Qu’il est loin l’Actuel anarcho-écolo-baba-cool du début des années 70 ! Il est devenu avec les années 80 (retournement oblige) l’un des meilleurs propagandistes du conformisme libéral et de la « réussite » (sic), ce sur quoi vous n’auriez pas manqué de vomir dans la première formule. Mais, peut-être, votre engagement des années d’après Mai 68 n’était-il fait que de poses étudiées (d’où les outrances ?) et de simulacres racoleurs pour se maquiller aux couleurs du temps? N’avez-vous pas, depuis, susurré au lecteur « Tu ne comprenais pas qu’on te provoquait, qu’il fallait réviser les valeurs des marginaux… » ?

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ce droit de réponse ne sera pas publié par Actuel qui refusera tout contact

au-dessous :

Un article de Serge Halimi

Un avertissement de Pierre Fournier

Le PS contre les Verts

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François Jacob dit souvent qu’il y a autant d’imbéciles et de salauds parmi les scientifiques que parmi n’importe quel autre groupe social. Il y a aussi autant de naïfs, pleins de bonne conscience incompétente. A côté d’un certain nombre d’évidences de soutien aux objectifs proclamés de RIO et de vœux pieux d’amélioration des conditions de vie des pays du Sud, l’Appel de Heidelberg utilise le prétexte de la lutte contre l’« écopoésie«  pour apporter un soutien inconditionnel au libéralisme sauvage et à la mainmise du système industriel sur la science et l’éducation. Pas plus que dans l’ordre du jour de Rio, les vrais programmes humains n’y sont évoqués. On y confond délibérément croissance industrielle, augmentation des profits et des PNB avec le développement humain exprimé en termes de satisfaction des besoins élémentaires de subsistance, d’éducation, de culture et de confort. On y assimile, une fois de plus, la recherche de connaissances à buts humanitaires, sanitaires et éducatifs avec la recherche frénétique de production, de gadgets éphémères, inutiles ou dangereux, mais sources d’invraisemblables profits industriels et commerciaux.

 

au-dessous : « L’appel d’Heidelberg, une initiative fumeuse » une analyse parue en 1992, puis la liste des signataires français

 

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Dès 1967 et 1968, Norman Podhoretz et Irving Kristol, deux pointures du Congrès pour la Liberté de la Culture, bientôt co-fondateurs du néo-conservatisme *, appellent à porter le fer contre the new left américaine et les autres développements internationaux du mouvement alternatif au capitalisme.

*  les désormais célèbres neocons dont on ne compte plus les méfaits

 

En 1969, Raymond Aron, autre poids lourd du Congrès, leur emboîte le pas en souhaitant très fort que la nouvelle gauche soit vidée de sa substance révolutionnaire pour n’en garder que le résidu réformiste d’après épuration de l’alternative. Une amputation comparable à celle qui a produit le néo-libéralisme à partir de… l’aspiration à l’émancipation (l’extinction des « Lumières » comme l’ont montré Max Horkheimer et Théodor Adorno).

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