septembre 2017

 

Ouverture de la chasse en Savoie : 

4 ÂNES TUÉS PAR UN CHASSEUR


Dimanche dernier à Arith, le cheptel de Sandrine a été presque entièrement décimé.



Un chasseur suisse, venu à priori chasser le cerf, leur a tiré dessus à la sortie d’un sous-bois, alors qu’ils étaient dans leur parc. 2 animaux sont morts sur le coup, les 2 autres ont agonisé plusieurs heures et ont dû être euthanasiés. Ils ont reçu plusieurs balles chacun, notamment au niveau des pattes. Il ne reste plus que Safran, le survivant parmi les 5 ânes.

Le frère du chasseur serait venu s’excuser mais sans pouvoir expliquer les raisons de ce massacre.


La propriétaire est extrêmement choquée par la perte de Fanfan, Ulule, Moustique et Mistral. Entendue par la gendarmerie ce lundi, elle veut découvrir les raisons qui ont poussé le chasseur à agir ainsi.


Un triste événement qui en rappelle un autre. L’année dernière c’est un cheval qui avait été abattu, lors d’une partie de chasse organisée à La Motte-en-Bauges, par un chasseur affirmant l’avoir « confondu avec une biche ».






DÉNIS DE JUSTICE POUR ÉTOUFFER LE SCANDALE FRANÇAIS DE L’AMIANTE

Amiante : vers un non-lieu général ?

Le scandale rebondit dans le dossier de l’amiante. Ce 15 septembre, la cour d’appel de Paris a annulé pour la deuxième fois la mise en examen de neuf responsables nationaux (…) impliqués entre 1982 et 1995 dans le Comité Permanent Amiante (CPA). (…)

Comme si le CPA (le lobby de l’amiante) existait encore, les victimes qui sont déboutées de leurs demandes de réparation et les ordonnances de non-lieu réduisent à l’impuissance toutes les tentatives pour résoudre le drame français de l’amiante. L’organisation de la prévention en est également bloquée.

Extraordinaires attendus de la Cour d’Appel

« ces responsables ne disposaient pas d’un réel pouvoir décisionnaire« …

Des responsables sans pouvoir ? Pourtant, leur pouvoir était assez réel pour contribuer à l’existence et à l’action nuisible du CPA. Celui-ci est le lobby qui a surveillé chaque dénonciation de l’amiante, censuré l’information et fait la propagande d’un « usage contrôlé » du polluantle lobby qui a « anesthésié l’Etat«  pendant la bagatelle d’une quinzaine d’années.

Comme d’habitude, voici des « responsables » revendiqués qui ont entravé l’action des lanceurs d’alerte, qui ont pleinement profité de leur position dominante et qui jouissent encore de rentes de situation et de retraites confortables pour leurs mauvais et déloyaux services, mais que leurs victimes et les familles des disparus ne peuvent atteindre. 

 

« à l’époque, l’usage de l’amiante était admis« …

Admis par qui ? Quelle est la valeur de cet « admis » puisque, si modeste soit-il, c’est précisément le « pouvoir décisionnaire » de ces « responsables » et de leurs semblables qui permettait cela ? C’est en effet du fait de l’action de « responsables » sans responsabilité comme ceux-ci que, contre des dizaines d’années de constats et d’alertes sanitaires, l’amiante a si longtemps continué à être utilisé, à polluer et à multiplier les victimes. 

 

« ils ne pouvaient avoir une connaissance exacte des dangers de la fibre« …

On est pleinement dans la caricature de la si commune « responsabilité«  sans responsabilité. Des « responsables » ayant participé à un lobby qui impose un usage mortifère et une censure de l’information, mais qui ne savaient pas…

Pourtant, point besoin que je ressorte la documentation des années de lutte (plus de 30 ans depuis 1977), un rapport officiel a fait la lumière sur cette question :

Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir

Rendu public le 20 octobre 2005, ce rapport du Sénat est tout à fait explicite…

a) Des connaissances de plus en plus précises et alarmantes : on en savait assez pour gérer le risque amiante en 1965

(…) rappelons que des cas d’asbestose ont été décrits chez des sujets exposés à cette fibre dès 1906. La relation quantitative liant l’exposition cumulée à l’amiante et l’accroissement du risque d’asbestose était décrite en 1930. Du reste, la première réglementation visant à réduire le risque de cette pathologie a été mise en place en Grande-Bretagne l’année suivante, en 1931. (…)

Le professeur Got a rappelé, au cours de son audition, qu’il datait « la période où l’on a à peu près tout connu du risque lié à l’amiante en [se] référant à un congrès qui s’est tenu à New York en 1965, et qui s’est concrétisé par un énorme volume de 732 pages, qui n’est pas loin d’ici, à la bibliothèque de la faculté de médecine. Tous les spécialistes mondiaux du risque amiante étaient là et chacun a expliqué ce qu’il savait des risques liés à l’amiante, avec des études épidémiologiques précises. Dans ce volume, pratiquement, il y a toute la connaissance dont on a besoin pour gérer le risque amiante. Or, on est en 1965 » (…)

II.  L’ÉTAT « ANESTHÉSIÉ » PAR LE LOBBY DE L’AMIANTE

A. LE CPA : UN LOBBY REMARQUABLEMENT EFFICACE


(…) si l’État s’est déchargé de sa responsabilité, le comité permanent amiante (CPA) s’est progressivement attribué le monopole de l’expertise sur ce dossier. (…)

En exploitant les incertitudes scientifiques, au demeurant de moins en moins nombreuses au fil du temps, le CPA a réussi à insinuer le doute sur l’importance du risque de l’exposition à l’amiante et ainsi à retarder au maximum l’interdiction de l’usage de l’amiante en France. Ses membres ont habilement soutenu la politique de « l’usage contrôlé » de l’amiante (…)

B. LA RESPONSABILITÉ DE L’ÉTAT

Les préjudices causés par les poussières d’amiante mettent en cause la responsabilité de l’État à un double titre : en tant qu’employeur qui voit sa responsabilité pécuniaire « socialisée » avec celle des autres employeurs par l’entremise du FIVA, mais aussi en tant qu’État contrôleur depuis les décisions du Conseil d’État du 3 mars 2004. (…)

















encore une conséquence de la grande distribution des « prix bas« 


La charcuterie industrielle : une vraie cochonnerie



Cochonneries
Comment la charcuterie est devenue un poison

Guillaume COUDRAY

Un vent de panique souffle sur la filière cochon depuis que l’OMS l’a confirmé fin 2015 : les charcuteries sont cancérogènes, directement responsables du cancer de l’intestin. Aussi appelé « cancer colorectal », c’est le plus fréquent chez les non-fumeurs. Principal coupable : la charcuterie traitée au nitrate de potassium E252 et au nitrite de sodium E250. Les industriels jurent que ces additifs sont indispensables pour protéger le public contre certaines bactéries.


C’est un mensonge. En réalité, ils servent à accélérer la fabrication, à donner à la chair une appétissante couleur rosée, à baisser les coûts de production et à maximiser les profits.


Fruit de cinq années d’enquête dans les archives administratives et médicales, ce livre dévoile l’histoire secrète des « charcuteries modernes » optimisées par la chimie. Popularisés par quelques entrepreneurs de Chicago, les knacks et les jambons nitrés ont conquis toute la planète en évinçant les charcuteries traditionnelles, plus longues à fabriquer.


Face à ce scandale sanitaire, les charcutiers français, dépositaires d’un patrimoine gastronomique authentique, sauront-ils relever le défi d’une charcuterie honnête, sans cosmétiques et surtout sans victimes ?  






Si l’utilisation de nitrites séduit l’industrie de la charcuterie, elle représente un vrai danger pour le consommateur 


Ce n’est pas le nitrate et le nitrite qui sont cancérogènes. Mais après avoir été injectés dans la viande, le nitrate et le nitrite se décomposent et s’associent avec des composants organiques. C’est là qu’ils donnent naissance à des molécules cancérogènes.

Pourquoi les industriels qui fabriquent du jambon et des saucisses knack utilisent abondamment les nitrates de potassium et nitrites de sodium, deux additifs aux effets graves… La charcuterie bio est-elle épargnée par ces poisons ? Quels sont les liens entre ces charcuteries pas du tout artisanales et l’explosion du cancer colo-rectal, le plus fréquent chez les non-fumeurs ? Et puis quelles sont les vraies alternatives pour déguster de la charcuterie sans danger ?




et n’oublions pas :


L’intelligence des cochons


http://www.dailymotion.com/video/x75d05_intelligence-animale-le-cochon-1_webcam  

http://documentaires.france5.fr/documentaires/pas-si-bete/le-cochon














août 2017




Les prédateurs en demandent toujours plus

photo by Biplab Hazra 


A Vishnupur, West Bengal, ces éléphants sont chassés de chez eux par les humains qui ont colonisé leur territoire. 


L’explosion démographique humaine et l’urbanisation multiplient ces conflits au détriment de toutes les espèces. A chaque fois, c’est la biosphère qui est davantage fragilisée et la survie des humains eux-mêmes qui est davantage compromise. 




















L’ESCROQUERIE À LA TAXE CARBONE



une prédation du bien commun à son paroxysme 



Les sommes envolées donnent le tournis : au moins 1,6 milliard d’euros de pertes pour la France en moins d’un an, 6 milliards pour les pays de l’Union européenne. 

Le 9 décembre 2009, Europol, l’organisation européenne des polices, publie un communiqué dévastateur : 

Le marché européen des échanges de quotas de CO2 a été victime d’échanges frauduleux depuis dix-huit mois. Dans certains pays, jusqu’à 90 % du marché du carbone était le fait d’activités frauduleuses. 



Née de la délinquance financière, l’affaire s’est hissée au rang de la criminalité organisée avec son lot d’extorsions, de règlements de comptes et d’assassinats… En juin 2017, plusieurs auteurs ont été condamnés en appel, après l’avoir déjà été en première instance. Des nouveaux procès sont prévus à la rentrée et en janvier 2018. 

Pendant que Bercy et le ministère de l’environnement s’auto-congratulent sur le succès du marché carbone, les familiers de l’escroquerie à la TVA se frottent les mains. Tous appartiennent au milieu juif séfarade du quartier parisien du Sentier et de Marseille et cela fait des années qu’ils jouent sur les taux de TVA, achètent hors taxe des conteneurs entiers de jeans, de Converse, d’ordinateurs ou de téléphones, les revendent toutes taxes comprises et disparaissent avant que l’Etat ne leur réclame le remboursement de la TVA perçue. Mais c’est lourd, il faut gérer des marchandises par tonnes, multiplier les intermédiaires, corrompre les douaniers… 

Avec les quotas carbone, rien de tout cela : tout est immatériel. En quelques clics, on achète et on revend, en empoche et on disparaît. L’aubaine est telle qu’ils n’en reviennent pas. L’un des protagonistes résume ainsi : « J’ai travaillé dur pour mes escroqueries. Mais là, le CO2, c’était pas du boulot. » 

Pour s’assurer la plus grosse part du marché, il faut multiplier les sociétés, trouver des gérants de paille : tout fait l’affaire, on recrute les cousins et les oncles et tantes, mais aussi des clochards, des vieilles hôtesses de bar marseillais, des retraités que l’on habille, coiffe et que l’on accompagne dans les banques en France, à Chypre ou à Singapour pour ouvrir des comptes de sociétés aux noms tous plus rocambolesques les uns que les autres : Carbonara, Label 5 Great Luck International, CimesCO2, International Conqueror, Enthousiasm for Life.















Des agriculteurs rachètent un Lidl pour vendre leurs produits

A Colmar, 35 agriculteurs ont repris un ancien Lidl. Depuis le mois de novembre, l’enseigne « Cœur paysan » de Colmar commercialise des produits locaux. Un concept qui plaît aux consommateurs.

« Ici c’est notre coquille, et on y met nos produits. Moi, je suis maraîcher et je vends mes tomates ici. Nous assurons des permanences à tour de rôle pour être au contact des clients. Et ça permet d’écouler nos produits au prix juste. Souvent dans les filières classiques, les prix en grande surface n’ont rien à voir avec leur valeur économique. Nos produits ont un prix et c’est ce qu’on a envie de dire avec ce magasin. Et les gens le comprennent. Les clients qui viennent chez nous ne vont plus en supermarché classique. On a un peu trop oublié que le paysan du coin est essentiel« .








et encore :


Le goût du petit commerce

Alors qu’il y a encore dix ans, on aurait aisément parié sur la disparition des petits commerces de bouche au profit des supermarchés, voici (re)venir l’épicier de quartier version 2.0. De l’épicerie fine au magasin communautaire, ces indépendants pas forcément bio, mais qui favorisent une agriculture raisonnée, se multiplient. La FNDEBC (Fédération nationale de l’épicerie, caviste et spécialiste en produits bio) en témoigne : depuis deux ans, au moins deux projets par semaine lui sont soumis. Des initiatives variées, souvent nées de la volonté de jeunes entrepreneurs militants, désireux de « vendre, près de chez eux, ce qu’ils aiment manger ». Ils répondent aussi aux aspirations de consommateurs qui, lassés par les grandes surfaces, se tournent vers une économie solidaire et durable.














Incendie dans 1 élevage industriel en Bretagne,

64 000 morts

Ergué-Gabéric : 64 000 poules pondeuses brûlent dans un incendie

Un incendie s’est déclaré dans un élevage de poules en batterie vers 13 heures au lieu-dit Kernevez, à Ergué-Gabéric. Le poulailler de 15 000 m2 a été ravagé par les flammes.








Incendie dans 1 élevage industriel aux Pays-Bas,

  

20 000 morts



20 000 cochons morts ! 


Toutes les limites ont été explosées avec ces usines qui torturent les animaux en appliquant les techniques « scientifiques » de rentabilisation. Tout ça pour quoi ? Pour fabriquer du plus que bas de gamme, un produit infect à faire des obèses.





au fait,


L’intelligence des cochons


http://www.dailymotion.com/video/x75d05_intelligence-animale-le-cochon-1_webcam  

http://documentaires.france5.fr/documentaires/pas-si-bete/le-cochon

















déculturation et dégénérescence sans limite

Attention, le fipronil en shampoing antipoux est dangereux

(…) une mise en garde des autorités sanitaires, inquiètes de le voir appliqué… sur la tête des enfants ! Car malgré sa dangerosité s’il est utilisé à haute dose, des familles y ont recours comme produit antipoux.


Le fipronil sur les animaux est un remède de cheval, oserait-on dire. Il en aucun cas prévu pour l’homme.

Et pourtant, désespérées de parvenir enfin à éliminer poux, larves, lentes, des têtes de leurs bambins, des mamans le recommandent sur les forums spécialisés. Comme Loufio, sur le site du magazine Magic Maman :

« Pour ma fille de 8 ans, j’avais tout essayé. A la fin j’ai acheté un antipuce du nom de Frontline Spray. Et bien depuis, ma fille n’a plus eu de poux. »
« Une seule application a suffi. Mes enfants n’ont plus jamais eu de poux. Quand une épidémie de poux se déclare à l’école, j’applique le produit en prévention », écrit Karin1313 sur le forum de Onmeda.fr 

Déjà, puisqu’il a toutes ces qualités redoutables, le fipronil ne devrait pas non plus être utilisé sur les animaux, pour eux-mêmes et pour tous les bipèdes avec lesquels ils vivent et qui les caressent !


















Un nouveau comble de la bêtise mis en lumière



Les renards chassés par les furieux sous prétexte sanitaire sont un rempart contre la maladie de Lyme

les belettes, les fouines, les martres, les putois, les blaireaux, les chats sauvages… aussi

Floraison d’articles sur la relation inversement proportionnelle entre les prédateurs et la maladie de lyme

La maladie de Lyme a peut-être enfin rencontré sa némésis. La présence dans les forêts de renards réduirait le nombre de tiques infectées par la bactérie Borrelia burgdorferi

(…) Des chercheurs néerlandais ont en effet montré que plus les renards sont nombreux dans les forêts, moins les tiques sont vectrices de la bactérie ; et inversement. La diminution n’est pas négligeable : dans les zones les plus peuplées en renards, les tiques infectées récoltées sur des rongeurs peuvent être jusqu’à 20 fois moins nombreuses. (…)





Les renards, une arme efficace contre la maladie de Lyme ?

Une étude publiée sur le site de The Royal Society établit un lien bénéfique entre l’activité des prédateurs de rongeurs et la densité de nymphes de tiques vectrices d’infections.

Le postulat de départ était simple : une fois éclos, les acariens présents à l’état larvaire s’attaquent aux organismes les plus faciles d’accès. Il s’agit du plus souvent de rongeurs, lesquels évoluent près du sol. Or ces animaux sont souvent porteurs d’infections transmissibles à la tique, qui contaminera alors d’autres animaux lors de ses futurs repas et ainsi de suite. En réduisant le nombre de rongeurs hôtes des infections, les prédateurs pourraient participer à la diminution du risque de leur transmission à l’homme. Pour vérifier cette théorie, les chercheurs ont donc observé 20 parcelles forestières d’un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes. (…)



Comme on pouvait le supposer depuis longtemps, les « piégeurs » et les municipalités, les gouvernements et l’Etat aussi*, qui les subventionnent sont les premiers des « nuisibles »


C’est donc à tout ce joli monde que l’on doit, au moins en bonne part, l’augmentation spectaculaire des tiques et de la maladie


* et son office national de la chasse et de la faune sauvage qui partage le vivant entre « nuisibles » et utiles (ceux qui servent de gibier)




Cartes nuisibles 2015-2018 réactualisées après arrêt du Conseil d’Etat : http://www.unapaf.fr/Cartes-nuisibles-2015-2018

 

sans oublier les media régionaux qui n’ont pas peur de faire la propagande de l’imbécillité :

Il piège les nuisibles depuis cinq ans

« Toute l’année, du 1er juillet au 30 juin, le piégeage des nuisibles est possible. Il faut faire une déclaration à la mairie, qui affiche au vu de tous l’identité des piégeurs et leur numéro d’agrément national », explique Patrick Barny, 63 ans, piégeurs depuis cinq ans. Cette activité non rémunérée est devenue une passion pour lui.

Chasseur depuis 1970, il n’est devenu piégeur que depuis sa retraite. Les deux occupations ne sont pas identiques : « Piéger les animaux nuisibles, c’est rendre service à la collectivité ». Le déclic ? Quand il a vu les dégâts causés par les renards sur les lâchers de perdrix royales en cours de réintroduction.


Connaître les animaux

Les renards sont en effet de gros prédateurs de gibier mais aussi de volailles de basse-cour. Comme les fouines, ils sont reconnus nuisibles et peuvent être chassés et piégés. Par contre, les blaireaux peuvent être chassés mais non piégés. Putois, martre, loir ne sont pas piégeables




L’incidence des nuisibles comme le renard est importante 

La Fédération de chasse veut mettre en place des brigades de piégeurs



Etc. 






C’est vrai que quand la campagne était peuplée d’une vie nombreuse et diversifiée, avec des terriers de renards partout, les quelques tiques de service semblaient réservées aux chiens.


















Un « plan sécheresse » bien sec

Sécheresse : comment améliorer notre gestion de l’eau ?

C’est une situation de « stress hydrique des sols sans précédent » dans laquelle s’est engouffrée la France cet été. L’expression signifie que la demande en eau dépasse la quantité disponible. Un épisode de sécheresse important auquel a décidé de s’attaquer Nicolas Hulot. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a présenté ce matin en Conseil des ministres un plan d’action sur la gestion de la ressource d’eau. Il prévoit « d’encourager la sobriété des usages et réguler en amont la ressource, grâce notamment à l’innovation« . (…)

D’où l’importance d’une bonne gestion des stocks d’eau. Sur ce point, l’organisme UFC-Que Choisir déplore une politique archaïque, et développe trois chantiers majeurs :

  • Des mesures ambitieuses de prévention de la ressource

  • L’application stricte du principe préleveur – pollueur-payeur !

  • Des aides à la reconversion des pratiques agricoles

Le plan d’action du ministère arrive donc à point nommé…

  1. Pour une vraie réforme de la politique agricole de l’eau !

Las, le plan sécheresse du gouvernement n’est pas à la hauteur – quand il est positif.

Il met en cause du bout des lèvres le mode d’agriculture dominant qui est pourtant perfusé de subventions publiques. Ce plan ressemble à un recueil de vœux pieux, alors que nous avons besoin d’une politique volontariste pour faire évoluer rapidement l’agriculture, les élevages (1), les industries, les pratiques communales et particulières majoritairement responsables de la dégradation et des pénuries.

Pour comble, quand il présente une politique volontariste, Nicolas Hulot invite à multiplier les stockages de l’eau… Invraisemblable ! Faut-il qu’il soit ignorant lui et ses services, ou sous l’influence du ministère de l’agriculture et des lobbies industriels, pour promouvoir cette calamité.

Car les rétentions d’eau réalisées en France sont étanches, ce qui signifie qu’elles ne contribuent pas à la réalimentation des nappes phréatiques, lesquelles devraient être au coeur de toute réflexion sur la préservation de la ressource !

Pire encore, ces réserves sont majoritairement alimentées en puisant dans les cours d’eau sans soucis du maintien de l’étiage, voire… en puisant dans les nappes phréatiques ! Le ministère de l’écologie (sic) marche sur la tête. Avec ces stockages complètement artificiels nuisibles au bon état des ressources, il s’affirme même en contradiction avec la loi sur l’eau.

Sur le sujet :

Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés – l’exemple du Rajasthan

Sivens, le Gers et le Rajasthan

Autre carence de ce « Plan Sécheresse« , l’oubli des zones humides et des têtes de bassin versant. Les milieux les plus fragiles et les plus importants, ceux dont le bon état détermine la qualité et l’abondance de la ressource (et de la biodiversité) ne figurent pas dans les annonces.

C’est tout de même très curieux car, en bonne logique et en bon droit de l’eau (la loi sur l’eau), le bon état des milieux aquatiques est absolument prioritaire sur tout autre chose, en particulier sur tous les usages économiques, surtout quand ils abolissent tout simplement l’eau et son environnement (comme quand on veut implanter une station-service et un supermarché dans le lit d’un ruisseau !). La préservation des zones humides et des têtes de bassin versant, et la restauration de toutes celles qui ont été dégradées, devraient donc être en tête des programmes anti-sécheresse.

Ce « Plan Sécheresse » est muet sur l’essentiel.


 


(1) Pour être éclairé sur les différences fondamentales entre l’agriculture qui préserve tout en produisant de la qualité, et le système agro-alimentaire qui détruit, spolie, pollue et empoisonne à tous les stades :  


HERBE film de Matthieu Levain et Olivier Porte


extrait de ma critique cinéma :



L’herbe broutée par les vaches laitières des éleveurs que nous rencontrons tout d’abord est la vedette de ce film éclairant. Adeptes de ce que l’on nomme maintenant la filière herbagère qui allie les connaissances des anciens et celles de la bio, ces éleveurs toujours paysans promènent, avec le chien, le troupeau de la pâture à la salle de traite. Ils foulent l’herbe dont ils connaissent chaque espèce, les très bonnes pour les ruminants et le lait, le meilleur lait, et les autres qu’il faut contrôler avec doigté. Ils jardinent prairies et champs avec la connaissance des cycles des végétaux et des animaux. Ils entretiennent de belles haies riches de tous les bois, entre le taillis pour le feu et le bois d’oeuvre qui grandit pour les petits enfants. Ils ont le temps de regarder la vie qui grouille autour d’eux. Ils donnent envie de faire sa vie à la campagne.



Silos, grands bâtiments industriels, gros engins flambant neufs, animaux en stabulation, et endettement en proportion, nous découvrons ensuite une « exploitation » de l’agriculture intensive. Grosse consommatrice des gadgets profitables aux industriels et aux banquiers, c’est un maillon de cette industrie qui, en amont, produit les ravages écologiques et humains montrés par « La terre des hommes rouges » (BirdWatchers), le film présenté plus loin. De l’Amazonie, de l’Argentine, de la Chine, de tous les coins du monde dévastés par la spéculation agro-alimentaire, à ce coin de Bretagne, proviennent les aliments déversées sous le nez des vaches incarcérées. C’est la même machinerie ubuesque cornaquée par des conseillers en asservissement aux banques. (…)












Démission de Carla del Ponte : 

la justice internationale en Syrie face à ses limites

Carla del Ponte a expliqué (…) avoir le sentiment d’être « uniquement utilisée comme une enquêtrice alibi, sans soutien politique » à son poste de commissaire au sein de la commission internationale d’enquête sur la Syrie, que la magistrate, de nationalité suisse, occupe depuis septembre 2012. (…)


Carla del Ponte était parvenue, comme procureure du Tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie, à obtenir qu’un ancien chef d’État, le Serbe Slobodan Milosevic, comparaisse devant la justice internationale pour crimes de guerre. Près de cinq années passées au sein de la commission internationale d’enquête sur la Syrie ne lui ont en revanche pas même permis de dépasser le stade de l’investigation sur le conflit syrien.



Crimes contre l’humanité : des juges français à la peine

Créé en 2012, le pôle spécialisé sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité enquête notamment sur les exactions commises en Syrie. Avec des moyens d’action limités et malgré des obstacles diplomatiques.




sur ce site :


La Syrie, martyre pour l’exemple ?

http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/2011/03/la-syrie-martyre-pour-lexemple.html









CRISPR Cas9, des ciseaux qui découpent l’ADN : la dernière folie de la génétique


Le grand patron du renseignement américain a été le premier à tirer le signal d’alarme, en février 2016. Dans un rapport déclassifié par la CIA, James Clapper a classé CRISPR Cas9 dans la catégorie des « armes de destruction massive » potentielles. Pour lui, cette technologie utilisée dans des milliers de laboratoires doit être considérée comme le programme nucléaire nord-coréen, les armes chimiques syriennes et les missiles de croisière russes !














Presque 2 planètes !





2 août 2017, toutes les réserves renouvelables ont été épuisées et, déjà, les rejets les moins polluants ne peuvent plus être absorbés et recyclés 


Il y a seulement 20 ans, la journée du dépassement intervenait… fin septembre 


Et… en 1971, le jour du dépassement intervenait en décembre : le 21 décembre 


1971, c’est l’année de la Semaine de la Terre à Paris, la première manifestation des écologistes de la nouvelle gauche : 


https://planetaryecology.com/1971-la-semaine-de-la-terre/ 





affiche de la Semaine de la Terre 1971 


Alors, il était temps ! 




La planète bleue dans le rouge 


http://www.liberation.fr/planete/2017/08/01/la-planete-bleue-dans-le-rouge_1587617 


Le temps qu’il vous faut pour lire ces quelques mots (environ une seconde) et ce sont 287 passagers qui viennent d’embarquer à bord d’un avion, plus d’un million de kg de CO2 émis dans l’atmosphère, 41 200 kg de nourriture jetés, 10 000 kg de viande de bœuf consommés ou encore 4 900 kg de poissons pêchés… 


Fin des années soixante, début 1970, nous lancions l’alerte, comme beaucoup d’autres à travers le monde depuis les années cinquante, et croyions pouvoir changer, non pas la politique (!), mais la civilisation. Au lieu du développement espéré, nous avons été rapidement réduits à l’impuissance et à l’invisibilité. Bien sûr, nous ignorions que l’alerte écologiste avait, depuis plusieurs années déjà, inspiré et stimulé l’organisation d’une puissante réaction. Logique, la critique et les projets écologistes étaient intolérables pour le système capitaliste en conquête mondiale, et… détail que nous sous-estimions, c’est lui qui détient l’argent et entretient des légions de compétences malfaisantes brûlant de servir. 


Nous fûmes promptement censurés et rendus invisibles, puis remplacés par des agents du système en même temps qu’une formule tortueuse – « écologie politique » – était substituée à notre programme d’écologisation. Celui-ci misait sur la prise de conscience en cours et sa stimulation pour que tout évolue de concert et que l’on change de civilisation. L’autre détournait l’attention des énergies naïves en réduisant le mouvement social et culturel à un courant politicien bientôt impliqué dans les joutes de pouvoir et d’argent ; une réduction soigneusement calculée pour noyer l’alerte et éliminer toute menace contre l’impérialisme « anti-nature« , contre les croyances, les conditionnements et les fantasmes qui le fondent, et contre les petits appétits qui l’entretiennent, exactement comme l’avait préconisé Raymond Aron en 1969 (rapporté par Pierre Grémion).


Alors que tous les cauchemars que nous redoutions, et au-delà, ont été réalisés par ceux-là mêmes qui nous qualifiaient de « catastrophistes » il y a peu encore, il est important de savoir quels ont été les forces et les acteurs du sabotage. D’autant que le sabotage continue – c’est ce qui explique l’effondrement en dépit du renouvellement des révoltés et des indignés génération après génération (1). Mieux encore, les naufrageurs de la nouvelle gauche écologiste qui ne sont pas morts sont toujours là, toute honte bue, nuisibles éternels tout occupés à dissimuler leurs forfaits en se faisant passer pour… ceux qu’ils ont éliminés, des écologistes ! La falsification de l’histoire du mouvement complète le dispositif.


Les curieux chercheront les rares traces qui témoignent encore de l’existence des « collèges invisibles » Diogène (1970) et Ecoropa (1975), véritables cellules stay-behind conduites par l’agent de la globalisation Denis de Rougemont, à nous, écologistes, entièrement consacrées. Comme l’indique Pierre Grémion, ils s’intéresseront aussi aux mendésistes et aux aroniens, à leurs clubs, fondations (St Simon par ex.), journaux… qui ont ardemment soutenu et relayé les entreprises anti-écologistes des premiers.



Ils n’oublieront pas de relire Grémion :

 

. « Intelligence de l’anticommunisme. Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris 1950-1975« , Pierre Grémion, Fayard 1995.

Deux livres sur l’élaboration et le développement du contrôle culturel et politique. Acculturation et substitution de paradigme, falsification, manipulations de la mondialisation du capitalisme… Voilà  qui explique comment on en est arrivé là. 




Et compléteront avec : 


. « Qui mène la danse. La CIA et la guerre froide culturelle« , Frances Stonor Saunders, Denoël 2003.

« Le soutien des groupes de gauche n’avait pas pour but leur destruction ni même leur contrôle, mais plutôt le maintien d’une discrète proximité afin de contrôler la pensée de tels groupes, de leur fournir une soupape de sécurité et, in extremis, d’exercer un veto final sur leur publicité et peut-être leurs actions, si jamais ils devenaient trop radicaux« 


Deux livres sur les coulisses profondes de ces opérations et de ces réseaux. On y découvre l’élaboration et le développement du contrôle culturel et politique. Acculturation et substitution de paradigme, falsification, manipulations de la mondialisation du capitalisme… Voilà  qui explique comment on en est arrivé là.




Et ils n’oublieront pas le très révélateur empêchement de l’alerte contre les emballages jetables en 1971 : 



Tir de barrage contre une campagne de dénonciation du tout jetable

https://planetaryecology.com/tir-de-barrage-contre-une-campagne-de-denonciation-du-tout-jetable/




(1) le sabotage n’a jamais cessé. Il a frappé toutes les émergences critiques. Féministes, TGBT, régionalistes, libertaires, antiracistes, etc., aucun mouvement n’y a échappé. Et il continue de frapper les écologistes restés fidèles et les causes dans lesquelles ils s’impliquent. Par exemple : 



L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal




dessin de Chapatte











juillet 2017



Le Vietnam sur la voie de l’évolution ?





le Vietnam s’est engagé à libérer les 1000 ours lune encore détenus et exploités dans des « fermes » pour leur bile. 


Reste maintenant à convaincre la Chine.

 


More than 10,000 bears are kept on bile farms in China, and official figures put the number suffering the same fate in Vietnam at about 1,200.



Most farmed bears are kept permanently in cages, sometimes so small that they are unable to turn around or stand on all fours. Some bears are caged as cubs and never released, with many kept caged for up to 30 years. Most farmed bears are starved and dehydrated, and suffer from multiple diseases and malignant tumours that ultimately kill them.















Sixième extinction de masse




avec Gilles Boeuf et Hubert Reeves


Ben oui, la surpopulation, ben oui la pollution, ben oui les constructions partout, ben oui la recherche du profit et la marchandisation, ben oui…


On parlait ainsi déjà dans les années soixante – sans parler des précurseurs. Et ceux qui sont aux commandes ont tout fait pour faire taire les inquiétudes, les avertissements, les propositions et écraser ceux qui les relayaient. Pour faire place à la globalisation qui a tout ravagé.

Mais où étaient Gilles Boeuf et Hubert Reeves à l’époque ?


Ignorent-ils ce qui s’est passé pour qu’on en arrive là ?



https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-18-juillet-2017












VAUT LE DÉTOUR


Derrière les velours, la misérable pantomime du pouvoir politique


 … où l’on découvre comment l’argentier de Kadhafi a été exfiltré par des proches de Nicolas Sarkozy et comment plusieurs témoins clé de cette affaire sont morts dans des conditions suspectes.

 



Les juges parisiens Serge Tournaire et Aude Buresi enquêtent depuis plusieurs années sur les soupçons de financement de la campagne de 2007 par la Libye du colonel Kadhafi. Que révèlent ces investigations ? Qui sont les personnages clé de cette affaire explosive ?


Secrets d’info se plonge dans cette affaire politico-financière aux allures de polar en reconstituant les témoignages recueillis par les enquêteurs. Des écoutes judiciaires dévoilent un tableau stupéfiant des coulisses de la droite française où se mêlent des barbouzes, des intermédiaires, des grands patrons, des hommes politiques et des porteurs de mallettes…















LUTTE DES CLASSES


Dans un avis rendu le 20 juillet, la Cour de cassation oblige 47 salariés à rembourser une partie des indemnités perçues aux prud’hommes suite à un licenciement abusif. Les sommes trop importantes pour beaucoup.

Un avis de la Cour de cassation du 20 juillet oblige 47 ex-salariés d’une entreprise des Ardennes à rendre une partie de l’argent touché aux prud’hommes. Une affaire ubuesque.

Ils ont été trimbalés au gré de décisions de justice contradictoires pendant près de neuf ans. Les anciens salariés de l’entreprise Ardennes Forge, située à Nouzonvilles, dans le département des Ardennes (08), viennent de vivre l’ultime et terrible épisode de ce feuilleton judiciaire.


Licenciés il y a neuf ans, ils doivent rembourser une partie de leurs indemnités

La réforme du Code du Travail est un épisode de la spoliation du bien commun


jusqu’à son anéantissement 



Les économistes Thomas Lagoarde-Segot et Bernard Paranque dénoncent le projet de réforme de Code du Travail :

 

en réduisant le travail à un « marché », il ignore les enjeux sociaux, culturels et politiques.


…et LES ENJEUX ECOLOGIQUES aussi !

Pour Bernard Paranque et Thomas Lagoarde-Segot, le projet porté par Muriel Pénicaud réduit le travail à un « marché », ignorant ses enjeux sociaux, politiques et culturels. Pour eux, il s’agirait donc bel et bien d’une régression…

(…) l’instauration des conditions juridiques nécessaires au « grand marché autorégulateur » qu’appellent de leurs vœux les libéraux implique en effet, au préalable, de briser les anciennes structures sociales régulant les échanges.

Depuis le XIXe siècle, le libéralisme n’a jamais hésité à la coercition au nom d’une certaine conception de la liberté, voire à recourir à la violence armée (comme en témoigne l’histoire de la colonisation) ou briser les solidarités populaires (comme le montre l’histoire du mouvement social) pour mettre en œuvre un laisser-faire qui est tout le contraire d’un non-interventionnisme.

L’aspect fondamental de la réforme actuellement en débat ne se situe donc pas dans la méthode, mais plutôt dans les justifications tacitement acceptées de sa mise en œuvre. En effet, nous assistons à travers cette réforme – qui a, pour arrière-plan, une Assemblée nationale dont la composition socioprofessionnelle donne une représentation biaisée de la « société civile » – au parachèvement de la fusion entre technocratie et autoritarisme.

Rationalité « neutre » car technicienne

« Nous avons la solution, vous devez l’adopter », nous disent les experts, dont la compétence sort résolument de leur périmètre d’expertise pour imposer ce que doit être la société de demain. Dans le contexte actuel, les changements sociaux impulsés par l’Etat sont présentés comme des opérations purement techniques auxquelles doit se soumettre la société, en vertu d’une rationalité « neutre », car technicienne.

(…)

Prétendre soumettre le travail-marchandise au « marché autorégulateur » pour atteindre le bien-être social reviendrait donc à entériner la soumission de la personne à un certain ordre social, c’est-à-dire à des rapports de force et de pouvoir qui ne sont jamais discutés, y compris à l’aune du libéralisme philosophique. La « libéralisation du marché du travail », loin d’être une réponse technique à des enjeux du même ordre, a donc pour effet d’étendre toujours plus le rôle de la marchandise comme principe de relations entre les personnes, et de consolider une certaine organisation de la société faisant de celle-ci un appendice du « marché autorégulateur ».

Les experts qui affirment que la législation sociale doit être réduite, car elle constitue une « friction » qui empêche la réalisation d’un « équilibre du marché », reconnaissent ainsi, sans le vouloir, que cette législation a magnifiquement atteint ses objectifs : interférer avec les lois de l’offre et de la demande, afin de soustraire partiellement le travail des hommes – et donc leur vie – au règne du marché.

(…)

Tout cela s’inscrit exactement dans la droite ligne de ce qui a précédé et décidé de la candidature Macron : le néo-capitalisme et sa marchandisation du vivant qui est en train de réussir la 6ème extinction.

C’est toujours la guerre des communaux. La conquête continue !

Voir Noam Chomsky (An 501, la conquête continue) et Pierre Kropotkine (L’Entr’aide).

L’exploitation frénétique des ressources naturelles risquent de provoquer la sixième extinction de masse

Lecture de l’étude de Richard Leakey et Roger Lewin :

La Sixième extinction

Biodiversité. Nous sommes entrés dans l’ère de “l’anéantissement biologique”

Biological annihilation via the ongoing sixth mass extinction signaled by vertebrate population losses and declines
http://www.pnas.org/content/early/2017/07/05/1704949114










juin 2017




Déclin des moineaux, les aider à survivre

sur ce blog

Alors que leurs populations se sont effondrées, plus que jamais il importe d’agir contre les causes de la régression


Les oiseaux ont besoin d’eau durant toute l’année et surtout lorsqu’il fait très chaud ou bien très froid, c’est pourquoi avoir un point d’eau est important. Ils vont alors pouvoir se désaltérer mais aussi se baigner pour entretenir leur plumage, condition essentielle pour résister à la chaleur comme au froid.

http://biiirds.fr/…/bain-pour-les-oiseaux-essentiel-au-jar…/

 


sommaire du dossier

Les dernières nouvelles : 

Les ravalements enfin mis en cause

Conseils pratiques pour le quotidien
Penser à les protéger des prédateurs ailés
Protéger les oiseaux des chats
Mortalité animale due aux véhicules
L’effondrement biologique s’accélère
Considérable perte d’oiseaux communs en une vingtaine d’années
Le silence des oiseaux
Herbes (mauvaises), feuilles des arbres, oiseaux… le vivant est devenu sale : la folie du « propre »
Les moineaux, nos compagnons de toujours
 


sur ce blog













AMIANTE LE NAUFRAGE



Il y a de longues années que l’on observait le verrouillage systématique opéré par les institutions et les politiques en matière de pollution par l’amiante. 


Une nouvelle confirmation est tombée au début de ce mois quand des magistrats chargés des principaux dossiers ont présenté comme un empêchement insurmontable l’incertitude sur la période de la contamination des victimes :
Ils « (…) ont estimé, dans une ordonnance rendue le 9 juin, que « cet aléa dans la date des faits ne pourra pas permettre de conduire des investigations ciblées et efficaces de nature à réunir des charges qui pourraient être imputées à quiconque ». En clair, qu’ils ne pouvaient présenter d’éléments suffisamment précis pour justifier un renvoi des protagonistes devant les tribunaux. »


Conséquence immédiate :
Le 13 juin, le parquet de Paris a estimé dans ses réquisitions dévoilées par Le Monde et dont l’AFP a eu connaissance, « Le diagnostic d’une pathologie liée à l’amiante fait la preuve de l’intoxication, mais ne permet pas de dater l’exposition ni la contamination« .


Quel argument ! Dans tous les cas que je connais, l’exposition est toujours datée et renseignée. Quant à la contamination, pourquoi vouloir rechercher une date précise, d’autant que « Le diagnostic d’une pathologie liée à l’amiante fait la preuve de l’intoxication » ? La preuve de l’intoxication n’est-elle pas le fait le plus important ?


Il est bien connu que la contamination peut être ponctuelle mais peut s’étendre aussi sur une longue période. Il est tout aussi connu que la contamination commence avec l’exposition à ce polluant. Conditionner la réalité de la faute à l’établissement d’une date précise dans, le plus souvent, un long processus d’empoisonnement est un faux-fuyant.


Des dizaines d’années de luttes, d’études et de collecte des preuves. Des victimes par dizaines de milliers… pour ce camouflet :
« Le parquet demande la fin des investigations dans plusieurs enquêtes pénales, considérant qu’il est impossible de déterminer avec certitude quand les victimes ont été intoxiquées, une décision qui pourrait ouvrir la voie à des non-lieux dans une vingtaine de dossiers. (…) »


http://www.ladepeche.fr/…/2602528-amiante-vers-non-lieu-vin…















Pour plus encore de spéculation et de destructions, en avant !




« Macron veut supprimer l’ISF, tout en évitant l’affichage politique de la mesure »

Le 2 mars, en annonçant son programme, Emmanuel ­Macron a proposé un aménagement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) consistant à sortir le patrimoine financier de la base imposable sur laquelle il est actuellement calculé. Le 6 avril, dans une émission télévisée, il a justifié cette mesure en distinguant le capital investi « productivement » dans les entreprises, qui servirait à « faire tourner l’économie » et à créer des emplois, et le capital qui ne serait pas productif et produirait uniquement de la « rente ».


Il range dans la première catégorie les titres ­financiers (puisque les actifs professionnels sont déjà exclus de l’ISF), tandis que les biens immobiliers constituent la ­seconde catégorie. Le but ­annoncé est d’inciter les ménages aisés à arbitrer en faveur des placements ­financiers par rapport à l’immobilier. Si l’intention paraît louable, on peut se demander si la mesure produirait l’effet espéré.



Impôts : vers une suppression déguisée de l’ISF avec Macron ?

Le programme du président comporte une refonte de la fiscalité sur le patrimoine, l’ISF devant évoluer vers un impôt centré sur la propriété immobilière. Censée favoriser les investissements dans l’économie réelle, cette mesure présente toutefois une faille qui pourrait bien remettre en cause tout l’ISF.







En matière de « pompe à phynance« , la couleur est déjà annoncée et – quelle surprise ! – elle correspond à ce que les coulisses profondes de la candidature Macron annonçaient. 


C’est le moment de se rappeler que ce patrimoine financier qui ne devrait plus être imposé représente plus de 90% du patrimoine total. Qui a dit que Macron était une créature fabriquée par l’oligarchie ?


Pour l’écologiste, ce glissement de l’impôt du capital financier vers le seul patrimoine immobilier signifie une stimulation supplémentaire de l’économisme spéculatif qui est en train de ravager toute la planète. Grossir encore davantage l’argent volatile des investissements qui n’ont d’autre règle que la réalisation du profit le plus rapide, cela avant même d’esquisser une réorientation de cet économisme irresponsable, est typique du capitalisme ultra-libéral.  


Cela s’inscrit exactement dans la ligne de la Société du Mont Pèlerin (1947), des « comités d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » et sur « les obstacles à l’expansion économique » pour la « libération radicale des échanges » (Alain Peyrefitte) en 1958 et 1959, de la Fondation Saint Simon (1982-1995), de la « commission pour la libération de la croissance » (dite commission Attali) (2007), etc.


Après avoir réalisé son rêve de 70 ans : se faire porter sur le pavois en bernant (presque) tout le monde, le système impérialiste ne se sent plus de joie. Il se lâche déjà.


Ca va faire mal !














RANKING et MOBBING sont dans un bateau



Des salariés seraient sous-évalués pour atteindre des quotas de mauvais collaborateurs fixés par la hiérarchie

Aux Etats-Unis, où la pratique a été inventée, on appelle ça du « forced ranking », « ranking forcé » ou encore « sous-notation forcée ». Il s’agit d’une méthode d’évaluation qui classe les salariés dans différentes catégories. Rien d’illégal jusque-là. C’est quand cette méthode s’appuie sur des quotas pré-définis qu’elle est illicite : 20% des salariés doivent dépasser les objectifs, 70% les atteindre, et 10% doivent être dans la catégorie de ceux qui ne les atteignent pas. Charge aux managers d’atteindre ces quotas, quitte à mal noter des collaborateurs performants pour respecter le quota de salariés non-performants.

Au cours d’une enquête de plusieurs mois, nous avons découvert que cette pratique serait en place chez Sanofi Aventis Groupe, un des leaders du CAC 40.


Grosse enquête documentée qui révèle une dérive beaucoup plus profonde et étendue qu’un simple excès de « management« .


Les quotas imposés témoignent de la perte de tout esprit relativiste désormais supplanté par un totalitarisme statisticien, quitte à déformer la réalité pour qu’elle se conforme aux ordres. Digne de l’expérience de Stanley Milgram, l’obligation de sous-noter même d’excellents collaborateurs – déjà, noter ! – aurait été observée par la plupart des « responsables« . La soumission la plus plate aux autoritaires les plus grotesques court les rues.   















Donald Trump fait des miracles



En décidant de rompre avec les accords de Paris sur le climat (COP 21), il les a tous changés en écologistes !


Même ceux – très nombreux – qui ont contribué à étouffer l’alerte écologiste qui inspirait largement la nouvelle gauche des années 1960/70, et qui poursuivent l’effort aujourd’hui.


Pour découvrir les origines de cette entreprise réactionnaire au long cours :

Intelligence de l’anti-communisme – Le Congrès pour la Liberté de la Culture à Paris 1950-1975, Pierre Grémion, Fayard 1995  



Pierre Grémion défend l’organisation tentaculaire à laquelle il a contribué aux côtés du néo-libéral Michel Crozier. Quoi de mieux que les forfanteries d’un homme du système pour découvrir l’envers du décor et les noms des principaux acteurs de l’ombre ? Pierre Grémion ne peut cacher l’orientation principale de l’entreprise : effacer toute dénonciation relative à la globalisation capitaliste en cours et fermer toutes les voies alternatives. Mais parfois, ses certitudes semblent se dissoudre et l’éloge devient aveu. 


Après le croque-mitaine communiste qui servait à justifier l’écrasement de tous les soulèvements contre l’accroissement de la prédation, c’est la nouvelle gauche qui a été la cible de l’appareil de la plus grande opération de propagande et de répression de toute l’histoire. La nouvelle gauche, dont les acteurs de l’alerte écologiste visés par des opérations de récupération, chapeautage, élimination et substitution, etc., cela dès la fin des années 1960. A défaut de comprendre ce qui nous arrivait, nous avons eu tout loisir d’en mesurer l’étrangeté.

La situation catastrophique de la biosphère (donc du climat) trouve là son origine. On le voit très clairement avec l’inauguration du monstre flottant (le Meraviglia, sic) qui vient de sortir des chantiers de Saint Nazaire (ci-dessous). 


Dans leur très grande majorité, les pleureuses d’aujourd’hui ont pris part à ce sabotage de l’éveil écologiste et c’est pour mieux dissimuler que Trump est une résultante de leur action qu’elles surjouent. Vraiment, quelle dureté envers leur créature !









mai 2017


Trump s’apprête à dénoncer l’accord minimal sur le climat. Pendant ce temps…

En arrière toute !

Venise écrasée par les promène-couillons géants



Saint-Nazaire : Emmanuel Macron inaugure le paquebot géant Meraviglia

Un Président de la République soutenu par un showman de l’environnement qui inaugure une nouvelle super-poubelle flottante, cela ne semble pas avoir intéressé grand-monde. Pourtant…


Tiens, cela rappelle une production précédente aux conséquences également désastreuses : la libéralisation des cars longue distance par le même.

Le plus grand bateau de croisière est aussi le plus grand pollueur du monde

Le plus grand paquebot de croisière du monde, Harmony of the Seas, est une ville flottante qui comprend pas moins de 16 ponts et peut accueillir 6.780 passagers et 2.100 membres d’équipage. Mais la ville de Southampton, port d’escale, se plaint que la pollution de l’air découlant du séjour des bateaux empire chaque année, car les croisières sont devenues le secteur de l’industrie du tourisme de masse à la croissance mondiale la plus rapide, et les bateaux de croisière sont de plus en plus grands.

Harmony brûle quotidiennement quelque 250.000 litres du diesel le plus polluant du monde. Nous tentons de convaincre [les bateaux de croisière] d’utiliser l’électricité du port, mais ils refusent” dit Colin MacQueen, membre du groupe Southampton Clean Air. Royal Caribbean, le propriétaire, affirme que les systèmes de contrôle de pollution les plus récents sont utilisés et que le bateau répond à toutes les normes légales. 


100 fois plus polluant que le diesel des véhicules terrestres 

Selon Bill Hemmings, expert de la marine auprès du groupe Transport and Environment basé à Bruxelles, les bateaux consomment autant de carburant qu’une ville entière. Et même si celui-ci est à faible teneur sulfurique, il est 100 fois plus polluant que le diesel routier. Sur le site internet de sa société, on apprend que ce type de pollution est responsable d’environ 50.000 morts prématurées annuelles en Europe.


La pollution émise par un seul paquebot correspond à celle de 5 millions de voitures parcourant la même distance, parce ces navires utilisent un fuel lourd qu’il faudrait mettre à la décharge dans la catégorie des déchets dangereux sur la terre ferme. (…) Le fuel lourd peut contenir 3 500 fois plus de soufre que le diesel qui est utilisé pour la circulation des véhicules terrestres. Les bateaux ne disposent pas de systèmes de purification des gaz d’échappement comme les filtres à particules qui sont la norme sur les voitures et les camions”, explique Daniel Rieger, un agent du transport auprès du groupe environnemental allemand Nabu. (…) 

https://fr.express.live/2016/05/25/bateau-de-croisiere-pollution/

la résistance s’organise à Venise



Pollution. Un paquebot à quai pollue comme un million de voitures

« La croisière abuse » : deux ONG dénoncent la pollution provoquée dans les ports par les navires de croisière dont les moteurs fonctionnent en continu même lors des escales.

Même à l’escale, les navires de croisière ne stoppent jamais leurs énormes moteurs. L’association France Nature Environnement (FNE) a mesuré qu’un paquebot à l’arrêt polluait autant qu’un million de voitures, en termes d’émission de particules fines et de dioxyde d’azote.

25 restaurants, 4 piscines, 2 simulateurs de surf, 1 patinoire

« C’est une petite ville qui arrive », explique Adrien Brunetti, de FNE, avec derrière lui, dans le port de Marseille, le paquebot de la Royal Carribean Allure of the Seas, en escale dans la cité phocéenne.

Ce navire, le plus grand bateau de croisière du monde, accueille à son bord 5 230 passagers et 2 300 membres d’équipage. « Les moteurs tournent en permanence pour alimenter les besoins des passagers » et faire fonctionner les 25 restaurants, quatre piscines, deux simulateurs de surf ou encore la patinoire, déplore M. Brunetti, coordinateur santé environnement à FNE. (…)

manifestation No grandi navi !



Les paquebots géants sont une source géante de pollution marine

Ils mesurent plus de 300 mètres de long et transportent plus de 4.000 passagers. Les paquebots géants sont des villes flottantes, et leur nombre devrait doubler dans les années prochaines. Multipliant les pollutions de l’environnement marin, qu’il s’agisse des émissions toxiques dues à la combustion du fioul ou les eaux usées et déchets solides des touristes.

et encore :

http://www.lapresse.it/foto/manifestazione-dei-no-tav-e-no-grandi-navi-a-venezia/


Venice really hates being the world’s tourist destination












150 MACAQUES TUÉS À LABENNE (LANDES) simplement parce qu’ils étaient porteurs d’un virus. Ils le sont presque toujours (porteurs sains) et le risque est infime.

L’agence nationale de sécurité sanitaire a vraiment l’air d’être au top de… la culture anti-nature ! Le mépris pour la vie des autres est total. Avec sa diversité qui déborde des normes technocratiques, le vivant est l’ennemi à éradiquer. Ce fameux virus est commun chez ces macaques. Tous ceux qui travaillent avec eux le savent. Combien de contaminations depuis l’existence de cette « pinède des singes » ?

Behaviouralist Frans de Waal works with macaques, many of which are infected, at Emory University’s Yerkes National Primate Research Center in Atlanta, Georgia. He says he is « shocked that the deed has been done ». He believes that « the risk, if managed properly, is not great enough to justify euthanizing these beautiful and interesting animals ».

Frans de Waal avait travaillé au Centre de Primatologie de Strasbourg avec un autre groupe de macaques pendant plusieurs années, autre groupe qui a été récompensé de sa longue contribution à la recherche par une autre exécution collective en 2008.

Il serait intéressant que la fameuse agence nationale de sécurité applique la même méthode expéditive à tous les facteurs de vrais risques… par exemple aux auteurs des pollutions qui font des victimes – des morts et des handicapés – par centaines de milliers.

Répondant à l’inculture de l’administration, la docilité des médias répercutant sans analyse la communication officielle montre à quel point la réification du vivant choque peu en France. Cela confirme une nouvelle fois l’arriération de ce pays en matière d’écologie et, plus généralement, d’intelligence sensible :
« Il est nécessaire, peut-être plus encore en France que dans tout autre pays, de repenser (et de re-théoriser) le problème de la nature, et de remettre en cause encore une fois l’opposition culture/nature. Une vision mécaniste de la nature et une subjectivité solipsiste aliénée par rapport à la Terre font partie du lourd tribut que fait payer le dualisme cartésien »
John Clark






Vous souvenez-vous du massacre commis par l’illustre Centre de Primatologie de Strasbourg en 2008 ?

extrait de PlanetaryEcology septembre 2008 :


STRASBOURG, LES SINGES QUITTENT LE CENTRE D’ÉTUDES SANS REMERCIEMENTS ET LES PIEDS DEVANT

Un groupe social d’une quinzaine de Macaques de Tonkéan vivait au Centre de Primatologie de l’université Louis Pasteur de Strasbourg depuis de longues années. Suite à la décision unilatérale du conseil scientifique, il vient d’être exterminé.

Originaires de l’Indonésie, et plus précisément de Sulawesi, les macaques de Tonkéan sont une espèce internationalement protégée. Ils sont connus et particulièrement étudiés pour leur culture de l’organisation démocratique et de la résolution des conflits, et ceux du centre de primatologie de Strasbourg avaient presque atteints à la célébrité grâce aux travaux qui leur étaient consacrés (a).

La raison invoquée : les chercheurs avaient découvert qu’ils étaient porteurs d’un virus d’herpès (B) et il fallait protéger le personnel. Misérable prétexte. Les macaques de Tonkéan sont majoritairement porteurs sains de ce virus, et nul ne songe à les tuer pour cela dans les parcs zoologiques. Il suffit de quelques précautions basiques pour se protéger de la contamination. D’ailleurs, on savait, dès leur arrivée dans les années 1980, que les macaques de l’université de Strasbourg étaient porteurs du virus.

En fait, il semble que ces singes aient été éliminés pour faire place à d’autres et à un programme de recherche en pharmacologie (très rentable). Pourquoi se fatiguer pour leur trouver un lieu d’accueil pour leur retraite quand on peut résoudre « le problème » sans rien dépenser ni même éprouver une émotion ? Donc, après avoir imposé d’interminables années de privation de liberté à ces travailleurs bénévoles, après qu’ils aient inspiré maintes études valorisantes pour les chercheurs et les étudiants, c’est une vulgaire question de gros sous qui aurait décidé de leur vie et de leur mort comme s’il s’était agi de vulgaires déchets. Vingt cinq années de proximité n’ont ouvert aucune brèche dans la muraille d’insensibilité (en l’occurrence, on ne pourrait pas dire inhumanité…) des décideurs. Aussi sympathiques que les autres, les hiérarchies scientifiques !
On voit là, au cœur de l’université française, une manifestation spectaculaire de la culture de la domination du vivant, la culture qui se réfère à Descartes le mécaniste tortionnaire, culture « anti-nature » comme elle se définit, cette culture du mépris qui préside à la destruction de la biosphère.

Si ces macaques de Tonkéan ont pu prouver aux chercheurs perspicaces qu’ils savaient vivre en société démocratique, les responsables de l’université de Strasbourg viennent, eux, de nous convaincre qu’ils sont incapables de constituer une société et de vivre en accord avec la biosphère.

Avec des « élites  » aussi sensibles et intelligentes, comment s’étonner que rien n’évolue et que l’on continue droit au récif ?

(a) L’observation de ce groupe a inspiré Frans de Waal et Bernard Thierry pour écrire « Les antécédents de la morale chez les singes » qui est paru dans « Les origines de l’humanité », tome II (chez Arthème Fayard).
Voir « Le singe, un animal moral », un article qui figure sur le site
www.scienceshumaines.com
Au-delà du titre toujours chargé de conditionnements, le traitement du sujet marque un tournant dans la prise de conscience des qualités des autres êtres.

voir également, sur le site du Nouvel Obs, un article de Fabien Gruhier paru en mai 1995 : « Des casques bleus chez les primates. La grande leçon qui nous vient du singe »

Et la vidéo présentée par le site www.dailymotion.com/video
http://www.dailymotion.com/…/x6qvmv_macaques-euthanasie
http://www.dailymotion.com/…/x6q7mr_14-primates

Voilà, ce sont ces êtres très sympathiques qui viennent d’être éliminés.
http://www.cerimes.fr/…/lunivers-social-des-macaques.html








Australie, 1960. Seulement 57 ans en arrière et pourtant…






1960 ! C’est l’un des apports de la nouvelle gauche (new left) des années 1960 que d’avoir changé le regard sur les autres, tous les autres, et d’avoir réveillé l’empathie en restaurant la compréhension des interrelations et de l’interdépendance à tous les niveaux d’organisation du vivant, de l’amibe à la biosphère.


Peut-être est-il nécessaire de rappeler que les mouvements autochtones de libération faisaient partie de la nouvelle gauche. 

Ainsi l’American Indian Movement : https://www.aimovement.org/ggc/history.html










Il y a quelques dizaines d’années, déjà






PROVOS, BEATNIKS, SITUATIONNISTES, HIPPIES, MILITANTS DES DROITS CIVIQUES, PACIFISTES, FÉMINISTES, HOMOSEXUELS, RÉGIONALISTES, AUTOCHTONES, ÉCOLOGISTES… 


Juste avant l’extinction



Les différents courants de la nouvelle gauche des années 1960/70 voulaient créer une civilisation conviviale en harmonie avec la biosphère. L’effacement systématique de ce mouvement et de tous ceux qui ont tenté d’émerger depuis (1), a autorisé la systématisation de la prédation à l’échelle planétaire – la globalisation – auxquels nous devons les effondrements climatique, biologique, écologique actuels. L’effondrement de l’empathie, de la pensée critique et de la combativité aussi. 

(1) en France, particulièrement par la « deuxième gauche », une appellation apparue vers la fin des années 70 (après « écologie politique » issue de la même source), vraisemblablement pour accroître la confusion et faciliter la récupération et le détournement des « forces vives » dont Jean Baudrillard allait bientôt constater le recul.



40 things the hippies were right about  

http://urbanmilwaukee.com/…/40-things-the-hippies-were-rig…/



La SEMAINE DE LA TERRE, l’une des rares expressions publiques de la nouvelle gauche écologiste française 

http://planetaryecology.com/1971-la-semaine-de-la-terre/













Bien commun, l’assaut final


le film


Voilà plus de 70 ans que les prédateurs fourbissent des machines de guerre de plus en plus puissantes et perfides. Cette fois, ils sont très au point.


Plus sur :

rubrique La tête à l’envers









avril 2017

globalisation du capitalisme : le saccage jusqu’au bout

 

Les peuples autochtones descendent dans la rue

« Des représentants des églises évangéliques se sont unis au lobby de l’agrobusiness pour tenter de détruire nos droits et en finir avec notre biodiversité pour pouvoir transformer le Brésil en grenier du monde », 

Marize de Oliveira, professeure d’histoire de la communauté Guarani.

De la nation autochtone, qui a été la première contactée par les colons européens, il ne reste plus que 50.000 individus répartis dans sept Etats du Brésil. D’autres communautés vivent au Paraguay, en Argentine et en Bolivie.


Le territoire des Guarani s’est réduit comme peau de chagrin, sous le coup de la colonisation d’abord, puis de la mondialisation. A vrai dire, arcs et flèches font partie du folklore depuis longtemps. Aujourd’hui, ils vivent bien loin de la forêt primaire, dans des zones souvent déboisées pour satisfaire l’appétit de l’agro-business. Selon Survival, le mouvement mondial pour les droits des peuples indigènes, les Guarani sont regroupés dans de petites réserves surpeuplées. (…)


https://www.youtube.com/watch?v=QtF6R4BXj2U


Survivances des lucioles pour les grands et les petits


(…) un autre insurgé a encore davantage incarné la conscience de cette déflagration : Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Le cinéaste et poète italien n’a cessé de s’en prendre au « génocide culturel » perpétré par le monde contemporain contre l’expérience humaine. Ainsi de l’anéantissement des pratiques populaires de l’Italie industrialisée des années 1960 et 1970. Une belle image représente cette perte : la disparition des lucioles de la nuit italienne, dont la pollution a éteint le scintillement lumineux, déplore Pasolini dans des écrits d’une rare intensité. La luciole symbolise ici l’innocence perdue, le désir qui irradie et illumine amis et amants au coeur de la nuit. Mais elle est aussi la métaphore d’une humanité en voie d’extinction. Pire, dans une société qui déifie les gloires clignotantes de la télé et qui « stéréotype » les regards, « il n’existe plus d’êtres humains », assure Pasolini, mais seulement « de singuliers engins qui se lancent les uns contre les autres ». Ainsi le fascisme ne serait pas mort, il bougerait encore. Il se réaliserait même beaucoup mieux à travers une modernité qui troque les bruits de bottes contre le cliquetis des caisses enregistreuses. (…)

Face à ces requiems pour la fin des temps, Didi-Huberman relève les trouées lumineuses, exhume les « parcelles d’humanité » qui n’ont cessé d’exister. Car les lucioles ont survécu. L’auteur insiste même sur « la vitalité particulière des périodes dites de déclin ». (…)

 

SURVIVANCE DES LUCIOLES de Georges Didi-Huberman. Minuit, « Paradoxe », 142 p., 13 €.

Des tuyaux partout !

Au Canada et aux USA pour véhiculer le pétrole sale des catastrophiques schistes bitumineux. Et maintenant, en Europe aussi :


À l’extrême sud de la péninsule italienne, une bataille fait rage pour protéger des centaines d’oliviers menacés par le chantier du TAP, un gazoduc géant qui doit relier l’Azerbaïdjan à l’Europe occidentale. Un projet de grande ampleur dans lequel sont impliquées plusieurs géants de l’énergie, et qui paraît en contradiction avec les engagements de l’Europe aussi bien en termes de droits humains que de protection du climat. On y retrouve aussi au premier plan deux multinationales françaises : Vinci, chargée du chantier en Grèce et en Albanie, et la Société générale, seule banque impliquée dans le projet.


Il n’y a pas qu’en Amérique du Nord que les gens se rebellent contre la construction d’oléoducs ou de gazoducs géants. Le combat emblématique des Sioux contre le Dakota Access Pipeline (lire notre article), et auparavant celui contre le Keystone XL et des dizaines d’autres, ont leur pendant au Sud de l’Europe, en Grèce, en Albanie et dernièrement en Italie. Fin mars, un bras de fer s’est engagé à l’extrême sud de la péninsule, dans la région des Pouilles, où doit aboutir le gazoduc géant TAP après avoir traversé la mer Adriatique.



http://multinationales.org/Des-Italiens-se-battent-pour-proteger-leurs-oliviers-contre-un-gazoduc-geant

et toujours des carburants fossiles !

Un nouveau rideau de fumée




Capté dans un billet publié par le quotidien Libération du 12 avril 17 :

« Ancien militant associatif, j’ai bien connu le discours catastrophiste de certains écologistes convaincus qu’il faut faire peur pour que l’opinion publique tienne enfin compte du changement climatique ou de l’effondrement de la biodiversité. »

Revoilà le « catastrophisme » brandit pour décrédibiliser les lanceurs d’alerte et gommer leurs propositions. Pourquoi cette caricature empruntée aux ennemis déclarés du vivant ? Nous n’avons pas encore tout oublié ! D’habitude, depuis une petite quarantaine d’années, les propagateurs du dénigrement sont des lobbyistes de telle ou telle branche du capitalisme qui s’attaquent aux alternatifs en proportion de ce que leurs commanditaires ont à cacher (a). Suivant la technique du contre-feu, les pires faiseurs de catastrophes ont entonné cette ritournelle pour mieux étouffer le mouvement social (la nouvelle gauche écologiste) qui s’opposait à leurs entreprises mortifères. La réussite de cette propagande et des manoeuvres qui l’accompagnaient a grandement facilité l’installation de la globalisation capitaliste et le développement des destructions de tous ordres.

Cette fois, c’est différent et, d’une certaine manière, plus inquiétant. Bien qu’il se voit comme un « ancien« , l’auteur est nettement plus jeune que ses prédécesseurs. Plus original encore, c’est après avoir fait « une thèse sur le principe de précaution » qu’il s’attaque aux lanceurs d’alerte en les accusant de tenir « le discours du déclin« . Au-delà du paradoxe, il semble surtout ne pas avoir une grande connaissance de l’histoire et de la culture de l’écologisme. En effet, en plus de donner l’alerte, ce mouvement a fait maintes propositions philosophiques, démocratiques et techniques, ouvrant la voie à un changement de civilisation (b). Et c’est justement pour polluer ces perspectives constructives qui soulevaient l’enthousiasme de beaucoup que les propagandistes du capitalisme ont retourné ce « catastrophisme » qui leur allait si bien.



Pourquoi Libération* publie-t-il ce genre de désinformation ?

* qui ne manque pas de mouliner sur les fausses informations !  

Le billet est signé Arnaud Gossement. Il est intitulé « En Marche ou en courant ?« . Tiens tiens… Si cet « en courant » correspondait à cet « en marche« , il se confirmerait que l’auteur n’a aucune relation positive avec l’écologisme. Par ses parrains, « en marche » est directement connecté aux personnes et aux forces qui ont étouffé toute la nouvelle gauche pour faire place à la globalisation de la prédation. L’effondrement de la culture du bien commun, la confusion et les destructions sans nombre sont leur production. 

 

Après le 1er tour de cette élection catastrophe :

Le vote unanime des spéculateurs boursiers, dès lundi 24 avril, a pleinement confirmé ce que montrait l’histoire.


(a) biodiversité, climat, peuples autochtones et diversité culturelle, démocratie, justice, pesticides, amiante et tous autres polluants, etc., nous en avons vu de toutes les couleurs et de toutes les lâchetés (comme ci-dessous).


(b) Heureusement qu’il y a eu les « catastrophistes » Pierre Kropotkine, Alfred North Whitehead, William Morton Wheeler, Max Horkheimer et Theodor Adorno, Aldo Leopold, Rachel Carson, Claude Lévi Strauss, Jean Dorst, Murray Bookchin, Paul-Emile Victor, Henri laborit, Henri Pézerat… !



Le scandale de l’amiante, exemple des verrouillages français
 


Marche des veuves de l’amiante à Dunkerque


…c’était en avril 2009 


Depuis, rien n’a bougé – sauf la maladie et la mort qui ont fait des milliers de nouvelles victimes, et, à rebours de la logique et de la justice, des tribunaux qui ont débouté des victimes, les privant de tout espoir de réparation, même symbolique. 


Depuis, un de mes anciens collègues de la Comédie Française a développé un cancer broncho-pulmonaire de l’amiante et en est mort : Juan Sanz. Un autre est mort d’un cancer identique mais sa famille n’a pas eu la force de poursuivre. Depuis, j’ai été débouté deux fois en dépit d’un dossier de preuves conservées sur 30 ans d’alerte professionnelle* et de combat pour la prévention.

* cette compétence faisait partie de mon métier


Après une quinzaine d’années de blocage de toute information sur l’amiante, les responsables du désastre contrôlent toujours toutes les voies institutionnelles de recours, et la censure, subtile, est très efficace pour tout étouffer. 


Depuis le rapport du Sénat publié en 2005 : 

« Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir« 

tout est bloqué.


Les « veuves de l’amiante » reprennent leur marche à Dunkerque
Vingt ans après les premières plaintes déposées, les veuves des ouvriers victimes de l’amiante ont organisé mardi 4 avril une nouvelle marche à Dunkerque pour réclamer un procès pénal.

Elles ont pris quelques cheveux blancs mais affichent la même détermination. Après sept ans de silence, les « veuves de l’amiante » ont décidé de se remettre en marche à Dunkerque mardi 4 avril, arborant les photos de leurs maris décédés pour réclamer justice. Comme elles l’avaient fait en 2009 et surtout en 2005-2006, tournant pendant plus d’un an régulièrement autour du palais de justice derrière la banderole : « Nos empoisonneurs doivent être jugés ». 

 

Les victimes de l’amiante marchent à Dunkerque pour obtenir un procès pénal

Après vingt ans de combat, deux associations font appel à des avocats pénalistes pour faire sanctionner les responsables.

A l’automne 2016, l’Ardeva, essentiellement composée de proches ou d’ouvriers de la Normed de Dunkerque, et le Comité anti-amiante Jussieu, composé de proches ou d’employés du campus universitaire parisien, ont sollicité les avocats pénalistes Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey pour « faire instruire et juger les responsabilités nationales ».

 
Dans ce dossier colossal, les victimes ont, pour l’heure, seulement bénéficié d’indemnisations par le biais du Fonds d’indemnisation des victimes l’amiante (FIVA). Les avocats ont demandé une audience à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris pour obtenir la réouverture d’une instruction dont les prémices remontent à vingt ans.


Fibre cancérogène interdite en France depuis le 1er janvier 1997, l’amiante est responsable, selon les autorités sanitaires, de 10 à 20 % des cancers du poumon et de 85 % des mésothéliomes (cancers de la plèvre). Dans l’Hexagone, depuis décembre 2004, 40 500 personnes sont mortes de cancers liés à une contamination par l’amiante. Selon l’Ardeva, 3 000 personnes succombent chaque année aux suites de cette contamination qui ne se déclarent que des années après être survenue. Et l’amiante pourrait provoquer jusqu’à 100 000 décès d’ici 2025. (…)




« Que ceux qui les ont empoisonnés paient », demande une veuve de l’amiante

Midnight Oil 

Blue Sky Mine

Hey, hey-hey hey 

There’ll be food on the table tonight 

Hey, hey, hey hey 

There’ll be pay in your pocket tonight 

My gut is wrenched out it is crunched up and broken 

A life that is led is no more than a token 

Who’ll strike the flint upon the stone and tell me why 

If I yell out at night there’s a reply of bruised silence 

The screen is no comfort I can’t speak my sentence 

They blew the lights at heaven’s gate and I don’t know why 

But if I work all day at the blue sky mine 

(There’ll be food on the table tonight) 

 

Still I walk up and down on the blue sky mine 

(There’ll be pay in your pocket tonight) 

The candy store paupers lie to the shareholders 

They’re crossing their fingers they pay the truth makers 

The balance sheet is breaking up the sky 

So I’m caught at the junction still waiting for medicine 

The sweat of my brow keeps on feeding the engine 

Hope the crumbs in my pocket can keep me for another night 

And if you blue sky mining company won’t come to my rescue 

If the sugar refining company won


Sur cet album, le groupe paraît plus apaisé (…) Peter Garrett a toujours des choses à dire, des choses importantes et vraies. Les problèmes environnementaux y sont abordés, comme la déforestation et les pluies acides, mais aussi les maladies mortelles contractées par de nombreux ouvriers dans les mines d’amiante bleu de Wittenoom en Australie-Occidentale (Blue Sky Mine)

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