Sommaire

 
Chine « atelier du monde », son acculturation, ses productions, la nature de sa « croissance

Grande-Bretagne : haro sur le blaireau

Le gouvernement britannique a déclaré la guerre… au blaireau. Un nouvel effet de l’encéphalopathie spongiforme ?

Bonnets rouges : une manifestation irresponsable indécente et manipulatrice

Espèce de singe !

Le typhon Haiyan, un typhon record ?

Pauvres Bonnets Rouges (de 1675)…

« Eco »… Comme écologiste, ou « écologique » ?

Victimes et résistants de l’air contaminé tentent de vaincre le déni et l’oubli 

Des nouvelles de la bulle…

James Murat voulait mourir au milieu de ses vignes. Elles auront finalement eu sa peau. 

LA SEINE FERMÉE

Contre le projet d’extraction de sable en baie de Lannion !

Bisons, castors et ours reprennent du poil de la bête

Le koala menacé d’extinction

INDONÉSIE Des droits inédits pour les paysans

La vieille ville de Kashgar (Xinjiang) noyée dans le béton
 

Comment ils ont tué la poste

Il y a eu une « conférence environnementale »…

Albert Jacquard

Explosion des maladies dégénératives

le « terrorisme » quotidien et banalisé des chauffards

CHINE : Au marché des paysans enlevés

Menace sur le sanctuaire chinois de la biodiversité

Après le barrage d’Assouan et beaucoup d’autres, l’exemple de l’Alquava, au Portugal

Parc Yasuni : l’Amazonie promise à une nouvelle destruction

Catastrophe écologique en Louisiane à cause de la fracturation

Gaz de Schiste : des entreprises polluantes réduisent les victimes au silence

Eureka ! Les dauphins ont de la mémoire

Henri Alleg

La France dit NON au lanceur d’alerte Edward Snowden (enfin, une certaine « France »)

Préservation et redistribution des semences, et redéveloppement des solutions architecturales autonomes

Rappelons-nous l’Uruguay Round et le GATT…

François Hollande vire une seconde ministre « de l’écologie »

Des « responsables » sont étonnés par les révélations d’Edward Snowden et par la surveillance des institutions européennes

Aluminium : scandale écologique et sanitaire

les Français de plus en plus seuls

Psychopathie et capitalisme de pouvoir

Gaz de schiste et tremblement de terre

Un indicateur de la financiarisation – le coût du capital

The act of killing

Mozambique : la ruée vers l’arbre

Les pesticides sont en passe de voler la vedette à l’amiante

L’élan de la nouvelle gauche alternative réapparaîtrait-elle en Turquie ?

Déficit commercial de la France dans le solaire photovoltaïque – là aussi, il faut se souvenir du sabotage des années 1970

Ouverture du procès de Bradley Manning

LA COLONISATION OUBLIEE en Papouasie Occidentale

Hannah Arendt

Le drame de l’amiante en France, de Charybde en Scylla

Syrie : la guerre civile aurait fait 100 000 morts

Comment la technocratie sert à infantiliser

Comment une truite a entraîné le déclin des wapitis au Yellowstone

Promised land, film de Gus Van Sant

Une nouvelle fraude alimentaire frappe la Chine

Wilfred et Olivier agressés à Paris : « Voici le visage de l’homophobie »

Un Homme disparaît : l’affaire JPK – 15 décembre 1997

Searching for Sugar Man

 

 

 

 
Chine « atelier du monde« , son acculturation, ses productions, la nature de sa « croissance »
Toujours plus loin dans l’immonde

Après la diffusion d’une vidéo montrant des lapins écorchés vivants, H&M a décidé d’arrêter de produire des vêtements contenant de la fourrure angora.

Des chaînes de prêt-à-porter suédoises,  dont Hennes et Mauritz (H&M), ont annoncé mercredi qu’elles arrêtaient la  production d’articles contenant de la fourrure angora à cause des mauvais  traitements infligés à des lapins en Chine.
Cette décision a été prise une semaine après la publication par  l’association de défense des animaux PETA d’une vidéo montrant des lapins écorchés vivants, qui agonisent en gémissant.
 
http://lci.tf1.fr/france/societe/lapins-tortures-en-chine-h-m-arrete-les-vetements-avec-de-l-angora-8320454.html
 

 

 
 
 
De plus en plus bas, toujours plus con
Grande-Bretagne : haro sur le blaireau
Le gouvernement britannique a déclaré la guerre… au blaireau. Un nouvel effet de l’encéphalopathie spongiforme ?
 
(…) un programme pilote lancé par le gouvernement qui prévoit la destruction de 70% de la population de blaireaux de ces deux comtés, afin de lutter contre l’épizootie de tuberculose bovine (…)
 
(…) «Ils sont là», chuchote, péremptoire, Annie, qui patrouille quatre nuits par semaine et habite à 250 kilomètres de là. «Ils», ce sont les «tireurs», équipés de fusils à lampes infrarouges, entraînés spécialement et payés par le contribuable pour abattre 5 000 blaireaux en six semaines. (…)
 
Mais…
«La diffusion de la tuberculose bovine est bien plus liée à la manière dont fonctionne l’industrie de l’élevage, avec une augmentation du mouvement des bovins, des troupeaux de plus en plus grands et donc des difficultés à maintenir des conditions sanitaires impeccables», estime pour sa part Mark Jones, vétérinaire et directeur général de Humane Society International UK, une association de défense des animaux. «C’est l’industrie elle-même qui a créé le problème. L’argent employé pour cette campagne devrait être utilisé à réformer les méthodes de cette industrie»

Voilà qui ressemble étrangement aux accusations lancées contre le beau temps qui provoquerait bien plus la pollution atmosphérique que la circulation
 

 

 
 
22 novembre 2013 
 
De plus en plus fort

Le regard de José Bové sur la manifestation des grands céréaliers tendant leurs bonnets rouges usurpés vers le distributeur de subventions :

La Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) d’Ile-de-France et la section régionale des Jeunes Agriculteurs (JA) avaient appelé leurs adhérents à se rassembler dès 5h00 sur les principaux axes au sud et à l’ouest de Paris: arrêtés à une quarantaine de kilomètres de la capitale (…)

 

Une manifestation irresponsable indécente et manipulatrice

Le blocage de Paris organisé aujourd’hui par la FNSEA de l’Ile de France, et soutenu par son Président national Xavier Beulin, provoque ma colère. Les céréaliers de cette partie de la France bénéficient des largesses de l’Union européenne. Depuis les années 1992, ils sont arrosés de subventions européennes et se permettent maintenant d’accuser l’Europe de les pousser à la faillite.

C’est une manifestation irresponsable car c’est leur syndicat au niveau européen, le COPA COGECA qui a manoeuvré en sous main, avec les lobbys de l’agro-industrie pendant deux ans dans les couloirs de Bruxelles pour que la réforme de la PAC touche le moins possible leurs avantages acquis et réduisent à une peau de chagrin les contraintes environnementales.

C’est une action indécente, car le résultat courant par actif dans les exploitations d’Ile de France atteint une moyenne de 97 000 euros en 2012. Dans le même temps, les paysans de ma région, Midi-Pyrénées, gagnent en moyenne 30 000 euros soit trois fois moins et dans le département de la Lozère, ils doivent se contenter de 13 000 euros. Par ailleurs, le revenu moyen des céréaliers (essentiellement dans le Bassin parisien) est de 76000 euros, alors les éleveurs de moutons n’atteignent que 13000 euros soit à peine l’équivalent d’un SMIC. Les agri managers, qui bloquent depuis ce matin les autoroutes et des nationales, ne sont donc pas en situation de se plaindre, au contraire.

Ce sont les mots de solidarité et d’égalité qui les font hurler de colère. Ils dénoncent les hausses des impôts, les taxes, les charges alors que depuis des années ils vivent aux dépends des contribuables. (…)
http://www.huffingtonpost.fr/jose-bove/une-manifestation-irrespo_b_4318797.html

 

José a bien raison de s’énerver. Il y a des dizaines d’années que d’autres le sont aussi en voyant cette gabegie et en en constatant les conséquences, tout cela avec leurs impôts contre toutes les orientations qui leur sont sympathiques !
 
 

 

 
 
 
Espèce de singe !
Capables, pour les uns, de croire que cette qualité est dégradante et de la dire comme s’il s’agissait d’une insulte,
et, pour les autres, de s’en indigner… Les plus stupides des singes.
 
petit retour sur d’autres expérimentations de la stupidité humaine…

Le projet NIM
par James Marsh (lauréat d’un Oscar pour le documentaire Man on Wire),
d’après le livre The Chimp Who Would be Human, de Elisabeth Hess.

Après que l’on ait vu Nim cajolé par sa mère dans une cage sinistre d’un centre de recherches universitaires, le directeur du lieu – William Lemmon -, une brute qui travaille ses protégés au pistolet électrique *, enlève le bébé, comme il l’a déjà fait six fois avec les rejetons précédents. Et de commenter : « Pour les mères chimpanzés, leur bébé n’est qu’un objet ».
* comme on le voit dans le film ici présenté en septembre : « La planète des singes : les origines »

Comme en ponctuation de l’histoire du chimpanzé Nim Chimpsky livré aux dispositions très inégales d’une succession d’humains, le film présente une galerie de portraits révélateurs. A trois personnages près, qui sont joués par des comédiens, nous suivons les protagonistes sur les photos et dans les fims d’époque. Ils sont montrés aujourd’hui en plans fixes, inquisiteurs, dévoilant leurs travers ou leurs qualités, leurs doutes, leur sensibilité – ou leur absence.

C’est Herbert Terrace qui a eu l’idée de cette expérience et l’a dirigée depuis son poste de professeur en psychologie et comportement de l’Université de Columbia. Suivant les amours débridés de Terrace et ses idées improvisées, Nim est d’abord placé chez des baba-cools complètement dépassés par l’évènement, puis brinqueballé de tous côtés, arraché à l’affection des uns puis des autres. Le plus souvent mal accompagné, déboussolé, Nim manifeste un certain ressentiment à coups de dents, que Terrace interprète comme un retour à « l’animalité ». N’importe quel humain à tempérament aurait fait bien pire !

Mais Herbert Terrace n’a aucun recul sur son « travail ». Aujourd’hui encore, il refuse de voir les carences et les erreurs de son expérimentation. Et, bien entendu, son incompétence. En 1978, sans consulter personne, et surtout pas le couple d’éducateurs qui s’occupait bien de Nim, il considère tout à coup que son projet a échoué. Pourquoi ? Parce que Nim n’utilise pas tout le vocabulaire appris pour tenir des discours philosophiques. Chacun se prend à penser que les « progrès rapides » de Nim auraient été plus spectaculaires dans de meilleures conditions, s’il avait été mieux entouré, et qu’il aurait poursuivi sa progression si… Terrace balaye tout d’un revers. Trop tourné vers son nombril le chimpanzé ! C’est curieux ; c’est exactement l’une des réflexions qui vient à l’esprit du spectateur en observant l’absence d’empathie et voyant se déployer l’égocentrisme chez cet « éminent professeur » (d’après le synopsis). Quel dommage que personne n’ait songé à débrancher cette baudruche. Bien au contraire, le môsieur a fait une jolie carrière universitaire démontrant brillamment que la valeur et l’ouverture sur les autres et la vie n’étaient pas des critères pertinents dans cette institution.

En 1982, grâce aux judicieuses décisions du directeur d’études Terrace, à son intelligence sensible déficitaire et propice à l’instrumentalisation de Nim et de tous les humains de son entourage, grâce aussi à la lâcheté qui couronne tant de qualités, l’idée première du projet se mue en expérimentation de l’horreur. Entre en scène James Mahoney, sorte de docteur Mengelé avide d’expériences sur ces êtres si proches qu’ils communiquent de façon parfaitement compréhensible avec leurs tortionnaires. Hier comme aujourd’hui, le visage de Mahoney dit tout. Il impressionne, même, tant il apparaît malsain et faux.

Pourtant, James Mahoney, lui aussi, a fait une carrière que d’aucuns pourraient regarder comme une réussite, malgré les tortures infligées aux primates dans le laboratoire dont il était directeur. Encore un lieu sinistre lié à l’université ! Mahoney est resté de longues années directeur de ce Lemsit (Laboratory for Experimental Medicine & Surgery in Primates) où, obsédé par une politique du chiffre, il entassait des dizaines de prisonniers dans des cages à la Louis XI.

Bob Ingersoll offre un bien meilleur visage et les traits d’une personnalité forte et compétente. Retenez son nom. Bob était devenu le grand ami de Nim, et réciproquement, quand celui-ci avait été abandonné par Herbert Terrace (voir ci-dessous « Man’s best friend »). Quand James Mahoney et son Lemsit se sont emparés de Nim et de ses congénères, Bob s’est battu pour le sauver. L’Université n’a pas bougé. C’est Bob qui gênait et non le tortionnaire Mahoney travaillant sous le contrôle de l’université. Albert Terrace est resté coi, indifférent et soumis à l’ordre hiérarchique universitaire. Heureusement, la presse a bougé et un avocat, Harry Hermann, a entamé une procédure au nom de Nim, puisqu’il avait été élevé en humain et en avait, donc, les droits. Et cela a marché. La bureaucratie universitaire a libéré Nim pour éviter que le scandale ne grandisse encore.

Mais Nim n’était pas encore au bout de sa malheureuse odyssée chez des humains incapables de communiquer avec lui. Nim Chimpsky est mort très jeune, surtout pour un chimpanzé protégé des dangers de la forêt. Il est mort à 26 ans, en 2000, ce qui témoigne vraisemblablement des stress et des mauvais traitements qu’il a subi.

James Marsh a réussi un film efficace, soutenu et stimulant qui met en lumière beaucoup plus que l’insuffisance de quelques personnes. Au-delà de l’absence d’empathie, de compréhension des autres êtres, et même du sadisme des principaux responsables de ce drame qui prétendent éclairer le monde de leur science, individus et institutions, ce sont la stupidité de la culture dominante, son incompétence, qui se révèlent. C’est d’autant plus intéressant que ces responsables ont la prétention d’éclairer le monde de leur science. Et cela l’est encore davantage parce que cela s’est passé à l’université de Columbia, l’un des lieux où la Nouvelle Gauche alternative s’était affirmée. Or, le principal caractère de ce mouvement, qui s’est développé en réaction au renforcement de l’exploitation et des destructions accompagnant la mondialisation du capitalisme, était la redécouverte de la culture première, la culture inspirée par le vivant, cette counter culture en tous points contraire à la « culture anti-nature » du système dominant. Mais tout le monde n’était pas au même stade de la prise de conscience. C’était juste le début d’un processus de prise de conscience de tout ce qui avait été enfoui par des siècles de conditionnement au pouvoir discrétionnaire des dominants.

Le cauchemar vécu par Nim est exemplaire de la fermeture de cette culture impérialiste qui n’est autre qu’une culture du refus de la nature (comme elle se définit elle-même), une culture de conquête, une culture de guerre, fondement de toutes les exploitations et toutes les destructions.

En France aussi, et aujourd’hui encore, il se passe des choses ignobles du côté des centres de recherche. Ainsi, le massacre de la population de Macaques de Tonkéan au Centre de Primatologie de l’université Louis Pasteur de Strasbourg en septembre 2008.
voir, sur le blog, le rappel fait en septembre :

A Strasbourg, les singes quittent le centre d’études sans remerciements et les pieds devant
autres sources :
http://krissnature.over-blog.com/article-22752826.html
http://www.evous.fr/strasbourg/Polemique-sur-l-euthanasie-de-14,2306.html

 

Chimpanzees In the News Again
Project NIM—a Screening
http://www.releasechimps.org/2011/05/#axzz1jFxIzsEM

 

Man’s best friend

This is a love story on top of a horror story.
First the love story. Bob Ingersoll fell at first sight for a chimpanzee named Nim.

Nim was riding in the back of a station wagon as it made its way up the driveway of the Institute for Primate Studies in Norman, Okla., in 1977. « I knew I could work with Nim, » Ingersoll said during a recent interview. « We’d heard about Nim for a couple of years. »

What the Boston native had heard about was a disastrous experiment dreamed up by behavioral psychologists at Columbia University to see if an ape could communicate with humans through sign language if raised like a human child in a regular family.
“Project Nim’’ chronicles Nim’s existence during and after the failed experiment.

Nim’s full name was Nim Chimpsky, a playful version of Noam Chomsky, the MIT professor who’s one of the fathers of modern linguistics.
« They had no idea what they were doing. They misinterpreted Nim’s aggression. He never bit me once, » said Ingersoll, 57, who spent nine years with Nim over two different periods, about those involved in the experiment. « They thought they could train animals to think the way we do. Bats don’t think like humans because they’re bats. They process information like bats. You can’t domesticate wild animals. Attacks are going to happen eventually. It’s just our arrogance. »

« Bob is a genuinely wonderful human being, and he emerges as the true hero of the story, » said Simon Chinn, producer of the film. « He has a big personality and a very big heart. He is someone who takes on causes and fights very hard for them. »

Ingersoll, a pot-smoking Deadhead with shoulder-length silver hair, now lives in San Francisco with his second wife, Belle. In the mid-’70s, while an undergraduate psychology major at the University of Oklahoma, also located in Norman, he got the chance to spend time at the IPS with a few of the 40-odd chimps there. He immediately displayed an easy bond with them. Over time, says Ingersoll, owner Bill Lemmon was impressed enough to give him a key to the cages. « My life was changed, but I didn’t know it. »

Despite his life out West, Ingersoll is all Boston. He was born in the Chelsea Naval Hospital, lived in Roxbury as a kid, and hung out with his friends in Fields Corner. Then he banged around the world, from Turkey to Japan and North Carolina, as a military brat – his father was a career enlisted man in the Air Force. He and Belle stay with his godmother in Quincy whenever he’s in town, He lives and dies for the Red Sox (a base-ball team).
http://articles.boston.com/2011-07-15/lifestyle/29778324_1_project-nim-nim-chimpsky-bob-ingersoll

doc
http://www.projetprimatesfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=74&Itemid=78&121fc98dd0c85fa74dc988e2f696be37=9a5509654ea84ea18b5fee47731f543c
 
 

 

 

 

 

novembre 2013

 

Le typhon Haiyan, un typhon record ?
On ne saura pas s’il est le plus puissant jamais observé. Manque de données…

Mais on peut deviner que sa puissance exceptionnelle a un rapport avec le réchauffement climatique. Cela alimente déjà les commentaires – à défaut de changer les habitudes destructrices*. Mais il y a autre chose, quelque chose qui est généralement méconnu ou oublié : la déforestation massive de l’Equateur et des Tropiques…
* Combien ont abandonné leur sacro-sainte bagnole pour aller chercher le pain à distance de promenade pédestre ou cycliste ?
Ou leur tartine de Nutella à l’huile de palme ?
 
Révision :
Forêts tropicales : agir concrètement
Les spéculateurs rasent le nord de Bornéo
Les Philippines saccagées
dans Ecologie Infos n°394, avril 1989.

Je ne sais plus où j’ai « rangé » ces articles, mais celui sur les Philippines disait combien la dévastation des écosystèmes denses y était développée. Un immonde saccage qui faisait déjà d’innombrables victimes, mais qui était applaudi par les économistes distingués des organismes de développement parce que cela nourrissait, alors, la croissance rapide de ce « dragon » asiatique.
 
A peu près depuis une trentaine d’années, les déforestations industrielles ne produisent pas que des catastrophes locales : inondations, glissements de terrains, exposition aux accidents climatiques, sécheresses, feux, etc. Elles produisent des bouleversements climatiques à l’échelle planétaire…
 
El Niño et le développement de la terre brûlée
Silence n°233/234, Eté 1998.
 
Is El Niño Now a man-made Phenomenon ?
The Ecologist, March/april 1999.

et sur ce site : 
Le feu à la planète, El Niño, etc
(…) Du seul point de vue climatique, détruire les forêts primaires à forte biomasse, c’est changer l’albédo de ces régions et les condamner à des températures excessives (peut-être aggravées encore par l’effet de serre), c’est tuer les grands organismes complexes qui engendrent les circulations de Walker et de Hadley et contribuent à réguler non seulement les climats de la zone intertropicale, mais aussi tous ceux de la planète. Car il est vraisemblable que les sécheresses et les grands incendies sont, à la fois, les résultats locaux et immédiats de la dévastation des écosystèmes complexes, et leurs conséquences à grande échelle, en retour, déphasées d’un cycle climatique complet. De destructions locales en conséquences catastrophiques étendues et différées, qui induisent des destructions plus grandes encore, jusqu’où allons-nous dériver ? Jusqu’à l’effondrement des cycles atmosphériques et océaniques régulateurs, comme se tarissent les sources avec les déforestations ? Jusqu’à produire un El Nino permanent, un désordre climatique permanent à l’échelle planétaire, avec une accélération, une amplification et une multiplication des évènements les plus destructeurs (cyclones, pluies diluviennes, sécheresses et incendies) ?
(…)
Le typhon, combien de victimes ? En plus des victimes humaines… Combien d’oiseaux, combien de mammifères, combien d’insectes, combien d’écosystèmes ?
 

 

 

 

 
 
Pauvres Bonnets Rouges (de 1675)…
Ils doivent se retourner dans leurs tombes !

Ils ne défendaient pas une économie dégénérée par le salariat et les subventions (tirées des poches des contribuables) généreusement attribuées aux productions les plus indignes. Pas tout à fait. Ils se défendaient « en raison des exactions que les seigneurs leur avaient faites et les mauvais traitements qu’ils en avaient reçus tant par l’argent qu’ils en avaient tiré que par le travail qu’ils leur faisaient faire continuellement à leurs terres (…) ». Ils se défendaient, au contraire, contre la menace de devoir se vendre pour payer toujours plus d’impôts en argent (par où a été introduit le salariat). Ils défendaient leurs biens communs (les communaux), leur autonomie, et voulaient récupérer ce dont ils avaient été spoliés : « Les paysans regardaient tout comme biens communs« .
 
Aujourd’hui, nous sommes bien loin de la défense de l’économie des communaux ! N’entend-on pas réclamer la poursuite de la politique des subventions qui a fait plus de mal encore à la Bretagne que les armées royales ?!

Il n’y a pas si longtemps, des éleveurs bretons dont on devine la qualité du travail et l’attention portée aux animaux dont ils ont la charge, se félicitaient de l’augmentation de leurs exportations subventionnées qui étaient en train de ruiner les éleveurs traditionnels et familiaux des pays de l’Est.

Et, en 2011…
Des éleveurs-agriculteurs bretons au secours des lobbies
Ils ont fait du foot sur une plage polluée par des algues vertes… des algues vertes vertes, pas encore en décomposition. Pour démontrer. Pour démontrer quoi ?

Parmi ces sportifs les paysans bio ne devaient pas être nombreux.

Plus fort encore : bientôt une recherche de fèves avec le groin, je veux dire avec les dents, dans des tas d’algues vertes, mais en décomposition cette fois.
 
Dans Le Monde du samedi 20 août, un dossier sur le sujet :
Le modèle agricole breton à l’épreuve des algues vertes
Si j’étais breton, je serais fâché d’être identifié à ce modèle de stupidité.
Le dossier comporte un article sur l’élevage normal, je veux dire sain pour l’environnement et confortable pour les animaux, accessoirement bien meilleur pour les consommateurs :

Un élevage plus écologique : difficile mais pas impossible
 
Nous voici rassurés ! Et, en plus, c’est tout bénéfice pour les éleveurs et leurs voisins, y compris économique. Mais les croyances implantées depuis cinquante ans par les démarcheurs diplômés des industriels de l’agro-alimentaire ont la vie dure…
http://alternative50.over-blog.com/article-les-pollueurs-ne-sont-toujours-pas-les-payeurs-82077981.html
 
Quelques-uns qui réclament toujours ou plus de subventions feraient bien de ne pas crier trop fort contre les taxes : d’où viennent leurs subventions chéries, sinon des taxes que nous payons tous ?
 
Un peu de Noël Mamère pour revenir au terrain (si !) :
http://www.lepoint.fr/politique/ecotaxe-noel-mamere-se-dit-accable-29-10-2013-1749471_20.php

On pourrait aussi donner la parole à José Bové, pas mal non plus, surtout quand il s’attaque aux productions de merde qui ont saccagé la Bretagne…
Le fond du problème n’est pas de rendre moins polluants les transports d’animaux torturés et de vies réifiées à travers l’Europe, dans tous les sens de la spéculation, c’est de réduire tous ces déplacements inutiles et nuisibles. Le problème doit être traité très en amont des portiques écotaxe, très ! Au moins, au niveau de l’attribution des subventions qu’il ne serait pas con de métamorphoser en stimulations de productions de grande qualité capables de gagner leur indépendance financière.
 
Un peu d’information sur l’économie des communaux et les résistances à la spoliation :
Les Paysans – Les républiques villageoises 10e – 19e siècles
Hervé Luxardo, édit. Aubier 1981
 
En savoir plus sur la dérive et l’horreur subventionnée :
des extraits de S-eau-S, l’eau en danger, Gérard Borvon, Ed. Golias 2000
La crise est le mode de gestion adopté par le lobby agro-industriel
http://seaus.free.fr/spip.php?article180

Le lobby du cochon
http://seaus.free.fr/spip.php?article181
 
et puis, en complément :
Arrêtons de manger de la merde !, Jean-Pierre Coffe, Flammarion 2013.
(…)  Une évidence: le monde agricole s’est jeté dans le productivisme. Oublié le temps où le crémier vendait du lait à la louche, où le boucher faisait trier dans un abattoir de proximité des bêtes qu’il avait choisies au pré, et où les marchands de fruits et légumes ignoraient tout de la dessaisonalisation: ils vendaient des fruits cueillis à maturité par des producteurs respectueux.
Tout le monde était heureux, les bas de laine se remplissaient à nouveau, l’hygiénisme et la normalisation ne s’étaient pas encore abattus sur les petits commerces.

Dans Arrêtons de manger de la merde, ouvrage très documenté, le polémiste aux cinglants coups de gueule évoque un monde oublié, tout proche de nous, où la course au profit, le développement anarchique de la grande distribution, les centrales d’achat, l’obsession du volume, les prix de plus en plus bas ont changé radicalement la façon de se nourrir. La dégradation de la qualité s’est accélérée, la chimie, les engrais, les pesticides, les insecticides, les colorants ont envahi les coopératives (…)
 
 

 

 
 
 
Vous avez dit écotaxe ?
« Eco »… Comme écologiste, ou « écologique » ?
Ou comme économiste ?
 
Rien d’écologiste là-dedans ! C’est encore l’un de ces artifices technocratiques qui prétendent réguler la dérégulation tout en profitant de celle-ci. Enfin, « qui prétendent » faussement, juste à l’intention de ceux qui veulent croire à un Père Noël vert.
 
Comme la taxe Tobin – une taxe d’inspiration ultra-libérale, pour prolonger le système destructeur le plus longtemps possible, faut-il le rappeler ?!
 
 
 
 

 

 
l’AMIANTE le 12 octobre à Paris

Victimes et résistants de l’air contaminé tentent de vaincre le déni et l’oubli
Des victimes qu’on ne compte plus. Des souffrances et des angoisses inestimables. Des dizaines d’années d’alerte et de résistance. Des perspectives assombries par l’absence d’une gestion des déchets à l’échelle de la dissémination du problème. Des victimes et des lanceurs d’alerte toujours confrontés au refus de reconnaître l’histoire de ce crime de masse et ses conséquences, en détail et en général. Et toujours pas l’ombre d’un procès après 17 années de procédure toujours remise en cause….
 

Amiante : plusieurs milliers de manifestants réclament «la punition des responsables»
http://www.leparisien.fr/societe/amiante-plusieurs-milliers-de-manifestants-reclament-la-punition-des-responsables-12-10-2013-3219583.php
 
(…) « réclamer haut et fort que justice soit faite, afin que les empoisonneurs soit enfin jugés au pénal ! ». Elle reste souvent bien isolée et les soutiens syndicaux et politiques sortent rarement du registre du formel. Même à l’intérieur des entreprises, l’écologie a du mal à percer dans les organisations ouvrières 
http://archivue.pagesperso-orange.fr/sustainable/kroll-lucien.html
 
Les victimes de l’amiante réclament « la punition des responsables »
Plusieurs milliers de victimes de l’amiante, venues de toute la France, ont manifesté samedi 12 octobre à Paris, de la Tour Montparnasse « amiantée » jusqu’au Palais de justice, pour réclamer « la punition des responsables » et une meilleure « prévention » contre ce risque qui reste « actuel ». « Pour la justice contre l’oubli », « pour un procès pénal de l’amiante », proclamaient les banderoles des manifestants (…) « des dizaines de milliers de personnes ont été empoisonnées et chaque année 3 000 victimes décèdent de l’amiante en France ». « Dix morts par jour, ni responsable ni coupable », dénonçait une pancarte. L’Andeva dénonce des « industriels de l’amiante qui ont sciemment trompé l’opinion », « des scientifiques et des médecins qui n’ont pas fait leur travail de veille sanitaire » et « des pouvoirs publics complaisants qui ont laissé faire ». (…) « Nous rappelons que cela fait 17 ans que nous avons déposé les première plaintes et qu’il n’y a toujours pas de procès pénal » contre les responsables, 
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/12/les-victimes-de-l-amiante-reclament-la-punition-des-responsables_3494832_3244.html
 

 
 
 
 
 
Des nouvelles de la bulle…
Et de la mégamachine développée en continu depuis une soixantaine d’années :

Jean-Michel Naulot, membre de l’Autorité des marchés financiers (2003-2013), ancien banquier. Il publie « Crise financière;  Pourquoi les gouvernements ne font rien » aux éditions du Seuil.

« J’ai une grande inquiétude (…) A l’époque du G20 de Londres, en avril 2009, des résolutions avaient été prises pour limiter et encadrer la financiarisation de la finance. A l’époque, la finance était pratiquement hors contrôle : 90% des produits dérivés, les hedge funds, les paradis fiscaux, les matières premières, etc. Aujourd’hui, seuls 25% du programme ont été réalisés aux Etats Unis et 35% en Europe. Mais, dans le même temps, les banques centrales ont mené une politique extraordinairement laxiste en déversant d’énormes liquidités qui sont allées majoritairement s’investir dans les actifs financiers. Parallèlement, l’innovation financière a continué à se développer et il n’y a toujours pas de réglementation du marché des matières premières. (…) Les lobbies financiers n’ont jamais été aussi puissants (…) »
Il poursuit en décrivant le travail de sape mené par les lobbies financiers à tous les niveaux de la décision politique. 

http://www.franceinter.fr/emission-on-narrete-pas-leco-on-narrete-pas-leco-4

C’est l’avant dernier sujet de cette émission de 50min (l’invité) :
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=742836
 
 
 

 

 
 
Pesticide homicide en Gironde

James Murat voulait mourir au milieu de ses vignes. Elles auront finalement eu sa peau. 
 
Empoisonné pendant plusieurs années par les pesticides qu’il épandait sur son domaine de Pujols (Gironde), le viticulteur est décédé en décembre des suites d’un cancer du poumon. Pour faire reconnaître la responsabilité des produits phytosanitaires dans sa mort, sa famille a décidé d’engager une action en justice. Car le cancer bronco-pulmonaire diagnostiqué à James Murat a une cause identifiée et démontrée : l’utilisation répétée et prolongée de substances contenant de l’arsénite de sodium, plus connue sous le nom d’arsenic. (…) des fongicides puissants longtemps employés avant d’être reconnus hautement cancérigènes (par exemple, le Mydipiral, le Pyralesca RS, le Pyralesca S). 
« De la Chambre d’Agriculture aux revendeurs, on nous disait qu’il n’y avait rien à craindre » (la veuve de James Murat)
 
« Entre 2000 et 2010, la Mutualité Sociale Agricole n’a reconnu que 50 cas de maladies professionnelles dues à l’usage de produits phytosanitaires (sic) et refuse de communiquer le nombre de demandes de reconnaissances déposées quand il s’agit de pesticides« 

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/11/pesticide-homicide-en-gironde_938934
 
 
En France, chaque année, pour l’amour de l’argent, 100 000 tonnes de pesticides sont répandues sur les campagnes et sur les vies
« Nous sommes à la fois victimes et coupables d’un empoisonnement plus large« , un autre viticulteur du Bordelais.
 
 
 
 

 
 
Des nouvelles d’une alternative au transport routier…
Communiqué à la presse :
LA SEINE FERMÉE
 
Le transport fluvial, et toute navigation, sont paralysés sur la Seine, depuis le 26 août
et jusqu’au 27 octobre « au moins », par la seule faute de Voies Navigables de France.

Inconséquence et incompétence atteignent là des sommets vertigineux.

L’écluse du Coudray, à l’amont de Corbeil-Essonnes a été fermée pour des travaux de réfection qui devaient s’achever le 29 septembre. Le 20 septembre les VNF annoncent la découverte d’amiante dans le bas des portes de l’écluse et prolongent de ce fait la fermeture à la navigation pour dix jours dans un premier temps puis décident le 27 septembre que ce sera pour « quatre semaines au moins »

Cette prolongation menace de mener à la faillite nombre de mariniers, alors que depuis plusieurs décennies les effectifs de la batellerie sont en alarmante raréfaction.

Il existait pourtant une solution pour éviter la totale paralysie du trafic. Il y a en effet deux écluses au Coudray, dont l’une plus petite est désaffectée, par pure décision administrative, depuis une quinzaine d’années mais dont la batellerie réclame, depuis 2009 pour le moins, la remise en service.

Depuis, non seulement les VNF n’en ont rien fait mais n’ont pas songé une seule seconde que la moindre des choses était de la remettre en fonction avant de fermer l’autre pour travaux. Devant la désastreuse situation qu’elles ont créée, les Voies Navigables de France espèrent, un peu tard, rendre cette écluse praticable en une quinzaine de jours…

Solidaire de toutes les batelleries qui souffrent depuis des années du démantèlement de ce bien public qu’est la voie d’eau, l’Association des Transporteurs Fluviaux du Midi appelle la population à prendre acte des atermoiements de l’État en matière de transports socialement et écologiquement intelligents.

ATFM
06 12 06 08 00

En savoir plus :
Chambre Nationale de la Batellerie Artisanale :
www.cnba-transportfluvial (Conseil d’administration)
Syndicat professionnel de la Batellerie artisanale La Glissoire
 
 
 
 

 

PETITION contre le projet d’extraction de sable en baie de Lannion !
 
Il s’agit d’éviter absolument la signature d’ une concession d’ extraction de sable coquiller dans une dune sous marine située entre deux zones Natura 2000 et sans aucune étude d’ impact digne de ce nom, sans compter les multiples avis scientifiques défavorables, l’ opposition de la totalité des communes riveraines, et de 80% de la population !
http://www.seableue.fr/petition-contre-le-projet-dextracti%E2%80%8Bon-de-sable-en-baie-de-lannion/
 
 En Bretagne, la défense du bien commun mobilise 
 
Attention à la destruction de la baie de Lannion
http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/04/attention-a-la-destruction-de-la-baie-de-lannion_3489862_3232.html
 
 
 
 
 
 
Mais certains échappent encore au réchauffement
Bisons, castors et ours reprennent du poil de la bête
Plusieurs populations de mammifères et d’oiseaux européens qui frisaient l’extinction ont connu un net regain démographique au cours des cinquante dernières années grâce aux efforts déployés pour les préserver, indique un rapport publié jeudi…
 
Le bison d’Europe, le castor d’Europe, l’érismature à tête blanche (espèce de canard à large bec plat) et certaines populations d’oies à bec court ont ainsi enregistré une progression de leurs effectifs de 3.000% chacune. (…)
 
http://www.20minutes.fr/planete/1228341-20130926-bisons-castors-ours-reprennent-poil-bete-europe
…preuve que l’efficacité paye !
 
 
 
 
 
La civilisation qui répand la mort partout ne cesse de se surpasser…
Le koala menacé d’extinction

Bagnoles à tombeau ouvert, chiens, piscines… Et, maintenant, le réchauffement climatique
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/10/03/le-koala-menace-d-extinction-a-cause-du-rechauffement_3488881_3216.html
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Koala
Avant la colonisation, il y avait environ 10 millions de Koalas. Il en reste 43 000 en liberté.
 
 
 
 
 

 
INDONÉSIE Des droits inédits pour les paysans
 
C’est une grande victoire qu’annonce la presse du pays en cet été 2013 : les 13 principes de la déclaration des droits des paysans soumise par divers associations et syndicats agricoles ont été adoptés par le Parlement indonésien. Parmi eux, rapporte le quotidien Kompas, se trouve notamment le droit de cultiver et de vendre ses propres semences.Ces dernières années, nombre d’agriculteurs ont été, en effet, condamnés pour avoir planté des semences appartenant soit disant à des multinationales. Une victoire qui vient à temps, alors que les 100 millions de paysans indonésiens ne possèdent en moyenne que 0,36 hectares de terre par personne, bien moins que les pays voisins, alors que 50 % d’entre eux sont aujourd’hui sans terre, contre 3 % dans les années 1950, et que 70 % à 100 % des semences et engrais qu’ils utilisent sont fabriqués par des multinationales.
http://www.courrierinternational.com/breve/2013/08/18/des-droits-inedits-pour-les-paysans
 
 
 

 

 
 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »

La vieille ville de Kashgar (Xinjiang) noyée dans le béton
 Il n’y a plus à redouter que la vieille ville de Kashgar soit détruite. Le mal est fait, désormais, presque entièrement consommé. Les vieux quartiers de l’antique cité de la route de la soie à l’ouest de la Chine fument sous la poussière des chantiers. Là où l’on marchait à l’ombre des vieux murs de terre, des voies sans charme ont été créées. Les bulldozers achèvent le plus grand massacre du patrimoine de ce début de siècle. Kashgar, ce joyau d’architecture musulmane enchâssé aux confins de l’Asie centrale et du monde chinois, a vécu (…)
 
http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/22/01003-20120822ARTFIG00419-l-agonie-de-kashgarancien-joyau-de-la-route-de-la-soie.php

http://www.20minutes.fr/monde/chine/767438-chine-destruction-inexorable-ville-historique-kashgar
 
http://www.farwestchina.com/2010/09/what-remains-of-kashgars-old-city.html
 

 

 
 
 
 
Parmi les fruits cultivés par les saboteurs de la nouvelle gauche alternative, la ruine des services publics
Comment ils ont tué la poste
Quelque part aux Pays-Bas, une factrice file un mauvais coton. Du fait de sa santé fragile, de la neige et d’une certaine confusion dans sa vie personnelle, elle a des mois de retard dans ses tournées. Tant de caisses de courrier se sont accumulées dans le couloir de son appartement, un ancien logement social privatisé dont elle est locataire, qu’il devient difficile de s’y déplacer. Deux fois par semaine, l’une des sociétés postales pour lesquelles elle travaille, Selektmail, dépose chez elle trois ou quatre caisses de lettres, de magazines et de catalogues. Elle trie et distribue leur contenu, mais le retard accumulé l’hiver dernier est difficile à rattraper. Elle pense que ses employeurs commencent à se douter de quelque chose. (…)
http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/22/comment-ils-ont-tue-la-poste
 
 
 

 
 
septembre 2013
 
 
11 septembre 2013
Il y a eu une « conférence environnementale »…
 
Elle a commencé après un tri très sélectif des gentils environnementalistes adoubés par le système « anti-nature » (ainsi qu’il se qualifie lui-même)
 
« Elles se disent « scandalisées et stupéfaites » : connues pour leur rôle de lanceur d’alerte sur les questions de santé liées à l’état de l’environnement, les associations du collectif Rassemblement pour la planète poussent un cri de colère. Elles viennent de découvrir in extremis qu’elles ne figuraient pas dans la liste des organisations invitées (…) D’un trait de plume malencontreux, le gouvernement vient de donner l’impression que le volet épineux de l’interaction santé-environnement n’était pas au centre des problématiques écologiques (…) »

Donc, il existe encore des naïfs

Des « lanceurs d’alerte » évincés de la conférence gouvernementale
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/17/des-lanceurs-d-alerte-evinces-de-la-conference-environnementale_3479368_3244.html
 
Elle s’est terminée sur la satisfaction des patrons dudit système. Pourtant, ils n’avaient pas grand chose à craindre !
 
Ici, les avancées font figure de reculs. Les « résultats »de cette grande manifestation longuement préparée nous renvoient quarante ans en arrière. Mais, à l’époque, il y avait encore un mouvement écologiste qui était « alternatif » au système dominant.
Et c’est justement pour permettre les distributions de poudre aux yeux, dans le genre de cette « conférence », et maintenir l’assujettissement général au système destructeur de la biosphère que le mouvement écologiste a été remplacé par les gentils environnementalismes.
 
 
 
 

 
 
11 septembre 2013
Albert Jacquard

Salut l’ami
En un autre temps, tu aurais été écologiste…
 
 

 

 

 
Explosion des maladies dégénératives

Le nombre de malades d’Alzheimer et d’autisme augmente de façon vertigineuse dans de nombreux pays, surtout les plus développés. De 300 000 malades d’Alzheimer en 1994 en France, on en compte environ un million aujourd’hui. Et, si l’on ne fait rien, ce chiffre doublera tous les 20 ans. Le nombre de personnes souffrant d’autisme a été multiplié en France par 17 au cours des cinquante dernières années. On constate également une très forte progression des tumeurs cérébrales chez les enfants (20 % de plus en dix ans). La maladie de Parkinson et la sclérose en plaques, qui concernent respectivement 100 000 et 80 000 personnes, sont aussi en progression.
(…)
Le fait le plus marquant est justement la quasi-inexistence d’actions de prévention, alors que les enjeux sanitaires sont considérables et que la plupart des causes sont connues. (…)
http://forum.doctissimo.fr/medicaments/antidepresseurs-anxiolytiques/alzheimer-parkinson-explosion-sujet_162280_1.htm

 

Menace sur nos neurones – Alzheimer, Parkinson… Et ceux qui en profitent
Marie Grosman et Roger Lenglet
http://www.actes-sud.fr/menace-sur-nos-neurones
 
ci-dessous :
Aluminium : scandale écologique et sanitaire
 
 

 

 
 
Piétons, cyclistes, tous êtres vivants non protégés par une carrosserie :
le « terrorisme » quotidien et banalisé des chauffards
« Terrorisme » ? Si le « terrorisme » faisait autant de victimes que la vitesse, n’y aurait-il pas plus de réactions ?

http://www.lejsl.com/faits-divers/2013/06/09/un-cycliste-victime-de-la-route

http://www.actucity.com/infos-locales/saone-et-loire/toulon-sur-arroux-un-cycliste-du-club-d-etang-sur-arroux-daniel-decouche-decede-au-cours-d-une-sortie-a-velo-en-groupe-dans-un-terrible-accident-avec-une-voiture.html

http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2013/09/07/pronostic-vital-engage-pour-le-pieton-renverse

(…) Le FGAO n’indemnisant plus, depuis 2010, que les dommages matériels causés par un animal domestique dont le « propriétaire » n’est pas assuré, « seulement » 4289 collisions ont été indemnisées en 2011 13, l’espèce des animaux en question n’est en revanche pas mentionnée: vaches, chiens… ?

Ce recensement macabre ne serait pas complet si nous oubliions un autre animal de grande taille, l’humain. Selon la Fédération Routière Internationale, 14 millions d’humains sont morts suite à un accident routier, depuis 1963

14 dans le monde ! Précision utile : avant les années 1990, moins de 100 pays fournissaient des données…

En France, en 1996, 36204 individus ont été gravement blessés et 8540 autres sont morts dans les 30 jours suivant le choc. En 2011, ils étaient toujours respectivement 29679 et 3963. Sur la décennie 1996-2006, toujours dans l’hexagone, 43813 humains, l’équivalent de la population de Sète, sont morts pour la route…

 

Et les autres animaux…
http://carfree.free.fr/index.php/2013/08/14/morts-pour-la-route-les-animaux-sacrifies-sur-lautel-du-culte-de-la-vitesse/
 
En 1920, alors qu’il y avait peu de véhicules en circulation et qu’ils roulaient plus lentement, Grinell écrivait aux États-Unis : « Ce Roadkill est une source relativement nouvelle de la mortalité ; Et si l’on devait estimer le kilométrage du total de ces routes dans l’état, le taux de mortalité doit s’élever à centaines, voire des milliers de cas chaque 24 heures » (Grinnell, 1920 cité par l’obsevatoire californien du Roadkill2). Elle est en augmentation dans la plupart des régions du monde, en raison de l’augmentation conjointe de l’extension du réseau routier, du nombre de véhicules motorisés, de la vitesse moyenne des véhicules, du kilométrage parcouru par chaque conducteur.
 
Ce phénomène est l’une des conséquences de la fragmentation des habitats naturels par les réseaux de transport. C’est une des principales causes de disparition de certaines espèces.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortalit%C3%A9_animale_due_aux_v%C3%A9hicules

 

Et les cyclistes

http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2013/09/07/les-cyclistes-se-sentent-moins-en-securite
etc.

Il faut confisquer les véhicules de ces chauffards
Marie-Noëlle a perdu sa fille, Marie-Hélène, 32 ans, le 7 janvier. Cette mère meurtrie veut alerter les pouvoirs publics sur la question des chauffards récidivistes.
http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/il-faut-confisquer-les-vehicules-de-ces-chauffards-08-09-2013-3116669.php
 
 
 

 

 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Au marché des paysans enlevés
La Chine des ouvriers-esclaves (nugong)
(…) Il est arrivé à 22 heures et a cherché un endroit pour dormir à la belle étoile. Il comptait chercher un petit hôtel le lendemain pour y poser ses affaires avant de se rendre au Bureau des doléances. Il est environ 4 heures 30 du matin quand Yang Xiangzheng est réveillé par un homme. “Il m’a dit qu’ils avaient une usine et que je serai payé 2 400 yuans par mois [environ 288 euros]. Il m’a demandé si je voulais venir”, se souvient Yang Xiangzheng. L’homme lui a montré un minibus blanc garé sur la place.

Yang Xiangzheng le suit : “Quand je suis arrivé à côté, j’ai vu s’avancer vers moi deux ‘crânes rasés’; j’ai voulu partir en courant, mais je n’en ai pas eu le temps. Ils m’ont rattrapé et jeté dans la voiture.” A l’arrière, un homme d’une quarantaine d’années est déjà assis. Après avoir passé le troisième périphérique [Pékin en compte six], le minibus blanc s’arrête à l’entrée d’une rue où un type fait monter de force deux autres hommes. “Il y avait alors sept personnes : quatre qui avaient été enlevées et trois ravisseurs.” Le lendemain, vers 10 heures du matin, ils arrivent à Zhuozhou au Hebei [province du nord-est]. Là-bas, un autre minibus blanc les attend. “Quand je suis monté dans la voiture, j’ai découvert qu’il y avait déjà à bord trois autres personnes enlevées !” Après avoir été ballottés dans le véhicule plein à craquer, ils finissent par entrer dans l’enceinte d’une usine de briques. (…)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/01/au-marche-des-paysans-enleves
 
 
 
 

Grands barrages = ruine écologique et sociale
Encore et encore la Chine :
Menace sur le sanctuaire chinois de la biodiversité
Prenant sa source sur le plateau tibétain, la Nu Jiang dont le nom signifie « la rivière en colère » en raison de ses innombrables rapides, traverse la frange la plus occidentale de la province chinoise du Yunnan, avant de devenir la Salouen au-delà de la frontière sino-birmane. Seul fleuve chinois libre à ce jour de barrages, la Nu est depuis dix ans au coeur d’un combat inégal et hautement symbolique, qui oppose les puissants lobbies du développement hydroélectrique aux rares voix qui, dans la société civile ou le gouvernement, militent pour épargner ce sanctuaire de la biodiversité. Or, un temps suspendus, les projets de barrages sont de nouveau à l’ordre du jour. (…)

« Cela fait dix ans que le gouvernement fait descendre les gens de la montagne dans le cadre des nouveaux villages socialistes », raconte-t-il, évoquant les lotissements de maisons identiques et serrées les unes contre les autres, apparues sur les berges. Une partie de leurs habitants vont devoir redéménager : près de 60 000 personnes vont être déplacées en raison des barrages, ont confirmé les députés locaux lors de la session parlementaire de mars, à Pékin. (…)
 
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/02/menace-sur-le-sanctuaire-chinois-de-la-biodiversite_3440287_3244.html
 
 
 
 
 
Grands barrages = ruine écologique et sociale
Après le barrage d’Assouan et beaucoup d’autres, l’exemple de l’Alquava, au Portugal

Cela devait donner du coton, des tomates…
Il y a dix ans [lors de la cons­truction du barrage], quand les eaux du Guadiana ont commencé à s’emparer des collines habituées au brasier de l’été et à la rigueur de la saison hivernale, Elídio n’était déjà plus en âge de se lancer à l’aventure. Il s’est contenté de croire ce qui était annoncé : les plus jeunes n’auraient plus à trimer du lever au coucher du soleil, comme lui qui, pour échapper à son destin, était parti s’enfermer dans une conserverie en France. Recouvert de son pelico, le gilet en peau de mouton des bergers, le septuagénaire assène, implacable : “Ça devait donner du coton, des tomates en abondance… En fait, aujourd’hui, il n’y a pas de travail dans une région qui a toujours été synonyme de travail. Le barrage ne sert à rien. L’Alentejo est mort !” Dans les villages aux rues désertes et aux maisons blanches, les vieux – comme les rares jeunes qui ne sont pas encore partis – parlent de tromperie. (…)
 
http://www.courrierinternational.com/article/2012/03/15/cela-devait-donner-du-coton-des-tomates
 
 
 
 
 
 
TOUT DOIT DISPARAITRE !
 
Parc Yasuni : l’Amazonie promise à une nouvelle destruction
et la biosphère à l’extinction
 
 « Avec une profonde tristesse, mais aussi avec une absolue responsabilité envers notre peuple et envers l’histoire, j’ai été obligé de prendre une des décisions les plus difficiles de tout mon gouvernement ». Par ces mots emprunts de regret, le président équatorien jeudi 15 août, a demandé à l’Assemblée nationale, où il dispose de la majorité absolue, l’autorisation d’exploiter les millions de barils de pétrole dans le sous-sol d’une importante réserve écologique en Amazonie. Rafael Correa a ainsi mis fin à un projet original, visant à éviter l’extraction du pétrole dans le parc naturel Yasuni en contre partie d’une aide internationale.
 
L’initiative du président Correa remonte à 2007. D’importants gisements pétroliers, plus de 920 millions de barils de pétrole, soit 20 % des réserves de l’Équateur, sont découverts dans le parc Yasuni. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1989, il est situé au coeur de la forêt amazonienne, à la frontière avec le Pérou. C’est là qu’a été recensée l’une des plus grandes biodiversités au kilomètre carré du monde : 696 variétés d’oiseaux, 2274 d’arbres, 382 de poissons, 121 de reptiles… C’est également dans cette zone que vivent quelque 11 000 indigènes quechuas, huaorani, tagaeri et taromenane.
 (…)
 
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/17/equateur-rafael-correa-se-resigne-a-exploiter-le-petrole-amazonien/
 
http://earthfirstnews.wordpress.com/tag/yasuni-national-park/
 
rappel : l’appel de Strasbourg par Jean Malaurie
http://www.franceinfo.fr/environnement/jean-malaurie-chercheur-passionne-du-grand-nord-lance-un-appel-pour-sauver-la-999489-2013-05-24
 

 

 

 
 
 
Au fait, à propos de gaz de Schiste…
Catastrophe écologique en Louisiane à cause de la fracturation
Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder. (…)
 
http://www.bastamag.net/article2837.html
 
http://truth-out.org/news/item/13136-bayou-frack-out-the-massive-oil-and-gas-disaster-youve-never-heard-of
 
 
 

Gaz de Schiste :
des entreprises polluantes réduisent les victimes au silence
 
http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/06/01003-20130806ARTFIG00407-gaz-de-schiste-des-enfants-americains-reduits-au-silence.php
 
Gaz de schiste: 750.000 dollars contre le silence d’une famille
Un mot de trop peut coûter des milliers de dollars à la famille Hallowich. Leur ferme se trouve à proximité d’un site de forage de la région du « Marcellus Shale » (Pennsylvanie) exploité par Range Resources, une entreprise spécialisée dans le gaz de schiste. Mais après avoir constaté que cette mine d’or américaine était pour eux un cauchemar ruinant leur santé, provoquant des brûlures aux yeux, à la gorge et aux oreilles ainsi que des maux de tête, les Hallowich ont, en 2011, décidé d’attaquer la compagnie en justice.
Finalement, les deux parties ont préféré conclure un accord à l’amiable, et l’entreprise a versé 750.000 dollars (565.000 euros) d’indemnité en échange du silence des deux parents Hallowich, révèle le Pittsburgh Post gazette . Ce « gag order » (« une clause de bâillonnement »), leur interdit de parler de gaz de schiste, que cela soit en public ou devant la presse, et ce, pour le reste de leur vie. Si la pratique est courante aux Etats-unis pour les litiges de ce genre, ce qui l’est moins, c’est que celui-ci s’applique également aux deux enfants, âgés de 7 et 10 ans.
http://www.lalibre.be/actu/international/gaz-de-schiste-750-000-dollars-contre-le-silence-d-une-famille-520207b93570ebbf8e082b1e
 
En Pennsylvanie, chez les damnés de la révolution des gaz de schiste
http://www.collectif-haut-bugey.com/actualite/en-pennsylvanie-chez-les-damnes-de-la-revolution-des-gaz-de-schiste
 
 
 

 

 
Eureka ! Les dauphins ont de la mémoire
Une grande annonce médiatique, comme s’il s’agissait d’une information étonnante. Mais, comme dit Eric Demay, grand connaisseur des dauphins, cela ne peut étonner que ceux qui considèrent que les autres êtres sont inférieurs.

En effet, cette annonce et la façon dont elle est présentée par les media rappellent combien la culture anti-nature, et l’ignorance qu’elle cultive, sont répandues.
http://www.dailymotion.com/video/xsm1m4_communication-homme-et-dauphin_tv?from_related=related.page.int.meta2-only.1a8f9ba02ac1e57f620df63bfc87d7d1137589121#from=playrelon-9-newrelated
 
 
 
 

 

 

Henri Alleg
Henri Alleg vient de nous quitter. Pour l’évoquer, voici la présentation d’un film qui lui a été consacré (Le Monde Libertaire n° 1337 des 20-26 novembre 2003)…
« Un Rêve algérien », film de Jean-Pierre Lledo
 
Henri Alleg est surtout connu pour la Question, ce récit implacable qui fut pour beaucoup dans la mobilisation contre la guerre d’Algérie et les méthodes indignes utilisées par l’armée française pour combattre l’insurrection. Le lecteur et le spectateur, puisque le livre fut adapté au cinéma, se souviennent qu’Henri Alleg fut arrêté en tant que rédacteur en chef d’Alger républicain, le quotidien du Parti communiste algérien. Mais c’est à peu près tout, car Henri Alleg a resserré son propos sur son objet et n’a pas laissé de place à l’autobiographie.
 
En nous invitant à suivre son retour dans l’Algérie d’aujourd’hui, Un rêve algérien permet de mieux comprendre la nature du combat singulier mené par Henri Alleg et ses anciens camarades qu’il retrouve à cette occasion. Le cinéaste l’accompagne en son voyage à la fois géographique et temporel et, à plus de 80 ans, cet homme tout menu n’a rien perdu de sa force de conviction. Alger, Annaba, Constantine, Cherchell, Oran, les grandes villes d’Algérie marquent les principales étapes de son parcours. Le temps ayant produit son inexorable effet, ses anciens compagnons de lutte encore en vie sont aujourd’hui très âgés, et ce film a pour premier mérite de conserver leur trace. Il était plus que temps : son compagnon d’Annaba, Aldelkader Benzegala est décédé peu après son passage devant la caméra comme s’il avait attendu de revoir une dernière fois son vieil ami. La galerie de portraits est passionnante ; le retour sur l’histoire tout autant avec la description de la misère coloniale (les famines qui frappèrent particulièrement les fellahs, le racisme, les inégalités propres au système colonial, etc.) et le rappel de grands épisodes des luttes ouvrières (la grève des mineurs de L’Ouenza en 1948, celle des dockers d’Oran en 1950 en solidarité avec l’Indochine) et des heurs et malheurs de la guerre contre le colonialisme. Là aussi, il était temps ; la mémoire des acteurs devient défaillante, et les lieux de l’histoire s’estompent : Henri éprouve bien du mal à retrouver la sinistre villa d’El Biar où la torture lui a été infligée et sur laquelle n’a même pas été fixée une plaque commémorative.
 
Ce retour sur l’histoire précise par petites touches le contenu du rêve algérien en le liant à l’exigence de justice. Tous les anciens insistent sur le fonctionnement égalitaire d’Alger républicain et Alleg peut conclure : « Dans cette Algérie raciste, colonialiste, ici, il y avait vraiment une oasis de fraternité. » Le traitement des choix politiques du PCA s’avère évidemment plus complexe car beaucoup moins consensuel. Sur la fin de sa vie, après avoir accepté « l’idée de mourir pour un pays qui n’est pas le sien », et avoir été torturé, il est très difficile de demander à un homme de tout remettre en question. Par ailleurs, Jean-Pierre Lledo ne tient pas, d’évidence, à menacer la portée de son propos. Henri raconte donc qu’il a découvert le marxisme par des brochures en anglais que des soldats américains lui avaient données en 42-43. L’importance de la présence des Américains en Afrique du Nord dans la maturation des idées d’indépendance est à nouveau soulignée. Jean-Pierre Lledo note en voix off :
« La contestation nationaliste se veut arabo-islamiste. Où ailleurs que dans cette famille communiste anti-coloniale et multiethnique, le jeune Alleg aurait-il pu assumer sa révolte en restant lui-même ? »
 
Petit anachronisme. En 42-43, la contestation nationaliste est loin d’être entièrement gagnée par l’arabo-islamiste, et le PCA ne s’est pas encore rangé résolument dans la lutte anti-coloniale… C’est un euphémisme. Cependant, à l’époque, les réticences du PC à l’égard de ces formes émergentes de contestation du système à la fois colonial et capitaliste sont compréhensibles tant elles étaient difficiles à décrypter et c’est ce qui est encore plus important pour le PC : à contrôler.
 
La question sensible et douloureuse du maquis rouge est évoquée plus loin lors du passage à Cherchell qui fut l’épicentre de cette éphémère et sanglante tentative du PCA d’organiser un maquis anti-colonial concurrent du FLN. Dernier survivant de cette aventure (à tous les sens du terme), Mustapha Saadoun s’appuie sur une canne mais n’a rien perdu de sa verdeur, et son discours est revigorant. Il peste contre le développement de l’esprit de lucre qui gagne toute la société algérienne (« J’ai horreur du commerce », « C’est devenu infect. N’importe qui cherche le profit »), se préoccupe des OGM (« Je suis sûr et certain, les ignares et les trabendistes que nous avons » ne manqueront pas de les introduire en Algérie où il n’existe pas de José Bové…) et regrette que l’anisette n’accompagne plus les parties de boules sur la place de Cherchell : « C’est ce qui manque justement la bouteille d’anisette. Il n’y en a pas. Tu sais, c’est un plaisir. C’est ce qui manque. C’est ce qui manque. » En Algérie, ça manque, prononcée sur un ton désabusé, était l’expression consacrée pour désigner un bien indisponible sur le marché pour cause d’incurie bureaucratique. Son utilisation répétée dit bien la tristesse du vieux militant devant la victoire de ses ennemis, les contempteurs de l’alcool et autres puritains ennemis fanatiques de tout plaisir. Le sens du combat de Mustapha, de sa vie tient dans la conviction qu’il « était possible à l’époque de faire quelque chose dans le bon sens ; c’était l’association sans race, ni religion, l’Algérie algérienne, l’Algérie de la justice ». Mustapha évoque également l’âpreté de la relation avec le FLN alors qu’Henri, habituellement plus disert, reste pratiquement muet. Pourtant, comme Mustapha le rappelle, les camarades communistes ralliés au FLN ont été liquidés dans les Aurès. De même, la question de l’opportunité politique de constituer un maquis rouge n’est pas posée. En tant que membre de la direction du Parti, Henri porte une part de responsabilité que le film préfère ne pas aborder.
 
Lorsque Mustapha Saadoun conduit Henri sur les tombes anonymes d’otages fusillés le 28 novembre 1958 en représailles à une opération de l’ALN, nous quittons l’événementiel pour aller à l’essentiel. Parmi les victimes, figurent trois de ses frères raflés en raison du départ de Mustapha au maquis. Le plus jeune avait 16 ans, et les policiers sont venus l’arrêter dans l’enceinte de son lycée. Mustapha évoque alors Oradour : les mots portent et traduisent bien la réalité atroce de la répression. Son absurdité également, puisque Mustapha note que ces représailles ont entraîné de nouveaux départs pour le maquis. Bien qu’ayant perdu en outre deux autres frères durant la guerre d’indépendance, Mustapha ne s’est pas laissé submerger par la haine et parvient à tenir un discours d’une grande tenue morale fait de réconciliation et de fraternité. Ce faisant, avec son bonnet de laine sur la tête et sa mise modeste d’homme du peuple, Mustapha incarne tout simplement la plus haute idée de l’humanité. Dans le même esprit, à la fin de son récit sur la torture, Henri tient à confesser que lorsqu’il a cru que sa femme avait été également torturée, il a senti monter en lui de la haine à tel point : « Que je me suis surpris à penser que si j’en réchappais, il faudrait que je tue ces gens ». On pense bien sûr à Robert Antelme quand, dans une demi-pénombre, Henri Alleg avoue ses « pensées indignes de lui ». Contrairement à l’argumentaire fallacieux de ses défenseurs, la torture ne cherche pas à obtenir des renseignements coûte que coûte, mais à déshumaniser l’ennemi. Et si Henri Alleg juge cette haine dégradante, c’est qu’elle l’a fait régresser à l’état de ceux qui le torturaient. Sa victoire ultime se situe précisément dans la peine et dans la honte qu’il continue d’éprouver et qui le distinguent radicalement de ses tortionnaires qui, encore aujourd’hui, revendiquent leurs pratiques immondes. D’une grande force émotionnelle comme seul le cinéma peut nous en réserver, ces moments montrent en quoi consiste la véritable noblesse de l’appartenance à l’« espèce humaine »1.
 
Le film s’achève sur les anciens d’Alger républicain et le rappel de la répression violente qu’ils subirent après le coup d’État de Boumedienne en 1965. Rien sur la suite. Henri Alleg ayant quitté l’Algérie, et certains de ses camarades ayant subi torture et emprisonnement pendant de longues années, le PCA semble dégagé de toute responsabilité. Mais la politique du Parti de l’avant-garde socialiste (le PAGS) qui a pris la suite et principalement son soutien au gouvernement au nom de la défense du camp socialiste et des non-alignés ont ruiné pour longtemps en Algérie toute référence au socialisme et ont conféré une forte crédibilité au discours des islamistes, dès lors seule alternative à la corruption de la dictature militaire déguisée sous les oripeaux d’un improbable socialisme arabo-islamique.
 
D’une grande honnêteté, Jean-Pierre Lledo filme à la première personne, impliqué dans le récit par la voix off et également par sa présence à l’écran surtout à la fin du film lorsqu’il s’agit de conclure. En fait, Lledo ne fait pas qu’accompagner Alleg, il vit avec lui le retour d’exil en terre algérienne qu’il a dû quitter sous la menace des islamistes. Le film s’ouvre, du reste, sur une prise de position qui situe parfaitement le propos général du film : « Pour l’enfant que j’ai été, Henri Alleg et ses compagnons sont surtout la preuve qu’une autre Algérie était possible où tous les siens, arabo-berbères, pieds noirs et juifs auraient pu vivre ensemble […]. Je suis né de leur rêve de fraternité ».
 
Lorsque, plus tard, les camarades se recueillent sur la tombe d’Henri Maillot, aspirant pied-noir, membre du Parti, ayant rejoint le maquis communiste. Sur sa tombe, une inscription : « Mort au champ d’honneur le 15 juin 1956, pour une Algérie indépendante et fraternelle », Lledo peut noter à nouveau, toujours en voix off, que si l’Algérie a conquis son indépendance quelques années après l’exécution sommaire de Maillot, il y a plus de quarante ans, ce qui était inéluctable, la fraternité reste à réaliser. C’est peu de le dire. Il s’agit donc d’inventer un autre futur à partir d’un combat mené et perdu (la voix off conclut la séquence : « À cet instant, mon rêve reçoit enfin une sépulture. Il pourra refleurir »), démarche bien connue des passionnés de la Révolution espagnole…
 
Les modalités pour parvenir à l’indépendance ont conduit à la négation du rêve algérien. L’histoire a suffisamment montré que la fraternité n’est jamais engendrée par le nationalisme et sa violence aveugle qui mutile et meurtri des innocents afin de construire des frontières étanches pour vivre entre soi. Avec une sorte de terrible prémonition, Mouloud Feraoun écrivait : « J’ai peur du Français, du Kabyle, du soldat, du fellagha. Il y a en moi le Français, il y a en moi le Kabyle. Mais j’ai horreur de ceux qui tuent, non parce qu’ils peuvent me tuer, mais parce qu’ils ont le courage de tuer. » Et c’est précisément dans la mesure où il incarnait l’antinomie de leur inhumanité que les tueurs de l’OAS l’ont assassiné, sans réussir à détruire avec lui l’espoir de fraternité qu’il partageait avec tous les grands Algériens de Kateb Yacine à Albert Camus et qui demeure une exigence intemporelle.
 
Lorsque ce rêve se garde des appareils pour lesquels leur pérennité, et surtout celle de leurs dirigeants, passe avant tout, les hommes qui le portent, échappent à la mutilation partisane pour devenir des frères en humanité. Espérons simplement que ces derniers militants communistes disparus, l’Algérie saura enfanter d’autres rêveurs impénitents.2 Car, en Algérie, les invasions barbares ne sont malheureusement pas une élégante métaphore québécoise mais une réalité immonde (dans l’arrière-plan, l’omniprésence des forces de l’ordre – barrages de gendarmerie, escortes armées pour l’équipe, véhicules de la police à l’arrêt ou en mouvement, etc. – dit bien que la guerre civile n’est pas encore terminée), et que peut-on lui opposer d’autre que la fraternité entre égaux dans la liberté, en un mot l’anarchie ? La disparition inéluctable des derniers porteurs du rêve algérien peut signifier la victoire pour longtemps de la barbarie et, dès lors, engendrer une nostalgie bien compréhensible pour le spectateur ayant comme Henri Alleg ou Jean-Pierre Lledo une histoire forte et ancienne avec ce pays. Mais l’histoire continue, et le monde ne disparaît pas avec les acteurs qui ont tenté, maladroitement toujours, de le transformer même si avec eux périt à jamais une mémoire forcément unique, mémoire qu’un film comme Un Rêve algérien contribue heureusement à sauvegarder. Toujours au second plan, et de manière fugitive, quelques signes furtifs émaillent le film et invitent à un peu d’espoir. À Annaba, derrière Kader une affiche sur un colloque organisé en avril 2001 et consacré à saint Augustin sur le thème « Africanité et Universalité », une autre sur « Là-bas mon pays » d’Alexandre Arcady disent un travail de mémoire inimaginable il y a encore quelques années. Archéologue, la fille de Mustapha dont il doit être fier, effectue des fouilles dans la région de Cherchell, bel exemple d’émancipation. Lors du tournage, des passants interviennent pour manifester leur amitié à Henri Alleg : sur la place de Cherchell, avec une pointe d’emphase, un homme exprime son respect au rédacteur en chef d’Alger républicain dont il a retenu le slogan adopté sous la censure (« Alger républicain dit la vérité, il ne dit que la vérité mais ne peut pas dire toute la vérité »), plus émouvant encore, la vieille femme d’Oran tient par l’épaule avec douceur Henri Alleg en écoutant avec une grande attention la présentation que font de lui en arabe Jean-Pierre Lledo et son copain d’enfance. La barbarie est loin d’avoir gagné tous les esprits… Alors soyons sûr que, demain, il y aura en Algérie comme ailleurs des êtres humains pour rappeler à la manière de Montaigne le fondement de toute posture morale :
« J’estime tous les hommes mes compatriotes, et embrasse un Polonais comme un François, postposant cette lyaison nationale à l’universelle et commune. »
 
Mato-Topé
 
 
 
 
 

 

La France dit NON au lanceur d’alerte Edward Snowden (enfin, une certaine « France »)
 
http://www.franceinfo.fr/monde/affaire-prism-la-france-rejette-la-demande-d-asile-d-edward-snowden-interieu-1053963-2013-07-04

comme à tous les lanceurs d’alerte, d’ailleurs
 
 
 
 

 

 
Préservation et redistribution des semences, et redéveloppement des solutions architecturales autonomes
 
The Farmer, the Architect and the Scientist from The ABN and The Gaia Foundation on Vimeo.
http://www.seedsoffreedom.info/new-film-shares-the-work-of-a-seed-hero/
 
A new film, ‘The Farmer, the Architect and the Scientist’ tells the story of a seed hero. Dr Debal Deb is a pioneering ecologist committed to working with traditional farmers in eastern India to conserve indigenous seed diversity. Over almost two decades, Debal has managed to save 920 varieties of rice, all of which he stores in community based seed banks in West Bengal and Odisha for farmers. This film follows the construction of a new seed bank premises in Odisha, a venture that provides a potent symbol of Debal’s values.
 
As we saw in Seeds of Freedom, small-scale traditional farmers and their rich diversity of locally adapted seed varieties are being written out of the story of seed. They are the victims of an aggressive global lobbying effort, designed to convince a world terrified about food security that the corporatization of the global food system, involving transgenic seeds, is the only way to feed the world.
 
But there are those who dispute this narrative – seed heroes, men and women, from around the world – who understand that the key to a healthy food system lies in maintaining the immense local and regional bio-cultural diversity of seeds and traditional farming methods. Their work to uphold farmland and community resilience and health has never been more important.
 
According to this holistic philosophy of environmental health, Debal’s scientific method is a far cry from the top down, exploitative practices of ag-biotech companies that Seeds of Freedom uncovered. His chief aim is to re-empower farmers to take control of their own heirloom seeds, creating the conditions for food sovereignty and security for future generations.
 
In Debal’s work there is no sense of the superiority of either science or traditional knowledge – the two are seen as mutually beneficial, a complementary pairing. Debal works with farmers as fellow scientists in the laboratory that is their fields; Truly recognising the depth of their knowledge, and that solutions to hunger must benefit the small producer who is at highest risk. This respect and concern is key to the collective successes Debal has helped realise.

The Farmer, the Scientist and the Architect reveals Debal’s commitment to this collaborative method through sharing the story of the construction of a new local seed bank. Made using local stone, mud, sand, adobe bricks and local labour, this building is aesthetically delightful and, most importantly, 100% sustainable and 100% local. Debal has been working on this feat of truly ecological architecture with French architect Laurent Fournier. Together they are building this vital community resource, brick-by-handcrafted-brick, to convey to the community (and outsiders as well) that sustainability involves not only ecological agriculture but also ecological architecture, biodiversity, and an environmentally concerned lifestyle. Fittingly, upon completion the seed bank will be bequeathed to the people who need it.

Like Dr Melaku Worede of Ethiopia, whose work is the subject of a forthcoming film from The Gaia Foundation and African Biodiversity Network, Debal Deb is a largely unsung hero. This film hopes to go some way to changing that, showing that there is another, ethical way to treat our seed inheritance; opening minds to the sustainable possibilities for the future of food and the beneficent role science can play in this.
 

 

 

 

 
Au moment de la nouvelle offensive libre-échangiste
Rappelons-nous l’Uruguay Round et le GATT…
 
GATT : Gendarme du Monde
http://www.humains-associes.org/No6/HA.No6.Gatt.htm
 
AGCS : l’ignorance est coupable Par Agnès Bertrand et Laurence Kalafatidès
http://www.humanite.fr/node/412861
 
après la sortie de l’OMC,
le pouvoir invisible par Agnès Bertrand et Laurence Kalafatidès
http://www.divergence-fm.org/OMC-le-pouvoir-invisible-d-Agnes.html
 
et même une vidéo de 2010 :
http://www.youtube.com/watch?v=3I7sNc2umH0
 
Agnès Bertrand a fait une excellente dénonciation des stratégies de la conquête capitaliste ultra-libérale. C’est d’autant plus étonnant qu’elle a été longtemps une activiste d’Ecoropa. Ecoropa… Ce groupe de pression a été créé en 1975 sous la haute main de Denis de Rougemont et de quelques autres personnages remarquables de la conquête néo-libérale (par exemple : Jacques Delors). Denis de Rougemont, c’est à dire le protégé des frères Dulles (Allen et John Foster, respectivement premier directeur de la CIA et secrétaire d’Etat d’Eisenhower). Rougemont c’est le Congrès pour la Liberté de la Culture (président de 1952 à 1966). Sous l’égide de ces respectables institutions, il est le créateur d’un nuage de groupes d’apparence européannistes directement inspirés par Washington (dont Ecoropa). C’est ce contre quoi Bernard Charbonneau mettait en garde dans La Gueule Ouverte n° 21, juillet 1974, juste avant d’y adhérer et de devenir inaccessible pour les alternatifs (j’en ai fait la désagréable expérience) :
« Dans la mesure où le matériel humain, notamment la jeunesse, réagit au monde invivable que lui fait la croissance, il importe de contrôler ses réactions en lui fournissant les divers placebos intellectuels qui les détourneront dans l’imaginaire ».

Et : « Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte (l’opposition à la société industrielle) ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée » pour substituer des « notables (qui) ne sont pas par hasard à ce rang » aux vrais acteurs du mouvement (« Le mouvement écologiste, mise en question ou raison sociale »).

Après Diogène créé en 69/70 par le même Denis de Rougemont en compagnie de quelques naufrageurs patentés de l’alternative, Ecoropa a porté en avant les agents de la mondialisation capitaliste contre les alternatifs, vidant complètement le mouvement social pour lui substituer des leurres parfaitement intégrés au système dominant et les placebos intellectuels correspondants.

Il semble donc qu’Agnès avait fait son Chemin de Damas.
  
 
 
Le monde immonde du capitalisme totalitaire
https://www.facebook.com/photo.php?v=363227223790914
 
 
 

 

 

François Hollande vire une seconde ministre « de l’écologie »
Une autre femme, bien sûr !
Non mais, la parité et l’égalité ne leur monteraient pas au cerveau, par hasard ?
 
Nicole Bricq avait été rapidement évincée, en juin 2012, pour avoir osé protéger « la faune marine et l’environnement » de la cote guyanaise d’une campagne privée de recherche d’hydrocarbures par forages particulièrement polluants, et avoir dénoncé l’inadaptation du code minier.
Delphine Batho vient de l’être, tout aussi brutalement, pour avoir osé critiquer un budget généreusement amputé.
Pour compléter ce joli tableau, avec deux autres gouvernements croupions (italien et portugais), le gouvernement français a, quinze heures durant, commis une agression diplomatique caractérisée en interdisant à l’avion du président bolivien Evo Morales de survoler le territoire. Pourquoi ? Parce que Edward Snowden, le lanceur d’alerte dont on mesure chaque jour l’utilité de l’action, aurait pu se trouver à bord.
 
Déliquescence !
 
Comme marque d’assujettissement à l’Empire, difficile de faire mieux. 
Belle concordance entre les deux événements.
Les lanceurs d’alerte et les défenseurs du bien commun ont toujours été des cibles pour les socialistes français qui furent des exécutants zélés de la politique d’élimination décidée par les stratèges atlantistes de la globalisation capitaliste. Dès le début des années 1970, au service de la politique étasunienne, l’entourage de Mitterrand y a excellé. On voit aujourd’hui, qu’ils frappent même ceux qu’ils ont choisi, sitôt que ceux-ci commencent à croire à leur fonction.
Et qu’aucune marque de servilité n’est trop indigne.
 
 
 
 
Incroyable !

Des « responsables » sont étonnés par les révélations d’Edward Snowden et par la surveillance des institutions européennes
Voilà encore une preuve que l’enseignement de l’histoire contemporaine est bien mal fait.
Ou que les faux-culs sont encore plus nombreux qu’on le croyait…
 
Car, enfin, nous allons encore nous répéter, cela n’est pas nouveau !

La CIA a peut-être été créée pour faire pièce aux moyens déployés par le régime stalinien, mais plus encore pour soutenir l’effort de la globalisation du capitalisme, pour la conquête des marchés – y compris ici.

Et, avant même qu’elle existe, les agents dépêchés ici pour pénétrer les syndicats, les partis, l’université ?

Et, justement, l’Europe du profit ne sort-elle pas tout droit du projet développé outre-Atlantique avant même la fin de la seconde guerre mondiale, et ensemencé ici par les hommes formés là-bas ?

Et les réseaux stay-behind dont les agents ont été infiltrés partout – jusqu’à l’Elysée ?

Et le Congrès pour la Liberté de la Culture ?

Et le renversement de la gauche combative en Troisième Voie pro-capitaliste conquise par le projet dominant ?

Et l’étouffement de la nouvelle gauche alternative qui s’était levée contre tout cela ?  
Etc.
 
 

 

 

 
 
Aluminium : scandale écologique et sanitaire
(…) Nous sommes régulièrement exposés à des niveaux d’aluminium, par exemple, dans les préparations pour les nourrissons, susceptibles de tuer des poissons en l’espace de deux jours. Que penseriez-vous si l’on vous révélait que l’exposition à l’aluminium a été reliée à de nombreuses maladies humaines, y compris la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques, le diabète etc. Vous vous attendriez à ce que l’exposition à un facteur reconnu si toxique et qui ne joue aucun rôle essentiel dans les systèmes biologiques soit soumis à des réglementations qui nous protègent de tout mal potentiel. Il n’existe aucune réglementation sur l’utilisation de l’aluminium dans une quelconque application, que ce soit dans les domaines de la médecine, des cosmétiques ou des aliments. » De telles alertes devraient logiquement se traduire par la mise en place d’un principe de précaution. (…)
Virginie BELLE (Quand l’aluminium nous empoisonne)
 
 
Planète ALU
http://www.youtube.com/watch?v=Qqy5aqJ8RO4
Plongée dans le cycle infernal de l’aluminium, des ravages causés par l’extraction de la bauxite aux résidus que les sels et dérivés de ce métal laissent dans notre corps. Les différentes propriétés physiques de l’aluminium – malléable, léger, inoxydable – en font un métal fascinant, précieux dans le secteur de l’architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée posent de plus en plus de problèmes. Des études approfondies ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l’apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d’infections auto-immunes voire de la maladie d’Alzheimer.

Les meilleurs gisements de bauxite se trouvent sous les tropiques, en Afrique de l’Ouest, en Australie, en Inde et en Jamaïque. Mais c’est à Porto Trombetas dans le nord du Brésil que se situe l’une des mines les plus rentables au monde, aux mains d’une multinationale. Pour l’exploiter, il faut abattre chaque année l’équivalent de 250 terrains de football de forêt humide primaire, essentielle à la biodiversité. Les boues rouges liées à l’extraction sont toxiques, comme l’a montré la catastrophe écologique survenue en Hongrie en 2010.
 
Camelford water pollution incident
http://en.wikipedia.org/wiki/Camelford_water_pollution_incident Death of Alzheimer victim linked to aluminium pollution
 
http://www.nature.com/news/2006/060417/full/news060417-10.html
 
 
en complément…
Vaccination : pourquoi l’aluminium fait polémique ?
http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/vaccination/articles/15567-vaccination-aluminium.htm
(…) la toxicité de l’aluminium, en particulier pour le système nerveux, est prouvée depuis les années 70, suite à des intoxications aiguës ou des consommations chroniques importantes. Ses effets sur la santé humaine sont détaillés dans une expertise collective menée par l’InVS, l’Afssa, et l’Afssaps publiée en 20031. En 2006, les doses hebdomadaires admissibles d’aluminium dans l’alimentation ont été revues à la baisse2 et fin 2011, l’Afssaps a publié des recommandations3 concernant sa concentration dans les cosmétiques, notamment les déodorants, accusés de favoriser le développement de cancers du sein (…)
 
ALUMINIUM & MALADIE D’ALZHEIMER
http://terre-d-eveil.fr/Bulletins/Aluminium%20et%20Alzheimer.pdf
 
une excellente émission de France 3
Aluminium : du poison dans l’eau du robinet
http://www.youtube.com/watch?v=Isvm1FjoTq8
 
Quand l’aluminium nous empoisonne
Virginie BELLE, édit Max Milo
http://www.myofasciite.fr/?page=livreEntrevueBelle
 
 
 
 

 

 
2010-2013 :

les Français de plus en plus seuls
Depuis 2010, l’isolement des Français s’est accentué : ils sont désormais cinq millions à n’avoir pas ou peu de relations sociales, soit un million de plus qu’il y a trois ans.
 
Près d’un tiers des Français ne disposent que d’un seul réseau de sociabilités : ils ne fréquentent que leur famille, leurs amis ou leurs collègues. Ils se trouvent donc en grande fragilité : divorce, déménagement, licenciement… et c’est toute leur vie sociale qui est en péril.
 
Cette progression de l’isolement s’inscrit dans un contexte de fléchissement des liens amicaux, familiaux et de voisinage : ainsi, 39 % des Français n’entretiennent pas de liens avec leur famille et 25 % d’entre eux n’ont pas de relations amicales. Ils sont 37 % à n’échanger avec leurs voisins que quelques politesses. (…)
http://www.fondationdefrance.org/Nos-Actions/Aider-les-personnes-vulnerables/En-France/La-Fondation-de-France-agit-contre-les-solitudes
 
Classes moyennes, pauvres, jeunes : les Français de plus en plus seuls
 
(…) La tendance affleurait déjà en 2011 et se confirme. Préfigurant celle des personnes âgées (24 % des plus de 75 ans), la solitude a doublé chez les moins de 40 ans en l’espace de trois ans.
Le phénomène touche désormais les tranches les plus jeunes : les 18-29 ans, jusque-là préservés, sont aujourd’hui concernés par le phénomène. (…)
http://www.rue89.com/2013/06/26/etude-classes-moyennes-pauvres-jeunes-les-francais-plus-plus-seuls-243686
 
Quelle surprise !
Depuis le temps que le sens du collectif est combattu pied à pied, que l’individualisme du chacun contre les autres est vanté et encouragé, que les sursauts alternatifs sont écrasés sous la charge des capitalistes du pouvoir de tous poils au service de la croissance du saccage, que tous les lobbies capitalistes triomphent impunément… 
 
(…) L’énergie des turbulences a été absorbé par la viscosité des conformismes régénérés. La pression de l’information en circulation a chuté. La stimulation est tombée parallèlement. Les relations se sont défaites doucement dans l’intimité des acteurs du mouvement, dans le secret des structures. Les individus et les groupes se sont démobilisés. L’émotion, l’enthousiasme, la curiosité, etc. ont fait place aux stress arrivistes, hiérarchiques et électoralistes.
(…)
L’écologisme et les autres mouvements sociaux se sont effondrés vers la fin des années 1970. Ensemble, ils étaient la partie sensible de la société française ; celle qui percevait les dérives, les menaces, les agressions. Ils étaient la partie dynamique et stimulante qui prenait les devants contre l’intolérable ; le régulateur social le plus fort. Enfin et surtout, ils étaient la projection idéale et régénératrice de la société.
 
Les mouvements morts, l’espoir est mort avec eux, et la désillusion s’est étendue bien au-delà des militants et des sympathisants ; partout où l’information en circulation avait eu une influence, jusque dans des structures hostiles. Certitude d’avoir été bafoué une fois de plus, suspicion, ressentiment, haine sourde… ont créé les conditions d’une désaffection et d’une démobilisation vis à vis des autres, vis à vis de la société tout entière aussi remarquables que l’avait été l’enthousiasme de 1968 à 1975.
 
Vaincue et déprimés, même les individus sensibles se sont tus et se sont tournés vers d’autres activités. Il n’y a pas eu de relève. Les plus sensibles parmi les nouvelles générations sont aujourd’hui encore impressionnés par le sabotage des mouvements sociaux, par la défaite de leurs aînés et la dégénérescence qui en a résulté. La structure dynamique et complexe a disparu comme elle était venue. Exit le mouvement social ! Bien sûr, le foisonnement d’idées et la perspicacité critique ne lui ont pas survécu.
(…)
A la crise écologique s’est ajoutée une crise sociale grave.
20 ans après le printemps 68, le couvercle est retombé plus lourd sur la gueule de la société, sur la gueule de chacun.
On n’ose plus. On s’touche plus. On s’aime Pas. On s’fait peur. Rien ne bouge. « La France » est devenue une société froide.
Avons-nous jamais connu pareille inhibition ?
 
extrait de 
« La France » est devenue une société froide
paru dans Ecologie Infos n° 392 en 1989
 
Cela n’a cessé de s’aggraver.
La solitude croissante n’est que l’une des conséquences du désastre
 
 
 
 

 

 
Psychopathie et capitalisme de pouvoir

Les psychopathes qui par nature sont charmeurs et manipulateurs ont naturellement une partie des qualités ou des défauts requis pour prendre le pouvoir dans les entreprises ou ailleurs…
C’est un constat minimum !
Au moins un dirigeant d’entreprise sur 25 est un psychopathe
http://www.slate.fr/lien/43137/psychopathe-dirigeant-entreprise-un-sur-25

Vivre sans aucune morale : les psychopathes à cravate
http://www.vadeker.net/humanite/anthropologie/vivre_sans_morale_psychopathe.html
 
En fait, l’observation de l’entreprise, du parti, de la fausse « association » aussi, toutes hiérarchisées non par la compétence mais par les intrigues de bas étage et la productivité du contraire de ce que l’on en attend, révèle que ce sont des lieux d’épanouissement pour ces malades. Mieux encore : on finit par soupçonner qu’à l’origine du désordre organisationnel hiérarchique de pouvoir, il y a la psychopathie.
 
Quelle autre explication à la capitalisation des pouvoirs confisqués qui produit une minorité en érection permanente jouissant de l’assujettissement d’une masse vidée de son potentiel créatif ?
 
De mieux en mieux : les structures de pouvoir (de sa confiscation par les seuls malades) ne sont pas que des lieux organisés par eux et pour eux. Elles sont aussi les lieux de la reproduction de leurs caractères.
 
5 critères pour savoir si votre boss est un psychopathe
http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20130515.OBS9091/5-criteres-pour-savoir-si-votre-boss-est-un-psychopathe.html

Entre tous, un critère général : le défaut d’empathie et son corollaire – non pas l’égoïsme : l’égocentrisme.
 
 

 

 

 
 
Gaz de schiste et tremblement de terre
(…) C’est la surpression induite dans la faille dite « de Wilzetta » qui a provoqué la cascade d’événements sismiques. Les géologues notent que la quantité d’eaux usées injectée était faible. Mais la pratique, qui dure depuis plusieurs années, a suffi à déséquilibrer le sous-sol. Ils notent également que « les opérations d’injection se poursuivent et que des tremblements de terre de magnitudes supérieures à 3 continuent de se produire ». (…)
La situation en Oklahoma n’est pas isolée. La récente ruée vers les gaz et huiles de schiste produit des quantités importantes d’eaux usées dont il faut bien se débarrasser. Une bonne part du fluide de fracturation (mélange d’eau, de sable et d’adjuvants chimiques) utilisé pour fissurer la roche-réservoir, loin sous la surface, est en effet régurgitée par les puits, après la fracturation de la roche. Ces eaux usées, inutilisables, chargées d’adjuvants chimiques, de métaux lourds ou d’éléments radioactifs présents dans la roche-mère, sont souvent réinjectées dans des vieux puits.
En 2012, au congrès annuel de la Société géologique américaine, l’US Geological Survey (USGS) a présenté des travaux montrant qu’en Oklahoma le nombre annuel de séismes de magnitude supérieure à 3 a été multiplié par 20 entre 2009 et 2011, par rapport au demi-siècle précédent. Selon l’USGS, l’Arkansas, le Texas, l’Ohio et le Colorado, où se déroulent des opérations d’injection ou de fracturation, connaissent une situation comparable.
Quand le gaz de schiste fait trembler la terre
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/29/quand-le-gaz-de-schiste-fait-trembler-la-terre_3150329_3244.html
 
 
 

 

 
Un indicateur de la financiarisation – le coût du capital :
% redistribué aux actionnaires…
3% en 1970
aujourd’hui 9%
… Juste l’une des traductions du grand détournement de l’argent, le produit du travail.

Et encore faut-il penser à ne pas oublier la prodigieuse captation-destruction des biens communs sur toute la planète pour supporter cette escroquerie…
 

 

 
 
 
The act of killing
 film de Joshua Oppenheimer
 
Lorsque Joshua Oppenheimer se rend en Indonésie pour réaliser un documentaire sur le massacre de plus d’un million d’opposants politiques en 1965, il n’imagine pas que, 45 ans après les faits, les survivants terrorisés hésiteraient à s’exprimer. Les bourreaux, eux, protégés par un pouvoir corrompu, s’épanchent librement et proposent même de rejouer les scènes d’exactions qu’ils ont commises. Joshua Oppenheimer s’empare de cette proposition dans un exercice de cinéma vérité inédit où les bourreaux revivent fièrement leurs crimes devant la caméra, en célébrant avec entrain leur rôle dans cette tuerie de masse. « Comme si Hitler et ses complices avaient survécu, puis se seraient réunis pour reconstituer leurs scènes favorites de l’Holocauste devant une caméra », affirme le journaliste Brian D. Johnson.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=217002.html
http://theactofkilling.com/
à Paris : au MK2 Beaubourg et La Clef
 
Exceptionnel document sur les bourreaux. Mieux encore : sur le plus bas du plus bas niveau imaginable du vivant, celui atteint au sein même de l’espèce où certains aiment à se croire « au sommet de l’évolution ». Un niveau où les descendants des martyrs tremblent encore et se taisent 45 ans plus tard. Un niveau où des individus et des groupes fermés aux autres, réduits et monstrueusement déformés et dépravés ont tout détruit autour d’eux et en sont fiers, si fiers qu’ils veulent témoigner et montrer pour la postérité, n’hésitant pas à se mettre en scène pour tout déballer des horreurs commises et de leurs fantasmes tantôt obscènes tantôt immatures. Le vertige s’accentue quand on voit la parenté, la collusion et la ressemblance des dominants d’aujourd’hui avec les bourreaux d’hier. N’importe quelle séquence du film permet de se rendre compte de l’abîme où est tombé l’Indonésie à partir de 1965, à partir du coup d’Etat de Suharto : le système mis en place à l’époque est toujours en place. C’est toujours un fascisme de la pire espèce. Une dégénérescence accomplie.
 
Le film se concentre sur les anciens bourreaux et sur ceux qui, à l’évidence, n’aspirent qu’à le devenir, mais n’oublions surtout pas le contexte, les coulisses historiques de la monstruosité et ceux qui ont guidé son action.
 
Plus importance force agissante : la machine de guerre du lobby capitaliste – la mégamachine – en lutte contre les communismes totalitaires et, surtout, pour imposer la globalisation en éliminant tous les hommes, toutes les collectifs aspirant à la justice et à la paix. Avant le Chili, avant l’Argentine, l’ambassade des Etats-Unis livrait déjà des listes de « communistes » aux commandos de la mort – essentiellement des truands devenus les meilleurs amis du nouveau régime. Communistes, c’est à dire tous ceux qui avaient eu l’audace de manifester une résistance à la menace totalitaire et prédatrice, ou simplement une espérance, ou dont, tout bonnement, un gangster local convoitait les terres ou le commerce. Mondialisation capitaliste… Localement, en Indonésie, comme à l’échelle planétaire, c’était la poursuite du vol et de la destruction des biens communs – les communaux, une guerre de nombreux siècles devenue un effort mondial depuis 1945.  Au moins 1 000 000 de personnes massacrées (2 000 000 dit l’un) ? La néo-colonisation des peuples autochtones privés de toute reconnaissance, de tout droit, l’éviction – souvent l’élimination – des petits paysans, la destruction frénétique des écosystèmes les plus diversifiés – les meilleurs fruits de l’évolution, l’ouverture en grand au capitalisme le plus ravageur : les mines, les coupes rases des forêts, les plantations, etc.  Puis le génocide au Timor Oriental (1975-1999) déclenché au lendemain du feu vert de Ford et Kissinger. Et la néo-colonisation génocidaire en Papouasie Occidentale (depuis 1952), mais aussi à Aceh, au nord de Sumatra où ont sévi les tueurs que l’ont voit parader… …Tout ensemble, c’est une partie du cauchemar mondial dont le développement avait fait se lever la nouvelle gauche alternative. Mouvement lui-même balayé par les mêmes forces réactionnaires. Avec les cupides et les rudimentaires, le pire n’est jamais loin, surtout quand la plupart sont démobilisés (comme aujourd’hui).
 
 
L’excellente critique de Mathilde Blottière parue dans Télérama :
On est d’abord frappé de stupeur. Tout paraît choquant, effarant, obscène. Est-ce un canular de mauvais goût ? Une farce kitsch et trash dans l’archipel indonésien ? Une chose est sûre : ces presque deux heures passées en compagnie de tortionnaires relèvent de l’expérience extrême… Octobre 1965. L’armée prend le pouvoir à Jakarta. Pendant plus d’un an, la junte extermine les membres et sympathisants du Parti communiste local : entre cinq cent mille et un million de personnes, selon les estimations.
Pour raconter ce génocide oublié, le documentariste américain Joshua Oppenheimer se tourne vers les rares survivants, qui refusent de parler, trop dangereux. Ce diplômé de Harvard part alors à la rencontre des tueurs eux-mêmes, toujours bien en cour dans l’Indonésie d’aujourd’hui : une poignée de mafieux psychopathes, ravis de se vautrer dans leurs souvenirs sanglants. Il leur propose de rejouer leurs crimes dans des mises en scène de leur choix. Le dispositif enthousiasme le leader des sadiques, un certain Anwar Congo, crinière chenue et silhouette juvénile dans ses costumes en lin, soucieux de son élégance jusque sur les lieux de supplice où il évoque, comme d’autres le bon vieux temps, sa méthode pour tuer sans « tacher ». Il s’agit, dit-il, de « montrer la vérité ». Quitte à l’habiller de chimères pour divertir le public.

Au dépouillement des scènes de torture ou d’exécution répondent ainsi d’extravagantes séquences musicales et dansées — sommet de bouffonnerie exotique — où des danseuses emplumées se dandinent sur fond de jungle luxuriante. Très dérangeante, cette collusion-collision entre le réel et la fiction ne stylise pourtant pas l’horreur. Elle en révèle au contraire la face la plus crue, en donnant accès, via leur imaginaire, au point de vue des assassins. Et à leur sentiment d’impunité. A mesure que ses « personnages » fanfaronnent, exposent leur abjection comme un trophée, se glissent même dans la peau de leurs victimes, on sent croître la stupéfaction de l’Américain. Il ira cependant au bout de la noirceur, pour découvrir ce que cache l’exhibition du mal.  

Dans cet exercice de cinéma-vérité, il n’y a pas plus de voix off (pour nous dire quand il convient de s’indigner) que de complaisance. Fallait-il filmer la reconstitution de la mise à sac d’un village, à laquelle sont « conviés » des enfants terrifiés ? Dans S21, La Machine de mort khmère rouge, Rithy Panh avait choisi l’épure pour confronter bourreaux et rescapés du génocide cambodgien. En laissant les assassins recourir au sensationnalisme, Joshua Oppenheimer vise paradoxalement le même but : faire remonter le massacre des profondeurs de l’Histoire. Comme de la bile.

Descente sans filet dans les bas-fonds de l’âme humaine, The Act of killing est aussi une réflexion sur l’image et l’usage que l’on en fait. A l’instar des terrifiants troufions de la prison d’Abou Ghraib prenant la pose tels des adolescents fiers du bon tour qu’ils ont joué, Congo et sa clique se prennent pour des « gangsters » de films, homologues asiatiques des héros de Martin Scorsese ou de Francis Coppola. Entre leurs mains, le cinéma est une plaisante façon de tenir le réel (et ses fantômes) à distance. Pour Joshua Oppenheimer, c’est au contraire un instrument cathartique qui démasque et met à nu.

En creux, il y a aussi le portrait de l’Indonésie d’aujourd’hui. Un pays gangrené jusqu’à l’os par des groupes paramilitaires fascisants, ressemblant étrangement à ceux qui, il y a près d’un demi-siècle, se sont chargés du carnage. Voir The Act of killing est une entreprise à risque. Celui de désespérer du genre humain. — M.B.
http://www.telerama.fr/cinema/films/the-act-of-killing-l-acte-de-tuer,438334.php
 
À propos de The Act of Killing
sur le compte Facebook du réalisateur :
https://www.facebook.com/pages/The-Act-of-Killing/411723945542448?nr#
 

autres sources sur la dictature indonésienne et ses protecteurs :
Suharto, le dictateur canonisé
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-01-29-Suharto
 
L’Amérique, « Etat voyou »
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/08/CHOMSKY/14129
 
Timor-Oriental, l’horreur et l’amnésie
http://www.monde-diplomatique.fr/1999/10/CHOMSKY/12527
 
L’Indonésie, atout maître du jeu américain
http://www.noam-chomsky.fr/indonesie-atout-maitre-du-jeu-americain/
 
 
à revoir, ou à voir :
L’année de tous les dangers
film de Peter Weir, 1982
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19455680&cfilm=30720.html
 
d’autres films :
Green, de Patrick Rouxel (visible sur Internet)
http://www.greenthefilm.com/
 
http://www.metacafe.com/watch/1142239/forest_destruction_and_wildlife_in_kalimantan_indonesia/

 
http://www.youtube.com/watch?v=EJt3LbccdC0
 
http://www.youtube.com/watch?v=cg5rfX1W0bA
 
http://www.youtube.com/watch?v=G4g0nGN6Ugc
 
http://www.youtube.com/watch?v=733owHYcMf0
 

d’autres infos sur les conséquences :
Le massacre des communistes indonésiens de 1965 : retour sur un des plus grands crimes contre l’Humanité
http://www.legrandsoir.info/le-massacre-des-communistes-indonesiens-de-1965-retour-sur-un-des-plus-grands-crimes-contre-l-humanite-du-xx-eme-siecle.html
 
« Papouasie Occidentale Nouvelle Guinée, honte mondiale »
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=123:papousie-occidentale-nouvelle-guinee-honte-mondiale&catid=9&Itemid=470
 
L’huile de Palme industrielle : un crime contre le vivant
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=121:un-crime-contre-le-vivant-l-huile-de-palme-industrielle&catid=9&Itemid=470
 
L’Indonésie à feu et à sang
Ecologie Infos n°404, 31 janvier 1992 (d’autres articles sur le cauchemar indonésien dans les collections de cette revue)
 
 

 

 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
pillage des forêts
Mozambique : la ruée vers l’arbre
L’exploitation des bois exotiques mozambicains prospère en dehors de tout contrôle et sur fond de corruption. Principal bénéficiaire : la Chine.
(…) En 2006, le Forum des organisations non gouvernementales de la province de Zambézie a publié un rapport au titre très évocateur, repris par tous les médias au Mozambique : “Un take away [expression utilisée pour les plats à emporter] chinois !” Ce document tire la sonnette d’alarme quant à la détérioration des relations entre Chinois et Mozambicains dans le secteur du bois qui n’est régi par aucune loi. Selon ce rapport, si l’on ne fait rien pour enrayer l’hémorragie, il n’y aura plus un seul arbre en Zambézie d’ici cinq à dix ans. (…)
 
 

 

 
Le dernier rapport de l’INSERM reconnaît que « l’environnement » est en cause dans, au moins, 9 types de cancers
Enfin ! Avec, à peu près 50 ans de retard sur l’alerte écologiste.
 
Les pesticides sont en passe de voler la vedette à l’amiante
(…) Plusieurs molécules sont classées comme cancérigènes probables. Des études en populations agricoles suggèrent leur implication dans les tumeurs cérébrales et dans les cancers hormono-dépendants (cancers de la prostate, du sein, des testicules, de l’ovaire). En outre, l’utilisation domestique de pesticides, notamment d’insecticides, par la mère pendant la grossesse et pendant l’enfance a été suspectée dans les leucémies et, à un moindre degré, les tumeurs cérébrales. (…)
http://www.inserm.fr/index.php/thematiques/cancer/dossiers/cancers-et-environnement
http://www.e-cancer.fr/prevention/environnement-et-cancers
 
à propos…
Plus de 11 000 pesticides sont vendus aux Etats-Unis sans avoir été bien testés
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/29/plus-de-11-000-pesticides-sont-vendus-aux-etats-unis-sans-avoir-ete-bien-testes_3150328_3222.html
(…) Exemple de ces contrôles insuffisants : en 2003, l’EPA a approuvé la clothianidine, principe actif de l’insecticide Gaucho, à condition que son fabricant Bayer effectue une étude sur les effets de ce néonicotinoïde sur les abeilles un an plus tard, soit en 2004. Or, non seulement cette étude, qui assure que la substance ne présente pas de risque pour les abeilles – alors que ses effets sur le système nerveux des insectes ont été démontrés -, a été remise avec trois ans de retard, mais elle souffre aussi de graves lacunes, pointées tant par le NRDC que par l’EPA.
Une recherche séparée menée par l’université Purdue en janvier 2012 montre que les semences enrobées de clothianidine, dont des échantillons ont été prélevés sur les équipements agricoles, contenaient jusqu’à 700 000 fois la dose mortelle du pesticide pour les abeilles. « Cela n’empêche pas l’EPA de continuer à s’appuyer sur l’étude défectueuse de Bayer CropScience, et la clothianidine reste donc sur le marché », regrette Jennifer Sass, coauteure du rapport, citée par l’Agence France-Presse. (…)
et en France ?
 
 

 
 
L’élan de la nouvelle gauche alternative réapparaîtrait-elle en Turquie ?
 http://www.francetvinfo.fr/turquie-la-contestation-est-plus-proche-de-mai-68-que-des-printemps-arabes_339202.html
http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/06/03/on-se-sent-chaque-jour-un-peu-plus-pris-en-etau-par-erdogan_3422878_3214.html
 
 

 
 
Déficit commercial de la France dans le solaire photovoltaïque
 …s’il n’y avait que là !
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202753714402-paris-soutient-sans-reserve-berlin-ambigu-565374.php
C’est amusant… quand on se souvient que, dans les années 1970, les économies d’énergie et les énergies renouvelables mobilisaient largement. Il y avait des groupes militants qui travaillaient sur le sujet. Il y avait des techniciens qui se formaient, des expérimentations à tous niveaux, des entreprises qui se créaient et inventaient… Et tout fut écrabouillé, réduit à néant par le sabotage du mouvement alternatif et de ses développements bien concrets. Faillites, chômage et voies de garage pour tout le monde !
C’est la France.
 
 
 

 
Ouverture du procès de Bradley Manning
 
Bagdad, juillet 2007
(…) L’armée américaine, qui mena cette attaque, se rendit immédiatement compte de son effroyable erreur. Des GI’s arrivèrent sur place et constatèrent que les supposés lance-missiles, n’étaient en réalité, que d’inoffensives et nécessaires caméras. Outre les deux journalistes, neuf personnes sont mortes pendant l’assaut et deux enfants ont été grièvement blessés.
 
L’armée prit alors conscience de sa culpabilité dans ce qui n’est rien d’autre qu’un massacre. Croyant pouvoir enterrer la vérité dans les sables de la Mésopotamie, les circonstances de ce crime de guerre furent éludées et les caméras de l’hélicoptère confisquées.
 
La réalité sur cette forfaiture a été cependant révélée, près de trois ans après les faits, grâce au courage d’un homme : le première classe Bradley Manning, un soldat de la vérité. (…)
 
Bradley Manning a permis, grâce à son geste, à des centaines de victimes de guerre, de retrouver une histoire. Mais il a aussi permis à des millions d’Américains de se forger une opinion pour ensuite l’exprimer, conformément aux droits consacrés par le Ier amendement.
 
Sans des hommes comme Bradley Manning, la liberté d’expression et la liberté de la presse ne seraient, faute d’informations, que des chimères (…)
Charles Merlen,
1er prix au concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme organisé par la Ville de Caen et le Mémorial de Caen.
http://www.memorial-caen.fr/avocats1/images/2013/avocats/merlen-texte.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bradley_Manning
 
Bradley Manning a été le principal informateur de Wikileaks. Il est le lanceur d’alerte qui a permis que nous soyons informés des horreurs couvertes par l’administration étasunienne d’une guerre réputée propre et juste.
Comité de soutien :
http://www.bradleymanning.org/
 
 
 
 
La société des Océanistes et le Musée du Quai Branly
vous invitent à la projection de deux films de Damien FAURE dans le cadre du cinéma des Océanistes.

SAMPARI
52′ © 2008 RFO / K production

Chaque année à New York, des milliers d’autochtones venus du monde entier participent à l’Instance Permanente sur les peuples indigènes. Viktor Kaisiepo représente la Papouasie Occidentale et vient défendre les droits de son peuple au siège des Nations Unis. Il s’agit alors pour Viktor de contourner le protocole pour se faire entendre de la communauté internationale.

LA COLONISATION OUBLIEE
22′ © 2010 Arte G.E.I.E / aaa production

Rencontre avec les rebelles de l’armée de Libération de la Papouasie Occidentale qui se sont réfugiés le long de la frontière entre l’Indonésie et la Papouasie Nouvelle Guinée. La mise en lumière d’une colonisation que la communauté internationale semble ignorer avec hypocrisie.
C’est un retour le long de la frontière indonésienne, 9 ans après la 1er rencontre avec les rebelles Papous et le général Bernard Mawen. Mais Mawen est introuvable.

le Jeudi 6 Juin 2013 à 18h
au Musée du Quai Branly
37 quai Branly 75007 Paris

Dans la salle du Cinéma du Musée du Quai Branly
http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/cinema/le-cinema-des-oceanistes.html
 
 
 

 

 
mai 2013
Hannah Arendt
film de Margarethe von Trotta
avec Barbara Sukowa

« (…) il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser (…) »
« (…) Eichmann n’est pas une figure démoniaque, mais plutôt l’incarnation de l’“absence de pensée” chez l’être humain (…) »

Il peut s’agir aussi d’une pensée formatée par un conditionnement, par une déculturation programmée accompagnée par l’imposition d’une autre culture, d’une culture réductrice des têtes et des coeurs… Car la soumission à l’autorité des expériences de Stanley Milgram ou de la vie quotidienne ne fonctionne pas avec tout le monde, heureusement. Pour en arriver à abandonner tout libre arbitre, il faut déjà avoir été préparé à cela, affaibli par une déformation des perceptions, des compréhensions et des représentations. C’est ce que nous vivons. La déstructuration culturelle et sensible qui coupe les individus de la nature, des autres vivants et de leur nature pour les déboussoler et les amener plus ou moins à leur insu à servir des intérêts étranges, un système nuisible, voire un totalitarisme, est devenue assez commune. Plus commune encore aujourd’hui qu’à l’époque d’Hannah Arendt.

Quelques années avant Hannah Arendt, après avoir fait l’expérience du nazisme et l’avoir fui, Theodor Adorno et Max Horkheimer ont mené une autre recherche éclairante sur les origines du totalitarisme : La Dialectique de la Raison.

« Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. Toute l’histoire de la science ainsi que toutes les autres dimensions de la vie intellectuelle depuis le dix-huitième siècle sont empreintes de cette dialectique »
Et d’ajouter :
« Aujourd’hui, au moment où l’Utopie de Bacon, la « domination de la nature dans la pratique », est réalisée à une échelle tellurique, l’essence de la contrainte qu’il attribuait à la nature non dominée apparaît clairement. C’était la domination elle-même. Et le savoir, dans lequel Bacon voyait la « supériorité de l’homme », peut désormais entreprendre de la détruire. Mais en regard d’une telle possibilité, la Raison, au service du présent, devient une imposture totale pour les masses » car « Toute tentative ayant pour but de briser la contrainte exercée par la nature en brisant cette nature n’aboutit qu’à une soumission plus grande au joug de celle-ci ».

Le nazisme a poussé très loin la réduction quantitative et mécaniste qui se traduit par le mépris, l’appropriation et la réification du vivant. Il n’est malheureusement pas le seul et sa science de la propagande et de la manipulation de masse a fait beaucoup d’émules.

Quelques dizaines d’années après Adorno, Horkheimer et Harendt, la « culture anti-nature » est largement revendiquée, les serviteurs zélés du nouveau totalitarisme mondialisé défilent en foules, plus vides de pensée critique, dépersonnalisés, soumis et médiocres les uns que les autres, incapables de combattre le mal, voire de distinguer le bien – ou simplement le bon du mauvais, incapables de vivre dans la société et l’écosystème sans les dégrader ; au pied de la lettre : abrutis. Et l’effondrement des résistances et des alternatives est devenu une banalité.
 
 

 

 
 
 
Le drame de l’amiante en France, de Charybde en Scylla

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris lave toujours plus blanc :
non lieu pour Martine Aubry et plusieurs autres inculpés, dont plusieurs membres du lobby de l’amiante.
(…) Les mises en examen de huit autres personnes poursuivies dans cette instruction sur l’exposition à l’amiante des salariés de l’usine Ferodo-Valeo de Condé-sur-Noireau (Calvados) ont également été annulées, a-t-il précisé. Au grand dam des victimes, ce drame sanitaire n’a donné lieu à aucun procès en France.

L’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) a aussitôt annoncé son intention de se pourvoir en cassation. L’Andeva estime que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris est « disqualifiée » car son arrêt « glorifie » l’action du Comité permanent amiante (CPA), considéré par les victimes comme le lobby des industriels de l’amiante, a dit François Desriaux, l’un de ses représentants. (…)
source : Le Monde
 
L’Andeva est en conflit ouvert avec cette chambre de l’instruction qu’elle accuse d’hostilité à l’égard des victimes, et a demandé la récusation de sa présidente. Elle compte également former un recours auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour « violation du secret du délibéré » après la publication mercredi par Le Canard Enchaîné des conclusions -finalement inexactes- de l’arrêt qui devait être rendu vendredi.
 
Les victimes ne cessent de critiquer le fiasco judiciaire de l’amiante en France. Si en Italie, des peines de prison ont été prononcées en 2012 dans un dossier de l’amiante, les procédures françaises piétinent.
 
Début février, la cour d’appel a mis un terme à une autre enquête de Mme Bertella-Geffroy, celle sur la manufacture Amisol de Clermont-Ferrand. La seule personne poursuivie dans ce dossier invoquait le « délai raisonnable » d’une enquête: cela faisait 14 ans qu’elle était mise en examen, pour des faits vieux de 38 ans.
source AFP
 
La Cour aurait estimé qu’à l’époque des faits reprochés à Martine Aubry on n’en savait pas encore assez sur l’amiante pour prendre une décision d’interdiction… La Cour aurait aussi blanchi le CPA – le lobby de l’amiante -, assurant que «la réalité de son influence n’est pas démontrée» et qu’il aurait au contraire eu «une volonté d’accompagner la prévention».
Si tel est bien l’arrêt de la Cour, la désinformation est énorme ! Ce serait une réécriture de l’histoire, dans la grande tradition, désormais, de la France officielle confite dans un mépris abyssal du peuple et des victimes de sa chère prédation ultra-capitaliste.
 
Si le besoin de réviser les bases se fait sentir :
le rapport sur Sénat sur l’amiante en France  
http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-1.html
 
 
 
 
 

 

Syrie : la guerre civile aurait fait 100 000 morts
pour un pays de 22 500 000 habitants
Chacun sait de quelle horreur il s’agit et peut en imaginer les conséquences à long terme.
 
Dans l’Espagne des années 1930, la guerre entre républicains et fascistes, et la répression qui s’est poursuivie durant les trente années suivantes, auraient fait près de 1 000 000 de morts. L’Espagne républicaine comptait 26 millions d’habitants.
 
Dans la France de la fin du XVIIIème siècle, la répression des populations qui avaient fait la révolution et voulaient récupérer leurs communaux spoliés par la nouvelle caste bourgeoise représentée par la Convention et le Directoire fut conduite comme une guerre génocidaire et fit des centaines de milliers de morts dans un pays de 28 millions d’habitants. Environ 200 000 victimes rien que pour la « Vendée militaire » (10 000 km2) qui comptaient à peine plus de 800 000 habitants. Pour l’ensemble du soulèvement qui concernait un territoire beaucoup plus vaste, des historiens estiment qu’il y aurait eu 400 000 victimes, peut-être 600 000. Combien dans la France parcourue du nord au sud par les colonnes infernales ? 

Gracchus Babeuf sur le renversement de la révolution : « Je conçois que des hommes qui rapportent tout à eux, disent que c’est assez révolutionner, lorsque la révolution les a conduits à ce point où ils sont à merveille ; à ce point où, individuellement, ils ne peuvent plus rien désirer. Alors, sans doute, la révolution est faite, mais pour eux (…) », »La révolution, c’est l’ordre ! », Le Tribun du peuple n° 36
Gracchus Babeuf a été assassiné par le Directoire, l’un des régimes les plus corrompus de l’histoire de France
 
 

 

 

 
Autre cas d’école…
Comment la technocratie sert à infantiliser

A l’ENA, j’ai eu l’impression de revenir en maternelle
(…) Jusqu’à présent, il était reproché à cette école ultra-sélective de fabriquer des « technocrates à la pensée unique ». Mais personne n’avait attaqué de front son enseignement. « Cette formation, c’est un énorme éclat de rire, c’est burlesque. On est livrés à nous-mêmes. Il paraît que ça ne se fait pas de le dire car l’ENA est un mythe » (…)
http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/a-l-ena-j-ai-eu-l-impression-de-revenir-en-maternelle-26-09-2012-2181424.php
 
Promotion UBU Roi dans les coulisses de l’ENA
(…) À l’Ecole, les formations à l’étatisme sont aussi des erreurs de casting. Après seulement 20 jours, seulement 30% des élèves suivent encore les cours. Les autres semblent avoir compris ou l’ennui les a gagnés… Une fois, un expert de France Télévisions assène un cours sur la réduction des coûts au ministère de l’Agriculture, une autre fois, un expert de la grippe aviaire doit leur parler de l’ouverture du capital de Gaz de France. (…)
http://www.contrepoints.org/2012/11/18/104775-promotion-ubu-roi-dans-les-coulisses-de-lena
 
le livre :
Promotion UBU Roi – Mes 27 mois sur les bancs de l’ENA,  par Olivier Saby, Flammarion
(…) Saby parle de « vide abyssal de l’enseignement ». Et il s’appuie sur la redoutable épreuve du « thème observation ». Huit heures, enfermé sans documents, sans bouger et à répondre à une réelle question politique sans aucune conscience politique. Car, à l’ENA, peut importe la connaissance du sujet – ici le développement rural et sa place au sein de la mécanique européenne – « l’important est juste que nous sachions pondre une résolution, en étant notés sur notre capacité à imiter des textes déjà existants et à singer leur formulation ».
 
… Il n’y a pas qu’à l’ENA. Dans les administrations et les entreprises sous énarques aussi. Et, puisqu’ils ont pénétré les partis, le parlement, la présidence, partout…
 
Et… et n’oublions pas ce que l’ENA doit à l’Ecole des Cadres d’Uriage créée par le gouvernement de Vichy pour, initialement, servir la « révolution nationale ». Si l’expérience est réputée avoir déçu Vichy (?), elle est néanmoins restée un haut lieu de l’élitisme – comme l’ENA. Y étaient : Emmanuel Mounier, Jean-Marie Domenach, Hubert Beuve-Méry, Paul Delouvrier, Simon Nora… et, comme on peut déjà le deviner, c’était un terreau d’atlantistes, de planificateurs et de néo-productivistes; bref, quelle que soit l’étiquette : d’hommes de la domination. Les futurs relais de l’offensive mondiale du capitalisme commencée à Bretton Woods en 1944 et poursuivie avec la création de la CIA, du Congrès pour la liberté de la culture, les différentes chapelles néo-libérales, la Troisième Voie et la Deuxième Gauche (conversions de plus en plus poussées des socialistes au capitalisme), les officines de l’Européanisme capitaliste, la Fondation St Simon, etc.
 
(…) the Uriage men Nora joined forces with were pulling away from Vichy en route into the Resistance, but they still thought of themselves, Uriage-style, as a leadership elite with a moral mission to regenerate a nation grown decadent. Nora was himself a convinced partisan of leadership education on the Uriage model. ENA was not quite the quasi-monastic institution he had envisioned, but it was close enough to excite his enthusiasm. Uriage veterans, moreover, might well take satisfaction in the kind of student that ENA trained. (…)
France’s new deal (From the thirties to the postwar era), Philip Nord 

Après Uriage, Simon Nora est « passé du maquis à l’ENA » (suivant ses propres termes)
 
 
 
 

 

 
un cas d’école :
Comment une truite a entraîné le déclin des wapitis au Yellowstone
(…) au Yellowstone, dans le Wyoming aux Etats-Unis, il a été introduit la truite grise, qui a mangé la truite fardée, nourriture des ours grizzly qui se sont alors rabattus sur les wapitis. Voilà la thèse inattendue d’une synthèse d’études publiée, mercredi 15 mai, dans la revue scientifique britannique Proceedings of the Royal Society B, alors que le célèbre parc américain s’interroge sur le déclin rapide de ses troupeaux de cervidés sauvages au cours des vingt dernières années.
(…)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/15/comment-une-truite-entraine-le-declin-des-wapitis-a-yellowstone_3231892_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20130516-[titres]
 

 

 
 
 
 
Promised land
film de Gus Van Sant
avec Matt Damon, Frances McDormand, Hal Holbrook…
 
C’est une belle campagne nord-américaine où l’on voit des boutiques et un bar très vivants. Un village américain, certes, mais un village dont le dynamisme et l’animation peuvent faire pâlir de jalousie la plupart de ceux d’ici.
 
Arrivent les agents dépêchés par l’une des grandes compagnies d’exploitation du gaz de schiste – « grandes compagnies », comme celles des brigands d’autrefois qui pressuraient les campagnes. Ici, les méthodes sont plus subtiles, mais elles n’en sont que plus efficaces : mensonge, séduction, tromperie … Il s’agit d’embobeliner les autochtones pour qu’ils abandonnent tous leurs droits, le bien commun et l’héritage de leurs anciens au profit du tout-capitalisme à rentabilité immédiate. Grandes compagnies d’hier et d’aujourd’hui, même combat : la spoliation et la destruction de la vie.
 
Les différents caractères se révèlent sous la pression, à commencer par ceux qui ont perdu toute culture et ne sont plus reliés à la terre et aux autres. Par exemple, le politicard local qui sollicite sa part du gâteau avant même d’y avoir été invité. Il y a heureusement ceux qui se souviennent du monde vivant, se comprennent encore comme parties d’un ensemble et pensent au lendemain.
 
Il ne manque pas un moment au développement, pas un bouton de guêtre au déploiement de l’opération de manipulation. Pas même la feinte dissidence. Je vous laisse découvrir la chose…
 
Ceux qui connaissent des manoeuvres équivalentes dans le mouvement social, le syndicalisme, l’action culturelle et politique, apprécieront. Les autres ne doivent pas penser que c’est exagéré, paranoïaque ou manichéen. Ils auraient bien tort.
 
Un petit conseil de lecture :
Voyage en feinte-dissidence, par Louis Janover, édit. Paris Méditerranée
 
 
 

 

 
 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Une nouvelle fraude alimentaire frappe la Chine

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2013/05/03/scandale-alimentaire-en-chine-des-plats-a-base-de-rat-ou-de-renard_3170501_3216.html
http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Chine.-Du-rat-et-du-renard-dans-de-la-viande-de-b%C5%93uf_55257-2189232_actu.Htm
 
 
 

 

 
Wilfred et Olivier agressés à Paris : « Voici le visage de l’homophobie »
La photo est devenue virale sur les réseaux sociaux. On y voit Wilfred de Bruijn, le visage tuméfié, rouge de sang et des coups qu’il a reçus dans la nuit de samedi à dimanche, dans un quartier populaire de Paris. Il a accompagné cette photo d’un mot d’explication :
« Désolé de vous montrer ça. C’est le visage de l’homophobie. La nuit dernière, dans le XIXe arrondissement à Paris, Olivier et moi nous sommes fait violemment agresser, simplement parce que nous marchions bras dessus, bras dessous.Je me suis réveillé dans une ambulance couvert de sang. Une dent me manquait et j’avais des os cassés autour des yeux. Je suis à la maison maintenant. C’est très triste. Olivier prend soin de moi. J’ai un arrêt de travail pour au moins dix jours. »

Au téléphone, Wilfred raconte avec un sourire élégant dans la voix qu’il boit désormais avec une paille. Il ne se souvient de rien. Olivier, si :
« On sortait d’un dîner arrosé avec des amis.On marchait bras dessus, bras dessous vers le métro Ourcq. Pas de “façon homo”. On avait passé une très bonne soirée, on en parlait. Un peu fort peut-être. Là, j’ai entendu : “Ah des homosexuels !” Je me suis pris un premier coup dans les yeux. Je me suis protégé, mais en tout, je me suis pris six coups. […]Ça a été une déferlante de haine. Très violente. J’ai vu mon compagnon à terre, sa tête était devenu un ballon de football, j’ai hurlé “Dégagez !”, ils sont partis en courant. »
(…)
http://www.rue89.com/2013/04/08/wilfred-olivier-agresses-a-paris-voici-visage-lhomophobie-241278

En France, dans les années 1960 et début 1970, le mouvement pour les droits des homosexuels faisait partie de la nouvelle gauche (the new left), avec les féministes, les écologistes, les régionalistes redécouvrant leurs cultures, les peuples autochtones… Ensemble, en s’enrichissant les uns des autres, nous faisions vivre le mouvement alternatif – alternatif à la domination du tout-capitalisme. Puis tout s’est effondré. Mais pas de l’intérieur ! Le mouvement ne s’est pas effondré faute d’énergie et d’idées. Il a été broyé menu avec science par les forces qui installaient la globalisation ultra-libérale – en tête : les néo-conservateurs (néo-cons); oui, ceux que l’on allait retrouver avec les Bush.

Depuis, le sabotage culturel et social continue dans tous les domaines et à tous les niveaux. Ce fait historique explique beaucoup de ce que nous déplorons, entre autres choses la réduction à presque rien de la pensée critique et le développement des idées bas de plafond, de l’incompréhension et de la haine. Sans oublier la longue agonie du politique en France… du politique.
 
 
 

 

 

 
Un Homme disparaît : l’affaire JPK – 15 décembre 1997
par Benoît Collombat, édit. Nicolas Eybalin/Scrineo 2013

JPK c’est Jean-Pascal Couraud disparu après un rendez-vous avec les barbouzes de Gaston Flosse sur lequel il enquêtait.

Photo de JPK

Après l’affaire Boulin, encore une histoire édifiante sur les mésaventures de l’intégrité en France.
la présentation du livre :
http://www.youtube.com/watch?v=unjF-Riz7rM
 
le comité de soutien : http://www.soutienjpk.org/
 
rappel :
Les dégâts nucléaires français en Polynésie  (ci-dessous en août 2012)
 
et le documentaire encore à dénicher en version complète
Aux enfants de la bombe
En 1960, Bernard Ista était ingénieur et entrait au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). De 1960 à 1995, il a filmé tous les essais nucléaires et écrit au quotidien la chronique de ces 35 années, avant de mourir des suites d’un cancer rare à 54 ans, en 1998, après 7 années d’agonie. Son témoignage retrace l’aventure de la bombe atomique française et rend hommage aux 150 000 militaires et civils qui en furent les acteurs. Près de 30% d’entre eux souffrent aujourd’hui de pathologies graves. 
http://www.youtube.com/watch?v=-4kIY_Q4_Xg
http://www.programme.tv/documentaire/aux-enfants-de-la-bombe-44362303
Deux abris anti-atomiques
Celui construit pour la population : un baraquement de briques au toit de tôles ondulées.
Celui des militaires : un blockhaus aux murs de béton de 90cm d’épaisseur recouverts de blindages de protection.
 
et encore :
L’Algérie, pour la France c’était de la bombe
http://www.dailymotion.com/video/x8ctdm_l-algerie-pour-la-france-c-etait-de_news#.UcnXbBwRrac
 
 
 
 

 

Janvier 2013
 
Searching for Sugar Man
film de Malik Bendjelloul
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=200631.html
http://www.imdb.com/title/tt2125608/

Il s’agit de Rodriguez,Sixto Diaz Rodriguez, auteur-compositeur-interprète dont la carrière fut curieusement étouffée aux USA. Par contre, le voyage d’une seule cassette déclencha un succès foudroyant en Afrique du Sud. Il y devint aussitôt un catalyseur de la remise en cause du système d’oppression, un symbole du mouvement qui remuait l’Afrique du Sud comme presque tout le monde : « the new left », la nouvelle gauche alternative, le mouvement de la révulsion devant la domination et son avatar capitaliste en pleine croissance. Le succès s’est poursuivi en Australie puis en Nouvelle Zélande, mais toujours à l’insu de l’auteur. Rodriguez dont une rumeur a bientôt prétendu qu’il s’était suicidé en scène, comme pour éteindre la curiosité croissante de ses fans et limiter la contagion de sa popularité.
 
Dans l’album de Sixto Diaz Rodriguez « Cold Fact » paru en 1970), il y a, par exemple, cela :

This Is Not a Song, It’s an Outburst: Or, The Establishment Blues
 
The mayor hides the crime rate
council woman hesitates
Public gets irate but forget the vote date
Weatherman complaining, predicted sun, it’s raining
Everyone’s protesting, boyfriend keeps suggesting
you’re not like all of the rest.

Garbage ain’t collected, women ain’t protected
Politicians using people, they’ve been abusing
The mafia’s getting bigger, like pollution in the river
And you tell me that this is where it’s at.

Woke up this moming with an ache in my head
Splashed on my clothes as I spilled out of bed
Opened the window to listen to the news
But all I heard was the Establishment’s Blues.

Gun sales are soaring, housewives find life boring
Divorce the only answer smoking causes cancer
This system’s gonna fall soon, to an angry young tune
And that’s a concrete cold fact.

The pope digs population, freedom from taxation
Teeny Bops are up tight, drinking at a stoplight
Miniskirt is flirting I can’t stop so I’m hurting
Spinster sells her hopeless chest.

Adultery plays the kitchen, bigot cops non-fiction
The little man gets shafted, sons and monies drafted
Living by a time piece, new war in the far east.
Can you pass the Rorschach test?

It’s a hassle is an educated guess.
Well, frankly I couldn’t care less.

http://www.maxilyrics.com/sixto-rodriguez-this-is-not-a-song,-it%27s-an-outburst%3A-or,-the-establishment-blues-lyrics-85c4.html
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

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