Le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes
Une face du totalitarisme ambiant cramponné à une technologie dépassée

 

En avril 2018, la violente répression des résistants de Notre-Dame-Des-Landes et le saccage du bocage en pleine période de reproduction s’inscriront dans le prolongement du sabotage de l’alternative à l’exploitation capitaliste et du triomphe des prédateurs quarante ans auparavant.

https://nantes.maville.com/actu/actudet_-notre-dame-des-landes.-des-centaines-de-grenades-devant-la-prefecture_dep-3427230_actu.Htm

Ce dépôt de grenades récupérées, matériel polluant s’il en est, me rappelle le projet de faire de même devant les magasins et les sièges sociaux des producteurs et distributeurs d’emballages en plastique, en 1971. Projet bloqué par ceux qui n’allaient pas tarder à se faire passer pour écologistes.

23 Juin 1972 – Guet-apens au Pré-aux-Clercs

 

 

 

Les terres agricoles et les précieuses zones humides de Notre Dame des Landes sont promises à la dévastation pour faire place à une technologie encombrante, gaspilleuse d’énergie, dangereuse et très polluante, et qui devrait être dépassée : l’avion façon fer à repasser. 

 

 

Hamon-Martin Quintet – Notre-Dame des oiseaux de fer

http://www.youtube.com/watch?v=WOzx5btDCp4

 

17 janvier 2018

annonce de l’abandon du projet d’aéroport

 

Le succès de la lutte pour la sauvegarde de Notre Dame Des Landes ne doit pas faire oublier son caractère exceptionnel. Car il s’agit bien de l’une de ces exceptions qui soulignent l’affaissement quasi général de la conscience et de la capacité de mobilisation.

Cet aboutissement tient essentiellement à la continuité de l’action et à la transmission assurées par les anciens qui sont en résistance depuis plusieurs dizaines d’années (jusqu’à 50 ans). Cette constance est rare. Combien de doutes, d’inquiétudes et de menaces ont-ils dû surmonter ? Combien de tentations ont-ils dû repousser ? 

De nombreuses autres luttes ont commencé aussi il y a 50 ans et plus, mais beaucoup d’anciens sont morts en ayant vu se défaire et dégénérer leur combat. Beaucoup plus encore ont tourné casaque pour rejoindre le flux des résignés, voire les troupes des arrivistes et des profiteurs. Très rares sont ceux qui ont réussi à tenir bon jusqu’à aujourd’hui malgré la censure, la désinformation et les avanies.

Dans une petite cité médiévale de Bourgogne Sud, la résistance aux projets destructeurs a commencé également il y a une bonne cinquantaine d’années. Mais, là, la continuité a été rompue, et c’est plutôt d’une succession de luttes semblables qu’il s’agit. Cette variation sur le long terme a été la grande faiblesse de la résistance au saccage de la cité et de sa campagne. Origine : les anciens qui avaient commencé la lutte sont morts sans pouvoir transmettre à d’autres aussi insensibles qu’eux à l’argent mal gagné et aux honneurs factices. Quant à ceux qui les avaient suivi, « L’ensemble des membres s’est désolidarisé » nous a confié un acteur de ce mouvement. Cela témoigne de l’importance des pressions exercées. Et d’ajouter : « Les gens aspirent maintenant à la réussite sociale et à l’enrichissement, c’est un tournant « sociétal !« .

Sauf que cette réussite s’est traduite par la ruine des biens communs qu’ils avaient d’abord défendus. Là comme à Notre Dame Des Landes, du fait de l’effondrement programmé de la culture immémoriale du bien commun, la compréhension de celui-ci a dérivé, dérivé, dérivé… Le bien commun dit la vérité de la démocratie, ou de ce qui prétend l’être. En Bourgogne Sud et à NDDL, on a pu apprécier l’ampleur du divorce entre la « démocratie » officielle et le bien commun.

En Bourgogne, du fait de la rupture des actions, même la mémoire a été diluée. La dissimulation et les mensonges de la propagande active menée par les lobbies ont fait le reste.

Pour comble, une partie des énergies nécessaires au combat local, énergies déjà bien faibles, s’est même détournée vers Notre Dame Des Landes ! Quant à la plupart des formations qui ont accordé un peu de leur temps à Notre Dame Des Landes, elles n’ont même pas eu la force de s’intéresser un peu aux autres zones menacées, ni même de diffuser l’information sur ces autres résistances. En plusieurs années de tentatives de contact, exceptées quelques promesses non tenues, le collectif de sauvegarde de la cité médiévale n’a pas obtenu une seule réaction positive de ceux qui disaient être mobilisés pour NDDL. Souvent, pas même une réponse lapidaire. Une situation inimaginable il y a encore 30 ans. Elle démontre par l’absurde la faiblesse actuelle soulignée plus haut (conscience et capacité de mobilisation) et atteste de la déliquescence du mouvement social, désormais incapable de cultiver sa mémoire et ses complémentarités. Autre chose en témoigne, comme un aveu d’impuissance, ce sont les appels lancés aux résistants de NDDL pour qu’ils viennent étoffer d’autres actions !

Notre Dame Des Landes exceptée, chaque rupture dans la continuité des résistances a été exploitée par les lobbies – sinon créée. Il a, donc, été très facile aux manipulations et à la désinformation de prendre le dessus.

A l’échelle de la petite cité médiévale, les dernières luttes n’ont pas réussi à vaincre un si grand handicap. Comme à l’échelle de la planète.

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal
http://planetaryecology.com/leau-perdue-de-saint-gengoux-le-royal-1/

Saint Gengoux le ratage
https://renaissancerurale71bis.wordpress.com/

TOUT CE QUI A ÉTÉ RATÉ
http://renaissancesrurales.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

Notre-Dame-des-Landes, dernier vestige d’un milieu aujourd’hui disparu

Le site où est projeté l’aéroport ne présente pas une biodiversité exceptionnelle. Mais sa cristallisation en fait aujourd’hui le dernier vestige d’un écosystème de bocage disparu. L’absence de décision a garanti ce statu quo.

« Le site de Notre-Dame-des-Landes ne présente pas, du point de vue de la flore, des caractéristiques d’exception » mais il « s’avère d’une réelle richesse pour les batraciens, les reptiles, les chauves-souris, tant par la présence d’espèces menacées que par la taille des populations (..). Pour autant, ce n’est pas un ensemble d’exception« , estime le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) dans son rapport de mars 2016 sur les alternatives à NDDL.

« Cette richesse est induite par la création de la zone d’aménagement différé (ZAD) en 1974« , rappelle le préfet de région Henri-Michel Comet à l’occasion des auditions de la commission d’enquête. Cette création a en effet permis de soustraire ces milieux au remembrement et à l’agriculture intensive qui ont ruiné le paysage de bocage de l’Ouest. Ce site est devenu unique « parce qu’il reste le dernier témoin d’un système de bocages alors que les sites voisins ont été drainés et remembrés« , confirme Julien Tournebize, rapporteur du collège des experts scientifique relatif à l’évaluation de la méthode de compensation.

Des activités humaines ont perduré sur le site mais elles ont permis « par des pratiques agricoles extensives, de conserver une grande richesse sur le plan des cortèges faunistiques et floristiques des habitats présents« , explique Serge Muller, co-rapporteur du collège des experts. « Ce qui fait l’intérêt du site, ce sont les interactions entre les différents milieux. C’est ce qu’on appelle un écocomplexe« , ajoute le scientifique.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/NDDL-Notre-Dame-des-Landes-bocage-compensation-biodiversite-29002.php4

 

 

 

 

5 novembre 2015

excellent édito de Thomas Legrand ce matin :

Notre Dame des Landes, suite mais pas fin

Oui, M.Valls envoie un message qui dit que le chantier doit commencer. Entendez bien la subtilité, il n’annonce pas l’arrivée des bulldozers…il « demande –je cite- aux maîtres d’ouvrage de la future plate-forme de mettre en œuvre les démarches qui permettront de démarrer les travaux. ». En fait, il montre les gros bras de l’exécutif mais ne les utilise pas. Il faut dire que la ministre de l’Ecologie S.Royal est ministre de l’Ecologie, donc, logiquement, elle est contre un aéroport géant symbole d’un modèle passéiste et énergivore. Deux logiques s’opposent. Seulement, la logique du Premier ministre n’est pas basée sur la conviction que cet aéroport est indispensable pour l’économie du grand Ouest puisqu’à son arrivée à Matignon, il était pour l’abandon de ce projet. M.Valls a surtout la conviction qu’il faut restaurer (ou au moins faire mine de vouloir restaurer) l’autorité de l’Etat sur ce site où elle est bafouée au vu et au su de tous. Mais F.Hollande lui a demandé de ne pas bouger, ni dans un sens ni dans l’autre. Il ne faut braquer ni les écologistes, ni les élus de la région, majoritairement PS et favorables au projet.

Et qui l’ont fait approuver par les Assemblées locales concernées quand même !

Oui, mais aujourd’hui, des groupes organisés et de militants écologistes, soutenus par une partie de la population, vivent sur place et occupent les lieus. A la moindre incursion des forces de l’ordre, ce sont des dizaines de milliers de protestataires qui rappliqueront de toute l’Europe. NDDL est devenu pour M. Valls un abcès de non-droit insupportable. Il va même jusqu’à parler de militants « ultraviolents » concernant les zadistes. C’est un peu exagéré, s’ils sont ultra-violents, alors les bonnet-rouges étaient des djihadistes de DAECH ! Il y a bien quelques anars qui fabriquent des cocktails Molotov, des adeptes de « l’insurrection qui vient » de Julien Coupat, il y a quelques punks à chiens, mais la plupart des militants sur le site sont des écolos, un peu idéalistes, qui font des potagers et tentent d’inventer un mode de vie loin du consumérisme et de l’addiction au carbone. Déloger ces militants par la force, c’est risquer de créer un cycle de violence potentiellement meurtrier, comme à Sivens. On peut toujours, comme le souhaitait F.Hollande et avant lui N.Sarkozy, laisser traîner l’affaire grâce aux recours juridiques inépuisables. Si l’on veut, ça n’en finira jamais. Pourtant, il y aurait une façon de trancher. Il suffirait au Président d’ordonner l’abandon du chantier pour (truc dingue !) mettre en accord ses mots et ses actes. Il se fait, en ce moment, l’ambassadeur, à travers le monde, de la transition écologique pour obtenir un accord en décembre lors de la COP 21. Puisqu’il faut changer de modèle, commençons à NDDL ! Cette solution pourrait même apparaître comme un acte politique courageux et fondateur d’une prise de conscience revendiquée. Mais si M. Valls continue à faire de NDDL une question d’autorité de l’Etat et se braque, l’éventuel abandon du projet apparaîtra comme une capitulation. M. Valls est en train de rayer une solution politique qui s’offrait au président…une solution que lui conseillait par exemple Nicolas Hulot. Cette occasion honorable et logique de sortir d’une pitoyable et usante impasse ne se représentera pas de sitôt.

http://www.franceinter.fr/emission-ledito-politique-notre-dame-des-landes-que-faire


http://7seizh.info/en-direct-de-notre-dame-des-landes-operations-militaires-dexpulsion-en-cours/
http://laterredabord.fr/?p=13389

Souvenons-nous, dans les années 1970 : le combat contre l’extension de l’aéroport de Narita :
http://www.liveleak.com/view?i=a07_1220226886

http://www.youtube.com/watch?v=wY0cjgtGBXQ&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=d7L7Gq2o5fw&feature=fvwrel

http://www.youtube.com/watch?v=fvi-K6Y5BVA&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=wCQIsTo6wFE&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=mNNoWcBYzYc

 

 

Rappel :
Le poids du profit  (TGV et dirigeables)

http://planetaryecology.com/2000-le-poids-du-profit/

Même en brûlant des combustibles fossiles, l’impact total d’un dirigeable sur le changement climatique, selon des chercheurs du Centre Tyndall pour la Recherche sur le Changement Climatique, est de 80 à 90 % plus faible que celui d’un avion ordinaire

La parisienne libérée
Le fol aéroport de Notre Dame des Landes
http://www.dailymotion.com/video/xurcgr_le-fol-aeroport-de-notre-dame-des-landes-la-parisienne-liberee_news

 
Les aéronefs plus légers que l’air…

et les autres

Vaisseaux hybrides, aéroscrafts, lenticulaires, thermoplanes, géostationnaires, etc.

 

https://www.ccimp.com/actualite/territoire/31571-dirigeables-dispute-pour-futur-leadership-mondial

 

[Dossier Dirigeable] Episode 4 : Les dirigeables en 2015

https://www.capital.fr/economie-politique/le-plus-grand-aeronef-du-monde-prend-son-envol-1150360

https://www.usinenouvelle.com/editorial/pourquoi-le-dirigeable-va-realiser-un-retour-gagnant.N382259

http://www.gizmodo.fr/2009/09/26/des-baudruches-geantes-pour-espionner-depuis-le-ciel.html

http://www.ddmagazine.com/317-dirigeables-alternative-transport-aerien.html

http://corporates.free.fr/spip.php?article158

http://grist.org/list/2011-10-24-solar-airship-is-most-efficient-way-to-fly-ever/


En rapport, le lancement de 2 satellites Galileo depuis Kourou qui a fait la une le 12 octobre …
(…) une étape importante pour le système de navigation européen qui va pouvoir lancer une phase de tests complets. Comme il faut au minimum quatre satellites pour déterminer de façon précise une position à la surface du globe, ces quatre premières unités, dites « de validation en orbite » (IOV), formeront une « mini-constellation » qui permettra de tester le système. La phase de validation en orbite sera suivie par le déploiement progressif du reste des satellites. Il devrait fournir les premiers services aux usagers vers 2015 et être pleinement opérationnel pour 2018. A terme, Galileo comptera une trentaine de satellites (…)
Un programme gaspilleur de matières arrachées aux écosystèmes de toute la planète, gaspilleur d’énergie, gaspilleur de l’argent public… Cela pour le même résultat que le projet économique et écologique abandonné il y a presque 40 ans :

Pégase
Le projet : Pégase. – Le Cawa d’AdmiNet le site de Pierre Balaskovic qui était à l’origine du projet Pégase :
http://balaskovic.pagesperso-orange.fr/ballons.html

Bred’Iri

<a href= »http://www.youtube.com/watch?v=HquPeRdIYZI

DUBAMIX – Notre Dub Des Landes

<a href= »http://www.youtube.com/watch?v=UpszP4rH63w

Derrière les barricades de Notre-Dame-des-Landes

<a href= »http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/10/28/derriere-les-barricades-de-notre-dame-des-landes-236562« >http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/10/28/derriere-les-barricades-de-notre-dame-des-landes-236562</a>

 

Notre-Dame-des-Landes : un préfet en plein conflit d’intérêt ?

sur www.bastamag.net

<a href= »http://www.bastamag.net/article2756.html« >http://www.bastamag.net/article2756.html</a>

Infos directes sur :

Zone à défendre

zad.nadir.org

<a href= »http://zad.nadir.org/« >http://zad.nadir.org/</a>

11 décembre 2012

L’acier de Florange – Notre Dame des landes :

plus d’un lien

Un argument massue des avocats de l’abandon est le coût du transport du minerai :

« (…) La direction d’Arcelor soulignait déjà l’impact négatif de la «rupture de charge» pour les sites «continentaux» par opposition aux usines côtières. Il faut décharger le minerai des bateaux, le mettre sur des trains… chaque étape de manutention venant renchérir le prix du produit final dans un marché très tendu. Le coût du transport demeure un des principaux handicaps du site. » (Le Figaro)

Là comme à Notre Dame des Landes, comme au Brésil, comme ailleurs, les stratèges restent aggrippés aux basques des lobbies des technologies dures, énergivores et destructrices, mais tellement profitables pour eux. Là comme ailleurs, les calculs et les projets semblent totalement ignorer les périls climatiques et écologiques planétaires, et de la nécessité, désormais impérative, de la mutation proposée depuis deux à trois générations. 

Même en brûlant des combustibles fossiles, l’impact total d’un dirigeable sur le changement climatique, selon des chercheurs du Centre Tyndall pour Recherche sur le Changement Climatique, est de 80 à 90 % plus faible que celui d’avion ordinaire

Dirigeables Gros Porteurs – Ecole Supérieure des Transports

En phase de croisière, un dirigeable de même charge utile que les plus gros

cargos actuellement en exploitation consommerait environ 2 à 3 fois moins de

carburant que ces derniers.

Au dessus d’une certaine charge transportée, nécessitant plusieurs avions alors

qu’un seul dirigeable pourrait être utilisé. Le transport par dirigeable serait 3 à 4

fois plus écologique qu’un avion en croisière.

Les émissions liées à la phase de montée étant évitées, le dirigeable serait

nettement moins consommateur et donc moins émetteur de CO 2 à la tonne.km

transportée.

Promenade accompagnée

Allant faire quelques courses au marché, je suis tombé au beau milieu d’un déploiement policier, pardon gendarmesque, comme je n’en avais pas vu depuis longtemps à Paris. Grande tenue de combat façon néo-samouraïs. Bel équipement ! Des hommes en forme. Beaucoup de matériel.

Il est vrai que l’objet de la mobilisation était redoutable. Un drapeau noir et rouge comme en Espagne, des drapeaux verts et jaunes, et ces visages féroces… Une manif, la manif contre le projet de progrès qui vise à développer la campagne nantaise ! Terrible, n’est-ce pas ?   

J’ai pu tout à loisir admirer l’ordonnancement policier : des fourgons loin devant avec un escadron tampon marchant à reculons, des fourgons derrière précédés d’un autre escadron, et, raffinement rare, un cordon de militaires de chaque côté. J’étais rassuré. L’ordre socialo-vert veille à bien garder les trublions.

Mais je suis mauvaise langue… C’était, peut-être, au contraire pour protéger les hurluberlus de la colère de la populace menacée d’être privée de voyages lointains à grande vitesse. 

J’ai pensé à un pédibus grand format, ce moyen sympathique de conduire les enfants à l’école. Ou au stade.

Notre Dame des Landes projet d’avenir

Après une autre émission remarquable de France Inter : le téléphone sonne de ce jour 

http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-notre-dame-des-landes-necessite-economique-ou-desastre-ecologique

C’est une époque formidable !

L’un des grands arguments, sinon le meilleur, des intéressés au projet prétend qu’il faut prévoir l’augmentation du trafic dans 30/40 ans… On ne pourra réduire les besoins, disent-ils, et il faudra répondre à l’intensification du trafic, à une demande croissante de découverte du monde, etc.

…Découverte d’un monde ravagé par ce modèle technologique et uniformisé par les capitaux destructeurs de la diversité et de l’évolution, et à grande vitesse en consommant un maximum d’espace et de carburants, cela va de soi… 

Des visionnaires, assurément. Ces gens très très intéressés par le projet de Vinci n’imaginent rien d’autre que la poursuite du même gaspillage géant d’espace et d’énergie avec les mêmes technologies. Les technologies imposées par l’Empire US à la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour continuer à faire tourner ses profitables industries d’armement.

DESSIN

30 à 40 ans en arrière, au temps où on pensait à l’avenir en cherchant à ne plus reproduire les conneries qui avaient fait la démonstration de leur nuisibilité, on pensait, entre autres choses, à une mutation technologique douce, c’est à dire à la continuité d’un certain confort, mais sans détruire la biosphère. Ce temps est décidément très loin pour les petits technocrates et arrivistes d’aujourd’hui. Le summum de leur pensée prospective est désormais de poursuivre le carnage pour mettre fin plus vite à l’aventure humaine.

Il y a 30 à 40 ans, d’ailleurs comme les institutions de l’époque, nous pensions plutôt dirigeables de nouvelles génération que poursuite des avions lourds et ultra-rapides destructeurs de la biosphère et des finances publiques.

Voilà un nouveau constat qui permet d’estimer à quel point nous avons régressé.

http://balaskovic.pagesperso-orange.fr/ballons-et-dirigeables.html

http://www.ddmagazine.com/317-dirigeables-alternative-transport-aerien.html

http://wwwp.dailyclimate.org/tdc-newsroom/2011/05/airships-as-climate-solution

http://www.ecogeek.org/component/content/article/1215

http://wiredcosmos.com/2012/11/16/airships-the-future-of-air-travel/

mouvement social
Des journalistes redécouvrent l’eau chaude

3 décembre 2012, France Inter, journal de 13H :

Pour tenter d’y voir clair, ils ont appelé au secours un sociologue labellisé,

Albert Ogien…

FI à propos de l’action à Notre Dame des Landes :

« Ce qui nous frappe, c’est que ces jeunes n’ont pas de porte-parole, ils n’apparaissent pas à visage découvert, ils se cachent même quand ils voient les journalistes, les caméras…« 

AO :

« C’est quelque chose qui est beaucoup plus général en fait et que l’on observe dans le mouvement des indignés, avec Occuped Wall Street ou d’autres formes de mouvements actuellement.

La jeunesse semble vouloir inventer une autre manière de faire de la politique

qui est une manière assez troublante,

qui est une manière qui ne reconnaît pas la nécessité d’un leader,

qui ne veut pas s’affilier à un parti politique,

qui ne veut pas énoncer de programme,

et qui essaye de trouver une sorte de politique qui changerait à partir de leur propre changement de mode vie

Et le fait qu’il n’y ait pas de leader pas de programme est quelque chose qui est assez général dans tous les mouvements que l’on voit aujourd’huise développer en dehors des partis et des syndicats (…)

Ah, oui, vraiment, c’est spécifique à la jeunesse et aux mouvements d’aujourd’hui ! Plus sérieusement, c’était aussi notre position il y a quarante ans et plus, dans les différentes expressions du mouvement alternatif. Alors, la stupéfaction était la même chez… les journalistes. J’ai souvenir de l’incrédulité de Jean Carlier, qui était directeur de l’information à RTL, quand répondant à sa curiosité pressante vis à vis du président de notre association, je lui dis que le titre était purement administratif et n’avait aucune valeur particulière pour nous, et que tous étaient égaux et complémentaires, donc que le « président » n’était qu’un militant comme les autres. C’était au temps où nous voulions « écologiser la politique« , expression maladroite qui tentait d’exprimer notre volonté de restaurer le politique par la démocratie directe.

il y a quarante ans…

(…) Le mouvement écologiste et les autres courants de l’alternative au laminage capitaliste avaient été infiltrés très tôt. Les entristes employèrent les premières années à reconnaître le terrain et à se positionner en amorçant très progressivement la reconstruction de hiérarchies de pouvoir là-même où toute relation de domination était combattue. Malgré le soucis constant de désamorcer toute ambition à dominer et diriger, les titres de Président, trésorier, secrétaire, etc., que nous croyions rendus obligatoires par la loi de 1901, leur servirent de leviers pour réveiller les conditionnements et renverser le sens de l’action. Dans un mouvement, non point « informel » mais d’une tout autre forme que celle prétendument imposée par la loi, le formalisme de cette culture française qui invente des hiérarchies partout où il n’y en a pas, a fait office de Cheval de Troie pour toutes les opérations anti-alternatives : on croit choisir des délégués, on se réveille avec des dominants adoubés par toute la société conformiste. La manipulation fut d’autant plus facile que, la tête très loin des problèmes bureaucratiques, nous n’accordions aucune importance à ces postes : politiquement, nous avions déjà fait le ménage des hiérarchies sans compétence, mais, pour traduire cela dans les faits, hors le premier groupe écologiste où il n’y avait aucune hiérarchie de pouvoir, pas le début d’une capitalisation, le « groupe de la Semaine de la Terre« , nous nous sommes toujours heurtés à l’opposition de personnes que nous croyions proches. Mieux encore, je n’ai appris que très récemment que ces postes hiérarchiques ne sont obligatoires que dans deux cas seulement : les structures sportives accueillant des mineurs et celles reconnues d’utilité publique recevant des subventions. Toutes les autres, les associations (comme le nom devrait le signifier à chacun), peuvent être officiellement constituées sans que nul ne domine les autres, sans capitalisation de pouvoirs, de façon collégiale, en cohérence avec la dynamique du mouvement. Donc, très clairement, quand dans une association une personne se fait passer pour plus importante que les autres, il s’agit, soit de l’effet de l’ignorance, mais aussi d’une acceptation révélatrice de la hiérarchie de pouvoir, soit de la manifestation d’une culture partagée de soumission à l’autorité, soit du résultat d’une manipulation pour reproduire la hiérarchie de pouvoir et les inégalités sociales. Aux Amis de la Terre, les entristes et leurs patrons profitèrent de notre ignorance et de notre bonne foi pour nous abuser et se hisser par tous les moyens, même les plus grotesques, aux postes de commande qu’ils s’étaient ménagés, en nous rejetant dans l’impuissance. Comme dans un délire bolchevique. Comme dans tout délire du capitalisme du pouvoir, en somme.

Commentant Peter Sloterdijk, Bertrand Kiefer écrit en 2007 : « Même dans le monde de l’écologie et des sciences de la complexité comme la médecine, la tendance reste aux vieilles méthodes de la domination. Que ces méthodes n’aient pas de véritable avenir, que le futur intelligent soit à la coopération, c’est évident. « Dans le monde connecté, condensé par l’inter-intelligence, les seigneurs et les violeurs n’ont pratiquement plus de chance de succès à long terme« . Bertrand Kiefer ignore évidemment que les vieilles méthodes de la domination ont été réintroduites contre les écologistes, une trentaine d’années avant sa réflexion, pour que l’avenir ressemble au passé.

(…)

C’est une des raisons pour lesquelles les ruffians du système du tout-capitalisme nous ont cassé les reins – avec, au premier rang, les « journalistes de l’environnement« , dont Jean Carlier, soutien dissimulé de Brice Lalonde et fondateur du Mouvement d’Ecologie Politique (MEP, Versailles 16 février 1980), une réduction politicienne de l’écologisme qui annonçait « les Verts » dont la première décision a été de bannir et de censurer les alternatifs à l’origine du mouvement.

Alors, alternatifs d’aujourd’hui, gaffe, les temps n’ont pas évolué !

En rapport avec les sujets ci-dessous,

Le « très écolo » Michel Rocard confirme :

« La politique exige beaucoup de mensonges« 

« (…) Moi, j’ai quand même menti moins que la moyenne.« 

http://www.liberation.fr/politiques/2012/12/02/michel-rocard-la-politique-exige-beaucoup-de-mensonges_864606

L’homme de la conversion de la gauche au capitalisme globalisé et de l’écrasement de la nouvelle gauche alternative revendique « soixante-deux ans de politique active« , traduire : de nuisances amplifiées et prolongées par ses émules.

Au mensonge revendiqué comme une qualité, il ajoute l’omission : pas un mot sur les coulisses grouillantes de la conquête capitaliste mondiale depuis les années quarante jusqu’à aujourd’hui – exactement sa période d’activité. Pas un mot sur le CFR, pas un mot sur le Congrès pour la liberté de la culture, pas un mot sur Bilderberg, pas un mot sur l’aronienne Fondation Saint Simon… des organisations pourtant bien connues de lui.

Toujours la lutte des classes, mais par des moyens plus dissimulés que jamais avec l’artifice de la démocratie représentative – représentative du mensonge.

Charmés par le grand déballage, ébaubis devant le bilan qu’ils ne peuvent tout à fait ignorer, les journalistes (pas moins de 3 mobilisés pour le grand homme avant qu’il ne passe, en vraie vedette américaine, au Théâtre de la Ville !) écrivent :

« Echanger avec Michel Rocard sur la vie, les hommes, les trahisons, la politique ou l’économie reste un moment jubilatoire, un exercice de stimulation intellectuelle hors du commun (…) Cette liberté se sent dans ses propos, cash, dénués de toute langue de bois.« 

Sans doute ont-ils été formatés par un long séjour à l’Institut des « sciences » politiciennes contrôlé depuis – au moins – les années 70 par les néo-cons : Podhoretz-Kristol-Aron-Furet-Nora-Casanova (sujet ci-dessous).

Béranger 

Magouille blues

http://www.youtube.com/watch?v=9pMM8IquS0g

C’est une chanson de 1974

30 novembre 2012

Bien plus que POUR l’aéroport, 

le PS est CONTRE l’alternative

L’acharnement des « socialistes » à réprimer et à réaffirmer la volonté de réaliser un projet en retard d’une civilisation s’inscrit dans une continuité sans faille depuis les années 60 : 

l’élimination de la culture alternative pour, hier, soutenir la globalisation capitaliste et pour, aujourd’hui, prolonger l’agonie de ce système en en profitant au maximum.

Là-dessus, l’expérience vécue en 74 avec l’équipe rocardienne faussement autogestionnaire du PSU, au seuil de se fondre dans le PS, est toujours éclairante (sujet ci-dessous). Mais, déjà bien avant, de nombreux incidents avec des gauchistes de telle ou telle obédience nous avaient profondément choqués. Une performance délirante lors de la Semaine de la Terre en mai 1971, le sac de l’AG des Amis de la Terre en juin 1972, le vomi haineux de Pierre Vernant publié en fanfare dans Lutte Ouvrière en mai 1973, les échanges calamiteux au sein du CLAS (Comité pour l’autogestion socialiste) en 73/74, l’implication de Politique Hebdo avec les maos dans le sabotage du mouvement écologiste, et toute la suite jusqu’à maintenant avec les mêmes ou leurs descendants. Pierre Fournier avait pu le constater plus tôt encore et en avait déjà tiré la conclusion en décembre 1971 dans Charlie Hebdo n°58 : « tous réacs » (2ème lettre à Cavanna). 

Nous avons été trop lents à comprendre que la plupart de ceux qui criaient « révolution ! » à tout bout de champ partageaient les grandes lignes de la culture impérialiste avec les ultra-capitalistes lancés dans la conquête mondiale. Réacs, ils l’étaient à peu près autant que les autres. Tous étaient imbibés de cette culture qui se définit – et cela suffit à en montrer l’inanité et la folie – comme « anti-nature » : anthropocentrisme méprisant et dominateur, incompréhension des interrelations et des dynamiques holistiques qui construisent le vivant, mécanisme, productivisme, « pouvoir d’achat » et « niveau de vie » matérialistes à n’importe quel prix, même au prix de la vie, supermarchés, Concorde, nucléaire, autoroutes dans tous les sens, TGV, aéroports… Toutes les technologies et les pratiques dures destructrices des sociétés et de la biosphère.

En nous racontant n’importe quoi et en nous traitant avec mépris après nous avoir fait risette, puis en nous jetant aux oubliettes pour nous remplacer par des pro-globalisation capitaliste mâtinés de gauchistes, ces gens ont fini par nous ouvrir les yeux. Il a vraiment fallu que nous les voyions tous réunis – gauchistes et capitalistes bon teint – pour éliminer la culture alternative et son mouvement, pour, enfin, vraiment réaliser combien nous avions été trompés – mais c’était trop tard !

Seule excuse pour les gauchistes, certaines féministes et même les anarchistes : tous étaient infiltrés et manipulés, comme nous-mêmes, par les agents de la propagande capitaliste.

Cette fois, avant qu’il ne soit à nouveau trop tard, il serait bon que cette expérience profite aux indignés d’aujourd’hui.

La lutte autour de Notre Dame des Landes dépasse l’enjeu de l’aéroport pour avions inadaptés aux finances publiques, à une économie relocalisée et à la biosphère, dépasse même l’enjeu de la spéculation immobilière nantaise. Comme voici quarante ans, c’est l’affrontement de deux conceptions de la civilisation.

 

Gaz de schiste : Rocard estime que « la France est bénie des dieux »

« Sur ce sujet, étant très écolo, je me suis longtemps abstenu. Mais je n’ai rien lu qui soit complètement convaincant (…) on a un réflexe fantasmé un peu du même type que face aux OGM. Quand on sait que le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique sans dégâts sur place, on s’interroge (…) Pour l’Europe, [la France] serait au gaz de schiste ce que le Qatar est au pétrole. Peut-on s’en priver ? Je ne le crois pas« 

Réaction de François Fillon : « Comme Michel Rocard – décidément un des esprits les plus éclairés du pays – l’a dit : le gaz de Lacq était extrait par fracturation hydraulique et ça ne faisait de peine à personne… »

Or… Pour exploiter Lacq, découvert en 1951, l’industrie française a réalisé de belles prouesses techniques. Le gaz naturel était anormalement riche en hydrogène sulfuré, et les ingénieurs de l’époque ont dû inventer un acier spécial capable de résister à la corrosion.

En revanche, de fracturation hydraulique, il ne fut pas question, car « comme tous les gisements de la région Aquitaine, Lacq est naturellement fracturé », explique un chercheur de l’université de Pau et des pays de l’Adour (Pyrénées-Atlantiques).

Ce correctif est paru dans Le Monde Planète

www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/15/gaz-de-schiste-gaz-de-lacq-les-erreurs-de-michel-rocard-et-de-francois-fillon_1790826_3244.html


Mais encore… Rappelons-nous les paroles et le rôle du « très écolo » Michel Rocard :

en février 1974, dans la réponse qu’ils me faisaient, lui et ses acolytes du PSU se foutaient de l’argumentaire écologiste qu’ils allaient très bientôt contribuer à censurer et à extirper des consciences : « (…)nous jugeons à court terme que, tout compte fait, l’énergie nucléaire est tout de même moins polluante que le pétrole. A moins que vous n’ayez des arguments sérieux de penser le contraire ; auquel cas on pourra se remettre à défendre le pétrole.« , etc. Et tout le reste dans le même registre de mépris affiché.

…et Pierre Mauroy juin 1976 : « S’opposer à l’énergie nucléaire est un crime contre l’intelligence« . C’est ce qui est communément désigné comme des pensées « responsables » formulées par des personnages ayant « la stature pour gouverner« .

Car, en effet, Michel Rocard est l’un des principaux ennemis de la nouvelle gauche écologiste, l’un de ceux qui l’ont étouffée, venant de tous bords politiques et confessionnels, tous réunis, par delà les clivages superficiels, par l’amour de la domination et du capitalisme du pouvoir. 

Plus dans Une mémoire du mouvement alternatif :

planetaryecology

http://www.planetaryecology.com/« 

20 novembre 2012

La Banque Mondiale rejoint l’alerte écologiste

La Banque Mondiale… Cette institution créée en 1944 lors de la conférence de Bretton Wood, une institution phare de la globalisation capitaliste qui est à l’origine même du problème… Faut-il que la situation soit critique pour alarmer les promoteurs du désastre eux-mêmes ! Si grave que la Banque Mondiale adopte un ton encore plus catastrophiste que celui qui est démagogiquement reproché aux écologistes depuis cinquante ans.

 

La Banque mondiale redoute le « cataclysme » d’un réchauffement climatique de 4°C

« Un monde à + 4 °C […] déclencherait une cascade de changements cataclysmiques, dont des vagues de chaleur extrême, une chute des stocks alimentaires et une montée du niveau de la mer frappant des centaines de millions de personnes », résume la Banque mondiale, ajoutant qu’il n’y avait « aucune certitude » que le globe puisse s’adapter à une telle situation. Ce scénario, le plus sombre envisagé dans le rapport, tranche avec l’engagement pris par la communauté internationale de contenir le réchauffement du globe à + 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle.

www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/19/la-banque-mondiale-redoute-le-cataclysme-d-une-hausse-de-4-c-de-la-temperature_1792492_3244.html

le rapport de la BM : The turn dawn heat

Ce sont les pays en développement qui vont être le plus durement touchés par le changement climatique. Ses effets — hausse des températures, évolution du régime des précipitations, élévation du niveau de la mer, augmentation de la fréquence des catastrophes météorologiques — menacent l’agriculture, l’alimentation et l’approvisionnement en eau. Les récents progrès dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la maladie sont en jeu, ainsi que la vie et les moyens de subsistance de milliards de personnes. Pour faire face au changement climatique, la communauté internationale doit, au delà des frontières, entreprendre un effort inédit de coopération. La Banque mondiale s’emploie à participer à la recherche d’une solution mondiale tout en soutenant les pays en développement et à adapter son approche en fonction de leurs besoins spécifiques. Les données présentées ici portent sur le système climatique, l’exposition des pays aux effets du changement climatique et leur résilience, les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie. Vous pouvez accéder à d’autres indicateurs pertinents en consultant les pages consacrées aux secteurs suivants : environnement, agriculture et développement rural, mines et énergie, santé, infrastructure, pauvreté et développement urbain.

http://donnees.banquemondiale.org/theme/changement-climatique

Cette prise de conscience au plus haut niveau du système dominant souligne encore plus l’absurdité des politiques généralement suivies par la majeure partie des financiers, des industriels et des gouvernements, et jusqu’aux élus locaux.

Tous sont en retard d’une civilisation.

Par exemple, en France, la volonté réitérée de réaliser un aéroport dans le bocage humide nantais, à Notre Dame des Landes.

Et, partout, jusque dans le moindre village, des décisions, des chantiers, des projets qui multiplient les déplacement automobiles et les allongent, augmentant vertigineusement le gaspillage énergétique. Ici, ce sont les implantations de grandes surfaces qui se poursuivent en vidant les derniers commerces du centre des villages. Là, ce sont les écoles qui sont délocalisées loin du centre. Là encore, ce sont les nouvelles administrations inter-communales qui ne sont pas implantées là où se rendent régulièrement la plupart des habitants du canton.

Partout, les décideurs nous emportent, pied au plancher, vers le cataclysme annoncé.

16 novembre 2012

A Notre Dame des Landes, la vie est condamnée par « la force du droit »

François Hollande a défendu vendredi la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), en faisant valoir «la force du droit» dans ce dossier, à la veille d’une grande manifestation contre ce projet cher au Premier ministre et ex-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault.

«Je respecte le droit de manifestation» et «je fais en sorte que tous les recours puissent être traités par une justice indépendante», a déclaré le chef de l’Etat devant la presse, lors d’une visite à Varsovie.

«Mais, en même temps, il y a aussi la force du droit et la primauté de la volonté, non seulement de l’Etat mais aussi des élus, et au-delà même des alternances politiques», a-t-il souligné.

«Il n’y a pas de manquement à quelque engagement que ce soit puisque, lorsque j’ai été interrogé comme candidat à l’élection présidentielle, j’ai toujours dit que j’étais favorable à cette plate-forme aéroportuaire», a ajouté François Hollande.

Le président de la République a souhaité que la manifestation «se passe bien», dans le «respect des uns comme des autres», et que «ensuite, au-delà des procédures qui peuvent être engagées, cet investissement puisse être fait».

«Ce projet d’aéroport ne date pas de six mois, il a été lancé il y a plusieurs années à l’initiative de l’Etat» et vise à «créer pour l’ouest de la France, une plate-forme de dimension internationale», a noté François Hollande.

«Il y a eu comme pour tout projet, et bien avant que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ne soit constitué, un certain nombre de procédures et de recours qui, pour l’essentiel, ont été épuisés», a-t-il poursuivi.

Voilà, c’est juste une énième confirmation que, dans la culture impérialiste (sur les hommes et la nature), « le droit » n’est autre qu’une expression de la dictature de la domination. Une dictature mortifère. 

 

A tous ceux qui ont préféré les impérialistes aux alternatifs, encore MERCI ! 


Une première destruction du patrimoine (la ferme maraîchère du Sabot) préfigure la destruction du bocage, des sols, de l’écosystèmes, de toutes les vies 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-la-destruction-de-maisons-a-commence-17-10-2012-1875550.php

 

 

 

Larzac ?

La résistance au projet d’aéroport se réfère évidemment à la lutte pour le Larzac, mais il faut savoir de quoi on parle… Et, comme par hasard, la mémoire est aujourd’hui brouillée par un documentariste qui confond allègrement gauchistes et écologistes : Christian Rouault (il n’est pas le seul !)

Pour y voir plus clair :

La lutte du Larzac, le film Tous au Larzac, Christian Rouault (le réalisateur), et les hippies

http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=118:tous-au-larzac&catid=9&Itemid=470

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