…et un regard sur l’autre « actualité« , celle du système qui est en train de détruire le vivant

 

Sommaire

Les caméras de surveillance ont du bon…

Syrie : démonstration de lâcheté mondiale

La Ligne de partage des eaux, film de Dominique Marchais

Téléphonie débile

A Lille, personne n’a eu le réflexe de dégainer son portable, ou d’appuyer sur le bouton des interphones, disponibles dans les rames et sur les quais, pour alerter la sécurité

La « sensibilité » des animaux reconnue en France. Mais…

70 balles dans la peau pour la mère qui avait échappé à ses bourreaux

La maison de retraite indigne distinguée par le Bleue de France avec tambours et trompettes

«Je naviguais vers mon espoir, de l’eau jusqu’aux genoux»

Un prince saoudien tue 2 000 oiseaux menacés en une seule partie de chasse

Pacifique Nord à 2000 des côtes habitées par des hommes

Quimper : condamné pour avoir tué son chat dans une machine à laver

Le traité TAFTA

Et, pendant ce temps, entre l’Union Européenne des ultra-capitalistes et l’Inde

Lordon, La malfaçon – Monnaie européenne et souveraineté démocratique

Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC

Le président de l’hyper capitalisme chinois reçu avec tous les honneurs

La malédiction du gaz de schiste

Sans logement, un témoignage édifiant sur le dysfonctionnement français

Les évitements visibles du « Parlement des invisibles »

Bois tropical : l’Assemblée vote des sanctions contre l’importation illégale

Les promesses écolos d’Ikea

Les malheurs du merbau, bois chic victime des tronçonneuses illégales

La régression française lisible dans la pollution atmosphérique

Transfiguration à la Demeure du Chaos

L’ONU a célébré lundi, la première Journée mondiale de la Vie sauvage

Indonésie: Procter & Gamble accusé de favoriser la déforestation

Paco !

 

 

Il semblait bien que l’essentiel du mouvement ukrainien était assez éloigné de l’esprit de Nestor Makhno…

THIS IS HOW MANY OF THE PEOPLE ON THE FAROE ISLANDS ENJOY THEIR FREE TIME

C’est l’hécatombre chez les oiseaux marins, victimes des tempêtes à répétition

Dallas Buyers Club, film de Jean-Marc Vallée

NDDL : Manipulation dans la manipulation dans la manipulation…

Il suffit de regarder ces photos pour comprendre que « entretien des cours d’eau » à la façon de ces exploitants de la FNSEA doit être traduit par : mise à sac !

« Nuisibles » ? « Prédateurs » ? Nous savons maintenant de qui il s’agit

Pete Seeger, un autre de la nouvelle gauche alternative s’en va

Long en bouche, très long : La grande bellezza de Paolo Sorentino

A Taiji aussi, le Japon continue de conchier la planète

Soleil cherche futur de Hubert-Félix Thiéfaine

Il y a vingt ans, la Guerre du Golfe

This is why you should not ride elephants in Thailand!

Le long combat de Louis Pouey Mounou :

Vivian Maier 1926 – 2009

Nourriture perdue : beaucoup plus encore que ce que nous croyions savoir

Ambrósio Vilhalva a été assassiné

Que sont devenus les moineaux de la Gare de Lyon ?

Barack Obama sera présent aux obsèques de Nelson Mandela !

Il était une forêt, film de Luc Jacquet

Déluge d’éloges pour Mandela, mais toujours rien sur et pour Léonard PELTIER

Tilly Kasiepo insultée aux Pays Bas

 

 

 

Les caméras de surveillance ont du bon…

 

 

 

Syrie : démonstration de lâcheté mondiale

SYRIE : Aux origines de l’horreur

http://www.dailymotion.com/video/xy7h0p_syrie-documentaire-aux-origines-de-l-horreur_news

Alep, au nord de la Syrie, théâtre d’affrontements entre les troupes de Damas et la résistance qui en a fait un de ses symboles, connait-elle sa dernière guerre ? La plus vieille ville au monde subit les bombardements depuis deux ans sans relâche.

L’ENTRETIEN – Jean-Pierre Filiu, auteur de « Je vous écris d’Alep »

Je vous écris d’Alep. Au cœur de la Syrie en révolution

Collection Impacts, Denoël, 2013

 

Lettre d’Alep : avec les Syriens que l’on a abandonnés à leur sort

(…) Mais de toutes les armes dont le despote frappe les civils insoumis, ce sont les missiles Scud qui suscitent l’effroi le plus intense. Ces missiles balistiques sont en effet tirés depuis la banlieue nord de Damas, à 300 kilomètres de là, pour s’abattre sur des zones résidentielles de manière aveugle. Il n’y a pas de précédent à la perpétration d’un tel crime de guerre à l’encontre d’une population désarmée.

Ce soir du 26 juillet, dans le quartier de Bab Nayrab, les familles s’étaient réunies, comme dans les autres foyers musulmans d’Alep, pour partager le repas de rupture du jeûne du Ramadan.

Un missile sol-sol s’est abattu sur l’immeuble. 35 cadavres auraient été extirpés des décombres, dont ceux de 19 enfants (…)

http://blogs.rue89.com/jean-pierre-filiu/2013/07/27/lettre-dalep-avec-les-syriens-que-lon-abandonnes-leur-sort-230865

 

. . . Et toujours pas le minimum : l’interdiction aérienne !

 

 

 

 

 

La Ligne de partage des eaux
film de Dominique Marchais
qui nous avait proposé Le temps des grâces en février 2010 (présentation sur ce site dans la rubrique Cinéma)
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=227319.html

(…) ce que le documentaire peut proposer de plus passionnant et pertinent dans l’intelligence, à la fois sociologique, scientifique, subjective et politique, d’un enjeu vital de notre temps avec La Ligne de partage des eaux.

Dominique Marchais, son auteur, est coutumier du fait, puisque déjà son premier long-métrage documentaire, Le Temps des grâces (2009), avait été salué, parmi la bordée de films qui sont désormais consacrés à la question écologique, comme l’un des plus admirablement composés.

C’est encore le cas cette fois, et en vertu de la même philosophie. Absence de visée polémique. Désir de comprendre. Pari sur l’intelligence du spectateur. Préparation au long cours. Richesse synthétique des approches, des sources, des personnages. Souci de raccorder l’enjeu du film à une conception globale de l’homme dans son environnement. Last but not least, caractère écologique de l’œuvre elle-même, qui adopte la forme d’un cheminement naturel, déterminé par son propre écosystème.

On ne saurait ici mieux dire, puisque le film nous invite à pérégriner dans une partie du bassin-versant de la Loire (étendue qui comprend la totalité du territoire irrigué par les eaux entre le fleuve et la mer) depuis la Vienne jusqu’à l’estuaire. Tout commence dans le parc naturel de Millevaches, dans le Limousin, où l’on constate dans la rivière locale la disparition des saumons et des moules perlières, conséquence de la création des barrages dont les eaux mortes rompent la continuité des eaux vives. Cette atteinte à la biodiversité fait l’objet d’un dialogue tendu entre un policier des eaux et un couple d’agriculteurs.

LA FIGURE DU DIALOGUE ESSENTIELLE AU FILM
De fait, la figure du dialogue est essentielle au film. Mené au fil de l’eau entre des acteurs aux intérêts divergents dont on mesure mal a priori la diversité (représentants de l’Etat, maires, responsables associatifs, paysans…), on sent bien que c’est entre sa possibilité et sa mise en échec que se joue le dénouement du désastre écologique en cours. Extinction des espèces, pollution des rivières, uniformisation du paysage, privatisation de l’aménagement du territoire, politique destructrice de la rentabilité immédiate : les maux sont connus. L’intérêt du film est de nous à la puissance aveugle d’une certaine logique économique, la résistance s’organise à pas comptés, par des entreprises modestes mais néanmoins dispensatrices de joie. Ici, un collectif de citoyens engagés dans la construction d’un écoquartier à Faux-la-Montagne. Là, un éleveur de Saint-Nazaire collaborant avec le Conservatoire du littoral pour faire paître ses bêtes sur un pâturage collectif.

De petites choses, dont le film parvient pourtant à nous faire saisir l’importance en relevant l’enjeu plastique de son sujet. Travellings miroitants au fil de l’eau avec contre-plongée sur la ramure, panoramiques sensuels de l’onde caressée par le vent : le mouvement suggère que la beauté s’entend dans la solidarité et la continuité entre les choses. Il répond à la figure du puzzle qui ouvre le film, un paysage bucolique rassemblé par des mains enfantines.

Tout est là et tout se tient : la responsabilité, la préservation, la transmission. C’est bien de la suite du monde qu’il s’agit ici.
critique de Jacques Mandelbaum parue dans Le Monde :
http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/22/la-ligne-de-partage-des-eaux-sain-dialogue-au-fil-des-eaux-polluees_4405058_3246.html

Dominique marchais nous convie à une promenade au fil de l’eau, depuis les sources et le chevelu des ruisseaux débutants jusqu’aux abords de la mer.

Tout commence avec une visite aux sources de la Vienne sur le Plateau de Millevaches. Des techniciens de l’environnement examinent l’état – en voie de dégradation – de la tête de bassin. Images rassurantes cependant : nous avons des fonctionnaires compétents et amoureux de leurs métiers qui veillent partout sur l’eau. Mais images trompeuses car l’on sait aussi que, paradoxalement, les têtes de bassin sont les parentes très pauvres de la politique de l’eau en France. Et, dans au moins une autre région, il est des têtes de bassin équivalentes où l’on échoue à mobiliser les mêmes services pour empêcher de nouvelles destructions.

La suite immédiate est plus conforme à la situation générale. Des paysans, éleveurs du Plateau de Millevaches, sans doute des braves gens, ont néanmoins consciencieusement saccagé les rives boisées du cours d’eau sous le prétexte de… les « entretenir ». Un « entretien » destructeur de la ripisylve, donc du ruisseau. Un « entretien » dévastateur comme on en rencontre tant d’exemples du fait d’exploitants et d’élus amoureux de l’exploitation à blanc de la campagne, probablement « pour faire propre » – la campagne avec des herbes, des buissons, des arbres, des animaux, c’est si sale ! D’où vient cette ignorance de leur pays, cette incompréhension de leur propre bien commun ? Du formatage par les notices d’emploi des marchands d’herbicides ? De plus loin encore, nous l’avions vu avec Le temps des grâces, le précédent film de Dominique Marchais.

Puis, nous découvrons des gens qui joignent leurs compétences, leurs motivations, leurs enthousiasmes pour réaliser un lotissement à Faux La Montagne. Encore un lotissement… Mais un lotissement intégré au paysage, un lotissement avec des maisons qui forment rue, ou faubourg, des maisons et des jardins protégés comme construisaient les anciens et comme on devraient construire en développement des villages – donc, un quartier.

Puis nous continuons à descendre les rivières jusqu’à la Loire, et, très vite, ça se gâte avec la présence de plus en plus massive du système de la marchandise financiarisée. Une belle figure d’élu qui débite la propagande apprise par coeur. Des camions géants sur des routes comme des autoroutes. De plus en plus de camions. Des zones industrielles, des zones d’activité, des plates-formes logistiques gagnées sur la terre et la vie – mais avec label environnemental… Et puis des maisons plantées sans idée au milieu de terrains gaspillés ; des réseaux étendus, étendus, étendus, et leur traduction lisible en déstructuration écologique et sociale, et en gaspillage croissant d’énergie fossile. Des kilomètres carrés et des kilomètres carrés de terre et de campagne recouverts de bitume et de béton. La colonisation des esprits et de l’espace par un système totalement dérégulé qui dévore tout et étend partout des banlieues vouées à l’échec écologique, social et énergétique ; mais un système nourri par l’argent public massivement détourné pour servir la dérégulation, le système prédateur de toute vie qui impose partout ses monopoles radicaux créateurs de dépendances, de servitudes et de nouvelles pénuries.

Peu à peu, d’initiatives inspirées en problèmes en expansion, tantôt en positif, souvent en négatif, nous découvrons les grandes lignes d’un rapport de forces exacerbé autour du bien commun. Le bien commun ?, les communaux – comme on devrait dire encore… Ils sont presque partout détournés, privatisés, détruits, et leurs trop rares défenseurs ont fort à faire pour en sauver des miettes. Après Nantes, près du Lac de Grand-Lieu, nous contemplons l’expansion vertigineuse du béton et du bitume qui, en plein accroissement de la crise climatique, et alors qu’il faut économiser les déplacements et l’énergie, nous précipite vers de plus grandes difficultés encore. A peine le temps d’une pause sur les eaux du lac et nous apprenons la perte de beaucoup de chemins communaux « mis en vente par les maires ». Ce petit détail dit tout des stratagèmes « démocratiques » de la prédation radicale qui bat son plein sur toute la planète.

Comme souvent, le fil de l’eau nous a naturellement conduit vers un autre fil précieux devenu aujourd’hui aussi fragile : celui du bien commun. Celui-ci nous guide pour décrypter les stratégies du grand détournement toujours en cours depuis des siècles. L’histoire nous l’apprend, c’est une guerre : la guerre des communaux ; une guerre toujours perdue par les peuples et la vie jusqu’à aujourd’hui. La guerre qui est cause de la crise écologique et sociale planétaire. Mais, comme l’ont compris les bâtisseurs de l’éco-quartier à Faux la Montagne, le fil du bien commun montre aussi le chemin pour rompre avec le système des monopoles radicaux et inverser le cours des choses…
Pourvu que beaucoup plus s’intéressent au fil de l’eau !

ACG

 

 

 

 

Mai 2014

 

Téléphonie débile
Un routier a provoqué la mort de deux personnes alors qu’il utilisait son téléphone mobile dans la région Champagne-Ardenne. Le chauffeur, âgé de 30 ans, a percuté à près de 90 km/h lundi vers 16 heures sur l’autoroute A4 plusieurs voitures ralenties par un précédent accident. Quatre véhicules ont été pris en étau entre le camion du chauffard et un autre poids lourd, provoquant la mort d’un homme de 49 ans et d’une femme de 76 ans, passagers de deux voitures distinctes.
« Il a fait une pause une heure et demie avant l’accident et à partir du moment où il reprend la route jusqu’à l’impact, il passe 5 appels, envoie 29 SMS et en reçoit 19 dont le dernier quelques secondes avant le drame », a précisé le procureur.

 

 

 

 

France rétrograde, pays de la non-assistance

femme, vache et son veau, ruisseau, écosystème… abrutissement et apathie générales
«Je criais, les passagers ont fait leur chemin»

La femme agressée sexuellement dans le métro lillois fin avril par un homme alcoolisé reste toujours indignée par la léthargie des témoins. Une information judiciaire visant ceux-ci a été ouverte.

Une jeune femme laissée seule dans une rame de métro avec son agresseur, par des passagers qui préfèrent tourner les talons. La vidéo-surveillance a été sans pitié pour cette lâcheté ordinaire. «Ils montent dans l’autre wagon ostensiblement, c’est très clair», précise le procureur de la République de Lille, Frédéric Fèvre, qui a ouvert une information judiciaire pour non-assistance à personne à danger. La scène a choqué jusqu’aux policiers de la Sûreté publique, qui en ont pourtant vu d’autres, et a ému la France, crispée de se voir si égoïste dans ce miroir.

C’était le mardi 22 avril, vers 22 h 30, à Lille, dans le quartier du centre hospitalier régional. Cécile, 29 ans, a dîné avec sa belle- sœur, elle rentre chez elle, à Tourcoing. La station CHR-Calmette, qu’elle emprunte, est en bout de ligne, et aérienne. Le métro lillois est entièrement automatisé, sans conducteur.

Au rez-de-chaussée, des jeunes désœuvrés s’alcoolisent. Aucun employé de Transpole, la société qui gère le réseau, en vue. Elle passe devant eux, un jeune l’alpague, rapporte l’avocat de Cécile, Maître Michel Lokamba. Elle se dégage, il la menace, une bouteille de vodka à la main : «Je vais te violer, je vais appeler mes frères et ils vont te niquer.» Abdelnour Benaicha a 19 ans, vient de se fâcher avec sa petite amie, et est passablement saoul. «Il est très défavorablement connu des services de police pour des vols avec violence», précise Frédéric Fèvre. Il suit Cécile dans l’escalator qui la mène au quai. Ce sont les premiers attouchements, fesses, seins, hanche. Il l’embrasse, sur la joue, le front, elle se défend. L’altercation se poursuit sur le quai, où attendent déjà une dizaine de passagers. Des hommes, des femmes, de tous les âges. «Ils regardaient, c’est tout», témoigne Cécile. «Je me suis approchée d’un homme, il ne m’a même pas défendue, il avait son walkman sur les oreilles et faisait comme si rien ne se passait.» Ce n’est qu’à la station suivante qu’elle réussit à s’enfuir à l’extérieur, à arrêter une voiture en se précipitant au-devant d’elle. Benaicha tente de l’en extraire, se bagarre avec le conducteur, avant d’être maîtrisé par deux vigiles du poste de sécurité de l’hôpital, à proximité. Jugé en comparution immédiate, le jeune Marocain prend dix-huit mois de prison ferme et une interdiction de séjour de deux ans sur le territoire français.
(…)

A Lille, personne n’a eu le réflexe de dégainer son portable, ou d’appuyer sur le bouton des interphones, disponibles dans les rames et sur les quais, pour alerter la sécurité.
http://www.liberation.fr/societe/2014/05/08/je-criais-les-passagers-ont-fait-leur-chemin_1013415

 

 

 

Longs combats

Enfin une petite évolution
La « sensibilité » des animaux reconnue en France

La commission des Lois de l’Assemblée nationale a reconnu mardi aux animaux la qualité « d’être vivants doués de sensibilité », alors que jusqu’à maintenant le Code civil les considère comme « des biens meubles ». Cette modification législative fait l’objet d’une pétition lancée il y a près de deux ans par la fondation de protection animale 30 Millions d’amis, et qui a reçu le soutien de plusieurs intellectuels. La commission a adopté un amendement socialiste en ce sens, dans le cadre d’un projet de loi de modernisation et de simplification du droit, qui sera soumis au vote dans l’hémicycle, mardi soir et mercredi.

Qualification juridique et valeur affective
Actuellement, le code rural et le code pénal « reconnaissent, explicitement ou implicitement, les animaux comme « des êtres vivants et sensibles » » mais pas le Code civil, expliquent les auteurs de l’amendement, au premier chef le député PS des Hautes-Pyrénées Jean Glavany. L’amendement doit permettre, selon eux, de « concilier la qualification juridique et la valeur affective » de l’animal.

Protection supplémentaire
« Pour parvenir à un régime juridique de l’animal cohérent, dans un souci d’harmonisation de nos différents codes et de modernisation du droit, l’amendement donne une définition juridique de l’animal, être vivant et doué de sensibilité, et soumet expressément les animaux au régime juridique des biens corporels en mettant l’accent sur les lois spéciales qui les protègent ».

Fondation Bardot
De son côté, la Fondation Brigitte Bardot a estimé que cette modification était « une simple évolution juridique » et « en aucun cas une révolution pour les animaux ». « Que le statut de l’animal passe de « bien meuble » à « être vivant doué de sensibilité » est normal. Ce qui est anormal en revanche, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt », a déclaré Christophe Marie, porte-parole de la Fondation. « Il s’agit simplement d’harmoniser les textes, mais en aucun cas de remettre en cause l’exploitation animale », a-t-il ajouté.

Une grande majorité des Français en faveur de la modification
89% des Français sont favorables à une telle modification du Code civil, selon un sondage Ifop réalisé fin octobre pour 30 millions d’amis.

 

 

Mais…

à Charleville-Mézières, il semble qu’on ne soit pas encore au courant.

 

Déculturation, culture impérialiste et réification générale
en clair : De plus en plus bas, toujours plus con et ignoble

70 balles dans la peau pour la mère qui avait échappé à ses bourreaux
Comme Mesrine et pire que dans les corridas où le toro bravo qui ne se soumet pas est gracié !

 

À l’attention : de Monsieur le Procureur de la République de Charleville Mézières

Le 19 mars 2014, une vache et son veau se sont échappés du camion qui les conduisait à l’abattoir.

Si le veau a pu être facilement maîtrisé, la vache dans sa course folle pour échapper à son funeste destin, a causé quelques frayeurs, et a espéré son salut en traversant la Meuse à la nage. Peine perdue, sur l’autre rive, 6 policiers l’ont abattue de 70 balles de type impactant… entraînant sa mort, mais dans quelles souffrances !

Je souhaite de nombreuses signatures en soutien aux associations « Stéphane Lamart » et la « SNDA » qui portent plainte, à juste titre, auprès du Procureur de la République de Charleville Mézières. La pauvre bête aurait pu connaître une mort plus douce si les forces de l’ordre s’étaient entourées des compétences d’un vétérinaire.

Rares sont les ennemis publics de l’Etat, qui ont connu un tel traitement !

Une vache nous donne tout : son lait, son veau, sa chair et sa peau, sa vie mérite-t-elle si peu de respect qu’on fasse un carton sur elle ?

Cette vache et son veau ont ressenti le danger qui les menaçait, ont pensé, et ont agi en s’enfuyant. N’est ce pas une preuve de sensibilité et une forme d’intelligence ?

Autrefois, à Rome, ceux qui avaient montré de la bravoure, étaient graciés… Sommes nous donc plus barbares qu’il y a 2000 ans ?

Monsieur, le Procureur de la République, nous comptons sur vous pour que cet acte de cruauté envers un animal, soit reconnu et condamné.
http://www.mesopinions.com/petition/animaux/vache-tuee-70-balles-soutien-aux/11982

 

Esbaudissons-nous. Mener ensemble à l’abattoir la mère et son petit, n’est-ce pas la première étape d’une gastronomie bien comprise ? Pas d’amertume chez le veau qui sera mort rassuré. Maman était là. Pas de perte de poids malencontreuse chez la vache, tout entière à son devoir de sauver son enfant. Pour les deux dont on parle, il y avait une vraie entente entre ces mammifères et c’est du même mouvement qu’ils avaient pris la poudre d’escampette (…) En France, force reste à la loi.
Delfeil de Ton  – L’air de Ricains – Le Nouvel Observateur du 8 au 14 mai 2014

 

 

Où l’on voit qu’il fait peine à voir

Cet article est dédié à un homme âgé de 84 ans, dont le nom n’est pas connu, qui a voulu sortir de la maison de retraite, en Normandie, où il était entré six semaines plus tôt. Il souffrait de troubles cognitifs, rapporte la radio France Bleu. Il a pourtant su, trouvant les issues fermées dans la nuit, se servir si bien d’un couteau qu’il a débloqué la fenêtre sécurisée de sa chambre et il a su ensuite casser un cadre de décoration pour en briser le verre, lacérer ses draps, les nouer, s’en faire une échelle. L’étage était trop haut, ou son échelle improvisée trop courte. A l’aube, on l’a retrouvé mort au pied du bâtiment où il était enfermé. Même prendre le frais la nuit, il avait pas le droit. So long, my friend.
Delfeil de Ton

 

 

La maison de retraite indigne distinguée par le Bleue de France avec tambours et trompettes

C’était il y a  quatre ans…

Roger, âgé de 85 ans, était pensionnaire à la maison de retraite « les Résidentiels » située à Tonnay-Charente (Charente-Maritime).

Le vieil homme était en conflit avec la direction de l’établissement. Il estimait que les prestations étaient indignes du montant de la facture. Il avait donc décidé de ne plus payer.

Après avoir subi une opération chirurgicale, Roger est retourné à la maison de retraite. Mais les responsables auraient changé la serrure du logement.

« Une expulsion menée au mépris des lois et qui, selon nos informations, a depuis déclenché l’ouverture d’une enquête judiciaire », écrit Sud Ouest. L’établissement aurait profité de l’hospitalisation du vieil homme pour changer la serrure de son appartement.

Prétextant une mesure conservatoire, les responsables de la maison de retraite auraient refusé de lui rendre ses vêtements et ses effets personnels.

Roger s’est retrouvé à la rue. Des policiers lui ont trouvé une place dans un foyer pour SDF, ce qui l’a humilié comme a raconté un responsable à Sud Ouest : « Il s’est senti profondément blessé, et il n’avait en effet rien à faire ici ».

Le centre d’action sociale est intervenu et lui a trouvé un petit studio.  Le lendemain, Roger a mis fin à ses jours en prenant des médicaments.

Il a laissé un écrit mentionnant : « Aujourd’hui, j’ai 85 ans et neuf mois. Je quitte enfin ce monde« . La maison de retraite, il la qualifiait de « couloir de la mort à supprimer« .

Le directeur de la maison de retraite a invoqué « la négligence plus que la maltraitance » selon le quotidien régional.. Il a ajouté que s’il n’a pas respecté à la lettre la procédure d’expulsion, c’est uniquement par méconnaissance : « Je suis vraiment désolé de ce qui est arrivé, ce n’était évidemment pas le but recherché. »

Le procureur de la République pourrait poursuivre le directeur de l’établissement pour « délaissement de personne ».
Le moins qu’il puisse faire !

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/12/04/2328548_charente-maritime-expulse-de-la-maison-de-retraite-il-se-suicide.html

 

Cependant, exactement deux ans plus tard…

Ce 23 novembre 2012 : Résidence-services pour seniors
« Les Résidentiels »
17430 TONNAY-CHARENTE

15 h  début de la cérémonie en présence des autorités civiles et militaires et des représentants du monde combattant
Accueillis et accompagnés par Monsieur Alain BRUNET, Président et Monsieur Géraud de QUATREBARBES Directeur Général du groupe « Les Résidentiels », Monsieur le Préfet Rémy ENFRUN, Directeur Général de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) et Madame Béatrice ABOLLIVIER, Préfète de la Charente-Maritime visitent l’établissement. Ils procèdent ensuite au dévoilement de la plaque du label du « Bleuet de France ».

Monsieur le Préfet ENFRUN remettra à Monsieur BRUNET la charte du Bleuet de France avant de signer la convention liant l’établissement à l’Œuvre Nationale du Bleuet de France.

Puis, le Préfet,  Directeur Général de l’ONAC remettra une console Wii à l’établissement.
Allocutions des personnalités
Cocktail en présence des résidents,  des familles et des associations d’anciens combattants.
http://www.buzzage.fr/maisons-de-retraite/remise-du-label-bleuet-de-france-a-la-residence-services-pour-seniors-de-tonnay-charente/974

 

 

 

 

 

 

désespoir planétaire
«Je naviguais vers mon espoir, de l’eau jusqu’aux genoux»

Rencontre avec Assef Husseinkhail, Afghan repêché lundi au large de Sangatte et devenu symbole de la détresse des réfugiés.

Il secoue la tête et soupire : «Il était bien, mon bateau. Si on m’avait laissé faire, je serais arrivé en Angleterre.» Assef Husseinkhail, 33 ans, migrant afghan, fils d’un berger de la région de Kaboul, est un rêveur, et un chanceux. Lundi, il a dérivé plusieurs heures au large de Sangatte sur un radeau avant de se faire intercepter, dans l’après-midi, par la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM). Quand on lui dit qu’il a failli mourir, il n’a pas envie de le croire.C’est vrai que c’était un beau bateau : trois sobres planches de bois pour le cadre, trois autres pour le fond, un bloc de polystyrène enveloppé dans une bâche pour le flotteur, un pied de table et une canne à pêche en guise de mât, et une voile blanche en drap d’hôpital.

Il était assis à genoux sur les planches, en survêtement et bonnet, à la merci des ­vagues. A Calais, il est le symbole des risques, toujours plus grands, que prennent les migrants pour tenter de traverser la manche.
(…)
http://www.liberation.fr/societe/2014/05/08/migrants-je-naviguais-vers-mon-espoir-de-l-eau-jusqu-aux-genoux_1013302

 

 

 

 

 

Déculturation, culture impérialiste et réification générale
en clair : De plus en plus bas, toujours plus con et ignoble

Un prince saoudien tue 2 000 oiseaux menacés en une seule partie de chasse
http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/04/24/un-prince-saoudien-tue-2-000-oiseaux-menaces-en-une-seule-partie-de-chasse
(…)
La chasse à l’outarde houbara, prisée par les fauconniers du Golfe, est en théorie interdite car ce petit échassier est menacé d’extinction à l’état sauvage. Mais les autorités pakistanaises émettent à l’occasion des permis spéciaux autorisant à ces riches VIP la capture de cent de ses oiseaux en dix jours.

« Mais le prince a tué à lui seul 1 977 oiseaux et les personnes qui l’accompagnaient 123 », a chiffré un responsable du ministère des Forêts requérant l’anonymat. « Nous avons demandé à nos supérieurs hiérarchiques de mettre fin à cette pratique, car ces oiseaux sont déjà en danger », a-t-il ajouté.

Jaffar Baloch, le chef des services de la faune dans le district baloutche de Chagai, où la chasse controversée a eu lieu, a confirmé avoir demandé aux autorités d’agir dans cette affaire diplomatiquement sensible, les monarchies du Golfe étant des bailleurs importants du Pakistan et de son économie fragile.

L’outarde houbara vit dans la steppe et les zones semi-désertiques. Outre la dégradation de leur environnement, les fauconniers arabes sont considérés comme la principale menace pour cette espèce.
(…)

 

Primitive Saudi arabian prince killed 2100 extincting bustard birds in Pakistan
http://www.nationalturk.com/en/primitive-saudi-arabian-prince-killed-2100-extincting-bustard-birds-in-pakistan-breaking-news-49799
(…)
The prince reportedly violated the permit by conducting parts of his hunt in reserved and protected areas and allegedly killing hundreds more than the set limits.

The flesh of the bird, which migrates each winter from central Asia to Pakistan, is believed by some to have aphrodisiac qualities.

The houbara bustard appears on the International Union for Conservation of Nature’s Red List as vulnerable to extinction, with Pakistan’s population of 110,000 feared to be decreasing by 30 percent a year. The prince’s hunting party pursued the bustards on bird and wildlife sanctuaries and unprotected land across Pakistan’s southwestern Baluchistan province.

The birds are globally protected under the Convention on International Trade in Endangered Species. Pakistan’s government has long issued special bustard hunting permits to royals from Persian Gulf states, but they are usually limited to 100 over 10 days in certain areas, excluding reserves. The royal party apparently violated the permits and took down birds over the limit in reserves and protected areas.
(…)
The name of the « prince » : Fahd Ben Sultan

 

 

 

 

Longs combats

No Futur

Pacifique Nord à 2000 des côtes habitées par des hommes
https://www.facebook.com/video/video.php?v=10151284803302286

 

 

 

 

Déculturation, culture impérialiste et réification générale
en clair : De plus en plus bas, toujours plus con et ignoble

Quimper : condamné pour avoir tué son chat dans une machine à laver
C’est un procès peu commun qui s’est déroulé mercredi au tribunal de Quimper (Finistère). Un homme d’une quarantaine d’années a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir tué son chat en lui infligeant un lavage à 40°C dans sa machine à laver. Trois associations de défense des animaux s’étaient portées parties civiles. Elles ont obtenu 1 300 euros de dommages et intérêts.

La voisine alertée par les gémissements

Les faits se sont déroulés le 16 février dernier, rapporte Ouest-France. Le chat d’un collectionneur d’art s’agite dans sa maison de Briec (Finistère) et casse au passage une sculpture de bouddha. Très en colère, le propriétaire décide de se venger et lance le maladroit dans sa machine à laver. L’homme choisit alors le programme et le tambour démarre.

Alertée par les gémissements du petit animal et les bruits inhabituels de la machine, la voisine du dessous téléphone au quadragénaire. Ce dernier assume et explique son acte. Il assure également avoir récupérer le chat ébouillanté et l’avoir jeté dans un sac poubelle, avec le bouddha cassé.

Sans attendre, la voisine prévient les gendarmes ainsi que les associations de défense des animaux. Devant les enquêteurs, le tortionnaire reconnaît encore les faits. La fondation 30 millions d’amis, la SPA et la fondation Brigitte Bardot ont porté plainte.

 

En février, un homme qui s’était filmé en train de lancer un chat contre des murs, dans un quartier marseillais, avait été condamné à un an de prison ferme. Les associations s’étaient également portées parties civiles. Le chaton avait lui survécu.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/quimper-juge-pour-avoir-tue-son-chat-dans-une-machine-a-laver-07-05-2014-3822511.php

 

 

 

 

Longs combats

après l’AMI,
après l’Uruguay Round,
après la Fondation Saint Simon,
après le Congrès pour la Liberté de la Culture,
après les joueurs de flûte :
Antoine Pinay, Denis de Rougemont, Raymond Aron, Michel Rocard, Jacques Delors, Pierre Rosanvallon, Alain Minc, Luc Ferry, etc.
…voici le dernier épisode libre-échangiste de la conquête ultra-capitaliste lancée il y 70 ans…

Le traité TAFTA
dernière invention des accapareurs du bien commun

Il pourrait changer la face de l’Europe : le traité transatlantique décodé
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/15/il-pourrait-changer-la-face-de-l-europe-le-traite-transatlantique-decode_4399476_4355770.html

Le traité TAFTA va-t-il nous faire manger des OGM et du poulet au chlore ?
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/04/15/le-traite-tafta-va-t-il-nous-faire-manger-des-ogm-et-du-poulet-au-chlore_4400695_4355770.html

Guide de navigation pour affronter le grand marché transatlantique
samedi 23 novembre 2013, par Attac France
http://france.attac.org/nos-publications/brochures/articles/guide-de-navigation-pour-affronter-le-grand-marche-transatlantique

Le marché transatlantique contre le climat et la transition énergétique ?
samedi 15 mars 2014, par Maxime Combes
http://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/le-marche-ransatlantique-contre

TAFTA Dracula !
Comme jadis contre l’AMI, il s’agit de faire toute la lumière pour faire disparaître DRACULA !
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2986

 

Justement, pour faire la lumière, il est indispensable de réviser un peu…
Les acteurs en coulisse :

The Brussels Business – le pouvoir des lobbies
Le film revient sur l’influence des lobbies sur les institutions européennes notamment via l’ERT (European Round Table) au début des années 90. Il comprend notamment des interviews de membres de CEO et du directeur de l’European services forum ( http://www.esf.be/ ), un des plus gros lobby européen.
http://france.attac.org/actus-et-medias/les-videos/videos/brussels-business-le-pouvoir-des-lobbies-extrait

OMC, le pouvoir invisible, par Agnès Bertrand et Laurence kalafatides, éditions Fayard.
extrait
Un matin de 1979, James D.Robinson III, patron d’Américan Express, convoque dans son bureau Harry Freeman, chargé de la planification stratégique et des acquisitions. Entre les deux hommes s’engage alors cette étrange conversation. « Harry, combien de temps vous faut-il pour lancer un nouveau round de négociation au GATT ?  je ne sais pas, je ne l’ai jamais fait. Dix ans peut-être…

OK. Faites le, le plus vite possible, c’est très important
J’ai besoin d’argent.
Ne vous occupez pas de l’argent. Vous avez un budget illimité. Faites-le, c’est très important. »

Pour Robinson, il ne s’agit pas d’une toquade. Il veut faire d’AmEx un empire mais rencontre certaines difficultés pour s’implanter dans une trentaine de pays. A cette époque les systèmes bancaires sont largement réglementés et soumis à des législations strictes. Nous sommes en 1979, à la fin du « Tokyo Round » et Robinson tire les leçons de l’échec de Hank Greenberg. Le PDG d’AIG, la plus grande firme d’assurance américaine se heurte aux mêmes « barrières » qu’AmEx. Pour Greenberg, la solution se trouve au GATT, mais celui-ci ne s’occupe que de commerce de marchandises. Il faut donc changer la donne. Se faisant le porte- voix d’AIG, l’administration Carter tente de faire inscrire la question des services à l’ordre du jour des négociations. En vain. Dès lors, Robinson et Greenberg, bientôt rejoints par John Reed, le PDG de Citicorp, décident de prendre les choses en mains. Leur cause doit devenir la cause des pouvoirs politiques.
http://www.hors-agcs.org/agcs/article.php3?id_article=49
illustration by Errol Le Cain from The Pied Piper of Hamelin, 1989

 

Depuis quand dure cette aimable plaisanterie ?

Une brève histoire de la mondialisation
http://doc.abhatoo.net.ma/doc/spip.php?article607

 

Le grand bond en arrière
par Serge Halimi
http://books.google.fr/books?id=2Dum-7xT00AC&pg=PT4&lpg=PT4&dq=OMC,+le+pouvoir+invisible,+Agn%C3%A8s+Bertrand,+Laurence+Kalafatides&source=bl&ots=Y8copNK6YR&sig=R2NnSRRwyOD0mO8moADRkoRooHQ&hl=fr&sa=X&ei=qoheU9fTE8fI0wWX_ICYCA&ved=0CDUQ6AEwATgK#v=onepage&q=OMC%2C%20le%20pouvoir%20invisible%2C%20Agn%C3%A8s%20Bertrand%2C%20Laurence%20Kalafatides&f=false

 

La décennie – le cauchemar des années 1980 (2) : 1981-1983
http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-la-decennie-le-cauchemar-des-annees-1980-2-1981-1983-0

 

Stratégie :
réduire les distances, débrancher les protections différentielles, les fusibles, les dispositifs de décharge, supprimer toutes les régulations, mieux les rendre illégaux… pour mettre en concurrence directe les acteurs (artisans, paysans, PME, multinationales, Etats…), les écosystèmes de cultures et potentiels complètement différents.

Objectifs :
déstructurer et affaiblir pour coloniser les esprits (« conquête de l’esprit des hommes » disaient les stratèges du capitalisme il y a 70 ans) et rafler les « marchés » et, surtout, tous les biens communs désormais sans protection.

http://aptgchronique.overblog.com/2013/11/nos-enfants-nous-le-reprocherons%E2%80%A6.html

 

 

Et, pendant ce temps, entre l’Union Européenne des ultra-capitalistes et l’Inde…

L’accord de libre-échange UE-Inde menace des millions de vies
S’il est signé dans sa forme actuelle, à la mi-avril, l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde pourrait causer la mort de millions de personnes. La Commission européenne y a intégré des dispositions qui renforcent les droits de propriété intellectuelle et la protection des investissements au détriment de la santé publique.
(…)
http://www.msf-azg.be/fr/presse/laccord-de-libre-echange-ue-inde-menace-des-millions-de-vies

 

 

 

 

jeudi 17 avril 2014

 

Aaaah !

Un économiste qui ne pratique pas la langue de bois et s’extrait du modèle imposé depuis 70 ans
et sur France Inter, à l’heure où généralement nous est servi le brouet ultra-capitaliste néo-con
Frédéric Lordon présentait son dernier travail :

La malfaçon – Monnaie européenne et souveraineté démocratique (Les liens qui libèrent, mars 2014)

(…) La crise de 2007/2008 est responsable du surplus de dettes. « Cette crise qui a entraîné une contraction du crédit et une récession a été d’une violence inouïe » reprend Frédéric Lordon, C’est la récession qui fait exploser les déficits et s’accumuler les dettes. »
Les politiques d’austérité nationales et européennes sont un « désastre », « le pire », ajoute l’économiste, c’est que les institutions européennes, le FMI, la Banque Mondiale « persistent dans leurs erreurs »

Faut-il effacer 624 milliards d’euros de dettes françaises ?

Frédéric Lordon préconise d’effacer les 624 milliards d’euros de dettes dans le scénario le plus extrême. Un scénario plus modéré avancé par l’économiste serait « de refaire intégralement le cadre institutionnel et les orientations qui gouvernent la conduite des politiques économiques nationales et européennes »

Le défaut de paiement de la dette pourrait dans ce cas être « un levier » dit Frédéric Lordon, « une instrumentalisation politique du défaut qui conduirait à mettre par terre l’intégralité  du système bancaire comme la crise des subprimes mais pour faire cette fois tout ce qu’on n’a pas fait en 2009. »
« Le sauvetage des banques était une nécessité et un scandale car il n’a été assorti d’aucune contrepartie » conclut Frédéric Lordon.
(…)
http://www.franceinter.fr/emission-le-79-frederic-lordon

 

Frédéric Lordon nous a offert une petite friandise en janvier 2013 :

La finance en folie nous revient dans la gueule…
Un peu comme un égoût qui,
d’un coup, fait un coude
et revient au WC

Le grand retournement
film de Gérard Mordillat

C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres.

Adapté d’une pièce de Frédéric Lordon, cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…

Frédéric Lordon : « D’un retournement l’autre – Comédie sérieuse sur la crise financière« , 2011.
Économiste, Frédéric Lordon est notamment l’auteur de Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières (Raison d’agir, 2008), La Crise de trop (Fayard, 2009), Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010).

Le choix de l’alexandrin ne doit pas rebuter ceux qui le craignent depuis l’étude scolaire des textes classiques. Il souligne la farce tragi-comique qui nous est servie par les financiers, les politiques, les experts, les journalistes… C’est presque jouissif quand, entraîné par le rythme, on s’essaye à deviner la chute des vers.

Les mécanismes de l’escroquerie globalisée sont habilement démontés et, si l’on ne saisit pas tout, on en apprend davantage.
Il manque, cependant, un acteur ou plusieurs : celui ou ceux qui représenterait(ent) la coordination supranationale qui, de théorie en stratégie et en manipulation de tous, pilote toute l’affaire. Pas l’ombre d’un représentant de l’une de ces sociétés, de ces clubs et autres cercles élitistes pourtant bien connus des personnages représentés. Même la très française Fondation Saint Simon, relais du néo-capitalisme mondial, est absente. Enfin, elle est là, dans chaque institution représentée, mais le spectateur non averti, s’il l’entend, ne la voit pas. C’est bien dommage car, de ce fait, les banquiers-investisseurs-décideurs du film semblent ballotés par des événements qu’ils ne maîtrisent pas. Dans la réalité, malheureusement, leur maîtrise est bien plus grande et elle s’étend même à ce peuple dont Gérard Mordillat semble attendre beaucoup de conscience et de capacité d’action, voire un « retournement ». On aimerait qu’il en soit ainsi, mais l’effondrement de la pensée critique, de la solidarité, du mouvement social enfin, a depuis longtemps précédé l’effondrement économique.

Il manque aussi tout un étage à l’analyse, son fondement même : la dimension écologique – l’économie de la nature, comme on disait bien avant qu’économie ne soit réduit qu’aux logiques du profit. Car, bien avant de se traduire par une destruction économique et le pillage de l’argent public, la grande escroquerie a commencé une destruction massive de la biosphère. Cela a été constaté il y a longtemps déjà, bien longtemps avant que ne se réveillent les victimes de la baisse du pouvoir d’achat et du chômage. Il est assez inquiétant que cela n’apparaisse toujours pas.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=215366.html

Cette corporation est devenue experte
à garder les profits et nous laisser les pertes

 

 

 

Nouvelles prévisions catastrophiques pour le climat
…Vu l’absence de sensibilisation et de mobilisation générales, une annonce optimiste aurait été étonnante.

Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC
http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/31/nouveau-rapport-alarmiste-du-giec-sur-le-rechauffement-climatique_4392565_3244.html

 

Le réchauffement climatique est sans équivoque
http://www.notre-planete.info/actualites/3812-rapport-5-changement-climatique-GIEC
(avec visualisations vidéo)

Pour maîtriser ce bouleversement climatique et faire face à ses différents impacts, beaucoup d’évolutions s’imposent d’urgence. Mais, malgré les coups de semonce, nous sommes très loin du compte !

Les quelques quelques frémissements observables relèvent plus du discours et de l’effet d’annonce que d’une véritable évolution. Sur le terrain, la destruction et la pollution continuent.

La CIJ déclare illégale la chasse baleinière Japonaise « sous prétexte scientifique » en Antarctique

La journée du 31 Mars 2014 marque peut être un tournant historique dans le mouvement de défense des océans et pas seulement des baleines. En effet, à la sortie de l’audience, le Japon s’est déclaré « très déçu mais désireux de respecter la décision rendue » par le plus haut organe judiciaire des Nations-Unies, la Cour Internationale de Justice de la Haye.
http://www.seashepherd.fr/news-and-media/news-20140401-fr-01.html

 

 

avril 2014

 

Le président de l’hyper capitalisme chinois reçu avec tous les honneurs

Un petit rappel :
Avec ses nombreuses ressources naturelles, le Tibet souffre des conséquences de l’exploitation commerciale intensive de la Chine qui voit le Tibet comme la « Maison des Trésors » et en tire profit.

Le Tibet est riche en minerais et possède des réserves considérables d’or, de pétrole, de gaz, de bauxite, de cuivre, d’étain, de lithium, et d’uranium (la moitié des réserves du monde), qui sont extraits sans considération pour l’environnement. Le résultat en est des niveaux alarmants de pollution qui affectent l’hydrographie, l’atmosphère et les sols.

Ces régions Himalayenne et Tibétaine possèdent un des plus importants écosystèmes au monde. Le plateau est composé de forêts, garrigues, steppes, déserts, formations aquatiques et de pâturages. De plus, c’est dans cette région qu’on retrouve le principal bassin hydrographique de l’Asie, source de nombreux fleuves et rivières à forte teneur en limon, élément important dans l’enrichissement des sols et donc vital pour l’agriculture locale. C’est, en autre, cette richesse qui attire les convoitises des officiels chinois. Mais ces derniers, peu regardant sur les risques d’une exploitation intensive de ces ressources, ont littéralement pillé la région et arraché une grande partie de la forêt.

Des zones forestières autrefois verdoyantes comme le Kongpo au Sud-Est du Tibet, ont été transformées en un paysage lunaire. En 1949 les forêts recouvraient 221 800 kilomètres carrés, soit près de la moitié de la superficie de la France. En 1985, la moitié de la surface de la forêt était rasée.

Selon des informations récentes du World Watch Institute, la déforestation atteindrait maintenant 85% ! http://www.cap-sciences.net/upload/Himalaya_p22_24.pdf

(…) Les zones forestières représentaient 221 000 km2 avant l’invasion chinoise, elles n’en couvrent plus que 130 000 aujourd’hui.

Des centaines d’espèces animales et végétales rares ont définitivement disparu (…)
http://lpdw.free.fr/freedom/tibet.htm

 

 

 

Holy field, Holy war
de Lech Kowalescki
La malédiction du gaz de schiste
http://www.lechkowalski.com/fr/video/item/43/holy-field-holy-war

Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Leur lutte pour survivre se fait loin des caméras et des médias.

En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, de nouveaux acteurs sont en compétition pour s’accaparer les terres

(…) La démarche de Lech Kowalescki rappelle celle de Dominique Marchais dans l’excellent documentaire Le Temps des grâces (2009), qui abordait lui aussi, sur un mode moins impressionniste mais tout aussi holistique, la question de la dégradation de l’environnement… Ici, les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste sont un point d’entrée pour appréhender une histoire plus globale, qui commence à la fin du communisme et des fermes d’Etat.

Depuis cette époque, la Pologne s’est ouverte à la mondialisation. La paysannerie, incapable d’aligner ses prix sur ceux du marché, a été laminée. Ceux qui s’accrochent survivent péniblement, en subissant les nuisances de la ferme industrielle voisine qui déverse sur leurs terres le lisier produit par ses 20 000 porcs, polluant le sol et répandant son odeur pestilentielle. Des règles existent, censées protéger les riverains, mais l’entreprise les bafoue impunément. Kowalski ne cherche pas à exposer les détails de la situation, il ne cherche pas les responsables. En revanche, il s’invite à une réunion organisée par l’entreprise américaine Chevron, qui vient rencontrer les riverains pour leur présenter son plan d’extraction du gaz de schiste, dont le déroulement est cruellement symptomatique du rapport de forces entre les vainqueurs et les perdants de l’Histoire. Filmée dans la durée, la séquence en rappelle une autre qu’avait mise en scène Gus Van Sant dans son récent film, Promised Land. A cette différence près qu’il n’y a ici ni coup de théâtre, ni rédemption, ni happy end. Droit dans ses bottes, le représentant de la multinationale fait son exposé sans sourciller, assurant son auditoire de l’innocuité des pratiques de son entreprise. Les paysans ont beau s’insurger, crier au mensonge, opposer à ses propos une batterie de faits (eau du robinet boueuse, murs des maisons fendus par les secousses…), le déni froid qu’il leur oppose, avec le soutien zélé des représentants de la puissance publique, ne peut inviter qu’à la révolte ou à la capitulation. (…)
extraits d’une présentation parue dans le Monde

Sea Shepherd Conservation Society
https://www.youtube.com/watch?v=4wNo8D3Tjdw

 

 

 

 

Un témoignage édifiant sur le dysfonctionnement français
http://www.franceinter.fr/emission-peripheries-anne-valerie-l-sans-logement

Depuis plusieurs mois cette jeune femme titulaire d’un master vit dans un hôtel social et le 31 mars sa « prise en charge » risque de s’interrompre. Cet hébergement d’urgence, véritable planche de salut au départ, s’est peu à peu mué en une prison sociale.

Le temporaire s’étire. L’accompagnement social qui devrait la guider vers la réinsertion et l’accès au logement l’enferme, selon elle, dans la dépendance et la pousse au renoncement. Depuis cet hôtel social au confort plus que sommaire où les relations humaines sont brutales, la jeune femme explicite le lent processus de désocialisation qu’elle ressent mais aussi et surtout l’énergie et la rage qui la poussent à ne pas se laisser gagner par le fatalisme. Car, si « raconter est socialement rédhibitoire se taire est impossible ».

 

Sans logement

Actuellement mon domicile est une chambre d’hôtel considérée comme « un hébergement d’urgence ». La chambre m’a été attribuée par la Fondation C. Je paie une partie du loyer, le reste est subventionné par l’Etat, via une aide, l’Allocation de Logement Temporaire. La Fondation C., missionnée par l’Etat, est censée assurer « un accompagnement social », plusieurs démarches règlementaires, pour m’aider à quitter l’hôtel, et à retrouver un logement.

En juin 2013 je me suis retrouvée sans domicile. En mai, après une période de chômage et un arrêt maladie, j’ai trouvé un emploi d’employée de maison en CDI. Mon salaire oscille entre 500 et 1 000 euros mensuels, en fonction des heures effectuées, elles-mêmes fonction des humeurs de mon supérieur hiérarchique.

J’ai un M1 en communication, deux ans d’expérience professionnelle dans ce domaine, de nombreux emplois sans qualification à mon actif, de nombreuses années à ne rien faire, et, actuellement, je suis un cursus en arts plastiques, un secteur dans lequel, à terme, j’aimerai travailler. J’aime dessiner, peindre, lire et écrire. La construction de mon identité est une question importante pour moi. L’altérité aussi.

Actuellement mon quotidien est peuplé d’associations caritatives qui posent la question de l’hôpital qui se moque de la charité, d’avocats soit disant engagés mais que la misère fait vivre, de mots nouveaux, tout un jargon, relatifs à l’hébergement d’urgence, aux problèmes de logement, aux problèmes sociaux. DALO, SIAO, Accords Collectifs, Résidence sociale, logement de transition, RSA. Des mots qui faute d’insertion sociale et culturelle réussie, « un monde à moi », constituent mes repères sociaux et culturels actuels, alors que je les déteste, qu’ils apparaissent dans mes rêves, que je les méprise autant que le mépris qu’ils attirent sur moi, que je veux les vomir alors qu’ils m’empoisonnent. Et ne plus jamais les entendre. Jamais.

Je veux vivre. Je veux être belle. Avoir de l’argent. Pouvoir dire ce que je pense. Aimer et l’être.

A l’Hôtel de M., dit « hôtel meublé », il n’y a pas de meuble, sauf un lit par chambre. Il n’y a rien pour cuisiner. Les salles de bain sont souvent couvertes de moisissures du sol au plafond, faute de système d’aération. Les sanitaires sont encrassés. L’eau des douches s’écoule directement du tuyau après actionnement d’une vanne fixée dessus. Latempérature de l’eau n’est jamais agréable, soit bouillante soit glacée, moyenne après dix minutes d’attente, mais jamais comme on voudrait. La plupart des fenêtres ne se ferment pas car la tige de fermeture ne coulisse plus. Le chauffage est coupé plusieurs fois par jour en cas de fonctionnement. Tous les habitants n’en ont pas. Le mien ne peut pas se régler car le robinet est cassé. Dans les moments de surchauffe, je saigne du nez.

Monsieur R. en est le gérant. Son chiffre d’affaire avoisine les 400 000 euros annuels depuis au moins deux décennies. Quoiqu’il arrive il ne fait aucune réparation. La Fondation C. ne souhaite rien lui demander, considère vouloir préserver ses relations de travail, parce que selon elle, leurs services n’arrivent pas à trouver mieux.

L’ALT avoisine les 300 euros mensuels, autant qu’un montant maximum d’APL, l’aide au logement classique. Elle n’est pas limitée dans le temps, augmente en fonction de la surface, et peut être utilisée pour tout type de logement. Ma redevance mensuelle est de 100 euros. Mon loyer actuel est donc de 400 euros. En comparaison, pour 500 euros mensuels, je pourrai me loger dans un studio de 30 m2 à Fontainebleau. L’ALT serait alors plus élevée. Avec mes revenus actuels, et  faute de garant, je ne peux pas solliciter seule les bailleurs privés, et prétendre aux locations qu’ils proposent.

Pourquoi la Fondation C. ne recherche-t-elle pas des logements abordables, à louer en Ile de France, au lieu de confiner les gens dans des hôtels minables à Paris, et d’enrichir « les marchands de sommeil » ?

Alors que je loge à l’hôtel depuis six mois, que je travaillais presqu’à temps plein au début, dernièrement mon employeur a réduit mes horaires de moitié, parce que, épuisée, je ne parvenais plus à assurer les exigences du travail d’employée de maison – ce qu’il ne m’a pas longuement expliqué non plus. Tous les problèmes inhérents à l’hôtel, que je vais continuer à évoquer, l’absence totale de soutien du service social de la Fondation C., et la culpabilisation systématique de la moindre demande, portent atteinte à la meilleure des bonnes volontés, génèrent du désespoir ; une fatigue morale très pernicieuse, qu’on ne peut que subir. A l’hôtel depuis six mois, j’ai compris que la majorité des gens qui en poussent la porte, y voient leur vie de plus en plus saccagée, la perspective d’un nouveau logement s’éloignant en conséquence. Ce problème, j’en suis minée.

A mon emménagement, en juillet dernier, j’ai demandé que la fermeture de ma fenêtre et le robinet du lavabo soient réparés. Après un mois de demandes en vain, j’ai demandé à un des hôteliers de faire un état des lieux, le gérant étant parti en vacances pour deux mois. J’en ai informé l’Assistant social de la Fondation C. qui a trouvé que c’était une bonne idée, et qui m’a souhaité que tout s’arrange au plus vite, alors qu’il partait en vacances pour un mois.

Le jour dit, l’hôtelier a refusé de faire l’état des lieux et de le reporter à un autre jour. Excédée par sa mauvaise foi manifeste, considérant que les réparations demandées n’avaient rien de compliqué ni de coûteux, et, qu’effectuées, elles pouvaient rendre ma chambre immédiatement plus confortable, je lui ai dit que je demanderai à un huissier de venir rédiger un état des lieux. Deux jours plus tard j’ai reçu un appel d’une supérieure hiérarchique du service social de la Fondation C. , Mme W., m’indiquant que si j’appelais un huissier, le gérant de l’hôtel m’expulserait, et qu’elle ne pourrait rien faire.Actuellement, en fonction de mes revenus de l’année passée, je fais partie des 70% de demandeurs de logements sociaux qui ont très peu de chances de voir leur demande aboutir, tout en ne pouvant pas accéder aux logements du parc privé. En l’état la seule solution pour obtenir un logement social est d’augmenter mes revenus à 22 000 euros annuels. Cela n’a rien d’impossible puisque le revenu médian des français est de 1 700 euros mensuels (20 400 euros annuels). Mais aussi salutaire soit-il, je ne pourrai jamais réaliser ce changement en quelques mois, ni en tant qu’employée de maison.

A mon emménagement à l’Hôtel de M., la Fondation C. m’a fait signer un document relatif « aux modalités de prise en charge en hébergement hôtelier dans le cadre de l’ALT ». En dépit de toute une règlementation, la Fondation C. mentionne que la prise en charge est renouvelée ou pas tous les trois mois, qu’en cas de fin de paiement de la prise en charge, le résident est dans l’obligation de quitter l’hôtel, et que la Fondation C. se dégage de toute responsabilité concernant les obligations du gérant de l’hôtel. Il est aussi mentionné qu’« un accompagnement relatif au logement et au travail vous sera proposé », et que la prise en charge s’arrêtera au bout de six mois, la date butoir étant pour moi le 20 janvier 2014.

Depuis juillet 2013 aucune démarche n’a été mise en place pour m’aider dans ma situation. A quelques jours du 20 janvier, je suis sans nouvelle de la Fondation C, malgré les courriers et les mails que je leur ai adressé.

J’ai multiplié les démarches pour alerter la DRIHL ausujet de l’absence d’accompagnement, et la Préfecture au sujet des travaux à faire dans l’hôtel. Concernant la Fondation C. aucune mesure n’a été prise. Concernant l’hôtel, malgré une injonction, le gérant n’a effectué aucune réparation.

Alors que je les ai beaucoup sollicité, la Fondation C. a repris contact avec moi deux fois par courrier, pour me mentionner les trois démarches règlementaires à effectuer, tout en me précisant qu’ils arrêteraient tout accompagnement, si je venais à leur formuler « des exigences », leur terme pour qualifier le moindre de mes propos, et alors que les démarches à effectuer influent totalement sur ma vie.

Le deuxième courrier date d’hier. C’est un recommandé qui mentionne que toute démarche d’accompagnement sera susceptible d’être arrêtée, avec une fin de prise en charge prévue au 31 mars 2014. Cette date est la fin de la trêve hivernale. Dans la forme et dans le fond, alors qu’une structure comme la Fondation C. connait assurément l’enjeu du 31 mars ; implicitement, on m’informe que sous peine d’être expulsée, je devrai quitter les lieux fin Mars, sans qu’aucune solution n’ait été recherchée pour moi depuis six mois, et alors que je n’ai aucune alternative personnelle.

A l’hôtel, bien que la peur de se retrouver « à la rue » soit commune à tous les résidents, c’est aussi le premier motif pour éviter la communication. A l’extérieur, en parler, est socialement rédhibitoire.

Pourtant le taire est impossible.
http://raconterlavie.fr/recits/sans-logement/#.UzJEfZg0nhc

sur Raconter la vie
« Le roman vrai de la société d’aujourd’hui.
Soyez-en les personnages et les auteurs. »
« (…) sur une idée de Pierre Rosanvallon »

Rosanvallon qui siège maintenant au Collège de France… Oui, au Collège de France !

Rosanvallon, avant-hier CFDT, hier l’un des fondateurs de la Fondation Saint Simon, c’est à dire l’un des responsables de la situation actuelle ! La duplicité même.

Quelques lumières sur le personnage et le système…
Les évitements visibles du « Parlement des invisibles »

Comment pourrait-on trouver à objecter à un projet si profondément humaniste et bien-intentionné que le « Parlement des invisibles » de Pierre Rosanvallon, sinon sous l’effet de cette négativité pathologique, peut-être même compliquée d’une méchanceté fondamentale, qui trouve à redire par principe et indépendamment des circonstances. Rendre visibles les invisibles, leur offrir un « parlement », voilà bien une démonstration d’empathie sociale et d’irénisme politique qui garantit à son auteur une unanimité reconnaissante, en plus des bénéfices de « celui qui fait », forcément à son avantage dans la comparaison avec « ceux-là qui disent ».

Tout semble donc s’opposer à ce qu’on redise. Et pourtant il le faut. Il le faut même sur le mode le mieux fait pour scandaliser les amis de la bonne volonté et de l’initiative, c’est-à-dire en rapportant le présent au passé – c’est qu’on ne voit pas trop comment rendre quoi que ce soit d’intelligible autrement… –, meilleur moyen cependant de s’exposer au reproche de « rouvrir inutilement les vieilles querelles, quand le travail de l’avenir nous appelle à unir nos forces ».

Dégager le sens véritable du « Parlement des invisibles », au-delà de ses lénifiants discours, demande donc de ressaisir la trajectoire singulière du rosanvallonisme, d’ailleurs moins compris comme un courant de pensée que comme une tendance, particulièrement dynamique, il faut le lui accorder, de l’entrepreneuriat intellectuel. Qualifier adéquatement cette trajectoire demanderait alors d’en passer par une métaphore mathématique, celle de la géométrie riemannienne (la géométrie sur la sphère) dans laquelle les lignes droites (définies formellement comme le plus court chemin entre deux points) sont en fait de grandes courbes, et le fait est que si le rosanvallonisme apparaît en longue période très incurvé, il ne faut pas moins y voir un effort de maintenir, propre à une trajectoire finalement « rectiligne ».

Nul doute qu’en apparence le rosanvallonisme ne cesse de se déplacer. Mais d’un déplacement qui procède en fait d’une entreprise de rectification politique continuée, c’est-à-dire de rattrapage de mauvais placements successifs. Successifs ? En réalité c’est toujours la même tension qui est éternellement à réduire, mais aussi éternellement à reproduire, car Rosanvallon ne veut surtout pas remettre en cause le positionnement idéologique qui en est le principe. Ni par conséquent ne peut-il en résoudre l’aporie fondamentale consistant, poussé au train par un air du temps de contestation de la mondialisation, à chercher comment occuper la position de la critique du capitalisme mondialisé… sans jamais vouloir remettre en question le capitalisme mondialisé.
(…)
http://blog.mondediplo.net/2014-02-07-Les-evitements-visibles-du-Parlement-des

 

 

 

 

 

Enfin !

Bois tropical : l’Assemblée vote des sanctions contre l’importation illégale

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/bois-l-assemblee-vote-des-sanctions-contre-l-importation-illegale-11-01-2014-3483811.php

L’envers de « la croissance »

Le bois illégal encore trop présent en France
Arbres protégés coupés dans les forêts tropicales pour fabriquer meubles ou parquets: les importations de bois illégal persistent en France, même si elles régressent sous la pression des organisations écologistes et sous l’effet des changements dans l’industrie du bois.

La loi d’avenir sur l’Agriculture, adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale mardi, vise à mettre en oeuvre le règlement européen de mars 2013 contre les importations illégales de bois.

Mais « pour l’instant, en pratique, la France a une politique de porte ouverte au bois illégal », estime Alexandra Pardal, directrice de campagne Forêts chez Global Witness.
http://www.globalwitness.org/fr

L’ONG classe la France au 3e rang des importateurs européens de bois « à haut risque d’illégalité », même si la proportion effective de bois illégal est difficile à établir.

Entre 5 à 15% du bois importé dans l’Union européenne serait concerné selon le ministère de l’Agriculture, 15 à 30% selon Greenpeace. Pour la France, les estimations les plus restrictives, parues dans « Applied Agricultural and Forestry Research », tablent sur 2 à 6% de bois illégal en 2009.

Le bois illégal ne provient pas uniquement de zones tropicales, mais il pose des problèmes particulièrement aigus en Afrique.

« Dans des pays comme la République démocratique du Congo, (il) rime avec déforestation et violents conflits sociaux (…) C’est aussi un facteur majeur du dérèglement climatique », dénonce Frédéric Amiel, chargé de campagne Forêts chez Greenpeace.

Or « l’Afrique reste le principal exportateur de bois tropicaux » vers la France, selon le ministère de l’Agriculture. Le bassin du Congo (Congo, RDC, Gabon…) est une source d’essences rares comme le wengué, le sapelli ou l’iroko. Des bois très durs et imperméables, utilisés pour l’ameublement d’extérieur, les parquets et la marqueterie.

« 70 à 90% du bois qui sort » de ces forêts est illégal, assure Frédéric Amiel.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-bois-illegal-encore-trop-present-en-france-15-01-2014-3495929.php

 

Les promesses écolos d’Ikea

Déjà présent dans vingt-six pays, le géant suédois de l’ameublement Ikea pourra-t-il à l’horizon 2020 passer de 298 à 500 magasins sans participer davantage à la déforestation et à l’épuisement des ressources naturelles? Condamné récemment par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence pour destruction d’espèces protégées lors de la construction d’une plateforme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et régulièrement épinglé par les écologistes pour sa consommation gigantesque de bois (près de 14 millions de m3 par an), l’enseigne suédoise dévoile aujourd’hui toute une série d’engagements censés «verdir» sa politique.

«Sur les quatorze millions de m3 de bois que nous utilisons chaque année, notre objectif est de parvenir d’ici cinq ans à un volume de dix millions de m3 de bois d’origine certifiée», confie Steve Howard, le directeur du développement durable du groupe Ikea.

L’enseigne compte notamment se rapprocher des associations écologistes et des gestionnaires forestiers en Russie et en Chine pour ne plus être accusé par les écologistes d’abattre «en quelques secondes des specimens plusieurs fois centenaires à la cadence de huit cents arbres par jour». L’association «Sauvons la forêt» dénonce ces «coupes rases» et fait actuellement circuler une pétition pour exiger qu’Ikea «cesse immédiatement la destruction des forêts naturelles».

http://www.leparisien.fr/environnement/les-promesses-ecolos-d-ikea-22-10-2012-2256147.php

 

Toujours plus de dévastations
Les malheurs du merbau, bois chic victime des tronçonneuses illégales

Avec sa robe rouge foncé, le merbau fait de superbes planchers ou encadrements. Mais ce bois exotique risque à terme de disparaître, victime de son succès qui alimente le déboisement illégal et de juteux trafics entre l’Indonésie, la Chine et les pays occidentaux. L’alerte a de nouveau été déclenchée cette semaine par deux organisations écologistes qui ont remonté les filières clandestines, des forêts profondes de Papouasie aux ateliers de Shanghai.

Leur dernière enquête a débuté à la mi-octobre 2009, date à laquelle les douaniers du port de Jakarta découvrent des troncs de merbau dans 23 conteneurs. Ils étaient en partance pour la Chine, l’Inde et la Corée du Sud. « Les documents de la cargaison avaient été falsifiés », indique Julian Newman, directeur des campagnes de l’Environment Investigation Agency (EIA), une ONG installée à Londres qui a collaboré, pour ce rapport, avec l’association écologique indonésienne Telepak. Se faisant passer pour des acheteurs de bois, les militants des deux ONG sont remontés à la source du trafic, mené par un homme d’affaires indonésien qui reconnaît envoyer une cinquantaine de conteneurs de merbau par mois vers la Chine. Or l’Indonésie interdit depuis 2005 l’exportation des grumes de merbau, un arbre qui ne pousse plus, en grande quantité, que dans les forêts tropicales de l’île de Nouvelle-Guinée. Mais les enjeux financiers sont considérables autour de ce bois dur et résistant aux termites. Acheté une quinzaine de dollars en Papouasie, le mètre cube de merbau peut atteindre plus de 1.000 dollars lorsqu’il repart, semi-transformé, de Chine. Une précédente enquête de Telapak et EIA en 2005 avait estimé à 300.000 m3 la quantité de bois de merbau sortie clandestinement de Papouasie chaque mois. « La poursuite du commerce illégal de merbau symbolise les défaillances de la gestion et de l’application des lois dans le secteur forestier en Indonésie », dénonce Julian Newman. Pourtant, note-t-il, des efforts ont été réalisés ces dernières années, sous la pression notamment des ONG, mobilisées autour du merbau depuis le début des années 2000.Le taux de déforestation illégale en Indonésie a ainsi été réduit de moitié, d’environ 80% du bois coupé il y a dix ans à 40% aujourd’hui, selon le rapport. « L’action du gouvernement a poussé certaines personnes impliquées dans le déboisement illégal à se tourner vers l’huile de palme ou les mines », deux autres activités très lucratives mais moins risquées, souligne Hapsoro, directeur de Telapak. Les deux ONG demandent désormais aux autorités de mettre fin à l’impunité dont jouissent les responsables des trafics – des financiers aux fonctionnaires corrompus – en poursuivant les deux patrons nommément cités dans leur rapport.Mais, souligne Julian Newman, la sauvegarde du merbau ne dépend pas uniquement de l’Indonésie. « La Chine accueille les bras ouverts le bois illégal. Nous espérons qu’elle décidera de suivre l’exemple des Etats-Unis et de l’Union européenne » qui ont récemment fermé leurs portes au bois dont l’origine n’était pas clairement connue. L’Inde, où la demande augmente, la Malaisie et Singapour sont également mis en cause. Le temps presse pour la Papouasie, l’un des trois grands réservoirs de forêts tropicales de la planète avec l’Amazonie et le bassin du Congo. Ses massifs forestiers ont fondu d’un quart en vingt ans, à 23 millions d’hectares, et ses énormes richesses naturelles attirent de plus en plus les « investisseurs ».

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/les-malheurs-du-merbau-bois-chic-victime-des-tronconneuses-illegales-06-08-2010-1023849.php

 

 

 

 

La régression française lisible dans la pollution atmosphérique

1965 : Provo lance les actions blanches, en particulier les vélos blancs en libre service
 

rappel :
Les Provos, 1965-1967
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mat_0769-3206_1988_num_11_1_403825

Une très bonne information, sauf la conclusion : « Provo précurseur des Verts »… Pas des Verts, des écologistes ! Ce qui est sensiblement différent puisque « les Verts » résultent du sabotage de l’écologisme par gauchistes et néo-capitalistes unis. De toute façon, les provos refusaient les hiérarchies de la capitalisation des pouvoirs, comme tous les alternatifs de la nouvelle gauche. L’inverse exact des pratiques imposées par les fondateurs des Verts au prix de l’élimination des écologistes (Lyon et Versailles 1980). Ce qui contribua à faciliter l’installation de l’ultra-capitalisme (c’était le but de la manoeuvre).

 

1971, la Semaine de la Terre (à Paris)

1972, Bagnoles ras le bol ! Manifs à vélos à Paris et Bordeaux

Puis ce fut la longue descente vers l’ultra-capitalisme.

En France, au détriment de l’intérêt général, le diesel profite d’une fiscalité très avantageuse. Il a été de plus en plus encouragé à partir des années 1990, en particulier sous la pression du constructeur PSA. Aujourd’hui, plus de 60% des voitures françaises roulent au diesel (67% des voitures neuves).

DIESEL : VERS LA FIN D’UNE SALE EXCEPTION FRANÇAISE

En dix ans, le moteur diesel s’est imposé en France comme nulle part ailleurs. Or, ce choix tourne aujourd’hui au fiasco écologique et technologique. Explications.
PAR VINCENT NOUYRIGAT – Science & Vie N°1135 – Avril 2012
http://aviatechno.net/forum/viewtopic.php?id=590

 

Forte pollution aux particules fines de la mi mars 2014 : Samedi 15 mars, après l’appel à laisser sa voiture au garage et l’instauration de la gratuité des transports publics, la circulation automobile a été plus importante que d’habitude dans la région parisienne.

C’est une traduction claire de l’état de déstructuration avancée de la société française. Perte de l’esprit citoyen – ou communautaire -, dissociation, chacun pour sa gueule contre les autres, etc. Une vraie déliquescence. Le résultat du triomphe de l’ultra-libéralisme capitaliste sur l’alternative écologiste (la nouvelle gauche évoquée plus haut).

Une petite dernière pour la route : les élus du peuple promettent des bus propres (pas au diesel) en… 2025 !

 

 

 

 

 

 

 

L’ONU a célébré lundi, la première Journée mondiale de la Vie sauvage
placée sous le signe de la nécessité de protéger la diversité biologique et de mettre un terme aux crimes environnementaux, avec le constat que la nature est menacée.
http://www.temoignages.re/journee-mondiale-de-la-vie-sauvage-pour-sauver-la-biodiversite,74991.html

C’est pas beau ça ?

La Journée Internationale de la diversité Biologique, organisée chaque année par la Vague Verte, est l’occasion de sensibiliser le grand public et d’apporter des réponses à ses questions sur la biodiversité. En 2009, l’accent est mis sur les espèces exotiques envahissantes, dites EEE, qui constituent une des plus grandes menaces à la biodiversité et à l’écologie.
Pour faire simple, une EEE est un organisme vivant, animal ou végétal, qui s’installe dans un milieu naturel qui n’est pas le sien, le colonise, déréglant ainsi l’équilibre naturel du milieu concerné. L’exemple de l’algue Caulerpa taxifolia est célèbre: implantée accidentellement aux abords du musée océanographique de Monaco, elle envahit les fonds marins, détruisant toutes les autres espèces sur son passage.
http://www.journee-mondiale.com/115/journee-mondiale-de-la-biodiversite.htm

Un changement sur le terrain ?
Aucun.
Par exemple :
On achève bien les rivières
sur le site Les eaux glacées du calcul égoïste
http://www.eauxglacees.com/On-acheve-bien-les-rivieres-par

 

 

de pire en pire :

Indonésie: Procter & Gamble accusé de favoriser la déforestation

Greenpeace a accusé mercredi le groupe américain de produits de grande consommation Procter & Gamble de se fournir en huile de palme auprès d’exploitants agricoles responsables de la déforestation alarmante en Indonésie.

L’huile de palme indonésienne entre dans la composition de produits phares de P&G comme par exemple les shampooings Head & Shoulders et Pantene et le gel de rasage Gillette.

« Le producteur de Head & Shoulders doit laisser la forêt tropicale menacée à la porte de nos salles de bain », estime Greenpeace.

« Il doit faire du ménage dans ses procédures et garantir à ses clients que ses produits sont inoffensifs pour la forêt », a souligné le responsable de la campagne indonésienne de Greenpeace, Bustar Maitar.

Il n’a pas été immédiatement possible d’obtenir une réaction de Procter & Gamble, dernière entreprise à être épinglée dans ce dossier par l’organisation écologiste.

Un photographe de l’AFP a constaté le vaste déboisement en cours dans les concessions des fournisseurs de P&G dans la partie indonésienne de Bornéo, troisième plus grande île du monde.

Selon le WWF, Bornéo a perdu plus de la moitié de la jungle qui la couvrait encore à plus de 90% il y a quelques décennies seulement, et ce en dépit d’un moratoire sur les défrichements lancé en 2011 par le gouvernement indonésien, largement considéré comme un échec (…)

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/indonesie-procter-gamble-accuse-de-favoriser-la-deforestation-26-02-2014-3625951.php

 

 

 

 

mars 2014

 

Paco !

 

 

 

 

fin février 2014

Il semblait bien que l’essentiel du mouvement ukrainien était assez éloigné de l’esprit de Nestor Makhno…

Démystifier Euromaidan – Révoltes et héritage du socialisme réel

Les événements ukrainiens, l’occupation de la place de Kiev et le massacre qui a abouti à l’éviction de Yanoukovitch et de son gang n’ont pas été faciles à suivre pour qui cherche à comprendre le monde où l’on est forcé de vivre ! Surtout si l’on tient compte du peu d’informations directes et fiables et de la puissance de la propagande pro-UE et pro-démocratique distillée par les des médias européens. Nous avons aussi été confrontés aux dérives habituelles de ceux qui se laissent vite séduire par tout affrontement de rue avec la police. Or, voir dans les barricades et les affrontements violents avec les mercenaires du régime un signe de radicalité révèle un grave manque de sens critique, au même titre qu’attribuer un contenu démocratique à la révolte en fonction de la revendication d’intégration à l’UE relève d’un raisonnement erroné.

Le devenir de toute révolte sociale qui reste cantonnée dans le champ de la politique est façonné par les intérêts des forces capitalistes et les rapports inter-capitalistes. Comme on sait, on l’a observé concrètement, le rapport entre les intérêts du capitalisme européen – tout particulièrement son noyau allemand – et ceux du capitalisme russe est au centre de la crise ukrainienne. Mais un mouvement social capable de déséquilibrer les rapports politiques à l’intérieur d’un Etat crée inévitablement des situations imprévisibles et peut peser sur la logique froide des rapports inter-capitalistes. C’est pourquoi la compréhension de la nature et des projets des forces politiques à l’œuvre à l’intérieur du mouvement ukrainien est indispensable pour y voir plus clair.

Deux forces politiques organisées ont été présentes, depuis le début, dans la révolte de Maidan contre le régime de Yanoukovitch et son Parti des Régions. A côté des partis démocratiques libéraux pro-UE, une autre force politique a progressivement exercé une influence sur le cours des événements. Il s’agit du courant ultra-nationaliste et raciste, représenté en particulier par le parti Svoboda qui a une réelle implantation et un pouvoir de mobilisation à Kiev et en Ukraine occidentale. Pour des raisons d’opportunisme et d’intérêt politique, les démocrates occidentaux et leurs plumitifs ont choisi de minimiser, voire d’ignorer et de passer sous silence, leur intervention, leur idéologie et leur projet politique (1). Or celui-ci n’est pas identique à celui des forces pro-UE, dans la mesure où ce courant fanatiquement nationaliste est opposé, du moins en théorie, à la fois à la domination russe et à celle de l’Europe, vue comme une zone de valeurs décadentes et soumise aux « intérêts juifs internationaux ».

L’existence, à Kiev, de petits groupes possédant une vision critique du monde et des intérêts capitalistes en jeu est un atout précieux pour nous éclairer dans le brouillard d’Euromaidan. Plusieurs textes sont accessibles sur le Net. Ainsi une interview, réalisée par une radio libre de Caroline du Nord (USA), Ashville Fm Radio,avec un camarade anarcho-syndicaliste de l’Union autonome des ouvriers d’Ukraine (2). On peut aussi lire, sur le site de ce groupe et en anglais (3), une autre interview (4) et une discussion (5). Un texte, moins intéressant et plus idéologique, du Syndicat autonome des travailleurs de Kiev est disponible en français (6).

Il ne s’agit pas de tenir ces textes pour LA vérité sur la situation en Ukraine. Compte tenu de la confusion qui règne et des aspects contradictoires et changeants de la situation, des divergences d’analyse sont légitimes et doivent s’exprimer. Il s’agit de lire ces textes en respectant l’intelligence de ceux qui s’expriment et d’en tirer des éléments pour prolonger la réflexion, comprendre un mouvement qui ne va pas nécessairement dans le sens de nos désirs et attentes. Car, à l’instar d’autres évolutions dans les sociétés issues de l’effondrement du bloc du capitalisme d’Etat, ces révoltes sont portées par et porteuses de tendances profondément réactionnaires face auxquelles le les courants émancipateurs se trouvent en minorité, voire en danger.

Revenons maintenant brièvement sur quelques-uns des aspects abordés par ces camarades ukrainiens.

La composition sociale des manifestants présents à Euromaidan a évolué au cours des mois. Au début, la majorité des manifestants étaient des membres des classes moyennes pro-occidentales, partisans des partis d’opposition au régime de Yanoukovitch. Puis, avec le déchaînement de la répression policière et l’arrivée d’éléments des classes plus populaires, la composition de la multitude sur la place s’est diversifiée. Le rapport de force entre les partis présents a également été modifié et le rôle des partis extrémistes nationalistes et racistes, le parti Svoboda en particulier, est devenu plus important. D’après cette analyse, les classes moyennes et la jeunesse étudiante de Kiev constituent la base principale de recrutement des cadres et activistes de ces partis nationalistes, Svoboda et Praviy Sektor— lesquels sont également très fortement implantés chez les travailleurs en Ukraine occidentale. On peut penser que beaucoup de jeunes et de chômeurs, enragés par la situation de misère et séduits par l’hystérie nationaliste, furent facilement recrutés dans les groupes paramilitaires et envoyés au casse-pipe. Plutôt apathique et moins militante, la grande masse des travailleurs voit dans ces groupes paramilitaires des partis fascisants, une « avant-garde » qui protège le peuple contre une classe dirigeante corrompue. D’une façon générale, remarquent ces camarades anarcho-syndicalistes, la présence dominante de ces partis correspond à l’ambiance générale à Euromaidan, où les idées nationalistes soudaient largement les occupants.

Un autre aspect qui illustre les limites du mouvement est le fait que, en dehors d’Euromaidan et des rues limitrophes, la vie a suivit son cours « normal » à Kiev. Bien entendu, partout, dans les entreprises, dans la ville, en Ukraine occidentale en général, les affrontements sur Euromaidan étaient au centre de toutes les conversations et préoccupations. Pourtant, aucun mouvement de solidarité collective, aucunegrève, ne furent signalées. L’appel, lancé par quelques organisations libérales de gauche, à une grève politique n’a eu aucun écho et même la grève des employés des transports de la ville, en janvier, s’est déroulée sans lien concret avec l’agitation dans la place. Une tentative de grève dans quelques universités fut cassée par les milices fascisantes.

Selon les informations fournies par ces camarades, l’ensemble de l’occupation de la place est restée dominée par les appareils des partis, des partis d’opposition aux partis ultra-nationalistes et racistes. Ces derniers ont investi l’essentiel des activités pratiques et l’organisation de l’occupation. De par leur nature militariste et machiste, ils se sont imposés dès le départ comme « les spécialistes » de la violence et ont pris en charge l’ « auto-défense » d’Euromaidan. Malgré le fait que l’occupation a duré plus de deux mois, les pratiques d’action indépendante et d’auto-organisation furent quasiment inexistantes, les chefs et les hiérarchies ont dominé et ont décidé. Il n’y a pas eu d’assemblées ou autres prises de décision collective, les débats politiques furent limités aux questions nationalistes et politiques. Toute tentative d’aborder la question sociale a rencontré l’opposition immédiate des chefs nationalistes et néo-nazis, qui criaient à la « provocation ». La vie interne de la place fut, certes, variée, mais les organisations ultranationalistes ont gardé le contrôle des activités. Les groupes paramilitaires, les Sotnia, restèrent sous la direction de chefs nationalistes et fascistes, dont certains étaient liés, à des secteurs de la police. Ce sont des groupes composés exclusivement d’hommes où les valeurs machistes sont particulièrement affirmées. Il n’est ainsi pas étonnant que, juste après que Yanoukovitch et son clan eurent été débarqués, ces groupes ont pris le contrôle du centre de Kiev et des bâtiments officiels, mêlés à la police de Kiev qui s’est rangée du côté des forces d’opposition.

Les petits groupes de radicaux furent marginalisés, exclus de l’organisation de l’occupation, de la place, à l’exception des groupes d’aide médicale où bon nombre de radicaux et de femmes ont pu s’investir. Dès qu’ils ont tenté d’exprimer leurs idées ou qu’ils ont soulevé des questions sociales, ils ont été violemment pris à partie et expulsés d’Euromaidan comme des « provocateurs ». Oser aller à contre courant du mythe pro-UE des partis d’opposition, rappeler que l’Europe est aussi synonyme d’austérité sociale, équivalait à se faire traiter de partisans de la Russie…Quelques radicaux ont bien tenté de se regrouper et de former une Sotnia indépendante. Les milices de Svoboda les ont sur le aussitôt attaqués et expulsés d’Euromaidan, les accusant d’être un groupe « racialement impur ». Selon les informations fournies par ces camarades, les rares anarchistes et radicaux qui ont réussi à s’intégrer dans des Sotnia se sont résignés, pour des raisons tactiques ou par opportunisme, à accepter les valeurs nationalistes et racistes des chefs ! Autant dire que, ainsi faisant, ils ont renoncé à leurs valeurs et principes et se sont politiquement suicidés.La confusion et la force du nationalisme est telle que même la figure de Makhno est aujourd’hui adulée par les ultranationalistes et racistes. Puisqu’il a lutté contre les Bolcheviks, il est présenté comme un vrai nationaliste ukranien…

Les trois textes ci-dessus mentionnés ouvrent le débat sur une question importante, les causes et les fondements de l’essor de l’idéologie nationaliste et du racisme dans les sociétés de l’ancien bloc capitaliste d’Etat. Tout se passe comme si le vide idéologique laissé par l’effondrement des régimes totalitaires communistes avait été remplacé par l’essor du nationalisme, la vieille idéologie du « socialisme scientifique » ayant été remplacée par celle du « nationalisme scientifique ». La passivité et le suivisme actuel des travailleurs vis-à-vis des partis populistes sont liés à la culture de la soumission qui régnait sous le « socialisme réellement existant ». Pour ses besoins de propagande, le pouvoir russe se déchaîne en réduisant tout le mouvement d’Euromaidan à une prise de pouvoir fasciste. Or, dans l’est de l’Ukraine, le Parti communiste ukrainien jouele même rôle populiste que le parti Svoboda dans l’ouest du pays. Il organise ses propres milices paramilitaires et développe un nationalisme pro-russe féroce et belliqueux. C’est fascisme brun contre fascisme rouge et vice versa.

Les développements barbares auxquels nous assistons s’inscrivent dans le droit fil de ce que fut l’ancien système oppressif d’exploitation,qui avait érigé les noms du socialisme, du marxisme et du communisme en couverture idéologique. Pour encore des années à venir, nous ne sommes pas sortis de cette liquidation.

A l’animateur de la radio-libre nord-américaine qui demande quelle forme concrète de solidarité peut-on avoir avec les anarcho-syndicalistes ukrainiens, le camarade interviewé répond : «  Le mieux que vous pouvez faire, c’est de faire ce que vous faites : tenter de démystifier la situation actuelle car nous comprenons bien que beaucoup d’anarchistes dans les pays occidentaux tendent à être super optimistes sur ce qui se passe en Ukraine. » La solidarité internationale se doit de refuser de voir une situation complexe de façon simpliste. Il semble évident que nous assistons là, non à un mouvement qui pose des prémisses d’une émancipation sociale, mais, au contraire, à un mouvement majoritairement contrôlé par des formations politiques autoritaires et animé par des idéologies mortifères et réactionnaires. Il y a, probablement, dans les zones d’ombre et dans les rares espaces non-investis par les chefs nationalistes et racistes, des germes d’une autre façon de voir le monde, d’autres formes d’action. Mais tout dans l’évolution de la situation tend à prouver que nous sommes encore loin du chemin de l’émancipation sociale. Le reconnaître, c’est faire acte de solidarité envers nos camarades qui sur place peinent à se faire entendre.
Jorge Valadas

 

1 – Une exception à souligner, Emmanuel Dreyfus, « En Ukraine, les ultras du nationalisme », Le monde Diplomatique, mars 2014.

2 – http://revolution-news.com/ukrainian-anarchist-dispels-myths-surrounding-euromaidan-protests-warns-of-fascist-influence/

3 – http://avtonomia.net/

4 – http://avtonomia.net/2014/01/30/the-politicians-obey-crowd-interview-protests-kiev/

5 – http://avtonomia.net/2014/02/20/maidan-contradictions-interview-ukrainian-revolutionary-syndicalist/

6 – http://paris-luttes.info/ukraine-en-moins-de-24h-le

 

 

 

THIS IS HOW MANY OF THE PEOPLE ON THE FAROE ISLANDS ENJOY THEIR FREE TIME

http://www.scubaverse.com/2014/02/20/exclusive-video-interview-scubaverse-talks-brendan-kelly-sea-shepherd-campaign-stop-continued-whale-dolphin-slaughter-faroe-islands/#.Uw8ZGLbWCME.facebook

 

 

 

Bouleversement climatique

C’est l’hécatombre chez les oiseaux marins, victimes des tempêtes à répétition
http://www.rtbf.be/video/detail_c-est-l-hecatombre-chez-les-oiseaux-marins-victimes-des-tempetes-a-repetition?id=1898468

Plusieurs milliers d’oiseaux marins s’échouent sur le littoral depuis plusieurs semaines
http://www.lpo.fr/actualite/des-dizaines-doiseaux-marins-sechouent-sur-le-littoral-depuis-plusieurs-jours

 

 

 

 

Dallas Buyers Club
film de Jean-Marc Vallée
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137097.html

1986, Dallas, Texas, une histoire vraie. Ron Woodroof a 35 ans, des bottes, un Stetson, c’est un cow-boy, un vrai. Sa vie : sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il rassemble d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès gêne, Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une nouvelle cause… et pour sa propre vie.

 

nestor13
La maladie, c’est comme le rodéo, c’est difficile d’arriver à dompter la bête. Mais quand on y arrive, c’est fantastique. Et c’est ce que nous montre « Dallas buyers club » qui nous raconte une aventure inoubliable qui constitue d’un point de vue cinématographique le premier véritable choc de 2014. Totalement bouleversant, ce film nous touche grâce à l’incroyable combat de son héros, mais surtout par la simplicité de son traitement et son beau message de tolérance délivré de manière naturelle. Par ailleurs, on ne peut être que révolté par ce qui nous y est dit de l’administration américaine, de ses terribles erreurs, de son aveuglement et par le business de la santé qui oublie finalement parfois le malade (le récent « Effets secondaires » de Soderbergh nous disait sur ce dernier point à peu près la même chose). Très instructive, cette œuvre poignante donne également l’occasion de mesurer tout le talent de Matthew McConaughey, méconnaissable en cow-boy totalement décharné et encore plus grand que jamais. C’est de toute façon pour lui que je suis entré dans cette salle de cinéma et je ne suis pas étonné de sa performance. L’acteur, qui retrouve pour l’occasion son vieux pote Steve Zahn avec qui il formait un duo déjanté dans « Sahara », m’a toujours bluffé notamment par son charisme et ce n’est que justice que ce film le propulse comme une star majeure aux yeux du monde. Il nous a tous domptés, et c’est formidablement bon !

 

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(…) ce personnage, Ron Woodrooff, qui est remarquable… Évolution qui se fait tout au long de sa lutte contre la maladie et à la fois contre le système mis en place par la FDA… Sa prise de conscience qui l’amènera à changer du tout au tout pour se retrouver à la tête ce Buyers Club où une autre façon de se soigner sera possible, est assez phénoménale. Des individus perdus et séropositifs comme lui, vont ainsi pouvoir reprendre un peu d’espoir, ce qui d’ailleurs est bien mis en avant pour nous captiver complètement… D’autre part, la relation qui s’installe contre toute attente, entre Ron et le jeune travesti Rayon, est également intéressante à suivre pour se révéler très touchante, très émouvante ! À ce propos, toute l’homophobie latente dans le film prend une dimension et une teinte bien différentes en fonction des divers protagonistes de cette histoire. Bien sûr, il reste tout l’aspect financier et ambigu à travers l’hôpital, les médecins et ces traitements aveugles et destructeurs par l’AZT, dont la FDA s’est fait le garant.

 

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(…) On alterne sans discontinuer les séquences drôles avec un McConaughey qui envoie chier tout le système, qui se fout des lois pour au départ se faire du pognon, puis sauver les malades, et les séquences très polémiques et politique sur les abus de l’agence des médicaments aux USA, gangréné par la corruption et les décisions ineptes (même si la procédure de mise sur le marché n’a pas que des inconvénients). Tout cela donne un ton suffisamment léger au film pour porter efficacement son message. (…)

Etc.

 

 

 

 

Une petite dernière pour la route :
Le préfet de Loire Atlantique  demande au gouvernement l’autorisation de fermer le camp des opposants à NDDL, une source d’insécurité comme l’ont démontré les incidents du samedi précédent, etc.
Pas mal, non ?

Nantes  22 février 2014

Manipulation dans la manipulation dans la manipulation…

« ND-des-Landes. JM Ayrault dénonce les violences commises à Nantes« 
« Violences à la manif anti-aéroport : « Le maire de Nantes va porter plainte« 
« Violences et dégradations à Nantes« 
« Nantes : scènes de violence après la mobilisation contre NDDL« 

 

http://videos.tf1.fr/jt-we/2014/violences-a-la-manif-anti-aeroport-le-maire-de-nantes-va-porter-8370692.html
http://www.france24.com/fr/20140222-nantes-scenes-violences-manifestants-anti-notre-dame-landes-policiers-aeroport/
http://www.lepoint.fr/societe/manif-contre-notre-dame-des-landes-scenes-de-chaos-a-nantes-23-02-2014-1794965_23.php
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/22/01016-20140222ARTFIG00109-plusieurs-milliers-de-manifestants-contre-l-aeroport-de-notre-dame-des-landes.php
http://www.bfmtv.com/societe/notre-dame-des-landes-milliers-manifestants-bravent-pluie-717882.html

Un grand classique depuis si longtemps ! Des professionnels de l’agitation qui entraînent les neuneus de l’extrême-gauche impérialiste (de culture impérialiste) et, hop, d’autres suivent, tout est filmé, médiatisé, fabulé généreusement, les élus en batterie montent au micro et se suspendent aux caméras pour débiter le laïus écrit d’avance, et tout en est décrédibilisé.

 

 

 

 

Question de culture, mon cher Watson.

février 2014

Essonne : les agriculteurs veulent empêcher les fossés de déborder

Des exploitants du département ont mené vendredi une action entre Auvernaux et Chevannes pour montrer la nécessité de les laisser entretenir les cours d’eau sans risque de PV.
Ils ont répondu à l’appel de la FNSEA  qui a mobilisé les paysans dans 65 départements. L’opération « Entretien des fossés, ça déborde pour les agriculteurs » qui s’est déroulée en Essonne était la seule d’Ile-de-France. (…)

http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/les-agriculteurs-veulent-empecher-les-fosses-de-deborder-15-02-2014-3592729.php

 

Il suffit de regarder ces photos pour comprendre que « entretien des cours d’eau » à la façon de ces exploitants de la FNSEA doit être traduit par : mise à sac !
Entre autres constats accablants, ce que l’on voit faire là est, précisément, responsable de l’aggravation des inondations en aval – comme en Bretagne !

 

 

 

 

Déculturation, culture impérialiste et réification générale
En termes clairs : de plus en plus bas, toujours plus con et ignoble

(…) la préfecture du Nord précise que le renard est une espèce dont la chasse est autorisée par arrêté ministériel du 26 juin 1987. Il est considéré par ailleurs comme animal nuisible par arrêté ministériel du 2 août 2012. S’agissant du département du Nord, dés lors que le renard est classé comme nuisible dans ce département, sa chasse est autorisée dans les conditions prévues par la réglementation (…)
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=0CDcQFjAB&url=http%3A%2F%2Fwww.nord.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F15710%2F97289%2Ffile%2F140121_cp_chasse_renards.pdf&ei=BNv5UoXNMcOU0AXmhYHQDg&usg=AFQjCNE-bWAeCvf_yXF7PmOYQdu6XIz9lg&sig2=evAU9jTx58UtM3jwpV3AiQ&bvm=bv.61190604,d.d2k

 

« RENARDS : AVEC L’APANGA, LUTTONS CONTRE CE REDOUTABLE PREDATEUR –POUR TOUS LES CHASSEURS DU NORD

Malgré une pression de piégeage importante, des équipes de déterrage compétentes et quelques tirs de nuit de nos lieutenants de louveterie, la présence du renard est de plus en plus constatée sur nos territoires de chasse. Les bilans de captures, piégeage déterrage et tirs confondus s’élevaient pourtant en 2008 à plus de 5000 renards. L’analyse des bilans de captures 2008/2009 sont en cours de saisie informatique et de toute évidence le nombre de captures devraient encore augmenter. Inutile dans ces conditions, d’envisager toute gestion du petit gibier sédentaire de plaine si le renard met à mal tous nos efforts. Il ne faut pourtant pas baisser les bras et nous nous devons de trouver des solutions pour inverser la tendance.

Les administrateurs de l’APANGA, conscients de ce problème, ont souhaité que l’année 2010 soit particulièrement consacrée aux renards en menant des actions tout au long de l’année pour augmenter les pressions de prélèvements sur ce prédateur. L’APANGA invite donc tous les Présidents de société de chasse et tous les chasseurs à faire du dimanche 21 février 2010 une journée de chasse aux renards dans tout le département du Nord. Ce jour là, pas un roncier, pas une friche, pas un fossé, pas un bosquet ne devront être épargnés sur vos territoires respectifs. Et si vous en avez la possibilité, que toutes les sociétés de chasse d’un même village ou d’un même secteur se regroupent pour mener une action d’envergure la plus efficace possible. A la date du 21 février 2010, les premiers terriers de mise bas commenceront à être grattés, cette journée sera aussi l’occasion de répertorier ces terriers afin de les surveiller de loin pour faire intervenir les déterreurs dès la mise-bas. Bien sûr, nous déplorons toujours les zones de non-chasse et de non-piégeage (réserves naturelles, terrains préemptés par le CG59…) qui sont des refuges évidents pour les prédateurs, mais faisons déjà chez nous le ménage…

Parce que la régulation des prédateurs est l’affaire de tous les chasseurs ! »
http://www.chassepassion.net/le-forum/22/15102
Ca existe !
« Nuisibles » ? « Prédateurs » ? Nous savons maintenant de qui il s’agit

Une réflexion de John Clark prend ici tout son sens :
« Il est nécessaire, peut-être plus encore en France que dans tout autre pays, de repenser (et de re-théoriser) la question de la nature, et de remettre en cause encore une fois l’opposition culture/nature. Une vision mécaniste de la nature et une subjectivité solipsiste aliénée par rapport à la Terre font partie du lourd tribut que fait payer le dualisme cartésien« 

Sans oublier l’anthropocentrisme.

 

 

 

 

27 janvier 2014

Un autre de la nouvelle gauche alternative s’en va

Pete Seeger, passeur et militant du folk américain
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2014/01/28/mort-de-pete-seeger-icone-du-folk-song-americain_4355440_3382.html

La légende américaine vient de casser la dernière corde restant à son banjo ce 27 Janvier à New York, ville où il était né 94 ans plus tôt. Retour sur l’histoire d’une légende américaine.
http://www.lesinrocks.com/2014/01/29/musique/mort-de-pete-seeger-retour-sur-lhistoire-dune-legende-americaine-11466380/

Pete s’est éteint quelques mois après sa compagne Toshi
Toshi Seeger, Wife of Folk-Singing Legend, Dies at 91
http://www.nytimes.com/2013/07/12/arts/music/toshi-seeger-wife-of-folk-singing-legend-dies-at-91.html

 

 

 

 

Long en bouche, très long

La grande bellezza

de Paolo Sorentino

Une promenade romaine mélancolique entre raffinement, beauté, distinction et décadence, maintien et abandon, désabusement et émerveillement, futilité et profondeur, sacré et profanation. Tout se croise, se superpose, se combine dans le sillage étonné de Jep Gambardella, un mondain contemplatif sensible sous l’élégance et la distance affichée, et toujours en attente.

Où la vacuité apparente est pleine d’émotions.

Une poésie d’images, de musiques et de voix magnifiques.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=210804.html
http://www.youtube.com/watch?v=zkm_h-SWTUM

 

 

 

 

 

janvier 2014

A Taiji aussi, le Japon continue de conchier la planète
http://edition.cnn.com/2014/01/18/world/asia/japan-dolphin-hunt/
Le massacre des dauphins se poursuit dans la baie de Taiji au Japon

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/dauphin/le-massacre-des-dauphins-se-poursuit-dans-la-baie-de-taiji-au-japon_art30777.html
Copyright © Gentside Découverte

 

 

 

Diffraction

Selon François Hollande, l’offre crée la demande !
http://www.regards.fr/web/Pour-le-Medef-c-est-Noel-tous-les,7381

Selon François Hollande, les manifestations des Femen sont équivalentes aux actes racistes et sectaires
http://video.lefigaro.fr/figaro/video/dieudonne-femen-fn-tous-les-citoyens-doivent-etre-proteges/3053693599001/

 

 

 

 

Soleil cherche futur
http://www.youtube.com/watch?v=E4Ab3vMIidc&list=RDifax46tQNEc

 

 

 

mi-janvier 2014

Il y a vingt ans, la Guerre du Golfe
Une guerre entièrement provoquée par les néo-cons

Rappel des principaux faits accompagnant l’article « Mise à mort et renaissance » paru en décembre 1991, dans le n°401 d’Ecologie Infos.

Moyen-Orient, l’engrenage colonial
(en totalité sur ce site, voir le sommaire)
ON NE PEUT PAS COMPRENDRE GRAND-CHOSE A LA GUERRE CONTRE L’IRAK COMME AUX AUTRES DRAMES CONTEMPORAINS SI ON NE LES SITUE PAS DANS LE CONTEXTE DES PROJETS DE DOMINATION QUI BOUSCULENT TOUTE CHOSE SUR LA PLANETE DEPUIS PLUSIEURS GENERATIONS
(…).

09 août 1989 : Le Koweït décide d’augmenter sa production pétrolière et puise dans le gisement de Roumaylah qui est revendiqué par l’Irak. Suite à la première mesure, qui est prise en violation des accords entre pays producteurs membres de l’OPEP, les prix du pétrole vont chuter. Surendetté par l’effort de guerre, L’Irak, dont l’exportation de pétrole constitue 90% des revenus est directement menacé. Par deux fois encore, le Koweït agira pour faire augmenter la production de l’OPEP et, donc, faire chuter le prix du baril. La vente de son pétrole ne rapportera bientôt plus à l’Irak que l’équivalent du service de sa dette extérieure.

12 fév.1990 : Visite de John KELLY (sous-secrétaire d’état américain chargé du Moyen-Orient) à Saddam HUSSEIN qu’il assure de la considération des USA, en tant que « force de modération dans la région ».
Trois jours après cette visite de courtoisie, « La Voix de l’Amérique » – la radio de la propagande américaine – diffuse un appel dénonçant Saddam HUSSEIN comme l’un des pires tyrans actuels. La presse américaine proche du pouvoir lui emboîtera le pas.

23 fév.1990 : En visite à Amman, Saddam HUSSEIN présente une critique lucide de la volonté hégémonique mondiale des USA. Il la perçoit au travers des manoeuvres destinées à consolider l’influence américaine dans les pays du Golfe et suggère alors de retirer les pétro-dollars des circuits économiques occidentaux.

fin juin 1990 : Ultime démarche irakienne auprès des pays du Golfe pour les inviter à réduire la pression économique sur l’Irak. Pour toute réponse, le Koweït annonce qu’il poursuivra sa surproduction jusqu’à l’automne.
Jusqu’à l’invasion du Koweït, plusieurs officiels américains -dont l’ambassadeur auprès de Saddam HUSSEIN, James BAKER (secrétaire d’état) et John KELLY, qui passeront, bientôt à l’attitude exactement opposée- assurent directement et indirectement l’Irak de la neutralité des USA. De bien étranges déclarations pour les représentants d’un système qui, depuis 10 ans, a fait du Moyen-Orient son objectif stratégique n° 1…

31 juillet : L’après-midi même où doit se tenir à Djeddah une ultime réunion de conciliation entre Koweïtiens et Irakiens, l’émir Jaber Al Sabah annonce qu’il ne se déplacera pas. Blessé, Saddam Hussein annule son voyage. La délégation koweïtienne tentera de marchander la reconnaissance des frontières contestées par l’Irak contre le prêt demandé par celui-ci minoré de 10%. Cette attitude coïncide avec un conseil qui aurait été donné par la CIA aux Koweïtiens 10 mois auparavant.

Dans la nuit du 1 au 2 août, l’armée irakienne envahit le Koweït.

A partir du 2 août, toute l’activité de la plupart des systèmes politiques, des lobbies et des media occidentaux tendra à préparer et justifier par tous les moyens l’écrasement de l’Irak.

Très rapidement, l’administration Bush sabote toutes les ébauches de solution négociée, comme -par l’entremise de l’Egypte- ce sommet arabe auquel voulait participer Saddam Hussein le 4 août et qui, au dire même du président irakien, pouvait aboutir à un retrait de l’armée d’occupation dès le lendemain. Plus tard, vers novembre, les USA utiliseront même la Syrie – l’ennemi terroriste d’hier – pour couper court à toute ouverture « risquant » d’éviter la guerre… La Syrie qui -comme l’Irak avec le Koweït mais depuis beaucoup plus longtemps: 1977- occupe le Liban et à laquelle le gouvernement Bush a permis d’écraser les Chrétiens du général Aoun et d’annexer, de facto, le Liban, pour prix de son aide contre l’Irak.

 

 

 

 

 

Déculturation, culture impérialiste et réification générale
en clair : De plus en plus bas, toujours plus con et ignoble

l’exemple de la maltraitance au cirque
http://www.dailymotion.com/video/x395y1_elephants-entrainement-et-tragedie_news

 

This is why you should not ride elephants in Thailand!

A video that explains the torturous training of elephants for logging and tourism. Video made by the Animal Activist Alliance (AAA Thailand)
http://www.trueactivist.com/gab_gallery/this-is-why-you-should-not-ride-elephants-in-thailand/

Mais on peut faire plus intelligent et, aussi, plus efficace
http://www.youtube.com/watch?v=W7CI9AcB5pI

 

 

 

 

Longs combats

celui de Louis Pouey Mounou :

Éclats de vert par Simonne Pouey Mounou, Ubiquité Éditions, Paris,
510 p., ill., ISBN 978-1-291-25456-3 [20 Є]

Parmi les milliers de personnes qui empruntent quotidiennement une partie des 13 kilomètres de la Coulée Verte, combien sont-elles au courant de son histoire? Combien pour préciser qu’elle a remplacé un projet d’autoroute ou que le TGV pourrait aujourd’hui y circuler en tranchée ouverte? Combien pour savoir que cette réalisation a pour origine un mouvement associatif déterminé et organisé durant les années 1970-1980 ?

C’est pour réparer cet oubli général que Simonne Pouey Mounou, ancienne professeur au lycée Marie Curie, a pris la plume pour témoigner.

Son mari, Louis Pouey Mounou, architecte, a été au cœur de ce combat pour éviter qu’une partie de la banlieue sud soit irrémédiablement saccagée.

Pour M. et Mme Pouey Mounou, l’aventure commence en été 1972 quand le projet de l’A 10, vieux de plus d’une décennie, est réactivé sur l’emprise de la voie ferrée Paris-Chartres par Gallardon. Louis Pouey Mounou se propose à la tête du comité fontenaisien de la Fédération des Usagers des Transports de la région parisienne (présidée par Jean-Claude Delarue). Rapidement, il y défend des idées révolutionnaires pour l’époque: critique de la prolifération des véhicules individuels en ville et demande de développement d’un réseau moderne de transports en commun.

Cet engagement va bouleverser la vie de la famille Pouey Mounou et l’auteur en détaille tous les effets : les tracasseries administratives et la raréfaction des chantiers pour Louis l’architecte, le ralliement à la cause écologique et à la candidature de René Dumont en 1974, la proposition d’un contre-projet de cheminement planté que Louis Pouey Mounou baptise « Coulée Verte »…

Simonne Pouey Mounou décrit aussi les premières victoires : l’abandon du projet de l’A 10 en juin 1977, les 6,94% de son mari aux Législatives de 1978 à la tête du Collectif Écologie 78 ». Puis, en janvier 1979, un autre combat commence : la SNCF, propriétaire des terrains, envisage un nouveau projet, celui d’un train ou d’un TGV vers l’ouest.

Officialisé un an plus tard, les associations se mobilisent de nouveau. Louis Pouey Mounou, fidèle à ses convictions premières, défend la compatibilité des 2 projets Coulée Verte-TGV avec un passage souterrain de celui-ci. Cette option sera réalisée avec la construction de tunnels, permettant l’aménagement de la Coulée Verte à partir de 1988, une fois les terrains acquis pour un prix symbolique.

A coté de ces succès, beaucoup de difficultés : Louis Pouey Mounou contraint d’arrêter son métier suite à un quasi boycott, les problèmes financiers consécutifs à l’échec des élections régionales de 1986 (2,25% alors que les remboursement des frais de campagne est fixé à 5%), l’opacité de certaines décisions relevant pourtant de l’intérêt général, le pilonnage incompréhensible par son éditeur de son ouvrage Les Transports dans notre vie (publié en 1986)…

Pour toute ces raisons, ce livre, qui est aussi une chronique familiale, constitue un témoignage primordial pour l’histoire de la genèse de la Coulée Verte.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coul%C3%A9e_verte_du_sud_parisien

 

Ci-dessous une autre présentation…

Les deux présentations mériteraient plusieurs corrections (en particulier cette mensongère « candidature de René Dumont« ), mais, cette fois, on passera là-dessus car l’important est dans la qualité du combat d’un homme sincère et dans ce que cela lui a coûté.

Le livre que publie sous ce titre Simonne Pouey-Mounou mérite d’être remarqué. Le titre est expressif : il dit de la Vie, l’irrépressible éclatement, l’irrépressible viridité. On y découvrira toute une documentation, minutieuse et passionnante sur l’émergence progressive à partir des années 70 de cette conscience aux éclats, qu’est la conscience écologiste. Car avant d’être fédérée, de devenir mouvement, voire parti, elle est cela, une conscience qui naît, des étincelles qui s’allument ça et là, qui vont se rejoindre, chez quelques attentifs, qu’on va d’abord prendre pour des farfelus, des illuminés, en tout cas des marginaux. Or l’Histoire nous l’apprend, ce qui vient des marges, bientôt occupe le centre, Les intuitions des contours finissent par être incontournables. Qui eût cru à l’époque qu’il y aurait un jour un ministère de l’écologie ?

Louis Pouey-Mounou est donc un de ces éveillés, un de ces précurseurs fraternels, qui vont bientôt se rencontrer, se reconnaître, se découvrir les uns aux autres des transcendances dont ils finissent à peine de dégauchir les signes. Cette émergence est spontanée et diffuse, elle n’émane pas de théoriciens, de philosophes, d’idéologues, mais de gens qui découvrent soudain au cœur de leur métier d’hommes, -du métier de vivre-, un contradicteur avec lequel ils vont entrer en débat. Louis est architecte, passionné d’urbanisme. Cette passion de Louis le lie à des usagers et à des riverains. Pas étonnant donc qu’il soit tôt confronté au danger de l’hydre financière, pour qui ni la valeur usagère, ni la valeur riveraine ne vont plus compter. Or pour Louis, pour d’autres avec lui ces valeurs que le négoce tend à nier sont non négociables. Donc il s’insurge, il s’indigne.

Le combat de Louis va bousculer sa vie. Il ne se bat pas pour des idées, mais pour un juste usage du monde. L’écologie qui est sienne est d’emblée une écologie humaine, et en cela il est d’un modernisme qui quarante ans après peut nous intéresser au plus haut point. Il ne s’agit pas d’abord des phoques du Groenland, mais ici et maintenant de l’homme de la rue. ôtez aux rues de la ville leur poésie, leurs éclats de vert, c’est une part infiniment précieuse de l’humain qui risque d’être déchirée. Que le Bâti d’une ville demeure en harmonie avec le Bâti de chacun des êtres qui l’habitent, tel est le pari que Louis veut avec d’autres gagner. Nous rencontrerons par le menu, dans le livre que lui consacre son épouse, l’histoire de ces luttes particulières, et des gens qui juste après les trente glorieuses s’y enrôlèrent, eux qui furent véritable levain dans la pâte de notre société, mais souvent ne cherchèrent pas à se mettre en avant. Peu à peu cependant naîtront des tribunes, des journaux, des professions de foi. Longtemps le mouvement demeure exclusivement associatif. Puis il tentera de se politiser sans échapper aux contradictions internes de ce choix. L’originalité demeure cette conscience aux éclats, citoyenne, généreuse, née d’une pratique, ayant une résistance presque naturelle à l’idée de bannière, d’enrôlement. La création d’un parti est un compromis stratégique et il ne fait pas l’unanimité.

On devine alors que Simonne qui écrit dans l’ombre de Louis, dans l’intention déclarée de rendre hommage à l’œuvre de son époux, nous ait aussi livré, indétachable d’elle, des fragments de sa vie. Ce livre est une Vita Ludvica : comment cela s’insinue dans la vie d’un homme, un homme doté d’une histoire personnelle, d’un terroir, d’un caractère, comment cet époux, ce père de deux gamines va peu à peu renoncer à ce métier d’architecte qu’il aime pour s’engager là où une impérieuse nécessité l’appelle. Oui pour que chacun et non pas lui seulement puisse demeurer le poète de sa propre vie, il convient de refuser les radiales qui déchirent le tissu urbain, de refuser les cages à lapins, de refuser l’extinction des roses et des jardins, des fontaines et des blessures qu’on y lave. Et ce combat désormais va prendre toute sa vie. L’acquiescement éclaire le visage. Le refus lui donne sa beauté. Et il est beau que Simonne, l’épouse rende hommage à cette beauté.

J’en viens à cette part qui échappe à toute œuvre, – car le livre de Simonne , je me permets de lui donner aussi ce nom d’œuvre, – cette part  que moi du moins je lui reconnais, et qui secrètement, mais sans doute parce que je suis femme, même si c’est de la génération suivante, emporte ma préférence. Parlant donc de l’émergence dans les années 70 de la conscience écologiste, et des combats qui ont suivi, parlant par rebond de la vie de Louis l’un de ceux qui les mena, il se trouve que comme par mégarde Simonne en arrive à parler d’elle-même, et nous sommes enchantés de ces essais comme fortuits, qui nous donnent non seulement une sensibilité si riche, mais aussi une plume pour en rendre compte de façon moins journalistique que littéraire. Car l’épouse de l’architecte est agrégée de lettres classiques. Et toute discrète qu’elle soit, cela finit par se savoir. Nul n’échappe à ses émotions, nul n’échappe à ses talents, or parce qu’elle n’y songe même pas, et que cette part n’est là que par accident, cette part en sourdine a la grâce de l’inespéré. Elle est magnifique. Nous y devinons une femme dotée d’une résistance et d’un humour à toute épreuve, une femme dont la modestie est souveraine, et qui cependant ne renonce jamais à être aussi elle-même, à exercer un métier qui non seulement pendant de longues années va être le seul à permettre de faire vivre la petite famille, mais qui va demeurer tout au long de ces mêmes années un métier d’engagement et de passion. Car à des générations d’élèves du lycée de Sceaux Simonne transmet une culture, une rigueur, un enthousiasme, une extraordinaire ouverture à l’âme éternelle du monde. Et pourtant c’est dans l’effacement que Simonne invente jour après jour sa façon de resplendir. Elle va supporter les quarante fatigues de toute jeune maman qui travaille, les absences répétées de Louis, le budget toujours étroit des siens, la tenue d’une grande maison aussi séduisante qu’abracadabrante. Mais en plus après avoir couché ses deux petites, après avoir corrigé ses thèmes grecs et ses dissertations, après avoir emmené au théâtre ses élèves, nous la retrouvons encore à distribuer des tracts sur les marchés, et à coller des affiches pour soutenir les actions de son Louis. De cette vie toute ceinturée de mille exigences, et de mille ascèses, Simonne tient à nous dire les quelques lieux et instants bénis : un espace à Gray, un mince cabanon où de loin en loin, dans une nature hospitalière, on s’en vient goûter la paix d’un bosquet d’arbres, et d’une rivière avec les petites qui jouent sur l’herbe, et les pendules sont oubliées, comme si le temps possédant  soudain disparaissait. Toute femme sera émue, me semble-t-il par cette geste en filigrane de Simonne, qui aborde aussi avec une pudeur toute grecque, et un sens de la vérité qui ne l’est pas moins, les zones de doute, de questionnement, de fragilité, de refroidissement. Tout couple n’est-il pas un jour aux prises avec tout le risque, toute la beauté ? L’écriture de ces éclats de vert est le signe que pour Simonne du moins en dépit de quelques échecs, la balance a penché du côté de la beauté.

Louis qui fut le premier instigateur de la fameuse coulée verte, finalement réalisée des années après que l’idée en fut suggérée, a vécu, a aimé, s’est indigné, a cru, s’est engagé. Dans l’ombre à ses côtés l’amoureuse en secret a tenu. Merci Simonne de nous avoir découvert un peu de cette vie aux éclats de votre famille, un peu de son économie de la joie, petit fragment d’écologie humaine. Votre rameau reste bien vert, il me semble entendre dans votre jardin de Fontenay-aux-Roses, de vos six petits enfants, les doux éclats de rire.
De Anne Miguet
http://antidoxe.eu/2013/10/31/eclats-de-vert/

 

J’ai côtoyé Louis dans les coulisses de la revue Ecologie durant les années 1980. Nous avions été l’un et l’autre des « précurseurs », comme dit Anne Miguet, mais nous avons suivi des chemins si différents que, même en collaborant à l’aventure d’Ecologie, des années après, nous n’avons pas pu faire le point sur ce qui nous avait séparé. C’était encore trop tôt. Je ne pouvais pas encore expliquer clairement les étrangetés, les agressions et les censures dont j’avais été témoin et qui avaient tué le mouvement écologiste – la nouvelle gauche – pour donner la réduction insignifiante en laquelle a cru Louis (mais avec beaucoup d’insatisfactions) : un parti politicien « vert » capitaliste, donc non alternatif au système dominant. Bien qu’il ait été lui-même victime des sabotages de celui-ci, Louis ne saura peut-être jamais comment nous avons été séparés.
AC

 

Voir aussi :
Pourquoi Fontenay-aux-Roses n’est pas devenue Rosny-sous-Bois
http://lafractureferroviaire.skynetblogs.be/archive/2013/11/08/pourquoi-fontenay-aux-roses-n-est-pas-devenue-rosny-sous-boi.html

 

 

 

 

décembre 2013

 

Vivian Maier 1926 – 2009

Son magnifique travail photographique de toute une vie a été découvert par hasard juste après sa mort. Malheureusement, ses écrits ont été jetés à la poubelle par un stupide – comme trop souvent, et jusque dans les familles.

 

 

http:/www.vivianmaier.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vivian_Maier
http://golem13.fr/finding-vivian-maier/

 

 

 

 

Nourriture perdue : beaucoup plus encore que ce que nous croyions savoir
La Cantine Savoyarde montre l’exemple

Depuis près de 30 ans, la Cantine savoyarde permet à des centaines de personnes par jour de recevoir un repas chaud et équilibré.

(…) la Cantine savoyarde récupère les surplus non servis auprès des collectivités locales ainsi que ceux de la Banque alimentaire et des Restos du Coeur. Tous les matins, les bénévoles vont aussi collecter les invendus de la veille auprès des supermarchés et des commerçants chambériens. Une collaboration indispensable et une entraide nécessaire au fonctionnement de la structure. « Sans eux, on n’y arriverait pas, » avoue Alain d’Estournelles. (…)

http://www.la-vie-nouvelle.fr/actualite/Cantine-savoyarde-:-Ticket-pour-un-repas-chaud-1452.html

 

Récupérer les surplus des denrées non servies dans les cantines scolaires et les utiliser pour préparer des repas pour les sans-abris ou les personnes en difficulté, c’est l’objectif de la Cantine savoyarde. Depuis trente ans, cette association de Chambéry (Savoie) se bat contre le gaspillage alimentaire et fait œuvre de solidarité en offrant dans son restaurant plus de 60 000 repas par an.

« Un repas chaque jour de l’année pour les plus déshérités », telle est la devise de la Cantine savoyarde. Fondée en 1983 (« deux ans avant les Restos du cœur ! », annonce fièrement le directeur de l’association, Alain d’Estournelles, qui en est aussi l’un des initiateurs), cette cantine solidaire accueille midi et soir plus d’une centaine de personnes par jour. Car ici, on ne se contente pas de distribuer des repas. On les cuisine et on les sert à table, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Jeunes ou vieux, sans domicile fixe ou travailleurs pauvres, familles avec enfants ou célibataires, tous sont accueillis comme il se doit. Et reçoivent un repas chaud, complet et équilibré, préparé et servi par une centaines de bénévoles qui se relaient toute l’année. (…)

http://www.lavie.fr/solidarite/carnets-citoyens/a-chambery-une-cantine-solidaire-pour-les-sans-abris-17-12-2013-48006_459.php

 

émission Carnets de Campagne avec l’animateur de la Cantine Savoyarde
http://www.franceinter.fr/emission-carnets-de-campagne-la-savoie-35-0

 

 

 

 

décembre 2013

La terre des hommes rouges ne cesse de saigner

Ambrósio Vilhalva a été assassiné
sans doute pour avoir lutté sans relâche pour les droits territoriaux de son peuple

http://blogs.mediapart.fr/blog/jjmu/051213/le-cacique-ambrosio-vilhalva-assassine

 

Ambrósio était le personnage principal du film La terre des hommes rouges (Birdwatchers en anglais) qui relate les luttes territoriales des Guarani. Il avait voyagé dans le monde entier pour dénoncer la situation dramatique de sa tribu et pousser le gouvernement brésilien à protéger les terres guarani.

« La terre des hommes rouges (BirdWatchers) », film de Marco Becchis. Superbe musique de Domenico Zipoli (XVII et XVIIIème siècles).

L’action se déroule au Brésil, ce même Brésil vanté par moult économistes et politiques éclairés qui le décrivent comme région « émergente » (a). En fait d’émergence, le succès du Brésil auprès de ces experts est proportionnel à la destruction de ses vraies richesses, c’est à dire à la régression sociale, culturelle et écologique.

Une minorité brésilienne qui rêve de réitérer la conquête nord-américaine et la réduction des grands écosystèmes en valeurs boursières, est en train de massacrer le Brésil, cet ensemble de pays extraordinairement riches, mais d’une richesse à laquelle ils ne comprennent rien. Ils sont comme ces embourgeoisés par le détournement de la révolution qui, entre le Directoire et la Restauration, dépeçaient abbayes, basiliques et châteaux par milliers, les richesses d’au moins dix siècles de création, pour vendre les pierres comme matériaux de construction.

Marina Silva avait voulu croire aux promesses de Lula. Ecologiste que l’on n’achète pas, elle vient de démissionner du poste de ministre de l’environnement où, comme tant d’autres, elle était cantonnée au rôle de potiche. Après avoir beaucoup tenté, elle a enfin réalisé que ses collègues, gagnés aux intérêts de la mégamachine spéculative, se servaient d’elle comme d’une caution leur permettant d’affaiblir les résistances et le mouvement alternatif.

Dans la région du Mato-Grosso, le peuple Guarani est chassé de ses terres par la spéculation mondialisée (voir « Vandalisme planétaire » et « Des paradis dans l’enfer du développement« ). Après le Rondônia voisin, le Mato Grosso a été crucifié par deux routes transamazoniennes qui sont les moyens de la colonisation industrielle. Lourdement subventionnées avec l’argent public des USA, du Japon et de l’Europe, elle ont permis la pénétration des engins de terrassement qui ont démoli les écosystèmes denses (b).

Des guaranis jouent leur propre rôle dans ce film fidèle à la réalité qui exalte nos dirigeants.

On y voit le Mato-Grosso désertifié par l’agro-alimentaire d’exportation : boeufs, canne à sucre, soja (surtout transgénique et, donc, copieusement arrosé d’herbicides)… pour approvisionner les fast-foods, les élevages intensifs d’animaux misérables et des voitures « vertes » au bilan écologique beaucoup plus désastreux que les plus polluantes d’hier. Il n’y subsiste plus que des lambeaux de la grande forêt d’il y a encore trente ans.

« La terre des hommes rouges » est l’un des très rares films à montrer les peuples confrontés à la destruction de leurs écosystèmes et de leur civilisation. Il est curieux, et sans doute révélateur, que si peu de créations « occidentales » soient inspirées par la destruction des forêts essentielles à la biosphère, par la spoliation des populations, par la condamnation à mort des hommes et des cultures.

C’est pourtant là, entre multinationales, subventions de partout, grands « propriétaires » voleurs de terres et de vies, leurs tueurs, les écosystèmes qui furent les plus riches de l’évolution et les peuples auxquels il ne reste que le suicide (c), que se joue le sort du monde. Morts individuelles et collectives en masse, extinction d’espèces comme on n’en avait jamais vu, structures et cultures complexes balayées par les simplismes les plus rudimentaires jamais produits, réduction drastique de la diversité biologique, bouleversements climatiques aux conséquences planétaires, désertifications, etc., la matière n’est-elle pas assez riche ?

Survival International a créé un fonds spécial pour aider les Guarani-Kaiowa à récupérer leurs territoires : www.guarani-survival.org

 

(a) Volée aux écologistes, l’idée d’évolution émergente remplace désormais en « voie de développement ». Lloyd Morgan est le père de la théorie des émergences : l’évolution procède par sauts de complexité croissante, de niveau d’organisation en niveau d’organisation.

(b) Curieux que ces pays aident aux dérèglements climatiques dont, pourtant, ils subissent déjà durement les effets ! Mais que ne ferait-on pas pour gagner de l’argent facile au détriment de tous, depuis les massacrés, les expropriés, les ruinés, les empoisonnés, jusqu’au consommateur occidental berné ? L’Union Européenne importe massivement ces produits sales. C’est pourquoi elle subventionne la destruction là-bas. Voir les informations réunies par Les Amis de la Terre (www.amisdelaterre.org/soja).

(c) 517 guaranis se sont suicidés ces vingt dernières années. Tous les peuples autochtones du Brésil sont frappés de désespoir.

 

 

 

 

Plus on en parle, plus on la fait régresser : la vie, la biodiversité…
Que sont devenus les moineaux de la Gare de Lyon ?

http://books.google.fr/books?id=aMsOH70dYmkC&pg=PA134&lpg=PA134&dq=moineaux+de+la+Gare+de+Lyon&source=bl&ots=oyGFdpopph&sig=F5p0-Iiab-j4GP7iP0PeqciaU3Q&hl=fr&sa=X&ei=ZN6qUvDxGoKWhQeWooHQBQ&ved=0CDkQ6AEwAQ#v=onepage&q=moineaux%20de%20la%20Gare%20de%20Lyon&f=false

http://jmloubry.free.fr/parolesMaisons/Moineaux.htm

http://www.bonnefoy-michel.com/article-decollage-imminent-gare-de-lyon-a-paris-46161035.html

http://step.polymtl.ca/~pirlouit/Photos/Franceweb/Arrivee_en_France_web/Arrivee_a_Paris_73-Gare%20de%20Lyon-Des%20moineaux%20dans%20un%20palmier.html

 

 

Au fait, savez-vous que certains prétendent
« faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité » ?

Incroyable, non ?! Jetez donc un coup d’oeil à ce document surréaliste :

stratégie nationale de la biodiversité 2011-2020
Et, sur le terrain, cherchez à quoi cela peut bien correspondre…

 

 

 

 

La dernière :

Barack Obama sera présent aux obsèques de Nelson Mandela,
le grand homme qu’il dit admirer pour son courage, sa ténacité et sa politique de la main tendue à l’adversaire d’hier.
Mais Barack Obama, le représentant de l’Apartheid Nord-Américain maintient en prison Leonard Peltier…

 

 

 

 

 

vient de sortir au cinéma :
 

Il était une forêt
Un film de Luc Jacquet (auquel nous devons La marche de l’Empereur), avec la participation de Francis Hallé

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19537422&cfilm=209348.html

Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux. Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle. « Il était une forêt » offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel.

« Qui sait refabriquer une forêt ? » demande Francis Hallé.

Oui, qui ? Même une forêt simplifiée, surtout parmi tous les décideurs de dévastations d’écosystèmes complexes ? Combien savent encore la vie ?

Il était une forêt commence sur une visite désolée de Francis Hallé, l’amour et la connaissance de l’arbre incarnés, sur le site immense d’une déforestation industrielle. La dévastation de l’écosystème dense et infiniment diversifié est totale. Même le sol n’est plus qu’un substrat moribond défoncé par des engins qui semblent sortis de l’enfer futuriste de Terminator. Mais le film nous conduit vers l’espoir.
Guidés par l’oeil et les crayons habiles de Francis Hallé, nous faisons un voyage dans le cycle du réenchantement du monde : la renaissance de la vie pas à pas et le redéploiement de la forêt.

Notre guide est résolument optimiste, comme il faut l’être pour avoir quelque efficacité. Il faudra quelques siècles pour reproduire une complexité équivalente à celle qui vient d’être détruite d’un coup.

Mais nous avons tous une inquiétude qui grandit depuis l’éveil écologiste d’il y a quelques dizaines d’années : combien sont encore les sociétés de la forêt non acculturées, non polluées par le capitalisme productiviste – celles qui savent et peuvent aider à la renaissance ? Si peu et si peu respectées !

Film sensible et magnifique, Il était une forêt nous plonge dans le foisonnement des interrelations et nous découvrons, à chaque image, matière à un nouvel émerveillement et à l’éveil d’une nouvelle curiosité.

Un petit regret, toutefois, un regret paradoxalement stimulé par l’excellente visualisation de l’appel de la pluie par la forêt. Dommage que le recyclage de l’eau de proche en proche (pluie, évapotranspiration, pluie…) depuis l’océan jusqu’à la forêt la plus éloignée des rivages, n’ait pas été même évoqué.

Un étonnement encore à propos de la dernière phrase prononcée par Francis Hallé : « Nous souffrons aujourd’hui de notre propre puissance ». Elle n’aurait pas dû être conservée au montage ! Le « nous » inspiré par la seule appartenance à la même espèce établit une solidarité incongrue entre les victimes (humaines également) et les organisateurs de la dévastation.

Mais ces réserves sont à la mesure de l’exigence qui a conduit les auteurs du film. C’est la grande qualité de Il était une forêt qui nous les inspire.

 

« Les arbres sont nos meilleurs alliés »

Botaniste et biologiste mondialement reconnu pour ses travaux sur les forêts tropicales, Francis Hallé est, à 75 ans, à la fois un chercheur engagé contre la déforestation, l’auteur de nombreux livres de référence et l’un des inventeurs du Radeau des cimes, objet volant permettant d’explorer les canopées. Mais aussi l’inspirateur et la vedette du dernier film de Luc Jacquet -Il était une forêt-,
(…) Au début de ma carrière, en 1960, on en trouvait partout sur la bande équatoriale. Et si quelqu’un avait annoncé qu’elles allaient disparaître en l’espace d’une vie d’homme, ça aurait fait rigoler du monde. Et pourtant, ça y est, nous y sommes! La rapidité avec laquelle ces merveilles sont partie est monstrueuse. La fin de mon existence coïncide avec la fin des grandes forêts

(…) les humains ont perdu le contact avec la forêt. A aucun moment ils n’imaginent, par exemple, que les océans, sur lesquels sont tournés des milliers de documentaires, n’abritent que 15 % de la biodiversité mondiale. Mais la mer appartient à tout le monde, et chacun est libre d’y aller, d’y faire ses recherches. Les forêts équatoriales, elles, appartiennent à des Etats, ce qui complique tout. C’est un problème politique, mais aussi financier. Quand un bateau de recherche océanographique coûte 30 millions d’euros, personne ne discute, et c’est très bien. Seulement, moi, on m’explique que le Radeau des cimes, unique au monde, et qui a coûté en trente ans l’équivalent de 1 kilomètre d’autoroute, est trop cher! Le gouvernement du Laos, l’un des pays les plus pauvres du monde, nous a invités à mener des missions d’études sur ses canopées et je cherche en vain l’argent pour financer cela (…)

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/francis-halle-les-arbres-sont-nos-meilleurs-allies_1298839.html#qj3TwkW82lTWgxwm.99
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/francis-halle-les-arbres-sont-nos-meilleurs-allies_1298839.html

 

Sur les conséquences climatiques des déforestations :
Destruction des forêts primaires, El Niño, et autres bascules écologiques et climatiques
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=84:le-feu-a-la-planete-el-nino-etc&catid=9&Itemid=470

La destruction frénétique des arbres atteste de l’égarement de la civilisation – de son renversement en son contraire, même; car, toujours, ils avaient été source d’inspiration* et respectés. Aujourd’hui, même les plus remarquables, comme le Moabi africain, ont failli déjà disparaître sous les coups des industriels de la planche. Un écosystème à lui seul… Anéanti pour faire des planches !
* par les bâtisseurs de mosquées, d’églises et de cathédrales, par exemple.

« La douceur de l’ombre – L’arbre, source d’émotions de l’antiquité à nos jours » par Alain Corbin, Edit. Fayard 3013.

« Ils ont été sidérés par la présence de l’arbre. Ils ont éprouvé l’admiration, mais aussi l’horreur, inspirées par ce végétal souverain. Presque tous ont guetté, écouté, la parole de l’arbre. Certains ont espéré profiter de ses messages, en faire leur mentor. D’autres, plus rares lui ont déclaré leur amour.

L’objet de ce livre est de suivre depuis l’Antiquité gréco-romaine ceux qui ont su « voir l’arbre » : Horace et Virgile, mais aussi Ronsard et La Fontaine. Par la suite, Rousseau, Goethe, Novalis et, en France, Chateaubriand, Hugo, Proust et Yves Bonnefoy, entre autres. Bien entendu, il y eut aussi des peintres. S’étendre sous les ombrages, s’y délasser, y méditer, s’enfouir dans le végétal, s’y réfugier, y grimper… À l’époque contemporaine, certains ont tenté d’incruster leur corps dans l’écorce, en espérant que le végétal ferait croître l’empreinte. À l’extrême, des moribonds ont souhaité que leur ADN soit transmis à l’arbre planté sur leur tombe.(…) »

 

 

 

 

Déluge d’éloges pour Mandela

Mais toujours rien sur et pour Léonard PELTIER l’amérindien, le plus vieux prisonnier politique : 37 ans !

http://freepeltier.free.fr/
https://www.facebook.com/leonardpeltiersupportgroup
http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_Peltier
http://www.democracynow.org/topics/leonard_peltier

 

Un film de Robert Redford en 1991 :
Incident à Oglala
http://www.telerama.fr/cinema/films/incident-a-oglala,23301.php

John Trudell, indien, poète, chanteur (…) dans Incident à Oglala, il joue son propre rôle et interprète les chansons du film (…) 11 février 1979. Un certain John Trudell brûle le drapeau américain devant le siège du FBI. Coïncidence ? Quelques heures plus tard, un incendie « d’origine suspecte » se déclare dans sa maison du Nevada, en pleine réserve de Shoshone Paiute. Sa femme, sa belle-mère et ses trois enfants sont brûlés vifs. Mais qui est John Trudell ? L’un des grands porte-parole des Native Americans. Il ne cesse d’alerter l’opinion publique sur leur sort. Dès 1969, il préside l’American Indian Movement. Il a occupé, en 1971, l’île d’Alcatraz avec les représentants de nombreuses tribus indiennes. (…)

John Trudell On Leonard Peltier
http://www.youtube.com/watch?v=x0uMJkCGRUw

 

 

 

décembre 2013

Tilly Kasiepo insultée aux Pays Bas

Soeur du grand résistant Victor Kasiepo  (1948-2010), Tilly, qui voulait témoigner pour la cause de son pays, a été priée d’y retourner…

Or, son pays, la Papouasie Occidentale, a été lâchement abandonné, en 1963, à l’Indonésie colonisatrice cornaquée par les USA de Kennedy. Et par qui les Papous ont-ils été abandonnés ? Par les Pays Bas  !
https://decorrespondent.nl/428/oprotten-naar-een-land-dat-niet-bestaat/12066604-55800d7c
http://en.wikipedia.org/wiki/Viktor_Kaisiepo

De toute évidence, le niveau ne s’élève pas non plus aux Pays Bas.

 

 

 

 

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