dans la Gueule Ouverte n° 21, juillet 1974, paraît un excellent article critique d’un Bernard Charbonneau en pleine forme :

 

1) Ambiguité du mouvement écologique


Bien des mouvements d’opposition et même des révolutions sont ambigus. Autant ils détruisent une société, autant ils régénèrent le gouvernement, l’économie, la morale, l’armée et la police. L’histoire de l’URSS en est un bon exemple. Elle a réussi un renforcement de l’Etat et de la société russes que le régime tsariste était impuissant à réaliser. Le mouvement d’opposition à l’industrialisation de la société occidentale que l’on qualifie de mouvement écologique n’échappe pas à cette ambiguïté, surtout en France où il s’est manifesté tardivement à la suite des USA.

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Malgré l’échec des tentatives d’organisation du mouvement écologique n’ayant pas pour objectif une action précise comme le Larzac, le Moratoire nucléaire et la campagne de René Dumont, les réunions au plan national gardent leurs fervents. Pourtant, il semble très probable qu’une nouvelle réunion nationale ne pourrait déboucher que sur un affrontement de plus et une belle pagaille, ou sur un « coup d’état » des groupes influents, la naissance d’une fédération nouvelle et, au total, la dissociation du mouvement écologique.

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Etant l’un des premiers artisans de la campagne électorale du mouvement écologique, « magouilleur » abominable, « centralisateur » invétéré, je me sens tout à fait à l’aise pour critiquer les plans de structuration du mouvement écologique et dénoncer les risques de pareille entreprise.

Il me semble tout d’abord un peu abusif de se réclamer de la campagne René Dumont pour tenter de promouvoir des projets où l’on parle de créer des organismes d’administration, de représentation et de décision, des projets où l’on parle de permanence des délégations de pouvoir… Pourquoi ne pas appeler un chat un chat et parler de « comité central » de « cellule de base » et de « présidence » ?

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