Grothendieck 

L’Europe a perdu plus de 400 millions d’oiseaux d’espèces communes en 30 ans

De nouvelles remarquables démonstrations de nuisibilité par des exploitants agricoles du système

Les temps sont toujours durs pour les lanceurs d’alerte !

« zéro dialogue, mépris maxi…« 

Testet / Sivens : débilité sur débilité 

Dans la France de la « culture anti-nature » : zéro dialogue, mépris maxi et destructions à tout-va

TGV : la Cour des comptes critique un « réseau coûteux et peu cohérent« 

Première atténuation de la vieille politique nataliste

Ecocides, Ebola et les autres

Téléphones portables : écocides et Ebola

François Béranger nous a quitté en octobre 2003

L’absurde barrage du Testet projeté dans la forêt de Sivens

Chantiers pilotes, technologies de pointe, grands projets d’infrastructure, lutte contre le chômage, pénibilité au travail… 

et nouvel esclavagisme

Grand Stade de Lyon : extension du domaine du bitume et du non-droit

Ex-Zaïre : la descente aux enfers

Quarante ans après : sans surprise, la ruine de la biosphère

Sida et Ebola même origine

Et toujours la dérégulation de la population

Valentine Bourrat et Thomas Dandois, journalistes de ARTE, arrêtés par le colonisateur indonésien en Papouasie Occidentale, sont toujours détenus

Et toujours la folle ferme de mille vaches dans la Somme…

Un paysan harcelé pour faire place nette au projet de grand stade lyonnais

Sivens et zone humide du Testet  une grande destruction pour soutenir un modèle agro-industriel catastrophique

Valentine Bourrat et Thomas Gandois, journalistes de ARTE, arrêtés par le colonisateur indonésien en Papouasie Occidentale pour avoir rencontré des résistants

Le martyr de la Papouasie

Furie meurtrière aux Féroé

Belo Monte les invisibles

Pierre Ryckmans, alias Simon Leys, s’efface

Alternative en toc

Ebola

A la recherche de Vivian Maier

etc.

 

 

 

Grothendieck (Alexandre)
 
28 mars 1928 – 13 novembre 2014

Celui qui vient de nous quitter est un maître des interrelations dans l’univers des mathématiques et de la géométrie. Mais pas seulement…

Toujours surfant sur les interrelations et leurs dynamiques, sa perception des constructions holistiques l’avait naturellement amené à être l’un des écologistes de la nouvelle gauche – le mouvement des années soixante et soixante-dix qui portait la culture du vivant (alternative à la culture dominante « anti-nature« ). Le groupe qu’il avait lancé et animait s’appelait Survivre et Vivre.

Grothendieck a très mal survécu au sabordage du mouvement écologiste par toutes les obédiences réactionnaires, des néo-capitalistes aux gauchistes (tous également totalitaires).

Comme les alternatifs de l’époque et leur continuateurs, Grothendieck a été profondément incompris par la plupart de ses collègues, et bien au-delà – comme Henri Laborit, bien sûr un de la nouvelle gauche, autre découvreur des interrelations et des dynamiques holistiques. Car, pour la plupart, la force d’attraction du système impérialiste (la culture et la carrière), que, logiquement, Grothendieck abhorrait, a été irrésistible.

Très intéressante évolution parallèle entre la recherche fondamentale et le mouvement social d’il y a 40 à 50 ans : à l’ouverture, au foisonnement et à l’enthousiasme ont succédé une extinction et un racornissement généralisés des idées et des comportements. Un effondrement parallèle au triomphe de l’ultra-capitalisme et de sa culture mécaniste impérialiste. Les alternatifs d’alors ont eu tout le temps voulu pour constater combien la compréhension des interrelations, donc de l’écologie du vivant a régressé depuis l’élimination de la nouvelle gauche alternative ! Par exemple, voulant lui rendre hommage, un journaliste n’a pu s’empêcher de juger que Grothendieck s’était engagé « dans des causes très particulières« .

Son amertume a été à la mesure de son engagement ; à la mesure de la défaite de la vie.
 
 

Quelques articles à l’occasion de sa disparition :

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/11/14/le-mathematicien-alexandre-grothendieck-est-mort_4523482_3382.html
http://www.liberation.fr/sciences/2014/11/13/alexandre-grothendieck-ou-la-mort-d-un-genie-qui-voulait-se-faire-oublier_1142614
http://www.leparisien.fr/sciences/alexandre-grothendieck-mathematicien-de-genie-est-mort-14-11-2014-4291661.php
 
 
 
Un voyage à la poursuite des choses évidentes 
http://images.math.cnrs.fr/Alexandre-Grothendieck.html
 
Très bon article, mais on y trouve ça :
« Trop gauchiste pour le Collège de France« .
 
« Gauchiste« , Grothendieck ! Erreur majeure de classification qui ne peut être due à l’appellation « nouvelle gauche » couramment appliquée au mouvement alternatif de l’époque. Ce serait une insulte si elle n’était due à l’oeuvre de désinformation systématique qui s’efforce d’effacer toute trace de la culture arcadienne* du mouvement écologiste – la culture directement inspirée par le vivant, comme aurait pu dire Darwin ; et de réduire le mouvement lui-même à une simple contestation assimilable par le système dominant. Notons que cet effort constant de désinformation est partagé entre ultra-libéraux et ex-gauchistes (toujours la même alliance depuis plus de 40 ans). Leur ciment ? La même culture impérialiste « anti-nature », donc leur aversion viscérale pour la mutation que nous proposions.
 
* Donald Worster 1977 :  « Nature’s Economy: A History of Ecological Ideas« 
 
 
Alexandre Grothendieck : ce qu’il écrivait dans « Récoltes et Semailles« 
http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20141114.OBS5055/alexandre-grothendieck-ce-qu-il-ecrivait-dans-recoltes-et-semailles.html

Le trésor oublié du génie des maths 
par Philippe Douroux, Libération du 1er juillet 2012.
http://www.liberation.fr/sciences/2012/07/01/le-tresor-oublie-du-genie-des-maths_830399 
 

 
 
et encore, sur le contexte de son engagement politique :
 
Une mémoire du mouvement alternatif – ou nouvelle gauche écologiste 1
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=104:histoire-contemporaine-une-memoire-du-mouvement-alternatif-ou-nouvelle-gauche-1&catid=9&Itemid=470
 
 
Impostures politiques et sabotage du mouvement social
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=88:13-impostures-politiques-et-sabotage-du-mouvement-social&catid=9&Itemid=470
 
 

 

 
 
 
 
 
Un paysan dans les quartiers

Depuis près d’un an Pierre Priolet débarque chaque semaine avec son camion de fruits et légumes dans des quartiers populaires de Pantin en banlieue parisienne. il veut les fournir en produits frais et renouer le lien entre les paysans et les quartiers.

Son objectif : fournir les habitants en produits frais à des prix qui permettent aux producteurs de vivre de leurs terres mais aussi renouer le lien entre les paysans et les quartiers.

http://www.franceinter.fr/emission-peripheries-un-paysan-dans-les-quartiers
 
Pierre Priolet… Vous vous souvenez ?
 
France Info 21 février 2012
Le paysan Pierre Priolet au bout du chemin
  
Pierre Priolet vient de terminer une longue marche, de la Provence à Paris. Pendant quarante jours à pied, cet agriculteur a marché de village en village, avec à chaque fois des étapes de vingt ou trente kilomètres, pour rencontrer les Français et recueillir leurs témoignages. Pierre Priolet renoue avec l’esprit de 1789, celui des cahiers de doléances. Juste avant la Révolution, des milliers de personnes avaient consigné leurs témoignages et leurs revendications, pour préparer la réunion des Etats généraux.

Depuis quarante jours, Pierre Priolet utilise la même méthode. Cet agriculteur de Provence, vous l’avez sûrement déjà entendu : il parle fort, quelquefois il s’emporte. Il accuse la grande distribution et notre système de consommation. Selon lui, les chaines de supermaché étranglent les producteurs. Elles exigent des prix tellement bas que beaucoup d’agriculteurs ne peuvent pas se payer correctement. A la fin de l’année 2010, Pierre Priolet a d’ailleurs arraché son propre verger, ses 13 hectares de poiriers. Il n’avait pas les moyens de continuer.
 
Depuis, il a élargi son combat. Il a créé un site – baptisé « consommer juste » – pour rapprocher les consommateurs et les producteurs. Il plaide pour des circuits courts, où chacun trouve son intérêt : les consommateurs peuvent acheter de bons fruits et de bons légumes à un prix raisonnable et les agriculteurs peuvent se rémunérer.
 
La nouvelle étape, c’est donc cette marche des doléances qui vient de s’achever. Sur le site de Pierre Priolet, vous lirez et vous entendrez des témoignages recueillis en Provence, en Bourgogne ou en Ile-de-France. L’agriculteur demande à ceux qu’il rencontre : « quelle société et quelle alimentation voulez-vous ? » Les réponses sont parfois concrètes et parfois plus politiques. Un jeune homme parle du prix du pain. Un autre dénonce les salaires fous de certains patrons. Un ancien artisan se plaint des cotisations trop élevées, qui empêchent d’embaucher, dit-il. Une femme rêve de trouver « la qualité au supermarché du coin ». Beaucoup se plaignent des « belles paroles » prononcées par les dirigeants politiques, loin de leur vie quotidienne.
 
Parmi ces Français, il y a sûrement des électeurs de gauche, de droite et d’autres qui ne votent pas. Mais ils ont un point commun. Ils sont persuadés qu’il faut changer de société. « Si on continue comme ça, dit l’un d’eux, on va dans le mur ».
 
http://www.paperblog.fr/2857314/pierre-priolet-pleurez-pour-nous/
 
http://www.youtube.com/watch?v=jSZjS8UQH0g

 
Sur une partie du système qui a conduit les paysans et quantité d’autres producteurs à la faillite :
 
« La face cachée des Centres Leclerc » et « Des contrats qui font plier les fournisseurs« 
 
dans Le Parisien du 7 mars 2012
 
 
 
 
 
 
 
Insecticides : le grand massacre
L’usage massif des néonicotinoïdes par les agriculteurs décime la faune du sol, de l’air et des eaux

(…) C’est là que les qualités de l’insecticide – efficacité phénoménale, jusqu’à 8 000 fois plus toxique que le DDT à poids égal pour les abeilles, et persistance (une demi-vie de six à neuf mois) – se transforment en catastrophe, provoquant un massacre général des insectes du sol et des invertébrés des rivières. Selon de très nombreuses études, ces produits sont en effet jugés responsables, au moins en partie, d’un effondrement des populations d’insectes utiles ou non pour l’agriculture. Ils contribuent clairement aux problèmes des abeilles à miel, ont démontré des études de l’Inra d’Avignon. «Mais également des bourdons et des autres pollinisateurs sauvages et des invertébrés du sol comme les vers de terre», précise Bonmatin. (…)

A ces effets directs s’en ajoutent, de proche en proche dans la chaîne alimentaire, d’autres, indirects mais massifs. Une étude récente (3) dévoile que si les populations d’oiseaux communs insectivores des Pays-Bas ont diminué de près d’un quart depuis que ces insecticides sont utilisés, c’est à cause d’eux. La contamination des eaux déclenche l’effondrement des microfaunes des rivières, puis celui de leurs prédateurs comme les batraciens. (…)
http://www.liberation.fr/sciences/2014/11/13/insecticides-le-grand-massacre_1142314

 

Les oiseaux victimes des pesticides « tueurs d’abeilles »
effets néfastes non seulement sur les abeilles mais aussi sur les papillons, les vers de terre, les oiseaux et les poissons

(…) Les chercheurs néerlandais qui publient leurs travaux dans Nature ont constaté une baisse des populations de 15 espèces d’oiseaux différentes de 3,5% par an, entre 2003 à 2010, dans des régions des Pays-Bas où l’eau de surface contenait des concentrations importantes de l’un de ces pesticides, l’imidaclopride. Cette baisse coïncide avec l’utilisation croissante d’imidaclopride, substance chimique très utilisée dans le pays, souligne l’étude conduite par Caspar Hallmann, chercheur à l’université de Radboud à Nijmegen.

Les quantités utilisées de ce néonicotinoïde, autorisé en 1994 aux Pays-Bas, ont été quasiment multipliées par dix jusqu’en 2004, rapporte l’étude.
http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/les-oiseaux-victimes-des-pesticides-tueurs-d-abeilles-7773141335

 

Les pesticides menacent aussi les oiseaux et les vers de terre

En plus de nuire aux abeilles, les pesticides ont des effets néfastes sur les papillons, les vers de terre, les oiseaux et les poissons, selon une évaluation scientifique internationale (…)
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2014/06/24/001-pesticides-oiseaux-vers-abeille.shtm

http://www.equiterre.org/sites/fichiers/images/abeilles-mortes_melty_448.jpg
 
 
 
 
 
 
 
Sivens: manifestations pro-barrage et anti-« zadistes » à Albi
 
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé samedi à Albi, à l’appel notamment de la FNSEA, pour exiger le maintien du projet de barrage de Sivens (Tarn) et exprimer leur « ras-le-bol » des « zadistes » (…)
 
http://www.la-croix.com/Actualite/France/Sivens-manifestation-a-l-appel-de-la-FNSEA-contre-les-Zadistes-a-Albi-2014-11-15-1264610
 
 
 
 
 
 
 
à propos du modèle dont la FNSEA est si fière
 
L’Europe a perdu plus de 400 millions d’oiseaux d’espèces communes en 30 ans
 
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/03/l-europe-a-perdu-plus-de-400-millions-d-oiseaux-d-especes-communes-en-30-ans_4516884_3244.html
 
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ele.12387/abstract 
 
 
 
souvenir…
 
Printemps silencieux
 
Rachel Louise Carson, Plon 1963, préfacé par Roger Heim. Une dénonciation fondatrice du mouvement écologiste. 

 
C’est en plein succès du livre de Rachel Carson, au moment de l’essor du mouvement écologiste, dans les années soixante et soixante-dix, que les USA ont déversé plus de 50 000 tonnes de défoliant sur les écosystèmes denses du Vietnam et du Cambodge, créant un écocide monstrueux
 
 
 
« Agent orange » au Vietnam : Monsanto condamné
 
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/07/12/agent-orange-au-vietnam-monsanto-condamne_3446967_3216.html
 
 
 
Vietnam, cinquante ans après : dans l’antre de la dioxine
 
http://rue89.nouvelobs.com/rue89-planete/2012/01/24/vietnam-cinquante-ans-apres-dans-lantre-de-la-dioxine-228609
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Enferrement
Scandalisés par l’émotion soulevée par leur violence, les brutes en remettent une couche
 
Les organisateurs se défendent
 
(…) Pointé du doigt, le président du syndicat FNSEA 44, principal organisateur de la manifestation, se dit «outré» par les réactions (…) « C’est scandaleux que tout le monde se focalise sur cette histoire alors que cette manifestation à risques a été gérée de main de maître, sans la moindre casse (…) La FNSEA avait choisi de mettre ces rongeurs en avant «car ils symbolisent le fait qu’à trop protéger la biodiversité, on protège aussi des nuisibles » (…)
 
à trop protéger la biodiversité !!!
 
Comme chacun peut le constater dans les campagnes sous la coupe des industriels 
 
 
 
Encore une illustration du colossal coût du ratage de la révolution culturelle écologiste, de la représentation de la complexité holistique de la biosphère et de la démonstration de l’absurdité de la culturelle impérialiste !
 
… »Révolution culturelle » sans aucune référence à la sinistre histoire maoïste, évidemment. D’autant que, nous l’oublions pas, dans ledit ratage, les maoïstes d’ici (!) ont joué un rôle de 1er rang.
 
à ce propos, voir, ci-dessus, l’évocation de la vie de Grothendiek et de sa participation à cette histoire 
 
 

 
 
 
 
 
Déculturation, culture impérialiste et réification générale
en clair : De plus en plus bas, toujours plus con et ignoble
 

De nouvelles remarquables démonstrations de nuisibilité par des exploitants agricoles du système
 
dégradations à Valence :
https://www.youtube.com/watch?
 
 
70 000 euros de dégâts à Valence, colère du maire
http://www.leparisien.fr/economie/manifestations-d-agriculteurs-70-000-euros-de-degats-a-valence-colere-du-maire-06-11-2014-4270173.php
 
 
 
Encore pire à Nantes : 
 
des agriculteurs filmés maltraitant des ragondins
http://www.leparisien.fr/societe/videos-manifestation-a-nantes-des-agriculteurs-filmes-maltraitant-des-ragondins-06-11-2014-4270645.php
 
La manifestation des agriculteurs à Nantes dégénère 
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/05/des-agriculteurs-ont-maltraite-des-ragondins-durant-la-manifestation-a-nantes_4518887_3244.html
 
« dégénère » est le mot juste
 
C’est curieux, pour répondre à cette violence et à ces destructions, pas de tir de grenades offensives, même pas l’ombre d’un gendarme ! Et pas de comparution immédiate devant un Tribunal de Grande Instance… 
 
Mais plusieurs morts
 
 
 
 
 
 
 
 
octobre 2014
 
Les temps sont toujours durs pour les lanceurs d’alerte !

La procureure adjointe de la République d’Amiens, Françoise Dale, a requis mardi de deux à quatre mois de prison avec sursis à l’encontre de quatre militants poursuivis pour des dégradations sur le site de la ferme des 1.000 vaches. Elle a également appelé à sanctionner les faits de vol et de recel et requis une amende de 1.000 euros avec sursis contre trois prévenus (…)

Quelle surprise !, pour le système dominant, les adversaires du vivant, les tortionnaires, les dégradeurs ont toujours raison…
 
Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches
http://www.reporterre.net/spip.php?article5221
 
 
 
NOs VIllages Se Soucient de leur ENvironnement
http://www.novissen.com/Pages/default.aspx
 
 
 
et quelle différence de traitement avec la mansuétude à l’égard des destructeurs du bien commun… 
Exemple : le saccage de la Maison du Parc Naturel du Morvan il y a 1 an :
 
Attaque violente contre la maison du Parc Naturel Régional du Morvan
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_BOURGOGNE-_-Attaque-violente-contre-la-maison-du-Parc-Naturel-Regional-du-Morvan,2303f7e3c3f2cd4bad8360893f1ce25f71f75037.html
 

La Confédération Paysanne 58 et le saccage de la Maison du Parc du Morvan 

Au lendemain du saccage des agriculteurs : l’heure des comptes 
http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/09/20/au-lendemain-du-saccage-des-agriculteurs-l-heure-des-comptes
 
 
Autre exemple, le saccage complet du Centre des Impôts de Morlaix et des locaux de la Mutuelle Sociale Agricole le 20 septembre dernier :
http://www.dailymotion.com/video/x269l4t_morlaix-incendie-du-centre-des-impots_news
 
http://www.dailymotion.com/video/x269kve_morlaix-incendie-des-locaux-de-la-msa_news?from_related=related.page.int.no-related.75c01e296c1036191cfa40c412ee2431141491737 
 
http://www.francetvinfo.fr/economie/crise-en-bretagne/direct-vives-reactions-apres-l-incendie-d-un-centre-des-impots-a-morlaix-par-des-agriculteurs_698863.html
 
 
 
 
 
 
« zéro dialogue, mépris maxi… »
 
C’est la première violence.
 
Celle qui provoque les autres.
 
C’est ce qui plombe la démocratie en France et les évolutions indispensables.
 
C’est ce qui a conduit à la mort de Rémi Fraisse
 
Mais… elle n’est pas le seul fait des institutionnels professionnels ou délégués oublieux de leur charge, de longue ou de fraîche date. En France, à tous niveaux, la violence de l’incommunication et de la grossièreté, souvent du mépris pour l’autre, gangrène depuis longtemps jusqu’au coeur un « mouvement » associatif perclus de délires dominateurs et de hiérarchies stérilisantes.

 
 
 
 
 
Testet / Sivens : débilité sur débilité
 
 
Le rapport critique tout d’abord une évaluation « contestable » des besoins « réels » d’irrigation, évoquant « une surestimation du volume de substitution destiné à l’irrigation d’au moins 35 % ». Un surdimensionnement qui s’explique par une estimation des besoins établie « sur des données anciennes et forfaitaires ».

Le choix d’un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles », une situation d’autant « plus regrettable que le coût d’investissement rapporté au volume stocké est élevé », note le rapport. Il qualifie en outre l’étude d’impact de « qualité très moyenne » et juge le financement du projet « fragile ».
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20141027tribfe9a34c3b/barrage-de-sivens-les-5-critiques-du-rapport-d-experts.html

 

Après le rapport et le décès de Rémi Fraisse : 
 
l’ETAT DECIDE LA SUSPENSION DES TRAVAUX
http://www.reporterre.net/spip.php?article6241
 
 
Nous le savions, c’est encore un parfait exemple de ces décisions prises à la légère, sans soucis du contexte, au mépris de la démocratie et du vivant, sous la pression de lobbies irresponsables, et aggravées par l’entêtement de ceux qui ne sont pas capables d’entendre raison. Comme entre Grosne et Guye, au Rousset et à Saint Gengoux le National *, en particulier.
* http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=167:l-eau-perdue&catid=9&Itemid=470
 
 
 
Un barrage détruisant une forêt et une zone humide pour irriguer des cultures de plantes hybrides aussi assoiffées que fragiles, plutôt que de veiller à la bonne alimentation des nappes phréatiques… Un modèle d’absurdité qui s’est répandu en France !
 
Irriguer… en arrosant les sols (avec une très forte évaporation) au risque de les saliniser ? 
 
 
 
à l’inverse :
 
(…) Durant des siècles, les populations avaient entretenu différents dispositifs de conservation de l’eau de pluie, en particulier de petites retenues d’eau en terre (les johads). Particulièrement sous ces climats aux précipitations rares, ces ouvrages captent l’eau qui ruisselle sur les sols trop secs pour faciliter son infiltration dans le sol, réapprovisionnant ainsi les nappes phréatiques. C’est l’une des grandes différences avec les techniques industrielles d’irrigation superficielle, laquelle entraîne une forte évaporation au détriment de l’alimentation des nappes phréatiques. En outre, utilisant des eaux déjà chargées en sels minéraux, celles-ci provoquent trop souvent la salinisation des sols. (…)
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=90:8-restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=9&Itemid=470

 

Lettre ouverte à Stéphane le Foll, Ministre de l’Agriculture, en réponse à ses propos sur France Inter (Tribune Mediapart)
(…) Benoît Biteau, Administrateur et membre du bureau de l’Agence de l’Eau Adour Garonne m’assure pourtant le contraire. Les crédits de l’Agence de l’Eau (50%) et de l’Union Européenne (30%) accordés sur ce projet ne le sont que parce qu’il s’agit d’un projet de stockage à vocation agricole. Or la vocation agricole locale, c’est bien la production de maïs. Cet élément est d’ailleurs confirmé par l’enquête publique qui met en avant le besoin de barrage au motif de l’économie que représente localement la maïsiculture. (…)
 
http://www.lespetitspoissontrouges.org/index.php?post/2014/09/23/Lettre-ouverte-a-Stephane-le-Foll–Ministre-de-l-Agriculture–sur-Mediapart-
 
 
 
une petite dernière :
 
Laurent Vivier, secrétaire général de la FDSEA du Tarn révèle des choses inquiétantes en évoquant le projet de Sivens :
« (…) Un barrage tout ce qu’il y a de plus courant. Rien d’exceptionnel. Y a des agriculteurs qui font des barrages de taille quasi comparables à celui-ci »
France Inter, mercredi 29 octobre, journal de 8H.

…des barrages ? Des barrages en travers des cours d’eau à l’heure où le moindre seuil d’ancien moulin est l’objet de toutes les attentions des EPTB, de l’ONEMA, et autres administrations de l’eau et de l’environnement ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans la France de la « culture anti-nature » :
zéro dialogue, mépris maxi et destructions à tout-va
 
https://www.youtube.com/watch?v=DxIbM4eDf10

https://www.youtube.com/watch?v=FCFuMPrS0_0
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
TGV : la Cour des comptes critique un « réseau coûteux et peu cohérent »
 
En finir avec le « tout-TGV »? Un rapport estime que les projets ont été surestimés, les projections de fréquentations, mal évaluées. En outre, les opérateurs n’ont plus les moyens financiers de poursuivre le développement des lignes à grande vitesse.
 
(…) Le travail de la Cour des comptes « porte sur les décisions de construction de lignes à grande vitesse. Ca ne concerne pas la SNCF, ça concerne d’abord le gouvernement et les élus », avait souligné le président de la SNCF Guillaume Pepy sur SNCF La radio, faisant état d’un coût de construction de « 30 millions d’euros au kilomètre« .
 
(…) Inventé pour concurrencer l’aérien en reliant les grandes métropoles en moins de trois heures et à un prix abordable, le TGV est devenu, pour l’État et les élus, un outil pour dynamiser les zones moins denses. Les TGV desservent désormais 230 gares françaises, un record en Europe qui diminue d’autant la rentabilité du réseau.
 
Si les élus locaux sont pointés du doigt, l’Europe a aussi concouru à se lancer dans des lignes à la rentabilité discutée, comme le Lyon-Turin. (…)
 
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/industrie-lourde/20141023tribc76eb0adb/la-cour-des-comptes-s-attaque-au-systeme-tgv.html
http://www.ouest-france.fr/cour-des-comptes-le-tgv-un-train-trop-cher-2912204
 
 
Tiens tiens, il en faut du temps !
 
Dispendieux le TGV ? Je connais quelqu’un qui l’a dit et écrit, par exemple dans un tract du mouvement social de 1995 (« Déficits », TGV et spoliation, tract du 6 décembre 1995 repris dans Silence en février 96), puis dans un article : La fin de l’aberration TGV ? (Silence n°215 en mars 1997, Courant Alternatif, A Contra el TAV)
 
 
Un autre article : Le poids du profit
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=86:le-poids-du-profit&catid=9&Itemid=470
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Modulation des allocations familiales,
première atténuation de la vieille politique nataliste

Et pourtant… dans un monde déjà surpeuplé et épuisé, menacé par la surnatalité africaine, cette mesure de simple justice* trouve des pourfendeurs hors des rangs des anti-nature populationnistes, jusque chez des féministes (?)
 
* à ceux qui viennent de débarquer et qui jactent avant de s’informer et de réfléchir : que les allocations soient attribuées aux riches comme aux pauvres a toujours scandalisé les pauvres.

 
rappel (ci-dessous, en septembre) :
 
Et toujours la dérégulation de la population…
 
L’explosion démographique continue : 11 milliards d’humains au XXIe siècle
 
 
 
 
 
 
 
 
Ecocides, Ebola et les autres
 
How deforestation is helping to spread Ebola
 
(…) In all likelihood, the virus was originally circulating among bats or possibly gorillas in the forests of western Africa. Some experts believe that the disease may have spread to humans via « bushmeat » — someone butchering an infected bat for food, say, and coming in contact with its blood. (…)
 
http://www.vox.com/2014/7/31/5956885/ebola-outbreak-virus-deforestation
 
 
 
L’épidémie d’Ebola, fruit de la déforestation
 
(…) « Il faut savoir que cette région à la frontière entre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone a connu ces dix dernières années de nombreuses guerres civiles et déplacements de populations. Les réfugiés se sont souvent installés dans des zones jusque-là vides de peuplements, notamment dans une région que l’on appelle la Guinée forestière, en défrichant la forêt pour démarrer une agriculture de subsistance et parfois en chassant de la viande de brousse pour se nourrir. A ceci, il faut ajouter les nombreux sites de recherches de diamants et métaux précieux dans la même région, autour du Mont Nimba. Ces explorations déséquilibrent l’écosystème puisqu’elles privent la faune locale et notamment les chauves-souris de ressources et de leur habitat naturel. Celles-ci se réfugient donc peu à peu dans d’autres zones plus proches des hommes et se nourrissent parfois dans les nouvelles fermes proches des forêts », poursuit le chercheur (Jean-François Guegan). (…)
 
http://www.terraeco.net/Contre-Ebola-nous-avons-besoin-d,56863.html
 
 
 
… »en chassant de la viande de brousse pour se nourrir« , eh voilà, sans plus de précision, comme s’il s’agissait de quelque chose de banal, d’anodin. Que cette « viande de brousse » soit, pour une large part, de la chair d’anthropoïdes, donc de nos cousins les grands singes *, est tu. Pourquoi ?
* c’est, d’ailleurs, à peu près aussi grave pour d’autres espèces, tel l’éléphant de forêt !
 
Hier encore, il ne fallait pas dénoncer les déforestations, oeuvre civilisatrice contre la sauvagerie (le sauvage est l’habitant de la forêt). Travail de domestication d’un vivant perçu comme désordonné et hostile – « La Nature ». Fermer les yeux sur l’énormité de la destruction, sur le saccage de la biosphère, et sur les conséquences était de règle. Aujourd’hui, il semble qu’il ne faille toujours pas dénoncer le massacre des autres populations, même quand elles font partie de notre famille rapprochée.
 
Et, pourtant, le génocide (eh oui, pourquoi non ?) est d’importance ! La population des chimpanzés qui était de 1 million en 1960 a chuté à 300 000 dans les années 1980, et moins de 150 000 dans les années 2000. 90 % de la population des chimpanzés a disparu au cours des 50 dernières années. C’est vraiment très curieux que la mobilisation soit si faible.
 
La destruction des écosystèmes y est pour beaucoup, mais également la chasse car, nous apprennent plusieurs sources (dont wikipedia), la « viande de brousse » serait prisée par les citadins ! Suicide écologique et abrutissement criminel sont donc en croissance exponentielle. Au vu des résultats, c’est bien ce qu’il semblait.
 
Notons aussi le silence sur l’explosion démographique dont les régions concernées sont victimes. Pourtant, elle explique largement les désordres écologiques, sociologiques et guerriers.
 
Quant aux conséquences épidémiologiques des déforestations et autres écocides, on ne découvre rien : la chose est annoncée depuis longtemps dans l’indifférence générale, donc sans freiner le moins du monde le saccage généralisé
 
 
Les forêts et les maladies infectieuses émergentes chez l’homme
http://www.fao.org/docrep/009/a0789f/a0789f03.html
 
 
(…) les forêts de l’Afrique centrale s’étendent sur plus de 200 millions d’hectares. Elles offrent un refuge à tous, qu’il s’agisse d’espèces animales ou végétales rares en voie de disparition ou de miliciens redoutables. Il est difficile d’imaginer que ces vastes étendues d’anciennes régions boisées risquent de disparaître.
http://terangaweb.com/les-forets-de-lafrique-poumons-du-monde/
 
 
 
Déforestation durable
 
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fidata.over-blog.com%2F0%2F39%2F55%2F67%2Fimages-6%2Fcarte-afrique.gif&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.notreterre.org%2Farticle-comment-la-deforestation-du-bassin-du-congo-aggrave-la-pauvrete-97282581.html&h=500&w=480&tbnid=Kyk4Ejqc9QXdoM%3A&zoom=1&docid=QRICo4Wc4tkl9M&ei=VS1AVImsOcnLaOe7gPAH&tbm=isch&client=ubuntu&iact=rc&uact=3&dur=3443&page=1&start=0&ndsp=40&ved=0CFgQrQMwEg
 
le film :
http://www.dailymotion.com/video/xnl7fa_deforestation-durable_shortfilms
 
 
à propos…
 
Portrait de Jane Goodall
www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-portrait-de-jane-goodall
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Téléphones portables : écocides et Ebola
 
Comment la spéculation sur le coltan, la wolframite, la cassitérite, l’or, ruine l’Afrique
 
 
Minerais du conflit
 
Les groupes armés se servent des minerais du conflit pour financer la violence et l’insurrection. Les travaux de Global Witness sur ce thème sont actuellement axés sur la République démocratique du Congo (RDC), qui est depuis plus de dix ans en proie à des combats encouragés par le commerce de minerais précieux. Des millions de personnes sont mortes, et de nombreuses autres ont été déplacées. (…)
http://www.globalwitness.org/fr/nos-campagnes/conflit/minerais-du-conflit
 
 
…sans compter le saccage des forêts, les massacres d’animaux et… des gorilles et des chimpanzés  
 
 
Le coltan, métal sanglant dans nos téléphones
 
(…) Le tantale, (en partie) à cause de lui, les Congolais sont aujourd’hui plongés dans la misère et la violence sans pouvoir espérer profiter prochainement des fantastiques richesses qui sommeillent sous leurs pieds. Car le tantale est aussi le nom d’un minerai obtenu en raffinant le coltan, dont la République Démocratique du Congo (RDC) dispose de 80% des réserves connues (1). Très prisé par les industries de pointe occidentales, le tantale est principalement utilisé dans les condensateurs d’ordinateur et de téléphone portable. On le retrouve aussi dans les missiles, les fusées et les avions grâce à ses propriétés physiques remarquables (résistance à la chaleur et à la corrosion). Et oui, vous avez donc du tantale partout autour de vous, probablement même dans l’appareil que vous utilisez pour lire cet article ! (…)
 
http://www.consoglobe.com/coltan-metal-sanglant-dans-telephones-cg
 
 
 
Le coltan, le « minerai de sang » du Congo
 
(…) A Kivu, une vingtaine d’avions chargés de minerais décollent chaque jour pour le Rwanda. On peut y croiser des enfants qui travaillaient dans les mines et qui se sont échappés. Ils vous racontent comment ils se sont fait kidnapper sur le chemin de l’école. Tout le monde le sait, mais personne ne fait rien, même les Nations unies. (…)
 
http://observers.france24.com/fr/content/20081112-coltan-minerai-sang-congo
 
 
 
Le sang Congolais dans nos portables
https://www.youtube.com/watch?v=53Jh32CmEy4
 
 
 
Extraction minière et gorilles
http://content.yudu.com/A1o15q/GorillaFr/resources/43.htm
 
 
 
La convoitise des richesses de la RDC et ses conséquences sur la protection de l’environnement national
 
par Adolphe IRAGI
Université Simon Kimbangu de Bukavu  – Licence en relations internationales 2011
 
Coltan et biodiversité
 
(…) Ceux qui exploitent le coltan se nourrissent de viande d’éléphant, gorille, chimpanzé, buffle, etc. Le coltan est en train d’exterminer les gorilles de la basse altitude du PNKB. Comme le PNKB abrite la majorité de la population de la sous-espèce graueri, endémique à l’est de la RDC, cette situation alarmante risque de mettre cette sous-espèce au bord de l’extinction. (…)
 
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=12&ved=0CFkQFjAL&url=http%3A%2F%2Fpublikationen.ub.uni-frankfurt.de%2Ffiles%2F26559%2Foriginal_gorilla-journal-22-francais.pdf&ei=G8tAVJ7YAtTtaJmGgOgD&usg=AFQjCNHxEwsVcMQKBqyM8e6DfFT1tdAx5Q&sig2=ncQ9hfgAw40rV9Q_DOsjDQ&bvm=bv.77648437,d.d2s
 
 
 
Destruction de la faune et de la flore de la réserve des Gorilles de Bakisi Bakwami
 
(…) En août 2004, nous avons dépêché nos membres sur le terrain pour sensibiliser la population sur la protection de l’environnement, spécialement sur l’aspect de la protection de la faune en général et celle de la conservation des primates gorilles, chimpanzés, cercopithèques et autres singes en particulier. Le constat a été amer :
 
1. Les activités de la population s’orientent vers le braconnage. (…)
http://www.societecivile.cd/node/2200
 
 
 
Le scandale du COLTAN
http://nouvellespolitiques.wordpress.com/2014/06/05/le-scandale-du-coltan/
 
 
 
 
 
 
 
 

 

http://www.youtube.com/watch?v=YWVeJwoV7GA
 
Béranger nous a quitté en octobre 2003. 2003… déjà ! 
 
https://www.youtube.com/watch?v=bZpBDphpsgI
 
 
 
Vous connaissez ?
Pour ma Grand Mère
https://www.youtube.com/watch?v=IyOq8HopnY0

 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Se préparer au changement climatique

A l’occasion de la signature du plan de bassin d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau avec l’Etat et les 5 régions de Franche-Comté, Bourgogne, Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et PACA, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a réalisé un film d’animation sur cette thématique.
 
Ce film d’animation, réalisé pour valoriser la diffusion du plan, met en images les 3 axes prioritaires : la désimperméabilisation des sols, la chasse au gaspillage de l’eau, la préservation de la biodiversité. Ludique et pédagogique, il a pour objectif d’informer les collectivités sur les changements de pratiques dans le domaine de l’eau.
 
Il est visible par tous sur notre chaîne Youtube « Sauvons l’eau », n’hésitez pas à le diffuser autour de vous.
https://www.youtube.com/watch?v=O4vru59Ft3c
 
A lire également le communiqué de presse et le plan.
 
Oui, il est temps !

 
dans les rues du Vigan mercredi 17 septembre
http://www.midilibre.fr/2014/09/17/inondations-envoyez-nous-vos-photos-et-videos,1052502.php
 
 
pourtant, à Sivens (ci-dessous), c’est une forêt et une zone humide qui sont ravagées pour encourager des cultures déjà inadaptées au sol et au climat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
l’absurde barrage du Testet projeté dans la forêt de Sivens
http://changera.blogspot.fr/2014/09/opposition-au-barrage-de-sivens-le-25.html
 
 
Des feuillus centenaires couchés comme des carcasses de géants sur les bords de la rivière. Au sol, la marque du passage des énormes engins qui soulèvent les pins comme dans un jeu de bûchettes. Nous sommes au Testet, dans la forêt de Sivens, entre Gaillac et Montauban (…)
(…)
Ce projet du conseil général du Tarn, dans les cartons depuis 1989, est censé sécuriser l’approvisionnement en eau de la région, le vaste bassin Adour-Garonne, notamment pour l’irrigation des surfaces agricoles. La retenue d’eau aura l’allure d’un lac de 1,5 kilomètre de long et de 230 mètres de large. Sa construction devrait coûter 8,4 millions d’euros. Elle sera financée pour moitié par l’Agence de l’eau, le reste étant à la charge de l’Union européenne et des départements du Tarn et du Tarn-et-Garonne. (…)
http://www.liberation.fr/terre/2014/09/25/a-sivens-tout-est-rase-c-est-fini_1108562

à propos de retenues d’eau… révisons un peu :
 
Récemment, tout à fait par hasard, j’ai ouï parler de « retenues collinaires », et c’est ainsi que j’ai appris le regain d’intérêt pour la solution que, sur la base de l’exemple indien, je proposais moi-même pour toutes les régions où l’eau est rare – ici même désormais. Mais s’agissait-il bien de l’équivalent des johads indiens ?
 
Intrigué, j’ai cherché plus d’informations sur ces « retenues collinaires », ou « lacs collinaires », et ce que j’ai vu est désolant. Est-ce la malchance, je n’ai vu que des informations trop partielles qui ne précisaient pas si les retenues présentées (en Tunisie, à Haïti…) réalimentaient bien les nappes phréatiques. Car les retenues indiennes, les johads permettent l’infiltration des eaux dans le sol. Rappelons que c’est le principal intérêt de la chose. C’est ainsi que des rivières indiennes asséchées ont recommencé à couler et que les campagnes ont repris vie. Accessoirement, cette remise en eau du sol permet d’éviter la salinisation des terres par l’irrigation de surface avec une eau puisée dans un bassin soumis à l’évaporation.
 
Par dessus tout, avant même de penser réaliser des retenues, et même des retenues qui servent à réalimenter les nappes phréatiques, il serait intelligent de réviser complètement les « aménagements agricoles » – traduire : les destructions écologiques – faits ces cinquante dernières années, au moins : les asséchements de zones humides, les canalisations de rivières, les détournements dans des fossés anti-chars, les drainages (!), les destructions de bocages et de petits bois, etc. Toutes les conneries accompagnées d’une corruption galopante et du détournement des subventions pour les diriger contre le bien commun.
 
De Charybde en Scylla, la recherche, avec « retenues collinaires » pour mots clés, révèle l’existence de grands travaux destructeurs réalisés par des entreprises de travaux publics avec gros engins de chantier. Ainsi, la bonne idée des anciens et des indiens d’aujourd’hui a déjà été détournée par le capitalisme – sans doute avec, à la clé, privatisation de l’eau collectée. Car, le comble est que ces « retenues collinaires » industrielles, sans doute payées avec l’argent public, sont étanches ! Et l’on voit des bassins, aux pentes assez vertigineuses pour piéger tout animal venu boire, soigneusement recouvertes de « nappes géotextiles » pour que les nappes phréatiques ne profitent pas de la retenue.
 
Après les éoliennes disproportionnées du monopole énergétique, les retenues collinaires industrielles étanches pour le contrôle capitalistique de l’eau ?
 
Il est très clair qu’il ne s’agit pas là d’un travail de restauration écologique correspondant aux besoins de l’écosystème et des populations puisque les chantiers que j’ai vus sont très destructeurs, que l’eau est captée et que la réalimentation des sols est empêchée. C’est tout le contraire de ce que les indiens réalisent. C’est une nouvelle extension de la privatisation du bien commun qui commence.
 
Comme avec l’éolien détourné par les banques, l’Etat capitaliste et l’industrie, pour concentrer, monopoliser et augmenter le contrôle énergétique sur chacun et tous, voilà une autre technique douce en passe d’être sabotée et détournée au point de provoquer de nouvelles destructions.
 
extrait de :
La tête à l’envers mars – août 2011
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=171:la-tete-a-l-envers-14-mars-20-aout-2011&catid=9&Itemid=470
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Toujours à propos de non-droit
Chantiers pilotes, technologies de pointe, grands projets d’infrastructure, lutte contre le chômage, pénibilité au travail… et

nouvel esclavagisme

 
EPR Flamanville : le grand chantier !
 
(…)
 
L’ASN, qui exerce dans le nucléaire les responsabilités normalement dévolues à l’inspection du travail, a en effet, dans un même mouvement, été saisie de la question de l’exercice des libertés syndicales. La CGT et la CFDT soulignaient depuis longtemps le climat de peur, le silence imposé aux travailleurs sur leurs conditions de travail et de salaire.
 
Tout employé surpris à s’adresser à un responsable syndical était systématiquement convoqué par la direction. La CFDT a cité en exemple le cas d’un travailleur portugais qui, après un contact avec le syndicat, a demandé des explications à ses supérieurs sur son bulletin de salaire. Il s’est trouvé muté dans le sud de la France avant d’être licencié
 
La CGT a relaté la «mystérieuse disparition du paysage» d’un salarié qui venait d’être désigné comme délégué CGT; il avait été convoqué à quatre reprises par la direction qui parlait d’une «déclaration de guerre» et le sommait de «rejoindre le syndicat maison» (estampillé FO).
 
Ainsi, des conditions de vie inacceptables, la liberté d’expression et de réunion gravement mise en cause sont bel et bien des violations des droits fondamentaux contre lesquelles la Ligue des Droits de l’Homme ne peut que s’élever fortement. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Plusieurs accidents graves, voire mortels, révèlent des conditions de travail dangereuses.
 
(…)
http://www.ldh-france.org/IMG/pdf/H_L155_Actualite_2._EPR_Flamanville_le_grand_chantier_.pdf

 
« FLAMANVILLE : UN EXEMPLE D’ESCLAVAGE MODERNE »
http://www.pervencheberes.fr/2011/07/01/%C2%AB-flamanville-un-exemple-d%E2%80%99esclavage-moderne-%C2%BB/
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
extension du domaine du bitume et du non-droit
Un irréductible paysan refuse de céder ses terres au grand stade de Lyon
 
(…)
 
Le 14 mai, la cour administrative d’appel a annulé les déclarations d’utilité publique autorisant les expropriations. Mais le Grand Lyon (communauté urbaine de Lyon) a commencé les travaux sur la parcelle de l’agriculteur au motif qu’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat était déposé et que la décision n’était donc pas définitive. (…)
http://www.lemonde.fr/sport/article/2014/10/02/un-irreductible-paysan-refuse-de-ceder-au-grand-stade-de-lyon_4498918_3242.html

 
ci-dessous, en septembre :
Un paysan harcelé pour faire place nette au projet de grand stade lyonnais
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ex-Zaïre : la descente aux enfers

mai 2013 :
 
L’armée de RDC accusée de viols massifs au Nord-Kivu
 
« Les soldats des Forces armées de RDC (FARDC) pénétraient dans les foyers, généralement en groupes de trois à six, et après avoir menacé les habitants, pillaient tout ce qu’ils pouvaient trouver. (…) Un ou deux soldats s’en allaient avec leur butin et un autre au moins faisait le guet pendant que le restant des FARDC violaient les femmes et les filles dans la maison », affirme le document, qui se base sur plus de 350 témoignages. « La plupart des victimes étaient violées par plus d’un soldat ».
 
Le gouvernement de Kinshasa a fait savoir, par l’intermédiaire de son porte-parole, Lambert Mende, qu’il était résolu à punir les coupables. « Des réformes sont en cours au sein de l’institution militaire et nous prenons aussi des mesures très sévères contre ceux qui ont été impliqués, directement ou indirectement », a-t-il assuré. (…)
 
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/05/08/l-armee-de-rdc-accusee-de-viols-massifs-au-nord-kivu_3173951_3212.html
 
 
 
 
 
mai 2014 :
 
RDC : acquittement des militaires accusés de viols de masse au Nord-Kivu
 
(…) Lors de leur fuite face à l’avancée des rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), les soldats du 391e bataillon de commandos sont accusés d’avoir commis des atrocités à Minova et ses alentours, dans la province voisine du Sud-Kivu.
 
Un rapport de la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) sur les exactions de Minova a dénombré « 135 cas de violences sexuelles, ainsi que d’autres violations graves des droits de l’homme, dont des meurtres et des pillages massifs […] perpétrés par des militaires » du 20 au 30 novembre 2012. (…)
 
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/05/05/rdc-acquittement-des-militaires-accuses-de-viols-massifs-au-nord-kivu_4411825_3212.html
 
 
 
 
 
République Démocratique du Congo : le viol se généralise au Nord-Kivu
 
(…) toutes les associations congolaises sont unanimes : les violences sexuelles, qui ont explosé depuis le au début des années 2000 dans le Nord-Kivu, et plus généralement dans l’est de la RDC, ne sont plus le seul fait de forces armées, gouvernementales ou rebelles. Les auteurs des viols se trouvent dans le voisinage, dans le milieu professionnel et au sein même des familles. L’impunité quasi-totale face à ces crimes a déstructuré la société à tel point qu’elle a fait sauter un à un tous les verrous protecteurs, dans les villes comme dans les villages, si bien qu’aujourd’hui, aucune femme ne peut plus se déclarer à l’abri. (…)
 
http://www.medecinsdumonde.org/Presse/Dossiers-de-presse/A-l-International/Republique-Democratique-du-Congo-le-viol-se-generalise-au-Nord-Kivu
 
 
 
Pour comble, le Kivu est aussi le pays des gorilles des montagnes !
 

 
(…) Une relation fragile s’est construite entre les défenseurs de l’environnement qui dirigent les Virunga et les rebelles accusés d’exécutions sommaires, de viols et d’enrôlement d’enfants-soldats. Emmanuel de Merode explique ainsi que le leader du M23, le colonel Sultani Makenga, accepte sa présence et celle de ses collaborateurs. « Il est venu nous voir. Nous ne sommes pas une menace pour lui et nous devons continuer à faire fonctionner le parc. Nous ne pouvons pas partir, et ça, il l’a compris. » Le M23 et Emmanuel de Merode affirment que le parc ne paie pas pour être protégé. « Nous devons rester le plus neutre possible, parce qu’à ce petit jeu-là nous risquons de tout perdre. » (…)
 
Nord-Kivu | RDC : les gorilles aussi pris au piège | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
Quarante ans après
 
et pas plus avancés, bien au contraire !
 
40 ans d’abandon entre les mains des irresponsables et d’encouragement des escrocs, 40 ans de dégradation du mouvement des idées et de l’intelligence, 40 ans de déculturation, 40 ans de désolidarisation croissante, 40 ans de mépris pour les lanceurs d’alerte, 40 années de pollutions et de destructions effrénées pour consommer, consommer, consommer, pour aller plus vite pour consommer plus… et toujours dominer l’autre.
 
 
 

affiche de la Semaine de la Terre, Paris printemps 1971
 

Franchissement du seuil de non-renouvellement de la biosphère : aux alentours de 1980
 
 
 
 
Selon le WWF et la Société Zoologique de Londres, les vertébrés auraient perdu la moitié de leurs effectifs
 
Considérant que la sélection des populations est représentative de l’ensemble des vertébrés, cela signifie que, en moyenne, les effectifs de ces animaux ont diminué de moitié en quatre décennies. Ce chiffre n’est qu’une moyenne et le WWF donne des précisions pour différents groupes :
 
39 % de moins pour les vertébrés terrestres,
76 % de moins pour les espèces d’eau douce,
39 % de moins pour les espèces marines.
 
http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-selon-wwf-vertebres-auraient-perdu-moitie-leurs-effectifs-55431/
 
http://www.rts.ch/info/sciences-tech/4524766-le-bilan-annuel-du-wwf-confirme-la-baisse-de-la-diversite-des-especes.html
 
 
 
(…) En comparaison internationale, le WWF indique que la Suisse gagne 3 positions et s’établit désormais à la 18e place, rejoignant le club des vingt plus gros consommateurs par habitant au monde. «Ce classement peu reluisant» est mené par le Koweït, dont le style de vie nécessite 6 planètes. Suivi du Qatar (4,9 planètes), des Emirats Arabes Unis (4,5), du Danemark (4,3), de la Belgique (4,3), de Trinidad et Tobago (4,3), de Singapour (4,1) et des Etats-Unis (4 planètes).
 
Et le WWF de conclure: «Bien que les pays en développement consomment très peu de ressources, l’empreinte écologique mondiale atteint déjà 1,5 planète. (…)
http://radioafrikana.com/entre-1970-et-2010-la-moitie-des-animaux-sauvages-ont-disparu-alerte-le-wwf/
 
 
Et, même ici, tout près, le cycle des destructions continue avec des destructeurs encouragés, applaudis, élus et réélus :
 
barrage à Sivens,
 
bitume à Notre Dame des Landes,
 
saccage à Saint Gengoux le National,
 
béton commercial à Gonesse,
 
massacre des bouquetins du Massif du Bargy…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sida et Ebola même origine
 
Sida : tout a commencé en 1920 à Kinshasa

Les analyses du groupe de chercheurs des universités britannique d’Oxford et belge de Louvain laissent penser qu’entre les années 1920 et 1950, une combinaison de facteurs, dont l’urbanisation rapide, la construction des chemins de fer en République démocratique du Congo (RDC), alors le Congo belge, ont favorisé l’émergence et la propagation du sida à partir de Kinshasa.

La source du sida est la population des grands singes du sud du Cameroun. Franchissant la barrière des espèces à la faveur de parties de chasse ou de consommation de viande de brousse, le pathogène est passé du chimpanzé à l’homme.

http://www.pourquoidocteur.fr/Sida—tout-a-commence-en-1920-a-Kinshasa–8143.html
http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0203829680617-sida-comment-tout-a-commence-1050164.php?RQigVPHwHlDbcI4K.99

Et voilà, l’information est glissée comme une banalité : une « chasse », un chimpanzé qui se défend et qui mord – car l’homme veut tuer un autre bipède, un anthropoïde comme lui, de la « viande de brousse » consommée, c’est à dire la chair d’autres anthropoïdes, et 36 millions de morts.
 
Pourquoi tant de mansuétude avec les massacreurs des chimpanzés, des bonobos, des gorilles ? Pourquoi, même quand l’immonde coûte si cher, ne s’est-il pas développé une dénonciation de ces coutumes anthropophagiques qui ravagent les populations de nos plus proches cousins ?
 
 
Pendant ce temps, dans les dix pays d’Afrique centrale où ils sont présents, les gorilles, déjà menacés par le virus Ébola, sont systématiquement massacrés : les populations locales croient dans les vertus curatives de leur chair, les réfugiés brûlent les forêts qu’ils habitent pour faire du charbon de bois, des exploitations forestières et minières illégales fournissant des compagnies européennes ou asiatiques détruisent leur habitat, les employés des mines s’en nourrissent, des trafiquants internationaux capturent les bébés gorilles pour les vendre comme animaux de compagnie ou de collection — pour un qui arrive vivant à l’étranger, quatre petits et deux adultes sont tués —, des touristes trouvent qu’une main de gorille fait un très beau cendrier, etc.
 
Des braconniers surarmés mènent la chasse, et face à eux, les gardes locaux sont soit corrompus, soit assassinés : 200 morts en quinze ans dans le seul parc national de Virunga en République démocratique du Congo.
 
http://www.integralpersonality.com/IPBlog/archives/633-Metacognition.html
 

Changer les braconniers de gorilles en défenseurs de l’environnement au Congo
 
http://fr.mongabay.com/news/2012/fr0813-hance-gorilla-poaching-congo.html

 
La menace majeure reste le commerce de viande de brousse, comme pour les chimpanzés ou les bonobos, aggravée par la guerre sévissant dans plusieurs pays où vivent les gorilles puisque les militaires et rebelles locaux effectuent le transport de viande vers la ville, mais consomment eux aussi cette viande.

http://www.janegoodall.fr/htfr/gorille.htm

http://www.janegoodall.fr/htfr/tchimpounga.htm

http://www.conservation-nature.fr/article1.php?id=53
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
septembre 2014 
 
 
Contre la mentaphobie
 
David Chauvet
édit L’Age d’Homme

 
Aujourd’hui, on qualifierait facilement d’obscurantiste l’époque où l’on déniait une âme à certains êtres humains pour mieux les exploiter. En France, il fait pourtant bon refuser la conscience des animaux lorsqu’il s’agit de justifier leur meurtre. C’est ce préjugé intéressé que cet ouvrage se donne pour mission de dénoncer, au pays de l’animal-machine. L’ignorance n’explique pas tout, selon l’auteur, car nous avons un intérêt évident à rabaisser les animaux. Cela nous permet d’entretenir une haute opinion de nous-mêmes à leurs dépens, et d’apaiser nos consciences lorsque nous les tuons. Jusqu’à présent, ce déni se présentait de manière diffuse, puisqu’il n’était même pas nommé. Cette peur de reconnaître que les animaux pensent porte désormais un nom : la mentaphobie. Certains ont sans doute tout intérêt à la voir perdurer. C’est bien d’une guerre contre ce préjugé que dépend dans une certaine mesure le sort des animaux, suspendu à l’opinion que nous avons d’eux.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’archipel de Palau envisage la suppression de la pêche commerciale
 
Palau (ou Palaos) est un petit archipel situé dans l’Océan Pacifique au large de l’Indonésie, les Philippines et la Papouasie Nouvelle Guinée.
Cet Etat de 20 000 habitants vit du tourisme, de la pêche, et de l’agriculture.
 

En annonçant cette volonté de interdire la pêche commerciale, Palau fait clairement le choix de la préservation des espèces.
 
http://www.la1ere.fr/2013/10/18/un-immense-sanctuaire-marin-palau-dans-le-pacifique-78427.html
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et toujours la dérégulation de la population…
 
L’explosion démographique continue : 11 milliards d’humains au XXIe siècle
 
« Le consensus au cours des vingt dernières années ou plus, c’était que la population mondiale, qui est actuellement d’environ 7 milliards, irait jusqu’à 9 milliards, se stabiliserait et même diminuerait très probablement, » dit Adrian Raftery, professeur de statistiques et de sociologie à l’université de l’état de Washington (WU à Seattle). « Mais nous avons constaté qu’il y a une très forte probabilité que la population mondiale ne se stabilise pas au XXIe siècle. La question de la population, qui semblait sortie de l’ordre du jour mondial, reste une question extrêmement préoccupante. »
 
Une nouvelle étude vient d’être publiée, basée non pas sur des hypothèses d’experts mais sur la statistique bayésienne, qui combine toutes les informations disponibles pour générer de meilleures prévisions. Menée par l’Université de Washington (WU) et les Nations Unies (DESA), elle estime que le nombre de personnes sur la Terre est susceptible d’atteindre onze milliards d’ici à 2100, soit environ deux milliards de plus que les estimations précédentes, et peut-être davantage.
(…)
 
www.reporterre.net/spip.php?article6334
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Confusion entre rigueur et déstructuration sociale
 
266 000 emplois menacés dans le milieu associatif
 
(…)
 
Au total, c’est donc plus de 266 000 emplois qui sont menacés de disparition dans les quatre années à venir. « C’est tout le paradoxe de cette situation, reprend Didier Minot. Beaucoup d’associations ont pour fonction d’accompagner des personnes en difficulté. Sauf qu’aujourd’hui, la situation économique est telle que ses mêmes associations sont elles aussi touchées de plein fouet. » Et ce alors qu’elles assurent une part de plus en plus grande des missions de service public qui incombaient auparavant à l’Etat. (…)

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/266-000-emplois-menaces-dans-le-milieu-associatif-25-09-2014-4162103.php
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
Valentine Bourrat et Thomas Dandois, journalistes de ARTE, arrêtés par le colonisateur indonésien en Papouasie Occidentale, sont toujours détenus
 
 
d’autres éléments :
 
La colonisation oubliée de la Papouasie Occidentale
 
Que sait on des papous ?
 
Depuis des milliers d’années ce peuple vit au nord de l’Australie sur l’île de Papouasie-Nouvelle Guinée, sur son versant occidental. Ancienne colonie néerlandaise, les Pays Bas abandonnent les iles de Papouasie Occidentale à l’armée indonésienne qui l’occupe au début des années 60.  A l’est, la Papouasie Nouvelle Guinée obtiendra son indépendance en 1975.
 
En 1962, les accords de New York négociés par les Etats-Unis au nom du gouvernement indonésien aboutissent à un accord de transfert de souveraineté, un accord validé aux Nations Unies. Un transfert de souveraineté de la Nouvelle Guinée Occidentale à l’Indonésie. Un accord préparé dans le plus grand secret et sans l’accord des papous occidentaux qui vont contester cette décision.
 
http://www.franceinter.fr/emission-partout-ailleurs-la-colonisation-oubliee-de-la-papouasie-occidentale-14
 
http://www.franceinter.fr/emission-partout-ailleurs-thomas-dandois-et-valentine-bourrat-toujours-detenus-en-indonesie
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Déculturation, culture impérialiste et réification générale
 
en clair : De plus en plus bas, toujours plus con et ignoble
 
Une ferme de mille vaches dans la Somme…
 
Cette nuit, le spéculateur Michel Ramery a installé illégalement, et sous la protection de la police, plusieurs dizaines de vaches dans son usine à Drucat dans la Somme.
 
Ce dimanche, la mobilisation autour de la ferme-usine des 1000 vaches se poursuit !
 
La Confédération paysanne et Novissen bloquent l’accès au site, jour et nuit, afin de ne plus laisser entrer de vaches et de ne laisser sortir aucun sous-produit de cette usine.
 
Il est clair maintenant que c’est l’entreprise Senoble qui sera chargée de la collecte de ce lait inique.
 
C’est pourquoi nous demandons à tous de ne plus acheter ou promouvoir ses produits (voir liens ci-après).
 
Le blocus doit être un succès alors que la Préfète tente de sortir de cette crise par la négociation.
 
Comme lors de la lutte au CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière) à la Maison du Lait en septembre 2010,
 
nous appelons les Amis de la Conf’ à venir apporter leur soutien.
 
 
 
En allant à Drucat, près d’Abbeville pour empêcher les entrées et sorties du site JOUR ET NUIT.
 
et/ou s’ils ne le peuvent :
 
–  en appelant la Préfecture de la Somme Téléphone standard: 0821 80 30 80
 
–  en écrivant à la Préfète  à pref-courrier@somme.gouv.fr  ou
 
Préfecture de la région Picardie, préfecture de la Somme 
51 rue de la République
80020 AMIENS CEDEX 9
 
– en interpellant Senoble :  http://enviedepaysans.fr/campagne-dinterpellation-senoble/#.VBWC0_l_vNF
 
ou en signant la pétition : http://senoble.1000vaches-nonmerci.fr/
 
Des outils pour vous aider à faire campagne avec nous contre la Ferme des 1000 vaches

Video : https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=I3APwOj588o

Des éléments d’information pour mieux comprendre :

http://enviedepaysans.fr/blog/2013/10/tout-comprendre-aux-1000-vaches/

ACTU :
http://www.leparisien.fr/picardie/videos-ferme-des-1000-vaches-le-foll-n-a-pas-soutenu-le-projet-14-09-2014-4134231.php

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/13/l-exploitation-de-la-ferme-des-mille-vaches-a-commence_4487009_3244.html

Les Amis de la Conf sont auprès de la Confédération paysanne pour soutenir l’agriculture paysanne.
Ils refusent le modèle d’agriculture intensive que Ramery et  le gouvernement nous imposent.
Nous souhaitons maintenir de nombreuses fermes à taille humaine.
Elles permettent la création d’emploi, le maintien de la vie dans nos campagnes,  le respect des hommes, des animaux et de leur environnement.
Non à la Ferme des 1000 vaches,

 
Chosification générale, l’Etat de Droit au service du mépris du vivant

  
Non, le dangereux individu délicatement maîtrisé n’est pas le promoteur du gros caca anti-nature, c’est l’un de ceux qui défendent les élevages de bonne qualité : Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne

http://www.citizen-nantes.com/article-lutte-contre-la-ferme-des-mille-vaches-temoignage-de-dominique-henry-interpellee-123877009.html

 
 
 
mille vaches ?

Complexe grand comme 2,5 terrains de football, il a été surnommée la ferme des Mille vaches en raison de sa taille. 22.000 litres de lait pourront y être produits chaque jour. La Confédération paysanne voit dans ce projet la mort de l’élevage. Les agriculteurs qui y sont associés, la seule façon de survivre.

http://www.bfmtv.com/planete/video-riverains-ecolos-sopposent-a-ferme-mille-vaches-784843.html

 

Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches

Soit un plateau de craie intensivement livré à la pomme de terre, à la betterave, au colza, au blé. Le fleuve qui a donné son nom au département se jette dans la Manche, dans cette si fameuse baie de Somme où prospère tant bien que mal une colonie de phoques veaux-marins. Plus haut, le puissant Nord-Pas-de-Calais des barons socialistes ; plus bas, l’Île-de-France des ministères et des grandes décisions. C’est là, tout près d’Abbeville, qu’on prétend ouvrir la plus grande ferme de la longue histoire agricole française. Mille vaches. Mille vaches prisonnières de l’industrie.

Quand on arrive sur le chantier de la Ferme des Mille vaches, il vaut mieux avoir le cœur en fête, car la plaine agricole fait vaciller le regard. À perte de vue, des immenses monocultures, rases encore en ce début d’hiver. Aucun arbre. Nulle haie. L’industrie de la terre. De Drucat, aller jusqu’au hameau Le Plessiel, puis prendre à gauche la départementale 928, sur environ 500 mètres, en direction d’Abbeville, qui n’est qu’à deux pas. C’est donc là. Mais où ?
(…)
http://www.reporterre.net/spip.php?article5221
http://www.sillon38.com/blog/2012/03/13/biassu-fait-son-actu-sur-la-ferme-aux-mille-vaches/
 
 
Michel Ramery, l’entrepreneur en BTP derrière la ferme aux mille vaches
 
Dans la Somme, les méthodes de l’entrepreneur font débat. Toutes sortes de bruits circulent. Certains évoquent sa propriété à 500 mètres de la future étable, un ancien corps de ferme qu’il aurait transformé en «forteresse», avec «grillages» et «barbelés». D’autres insistent sur sa proximité supposée avec les élus et notables du coin. Les agriculteurs, eux, s’expriment à mots couverts. «Beaucoup n’osent pas trop dire qu’ils sont contre le projet», dit Henri Gauret. Un exploitant laitier confirme : «On veut rester en dehors de tout ça.» La raison : l’influence supposée de Ramery auprès du Crédit agricole, la banque clé du secteur.
 
http://www.liberation.fr/economie/2013/11/16/michel-ramery-l-entrepreneur-en-btp-derriere-la-ferme-des-mille-vaches_947268
 
 
 
 
 
 
 

 

un rappel  bien utile :

HERBE
le film de Matthieu Levain et Olivier Porte 
 

C‘est comme le jour et la nuit. Le film balance entre deux univers. L’un a toujours les pieds sur la terre, la connaît et l’aime. L’autre est un pur produit de la culture anti-nature.
 
L’herbe broutée par les vaches laitières des éleveurs que nous rencontrons tout d’abord est la vedette de ce film éclairant. Adeptes de ce que l’on nomme maintenant la filière herbagère qui allie les connaissances des anciens et celles de la bio, ces éleveurs toujours paysans promènent, avec le chien, le troupeau de la pâture à la salle de traite. Ils foulent l’herbe dont ils connaissent chaque espèce, les très bonnes pour les ruminants et le lait, le meilleur lait, et les autres qu’il faut contrôler avec doigté. Ils jardinent prairies et champs avec la connaissance des cycles des végétaux et des animaux. Ils entretiennent de belles haies riches de tous les bois, entre le taillis pour le feu et le bois d’oeuvre qui grandit pour les petits enfants. Ils ont le temps de regarder la vie qui grouille autour d’eux. Ils donnent envie de faire sa vie à la campagne.
 
Silos, grands bâtiments industriels, gros engins flambant neufs, animaux en stabulation, et endettement en proportion, nous découvrons ensuite une « exploitation » de l’agriculture intensive. Grosse consommatrice des gadgets profitables aux industriels et aux banquiers, c’est un maillon de cette industrie qui, en amont, produit les ravages écologiques et humains montrés par « La terre des hommes rouges » (BirdWatchers), le film présenté plus loin. De l’Amazonie, de l’Argentine, de la Chine, de tous les coins du monde dévastés par la spéculation agro-alimentaire, à ce coin de Bretagne, proviennent les aliments déversées sous le nez des vaches incarcérées. C’est la même machinerie ubuesque cornaquée par des conseillers en asservissement aux banques.
 
En aval de l’exploitation : un lait de bien moins bonne qualité que celui produit à l’herbe, et sans doute pas exempt des molécules déversées à tous les stades en amont. Aussi quelques effluents bien connus en Bretagne, jusque sur les côtes. Sans oublier la colossale contribution de toute la filière au bouleversement climatique. 
 
Entièrement dépendante des approvisionnements livrés par des norias de bateaux et de camions, coupée de son environnement, dans l’engrenage des investissements et des crédits à vie, assoiffée d’énergie, coupée même des animaux qui la font vivre et qui ne sont plus que des numéros, des performances de production, cette exploitation est suspendue aux crédits et aux subventions extorquées à des contribuables qui sont loin d’imaginer quel mal va faire le produit de leur travail, ici et jusqu’au delà des océans.
 
HERBE n’aborde pas la triste condition des animaux de l’élevage intensif. Peut-être le temps manquait-il. Il y a tant à dire. Dans ces exploitations si bien nommées où le productivisme a aboli la connaissance et l’intelligence du vivant, les vaches sont maintenues en lactation par des grossesses rapprochées. 3 mois après un vêlage, elles sont à nouveau fécondées par insémination artificielle. Et, durant la grossesse, elles sont encore traites. Si bien qu’après 5 ou 6 ans de production forcée et de souffrance quotidienne, leurs corps épuisés tiennent à peine debout (quand elles ne sont pas maltraitées, les vaches vivent quatre fois plus longtemps avant la fatidique « réforme »). En remerciement de si bons services, les exploitants les expédient à l’abattoir. Leur chair martyrisée et immangeable sera débitée en viande hachée et promotions de grandes surfaces (70% des ventes). 
 
Et tout cela pour quoi ? Quels avantages ? Quel agrément ? Pour une entreprise fragile jusqu’à la caricature qui est à la merci de la moindre fluctuation des cours des intrants, des subventions, et de la moindre variation du climat ici et là-bas, là où sont produits les aliments au détriment des écosystèmes et des populations. A la merci du coût de l’énergie dévorée. A la merci du coût de l’eau qu’elle consomme et pollue en abondance. A la merci aussi de multiples systèmes techniques consommateurs de juteux contrats de maintenance (machinisme agricole dernier cri, gestion technique centralisée des automatismes, informatique). Quant aux hommes qui essayent de se convaincre d’avoir eu raison de suivre les injonctions des représentants de la coopérative et de la banque qui les utilisent pour se nourrir des subventions publiques, ils sont enchaînés à vie à un système artificiellement soutenu qui n’est même pas fiable à moyen terme puisqu’il détruit localement et globalement. Leur vie entièrement absorbée par un travail taylorisé, de 6H1/2 à 20H30, la tête tout aux calculs de rentabilité, ils courent d’un atelier à un autre, l’oeil sur les torrents de chiffres des écrans de contrôle. Les pauvres ne font pas envie et achèveraient de nous convaincre de la valeur de l’élevage sur herbe, s’il en était besoin.

Un film qui remet les idées en place et montre que les alternatives au naufrage planétaire sont là, à portée de la main. A voir, même si l’on a déjà des notions sur le sujet. Il faut voir l’épanouissement et entendre la tranquille assurance des fermiers autonomes, tandis que les exploitants, devenus petits personnels des industriels-banquiers, cherchent à se rassurer en puisant dans un discours qui ne leur appartient pas.
 
Dans la Somme, les méthodes de l’entrepreneur font débat. Toutes sortes de bruits circulent. Certains évoquent sa propriété à 500 mètres de la future étable, un ancien corps de ferme qu’il aurait transformé en «forteresse», avec «grillages» et «barbelés». D’autres insistent sur sa proximité supposée avec les élus et notables du coin. Les agriculteurs, eux, s’expriment à mots couverts. «Beaucoup n’osent pas trop dire qu’ils sont contre le projet», dit Henri Gauret. Un exploitant laitier confirme : «On veut rester en dehors de tout ça.» La raison : l’influence supposée de Ramery auprès du Crédit agricole, la banque clé du secteur.
 

ACG

 

Pour plus d’info :
Le site du centre d’étude pour une agriculture plus autonome créé sur l’impulsion d’écologistes distingués, tel André Pochon
http://www.cedapa.com/
André Pochon est l’auteur du livre « Le scandale de l’agriculture folle » qui vient de paraître aux éditions du Rocher.
http://www.dailymotion.com/video/x8re4z_andre-pochon-l-agriculture-durable_webcam#from=embed

http://www.mescoursespourlaplanete.com/
beaucoup d’info, y compris sur les conditions de l’élevage industriel et les conséquences néfastes de ce système (rubrique « produits laitiers »).

http://www.protection-des-animaux.org/
En particulier un dossier bien informé : L’industrie agro-alimentaire

Et l’on pense, bien sûr, au peuple de l’herbe de Microcosmos , le film merveilleux de Claude Nuridsany et Marie Pérennou qui montre la diversité foisonnante de la vie dans l’herbe. Un petit coup d’oeil aux belles vidéos en ligne pour s’aérer la tête et retrouver le sens de la relativité.
http://www.dailymotion.com/video/x7jp6v_microcosmosscene-1_animals

 
 
 
 
 
 
 
 
France terre totalitaire
Un paysan harcelé pour faire place nette au projet de grand stade lyonnais
 
Les promoteurs du Grand Stade à Lyon forcent une expropriation malgré une décision de justice annulant la Déclaration d’utilité publique des accès.

 
 
mars 2012
Philippe Layat, le paysan qui résiste au Grand Stade
http://www.rue89lyon.fr/2012/03/29/philippe-layat-le-paysan-qui-resiste-au-grand-stade/
 
avril 2012 
Un paysan résiste à l’OL Land 
http://rebellyon.info/Un-paysan-resiste-au-Grand-Stade.html
 
novembre 2013 
Expulsion Le campement des opposants au Grand Stade de Décines a été détruit mardi matin 
http://www.20minutes.fr/lyon/1217837-20130904-carton-rouge-fils-butte
 
septembre 2014
Intrusion chez Philippe Layat à Décines le 2 Septembre 2014
http://www.dailymotion.com/video/x2583zj_la-triple-peine-pour-un-paysan_people 
 
 
Le grand stade de Lyon s’impose par la force… malgré la justice
http://www.reporterre.net/spip.php?article6250
 
« Cela fait 400 ans que ma famille possède ces terres. Le portail qu’ils ont détruit, c’est mon père qui l’avait fait construire. Ça fait mal tout ça »

Exclusif : L’agriculteur anti-Grand Stade interpellé
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Dossiers/OL-Land/Exclusif-L-agriculteur-anti-Grand-Stade-interpelle

Sympa ce pays où même des ouvriers de chantier jouent les supplétifs du système prédateur !
 

 
 
 
 
 
La France rétrograde
 
Sivens et zone humide du Testet
Une grande destruction pour soutenir un modèle agro-industriel catastrophique

 
La forêt de Sivens gazée et mutilée par le Conseil Général avec l’armée
https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/tag/sivens/

 
Déboisement par la force et gros mensonges
http://www.collectif-testet.org/

 
Barrage de Sivens : un nouveau « Notre Dame des Landes »
http://www.metronews.fr/toulouse/barrage-de-sivens-tarn-un-nouveau-notre-dame-des-landes/mnic!PShaeh5Ppuw/

 
Barrage du Testet – Un projet contre l’intérêt général
http://fdg-info13.com/2014/09/08/barrage-du-testet-un-projet-contre-linteret-general/

 
Au fait, quid de
 
la Directive Cadre Européenne pour la protection de l’eau,
 
de la Loi sur l’Eau (LEMA),
 
des directives du Ministère de l’Environnement (encore en juillet dernier),
 
de Natura 2000,
 
de la Trame Verte et Bleue,
 
des discours ronflants
 
et des Comités de Rivière et de Bassin richement dotés ?
 
 
 
par exemple :
 
Trame bleue – l’évolution de la protection des eaux
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trame_bleue
 
 
Mise en œuvre de la réglementation relative aux zones humides
http://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/GuideRegionalZH_V3_20120716_cle27e177.pdf
 

Régulation des activités humaines dans les zones humides
http://siecorse.eaurmc.fr/zones-humides/documents/chapitres-guide-juridique/regulation-activites-humaines-zh.pdf
 
 
L’altération de la morphologie des cours d’eau est l’un des principaux obstacles au bon état écologique des milieux aquatiques.

C’est pourquoi la mise en œuvre d’opérations adaptées de restauration physique des milieux aquatiques basées sur de bonnes pratiques de génie écologique et portées par des maîtres d’ouvrage locaux est une nécessité.
 
Face à la proche échéance de 2015 pour la reconquête du bon état et l’ampleur des travaux à mener, il est urgent d’accélérer la diffusion de bonnes pratiques déjà connues, d’améliorer les techniques de restauration et le niveau d’ambition des projets.
(…)
http://www.onema.fr/Promouvoir-la-restauration

 
l’application sur le terrain :
Reconstitution de méandres, remise du cours d’eau dans son lit d’origine, suppression des protections de berge, remise à ciel ouvert d’un cours d’eau… De nombreux chantiers de restauration visant à rétablir les processus hydromorphologiques des cours d’eau ont vu le jour ces dernières années, associant des acteurs divers. Les objectifs visés par ces opérations sont multiples : réduire les risques d’inondation, faciliter le transport sédimentaire, restaurer la continuité pour les espèces aquatiques, rétablir les connexions hydrauliques et les habitats, améliorer la qualité de l’eau, améliorer le cadre de vie et aménager des espaces de détente.
 
(Promouvoir la restauration, document de l’ONEMA) 
 

interactions avec les acteurs locaux :
L’altération de la continuité écologique des cours d’eau compromet l’atteinte du bon état écologique des milieux aquatiques, objectif fixé par la directive cadre sur l’eau. C’est pourquoi les réglementations française et européenne – directive cadre sur l’eau, loi sur l’eau, plan national de gestion pour l’anguille, loi Grenelle, plan national de restauration – convergent désormais vers l’obligation de restaurer la continuité écologique dans les milieux aquatiques. Ils conduisent collectivement les acteurs de l’eau à augmenter les efforts et à démultiplier les actions en faveur de cette restauration.

La priorité est donc aujourd’hui d’inventorier l’ensemble des ouvrages existants, d’identifier les obstacles les plus problématiques, de susciter l’émergence d’une maîtrise d’ouvrage publique pour la suppression des ouvrages abandonnés et de faire appliquer la réglementation sur les cours d’eau classés. Un vaste chantier dans lequel l’Onema a un rôle majeur à jouer, en synergie avec les agences de l’eau et les services de l’Etat (DREAL, DDT) en interactions avec les acteurs locaux.

restauration de la continuité écologique 
L’article L.214-17 du Code de l’environnement, introduit par la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, prescrit en effet la sélection, par le préfet coordonnateur de bassin, des cours d’eau et tronçons de cours d’eau (liste 1) « sur lesquels aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s’ils constituent un obstacle à la continuité écologique ». Ce classement en liste 1 conduit par ailleurs à tenir compte de l’objectif de préservation « dans l’instruction de toute demande d’autorisation relative à d’autres activités humaines susceptibles d’impacter les cours d’eau concernés, notamment en matière d’hydrologie », indique la circulaire. A ce titre, il s’agit également d’imposer « la restauration de la continuité écologique à long terme, au fur et à mesure des renouvellements d’autorisations ou de concessions, ou à l’occasion d’opportunités particulières » (travaux, modifications d’ouvrages, renouvellement de contrat d’obligation d’achat etc.).
(…)
http://www.environnement-online.com/presse/environnement/actualites/3680/eau/continuite-ecologique-de-l-utilite-du-classement-des-cours-d-eau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
« Je suis un libéral qui a toujours admiré le monde financier et ses opérateurs. Je n’aurais pas, sinon, choisi de couvrir pour Le Monde depuis 25 ans l’univers de Wall Street et de la City.

Mais depuis la crise, je suis un libéral qui doute, un déçu du capitalisme, un angoissé de l’avenir. J’ai cherché à comprendre les racines profondes de cette transformation personnelle. Ce carnet de route sans complaisance est à la fois un voyage intérieur et une enquête sur un monde très fermé, celui des Banksters, dominé par l’opacité et… l’impunité.
Car tout a changé le 15 septembre 2008. » 
 
Marc Roche
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Valentine Bourrat et Thomas Dandois, journalistes de ARTE, arrêtés par le colonisateur indonésien en Papouasie Occidentale pour avoir rencontré des résistants

 
http://www.france24.com/fr/20140808-indonesie-journalistes-francais-arretes-papouasie-occidentale-thomas-dandois-valentine-bourrat/
 
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1231367-au-pays-des-papous-deux-journalistes-francais-ont-ete-arretes-mobilisons-nous.html 
 
http://www.lepoint.fr/medias/indonesie-deux-journalistes-francais-arretes-en-papouasie-08-08-2014-1852426_260.php
 
 
 
 
 

 
manifestation pour la libération de la papouasie Occidentale (Irian Jaya)
 
 
 
Pour se rafraîchir la mémoire sur l’épouvantable situation de la Papouasie Occidentale depuis soixante ans :
 
 
 
Des paradis dans l’enfer du développement
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=124:des-paradis-dans-l-enfer-du-developpement&catid=9&Itemid=470
 
 
 
Le palmier à huile s’étend en Papouasie Occidentale
http://www.7sur7.be/7s7/fr/2765/Environnement/article/detail/446808/2008/10/10/La-deforestation-s-accelere-en-Papouasie-occidentale.dhtml
 
 
 
 

 

 
Une catastrophe capitaliste exemplaire

 
Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne toujours
et l’Australie, alléchée par les ressources naturelles, aide à la curée
 
 
 

Massive Indonesian offensive displaces thousands of West Papuans in Paniai as helicopters attack and raze villages
http://earthfirstnews.wordpress.com/2011/12/14/massive-indonesian-offensive-displaces-thousands-of-west-papuans-in-paniai-as-helicopters-attack-and-raze-villages/

Australia involved in military operations in Paniai,
http://wpan.wordpress.com/
 

Papuan human rights advocates accuse Australian over military repression
http://pacific.scoop.co.nz/2011/12/papuan-human-rights-advocates-accuse-australia-over-military-repression/
 

Reports of villages razed, homes torched in West Papua
http://westpapuamedia.info/tag/indonesian-national-armed-forces/
 

West Papua : Paniai Chronology
http://indigenouspeoplesissues.com/index.php?option=com_content&view=article&id=13275:west-papua-paniai-chronology-events-and-actions-of-the-brimob-troops&catid=32:southeast-asia-indigenous-peoples&Itemid=65
 
 
 
Melkias Agapa a été assassiné en juin 2009, sans l’ombre d’un prétexte, par les forces indonésiennes
 

Survival France s’en fait l’écho
http://www.survivalfrance.org/actu/2
 

Plus de 300 000 morts estimés il y a plus de 20 ans. Certains parlent de 900 000 tués. Oui, c’est un génocide, comme l’a été Timor-Est avec les mêmes oppresseurs. Sans oublier les Moluques…
 

Le martyr de la partie ouest de la Papouasie Nouvelle-Guinée a commencé en 1963 à l’initiative de l’administration Kennedy qui a organisé le sabotage de l’accession du pays à l’indépendance pour le jeter en pâture à ses industriels, avec la participation empressée de l’Indonésie. Pour tenter de justifier ce scandale historique, Kennedy aurait qualifié les Papous d’hommes de l’âge de pierre. Comme s’il s’agissait d’un état honteux et condamnable, d’ailleurs. Un adepte de la théorie des stades, théorie typiquement totalitaire, ce Kennedy ? On voit que les crimes contre les peuples de l’Amérique et la perte irréparable de leurs cultures n’avaient pas encore beaucoup pénétré l’esprit de ceux qui s’estimaient capables de diriger les autres. Et pourtant… C’est l’époque de l’essor planétaire des courants contestataires et lanceurs d’alertes qui ravivent la culture inspirée par le vivant et constituent la nouvelle gauche – ou mouvement alternatif. Effarés par les destructions et les crimes perpétrés par les armées et les industriels de la conquête capitaliste, tous les peuples ont donné naissance à ce nouvel engagement politique conscient comme jamais du caractère mortifère de la culture et du système dominants, ce « soulèvement, encore confus mais universel, du vivant contre ce qui le nie et le détruit » disait Pierre Fournier *. Les cris venus de Papouasie, du Vietnam, de l’Amazonie, ont fortement contribué à développer la prise de conscience de l’ampleur planétaire de la nouvelle offensive capitaliste.
 
* « FOURNIER précurseur de l’écologie » par Patrick Gominet et Danielle Fournier, édit. Les Cahiers dessinés 2011.
 

En Indonésie, comme en de nombreux autres pays, le pouvoir centralisé hérité de la colonisation accroîtra la colonisation des peuples sous sa coupe, après la prétendue « indépendance ». Une « indépendance » bientôt dirigée par les prédateurs industriels et la corruption (ci-dessous : Forêts équatoriales et tropicales, agir concrètement.
 

Après avoir poussé au putsch de Suharto en septembre 1965 en Indonésie, à celui du 11 septembre 1973 au Chili, et beaucoup d’autres développements totalitaires, l’administration américaine déclenchera, en 1975, et appuiera militairement la guerre de colonisation du Timor Oriental et le long génocide qui s’en est suivi. L’agression qui avait fait lever la nouvelle gauche n’avait cessé de croître en force et en étendue.
 

Mais la nouvelle gauche n’était plus. Aux Etats-Unis et en Europe, depuis la fin des années soixante, sous l’impulsion des nombreux militants de l’anti-communisme (sic) qui se faisaient volontiers passer pour « anti-totalitaires » (voir, au-dessous, le sujet sur Bosquet-Gorz), le mouvement alternatif avait été pénétré et saboté de l’intérieur, ses acteurs éliminés, et les nouvelles générations détournées vers des réformismes accommodants pour la domination. Notons, en passant, combien curieux étaient ces « anti-totalitaires » acharnés à couler la Nouvelle Gauche qui, elle, est anti-totalitaire par essence. En décembre 1975, quand l’armée de la dictature indonésienne et les navires de guerre US attaquèrent Timor, le mouvement français agonisait déjà sous les coups conjugués des néo-capitalistes bientôt néocons (avec Jean Carlier et Brice Lalonde), de la gauche mendésiste et des gauchistes. Dès lors, libérée de sa seule opposition culturelle et structurelle, la mondialisation du capitalisme aura quartier libre, accompagnée dans son effort par toutes les fausses gauches meurtrières de l’alternative.
 

Après le retrait de Suharto, qui restera comme l’un des plus grands criminels du XXème siècle, et sa mort paisible, après la reconnaissance de l’indépendance du Timor Oriental, on avait espéré une évolution de la junte au pouvoir à Djakarta. Il n’y a eu que des modifications cosmétiques. Le procès du régime corrompu et sanguinaire n’a pas été fait, et les mêmes intérêts destructeurs du bien commun n’ont fait que prospérer plus encore (voir, en janvier 2011, le sujet sur l’huile de palme : Un crime contre le vivant).
 

Depuis cinquante ans, le martyr continu de la Papouasie Occidentale (West Papua) révèle toute la vanité et la nuisibilité de ceux qui ont éliminé et jeté dans l’oubli les lanceurs d’alerte de la nouvelle gauche et l’alternative qu’ils proposaient.

 

le magazine Down to Earth vient de publier :
 
The land of Papua : a continuing struggle for land and livelihoods
http://www.downtoearth-indonesia.org/story/dte-newsletter-89-90-full-edition-download
 

West Papua’s cry for help
http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2011/11/201111673842314396.html
 

West Papua : ignored struggle
http://www.scoop.co.nz/stories/HL1012/S00199/west-papua-ignored-struggle-set-to-explode-on-our-doorstep.htm
 

West Papua media alerts
http://westpapuamedia.info/tag/papua/
 
 
 

 

Audience historique au Congrès américain sur les violations de droits de l’homme à l’encontre des Papous
 
Le Congrès des Etats-Unis a tenu une audience publique la semaine dernière pour écouter les témoignages de Papous et d’universitaires concernant les violations de droits de l’homme en Papouasie occidentale. La séance, organisée par le Sous-Comité sur l’Asie, le Pacifique et l’environnement global était intitulée : « Crimes contre l’humanité : Quand l’Indonésie sera-t-elle tenue responsable pour ses abus délibérés et ses violations systématiques en Papouasie occidentale ? »
 
C’est la première fois que les Papous ont eu l’opportunité de s’exprimer au Congrès nord-américain sur les horreurs qu’ils ont vécues des mains des militaires indonésiens. Le Papou Henkie Rumbewas a décrit comment l’arrestation de son père, la disparition de deux de ses oncles et l’assassinat de son cousin par les militaires indonésiens l’ont poussé à dénoncer les abus de droits de l’homme et la répression politique en Papouasie occidentale.
 
Anthropologue et expert de la Papouasie occidentale, Eben Kirksey a raconté qu’il se trouvait sur l’île de Biak en 1998 lorsqu’un massacre eut lieu. Depuis son hôtel il pouvait entendre la police et l’armée tirer sur une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui brandissaient le drapeau prohibé de la Papouasie occidentale.
 
Un témoin oculaire avait confié à Eben Kirksey avoir vu les soldats charger des cadavres et des manifestants agonisants dans des camions. Les survivants avaient été embarqués à bord de navires de la marine puis jetés par-dessus bord. Les semaines suivantes, 32 cadavres avaient échoué sur le rivage, certains sans tête, sans mains ou sans parties génitales. Survival avait dénoncé ce massacre, mais les médias internationaux y avaient prêté peu d’attention et, malgré les appels internationaux pour la justice, il n’y a jamais eu d’enquête officielle et aucun soldat n’a été poursuivi en justice.
 
Le membre du Congrès Eni Faleomavaega qui présidait l’audience a déclaré : « Il est indéniable que l’Indonésie a délibérément et systématiquement commis des crimes contre l’humanité et qu’elle doit maintenant en être tenue responsable ».
 
En juillet dernier, 50 membres du Congrès ont écrit au président Obama déclarant que de fortes présomptions de génocide à l’encontre des Papous pesaient sur le gouvernement indonésien. Ils ont également appelé le président à « faire en sorte que la Papouasie occidentale devienne l’une des plus hautes priorités de l’Administration ».
 
http://www.hns-info.net
 
rapporté par : http://fouchardphotographe.travelblog.fr/r10413/POLITIQUE-RELIGION/9/
 

C’était en octobre 2010 et rien n’a progressé. Au contraire.
 
 

 

 
 
 
Le martyr de la Papouasie
article de 1989
 
 

Voilà plus de 40 000 ans que les Papous vivent en Nouvelle-Guinée sans rien dégrader dans cet environnement fragile (à la différence du climat beaucoup plus humide de Sumatra, Java, Bornéo et Sulawesi, la Papouasie subit une saison sèche). Comme les indiens d’Amazonie, comme toutes les populations des forêts, ils connaissent parfaitement les écosystèmes complexes auxquels ils s’intègrent. Certains vivent de chasse, d’autres pratiquent une agriculture itinérante, laissant la forêt et l’humus se reconstituer longuement après leur passage.
 

Comme tant d’autres, les Papous sont encore méprisés par les beaux esprits qui font la petitesse d’une certaine culture occidentale. Ainsi, un académicien français dont on vient de découvrir les talents cachés, Michel Droit, a-t-il écrit (en relatant la colonisation de l’Océanie au siècle dernier) : « une malédiction semble planer sur un grand nombre de ces pays. Citadelle de mangeurs d’hommes, dernier refuge de la barbarie, ils forment une sorte de tache honteuse au coeur de la civilisation. Catholiques et protestants rivalisent dans leurs efforts pour leur apporter l’Evangile, et les rapports de leurs missionnaires bouleversent les coeurs ».
 

La moitié Est de la Nouvelle-Guinée fut colonisée par les Anglais et est devenue indépendante en 1976.
 

La partie Ouest fut sous domination néerlandaise jusqu’au début des années 1960. Les colonisateurs hollandais s’intéressèrent peu à la Papouasie. Ils tentèrent, sur la fin, de la préparer à devenir autonome mais sans grande conviction. Pendant ce temps, les Etats-Unis jouaient la carte de Djakarta contre les Pays-Bas ! Les compagnies américaines qui prospectaient en Papouasie dissimulaient les résultats positifs de leurs recherches. Après une agression militaire du régime de Sukarno, le gouvernement de J.F. Kennedy manoeuvra l’ONU pour conduire, en 1963, à l’annexion de la Papouasie Occidentale (West Papua) par l’Indonésie.
 
 
 

Vers la solution finale
 

Dès lors, les entreprise américaines et japonaises, surtout, se ruèrent sur les ressources naturelles de la Papouasie (pétrole, nickel, cobalt…) sans se soucier le moins du monde des habitants et des écosystèmes !
 

A cette agression s’ajoute l’invasion de colons javanais que la dictature de Djakarta organise depuis plus de 20 ans. D’après un document de 1983, l’objectif final serait l’implantation de 4 à 5 millions de colons (dans un pays qui comptait 8 à 900 000 habitants à l’arrivée des Indonésiens).
 

Face à l’occupation de leurs terres, les Papous n’ont aucun recours. La spoliation des Papous a même été légalisée dès 1967 par le ministère indonésien des forêts.
 

Pour faire place nette aux projets stratégiques (comme la route Nord-Sud qui suivra la frontière de la Papouasie-Orientale), aux multinationales et aux colons javanais, l’armée d’occupation violente les populations depuis près de 30 ans. Pour briser la résistance des Papous, l’armée de Djakarta multiplie les pires atrocités. Bombardements de villages, mitraillages par hélicoptères, opérations de chasse aux autochtones, exécutions massives de prisonniers et d’otages, tortures, emprisonnements sans jugement dans des culs de basse fosse, disparitions, etc. Comme à Timor-Est, la colonisation indonésienne se traduit par beaucoup plus qu’un ethnocide ; c’est d’un génocide dont il s’agit ! Depuis le début de la colonisation indonésienne, des dizaines de milliers de Papous ont été massacrés. Voici quelques années, des études estimaient le nombre des victimes entre 110 000 et 200 000 personnes ; soit, pour le chiffre le plus élevé, presque 25 % de la population dénombrée en 1960.
 

Après la « pacification par l’armée », des compagnies forestières prennent le relais pour piller tout ce qui peut l’être, contraignant même les autochtones à travailler à la destruction de leur pays (1).
 

A toutes ces agressions s’ajoute l’action des missions qui ouvrent la voie à l’armée d’occupation et l’assistent pour laminer la résistance des populations, détruire leur culture, les amoindrir ou les clochardiser. Comme au XIXème siècle, comme ils le font encore en Papouasie Orientale avec leurs collègues protestants, les missionnaires s’imposent aux populations jusque dans les régions reculées. Ils sapent leurs structures sociales en s’attaquant à leur culture, leur mode de vie, leurs divinités qu’ils souillent et interdisent… Puis ils vendent leur art sacré qui est fort prisé par les collectionneurs du monde entier.
 

Ensuite, quand les militaires ont fait leur office, quand les survivants ont été jetés dans les baraquements insalubres de la Transmigration où ils se retrouvent en minorité (2), les missionnaires sont encore présents pour parachever le travail d’acculturation programmé par la dictature de Djakarta.
 

Pour parachever le tout, la dévastation des écosystèmes par l’armée indonésienne, les trasmigrants et les compagnies multinationales, prive déjà si gravement les Mélanésiens des produits de subsistance qu’ils commencent à souffrir de malnutrition.
 

Jusqu’à présent, le martyr des Papous et la dévastation de leur pays n’a pas provoqué beaucoup de réactions (3)… Il faut tout mettre en oeuvre pour que cela change !

ACG, Ecologie n°396, août/septembre 1989
 

Hors des contacts aux Pays Bas, les informations sur ce drame exemplaire ne semblent avoir motivé personne en France.
 

En décembre 2011, j’ai, par exemple eu la curiosité de chercher les interventions de la Via Campesina (dont le président Henry Saragih est originaire de Sumatra), sur la colonisation dévastatrice de la Papouasie Occidentale. Rien. Je n’ai rien trouvé.
 
De toute évidence, la sensibilité au massacre de la Papouasie fait encore, quarante ans après, la différence entre les alternatifs et les réformistes.
 

 

(1) Selon Survival International, au début des années 80, 200 000 hectares avaient déjà été déforestés pour les seuls besoins de la Transmigration. Aujourd’hui, c’est 60% des forêts de la Paouasie Occidentale (West Papua) qui seraient sur le point d’être concédés à des entreprises de coupe de bois.
 
(2) En outre, les Papous sont – seuls – soumis à un programme de régulation des naissances !
 
(3) La dictature de Djakarta n’autorise aucune organisation humanitaire à travailler en Papouasie. C’est, avec Timor, l’une des régions les plus fermées au monde.
 
 
Freeport miner’s strike
http://www.youtube.com/watch?v=bK-_0iZtq4Y
 
 
Genocide in West Papua
http://www.youtube.com/watch?v=HHuwIT7vSLU&NR=1&feature=endscreen
 
 
 
 
 
 
 
 
fin août 2014

Furie meurtrière aux Féroé
de nouveaux massacres
 
Ceux qui tentaient de s’opposer ont été arrêtés par la police danoise (?) et humiliés.
Encouragés, les tueurs hystériques ont pu, alors, commettre leur boucherie en toute tranquillité
Confrontation musclée pour Sea Shepherd contre les tueries de dauphins aux îles Féroé
 http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/01/confrontation-musclee-contre-les-tueries-de-dauphins-aux-iles-feroe_4479783_3244.html
 
Justiciers des mers « îles Féroé » épisode 1 
http://www.dailymotion.com/video/x13qqlw_justiciers-des-mers-iles-feroe-episode-1_tv
 
Iles Féroé : 14 militants arrêtés en tentant de protéger des dauphins
http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/20140901.OBS7750/iles-feroe-14-militants-arretes-en-tentant-de-proteger-des-dauphins.html
 
http://www.youtube.com/watch?v=gfzvv-NAkHY
http://www.youtube.com/watch?v=o6Yy4NkT23I
http://www.youtube.com/watch?v=dt-p8iwkTPc
 
Denmark’s Faroe Islands Continue Dolphin Slaughter
http://www.protecttheocean.com/denmark-continues-dolphin-slaughter-warning-graphic-images/
 
 
Féroé, l’archipel blessé
en particulier :
Le cimetière de la honte
preuve ultime de l’avilissement des auteurs et des complices des massacres
http://ilesferoces.canalblog.com/
 
 
 

 
 
 
Ils appellent cela grind et prétendent qu’il s’agit d’une tradition… Mais la nécessité de la chasse n’existe plus et la consommation de la chair des dauphins est devenue dangereuse *. Cependant, les moyens techniques de la traque n’ont cessé d’être développés, jusqu’à une débauche mécanique disproportionnée qui ne laisse aucune chance aux dauphins.
* Comme au Japon, les dauphins sont fortement pollués en métaux lourds.
 
Avec la perte de la raison première de la chasse, avec la puissance des moteurs en remplacement des bras sur les rames, avec le confort et la facilité de la capture, avec le spectacle d’un assassinat de masse donné en pâture à la foule des badauds accourus (même les enfants des écoles !), ont été libérées (stimulées ?) des pulsions morbides dont on voit et entend les signes exaltés. Les autres êtres sont totalement réifiés, ne valent plus que par leur mort et la jouissance que celle-ci semble procurer aux bourreaux et à l’assistance.
 
Maintien de « la tradition » des anciens ?
                                                   La « chasse » version Féroé
 
 
Ce grind est une insulte à la mémoire des ancêtres pourtant invoqués avec le prétexte de la « tradition », car il ne s’agit plus du tout d’une chasse. Chasse ? Quels chasseurs tuent toute une population jusqu’au dernier : mâles, femelles, enfants, femelles enceintes pour extirper les petits de leurs ventres ? Comme les anciens européens, comme les ancêtres des féringiens motorisés et coupés de la nature, les chasseurs des peuples autochtones seraient révulsés par ce spectacle. C’est un massacre sans frein, une frénésie sadique, un crime de la culture anti-nature et la manifestation d’une dégénérescence collective. La conséquence de la consommation de la chair polluée des dauphins ?
 
 
http://www.youtube.com/watch?v=tsBaJUEkvHY&NR=1
 
et, au Japon, à Taiji…
http://www.youtube.com/watch?v=MfH3klNlgpY
 
 
 
 
 
 
Belo Monte
les invisibles
http://www.dailymotion.com/video/xu41u6_fx-pelletier-et-les-invisibles-de-belo-monte_news?from_related=related.page.int.meta2-only.d4b64abc37685aaa9cbadf72acdc308c140968774
 
 
 
 
La Nueve – Les Républicains espagnols qui ont libéré Paris
de Paco Roca
A travers les souvenirs d’un espagnol exilé républicain en France, Paco Roca reconstitue l’histoire de la Nueve ou Neuvième compagnie. Un remarquable album sur ces héros oubliés qui ont pourtant libéré Paris en 1944. La majorité des hommes qui composaient la Nueve avaient moins de vingt ans lorsqu’ils prirent les armes, en 1936, pour défendre la République espagnole : les survivants ne les déposeraient que huit ans plus tard après s’être illustrés sur le sol africain et avoir libéré Paris dans la nuit du 24 août 1944. Ils étaient convaincus de reprendre la lutte contre le franquisme. Avec de l’aide qui ne viendra jamais.
 

fin août 2014… 2014 !
70 ans pour retrouver la mémoire

Les Républicains espagnols – surtout anarchistes – dans la Résistance 

 
Libération : les républicains espagnols, héros oubliés
http://www.france24.com/fr/20140819-liberation-republicains-espagnols-premiers-paris-nueve-paco-roca-bande-dessinee/
 
 
La Nueve : ces Espagnols qui ont libéré Paris en 1944
http://www.rfi.fr/culture/20110912-nueve-liberation-espagnols-paris-1944/
 
 
 
 
 
 
 
 

Pierre Ryckmans, alias Simon Leys, s’efface
 
« Hommage à Simon Leys » (F.Culture): une jolie mystification!
http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-hudelot/300813/hommage-simon-leys-fculture-une-jolie-mystification
 
« Les habits neufs du président Mao » est paru en 1971, époque où les admirateurs du tyran à la pensée rudimentaire grouillaient partout et sabotaient à tout va tout ce qui tentait de d’élever au-dessus de leurs idéologies totalitaires – en particulier, le mouvement écologiste qu’ils n’allaient pas tarder à submerger.

Bien entendu, les fanatiques refusèrent l’information sur l’horreur du système maoïste et continuèrent leur grand oeuvre de déstructuration de la pensée critique et du mouvement alternatif.

Pas une surprise pour Leys qui les a épinglés comme il faut :
« Le maoïsme exerce une fascination toute particulière sur un certain type d’âmes cléricales, celles qui ont des nostalgies totalitaires et qui regrettant inconsciemment la disparition de l’Inquisition et des Zouaves pontificaux, retrouvent dans la Chine maoïste l’incarnation d’un songe moyenâgeux où la vérité institutionnalisée disposent à nouveau d’un robuste bras séculier pour imposer le dogme, étouffer l’hérésie et extirper l’immoralité. »
 
 
 
 
 
juillet 2014
 
Alternative en toc
Symptômes de l’effondrement du mouvement alternatif (« la nouvelle gauche » d’il y a… trop longtemps), après les illusions politiques, les illusions financières…

Le rêve de profit à Bali vire à l’escroquerie
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-reve-de-profit-a-bali-vire-a-l-escroquerie-28-07-2014-4031793.php
 
Bali : attention aux investissements immobiliers frauduleux !
http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/monde/20140804.OBS5472/bali-attention-aux-investissements-immobiliers-frauduleux.html
 
 
 
 
 
Déculturation, culture impérialiste et réification générale
en clair :
de plus en plus bas, toujours plus con et ignoble
Des Français ont-ils jeté un écureuil du haut du Grand Canyon ?
Sur cette séquence postée sur Youtube (enlevée depuis), on voit un homme, qui s’exprimerait en Français (lire ci-après), appâter un écureuil avec de la nourriture. Son but, l’attirer au bord du précipice. A peine le rongeur se trouve-t-il au bord de l’abîme que l’homme lui assène un coup de pied, qui le propulse dans les airs.

http://www.midilibre.fr/2014/08/03/des-francais-ont-ils-jete-un-ecureuil-du-haut-du-grand-canyon,1033520.php
 
http://www.leparisien.fr/insolite/etats-unis-ils-jettent-un-ecureuil-du-haut-du-grand-canyon-03-08-2014-4044465.php
 
 
 
 
 
Ebola
depuis le temps que chacun en connaît les origines, tout a empiré.
 
Deforestation, development may be driving Ebola outbreaks
“Expansion of human impact can really trigger outbreaks,” said Jonathan Epstein, a veterinary epidemiologist at EcoHealth Alliance. “Deforestation, building roads, expanding farms into areas that used to be dense forest — all those things increase the opportunity for wild animals to get into contact with livestock and humans.”
http://america.aljazeera.com/articles/2014/8/4/ebola-deforestationclimatechange.html
 
 
How deforestation shares the blame for the Ebola epidemic
“The increase in Ebola outbreaks since 1994 is frequently associated with drastic changes in forest ecosystems in tropical Africa,” wrote researchers in a 2012 study in the Onderstepoort Journal of Veterinary Research. “Extensive deforestation and human activities in the depth of the forests may have promoted direct or indirect contact between humans and a natural reservoir of the virus.”
http://www.washingtonpost.com/news/morning-mix/wp/2014/07/08/how-deforestation-and-human-activity-could-be-to-blame-for-the-ebola-pandemic/
 
How deforestation is fueling Ebola’s spread across Africa
More than half of Liberia’s forests have been sold for logging in recent years — and that’s had a surprising impact on public health, researchers suspect. When those forests are cut down, animals, especially bats, are forced to find new habitat.
http://www.pri.org/stories/2014-07-30/how-deforestation-fueling-ebolas-spread-across-africa
 
Désordres écologiques et anthropophagie
Des chauves-souris seraient le réservoir du virus. Des anthropoïdes en seraient contaminés. Et… des populations humaines pléthoriques consommeraient la chair de leurs presque semblables, leurs voisins cousins de la forêt (Gorilles, Chimpanzés, Bonobos !) encore aujourd’hui chassés pour ce banquet immonde désormais marchandisé. Une prédation à proprement parler anthropophagique qui témoigne, là encore, d’un insondable mépris pour l’autre et l’ensemble vivant. 
http://www.ferloo.com/index.php/sante/909-ebola-viande-de-brousse-le-gout-du-risque
http://news.abidjan.net/h/504725.html
http://www.temoignages.re/international/monde/ebola-consommation-de-viande-de-brousse-fortement-deconseillee,79647.html
 
Maladie à virus Ebola, les principaux points
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs103/fr/
 
 
 
 
 
 
 
 

A la recherche de Vivian Maier
Film de Charlie Siskel et John Maloof
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=224105.html

Vivian Maier est morte inconnue il y cinq ans, le 21 avril 2009. Deux ans auparavant, John Maloof avait acheté quelques tirages et un lot de 30 000 négatifs vendus aux enchères. 30 000… Juste une partie de l’oeuvre de Vivian !

John Maloof est l’homme de la situation. Le temps de la prise de conscience et c’est le choc : l’auteur est un photographe extraordinaire, un génie de la photo ! Alors, il recherche les autres acheteurs de cette désormais fameuse vente aux enchères et entreprend de récupérer une grande partie du trésor égaré (il y a d’autres heureux détenteurs). Ce n’est que plus d’une année après son aventure en salle des ventes, en découvrant l’enveloppe d’un labo photo dans l’un des nombreux cartons récupérés qu’il apprend enfin le nom de celle qui bouleverse déjà sa vie : Vivian Maier.

En 2009, la découverte d’un faire-part sur internet lui apprend la toute récente disparition accidentelle de celle qu’il recherche :
“Vivian Maier, proud native of France and Chicago resident for the last 50 years died peacefully on Monday. Second mother to John, Lane and Matthew. A free and kindred spirit who magically touched the lives of all who knew her. Always ready to give her advice, opinion or a helping hand. Movie critic and photographer extraordinaire. A truly special person who will be sorely missed but whose long and wonderful life we all celebrate and will always remember.
John, Lane et Matthew”

John, Lane et Matthew, les frères Gensburg, avaient été élevés et émerveillés par la nounou Vivian Maier pendant 17 ans – c’était le métier alimentaire qu’elle exerçait – et ils avaient veillé sur elle durant ses dernières années.

Mais comment n’ont-ils pas hérité des affaires de Vivian Maier ? Pourquoi ont-ils laissé partir le trésor aux enchères alors qu’elle était encore en vie ? Comment, avec ces anges gardiens attentionnés, tout un stock d’affaires de Vivian Maier entreposé dans un garde-meubles a-t-il failli être jeté ? D’après certaines sources, la famille Gensburg serait restée dans l’ignorance des cachettes de Vivian Maier… Mais, alors, comment savaient-ils la qualité de l’artiste ? Le film n’y répond pas et le mystère semble grandir au fur et à mesure que l’on en découvre plus.

Et… et pourquoi la famille Gensburg n’apparaît-elle pas dans le film ?

Vivian Maier prenait des photos de rue, des photos des autres, avec passion, avec une sensibilité exacerbée et un sens exceptionnel de l’image – sans retouche : elle n’a pas vu la plupart de ses photos parce qu’elle n’avait pas les moyens de les développer, de les classer, de les exploiter… Mais elle ne se livrait guère, ou n’en avait pas l’occasion, n’a pas trouvé les bonnes personnes avec qui partager, et est restée énigmatique pour presque tous ceux qui l’ont connue.

En dépit de l’extraordinaire personnalité de Vivian Maier, sa situation de nounou doit expliquer beaucoup de son mystère. Le film nous montre des témoins qui, en plusieurs moments, trahissent leur inattention, voire leur condescendance, sinon plus vis à vis de Vivian Maier, de sa « condition sociale » et de son travail. Il est manifeste que, pour plusieurs, Vivian était un « petit personnel », certes original, mais à peu près transparent.

Faut-il le préciser ? La plupart du temps, Vivian Maier était en situation de dépendance – nounou, elle était objectivement dominée – c’est à dire en inhibition de l’action malgré une créativité qui ne pouvait tout compenser. Cela doit expliquer assez largement pourquoi elle n’a jamais trouvé l’occasion, et, plus encore, la force de montrer son travail. Peut-être l’a-t-elle désiré, projeté… Sans jamais pouvoir. Mais peut-être l’a-elle fait et n’a-t-elle pas été encouragée.

Peut-être a-t-elle espéré jusqu’au bout (pour avoir soigneusement entreposé ses affaires dans des box, il fallait qu’elle ait encore le projet de rebondir)…

Justement, un fait rapporté par l’une des témoins prend de plus en plus d’importance et finit par obséder. Celle-ci est la mère d’enfants amis avec ceux qui étaient aux bons soins de Vivian (les frères Gensburg ?). Elle croit maintenant avoir été la seule amie que Vivian Maier ait eu et avoue l’avoir rencontré, au hasard d’une promenade, trente ans après l’avoir perdue de vue. Et, là, parce qu’elle est avec des gosses qui ne tiennent pas en place, parce qu’il fait chaud, parce que le programme de la journée… pour des motifs futiles, des prétextes auxquels elle se raccroche aujourd’hui, elle s’éloigne tandis que Vivian Maier la supplie de lui prêter attention en invoquant leur amitié.

Cette curieuse « amie » ne reverra jamais Vivian Maier. Car elle n’a même pas proposé un rendez-vous, même pas pris son adresse, puis elle ne l’a pas recherchée, rien ! Pourtant, elle avait perçu que Vivian Maier devait être dans la difficulté. Peut-être cela explique-t-il l’attitude de cette « amie »… Aurait-elle agi de même avec une personne épanouie – avec une autre personne de « sa condition » ?
 
Vivian Maier a été très seule, comme effacée dans un monde qu’elle observait avidement. L’attachement de la famille Gensburg n’a pas suffit à vaincre les inhibitions de toute une vie sans soutien. Elle était trop isolée pour pouvoir se réaliser tout à fait. Mais cette solitaire nous a fait le cadeau d’un amour immense pour le monde !
 
Comme avec Séraphine Louis Maillard *, dite Séraphine de Senlis (1864–1942), qui fut bergère puis bonne à faire les travaux les plus durs, et négligée voire méprisée par son environnement social, une interrogation s’impose :
– combien d’autres qui ne sont jamais découverts, dont l’oeuvre est jetée aux ordures et la mémoire effacée ?

 

ACG

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=224105.html

le site créé par John Maloof pour retrouver l’artiste inconnu :
http://www.vivianmaier.com/gallery/street-1/#slide-21

le site de Jeff Goldstein, autre collectionneur des oeuvres de Vivian Maier
http://vivianmaierprints.com/
 

 

 
* à propos de Séraphine :

Film de Martin Provost présenté en 2008
avec Yolande Moreau (Séraphine) et Ulrich Tukur dans le rôle de Wilhelm Uhde.
présentation dans la rubrique Cinéma :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=128:cinema-troubadours-trouveres-baladins&catid=9&Itemid=470
 
 
 
 
 
 
éducation
Appel pour pouvoir choisir une alternative à l’école traditionnelle dans l’école publique
 
Nous, professeurs de l’Éducation nationale, professeurs d’écoles expérimentales ou associatives, parents d’élèves, anciens élèves, éducateurs, citoyens intéressés par les questions d’éducation, constatons qu’une part croissante de la population aspire à un autre modèle pour l’éducation de ses enfants, alors qu’une autre part préfère conserver un modèle plus classique.

Nous demandons donc à l’Éducation nationale :

de prendre les dispositions nécessaires pour que chaque famille et chaque enseignant puissent, dans l’école publique et dans celles en partenariat avec l’Éducation nationale, enfin faire le choix entre un enseignement classique et un enseignement inspiré des réflexions des grands pédagogues tels que C.Freinet, M.Montessori, O.Decroly, R.Steiner-Waldorf, J.Dewey, J.Holt, P.Kergomard, J.Korczak …
 
L’appel : http://appelecolesdifferentes.blogspot.fr/
Des pages de commentaires : http://education3.canalblog.com/tag/commentaires
Le  suivi sur le blog de Bernard Collot : http://education3.canalblog.com/tag/appel
 
 
 
 
 
 

Résistance naturelle
de Jonathan Nossiter
Avec : Stefano Bellotti, Elena Pantaleoni, Gian Luca Farinelli, Giovanna Tiezzi, Stefano Borsa,  Valéria Bochi
 
Jonathan Nossiter nous convie à partager une partie de belle campagne italienne ponctuée de moments de mémoire cinématographique, et enluminée par la philosophie de résistants au formatage du vin et de la pensée. Ce sont des faiseurs de vins naturels harcelés par les lobbies qui tiennent toutes les administrations, de l’AOC à l’Europe du commerce financiarisé. Mais, à la grande différence des spéculateurs et des technocrates réductionnistes, les dissidents ont une philosophie aussi profonde, foisonnante et ramifiée que les racines de leurs vignes – couramment plusieurs mètres pour une vigne naturelle, quelques dizaines de centimètres pour une vigne abreuvée de chimie. Comme ils le soulignent, c’est sans doute un effet de leurs breuvages riches en minéraux puisés profond dans des sols vivants. Justement, l’un d’eux nous montre la différence entre sa terre chouchoutée depuis trente ans et celle d’un voisin adepte de la violence chimique : la sienne est souple, aérée, tissée de systèmes racinaires. Elle fleure bon le champignon. Elle ravirait Claude et Lydia Bourguignon, nos pédologues préférés. L’autre est desséchée, compacte et dure, vide de vie. « Elle sent la lessive ». Comment ne pas croire ces amoureux et connaisseurs de la vie quand ils disent que boire les jajas issus des sols morts de l’agriculture subventionnée (et manger les farines des blés appauvris) n’a pas que des effets néfastes sur la santé, mais aussi sur l’être, sur sa pensée, sur sa vigilance et sa capacité de résistance ? Surtout quand on pense aux additifs ! Serait-ce là l’une des causes de l’effondrement de la conscience et de la probité, de la pensée critique et des « forces vives » depuis une trentaine d’années ?
 
Les vignerons présentés par Nossiter ont échappé au désastre. Bien vivants, en empathie avec les animaux et tout ce qui les entoure et les construit, ils nous abreuvent de paroles longues en bouche et en tête. A peu près :
Le paysage est un bien commun et, dessous, les 40 premiers centimètres de terre contiennent la majeure partie de la vie.
L’agriculture, c’est reconstruire l’humus que l’on exploite pour faire pousser,
Par les racines, la plante dialogue avec la terre, avec le terroir (donc, la réduction du système racinaire par l’agrochimie…).
Et beaucoup d’autres du même tonneau.
 
En complète rupture avec la réduction industrielle de l’agriculture et du vin (et de « la culture » officielle qui méprise ses racines), en rupture aussi avec les AOC qui « ne sont plus un bien commun » et protègent les pollueurs et les intérêts des industriels plutôt que les paysans honnêtes et les terroirs, ces vignerons parlent un langage qui réjouit autant l’oreille que leurs vins semblent réjouir le palais. Un régal.
ACG
 
extraits
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545857&cfilm=228063.html
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19545854&cfilm=228063.html
 
à propos :
La terre vue du sol
http://www.lemonde.fr/style/article/2012/01/27/la-terre-vue-du-sol_1634713_1575563.html
 
Recommandé :
http://blogs.rue89.nouvelobs.com/no-wine-is-innocent/2013/11/07/ne-lappelons-pas-vin-naturel-mais-vin-transparent-231585
 
 
 
 
 
Levée de boucliers contre l’argent sale – celui de la drogue et de la prostitution
… seulement quand il s’agit de drogue et de prostitution ?
Car, pour trouver de l’argent sale, il n’y a que l’embarras du choix…
 
Sexe, drogue et trafics en tout genre bientôt dans le PIB européen

Si les passes avec les prostituées ou les rails de cocaïne étaient intégrés à la croissance des pays européens, que se passerait-il ?
C’est la question que se sont posée plusieurs pays récemment, alors que les nouvelles normes du Système européen des comptes préconisent d’ajouter dès septembre prochain les activités souterraines dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), qui mesure l’activité économique d’un pays et sa création de richesse.
Pour la Commission européenne, qui a fait des calculs prédictifs, les pays qui seraient les plus touchés seraient la Finlande et la Suède, en partie parce que le changement dans le calcul du PIB inclut également la prise en compte des dépenses de recherche et développement (R&D) comme investissement et donc comme partie intégrante du PIB.
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/06/06/sexe-drogue-et-trafics-en-tous-genres-bientot-dans-le-pib-europeen_4432410_4355770.html
 
L’Insee n’intégrera pas le trafic de drogue et la prostitution dans le calcul du PIB français
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/06/18/l-insee-n-integrera-pas-le-trafic-de-drogue-et-la-prostitution-dans-le-calcul-du-pib-francais_4440160_3234.html
 
Doper le PIB avec la drogue et la prostitution : une bonne idée ?
http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-anne-kraft/050614/doper-le-pib-avec-la-drogue-et-la-prostitution-une-bonne-idee
 
Mais l’argent de l’amiante,
des pesticides,
de tous les polluants,
des bombes,
des monopoles radicaux destructeurs du vivant,
des productions écocidaires (bois tropical, huile de palme, trafics d’animaux…),
des grands chantiers nuisibles,
enfin de toutes ces fiertés « économiques » qui se soldent par moins de société, moins de vies et par le naufrage planétaire ? 
 
 
 
 
 Longs combats
Brésil : totalitarisme et destructions sans fin
La face cachée du Brésil : la police disperse une manifestation d’Indiens contre la Coupe du monde
http://www.survivalfrance.org/actu/10260
 
Une manifestation des Indiens et des Sans-Toit réprimée à Brasilia
http://www.liberation.fr/monde/2014/05/27/bresil-une-manifestation-des-indiens-et-des-sans-toit-reprimee-a-brasilia_1028540
 
http://naturealerte.blogspot.fr/2014/05/30052014bresil-des-fleches-contre-la.html

 
 
 
 
 
 Longs combats
 à ne pas manquer
 
Retrouvailles avec le vivant : une révolution
Résistance naturelle
film de Jonathan Nossiter

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228063.html

Il y a quelques 42 années, j’étais viré séance tenante du mouvement coopératif pour avoir osé proposer que les coopératives agricoles développent les productions bios que vendraient les coopératives de consommation (les COOP).
 
Depuis, avec l’Europe de l’argent roi, le système totalitaire obligeant les paysans à se soumettre (ou à céder le terrain) aux pratiques rentables pour la finance et l’industrie n’a cessé d’être renforcé. Les prédateurs locaux et les j’m’en-foutistes toujours prêts à commettre le pire ont été lourdement encouragés (subventionnés de tous côtés avec l’argent public !), tandis que, comme les lanceurs d’alerte, les résistants ont été mis sous pression constante (ci-dessous les exemples d’Olivier Cousin et celui d’Emmanuel Giboulot).
 
Aujourd’hui, la plupart des productions de qualité qui, alors, nous ravissaient encore ont été écrasées, laminées par l’agriculture industrielle du capitalisme ultra, et les sols ont été stérilisés jusqu’à mettre en péril même les productions les plus médiocres, voire les plus dangereuses pour la santé – celle des consommateurs, mais aussi celle des campagnes où presque plus rien ne bouge.
 
Mais, mais la réaction salutaire tant désirée prend enfin quelque ampleur et, surtout, elle est maintenant soutenue par une compréhension et une demande croissantes (1).
 
Après Mondovino (ci-dessous), Jonathan Nossiter franchit un degré supplémentaire dans la dénonciation du système mortifère en donnant la parole à d’autres combattants de la vie et du goût.
ACG
 
(1) Il y a 40 ans, nous étions tout seuls, et pour très longtemps.
 
A propos de Mondovino…
http://www.cepdivin.org/evenements/mondovino.html
 
http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Mondovino-900.html
 
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=49413.html
 
 
 La France rétrograde
Un viticulteur bio devant la justice pour un AOC

(…) Olivier Cousin est une figure à part dans le milieu viticole. La preuve: mardi, le viticulteur de Martigné-Briand, dans le Maine-et-Loire, a choisi de se rendre au tribunal correctionnel d’Angers à bord d’une petite carriole tractée par un cheval. Avant le début du procès, il a organisé un pique-nique devant le palais de justice en compagnie d’une centaine de partisans. Olivier Cousin est poursuivi par la répression des fraudes pour «pratique commerciale trompeuse». Il utilisait sur ses étiquettes la mention Anjou, qui est une appellation d’origine contrôlée (AOC). Le litige porte sur quelque 2800 bouteilles. Le vigneron risque une amende de 37.500 euros et jusqu’à deux ans de prison.

Les bouteilles d’Olivier Cousin se retrouvent aux quatre coins du monde et même sur plusieurs tables étoilées. «C’est plutôt ironique quand on sait qu’il est accusé de dénigrer l’appellation», s’étonne son avocat, Me Éric Morain. Les vignes en question sont bien situées au cœur de l’Anjou, dans les limites définies par l’AOC. Olivier Cousin y cultive une petite exploitation de 15 hectares depuis 1987. Le vin est d’ailleurs une longue tradition chez lui. «Je tiens ce terrain de ma grand-mère, raconte Olivier Cousin. Les Leduc faisaient du vin avant même l’existence de l’appellation d’origine contrôlée.» Seulement, en 2005, il décide de quitter l’AOC et de produire un vin de table, ce qui lui interdit de spécifier l’origine de son raisin, le cépage ou encore le millésime. (…)
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/10/02/01016-20131002ARTFIG00380-un-viticulteur-bio-devant-la-justice-pour-un-aoc.php
 
Vin d’Anjou : Olivier cousin défend la viticulture paysanne 
http://www.larvf.com/,vin-olivier-cousin-biodynamie-aoc-anjou-viticulture-paysanne,10337,4024533.asp
 
 
La justice poursuit un viticulteur bio qui dit non aux pesticides

« Je ne voulais pas utiliser de produits chimiques dans mes parcelles, que ma famille cultive en bio depuis 1970», poursuit Emmanuel Giboulot, soulignant le dilemme auquel sont confrontés nombre d’exploitants.Pour les viticulteurs bio, un seul insecticide permet de lutter contre la cicadelle tout en conservant leur label : le Pyrevert, à base de pyrèthre naturel – extrait des fleurs séchées du chrysanthème.
« Mais cet insecticide n’est pas sélectif : il tue non seulement la cicadelle mais aussi la faune auxiliaire nécessaire aux équilibres naturels dans le vignoble, dénonce le viticulteur. Il détruit par exemple le typhlodrome, un acarien prédateur naturel des araignées rouges qui se nourrissent de la sève de la vigne. »

« Le Pyrevert, même s’il est d’origine naturelle, est nuisible pour l’environnement : c’est un neurotoxique qui peut affecter les insectes, mais aussi les oiseaux, les animaux et même les viticulteurs selon les doses utilisées », affirme Denis Thiery, directeur de l’unité santé et agroécologie du vignoble à l’Institut national de la recherche agronomique.
«En réalité, l’efficacité des traitements, qu’ils soient naturels ou conventionnels, contre la flavescence dorée n’est pas optimale : tous les insectes ne sont pas tués et l’épidémie continue de progresser vite, poursuit-il. Mais comme pour toutes les épidémies, on ne sait pas si la situation serait pire sans traitement. »
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/27/la-justice-poursuit-un-viticulteur-bio-qui-dit-non-aux-pesticides_3520557_3244.html
 
Emmanuel Giboulot, viticulteur bio : « Il y a une pensée unique sur les pesticides »
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/04/07/emmanuel-giboulot-viticulteur-bio-il-y-a-une-pensee-unique-sur-les-pesticides_4397105_3244.html
 
En procès pour avoir refusé… de polluer !
http://www.reporterre.net/spip.php?article5433
 

 

Jean-Baptiste Besse, le regretté caviste de la Montagne Sainte Geneviève
 
sur ce site :
La pollution du vin
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=83:la-pollution-du-vin&catid=9&Itemid=470
L’article informe sur l’une des pollutions les plus nocives – surtout avant les années 1990.
 
 
 
 
Longs combats
eaux noires
Plus d’information sur la corruption française…
Le lobby de l’eau c’est moins d’une centaine de personnes en France, élus demi-soldes de la politique nationale, mais véritables « barons de l’eau », hauts fonctionnaires des grands corps de l’Etat, membres d’associations socio-professionnelles du secteur, représentants de l’agriculture, de l’industrie, de l’énergie, des multinationales françaises de l’eau, des instituts de recherche spécialisés…
Omniprésents, monopolisant toutes les instances de décision, érigeant les conflits d’intérêts en mode de gouvernement, les membres du lobby de l’eau ont précipité une crise financière, environnementale, sanitaire, aux conséquences catastrophiques à l’horizon des toutes prochaines années.

Les éditions nouvelles François Bourin publient le 12 juin 2014
Le Lobby de l’eau – pourquoi la gauche noie ses réformes

Cette enquête de Marc Laimé décrit par le menu le lobby qui exerce une emprise délétère sur la gouvernance de l’eau en France, et a fait échouer à dix ans d’intervalle deux projets majeurs de réforme de la politique de l’eau.

Lire la suite :
http://www.eauxglacees.com/Le-Lobby-de-l-eau-le-livre?var_mode=calcul

http://www.bourin-editeur.fr/fr/books/le-lobby-de-leau-/362/
 
 
c’est le moment de réviser…
 
Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent
de Leslie Franke et Herdolor Lorenz.

Ceux qui ne l’ont pas vu sur ARTE mardi 22 mars 2013, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, ont tout intérêt à voir cet excellent documentaire sur la manière dont un bien commun essentiel est accaparé, détourné, gâché, tout en vidant les poches des usagers.

Leslie Franke et Herdolor Lorenz décortiquent les méthodes et le réseau propagandiste et corrupteur qui ont permis aux trusts – au premier rang desquels Veolia et Suez – de s’imposer là où tout était organisé et géré à long terme par les administrations publiques et les communautés. On voit ainsi que les lobbies ont pénétré les milieux politiques, syndicalistes, universitaires, scientifiques, médiatiques, de la protection de la nature, etc.
Plaçant leurs hommes, gagnant des complicités, ils ont multiplié les relais diffusant à satiété leur point de vue et leurs incitations, pour influencer les conseils municipaux comme les parlements et les institutions internationales.

Parmi les manoeuvres favorites des lobbies, figure le substantiel « droit d’entrée » aux municipalités. Souvent présenté comme un cadeau accompagnant la cession au privé, c’est en fait un prêt, un crédit que les usagers, devenus clients, vont payer largement, et avec les intérêts. Sans compter la réduction de l’entretien des réseaux et l’oubli de la préservation de la ressource.

Lors d’une séquence fascinante, on voit des syndicalistes s’opposer aux dénonciateurs des malversations de l’un de ces trusts sous prétexte de défense de l’emploi et du salariat. Cela rappelle beaucoup de choses à l’alternatif qui a vu souvent des victimes désignées prendre le parti de la domination et de la pollution. Cela souligne l’opposition entre les deux civilisations : celle de la domination de la nature et des hommes, avec ses profits, ses assujettis et ses coûts illimités, et celle, conviviale, de la compréhension du vivant, et des biens communs repris en mains localement pour le long terme.

Un autre passage remarquable nous apprend l’existence de chaires universitaires patronnées par les lobbies, et l’ampleur de la pénétration dans l’enseignement et la recherche. Cela et d’autres stratégies, par exemple ce « Forum Mondial de l’Eau » qui n’est qu’une vitrine commerciale, font irrésistiblement penser à quelque chose de plus ancien et qui a eu une influence considérable sur les orientations imposées depuis une soixantaine d’années. Il s’agit du Congrès pour la Liberté de la Culture, fer de lance de l’offensive capitaliste mondiale. Mêmes méthodes de propagande et de corruption. Mêmes objectifs : imposition de la culture mécaniste anti-nature et promotion des technologies dures, captation et concentration des pouvoirs sous le voile de la démocratrie représentative, et spoliation des biens communs + destructions planétaires. Nul doute que si l’on pouvait remonter des uns aux autres, on découvrirait des connexions très intéressantes.

Vidéo bande annonce
http://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html
http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html
http://www.acme-eau.org/Water-makes-money-ou-comment-les-multinationales-transforment-l-eau-en-argent-sur-ARTE-mardi-22-mars-20h40-21h55-dans-le_a2890.html

voir l’encadré sur la révolution bolivienne qui a commencé avec la guerre de l’eau à Cochabamba, dans le chapitre « Les mythes d’une escroquerie en voie de mondialisation »
sur : http://www.planetaryecology.com/

également, ci-dessous en janvier, la présentation du film « Même la pluie », sur la guerra del agua qui a commencé à Cochabamba avant de gagner toute la Bolivie.

Même la pluie
Film de Iciar Bollain

Même la pluie arrive sur les écrans presque simultanément avec Cabeza de Vaca de Nicolas Echevarria (ci-dessous), et c’est très bien.

Le tournage d’un film sur la conquête des Amériques commence en Bolivie. L’action se déroule à Cochabamba il y a une dizaine d’années. Vous vous souvenez ? Cochabamba… Oui, c’est là qu’un consortium multinational, avec le concours des élus, depuis la municipalité jusqu’au gouvernement national, a tenté de spolier les populations de leurs communaux les plus précieux : la collecte et la distribution de l’eau qu’elles réalisent et organisent collectivement depuis toujours. Pour l’occasion, une loi prétendait interdire les installations communautaires, interdire même de recueillir l’eau de pluie, pour faire payer les nouveaux services privés à un prix prohibitif. Bien entendu, cette politique a été développée sous l’égide des institutions internationales organisant le pillage des derniers communaux à l’échelle planétaire, la privatisation de toute chose et la financiarisation (FMI, Banque Mondiale, OMC…). J’ai abordé cette histoire dans « Les mythes d’une escroquerie en voie de mondialisation » sur le site planetaryecology.com.

Tandis que l’équipe de tournage se concentre sur la conquête d’il y a cinq siècles, les figurants amérindiens s’impliquent dans la résistance à la nouvelle intensification de leur oppression. Ils sont bientôt dans la lutte pour l’eau, pour la vie ; ce qu’ils ont appelé la guerra del agua.

La rencontre de l’histoire de la conquête, de la mémoire des révoltes et des cris d’indignation, avec l’actualité de la colonisation fait des étincelles. Bien qu’ils soient pénétrés par les paroles de Antonio de Montesinos, l’un des premiers défenseurs occidentaux des amérindiens (avec Alvar Nunez Cabeza de Vaca), et de Bartholomé de las Casas, et qu’ils s’efforcent de restituer la cupidité et la violence des conquistadores, la plupart des membres de l’équipe éprouvent quelques difficultés à regarder comme des égaux ceux avec lesquels ils doivent travailler tous les jours, et à mesurer l’importance de leur lutte. D’autant plus que, le film étant doté de moyens limités, l’intention initiale largement partagée est d’exploiter la pauvreté de la population. Dans la confrontation avec la réalité chacun se révèle, et pas forcément en accord avec le personnage qu’il interprète dans la fiction historique.

Commencée à Cochabamba, la guerra del agua s’est poursuivie dans tout le pays et s’est étendue à d’autres menaces sur les biens communs. A La Paz, la population a éjecté les groupes Suez et Lyonnaise des Eaux, avant de faire de même avec le Président de la République Gonzàlo Sànchez de Lozada. Même la pluie est servi par d’excellents interprètes de personnages complexes, en particulier par Carlos Aduviri, alias Daniel, le figurant qui tout en jouant Hatuey, un héros de la résistance autochtone, se bat pour garder la maîtrise de l’eau. C’est le film qu’il fallait pour rappeler l’exemplarité de la lutte des amérindiens, une lutte exemplaire par sa force, son succès et son objet. Spoliation, privatisation, et détournement des communaux sont partout au coeur des stratégies du néo-libéralisme financier. De leur défense et de leur restauration dépend l’avenir de toute la planète.

Car, compagneros, la conquista continue.

Pour plus d’information en français, chercher les travaux de Franck Poupeau sur Internet.
Egalement : « La guerre de l’eau à Cochabamba, Bolivie. Un mouvement social face à la privatisation des ressources« , par Manuel de la Fuente, sur www.umss.edu.bo
Voir aussi le site de l’Aldeah :
http://www.aldeah.org/

Et, sur la maîtrise de l’eau en France :
http://www.partagedeseaux.info/
http://www.france.attac.org/
http://www.eauzone.tv/
http://www.acme-eau.org/
http://www.planetebleue.info/

et Main Basse sur l’eau des villes, de Marc Laimé
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/03/LAIME/11972

 

Coordinadora del Agua y de la Vida
 
 
 
 
 
21 juin 2014

Extraordinaire !
Vu 2 martinets dans le Xème arrondissement

 

4 juin 2014

émotion

Vu 1 martinet dans le ciel de Paris, dans le XVème
le premier vu cette saison !
 
Il y a quelques années encore, nous en voyions partout.
Quelle est l’origine de cette nouvelle dégradation ?
 
Et les moineaux ? De plus en plus rares les moineaux de Paris.
Pourquoi ? Comment ?
 
Les architectes, les syndics, les entreprises de ravalement… sont-ils sensibilisés au problème ?
Veillent-ils à ne pas détruire les sites de nidification ? Ou à les remplacer ? A en créer d’autres ?
Sûrement pas, pas plus qu’au reste !
L’inconscience domine sans partage.
 
Mais, si vous avez connaissance d’exemples positifs, merci de les communiquer :
restaurplanet@gmail.com

 

http://www.bonnefoy-michel.com/article-decollage-imminent-gare-de-lyon-a-paris-46161035.html
A la Gare de Lyon, justement, il y a eu de grands travaux très pénibles pour les usagers, mais plus encore pour les oiseaux ! Presque plus d’oiseaux à la Gare de Lyon…  Aucun souci des oiseaux qui « humanisaient » l’endroit, ni même des plantes : disparus les palmiers, sans doute crevés tant ils étaient mal soignés.

Partout, la vie est oubliée et refoulée.
 
 
 
 
 
 
 
113 000 citoyens européens veulent en finir avec l’écocide
http://www.endecocide.eu/over-112000-eu-citizens-want-to-end-ecocide/?lang=fr
 
L’appel du Cacique Raoni à soutenir l’initiative End Ecocide in Europe
https://www.youtube.com/watch?v=GLmwlEJYi5I
 
Chroniques du chaos
http://blogs.mediapart.fr/blog/jjmu/081113/contre-lecocide
 

 
 
 
Longs combats

 

dessins pour les tracts d’une action contre le développement des emballages jetables préparée en 1971 par le groupe de la Semaine de la Terre
 
43 ans et
24 millions de tonnes de plastique plus tard

 

Reuters/Reuters – Un pêcheur marche en Indonésie sur une « île » de déchets apparue le long de la côte. Dans l’Atlantique Nord, c’est un « continent » de plastique qui dérive. L’expédition Septième continent, qui vient de rentrer en Martinique d’un périple d’un mois à la recherche de cet énorme amas de plastique est revenue atterrée de son voyage après avoir validé ses hypothèses. En pire.
/Photo d’archives/REUTERS/Enny Nuraheni
 

 

http://guyane.la1ere.fr/2014/01/05/l-expedition-le-7eme-continent-mettra-les-voiles-vers-l-atlantique-nord-98205.html
http://www.septiemecontinent.com/
http://www.septiemecontinent.com/trajet-expedition-google-earth/#more-493
 
Le rejet dans les océans de déchets plastique cause des dégâts estimés à au moins 13 milliards de dollars et menacent la vie marine, le tourisme et la pêche, a averti l’ONU à l’ouverture de sa première assemblée sur l’environnement, lundi 23 juin 14 à Nairobi
« Les matières plastiques jouent un rôle crucial dans la vie moderne mais les impacts environnementaux de la façon dont nous les utilisons ne peuvent être ignorés », a estimé dans un communiqué Achim Steiner, le chef du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) dont le siège est à Nairobi. « Il faut prendre les mesures appropriées pour empêcher dès le début les déchets plastique de se retrouver dans l’environnement, ce qui se traduit par un seul objectif fort : réduire, réutiliser, recycler », a-t-il ajouté.
Les déchets plastique tuent la vie marine, soit parce qu’ils sont ingérés par des animaux tels que tortues ou baleines, soit parce qu’ils « endommagent les habitats naturels essentiels tels que les récifs coralliens », explique le PNUE dans un rapport, ajoutant que de petits fragments de plastique avaient été retrouvés jusque dans les glaces polaires.
(…)
http://nautisme.lefigaro.fr/breves-nautisme/meteo—env.-2/2014-06-23-14-57-45/oceans–les-dechets-plastiques-coutent-13-milliards-de-dollars-14375.php
 
Cette horreur a une histoire…
En 1971, l’action contre les emballages jetables dut être abandonnée suite à une opposition farouche du réseau de Michel Bosquet (a), le grand ami de la grande distribution en plein essor – une grande distribution qui misait à fond sur les emballages jetables.
 
Rien ne devait s’opposer à la conquête des marchés par la grande distribution, pas même la modeste (par le nombre) nouvelle gauche française !
 
Nous voyons aujourd’hui quels en sont les résultats.
 
(a) le futur André Gorz… Oui, celui-là même que certains présentent comme un philosophe de l’écologie !
 
 

Peut-on nettoyer les océans des déchets plastiques ?
A l’étude depuis deux ans, l’initiative The Ocean Cleanup Array vise à retirer des eaux 7,25 millions de tonnes de plastique – soit 30 % de la pollution totale des océans selon les concepteurs – réparties sous forme de « plaques » dans cinq bassins océaniques, à savoir le Pacifique Nord et Sud, l’Atlantique Nord et Sud et l’océan Indien. Le projet prétend la tâche réalisable en cinq ans pour chaque gyre océanique – immenses vortex dans lesquels les déchets s’enroulent puis s’amalgament sous l’effet de la force de Coriolis –, soit 25 ans au total.
http://ecologie.blog.lemonde.fr/2013/04/03/peut-on-nettoyer-les-oceans-des-dechets-plastiques/
 
 
 
 
 

 

 

Effondrement sans fin
https://www.youtube.com/watch?v=nxloJhLM-fE
Voici l’extrait d’un reportage sur un phénomène à peine croyable, la disparition du sable qui est engloutit par le capitalisme glouton de gratte-ciels, de verres, de bulles immobilières et d’îles artificielles. (le béton, c’est 2/3 de sable)
Des milliers de cargo-dragueurs sillonnent les océans afin de répondre à une demande en hausse constante (ex : Dubaï, Qatar)
Ici, au Maroc, les plages de sable ont servi à ériger des résidences pour touristes…
A voir sur arte+7 (maintenant en HD)
 » Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs. » disait Coluche. A Dubaï, le sable des dunes ne peut servir à la construction car son grain, rond et poli par le vent, fait un mauvais béton.
http://future.arte.tv/fr/sujet/nos-plages-court-de-sable
 
http://www.consoglobe.com/le-sable-une-ressource-en-voie-de-disparition-cg/3
http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/20130527.OBS0797/le-sable-enquete-sur-une-disparition.html
http://www.maxisciences.com/duba%EF/les-artificielles-de-dubai-un-projet-pharaonique-qui-s-039-enfonce-sous-l-039-eau-decouvrez-les-images_art5634.html
 
En France aussi…
PETITION contre le projet d’extraction de sable en baie de Lannion !

Il s’agit d’éviter absolument la signature d’ une concession d’ extraction de sable coquiller dans une dune sous marine située entre deux zones Natura 2000 et sans aucune étude d’ impact digne de ce nom, sans compter les multiples avis scientifiques défavorables, l’ opposition de la totalité des communes riveraines, et de 80% de la population !
http://www.seableue.fr/petition-contre-le-projet-dextracti%E2%80%8Bon-de-sable-en-baie-de-lannion/
 

Au moins, en Bretagne, la défense du bien commun mobilise
Attention à la destruction de la baie de Lannion
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/04/attention-a-la-destruction-de-la-baie-de-lannion_3489862_3232.html
 
 
 
 
 
 
Qatar : un des révélateurs de l’escroquerie mondialisée
Excellente émission INTERCEPTION (comme souvent) de France Inter :
Qatar : le pays des étrangers
reportage de Mariam El Kurdi
http://www.franceinter.fr/emission-interception-qatar-le-pays-des-etrangers-0
 
Depuis quelques années, le Qatar a fait une entrée fracassante dans le monde des affaires, notamment en France. Un dynamisme qui attire les travailleurs du monde entier, avec souvent un profond décalage entre cadres expatriés et ouvriers-esclaves.
 
Confier l’organisation de  la coupe du monde de football de 2022 au Qatar est-il une bonne idée ?
Sepp Blatter, Le président de la FIFA lui-même s’interroge, et les problèmes dus au climat ne sont pas seuls en cause. Ce minuscule pays du Golfe, qui est aussi l’un des plus riches de la planète,  emploie sur son sol – et notamment sur les chantiers de la coupe du monde –  des centaines de milliers de travailleurs étrangers.

Le développement vertigineux de ce pays de moins de deux millions d’habitants crée un gigantesque appel d’air en termes d’emploi : on vient du monde entier pour trouver un travail, et un salaire à Doha. Aujourd’hui, 8 personnes sur 10 résidant dans le pays sont des étrangers. C’est un record du monde. Mais un gouffre sépare le sort du cadre supérieur européen venu s’installer pour quelques années dans des tours climatisées et les ouvriers originaires du sous-continent indien, exploités  dans des conditions proches de l’esclavage.

Ce traitement est dénoncé régulièrement par les grandes ONG. Il devient à ce point gênant pour l’image de marque du pays que les autorités ont annoncé l’abandon d’un système qui maintient l’ouvrier étranger sous la totale dépendance de son employeur.
Le Qatar, deuxième producteur mondial de gaz, a fait depuis quelques années une entrée fracassante dans le monde des affaires, en France en particulier, et il a tout intérêt à redorer son image de marque. Mais il y a du travail comme a pu le constater, pendant une année passée sur place, Mariam El Kurdi.

Surtout, ne pas rater le témoignage spontané d’un jeune français, un ingénieur aussi bien payé que parfait neuneu qui vit émerveillé son grand rêve consumériste à côté des ouvriers-esclaves
 
 
 
 
 
 
 Juin 2014
 
cherchez l’erreur
Le triomphe du Front national dévaste le paysage politique français
a titré Le Monde…
C’est rigolo (toujours garder l’humour) ! C’est juste le contraire. 
C’est le paysage culturel, social et politique dévasté depuis plus de cinquante ans par la déstructuration ultra-capitaliste néo-con qui . . .
 
Et qui y a très activement et puissamment contribué ? Le Front National ? Evidemment pas. Ni même l’extrême-droite – enfin si peu. « La Gauche » et « l’extrême-gauche », enfin ce que nous en connaissons depuis les années soixante et qui n’ont guère de rapport avec les originaux noyautés dès les années quarante y ont contribué avec enthousiasme. Toute une histoire de falsifications dont on peut se faire une idée dans :
 
Qui mène la danse. La CIA et la guerre froide culturelle, Frances Stonor Saunders, Denoël 2003.
Intelligence de l’anticommunisme. Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris 1950-1975, Pierre Grémion, Fayard 1995.
Deux livres sur l’élaboration et le développement du contrôle culturel et politique. Acculturation et substitution de paradigme, falsification, manipulations de la mondialisation du capitalisme… Voilà qui explique comment on en est arrivé là.
 
Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours – le vrai visage du capitalisme français, Benoît Collombat, David Servenay, Frédéric Charpier, Martine Orange, Erwan Seznec, éditions La Découverte 2010.

Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, Guy Hocquenghem, Albin Michel, 1985.
Indispensable pour comprendre comment ont été étouffés les mouvements alternatifs, puis démoralisée la société française, et débusquer les imposteurs qui encombrent toujours.

« Comme disait l’Express : « La victoire de la gauche a bien sonné le glas de la pensée socialiste. Du rêve écologique aussi. » Vous fûtes les opérateurs de cette mise à plat. Quels qu’aient été vos ralliements successifs (…) c’est avec le PS que vous avez réellement scellé le pacte maudit (…) Fidélité apparente, reniement et beurre étaient du même côté de la tartine. Quelle chance ! ».
Fondateur et animateur du FAHR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire), Guy Hocquenghem était de ceux qui venaient aux Amis de la Terre, au début. Ce qui s’y est passé n’a pas manqué d’inspirer sa critique des faux dissidents.

La décennie : le grand cauchemar des années 1980, François Cusset, La Découverte octobre 2006.
François Cusset dénonce la conversion d’une toute petite poignée de prétendus ex-contestataires aux valeurs libérales. Ce qu’il doit ignorer encore, c’est que ces individus, dont reconnaît-il une partie était « liée aux technocrates atypiques des années 60 » et « est à l’origine de la création de la fondation Saint-Simon », ne s’étaient, dès l’origine, introduits dans le mouvement social que pour le vider de sa substance et semer la confusion en mettant son image défigurée au service de la démagogie de leurs maîtres, les capitalistes ultra. Il ne s’agissait donc pas d’une « conversion ».

Pour bien appréhender le phénomène, les travaux de Guy Hocquenghem, de Louis Janover et celui de François Cusset sont des plus utiles. Ils aident à déchiffrer les enluminures des réécritures de l’histoire qui paraissent encore.
 
 

 Dessin de Harry Lammertink, alias Yrrah, trop tôt disparu en mars 1996
 

 

 
 
 
 Longs combats
Grande distribution de merde : les joies des prix bas
Dissimulation d’un rapport sur les dangers des produits à bas prix de la grande distribution. Même le bref extrait destiné à être rendu public n’est découvert que 3 mois après sa sortie…
 
 
C’est un rapport confidentiel de 179 pages sur la sécurité alimentaire, réduit à 25 malheureuses pages dans sa version rendue publique en février. La Cour des Comptes s’y montre particulièrement préoccupée par la qualité de certains produits « premiers prix », rapporte Le Télégramme de Brest dans son édition de jeudi.

« La Cour des Comptes semble avoir été particulièrement choquée par certaines découvertes, notamment sur les produits premiers prix », rapporte le quotidien breton. Les enquêteurs de la Cour des Comptes découvrent « des viandes grises-verdâtres impropres à la consommation humaine dans des charcuteries, moisissures, souris vivantes ou mortes, excréments de souris dans des étuves à chorizo », etc, selon le journal.

« L’offre des produits premiers prix peut paraître attractive, mais leur consommation systématique, par une population croissante, pourrait avoir à terme des répercussions sur la santé publique », s’alarme la Cour, selon le quotidien. Au-delà du cas des produits premiers prix, l’un des problèmes essentiels rencontrés par l’administration dans le combat pour la sécurité alimentaire est le manque de personnel et, de fait, la rareté des contrôles, « en chute libre », assure Le Télégramme.
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/moisissures-souris-viandes-verdatres-ce-que-cache-la-charcuterie-premier-prix_1547376.html
 
 
Viandes toxiques: la cour des comptes demande aux acheteurs des premiers prix d’acheter des produits plus chers
http://www.wikistrike.com/2014/05/securite-alimentaire-de-la-viande-avariee-dans-les-produits-premier-prix.html
 
 

 
Premiers prix : la Cour sonne l’alarme
(…) viandes gris verdâtre impropres à la consommation humaine dans des charcuteries, moisissures, souris vivantes ou mortes, excréments de souris dans des étuves à chorizo, fromage ramassé à la raclette sur le sol pour en faire du fromage fondu (…). Elle jette également une lumière crue sur les viandes séparées mécaniquement (VSM). La définition de ce « produit » est loin de mettre l’eau à la bouche : « La VSM, surtout destinée, il y a quelques années encore, à la composition d’aliments pour animaux, est un produit obtenu par l’enlèvement, à l’aide de moyens mécaniques, de la viande des os de carcasses et pouvant donc contenir des résidus d’os, de cartilage ou de moelle ».

Santé : des interrogations pour d’autres produits, la BNEVP a constaté des « manquements graves aux conditions d’hygiène », des « failles de traçabilité », et fait part de « résultats d’analyse connus une fois que les produits ont été expédiés et très souvent consommés ». La brigade signale qu’une « grande partie de la charcuterie ou des produits de viande premier prix comportent de très larges proportions de VSM ».
http://www.letelegramme.fr/france/alimentation-des-failles-dans-le-controle-29-05-2014-10187560.php

 
vidéo
De la viande avariée dans les produits « premiers prix »
+ record de contamination par les pesticides en France
http://www.wat.tv/video/viande-avariee-dans-produits-6ta0h_2exyh_.html
 
 un petit rappel :
Arrêtons de manger de la merde !, Jean-Pierre Coffe, Flammarion 2013.
(…)  Une évidence: le monde agricole s’est jeté dans le productivisme. Oublié le temps où le crémier vendait du lait à la louche, où le boucher faisait trier dans un abattoir de proximité des bêtes qu’il avait choisies au pré, et où les marchands de fruits et légumes ignoraient tout de la dessaisonalisation: ils vendaient des fruits cueillis à maturité par des producteurs respectueux.
Tout le monde était heureux, les bas de laine se remplissaient à nouveau, l’hygiénisme et la normalisation ne s’étaient pas encore abattus sur les petits commerces.

Dans Arrêtons de manger de la merde, ouvrage très documenté, le polémiste aux cinglants coups de gueule évoque un monde oublié, tout proche de nous, où la course au profit, le développement anarchique de la grande distribution, les centrales d’achat, l’obsession du volume, les prix de plus en plus bas ont changé radicalement la façon de se nourrir. La dégradation de la qualité s’est accélérée, la chimie, les engrais, les pesticides, les insecticides, les colorants ont envahi les coopératives (…)
 
 
 
 
 
 
 
27 mai 2014

Gracchus Babeuf,

 

le révolutionnaire, grand défenseur du bien commun contre la nouvelle spoliation, a été guillotiné par la quintessence de la réaction – le Directoire, le 8 Prairial an V (27 mai 1797), à Vendôme 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

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