Article demandé pour un livre qui, m’a-t-on dit, n’est pas paru. Ou, plutôt, qui est paru, mais sous un autre titre… et sans l’article !

 


C’était il n’y a pas si longtemps. Les mouvements ouvriers et les mouvements de protection de la nature menaient respectivement le combat contre l’exploitation de l’homme par l’homme et le combat contre la destruction de la vie. Syndicats, partis et associations fragmentaient la crise globale en secteurs distincts, sans soucis des interactions, sans soucis de synthèse. Il y avait les problèmes sociaux d’un côté et les pollutions de l’autre. Cette dichotomie simpliste se traduisait par des luttes menées coup par coup, au risque de s’opposer, sur des effets différents des mêmes causes. Autant dire que les actions de ces formations avaient peu d’influence sur le système d’exploitation : elles l’aiguillonnaient mais ne le menaçaient pas. Faute de se renouveler, les mouvements d’opposition étaient devenus des appareils lourds et rigides, ils avaient perdu leur actualité et leur combativité pour ne plus jouer qu’un rôle régulateur. Ils ne répondaient plus à l’attente d’une partie croissante de la population et décevaient même beaucoup de leurs militants.

 

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Ce curieux « philosophe écologiste » a été un fervent partisan de la multiplication de grands comptoirs de traite hors de toute mesure, hors de tout contrôle. Comme au temps de la colonisation la plus brutale, ces lieux gorgés de marchandises tentantes et toujours renouvelées étaient conçus pour piéger les nouveaux indiens – les français avant beaucoup d’autres. Cette machine de guerre du capitalisme de conquête est vite devenue une ennemie farouche des écologistes et de l’ensemble de la nouvelle gauche qui portaient la dénonciation de la société de consommation.

 

après l’article :

une réaction à une émission de France Inter diffusée le 2 mai 2013

un commentaire à propos de la sortie d’un nouveau livre de louanges en novembre 2016

 

En complément :

Causes de l’effondrement – 1971 : Tir de barrage contre une campagne de dénonciation du tout jetable, par ACG

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Au début des années 1970, Henri Laborit n’a pas participé à la Semaine de la Terre. Nous n’avions pas pensé à le contacter. Dommage, car il était pleinement dans le courant de la nouvelle gauche. Or, plus tard c’était déjà trop tard. Le cordon sanitaire dressé autour des écologistes après la Semaine de la Terre fut si efficace que Henri Laborit, ayant tenté de les approcher vers 1976, ne put rencontrer que les imposteurs qui nous avaient censurés et chassés. En 1985, sur Radio Libertaire, il témoignera qu’il n’avait vu que « des gens uniquement préoccupés de luttes de pouvoir. Alors…« . Dégoûté, il avait tourné les talons.

 

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