rachetant le groupe Rivaud, a acquis notamment deux grandes sociétés forestières au Cameroun : la Sibaf à la frontière du Congo-Brazzaville (dont le site pittoresque a l’immense privilège de recevoir l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, pour ses parties de chasse en forêt), et la Société HFC/Forestière de Campo, dans la province de l’Océan, à la frontière de la Guinée Equatoriale.

Au Cameroun, l’exploitation de la forêt est désas-treuse : la forêt littorale est quasiment épuisée, les routes fractionnent la forêt primaire, aucune essence coupée n’est replantée et l’exploitation vers l’est du Cameroun s’effectue maintenant à plus de 1 000 kilomètres de la côte. Si cette tendance ne s’inverse pas, toute la forêt primaire aura disparu dans une échéance de 5 à 10 ans. Ceci pousse les exploitants forestiers vers le Congo-Brazzaville et le Centrafrique.

voir encore :
Dossier noir n° 14, Le silence de la forêt. Réseaux, mafias et filière bois au Cameroun.
sur le site de Survie

http://survie.org/francafrique/diplomatie-business-et-dictatures/article/bollore-monopoles-services-compris-170

(…)
Le saccage des forêts primaires d’Afrique centrale est infiniment plus rapide et radical que ne l’avouent les discours officiels, concertés, des gouvernements africains et de leurs « bailleurs de fonds » occidentaux. Titillés par les mouvements écologistes, les seconds ont fait adopter aux premiers des réglementations politiquement correctes. Souvent impeccables, elles sont censées protéger l’écosystème et la bio-diversité, garantir le « développement durable ». Le résultat est exac-tement inverse.

http://survie.org/publications/les-dossiers-noirs/article/les-pillards-de-la-foret-epuise

 

 

 

 

un puissant antidote à la brutale vulgarité de l’époque
Les quatre saisons ont-elles nui au prêtre roux ?

Evidemment oui, comme le fameux arbre qui nous empêche sans cesse de voir la forêt.

Et Jean-Christophe Spinosi, qui a tant fait pour nous faire découvrir l’infinie et profonde richesse de l’oeuvre de Vivaldi, a mille fois raison de nous inviter à dépasser la première impression immédiatement sensuelle, jubilatoire, d’une musique qui entre en nous comme dans du beurre, pour aller vers les oeuvres plus intimistes, plus spirituelles.

Car, comme il le dit, celles-là nous font un bien fou.

Parmi elles, dans sa musique sacrée, le Stabat Mater et le Nisi Dominus sont devenus des incontournables depuis que le grand James Bowman les a enregistrées pour la première fois en 1975 avec Christopher Hogwood. Mais d’autres airs composés à Venise entre 1703 et 1740, sont restés méconnus, alors qu’ils sont d’une aussi grande beauté.

Philippe Jaroussky, qui a enregistré ses premiers Vivaldi dès 2001 avec Jean-Christophe Spinosi, avait déjà gravé en 2007, avec son amie Marie-Nicole Lemieux et l’ensemble Matheus, le Stabat Mater et le Nisi Dominus.

Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis.

Son approche de la musique a évoluée, ses incursions chez des compositeurs baroques oubliés ont ouvert des répertoires nouveaux aux contre-ténors, et dorénavant son immense célébrité lui donne une liberté rare.

Il peut ainsi s’offrir une pause de six mois, comme celle qu’il vient de prendre pour se reposer et – sans doute aussi – retrouver sa voix intérieure.

Et, il peut décider d’enregistrer un disque de Vivaldi, avec son ensemble Ataserse, en le dirigeant, pour nous faire réentrendre un Stabat Mater assez différent de celui de 2007, plus épuré, plus spirituel, et nous faire découvrir des Motets sublimes, rarement entendus.

Le CD Pietà est paru chez Erato, et c’est un puissant antidote à la brutale vulgarité de l’époque.
http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-le-contre-tenor-philippe-jaroussky-0

 

 

 

L’Afrique bouge
Burundi : la dictature fait tirer sur les manifestants
Des violences ont secoué dimanche la capitale burundaise après la désignation du président Pierre Nkurunziza comme candidat de son parti à la présidentielle prévue en juin. Les manifestations ont été durement réprimées par les forces de l’ordre. Deux opposants ont été tués par balle, selon des témoins.

« Nous appelons les habitants de Bujumbura à venir manifester contre le 3e mandat du président Pierre Nkurunziza en plus grand nombre lundi », a lancé dimanche 26 avril Vital Nshimirimana, président du Forum pour le renforcement de la société civile au Burundi, plate-forme d’ONG hostiles à un nouveau mandat du président Pierre Nkurunziza. « La campagne contre le troisième mandat appelle également les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école et les magasins à fermer toute la journée, en signe de solidarité », a-t-il dit, « pour éviter qu’ils ne soient victimes des policiers burundais qui tirent aveuglement sur la foule ».

Cet appel à manifester intervient après une journée marquée par des violences aux cours desquelles deux manifestants ont été tués par balles à Bujumbura, alors qu’ils protestaient contre la candidature du président à un 3e mandat, ont rapporté des témoins.
>> Lire aussi Burundi : Nkurunziza, tout foi tout flamme

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Présidentielle burundaise | Burundi : violente répression de manifestations contre un 3e mandat de Nkurunziza | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

 

 

 

 

dans L’OBS du 30 avril au 6 mai
Le 11 janvier a été une imposture
d’après Emmanuel Todd qui publie Qui est Charlie ? aux éditions du Seuil

Son angle d’attaque, particulièrement original, consiste à observer l’origine régionale et socio-politique des manifestants du 11 janvier.
Sous les bons sentiments brandis, Todd fait parler les cartes et les statistiques pour comprendre la signification profonde de ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays. Et ce qu’il voit n’est pas destiné à plaire. Ce qu’il voit c’est un épisode de «fausse conscience» (Marx) d’une ampleur inouïe. Ce qu’il voit ce sont des millions de somnambules se précipiter derrière un Président escorté par tous les représentants de l’oligarchie mondiale, pour la défense du droit inconditionnel à piétiner Mahomet, « personnage central d’un groupe faible et discriminé ». Ce qu’il voit c’est un mensonge d’unanimisme aussi, car ce jour-là, les milieux populaires n’étaient pas Charlie, les jeunes de banlieue, qu’ils fussent musulmans ou non, n’étaient pas Charlie, les ouvriers de province n’étaient pas Charlie. (…)

« Lorsqu’on se réunit à 4 millions pour dire que caricaturer la religion des autres est un droit absolu – et même un devoir ! -, et lorsque ces autres sont les gens les plus faibles de la société, on est parfaitement libre de penser qu’on est dans le bien, dans le droit, qu’on est un grand pays formidable. Mais ce n’est pas le cas. (…) Un simple coup d’œil à de tels niveaux de mobilisation évoque une pure et simple imposture. (…) »

« Ce sont les régions les moins républicaines par le passé qui ont le plus manifesté pour la laïcité, avouez qu’il y a là quelque chose d’étrange. (…) »

« La « néo-République » est cet objet sociopolitique étrange qui continue à agiter les hochets grandioses de la liberté, de l’égalité, de la fraternité qui ont rendu la France célèbre dans le monde, alors qu’en fait notre pays est devenu inégalitaire, ultraconservateur et fermé. (…) »

« Notre illusion fondamentale, notre erreur à tous, ça a été alors de se dire que c’était la gauche qui avait conquis les régions catholiques au moment même où c’étaient les régions catholiques qui faisaient en réalité la conquête de la gauche. Il y a eu une subversion de ce qu’était la gauche française. Cette dernière, aujourd’hui dominée par le PS, est en vérité tout à fait autre chose que ce qu’elle prétend être. C’est une gauche qui n’adhère pas aux valeurs égalitaires. (…) L’agent le plus actif et le plus stable des politiques économiques qui nous ont mené au chômage de masse actuel, c’est tout de même le PS. Le franc fort, la marche forcée à l’euro, toute cette création idéologique extrêmement originale s’est faite sous Mitterrand, traînant Giscard derrière lui comme un bateleur. » (…)

« Or, la réalité de la société française d’aujourd’hui, c’est quoi ? Une société dominée par des classes moyennes qui ne croient plus à rien, qui ne savent plus où elles vont, qui se sont seulement lancées dans la construction d’un euro qui ne mène nulle part. (…) »
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20150428.OBS8114/emmanuel-todd-le-11-janvier-a-ete-une-imposture.html

 

En effet !

Et, cependant, Emmanuel Todd en oublie, ou ne sait pas tout… La subversion de la gauche et, surtout, des forces alternatives, mais aussi :
l’extinction de la pensée critique,
le sabotage de l’écologisme depuis cinquante ans et l’enfoncement des lanceurs d’alerte en tous domaines,
l’impréparation aux indispensables changements d’orientation,
le divorce entre les discours, les politiques publiques et la double contrainte calculée pour désorienter et décourager que nous subissons dans toute affaire importante,
– mais le coitus non interruptus avec les maîtres du tout capitalisme et la démocratie changée en ploutocratie
et nous en oublions sûrement,
doivent beaucoup au PS tendance caviar et culture anti-nature (élitisme anthropocentriste façon Descartes et diabolisation de Pan sacrifié au dieu Progrès Sans Conscience).

Quant à la société française… il y a seulement 27 ans : La France est devenue une société froide, un constat du printemps 1988 paru dans Ecologie Infos n° 392 en 1989. Aujourd’hui, la société française est desséchée comme une vieille momie, capable au plus de rares tressautements réflexes sans aucune amorce de résilience.
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20150428.OBS8114/emmanuel-todd-le-11-janvier-a-ete-une-imposture.html

Emmanuel Todd parle d’un PS en intimité avec le « catholicisme zombie » (en tout cas, très éloigné du message du Christ !) et cela peut surprendre le profane. Un personnage illustre cette complicité et les autres caractères rétrogrades. Il réunit, en effet, le dessus du bénitier et l’anti-écologisme primaire qui a fait le bonheur des stratèges de l’ultra-capitalisme (de Denis de Rougemont aux néo-cons) : Jacques Julliard. Ici dans ses oeuvres…

 

Non à la déesse Nature !
Le combat pour l’écologie ne doit pas dériver vers un fondamentalisme réactionnaire
par Jacques Julliard

Nous sommes tous aujourd’hui plus ou moins écologistes, comme hier nous étions tous plus ou moins marxistes. L’air du temps nous y pousse autant que la raison. Mais il y a bien des façons d’être écolo, comme jadis il y avait bien des façons d’être marxiste. En schématisant, on dira qu’on se trouve ici face à deux pentes différentes et même opposées de la pensée : l’une est fondée sur le droit de l’homme à un environnement naturel de qualité; la seconde, sur le droit de la nature à être respectée par l’homme. La première s’inscrit dans le droit-fil de la philosophie technicienne occidentale, du judéo-christianisme au marxisme et à l’industrialisme, en passant par Descartes; la seconde, qui emprunte aux sagesses orientales mais aussi au romantisme allemand – de Fichte à Nietzsche et même à Heidegger -, est une remise en question de l’anthropocentrisme occidental.

Que dit saint Paul ? «Le monde est à vous, vous êtes au Christ, le Christ est à Dieu.» Le mystère de l’Incarnation débouche ainsi sur une philosophie technicienne. Que dit Descartes ? Que l’homme est «maître et possesseur de la nature». Que dit Marx ? Que la vocation de l’homme est de transformer la nature. La philosophie de l’Homo faber a fait de l’Occident le maître du monde et a servi de modèle aux anciens colonisés eux-mêmes. Qu’est-ce que l’écologie, dans cette perspective ? Un moyen de préserver l’outil de travail et le cadre de vie.

Pan, divinité du vivant, dont l’église catholique a fait le Diable !

A l’inverse, l’écologie fondamentaliste ou deep ecology (1) se refuse à tout céder à l’exception humaine. Elle considère l’homme comme partie intégrante de la nature et ne craint pas de faire son procès chaque fois qu’il se révolte contre sa mère. Elle dénonce «l’espécisme», qui fait de l’homme la valeur unique et ne montre aucun respect envers les espèces inférieures. Ce procès de l’artificialisme humain est déjà tout entier dans le Deuxième Discours de Rousseau, et l’on connaît sa formule provocatrice : «L’homme qui médite est un animal dépravé» (Premier Discours). Seulement, il est de la nature de l’homme de méditer, Rousseau en convient à regret; il est même le premier à souligner la perfectibilité de l’homme, c’est-à-dire sa tendance naturelle à dépasser sa nature.

Désormais, l’affrontement entre le donné – la nature – et le construit – la culture – est au centre du débat intellectuel et social. Le XVIIIe siècle est encore trop attaché à cette instance immuable qu’est la nature pour concevoir clairement l’idée de progrès. C’est le XIXe siècle qui sera, malgré le romantisme, le grand siècle de cette idée sous sa double face intellectuelle et morale. C’est lui, le progrès, qui est la base de la philosophie républicaine; c’est sur lui que la gauche fonde aujourd’hui encore son identité.

C’est donc une grande nouveauté que l’irruption en son sein d’une philosophie conservatrice comme l’écologie : pour la première fois dans l’histoire surgit un parti de gauche qui ne se réclame pas principalement de la transformation de la nature mais de sa préservation. Il y a désormais deux écologies : l’une qui s’efforce de concilier la sauvegarde de la nature avec le progrès; l’autre qui constitue un véritable tête-à-queue par rapport à l’humanisme occidental classique. Les fondamentalistes de l’écologie développent des tendances proprement religieuses ; ils diffusent un millénarisme catastrophiste et inquisitorial qui transforme le tri sélectif des ordures ménagères en religion de salut.

On se souviendra que dans sa phase ascendante le nazisme s’est complu dans un bric-à-brac naturiste, sur fond de forêt primitive et de sources sacrées, de Wandervögel, de Walkyries et de Walhalla. Et il n’est guère de secte new âge qui ne s’adonne au culte de la Lune, ou du Soleil, ou des étoiles. Oui, donc, à l’écologie rationnelle, oui à un nouveau pacte (2) entre l’homme, la nature et l’animal (Michel Serres parle de contrat naturel) ; non à la réintroduction en contrebande d’une philosophie irrationaliste, anti-industrialiste, réactionnaire, à relents fascistes.

(1) Voir le livre lucide de Luc Ferry : «le Nouvel Ordre écologique» (Grasset, 1992).
(2) Voir le beau livre d’Hélène et Jean Bastaire, « Pour un Christ vert », Salvator, 2009

Le Nouvel Observateur décembre 2009

 

Collaborateur du Nouvel Observateur depuis 1969, ancien du bureau directeur de la CFDT qui se prétendait autogestionnaire, Jacques Julliard n’aura donc eu besoin que d’une quarantaine d’années d’information et de réflexion après l’essor du mouvement écologiste et son noyautage, près d’une trentaine d’années après la création de l’ultra-libérale fondation Saint Simon (il était fondateur) qui coïncide avec la bascule du vivant en dessous de ses capacités de régénération, pour en arriver là…

Pas l’ombre d’une conscience des conséquences catastrophiques de son action libératrice et stimulante pour le capitalisme, et de celle de ses amis. Toujours aux postes de nuisance. Avec la même foi. On remarque les amalgames usés avec les totalitarismes les plus repoussants – à une exception près cependant : le capitalisme ultra-libéral est curieusement oublié. Pourquoi, d’ailleurs, de tels amalgames à propos d’un mouvement social dont les aspirations prolongent et amplifient celles des mouvements d’émancipation précédents, ceux qui se sont opposés à ses totalitarismes préférés ? (…)

Une mémoire du mouvement alternatif – ou nouvelle gauche écologiste 2
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=103:histoire-contemporaine-une-memoire-du-mouvement-alternatif-ou-nouvelle-gauche-2&catid=9&Itemid=470

ci-dessous en janvier :
Merveilleuse « liberté d’expression » à la française
La fièvre propagandiste autour de « la liberté d’expression » fait sourire.

et, sur ce site :
Charlie-Hebdo et le double langage sur la liberté d’expression
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=72:charlie-hebdo-et-la-liberte-d-expression&catid=9&Itemid=470

 

 

 

 

avril 2015

une très bonne enquête sur France Inter :
Ce bois illegal qui tue notre planète

voir au-dessus en mai un supplément sur les oeuvres de Bolloré

 

C’est un fléau dont nous nous faisons les complices : 30 à 40 % du bois exotique importé en France est coupé illégalement.

Ce trafic rapporte annuellement près de 13 milliards de dollars. Autant que l’argent de la drogue.

Que ce soit en Amazonie, en Asie du Sud Est, ou dans le bassin du Congo, les trafiquants obtiennent des quotas frauduleusement, puis mélangent le bois « sale » à du bois légal.

Pour cela, ils terrorisent les populations et tuent ceux qui se mettent en travers de leur chemin.

En France, ce bois arrive par les ports de Caen, Nantes, Le Havre et La Rochelle. Mais faute de contrôles suffisants, personne ne le détecte. Ni les importateurs qui souvent préfèrent fermer les yeux, ni les services de l’Etat. Quelques contrôleurs du ministère de l’agriculture seulement sont affectés à cette tâche, et depuis très peu de temps.

Conséquence: une surface de forêt équivalente à un pays comme l’Angleterre est détruite chaque année. Or 20 % des émissions de gaz à effet de serre sont dus à la disparition de la forêt.
Une enquête de Jacques Monin avec la collaboration à La Rochelle de Jérôme Val pour France
http://www.franceinter.fr/emission-secrets-d-info-ce-bois-illegal-qui-tue-notre-planete

Qu’il s’agisse du saccage des forêts et autre écosystèmes complexes, parties vitales de la biosphère, ou de l’existence d’un ruisseau menacé par l’implantation d’une station-service (exactement dans son lit !) *,  les développements législatifs tombés d’en haut, les règlements internationaux et tout le bla-bla des « politiques publiques » ne sont d’aucun effet sur les processus mortifères.
* L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal, l’engrenage exemplaire de la dégradation du bien commun
sur ce site :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=167:l-eau-perdue&catid=9&Itemid=470

Max Horkheimer et Theodor Adorno, et quelques autres, avaient prévenu « (…) la gestion a besoin de tout le monde. Le pouvoir des choses apprendra à tous à se passer finalement du pouvoir« , La dialectique de la raison

 

 

 

 

 

Evolution zéro : l’ONU aussi
De scandale en scandale, les lanceurs d’alerte toujours frappés
Nouvelle démonstration avec l’affaire du viol d’enfants centrafricains :

Un rapport interne de l’Organisation des nations unies (ONU) sur des abus sexuels supposés commis par des soldats français sur des enfants en République centrafricaine (RCA) a été transmis aux autorités françaises, rapporte mercredi 29 avril le Guardian.

Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits humains, à Genève, accusé d’avoir fait fuiter ce document confidentiel et d’avoir court-circuité sa hiérarchie, a été suspendu.
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/29/centrafrique-des-soldats-francais-soupconnes-d-avoir-abuses-d-enfants-un-cadre-de-l-onu-suspendu_4625222_3212.html#V2iBFTS9S6IaDiXG.99

sur le même sujet, ci-dessous :
Le prix du courage : organisation du découragement de la défense du bien commun
L’exclusion des lanceurs d’alerte

 

 

 

 

Forte mobilisation contre la perspective de réduire les vitesses à 80 Kmh
Ralentir sur les routes, c’est non
Une large majorité de Français, 74 %, est opposée à la réduction de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes, selon un sondage publié hier*. Les conducteurs ruraux sont les plus remontés…
http://www.leparisien.fr/informations/ralentir-sur-les-routes-c-est-non-26-04-2015-4725003.php

74% semble, en effet, un pourcentage assez probable quand on le rapproche des autres constats sur l’inconscience, l’incivisme, l’irrespect du bien commun et le j’m’enfoutisme ambiants.

Indifférence aux autres, indifférence aux animaux qui peuplent encore la même planète, indifférence vis à vis de la planète entière, d’ailleurs, indifférence pour l’avenir de leurs propres gosses déjà malades des poumons… 74% !  Rien que l’un des comportements qui gangrènent tout.

Mortalité animale due aux véhicules
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalit%C3%A9_animale_due_aux_v%C3%A9hicules

Morts pour la route: les animaux sacrifiés sur l’autel du culte de la vitesse
http://carfree.fr/index.php/2013/08/14/morts-pour-la-route-les-animaux-sacrifies-sur-lautel-du-culte-de-la-vitesse/

 

 

 

 

Grotte Chauvet, mémoire du vivant et… « culture anti-nature« 
Voulant dire son émotion devant ce bel ouvrage de nos ancêtres, l’un des participants à une émission de France-Inter a glissé jusqu’à radoter le conditionnement dominant :
(…) on est face à toute l’histoire de la peinture. Mais, à mon avis, c’est encore plus que cela (…) on découvre les premières traces de l’humanité pour échapper à sa position animale et à sa condition de solitude face à la nature, et d’une certaine manière s’extraire et construire l’humanité (…)
http://www.dailymotion.com/video/x2nim05_grotte-chauvet-on-a-decouvert-que-la-creativite-n-avait-pas-d-age_news

Patatras ! Voici nos talentueux ancêtres puissamment inspirés par le vivant tout à coup instrumentalisés pour justifier la plus grande aberration de l’histoire de la pensée. Celle qui nous a mené au bord du gouffre.

Et la solitude face à la nature… il fallait le trouver !

Pas étonnant que nous constations partout l’effondrement de tout.

C’est le moment de rappeler l’essentiel :
« L’homme occidental ne pût-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une ce qu’il retirait à l’autre, il ouvrait un cycle maudit, et que la même frontière, constamment reculée servirait à écarter le privilège d’un humanisme aussitôt nié« 
Claude Lévi-Strauss

« Le pouvoir du système sur les hommes augmente à mesure qu’il les éloigne de l’emprise de la nature »,
Max Horkheimer et Theodor W. Adorno, La dialectique de la raison (page 54 de l’édition Gallimard 1974)

et encore, des mêmes auteurs :
« Toute tentative ayant pour but de briser la contrainte exercée par la nature en brisant cette nature n’aboutit qu’à une soumission plus grande au joug de celle-ci« .
La dialectique de la raison (page 30)
Cette réflexion puissante a été grandement inspirée par l’observation du nazisme, produit de la culture anti-nature, mécaniste, capitaliste et impérialiste. Elle a été publiée en exil, à New York, en 1944.

Le refoulement des réfugiés des crises commanditées depuis ici

« (…) Surtout depuis 1990, la majorité des émigrants fuient les guerres ou les conséquences directes ou indirectes de celles-ci: Palestiniens, Rwandais, Soudanais, Érythréens, Congolais, originaires des Balkans, Irakiens, Afghans, gens de l’Afrique sub-saharienne, Kurdes et aujourd’hui Syriens et encore d’autres de différentes zones de guerre que nos médias mentionnent rarement. La reproduction des guerres depuis 1945 est due surtout à l’augmentation continue de la production d’armements et de leur commerce légal et illégal par les grandes puissances mondiales et leurs alliés. Il est bien connu que les armes et l’argent dont dispose l’Isis viennent principalement des Emirats amis des États-Unis et de l’Otan ou même de la Russie et de la Chine. (…)

Les Etats-Unis, l’Union européenne, la Russie, mais aussi la Chine, le Japon et d’autres pays qui sont directement sur indirectement responsables de guerres et de l’émigration désespérée d’aujourd’hui devraient être obligés par l’ONU à fournir aide et l’accès régulier à leurs territoires, tout comme a été fait pour les boat people fuyant le Sud-Est asiatique dans les années soixante-dix à la suite de la guerre du Vietnam et au Laos et les massacres de Pol Pot en Cambodge. (…)

L’Europe apparaît comme un entité politique avorté, une sorte de continent de ploucs enfermés dans leur patelin prêts à esclavager quelques passants et n’arrêtant pas d’ériger des murs de fortification. Une perspective suicidaire dans le monde globalisé car entre autres à la merci des néo-riches des pays émergeants qui semblent jouer au bradage des biens du continent décadent. »
Reproduction des guerres et prohibitionnisme des migrations: le massacre continu des migrants
par Salvatore Palidda
http://blogs.mediapart.fr/blog/salvatore-palidda/200415/reproduction-des-guerres-et-prohibitionnisme-des-migrations-le-massacre-continu-des-migrants

« (…) (les désastres) sont la conséquence bien prévisible d’un gouvernement de la société qui depuis le dix-neuvième siècle, et toujours en pire après, et surtout depuis la deuxième guerre mondiale, n’a jamais arrêté d’agir, favorisant de fait la reproduction des catastrophes. Le néo-libéralisme qui a triomphé surtout à la fin des années quatre vingt a déjà exacerbé, et certainement ne va pas arrêter d’aggraver, cette perspective – parce que désormais la “gauche” s’est convertie à sa doxa: priorité au développement économique, priorité au profit, priorité aux grandes travaux, pas d’argent pour lutter contre la dégradation hydrogéologique, contre des situations de pollution ni contre les risques gravissimes de diffusion de maladies oncologiques. (…)
droite et “gauche” convertie au néo-libéralisme procèdent avec nonchalance à penser et promouvoir un développement qui promet une version “postmoderne” de la “mainmise sur la ville” (du titre du célèbre film d’Ettore Scola, Le mani sulla città), la diffusion du travail précaire et sous pression, en parallèle à celui néo-esclavagisé dans les économies souterraines, l’annihiliment dans l’impuissance de toutes les personnes qui n’arrivent pas à trouver place dans cette configuration économico-sociale et n’ont même plus un minimum de réactivité ou de capacité d’action collective.

Aucune voix n’a pu se faire entendre en place publique pour dire que les agences de contrôle (inspection du travail, de la santé, de la prévention civile, des collectivités locales, des polices municipales et nationales) font assez peu, ou rien, pour la défense de la santé publique et de l’environnement (…) »

Dans nombre de documents officiels et dans le programme Horizon 2020, l’Union européenne, parmi les “défis sociaux”, invoque: “Société sûre: … activité de recherche et d’innovation nécessaires pour protéger nos citadins, la société et l’économie, ainsi que nos infrastructures et services, notre prospérité, la stabilité et le bien être politique. Les objectifs primaires sont: améliorer la résilience de notre société contre les catastrophes naturelles et d’origine anthropique …” Mais voilà qu’ensuite les euro-bureaucrates suggèrent des projets qui, de fait, favoriseront le business des nouvelles technologies (comme les drones pour Mare Nostrum), donc le lobby financiaro-militaro-policier, le même qui nous assure la guerre permanente ou infinie, comme Bush disait sans fard. Et avec cohérence, aux guerres permanentes correspond la reproduction des catastrophes, dans quelques cas gérées toujours selon la logique néo-libérale (comme avec Katrina ou L’Aquila etc.); donc, aucun programme de sérieux assainissement d’un problème qui, en particulier dans les pays de l’Europe occidentale, produit désormais une mortalité due avant tout aux cancers et des désastres toujours plus coûteux pour la population touchée, le plus souvent assez peu aidée. Exemplaire : Valls pense à la militarisation des banlieues marseillaises et pas du tout à l’étang de Berre ou à Fos-sur-Mer (…) « 

 

 

 

 

Catastrophes et politique
par Salvatore Palidda
http://blogs.mediapart.fr/blog/salvatore-palidda/111014/catastrophes-et-politique

La criminalisation des courants migratoires, autre symptôme de la dégradation générale
Comme Illich* l’a brillamment démontré, pour y voir plus clair, rien ne vaut le retour sur ce qui se passait avant, avant les drames d’aujourd’hui, avant la dégradation, avant la panne des consciences et des énergies…

Igiaba Scego  nous invite à faire ce voyage éclairant :

Ces enfants dévorés par notre mer d’indifférence

« Pour venir en Italie, mon père et ma mère ont pris l’avion. Ils ne sont pas montés dans une barque, mais dans un avion de ligne confortable. Dans les années 70 du siècle passé, ceux qui venaient du sud du monde, comme mes parents, avaient la possibilité de voyager comme n’importe quel autre être humain. Pas de charrettes, pas de trafiquants, de naufrages, pas de tempêtes à vous mettre en morceaux. C’était en 1969 (…) C’est depuis 1988 que l’on se meurt ainsi en Méditerranée. Depuis 1988, les migrants se noient. Une année après, ç’aura été fait de la chute du mur de Berlin ; alors nous étions heureux, et l’on ne s’est pour ainsi dire aperçu de rien lorsque cet autre mur s’est mis tout doucement à croître au milieu de l’eau de notre mer. (…) En effet, le mot «tragédie» est peut-être inapproprié. Depuis vingt-cinq ans que ça dure, on devrait parler plutôt d’homicide coupable, surtout maintenant, après l’interruption par une partie de l’Union européenne de l’opération «Mare Nostrum». Un choix explicite de notre continent, qui a décidé de contrôler les frontières, au prix d’ignorer les vies humaines. (…) »

C’était au siècle dernier, à l’époque du grand espoir pour toute la planète. Une éternité ! Un fiasco global, une ruine générale, un naufrage planétaire nous séparent de cette époque. Dans tous les domaines (voir au-dessous). Il serait peut-être judicieux de faire une analyse de ce qui s’est passé… Comment ? Qui ? Pourquoi ?

* « Dans le miroir du passé. Conférences et discours, 1978-1990« , Ivan Illich, éditions Descartes & Cie 1994

 

 

 

 

 

22 avril
C’est le Jour de la Terre !
« Quiz de la journée de la Terre » : un mauvais moment à passer !

En 45 ans d’existence, le Earth Day n’a pas su éviter l’horreur écologique à notre planète. Le voilà pourtant bénéficiaire d’un doodle mondial.

Voilà 45 ans, le Jour de la Terre fut fêté pour la première fois sous l’égide d’un sénateur américain nommé Gaylord Nelson. Ce 22 avril 1970, quelques dizaines d’étudiants américains proposaient des projets de sensibilisation à l’environnement. Quelques années plus tard, ce jour béni par les Dieux verts et les Nations unies réunissait plusieurs centaines de millions de sympathisants à travers le monde.
Mais le mouvement s’est vite essoufflé et la Terre, indifférente à cette mobilisation, n’a pas cessé d’aller de plus en plus mal ! Sa biodiversité s’effrite imparablement, ses sols se polluent, son atmosphère se réchauffe inexorablement, les deux pôles fondent à la vitesse d’un TGV japonais. Les catastrophes climatiques s’empilent. Les océans se vident de leurs poissons. Les rhinocéros se font massacrer pour donner un semblant d’érection à de vieux Chinois fatigués. Les fruits et légumes sont bourrés de pesticides et d’OGM, les fleuves sont bétonnés de barrages géants, les nappes phréatiques se gorgent de nitrates… Tout va très bien, Madame la Marquise, les écolos font la fête un jour par an pendant que la maison brûle.
(…)
article de Frédéric Lewino
http://www.lepoint.fr/environnement/c-est-le-jour-de-la-terre-rien-qu-un-mauvais-moment-a-passer-22-04-2015-1923273_1927.php

Hélas !
Et voici 44 ans, allait commencer la Semaine de la Terre. On en parle moins mais l’ambition était sans limite, comme celle du Earth Day qui l’avait inspirée :

la Semaine de la Terre (1970 – 1971) est d’abord l’un des tout premiers groupes alternatifs français – avec Survivre et Vivre, et Etre. Il a réalisé les premières manifestations écologistes en France.

A l’initiative d’une poignée d’écologistes de Jeunes et Nature et au terme d’une longue préparation facilitée par l’association Etudes et Chantiers, qui nous avait prêté ses locaux et ses matériels de reproduction, des manifestations, performances dans les lieux publics (comme le nettoyage symbolique de la Fontaine Saint Michel), distributions de tracts, réunions, conférences et débats, la Semaine de la Terre a abordé les principaux aspects de la crise écologique planétaire (…)
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=80:la-semaine-de-la-terre&catid=9&Itemid=470

Les écologistes de la Semaine de la Terre ont laissé plus de souvenirs comme animateurs des Amis de la Terre jusqu’en 1974.
Après, c’est une autre histoire…

 

 

 

 

L’erreur première sur la démocratie (ter)
Suite à « l’évidence du respect des traités« …
émission hautement révélatrice sur France Inter ce 23 avril à partir de 18H10 :
Comment informer sur la Grèce ?
sur le formatage et la soumission à l’autorité des journalistes pantoufles et petits doigts en l’air qui prospèrent dans les media en ronronnant la falsification de la démocratie et le credo ultralibéral.
http://www.franceinter.fr/emission-un-jour-dans-le-monde

 

 

 

21 avril 2015
L’erreur première sur la démocratie

Lettre ouverte à ceux qui s’en foutent

Cette fois-ci, c’est à vous, citoyens, que je m’adresse.

Vous qui avez entendu parler d’une certaine « loi sur le renseignement« , mais qui vous en foutez.

J’aurais pu, comme beaucoup, revenir sur les débats qui ont conduit nos représentants à voter cette loi délirante, me moquer du faible nombre de députés présents à l’enterrement de l’état de droit, féliciter les 5 qui ont fait leur boulot honnêtement et porter l’opprobre sur un ministre de l’intérieur qui n’a cessé de montrer qu’il n’avait que morgue et mépris pour la très longue liste d’organismes et de personnes – tous bien plus qualifiés que lui – qui critiquaient son texte dans les media.

À quoi bon ?

Nos représentants nous représentent. Et, dans le cadre de cette loi, ils n’ont rien fait d’autre.

Combien étiez vous qui, quand mes camarades de la Quadrature du Net essayaient de convaincre de l’importance de ce texte pour vos libertés, ont répondu « Bof, je m’en fous, je n’ai rien à cacher » ?

Combien d’entre vous sont persuadés que dans le monde de Facebook et Google, la vie privée n’a plus aucune valeur ?

Combien, parce qu’ils n’en maîtrisent pas les enjeux techniques, ont préféré faire l’autruche plutôt que de lire les – nombreux – avis de ceux qui savent ?

Et combien encore, qui pensent sans rougir qu’en échangeant un peu de liberté pour plus de sécurité, ils font une bonne affaire ?
Vous, qui vous reconnaissez un tant soit peu dans les lignes ci-dessus, vous êtes au moins aussi responsables de l’immense gâchis en cours au plus haut niveau que nos « responsables » politiques.

En refusant de prendre le temps – ou le recul – nécessaires pour comprendre les enjeux réels de cette loi, vous faites le lit du populisme, de la bêtise et de l’obscurantisme d’un ministre de l’intérieur assez minable pour affirmer que la vie privée n’est pas une liberté (et qu’il ne croit pas la presse de son pays).

Nos représentants, vos représentants, vous ont parfaitement représenté en n’étant qu’une trentaine à prendre part à un vote sur la surveillance généralisée de tous les citoyens, et qu’une poignée à voter contre. Les autres, tout comme vous, s’en fichaient, préféraient rester au soleil à se dorer la couenne en attendant les grandes vacances.

Oui, je sais, il est d’autres combats que celui là.

J’ai lu des commentaires, du genre « oui, mais la loi Santé », « oui, mais le chômage »…

Permettez, malgré ma colère, que je vous pose une question, une seule: vous comportez-vous de la même manière quand vous êtes seul que lorsque vous savez qu’on peut vous voir ?

Parce que, si la réponse est « non », alors comprenez, je vous prie, que quand l’État aura placé ses grandes oreilles partout, vous n’aurez plus le loisir de vous battre pour le moindre combat. Que celui-ci est le premier de tous les autres.

Parce que, quand on se sait potentiellement surveillé, on n’agit pas, on ne pense pas librement.

Parce que, quand un gouvernement sait tout de vous, il sait aussi quels mots utiliser pour vous vider l’esprit et vous ôter toute velléité de combat. Il sait quelle crainte agiter, quel bouc-émissaire dénoncer, quelle promesse faire, pour que vous restiez couché.

Et parce que les enfants élevés dans le monde du panopticon ne seront plus libres de leurs pensées que dans la mesure où elles ne gêneront plus personne.

Vous qui pensez n’avoir rien à cacher au gouvernement, n’oubliez pas que, demain, ce ne sera plus forcément le même. Mais que les outils de surveillance resteront.

N’oubliez pas non plus que les données recueillies aujourd’hui seront toujours là demain. Ce que vous estimez sans importance à présent sera peut-être un jour la raison pour laquelle on viendra vous chercher.

La démocratie est une chose fragile.

Vous pouvez croire que votre vie privée n’a aucune valeur, vous pouvez croire n’avoir rien à cacher, mais vous n’êtes pas seul, ni isolé: quand l’état vous regarde, il regarde aussi vos proches, vos amis et vos contacts qui, allez savoir, ont peut-être, eux, quelque chose à vous dire qu’ils ne souhaitent pas partager avec d’autres. Pensez-y.

Vous pouvez croire sur parole un ministre qui affirme des contre-vérités techniques sans rougir devant la représentation nationale: après tout, chacun sait bien (surtout dans ces colonnes) que nul ne saurait mentir dans de telles conditions, n’est-ce pas ?

Vous pouvez ignorer les avis de tous les spécialistes du droit, des libertés fondamentales, du renseignement et j’en passe: après tout il n’y a pas de raison de ne pas faire confiance à un gouvernement qui respecte à ce point les engagements pris avant la présidentielle, n’est-ce pas ?

Vous pouvez, enfin, accepter de vivre dans un pays dont la première des libertés vient d’être abolie.

Vous avez, dans ce cas, élu des représentants adéquats.

Ou bien vous pouvez vous lever, et vous battre. Il est encore temps de vous renseigner, de quitter quelques minutes Candy Crush pour lire des articles sur ce texte de loi, qui tenteront de parler maladroitement à votre raison plutôt qu’à vos émotions: ils abondent.

Il est encore temps d’appeler votre député : le vote final de cette loi en séance plénière n’aura lieu que le 5 mai.

Après, il sera trop tard.

Laurent Chemla
paru sur mediapart

 

Ben oui, sauf…  Sauf que le problème est bien plus profond encore.

Introduire par « Nos représentants nous représentent » fonde mal la suite du raisonnement, même s’il s’agit d’une dénonciation. Car, par la magie du système électoral qui permet une sélection par le pouvoir et l’argent en amont – et plus encore, comme l’avaient démontré les anciens grecs, « nos représentants » sont surtout les représentants des lobbies. A défaut d’avoir des lumières sur les origines du subterfuge, les résultats de ladite « gouvernance » devraient éclairer davantage !

Pour les pères de la démocratie, le pire des gouvernements est le gouvernement de ceux qui aiment le pouvoir et sont adroits à s’en emparer. Après avoir présenté le tirage au sort des Athéniens « qui est la procédure démocratique par laquelle un peuple d’égaux décide de la distribution des places« , il poursuit : « s’il y a une catégorie à exclure de la liste de ceux qui sont aptes à gouverner, c’est en tout cas ceux qui briguent pour obtenir le pouvoir« .
« La haine de la démocratie« , Jacques Rancière, page 80 et page 50

Et que se disait-il dans le mouvement écologiste avant qu’il ne soit étouffé, détourné, ratiboisé par tous les pro-capitalisme réunis ?
« La révolution écologique doit-elle se désintéresser du pouvoir ? Trois fois oui, répond Fournier. Il ne s’agit pas de prendre le pouvoir, mais de le « laisser ». Fournier prône le « désengagement » : participer, c’est encore être complice. La révolution écologique, communautaire, ruraliste, non-violente, doit se faire hors de la politique, qui vise par essence à l’accommodement »
Fournier précurseur de l’écologie, chapitre La récupération écologique, page 133

« Nous luttons contre le système économique qui consiste à capitaliser la plus-value née du travail des salariés, mais son frère jumeau, le système politique qui consiste à capitaliser les bulletins de vote et les délégations de pouvoir, n’est pas clairement démasqué. Celui qui sait, qui a un beau programme, et qui parle bien, va, grâce à nos bulletins de vote, décider à notre place. Dans un premier temps, c’est reposant, mais le réveil est rude. Et justement l’heure est venue de se réveiller et de réveiller les voisins. Pour que chacun exerce sa part de pouvoir sans en déléguer une partie à un « élu », il faut que l’instance de décision soit le conseil de quartier ou de village où chacun peut parler en son nom. Devant chaque problème, toutes les exigences et tous les avis pourront s’exprimer sur un pied d’égalité. Comment, dans ces conditions seront prises les décisions ? La loi de la majorité semble être dictée par le bon sens et le soucis de l’égalité. En réalité, il ne s’agit que d’une véritable escroquerie historique (…) »
Les Amis de la Terre de Caen, APRE-hebdo n° 229 du 28 janvier 1977.

 

 

 

 

Clarens, Vaud, 26 septembre 1885

Compagnons,

Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage.

Le délai que vous m’accordez est bien court, mais ayant, au sujet du vote électoral, des convictions bien nettes, ce que j’ai à vous dire peut se formuler en quelques mots.

Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

Voter c’est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l’honnêteté de ceux auxquels ils accordent leurs suffrages — et peut-être ont-il raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l’homme change avec lui. Aujourd’hui, le candidat s’incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain, il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L’ouvrier, devenu contre-maître, peut-il rester ce qu’il était avant d’avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n’apprend-il pas à courber l’échine quand le banquier daigne l’inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l’honneur de l’entretenir dans les antichambres ? L’atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s’ils en sortent corrompus.

N’abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d’autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d’action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c’est manquer de vaillance.

Je vous salue de tout cœur, compagnons.

Élisée Reclus
lettre à Jean Grave

 

L’erreur première (bis)

Une autre illustration nous est donnée par Jean Quatremer à propos de la situation grecque :
A Bruxelles, l’évidence du respect des traités
Libération

http://www.liberation.fr/politiques/2015/04/17/a-bruxelles-l-evidence-du-respect-des-traites_1247174

Pour sa démonstration, Quatremer s’appuie sur les paroles d’un expert en matière de démocratie (Jean-Claude Juncker : « il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens ») pour dire « l’évidence du respect des traités ». Une « évidence » pour qui porte des oeillères et n’entend que d’un côté.

Là encore, l’approche de Jean Quatremer repose entièrement sur un présupposé audacieux : que tous les gouvernements sont également démocratiques… Ceux qui résultent des magouilles habituelles entre lobbies pour falsifier les processus « représentatifs » depuis le tout début, et ceux qui, par exception, ont vraiment été portés par un mouvement de prise de conscience et de révolte qui a réussi à shunter l’escroquerie précédente. C’est énorme ! comme toute la propagande « démocratique » qui nous est servie par le système de capitalisation du pouvoir au détriment des peuples et du vivant.

Une illustration toute chaude…

 

Les écolos pro-Hollande très présents à l’Elysée

Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle, tous deux fondateurs et responsables du Front démocrate, ne jouent pas seulement les visiteurs du soir à l’Elysée. C’est désormais matin, midi et soir, puisqu’ils rencontreront le 27 avril, pour la septième fois depuis janvier 2014, le chef de l’Etat. Une audience et un intérêt manifestés par François Hollande pour l’initiative de ces deux anciens écolos passés par le Modem, sans aucune proportion avec le poids politique de ce Front démocrate encore balbutiant. A la tête de cette petite formation, ils ambitionnent de regrouper tous les progressistes favorables à François …
http://www.liberation.fr/politiques/2015/04/20/les-ecolos-pro-hollande-tres-presents-a-l-elysee_1254575

Pour bien apprécier, il faut se souvenir que JL Benhamias doit sa carrière politicienne à l’organisation de la campagne de calomnies analysée dans cet article de  :Courant Alternatif (n° 14, décembre 1991) :

 

Le PS contre les Verts

(…) Ce fut d’abord l’affaire Brière, et ce fut plus récemment le numéro spécial d’Actuel d’octobre 1991 : « Attention, les Kmers Verts, les écolos fachos ! » Un numéro dont la promotion se fit à coups d’affiches publicitaires de grande envergure, sur les murs des grandes villes, un procédé bien nouveau pour ce mensuel qui ne dispose pas, habituellement, d’une telle surface financière et publicitaire !

Un article absolument incroyable, non pas à cause des idées et des thèses qu’il défend (il en a parfaitement le droit), mais par la manière dont il le fait : un tissu de calomnies, de mensonges, de textes truqués et manipulés, de citations tronquées, et de considérations de la pire démagogie. En fait un article rédigé exactement de la même manière, avec les mêmes ingrédients et les mêmes mécanismes journalistiques, que ceux que l’on peut trouver dans Minute, dans les reportages du « Choc du mois » ou dans la presse à sensation en général. (…)
tout est là :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=98:histoire-contemporaine-une-memoire-du-mouvement-alternatif-ou-nouvelle-gauche-7&catid=9&Itemid=470

Toujours la même magouille avec les mêmes, et depuis bien plus longtemps que 1991 !

 

 

 

 

en parallèle avec l’effondrement culturel et relationnel,
L’effondrement biologique s’accélère

Considérable perte d’oiseaux communs en une vingtaine d’années

Travaux du bâtiment menés sans discernement, destruction frénétique des nids d’hirondelles, comblement des orifices où nichent les moineaux (1), dévastation des haies pendant la période de nidification, exploitation agricole façon Terminator, pollutions chimiques généralisées, empoisonnement des jardins, destruction des sources, des ruisseaux, des mares, des petites zones humides… De la ville à la campagne, le silence et la mort rodent partout, et l’irresponsabilité n’a jamais été si grande. L’effondrement est d’abord un effondrement de la conscience.

 

Hirondelles, tourterelles de Limoux… Où sont-elles passées ?
« Sur la place de la République, il n’y a plus d’oiseaux. Il ne reste que deux piafs, et encore ! Avant, c’était plein de moineaux, les fils électriques ployaient sous leur poids. Il y avait aussi des hirondelles, des tourterelles… » (…)
http://www.lindependant.fr/2014/06/07/hirondelles-tourterelles-ou-sont-elles-passees,1892195.php

 

Biodiversité – Nos oiseaux disparaissent
(…) constat du Muséum d’histoire naturel : 65 % des effectifs de nos oiseaux nicheurs de France ont disparu depuis 20 ans (…)
De moins en moins d’oiseaux dans le ciel béarnais
Moineau, bouvreuil, étourneau, alouette, tourterelle… tous ces oiseaux familiers ont vu leurs effectifs baisser du quart aux trois quarts en 40 ans. La revue « Ecology Letters » a publié en début de mois le fruit d’une étude conduite dans 25 pays européens. Elle a sidéré les ornithologues. Depuis 1980, l’Europe a perdu 420 millions d’oiseaux, soit le quart de la population. Si les espèces protégées se portent bien, les oiseaux communs trinquent. (…)
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2014/11/15/moins-d-oiseaux-dans-le-ciel-bearnais,1219596.php

 

Common European birds are declining rapidly while less abundant species’ numbers are rising

Biodiversity is undergoing unprecedented global decline. Efforts to slow this rate have focused foremost on rarer species, which are at most risk of extinction. Less interest has been paid to more common species, despite their greater importance in terms of ecosystem function and service provision. How rates of decline are partitioned between common and less abundant species remains unclear. Using a 30-year data set of 144 bird species, we examined Europe-wide trends in avian abundance and biomass. Overall, avian abundance and biomass are both declining with most of this decline being attributed to more common species, while less abundant species showed an overall increase in both abundance and biomass. If overall avian declines are mainly due to reductions in a small number of common species, conservation efforts targeted at rarer species must be better matched with efforts to increase overall bird numbers, if ecological impacts of birds are to be maintained.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ele.12387/full

(1) jusqu’au délire de l’installation de « cache-moineaux » devenu un commerce !

 

Si l’on cherche des photos de moineaux perchés sur les gouttières, comme dans les maisons de notre enfance, on tombe presque systématiquement sur l’industrialisation de la haine du vivant. Avant, seuls quelques acariâtres au seuil de l’alzheimer chassaient les oiseaux de leurs maisons. Maintenant la beaufisation est devenue banale.

Par exemple :
http://alaboheme.canalblog.com/archives/2007/10/23/6638924.html

l’habitation elle-même est devenue un espace hostile à la vie

même sujet, en novembre 2014 :
Insecticides : le grand massacre
L’Europe a perdu plus de 400 millions d’oiseaux d’espèces communes en 30 ans
La tête à l’envers :

http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=188:la-tete-a-l-envers-mai-2014-novembre&catid=9&Itemid=470

 

Bien entendu, c’est le même constat pour les autres populations…

Dramatique déclin des papillons en Europe

En vingt ans, le nombre des papillons de prairie a diminué de moitié, une tendance confirmée par les observations en France.

(…) culture intensive dans certaines régions, terrains grignotés par le maquis, usage des pesticides, artificialisation des sols… «Au nord-ouest de l’Europe, les papillons de prairie n’ont pas d’autres endroits où butiner que les bordures de route, le long des voies de chemins de fer ou les parcs» souligne l’agence. «Ce que préfèrent les papillons ce sont des plantes si possible sauvages et diversifiées», poursuit Véronique Brondeau, «en France, ils ont une préférence pour les fleurs mauves ou jaunes, lavande ou boutons d’or…» Sans oublier les haies et les zones humides indispensables au développement des chenilles.

La première cause de disparition est la modification des paysages suivie par l’usage des pesticides. «Mais il ne faut pas oublier non plus la pollution lumi­neuse» qui provoque une hécatombe sur les papillons de nuit. Mal-aimés et pourtant tout aussi indispensables que leurs collègues de jour. Et bien plus nombreux: 5200 qui s’orientent grâce à la Lune, contre 257 qui batifolent au Soleil sur le seul territoire français.
http://www.lefigaro.fr/environnement/2013/07/24/01029-20130724ARTFIG00209-dramatique-declin-des-papillons-en-europe.php

 

Biodiversité : disparition de la moitié de la population des papillons de prairie en seulement 20 ans
Les conclusions du rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) sont alarmantes : entre 1991 et 2011, les populations de papillons de prairie ont diminué de moitié. En cause, l’agriculture intensive et l’échec de la politique de gestion des écosystèmes de prairie.
(…)
Sur les 17 espèces de papillons étudiées à travers l’Europe, huit ont décliné dont l’Argus bleu, deux sont restées stables comme l’Aurore, et une seule a augmenté. Pour huit espèces, comme l’Hespérie du chiendent, la tendance reste « incertaine ».
D’une part, l’agriculture intensive rend les cultures uniformes et stériles à la biodiversité, sans compter l’usage, souvent important, de pesticides qui touchent les populations de papillons. D’autre part, les terres abandonnées se multiplient et laissent progressivement place aux buissons et aux forêts. Dans certaines régions du Nord-Ouest de l’Europe, les habitats des papillons sont réduits aux bords des routes et des chemins de fer, aux endroits rocheux ou humides, aux zones urbaines et aux réserves naturelles. Dans ce cadre, le rapport rappelle l’importance des terres agricoles à forte valeur naturelle cultivées de manières traditionnelle (High Nature Value Farmland ou HVM Farmland), qui représentent des habitats importants.
(…)
http://www.actu-environnement.com/ae/news/papillons-declin-rapport-AEE-habitats-19135.php4

 

Qui observe son environnement, où qu’il se trouve, en ville comme dans les campagnes, constate l’accélération vertigineuse des processus de dégradation et éprouve leur puissance intacte. Aussi la contradiction absolue entre les discours politiques et technocratiques récupérateurs du vocabulaire écologiste et l’absence de volonté dans les faits : ils ne débouchent sur rien d’appréciable. Comme la confiture, moins le vivant est défendu et plus l’arsenal législatif et administratif pour l’environnement étale son impuissance. Textes, votes, déclarations tonitruantes, multiplication des instances en charge de la protection de quelque chose, pluies de subventions dans l’escarcelle de ceux qui ne dérangent rien, défilés de fonctionnaires, colloques et séminaires qui sonnent creux, déluge de brochures et de compte-rendus, et… la montagne n’accouche que de souris !

Quel que soit le sujet, depuis le terrain, l’écologiste ne voit qu’une longue dégradation générale allant s’amplifiant. Ceci expliquant cela, les relations entre environnementalistes – on n’ose dire écologistes (a), au sein des associations, avec les administrations censées appliquer les politiques environnementales n’ont cessé de se dégrader. Pas une exception qui permette d’espérer l’amorce d’un changement. Tout est verrouillé à tous les niveaux et l’omerta est générale.

Parmi tant d’autres, le combat pour la sauvegarde des sources, des ruisseaux, des zones humides, des mares, etc., bref, de la tête de bassin versant de Saint Gengoux le National est exemplaire de cette situation…
« Le bilan du difficile travail « associatif » (!) pour tenter de sauver l’eau d’une tête de bassin de Saône et Loire, au terme d’innombrables tentatives de communication avec des fonctionnaires, des représentants politiques, des associatifs…, est terrifiant. Ecologie année zéro » :
L’écologie des catacombes
http://www.eauxglacees.com/L-ecologie-des-catacombes-par

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – première partie : le Ruisseau de Nolange
http://renaissancerurale71.wordpress.com/2014/10/18/leau-perdue-de-saint-gengoux-le-royal-lengrenage-exemplaire-de-la-degradation-du-bien-commun/

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – seconde partie
http://renaissancerurale71.wordpress.com/2014/10/18/leau-perdue-de-saint-gengoux-le-royal-seconde-partie/

Saint Gengoux le National où, entre autres, les oiseaux et les papillons se sont considérablement raréfiés.

(a) Pourtant, le vivant, le corps aussi, nous soufflent l’interdépendance et l’entretien vital des interrelations. C’est le B-A =  BA de la philosophie politique écologiste comme le pratiquaient ceux de la nouvelle gauche alternative.

plus d’infos :

Le cycle de vie des papillons de Provence

http://www.filming-varwild.com/about-us-fr.html

 

 

 

 

 

de plus en plus bas
Crétinisme sadique : après les dégénérés du Grand Canyon l’été dernier,
deux nouveaux touristes français se distinguent :
French tourists who torched Rottnest Island quokka fined $4000 each
Thibaud Jean Leon Vallet, 24, who has a master’s degree in journalism and a police officer for a father, pleaded guilty to animal cruelty in court on Friday, alongside his cousin Jean Mickael Batrikian, 18.

The young men were in Australia as part of a coming-of-age journey.
They wanted to experience life on the other side of the world but ended up seeing parts of Australia reserved for few tourists – police stations, court rooms and jail cells.

Instead of making new friends, the court heard they found themselves on the receiving end of threats from new enemies.

The two men were fined $4000 each in Fremantle Magistrates Court after burning the quokka using a deodorant can and a lighter on April 3. (…)
http://www.watoday.com.au/wa-news/french-tourists-who-torched-rottnest-island-quokka-fined-4000-each-20150418-1mnjus.html

Quokka cruelty: French tourists fined after pleading guilty to burning animal on Rottnest Island
http://www.abc.net.au/news/2015-04-17/french-tourists-fined-for-burning-quokka-on-rottnest-island/6402032

Australie: les touristes français qui avaient mis le feu à un marsupial condamnés
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/australie-les-touristes-francais-qui-avaient-mis-le-feu-a-un-marsupial-condamnes_1672339.html#HjcXzTfKXDQClq6m.99

 

L’été dernier
Sur cette séquence postée sur Youtube (enlevée depuis), on voit un homme, qui s’exprimerait en Français (lire ci-après), appâter un écureuil avec de la nourriture. Son but, l’attirer au bord du précipice. A peine le rongeur se trouve-t-il au bord de l’abîme que l’homme lui assène un coup de pied, qui le propulse dans les airs.

http://www.midilibre.fr/2014/08/03/des-francais-ont-ils-jete-un-ecureuil-du-haut-du-grand-canyon,1033520.php

http://www.leparisien.fr/insolite/etats-unis-ils-jettent-un-ecureuil-du-haut-du-grand-canyon-03-08-2014-4044465.php

 

 

 

 

Voyage en Chine

film de Zoltan Mayer

Une immersion sensible où l’émotion ne cesse de croître.
Le contraste est total avec la Chine des grandes dévastations, juste entrevue ici avec quelques images de Shànghai.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145804.html

 

 

 

BELO MONTE : la France et l’Europe, partenaires de la honte par le biais de leurs entreprises

GDF Suez, EDF, Alstom, Voith-Siemens and Andritz et Arcadis sont des entreprises françaises, allemandes, autrichienne et hollandaises impliquées dans les projets de barrages du bassin amazonien et dont l’Etat est parfois actionnaire majoritaire. Elles prônent un respect des normes internationales ISO pour les entreprises, les gouvernements et les sociétés. Elles ont par exemple adhéré aux normes ISO 9001 et 14001. Il semble urgent de le leur rappeler et de le faire savoir aux autorités nationales dont elles dépendent.

L’ISO 9001 garantit des systèmes de management de qualité. L’ISO 14001:2004 spécifie les exigences relatives à un système de management environnemental permettant à un organisme de développer et de mettre en oeuvre une politique et des objectifs, qui prennent en compte les exigences légales et les autres exigences auxquelles l’organisme a souscrit et les informations relatives aux aspects environnementaux significatifs.

Il est particulièrement étonnant d’apprendre que GDF-Suez via sa filiale brésilienne LEME a été en charge des études d’impact environnemental tant décriées du barrage de Belo Monte.

L’Etat français est actionnaire à 36% de GDF-SUEZ et accompagne à l’heure actuelle un partenariat stratégique entre GDF SUEZ et Electrobas pour l’Amérique latine mais aussi l’Afrique, deux grandes zones émergentes sur lesquelles ces géants de l’énergie cherchent à se développer.

(…)
http://raoni.com/belo-monte-france-et-europe.php

On peut commencer cette histoire par l’Étude d’Impact Environnemental/Rapport d’Impact Environnemental (EIA/RIMA) de Belo Monte dans le chapitre qui traite des droits d’exploitation minière dans la Grande Boucle du Xingu. On y apprend que 18 entreprises, parmi elles, la Compagnie Vale do Rio Doce (demande d’exploitation de l’or), ont fait des demandes d’autorisation de recherche, 7 entreprises ont déjà obtenu cette autorisation et une entreprise détient une concession d’exploitation (CVRD pour l’extraction d’étain), dans la région où Belo Monte est en train d’être construit.

C’était, à l’époque de la réalisation des études environnementales, 70 processus ayant une incidence sur les terres indigènes d’une superficie de 773 000 hectares, desquels 496 373 sont la cible de l’extraction minière, soit 63% du territoire indigène. Des entreprises comme la Compagnie Vale do Rio Doce, Samaúma Exportation et Importation Ltd, Joel de Souza Pinto, Minération Capoeirana, Minération Guariba et Minération Nayara ont des titres miniers dans les Terre Indigène Apyterewa. Mais il y a encore beaucoup plus.
Indépendamment des règles qui régissent le secteur minier jusqu’à aujourd’hui au Brésil, le gouvernement prétend autoriser l’extraction de minerais – principalement or et diamant – en terres indigènes (1). (…)

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fraoni.com%2Fimages%2Feditos%2F433.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fraoni.com%2Factualites-433.php&h=264&w=400&tbnid=iWLOrpxNDkzUzM%3A&zoom=1&docid=U8eVfAIklNZRSM&ei=pY4hVYf3LpPxatPGgIAN&tbm=isch&client=ubuntu&iact=rc&uact=3&dur=217&page=4&start=97&ndsp=35&ved=0CDMQrQMwDzhk

 

 

 

 

Le dernier loup

film de Jean-Jacques Annaud
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=171577.html

La Chine au temps de la (fausse) « Révolution Culturelle », le temps de la poursuite des grandes destructions commencées avec le « Grand Bond en Avant » (guerre à la poussière, aux rongeurs, aux oiseaux, aux insectes…) qui a laissé le pays sinistré jusqu’à aujourd’hui (il n’y a plus d’abeilles) :
http://www.animauxcontact.be/chinemoineaux.html

Choc de la négation de toute culture contre la culture et la vie, de l’abrutissement totalitaire contre une connaissance immémoriale du vivant, du fantasme dominateur contre la biosphère.

Où l’on voit que les loups n’ont pas échappé au délire totalitaire prétendant améliorer le monde. Les Chinois, les Tibétains et les autres peuples non plus !

 

 

 

 

mars 2015

 

L’ article 521-1 du Code pénal sanctionne jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 € d’amende les sévices graves et les actes de cruauté envers un animal domestique ou envers un animal sauvage lorsqu’il est apprivoisé ou tenu en captivité.
Mais rien n’est prévu pour tous les autres, ceux qui font vivre la biosphère…
http://www.30millionsdamis.fr/jagis/signer-la-petition/je-signe/23-pour-la-penalisation-des-maltraitances-sur-animaux-sauvages/

« Un jour sans viande permet la réduction de 12% des émissions de gaz« 
Manifestation de AnimaNaturalis
Barcelone le 20 mars

 

 

 

 

 

Rd Congo: arrestation de militants sénégalais de « Y’en à marre » et burkinabè de «Balai Citoyen»

Les autorités de la République démocratique du Congo ont mis, dimanche à Kinshasa, aux arrêts de jeunes activistes sénégalais du mouvement « Y’en à marre » et du Burkina Faso «Balai Citoyen», qui participaient au lancement d’un mouvement hostile au Président Joseph Kabila.

http://oeildafrique.com/rd-congo-arrestation-dactivistes-senegalais-de-yen-a-marre-et-burkinabe-de-balai-citoyen/

 

 

 

 

 

Dépenses somptuaires à Radio France : où il est question de Palissandre…

Radio France : nouvelles révélations sur les folles dépenses de Mathieu Gallet

http://www.sudouest.fr/2015/03/31/radio-france-nouvelles-revelations-sur-les-folles-depenses-de-mathieu-gallet-1877700-3603.php
à propos du bois de Palissandre utilisé dans le fameux bureau du PDG de Radio France…

Depuis longtemps, l’alerte est donnée sur l’exploitation ravageuse des bois comme le Palissandre, mais il semble que l’information ne soit pas parvenu jusqu’au jeune homme de la radio de service public (!) et à son entourage.
Par exemple :
Un nouvel article publié dans Science prévient que plusieurs espèces de palissandres de Madagascar pourraient être menées à l’extinction, dû à une crise d’abattage illégal sur l’île. Selon les conclusions des chercheurs, ces espèces à bois dur devraient être prises en considération pour une protection par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). (…)

http://fr.mongabay.com/news/2010/0527-hance_rosewood.html

 

 

 

 

 

Les baleines régulent aussi le climat

Les excréments de baleine contre le réchauffement climatique
http://www.courrierinternational.com/article/2015/02/05/les-crottes-de-baleine-contre-le-rechauffement-climatique
http://www.terraeco.net/L-urine-de-baleine-nous-sauvera-t,55842.html

How Whales Change Climate
https://www.youtube.com/watch?v=M18HxXve3CM

 

 

 

Cyclones et changement climatique…
N’oublions pas les perturbations causées par la destruction des forêts primaires !

 

dessin ACG

« (…) De destructions locales en conséquences catastrophiques étendues et différées, qui induisent des destructions plus grandes encore, jusqu’où allons-nous dériver ? Jusqu’à l’effondrement des cycles atmosphériques et océaniques régulateurs, comme se tarissent les sources avec les déforestations ? Jusqu’à produire un El Niño permanent, un désordre climatique permanent à l’échelle planétaire, avec une accélération, une amplification et une multiplication des événements les plus destructeurs (cyclones, pluies diluviennes, sécheresses et incendies) ? (…) »
Le feu à la planète, En Niño, etc.
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=84:le-feu-a-la-planete-el-nino-etc&catid=9&Itemid=470

 

 

 

Vanuatu, Tuvalu, Kiribati… et ici
Après le cyclone Pam, l’appel à un «sursaut» face au réchauffement climatique
http://www.liberation.fr/monde/2015/03/15/apres-le-cyclone-pam-l-appel-a-un-sursaut-face-au-rechauffement-climatique_1221083

La Banque mondiale (BM) a appelé dimanche la communauté internationale à un sursaut face au changement climatique, après le passage du cyclone Pam sur le Vanuatu, pendant une conférence de l’Onu sur la prévention des catastrophes naturelles. «N’est-il pas ironique que (ce cyclone) ait frappé le Vanuatu alors que nous sommes tous réunis ici ?», a noté Rachel Kyte, vice-présidente de la BM pour le changement climatique, dans un entretien à l’AFP en marge des débats organisés à Sendai (nord-est du Japon). Le président de cet archipel du Pacifique Sud, Baldwin Lonsdale, était présent à la conférence quand le drame est survenu.
(…)
Dans le cas du Vanuatu, «je ne prétends pas que le changement climatique soit à l’origine de Pam» – cyclone de catégorie 5 (la plus élevée) -, a nuancé la dirigeante de la BM. «Mais le fait est que ces trois à quatre dernières années, cette catégorie est revenue à une fréquence inédite.» «Et cela a un lien avec le changement climatique. Il est indéniable que cette partie de l’océan Pacifique s’est réchauffée, donc ces tempêtes s’intensifient.»
(…)
Après le cyclone Pam, les Seychelles appréhendent le changement climatique
http://www.actu-mag.fr/2015/03/16/apres-le-cyclone-pam-les-seychelles-apprehendent-le-changement-climatique/

Le président de la République des Seychelles, James Michel, a diffusé un communiqué dans lequel il demande à la communauté internationale de « se réveiller ». Face aux menaces climatiques, certains pays sont plus en danger que d’autres, les habitants des îles sont les premiers touchés par le dérèglement du climat qui se manifeste de façon aléatoire en fonction de la particularité géographique. Les îles Vanuatu ont récemment été frappé par un cyclone qui se serait formé à cause du changement de climat. Le président des Seychelles en est convaincu :
« Le cyclone qui vient de frapper le Vanuatu avec des conséquences catastrophiques et des pertes tragiques en vies humaines, est une manifestation claire du changement climatique, que certains continuent de nier. Aujourd’hui c’est le Pacifique-sud, demain ce pourrait être nous ».
(…)
« Quand la communauté internationale va-t-elle se réveiller et revenir à la réalité et consacrer ses efforts et ses ressources à obtenir un accord contraignant pour réduire le réchauffement climatique et garantir la survie de notre planète ? » (…)

En effet, on se le demande.

Mais, en observant ceux qui autour de nous, pour un oui pour un non, se déplacent à toute vitesse dans des gros chars de combat, en constatant qu’ils ne sont pas gênés du tout et que, même, ils jugent inimaginable de faire autrement, on est très pessimiste puisqu’ils conchient même la vie de leurs enfants et petits-enfants !

Quand même la vie de leurs proches ne compte pas…
complément
(…) lien direct entre l’asthme chez l’enfant et la pollution atmosphérique par les hydrocarbures aromatiques polycycliques, ou HAP, libérés notamment par les gaz d’échappement des automobiles (…)
http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-asthme-enfant-pollution-automobile-nouveau-cause-18424/

(…) La pollution automobile pourrait être liée à 14% des cas d’asthme chronique chez l’enfant, un impact comparable à celui du tabagisme passif, selon une étude réalisée dans dix villes européennes.L’étude publiée vendredi dans la version électronique de la revue European Respiratory Journal, a comparé l’exposition des enfants vivant à proximité d’un axe très pollué (transportant plus de 10.000 véhicules jour) à ceux vivant plus loin. »Nous avons estimé que 33.200 cas d’asthme (soit 14% de l’ensemble des cas d’asthme observés chez ces enfants) pouvaient être attribués aux polluants automobiles » (…)
http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/asthme-14-des-cas-chez-l-enfant-lies-a-la-pollution-automobile-selon-une-etude-22-03-2013-2661835.php

 

Il y a 1 an :
Le typhon Haiyan a semé la désolation aux Philippines
le plus puissant typhon jamais mesuré, a frappé le centre des Philippines, faisant 10.000 morts et 2000 disparus selon les autorités

Le typhon Haiyan est le plus puissant jamais mesuré à ce jour, explique Stéven Testelin, prévisionniste à Météo-France, dans un entretien à l’AFP. Jamais on n’avait enregistré sur terre des vents à plus de 360 km/h, souligne-t-il.

http://www.liberation.fr/monde/2013/11/10/typhon-scenes-de-pillage-dans-les-zones-devastees-aux-philippines_945944

 

 

 

Sud Eau Nord Déplacer
film d’Antoine Boutet

Découverte progressive, sur le terrain, d’un gigantesque chantier typique d’une ingénierie des tuyaux simplissime qui ignore l’écologie et la complexité du monde, et dévaste tout sur son passage. Il s’agit tout bonnement de déplacer des masses d’eau depuis le sud, y compris l’Himalaya tibétain, jusqu’au nord du pays, sans aucune considération pour les écosystèmes et les populations. La lumineuse idée est, bien sûr, attribuée à Mao, celui qui avait déjà torturé tout le pays avec son Grand Bond dans l’horreur d’une famine aussi inouïe que la répression qui l’accompagnait, sans oublier la guerre à la poussière, aux abeilles, aux oiseaux, etc. qui commença la ruine écologique de la Chine (ni moineaux ni abeilles aujourd’hui encore !).

Nous découvrons, hélas sans surprise, l’eau, les peuples, la vie sacrifiés dans une Chine toujours totalitaire et possédée par le fanatisme anti-nature. Ca démarre lentement, comme une promenade dans un univers étrange, et l’on découvre peu à peu l’étendue du cauchemar redouté. Corruptions et avilissements hiérarchiques, détournements, injustice structurelle, saccages dantesques, spoliations, déportations de masse… et impuissance désespérée des populations éternellement bafouées et humiliées.

Soudain, une sorte de visite officielle clownesque dans un nouvel ensemble de clapiers sinistres plantés au milieu de nulle part montre la bouffonnerie des membres du parti et, simultanément, révèle plus crûment la violence abjecte faite aux populations.

L’émotion grimpe encore quand, réunis pour témoigner, des pauvres gens arrachés à leurs maisons, à leurs villages et à leurs terres fertilisées depuis des siècles et jetés dans des baraquements, éclatent en pleurs en accusant les cadres pourris du parti. Un détour par le Tibet nous apprend que les hydrauliciens fous s’apprêtent à en détourner l’eau !

Dans une autre scène digne d’un tournage sur la mafia, l’un de ces « cadres » débarque en trombe pour vociférer sur ceux qui ont l’audace de montrer la stérilité du sol qui leur a été attribué (un sol mince et sablonneux de forêt arrachée au lieu de l’humus qu’ils travaillaient après leurs ancêtres et les ancêtres de leurs ancêtres).

Un détour par le Tibet déjà saccagé nous apprend que les hydrauliciens fous s’apprêtent maintenant à en détourner l’eau !

Même en sachant le cauchemar chinois depuis l’invasion du Tibet des années cinquante, puis le massacre des oiseaux et des insectes dès le début des années soixante, avant d’en apprendre de plus en plus, on est saisi par le documentaire d’Antoine Boutet. Et horrifié par ce saccage sans fin.

ACG

 

Le grand détournement
Captivante remontée d’un fleuve chinois, où les riverains sont victimes d’un immense chantier national
(…) De ce plan démentiel de détournement des fleuves décidé par une administration ogresque, le réalisateur, Antoine Boutet, a voulu, selon ses notes dans le dossier de presse, «aller à contre-courant de cette préfiguration – très concrètement en remontant le fleuve – et renverser à [son] tour les perspectives». Sud Eau Nord Déplacer est un lent voyage, saisissant par moments, sur l’enfouissement des humains par un super-Etat qui prétend leur bonheur. La caméra d’Antoine Boutet (auteur de Zone of Initial Dilution, sur le barrage des Trois-Gorges) fixe les slogans affichés en caractères géants sur le chantier et qui vantent les futurs accomplissements. (…)
http://next.liberation.fr/cinema/2015/01/27/le-grand-detournement_1189919

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=229883.html

« (…) Alors que le film semble sur le point de se calcifier sous ses plans fixes monumentaux, Antoine Boutet profite d’une invitation à se rapprocher pour s’infiltrer dans les lézardes du système. Il en parcourt alors les failles, part à la rencontre de ceux qui vivent à l’ombre des chantiers. Les impressionnants jeux d’échelle laissent la place à une nouvelle dimension à hauteur d’homme. Les chants, les récits, les prises de parole spontanées, sont autant d’appels d’air qui déroutent le réalisateur, désormais pris à parti. Le tremblement du système bien huilé du film paraît alors être celui du Parti Communiste Chinois. L’esthétique du projet se délite en même temps que son apparente perfection, jusqu’à une véritable déchirure laissant entrevoir toute la violence d’un conditionnement de la pensée qui s’abat encore aujourd’hui sur quiconque s’interrogerait à propos de la pertinence des choix du régime. L’image, devenue bien vivante, est saisie de tremblements. Et le réflexe de vouloir baisser la caméra se ressent, alors que le vrai visage de ce qui se cache derrière le vernis du Parti éclate en plein jour. (…) »
http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/sud-eau-nord-deplacer.html

http://www.frequenceterre.com/2015/01/29/sud-eau-nord-deplacer/

bande annonce
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19549635&cfilm=229883.html

 

Un entretien avec Antoine Boutet
https://cinemadocumentaire.wordpress.com/2015/02/03/sud-eau-nord-deplacer-un-documentaire-dantoine-boutet-entretien/

Ces milliards qu’on économise sur le dos des pauvres

On estime qu’un million et demi de Français ne bénéficient d’aucune couverture médicale car les démarches sont trop compliquées. Les pouvoirs publics rechignent à simplifier les formalités car cela permet à l’État d’économiser 5 milliards d’euros.

(…) simplifier les démarches et permettre aux plus démunis de bénéficier de l’ensemble de leur droits coûterait 5 milliards d’euros, explique l’ex-syndicaliste François Chérèque

(…) est-il légitime de parler de coût lorsqu’il est simplement question de permettre aux plus démunis de bénéficier de leurs droits ?
La question se pose car il est possible d’ inverser le raisonnement : certes permettre aux gens d’avoir accès à une couverture sociale, coûte de l’argent, mais, dans un second temps, cela permettrait d’en économiser car plus on tarde à se soigner, plus les pathologies s’aggravent.  Enrique Casalino est chef du service des urgences de l’hôpital Bichat à Paris. Il soigne des patients victimes du cancer qui auraient dû être pris en charge bien plus tôt.

http://www.franceinter.fr/emission-le-zoom-de-la-redaction-ces-milliards-qu-on-economise-sur-le-dos-des-pauvres

 

 

 

 

L’Enquête
film de Vincent Garenq
http://www.telerama.fr/cinema/films/l-enquete,495327.php

La dissimulation des profits pour en faire plus encore, le blanchiment de l’argent sale, les manipulations inextricables des banques et des grandes compagnies, bref l’affaire Clearstream, et puis les frégates de Taïwan, l’assassinat des témoins comme au bon vieux temps, les valises d’argent voyageuses, et puis les manipulations politiciennes qui s’y ajoutent pour opacifier plus encore… Tout y est, au point que l’on a du mal à suivre tant l’embrouillamini est finement tissé et retissé.

Mais ce que l’on voit clairement, c’est l’énormité de la magouille, le fond culturel et structurel pourri qui génère tout cela, et le sort réservé à ceux qui osent soulever un pan de l’omerta politique et affairiste. L’Enquête illustre, à la fois, la situation des lanceurs d’alerte (ci-dessous Le prix du courage) et les malversations bancaires généralisées dont traitent le livre de Brigitte Alepin et le film de Harold Crooks : Le prix à payer (ci-dessous).

 

OPTIMISATION FISCALE (en bon français : bonneteau financier et détournements)
« Luxleaks », le scandale qui met le Luxembourg dans l’embarras
Une fois encore, le Consortium de journalisme d’investigation (ICIJ) a frappé. Près de 80 journalistes membres d’une quarantaine de rédactions de par le monde dont The Guardian (Royaume-Uni), Die Süddeutsche Zeitung (Allemagne), l’Asahi Shimbun (Japon), Le Monde (France), Politiken (Danemark) et les chaînes de télévision CNBC (Etats-Unis) et CBC (Canada) ont épluché pendant six mois des milliers de documents secrets datés de 2002 à 2010.

Résultat : il va y avoir du grabuge au Luxembourg, paradis de la fraude fiscale. Mais aussi parmi les grandes entreprises, comme Ikea, Pepsi ou FedEx qui, avec 340 autres, ont passé des accords secrets avec le grand-duché leur permettant d’économiser des milliards de dollars d’impôts.
http://www.courrierinternational.com/article/2014/11/06/luxleaks-le-scandale-qui-met-le-luxembourg-dans-l-embarras

 

LuxLeaks : M. Juncker de nouveau accusé
Pas simple pour Jean-Claude Juncker de tourner la page des LuxLeaks. Juste après la deuxième vague de ces révélations, qui confirment l’ampleur du système mis en place par le Luxembourg pour attirer les multinationales en ne leur faisant presque pas payer d’impôts, l’ancien premier ministre du Grand-Duché (entre 1995 et 2013), aujourd’hui président de la Commission européenne, affronte de nouvelles informations gênantes.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/13/luxleaks-m-juncker-de-nouveau-accuse_4540059_3214.html

Le Parlement européen refuse l’ouverture d’une commission d’enquête sur les Luxleaks
http://www.euractiv.fr/sections/euro-finances/le-parlement-europeen-refuse-louverture-dune-commission-denquete-sur-les

Denis Robert contre Clearstream : la justice triomphe enfin
http://www.plumedepresse.net/denis-robert-contre-clearstream-la-justice-triomphe-enfin/

Comité de soutien à Denis Robert
http://lesoutien.blogspot.fr/

 

 

 

 

L’exclusion des lanceurs d’alerte, déjà une suite qui aggrave le constat

Point besoin d’attendre longtemps !

La Cour de Cassation vient de porter un nouveau sale coup aux victimes de l’amiante

Elle vient de produire un arrêt qui exclu une grande partie d’entre elles : « Les salariés ayant été exposés à l’amiante dans une entreprise non inscrite sur la liste des établissements ouvrant droit à la préretraite amiante, ne peuvent demander réparation de leur préjudice d’anxiété. (…) »
(http://web.lexisnexis.fr/depeches-jurisclasseur/depeche/06-03-2015/03).

Incroyablement, l’écriture officielle reconnaît, dans la même phrase, la réalité de l’exposition et du préjudice pour les balayer ensuite ! Les malades et les morts des entreprises où l’identification de la présence d’amiante est ancienne, où l’on vivait dans la crainte, où quelques-uns, qui ont payé cher leur audace, ont lancé et entretenu l’alerte, sont bafoués encore une fois.

Pour beaucoup, ce petit préjudice d’anxiété supprimé sitôt créé était le seul espoir d’obtenir un peu de justice. C’était encore trop dans ce beau « pays des droits de l’homme et du citoyen », « de la démocratie », bla bla bla.

Le prix du courage : organisation du découragement de la défense du bien commun
L’exclusion des lanceurs d’alerte
Amiante, pesticides et toutes pollutions, malfaçons, malversations, escroqueries, détournements… défendre la santé des collègues, l’eau et ses têtes de bassin versant, l’environnement immédiat ou la biosphère, la vie des autres, la logique et l’intégrité, à fortiori la démocratie, bref, le bien commun, en France c’est se condamner à l’isolement tout en devenant une cible.

Le prix ?

Il est exorbitant : décrédibilisation paradoxale, blocage de carrière, intimidations et harcèlement, ostracisme, licenciement, soutiens syndicaux, associatifs et juridiques inexistants, désocialisation, agressions, rejet des recours par les tribunaux, voire condamnations, retraites amoindries, etc., et le cortège des découragements, dépressions, difficultés familiales…

Tandis que les coupables et les lâches sont récompensés avec progressions de carrière et salaires, suffrages, succès et honneurs, retraites confortables…

La situation des défenseurs du bien commun est le meilleur indicateur de l’état de la société. Elle est au coeur des dysfonctionnements de tous ordres qui affectent le présent et compromettent l’avenir. Cet univers ubuesque est le produit d’une dégradation culturelle et d’un renversement des valeurs sans précédent. Son origine ? Il faut regarder plus attentivement du côté de l’effort propagandiste qui a accompagné l’installation du capitalisme ultra et du néo-conservatisme, tout en sabotant les mouvements sociaux qui s’efforçaient d’y résister (la nouvelle gauche alternative des années soixante et soixante-dix).

voir, ci-dessous, la présentation du  documentaire de Harold Crooks et du livre de Brigitte Alepin :
Le prix à payer

 

 

 

Lanceurs d’alerte : piège à convictions
Chacun, avec ses mots, évoque cette «extraordinaire solitude». Ce sentiment d’être le mouton noir, seul contre tous, sans savoir vers qui se tourner.

Leur carrière s’est brisée le jour où ils ont parlé. Ils sont lanceurs d’alerte. Quel que soit leur secteur d’activité (banque, fonction publique, médico-social…) et les faits qu’ils dénoncent (malversation financière, corruption, maltraitance…), leurs histoires se ressemblent. Un jour, pour des raisons très variées, et parfois après avoir été impliqués, ils se décident à l’ouvrir. Ils balancent.
Ils m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas parler,
par Pierre Alonso, Marie Piquemal et Coralie Schaub
http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/ils-m-ont-fait-comprendre-qu-il-ne-fallait-pas-parler_1212765

Révélations, mode d’emploi
par Luc Peillon
http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/revelations-mode-d-emploi_1212824

Harcèlement reconnu pour une ex-salariée d’UBS, lanceuse d’alerte
http://www.liberation.fr/economie/2015/03/05/harcelement-reconnue-pour-une-ex-salariee-d-ubs-lanceuse-d-alerte_1214806

Le double jeu américain
par Frédéric Autran
http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/le-double-jeu-americain_1212836

 

A écouter :
Alerte : qui sont ces lanceurs ?

Certains se prennent un mur, parce qu’ils se sont confiés à la mauvaise personne ou qu’ils n’ont pas suffisamment de preuves. D’autres parviennent à faire éclater des scandales et changer le cours des choses, pour l’intérêt général. Mais ces Zorro d’un jour se retrouvent souvent seuls le lendemain (lire pages 4-5). Sans boulot, quelque fois «grillés» dans leur secteur d’activité, et sur la paille. Tous racontent avoir été «broyés» psychologiquement et sans aide pour se relever.
(…)
Le député socialiste Yann Galut, rapporteur de la loi du 6 décembre 2013, a auditionné des lanceurs d’alerte : «J’ai vu des gens brisés. Livrés à eux-mêmes, abandonnés par l’Etat alors qu’ils ont fait leur travail de citoyen. On ne peut pas en rester là.» Il prépare une proposition de loi pour l’automne pour créer «un vrai statut du lanceur d’alerte», avec une agence indépendante chargée de les accompagner dans les démarches, les soutenir et même les «rémunérer».«A partir du moment où ils aident la justice, je ne vois pas pourquoi on ne les soutiendrait pas financièrement.»
(…)
http://www.liberation.fr/economie/2015/03/02/lanceurs-d-alerte-piege-a-convictions_1212835

Quelquefois, c’est encore plus grave, l’impudent est mis à mort :
Gracchus Babeuf, le révolutionnaire, grand défenseur du bien commun contre la nouvelle spoliation, a été guillotiné par la quintessence de la réaction – le Directoire, le 8 Prairial an V (27 mai 1797), à Vendôme

Et puis, Chico Mendes
http://www.nn-chicomendes.org/association/les-origines/qui-est-chico-mendes

Sompawn Khantisouk, écologiste du Laos qui a démontré l’absurdité économique des monocultures d’exportation et s’est opposé au saccage des forêts, en particulier par les industriels chinois. Il a été enlevé en janvier 2007 par des hommes en uniforme.

Ambrósio Vilhalva, résistant Guarani qui avait joué dans La terre des hommes rouges, assassiné en 2013.

Sa compatriote, Marinalva Manoel, assassinée en décembre 2014…

En dix ans, 900 défenseurs de l’environnement ont été assassinés

C’est l’assassinat de Chut Wutty, défenseur de la forêt cambodgienne et employé de Global Witness, abattu par la police alors qu’il enquêtait sur l’exploitation forestière illégale au Cambodge, qui a motivé l’enquête menée par l’ONG Global Witness basée à Londres.

Le rapport examine les massacres connus de défenseurs des droits environnementaux et territoriaux. Il montre une nette augmentation de ces morts violentes à partir de 2002 parallèlement à l’intensification de la concurrence pour les ressources naturelles.
(…)
http://www.reporterre.net/En-dix-ans-900-defenseurs-de-l

 

 

 

à voir en ce moment

documentaire de Harold Crooks
d’après le livre de Brigitte Alepin (1)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=232221.html

Ou comment tourne la pompe à phynance mondiale. Elle tourne depuis pas mal de temps déjà, et de plus en plus efficacement pour fabriquer des profits faramineux en détournant l’argent public pour mieux exploiter chacun et l’ensemble. A mort.

L’entreprise est restée longtemps discrète, très très discrète. Par exemple, qui, après l’arrivée de Charles de Gaulle à l’Elysée, dès les premiers pas de la Cinquième République, a su la réunion des financiers qui allaient rapidement accoucher du mémorable Plan Pinay-Rueff (dès septembre 1958) ?

Le souci constant des organisateurs de la financiarisation a été d’améliorer constamment leurs camouflages pour mieux dissimuler la casse systématique de toutes les régulations et les profits qu’ils en retirent. Comme dans un jeu de bonneteau, ils ont externalisé et déplacé sans cesse leurs activités, leurs sièges sociaux, multiplié les adresses fictives, dématérialisé les opérations, informatisé les transactions jusqu’à les confier entièrement aux programmes automatiques de calcul, inventé les darks pools pour tout opacifier davantage (2). La pompe à phynance a développé sur le monde un univers parallèle qui échappe même au contrôle des organismes d’état censés superviser les opérations financières, tout en ayant – on l’a vu dès le début – la mainmise sur les représentations politiques.

Idéologiquement déconnectés des réalités (leur culture s’affiche « anti-nature »), parfaitement indifférents aux conséquences catastrophiques de leur entreprise, les acteurs de la finance mondialisée ruinent partout l’économie et l’écologie, et se soucient surtout d’échapper à l’impôt et aux coûts exorbitants de leur course aux profits. Truster les profits en écrasant tout autour d’eux et socialiser les pertes est, plus que jamais, leur idéal. C’est parfaitement réussi ! Les petits – y compris les « classes moyennes » – sont de plus en plus imposés et contrôlés *, tandis que les riches se sont complètement libérés de la contribution au bien commun.
* exemple ci-dessous avec le sort réservé à un couple de retraités jardiniers

La finance avait été créée pour aider aux échanges et les sécuriser. Elle est devenue le premier des périls.

Comme le rappelle utilement Bernard Nadoulek (3), pour faire fonctionner sa pompe à phynance, Ubu Roi l’avait couplée à une machine à décerveler. C’est bien ainsi que le système s’est installé et a prospéré. L’un des témoins que nous présente Harold Crooks le dit : le grand détournement est le projet des plus riches. Grandes familles du capitalisme et leurs fondations et autres groupes de pression, banques, grandes compagnies, places financières (telle la City de Londres)… toutes ces forces réunies n’ont cessé de développer un programme de confiscation du bien commun (les communaux) dont même l’histoire officielle rapporte quelques hauts faits – un peu trop oubliés, cependant (4). Ce que l’histoire officielle ne dit pas, c’est ce qui s’est passé plus récemment. Ainsi « la bataille pour conquérir l’esprit des hommes » (CIA 1948) qui a été développée sitôt achevée la Seconde Guerre Mondiale. Des fonds sans limites (au dire même de ceux qui y ont contribué et en ont largement profité) y ont été alloués. Sans limites. Pour en savoir davantage, il faut, par exemple, suivre la piste du pharaonique Congrès pour la Liberté de la Culture et de ses excroissances et descendances (par exemple, la Fondation Saint Simon). Les plus curieux suivront la trajectoire fascinante de Denis de Rougemont et en apprendront beaucoup sur les coulisses de la machine à décerveler. Ils apprendront, du même coup, la valeur de ceux qui, maintenant, tentent de faire passer le sieur de Rougemont pour un penseur de l’écologie. Si !

La guerre des communaux bat son plein comme jamais. Grâce à l’effondrement programmé de la culture critique et de la démocratie.

ACG

(1) Ces riches qui ne paient pas d’impôts
http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=38683&def=Ces+riches+qui+ne+paient+pas+d%27imp%C3%B4ts%2cALEPIN%2c+BRIGITTE%2c9782894152966

La crise fiscale qui vient
http://www.edvlb.com/medias/3/7/ext_9782896492909.pdf

(2) Dark pools, le côté obscur de la finance
http://www.morningstar.fr/fr/news/94836/dark-pools-le-c%C3%B4t%C3%A9-obscur-de-la-finance.aspx

(3) La pompe à phynance
http://www.economiematin.fr/news-la-pompe-a-phynance

(4) L’entr’aide par Pierre Kropotkine
Révoltes et révolutions dans l’europe moderne (XVIe-XVIIIe siècles) par Yves-Marie Bercé, Presses Universitaires de France.
Small is beautiful, Big is subsidised par Steven Gorelick – en français : Les gros raflent la mise aux éditions Ecosociété

Essentiel, sur l’organisation de la machine à décerveler :
Qui mène la danse. La CIA et la guerre froide culturelle par Frances Stonor Saunders, Denoël 2003

 

 

C’était en 1999 dans la Vendée martyrisée deux siècles auparavant pour avoir osé se soulever contre les dictateurs d’une Convention qui, à la suite de l’Assemblée Législative, a livré les biens communaux à ses amis spéculateurs.

Dans la patrie des désolidarités actives, rien n’est changé.
C’était un petit jardin
A cette époque de vaches folles, de poulets empoisonnés, de dioxine et autres bouffes de merde, quand MacDo et Coca-Cola nous préparent des générations d’obèses, il y avait encore quelques privilégiés dans la petite bourgade où j’habite qui avaient fait le choix d’une alimentation disons plus naturelle.

A plus de 75 ans, M. et Mme T., retraités, partagent le même plaisir: un magnifique potager. Plutôt que d’aller bêtement remplir mon Caddie de légumes et de fruits de supermarché en quelques minutes, j’aimais prendre le temps, j’allais dire le luxe, d’aller voir Mme T. cueillir pour moi et ma famille, tout doucement, au fond de son jardin, salades, petits pois, carottes qu’elle lave elle-même de ses vieilles mains agiles et me vend à tout petit prix. Un délice, un luxe vous dis-je, que je partage avec tous ceux et celles qui préfèrent attendre un peu pour avoir le plaisir et le bonheur de rentrer chez soi avec un joli panier de légumes frais.

La semaine dernière, surprise; le jardin des T. est barré, comme on dit en Vendée, par une chaîne «arrêt des ventes de plants et de légumes pour concurrence». J’entre quand même dans le potager pour découvrir le couple de jardiniers en train d’arracher, le coeur lourd, tout leur travail des allées de leur jardin.

Pourquoi? Dénoncés !

Un jaloux, un crétin, un être malfaisant s’en est allé dénoncer à la gendarmerie cette «concurrence déloyale» et M. T. a passé la journée avec les gendarmes. Contraints d’arracher leur jardin, ils vont maintenant «se reposer».

«Mon seul plaisir, c’était mon jardin», me dit Mme T.

Dans la journée, les gendarmes sont passés deux fois pour vérifier qu’ils arrachaient bien leur potager.

J’en ai eu les larmes aux yeux, comme elle.

Ne pourrait-on pas foutre la paix aux gens qui vivent tranquilles et dont le simple travail faisait le bonheur des autres ?

C’est vraiment trop nul.

Corinne Pilastre-Vandewalle, Mareuil-sur-Lay (85)
http://www.liberation.fr/tribune/1999/06/16/c-etait-un-petit-jardin_276090

 

 

février 2015

 

http://www.sudouest.fr/2012/04/07/on-sous-estime-l-impact-des-pesticides-681244-2780.php
Alors qu’une campagne de pub vante la coopération agricole en générale, quels que soient les coopérateurs et leurs objectifs (!) :
Réponse sur le champ avec la coopération agricole
https://www.youtube.com/watch?v=-xF073MnMGA
https://www.youtube.com/watch?v=mjwpxXejaM8
etc.

n’oublions pas :
Des grains empoisonnés par une coop agricole
Bretagne : une histoire de grains pourris

http://www.franceinter.fr/emission-interception

Après les champs, les poisons sont aussi répandus dans les silos…
Tout commence en 2009, sur le site d’une coopérative agricole non loin de Guingamp.

Pour diminuer les coûts de stockage des céréales dans ses silos, la direction décide de réduire le fonctionnement du système de ventilation. En très peu de temps, la pourriture et les insectes infestent le stock.

En espérant sauver une grande partie des 20 000 tonnes avariées, les responsables de la coopérative font procéder à l’aspersion par pesticides.

Mais les insectes ne seront pas les seules victimes de l’opération. Après plusieurs semaines de travail sur place, sans aucun équipement spécifique, une partie des employés ressentent des malaises qui iront en s’aggravant. Ils découvrent alors que le pesticide utilisé est en fait un produit interdit depuis plusieurs années. La direction reste sourde aux mises en garde.

Aujourd’hui, quatre des ex-salariés de Nutréa souffrent d’une allergie totale aux produits chimiques.  Licenciés par leur employeur, filiale de l’une des plus grandes coopératives de Bretagne, Triskalia, ils ont entrepris un combat dont ils viennent de remporter une bataille : pour deux d’entre eux, le tribunal des affaires de la sécurité sociale de Saint-Brieuc vient de reconnaître la faute inexcusable de l’employeur.

« (…) Certains sites de stockage sont équipés d’appareils de désinsectisation avec pompes doseuses pour traiter les grains. » (un « responsable des métiers du grain », COMPTES RENDUS DE LA MISSION COMMUNE D’INFORMATION SUR LES PESTICIDES : http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20120910/mci_pesticides.html)
… »pour traiter les grains » ?!
la présidente de la commission s’exclame : Des arrosoirs à pesticides !
le responsable des grains – Ces pompes doseuses sont utilisées pour positionner l’insecticide sur le grain.
… »positionner l’insecticide sur le grain » !

« (…) En ce qui concerne les débouchés des céréales, 72 % vont à l’alimentation animale, le reste étant soit exporté, soit livré aux industries ou aux meuneries. Une partie de la collecte est directement livrée aux éleveurs adhérents de Triskalia.

Le travail des céréales dépend largement de l’âge et de la configuration de chaque site, qui sont très variables. Aujourd’hui, les opérations de nettoyage constituent la clé de voûte de leur bon fonctionnement. On nettoie les silos lorsqu’ils sont vides ; lorsqu’un site a été pollué, par exemple par des charançons, des sylvains ou des capucins, on le désinsectise à vide. Un prestataire extérieur applique de l’insecticide sur les parois : un mur de béton comportent des petits trous où les charançons peuvent se cacher. Mais toutes les précautions sont prises pendant les opérations de nettoyage, et la désinsectisation n’est réalisée, fin mai ou début juin, qu’une fois le nettoyage effectué. »

Des silos avec des nichoirs à charançons, n’est-ce pas chou ? Avez-vous déjà vu des trous (des fissures, sans doute dans un mur de béton ? Excepté dans une antiquité, jamais. Cela semble signifier que l’outil de travail est vétuste et que les insecticides constituent une solution de facilité pour éviter les frais de réhabilitation.

Triskalia exerce une activité de distributeur grand public avec notamment les enseignes Gamm Vert, Magasin Vert, Point Vert.

Reportage de Inès Léraud
Prise de son :  Ivan Turk
Emission présentée par Pascal Dervieux
Réalisation Anne Lhioreau assistée de Stéphane Cosme et Christine Kern.

Donc, une situation classique où l’employé, la victime, celui qui alerte se retrouve accusé et condamné, exclu et perdant, tandis que vogue la galère dans l’omerta générale.

En ce qui concerne la coopération agricole, j’ai bon souvenir de celui qui, au sein du mouvement coopératif, voulait promouvoir les produits bios au début des années 1970 et… qui a été licencié sur le champ par un responsable national de la coopération agricole devenu directeur de l’Institut des Etudes Coopératives.

et encore :
Après les agriculteurs, des salariés de l’agroalimentaire victimes des pesticides… à qui le tour ?
Depuis, certains salariés ont été licenciés et connaissent de lourds problèmes de santé, notamment une hypersensibilité aux substances chimiques. De même, des responsables de l’ONF ont constaté des mortalités anormales de certains animaux sauvages (oiseaux) autour de l’usine qui auraient pu consommer les grains de blé des silos. Enfin, des éleveurs, qui ne souhaitent pas, pour le moment, témoigner, aurait eu des animaux malades suite à l’ingestion des aliments fournis par l’entreprise.
http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2012/12/Dossier_de_presse_230911_final_version_online.pdf

Gravement intoxiqués par les pesticides, ils portent plainte
(…) Après de nombreux arrêts de travail, Laurent et Stéphane se font finalement licencier pour inaptitude en juin et juillet 2011. Leur avocat, maître François Lafforgue, déclare « on intoxique des salariés, ils tombent malades et on s’en débarrasse, c’est trop facile. Nous allons contester le licenciement pour inaptitude au conseil des prud’hommes ». (…)
http://www.dangersalimentaires.com/2011/09/nutrea-triskalia-gravement-intoxiques-par-les-pesticides-ils-portent-plainte/

Des céréales destinées à des porcs et des volailles
«(…) le jour où l’employé non agréé d’une entreprise spécialisée a répandu du traitement à la lance, comme on éteint un incendie!». Les pesticides devaient traiter des céréales destinées à l’alimentation animale: des porcs et des volailles élevés en Bretagne et, probablement, eux-mêmes destinés… à la consommation humaine. Hier, nous avons tenté de joindre la Direction régionale de l’agriculture pour connaître la réglementation et les risques liés aux pesticides. En vain. Dans une interview accordée au site web du Télégramme, Laurent Guillou dénonce «le recours massif à ces produits, alors qu’il suffit de bien ventiler pour éviter la prolifération des vermines». Selon lui, des dizaines de milliers de tonnes de blé ont ainsi été «mal stockées», déclenchant «la prolifération de milliards de parasites». Animaux morts L’usage intensif de pesticides aurait, selon lui, provoqué «une surmortalité des bêtes nourries avec les céréales contaminées et des avortements en nombre chez les truies». «Certains éleveurs ont manifesté leur mécontentement mais, aujourd’hui, aucun ne souhaite témoigner», déplore-t-il. Les salariés, soutenus par l’Union syndicale Solidaires et plusieurs associations (Générations futures, Phyto victimes, Attac), assurent également que «des animaux sauvages (oiseaux), qui auraient pu consommer des grains de blé des silos, ont été retrouvés morts, à l’époque, autour de l’usine».
© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/des-cereales-destinees-a-des-porcs-et-des-volailles-24-09-2011-1440910.php

Des salariés victimes des pesticides
http://biodordogne.fr/des-salaries-victimes-des-pesticides/

Je vais vomir un peu et je reviens
http://mobile.agoravox.fr/actualites/sante/article/je-vais-vomir-un-peu-et-je-reviens-89142

 

 

 

 

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