Let nature sing fait un tabac en Grande Bretagne

A Notre-Dame, les failles de la protection incendie

Notre-Dame : la négligence de la prévention et de la

surveillance se confirme

 

De mal en pis : les « radicaux »

Notre-Dame : quel curieux incendie !

Les dégénérés : le traitement des éléphants en Asie

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !)

La biodiversité ?Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Oui au train de nuit

Notre-Dame : quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

C’est la journée mondiale du Moineau !

Tout est bon pour exterminer toute vie : l’électrocution, torture mondialisée

Extinction de masse : insectes et poissons

à violences, violences et demi

Toujours de nouvelles nuisances : les feuilles qui tombent sur une voie verte

Des institutions engluées

 

En France, le scandale de l’amiante ne cesse de grandir

 

Lanceurs d’alerte : virée après avoir témoigné

 

Les oiseaux marins aussi

Alejandro Castro, le militant chilien contre la pollution, rejoint la liste des «suicidés»

Six kilos de plastique dans l’estomac d’un cétacé

« Fiscalité écologique » ? Hum… comment l’État et les lobbies ont mis en place le « tout diesel »

Chaque année, on bétonise l’équivalent de 6 fois Paris

Une meilleure compréhension de la virulence des néonicotinoïdes

Let nature sing fait un tabac en Grande Bretagne

Ce morceau a fait son entrée le 9 mai dernier dans le TOP 20 entre Taylor Swift et Lady Gaga. Attention aux décibels.

En 50 ans, seulement plus de 40 millions d’oiseaux ont disparu du ciel britannique. Et les sondages ont montré que très peu de citoyens anglais étaient conscients de la crise actuelle.


Comme en France où l’on ne peut bouger personne ! 

La vie s’éteint sans éveiller.

Hervé le Nestour, début des années 1980

 

 

Notre-Dame : 

plus on en apprend, et plus la négligence de la prévention et de la surveillance se confirme…

A Notre-Dame, les failles de la protection incendie

Des anciens chefs d’équipe de l’entreprise chargée de la sécurité du site avaient alerté leur hiérarchie et la direction régionale des affaires culturelles sur des dysfonctionnements de matériel et d’organisation.

Personne ne voulait vraiment les écouter, ou les prendre au sérieux. « La cathédrale est debout depuis plus de huit cents ans, elle ne va pas brûler comme ça », recevaient régulièrement en guise de réponse les anciens chefs d’équipe du PC sécurité de Notre-Dame, qui, à longueur de notes et de rapports, alertaient sur un système de protection incendie qu’ils jugeaient trop bancal. Lundi 15 avril, lorsque les flammes ont ravagé la toiture de l’édifice sur lequel ils ont veillé des journées entières et dont ils connaissaient les moindres recoins, un sentiment de gâchis a gagné ces spécialistes de la sécurité (…)

Emeline Cazi, le 31 mai 2019

Voir, ci-dessous,

Notre-Dame : quel curieux incendie !

C’était sûr…

Ecologie locale ou planétaire, 

amiante, 

« sang contaminé« ,

poisons « agricoles« , 

malfaçons en tous genres,

politique industrielle dans les entreprises et en général,

eaux et biodiversité, 

patrimoines et bien commun… 

et, maintenant, Notre-Dame de Paris, 

c’est toujours la même histoire de refoulement, étouffement, exclusion de tous ceux qui alertent quand il en est temps

Et, toujours, les pouvoirs de décision (et la monnaie) sont confisqués par les réseaux du mépris, de l’incompétence, de la prédation et de la corruption.

Ce qui a mené à cette destruction est un condensé des erreurs, des suffisances, de la négligence du bien commun, etc. qui nous entraînent vers l’extinction.

 

 

mai 2019

 

De mal en pis : les « radicaux« 

Devant l’étendue des destructions, beaucoup clament leur indignation à tous les échos et, même, se prétendent « radicaux ». « Radicaux » ! Ils font souvent beaucoup de bruit, mais… mais ils refusent d’apprendre la genèse des destructions, les organisations et les techniques de manipulation qui les ont accouchées, ou de transmettre ce qu’ils en savent. Ce faisant, ils contribuent à la désinformation sur laquelle repose tout le système et ne réussissent qu’à aggraver la situation.

L’oubli et, pire, la falsification de la mémoire collective démultiplient les dégradations produites par ce (et ceux) que l’on veut cacher. Le désarroi de presque tous et son exploitation par les affairistes et les extrémistes en sont des résultats. La démonstration a déjà viré au cauchemar mondial. A petite échelle, cela donne les destructions que, là encore, seule éclaire l’étude de l’histoire locale. Par exemple :


1960 2018 – Eau, têtes de bassin versant, biodiversité,
patrimoine, etc., plus de 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

 

Notre-Dame : quel curieux incendie !

1 mois après le sinistre, on n’en sait pas beaucoup plus. Non pas sur l’origine, mais sur l’extraordinaire insuffisance de la surveillance et du déploiement des secours.

En effet, pour tout établissement recevant du public, à fortiori cette cathédrale (!), existe un plan d’intervention réglé dans les moindres détails. Et c’est dès la première alarme que le plan est appliqué, et tous les secours déployés sur le bâtiment et alentours. Ayant travaillé dans un établissement classé dans à cette catégorie, j’ai connu les visites de sécurité régulières et, surtout, l’une de ces opérations d’urgence. Sitôt après le déclenchement d’une alarme répercutée chez les pompiers, la police, les services de santé, le quartier a été bouclé et les pompiers ont investi le bâtiment de tous côtés, y compris par les toits avec des grandes échelles aussitôt dressées. Même l’hélicoptère des pompiers est arrivé sur les lieux !

A Notre-Dame, d’après les media, l’alarme n’aurait pas déclenché le plan d’intervention avec visite de tout le bâtiment, donc des combles. Cela n’est qu’à la seconde alarme que l’affaire aurait, enfin, été prise au sérieux. Or, normalement, d’après l’expérience et la logique, c’est dès la première alarme que tout le dispositif de secours est mis en branle, et, seul, l’état-major des pompiers peut le stopper – après un examen minutieux des lieux. Alors, des « économies budgétaires » auraient-elles frappé aussi les plans d’intervention ? 

Fait particulièrement grave : pour faire des économies, la DRAC aurait réduit le personnel de surveillance à une seule personne, au lieu de deux auparavant. Et, ce soir-là, c’est un intérimaire n’ayant pas de connaissance du site qui avait été mis de permanence ! Ce soir-là seulement ?

Sous l’autorité de la même administration métamorphosée par les « gestionnaires », à partir des années 80, j’ai connu ce système de remplacement des techniciens sélectionnés, formés et expérimentés, par des intérimaires étrangers au métier et au lieu. Des technocrates sans connaissance du travail et de ses finalités commençaient à être introduits partout pour « faire des économies ». Depuis, en ignorant superbement les avertissements, la logique comptable n’a cessé de prendre le pas sur la complexité des situations et des fonctions – et sur la connaissance des risques.

Autre curiosité : il semblerait qu’il n’y avait pas de personnel de surveillance du chantier, et même pas de dispositif de détection dans les espaces concernés par celui-ci ! 

Impéritie à tous les étages. Comme pour tout le reste : amiante et poisons « agricoles« , effondrement biologique, effondrement climatique, effondrement social…   

les dégénérés : le traitement des éléphants en Asie

Baby Elephants In Southeast Asia Are Separated From Their Mothers And Tortured For The Sake Of Tourism



avril 2019

 

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !)

Tiens, c’est vrai, la biodiversité…

Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Il faut sauver la bio-diversité: scientifiques de 130 pays réunis à paris à partir d’aujourd’hui pour un sombre inventaire de nos éco-systèmes

https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-7h30/le-journal-de-7h30-29-avril-2019

Oui, mais, alors, pourquoi tant et tant ont-ils tout fait pour affaiblir l’alerte et les alternatives écologistes ?

« (…) C’est une politique réfléchie et planifiée. Une guerre sociale à bas bruit permanente. Le seul déchaînement des enfants de la bourgeoisie et des représentants des lobbies lors de la réunion du 23 juin 1972 l’a démontré jusqu’à la caricature. La confession de Lison de Caunes dans « Les jours d’après« , l’a confirmé. Et l’attitude de tant d’autres depuis la bagatelle de cinquante années… Seul lien identifiable entre les actes de tous ces gens voulant se faire passer pour différents : leur appartenance à la caste des prédateurs. La lutte des classes bourgeoises contre tous a joué un rôle encore plus déterminant que nous ne l’avions déjà soupçonné dans l’étouffement de la Nouvelle Gauche écologiste. C’est pourquoi les stratèges de la conquête capitaliste* ont disposé d’autant de petits soldats zélés, y compris dans la protection de la nature. Parfaitement rodée par la guerre sociale, la solidarité de la dominance et de l’argent a été plus forte que celle du bien commun et, donc, de la survie. Bien entendu, depuis que les organisations de protection de la nature font le compte des effondrements biologiques, pas un, pas une n’a encore reconnu la petite « erreur » stratégique commise entre les années 1960 et 1970 – « erreur » aggravée depuis par la collaboration avec les naufrageurs de l’écologisme ! Le déni irait-il jusqu’à l’inconscience ?(…) »

comment le capitalisme a effacé la Nouvelle Gauche écologiste

 

Oui au train de nuit

Le mouvement prend de l’ampleur. Une pétition de 100 000 signataires réclame un réseau plus ambitieux d’Intercités de nuit. Il s’agit de promouvoir le désenclavement des territoires ruraux et des villes moyennes qui ont peu accès à la Grande Vitesse.

Et la demande ne s’arrête pas là : le train de nuit se révèle aussi un outil efficace pour réduire l’impact climatique des déplacements longue distance de 800 km à plus de 1200 km, aujourd’hui trop souvent effectués en avion. Cette solution émergente se développe déjà dans plusieurs pays d’Europe, comme la Suède, la Finlande ou l’Autriche. (…)

Collectif « Oui au train de nuit ! »

Le train de nuit : une mobilité du futur !

Il y a 22 ans :

Par-dessus tout, songeons que, particulièrement sur les longues distances, si l’on veut économiser du temps actifs, aucun bolide ne rivalisera jamais avec un confortable train de nuit. Et souvenons-nous de la réflexion d’Ivan Illich dans « Energie et équité » :



« L’utilité marginale d’une augmentation de vitesse, accessible à un petit nombre de gens, a pour prix la croissante désutilité de la vitesse pour la majorité (…) Il se crée une hiérarchie des destinations accessibles selon la vitesse qu’on est susceptible d’atteindre et chaque catégorie de destination définit une classe correspondante d’usagers (…) En outre, chaque nouveau réseau a pour effet la dégradation des réseaux de moindre vitesse » et « chaque dépassement d’un seuil de vitesse augmente d’autant la fraction du temps social dévolue au déplacement« .

1997 – La fin de l’aberration TGV ?

régression du réseau pour satisfaire l’industrie automobile

 

 

 

Notre-Dame :

quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

L’élan en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris a soulevé des critiques caricaturales allant même jusqu’à tenter de dénigrer l’histoire de sa création.

Toute action peut être estimée, et, même, doit être estimée en fonction de son rapport aux autres. Est-elle coupée d’eux et du vivant, s’y oppose-t-elle ? Même quand il s’agit de dominants, est-elle la traduction de quelques attaches encore ? Est-elle une expression de l’empathie, de la conscience des dynamiques combinées qui forment la partie et l’ensemble ? Les écologistes d’hier discutaient posément de cela et avaient dégagé quelques notions clés : complémentarité, interdépendance, relativité des situations et des perceptions, mais… bien commun résultant de la diversité ; donc, ouverture à tous. Toujours nous recherchions les points de convergence, nous nous concentrions sur ce qui unit, ce qui construit. Nous étions dans une dynamique optimiste, sûrs de convaincre de la nécessité d’une mutation de fond pour éviter ce qui est arrivé depuis.

Comme en récompense, toujours nous avons été attaqués, pour une alerte, la défense d’une partie de l’ensemble, voire de tout l’ensemble. Le fiel déversé sur l’émotion soulevée par l’incendie de Notre-Dame de Paris, et sur son histoire, nous rappellent cela. Pesticides, oiseaux, plastiques jetables, bébés phoques, Orang Utans et autres cousins, amiante, forêts primaires, eau et têtes de bassins versants… Pour la défense du patrimoine architectural aussi, cela dès le début du mouvement écologiste. « Des pierres« , parfaitement ; mais « des pierres » qui transmettent beaucoup d’histoires et d’émotions, en particulier des valeurs sociales et écologiques, en démontrant l’augmentation du bon et du beau quand se conjuguent des efforts dans la longue durée. Toujours, et jusque très récemment, nous avons été dénoncés comme hurluberlus pour consacrer notre énergie à ces billevesées. Et avec quelle violence ! Toujours, nous étions dans l’erreur et il y avait plus important à faire ! Et, toujours, les méprisants qui donnaient les leçons rivalisaient dans l’inefficacité, sinon (ils y étaient beaucoup plus convaincants) dans l’appui aux capitalistes qui guidaient leurs pas en rigolant. D’ailleurs, tout ce que l’on retient d’eux, c’est le magnifique service rendu aux réificateurs auxquels ils ressemblent tant. 

 

Vertige. 

Fruits de l’évolution biologique (et culturelle), ou fruits de l’évolution culturelle (et biologique) complémentaire, rien ne trouve grâce aux yeux secs des réducteurs de vies et de têtes. Pierre Fournier avait déjà prévenu à l’époque de La Semaine de la Terre, en 1971 : « On a coupé toutes leurs racines, la volonté de vivre ne passe plus. Ya plus que la destruction, l’auto-destruction qui les fascinent.« , « Concierges de tous les pays, unissez-vous« , Charlie Hebdo n° 28, 31 mai 1971).

Mais les avertissements et les témoignages ont été étouffés, et les réducteurs de têtes ont envoyé les écologistes aux oubliettes, pour pouvoir, à l’aise, dégrader presque toutes les relations sociales et écologiques. On voit aujourd’hui où cela nous a mené. Alors, plutôt que de dénigrer l’émotion et l’histoire de la réunion et de l’entr’aide pour produire meilleur et sauvegarder, mieux vaudrait que l’on s’en inspire. Une relecture d’un prédécesseur des écologistes de la nouvelle gauche, Pierre Kropotkine, s’impose : L’entr’aide dans la cité du Moyen-Age, dans L’Entr’aide.

mars 2019

20 mars

c’est la journée mondiale du Moineau !

Depuis l’alerte donnée en 2006 qui s’était heurtée à l’aveuglement d’une LPO amoureuse des rapaces en ville *, les populations de petits passereaux se sont littéralement effondrées. Et, parmi les causes du désastre, l’installation des rapaces est maintenant reconnue comme ayant été très nuisible ! Pour en arriver là, plutôt que d’écouter ceux qui savaient déjà observer et alertaient, la LPO a dû réaliser une étude de 15 années. 15 années de perdues !

Où nous voyons encore donner plus d’importance aux barèmes et aux chiffres qu’à l’observation du vivant.

*Au-dessous, les informations et les alertes

Après 14 années d’observation, l’évolution du nombre de moineaux a pu être établie. Si durant les 5 premières années de l’enquête, les auteurs ont constaté une certaine stabilité dans presque tous les arrondissements de la capitale, les dernières observations sont alarmantes. De 2003 à 2016, la population de moineaux domestiques a chuté de 73 % à Paris (voir graphe ci-dessous). « Trois moineaux sur quatre ont disparu du paysage parisien en 13 ans« , indique les associations dans un rapport paru en septembre 2017.

(…)

Un déclin qui aurait plusieurs causes

L’Epervier qui s’est installé dernièrement dans certaines villes comme Paris, est soupçonné par certains de jouer un rôle dans le déclin des moineaux, tout du moins comme facteur aggravant. A l’inverse, la population de chats ne semble pas avoir augmentée ces dernières années. Les petits félins seraient donc hors de cause alors qu’au Royaume-Uni, ils sont responsables de 30 % de la mortalité des moineaux.

Concernant la pollution, l’influence des herbicides et des pesticides « peut sembler évidente » selon le rapport. Cependant, « elle reste à démontrer scientifiquement« . Autre facteur possible mais non prouvé : la trichomonose, « une infection que les moineaux domestiques pourraient contracter en étant en contact avec les pigeons domestiques« .

« Végétaliser » Paris pour offrir des abris aux oiseaux

L’une des principales difficultés auxquelles les moineaux de Paris doivent faire face actuellement est donc le manque de sites de nidification. Les associations recommandent aux Parisiens d’installer des nichoirs en bois. La LPO propose d’ailleurs des abris adaptés à cette espèce. Par ailleurs, la Mairie de Paris a également décidé d’agir en plantant des arbres dans la capitale et en permettant à chacun de végétaliser la capitale notamment grâce au projet « Végétalisons Paris » qui encourage la plantation de végétaux destinés à favoriser la biodiversité.

* sur ce blog :

Déclin des moineaux et autres passereaux : les aider à survivre

Moineaux et incohérence des municipalités : Y A QU’À FAUCONS !

Menaces sur les moineaux – l’alerte et sa négation

 

 

février 2019

 

Tout est bon pour exterminer toute vie : l’électrocution, torture mondialisée

Biodiversité. L’électrocution, une menace pour la vie sauvage

L’Afrique du Sud est un pays de ranchs, de fermes, de réserves naturelles et de parcs nationaux, bien souvent entourés de kilomètres de clôtures électriques. En évitant les intrusions animales ou humaines, elles protègent le bétail et la faune utile. Néanmoins, ces clôtures ont également un effet secondaire meurtrier : elles sont souvent à l’origine de la mort de petits animaux, notamment d’oiseaux et de reptiles, que les scientifiques aimeraient préserver.

Les principaux fautifs sont les fils sous tension. (…)

 

 

Extinction de masse : 

les insectes disparaissent à une vitesse alarmante

Une étude publiée dans la revue Biological Conservation alerte sur l’état de la faune entomologique : plus de 30 % des espèces d’insectes sont menacées d’extinction.

Le rapport, publié dans la revue Biological Conservation, est une méta-analyse de 73 études différentes portant sur l’état de la faune entomologique. Les résultats qui en ressortent sont alarmants. Selon les experts ayant travaillé sur ce rapport, nous faisons face « au plus massif épisode d’extinction »depuis la disparition des dinosaures. Les 73 études concernent surtout les espèces d’insectes européennes et nord-américaines. Jérôme Murienne, biologiste et chercheur au CNRS interrogé par National Geographic, réagit aux résultats de ce rapport. Si pour lui, « il est difficile d’extrapoler à une échelle mondiale sur la base de seulement 2 études très locales, les tendances sont claires et semblent généralisées. »

Sale temps pour les poissons !

Les mauvaises nouvelles se succèdent inlassablement : entre l’effondrement des stocks, le rétrécissement de la taille des espèces et les vieux poissons qui disparaissent, le jour n’est pas loin où votre sole meunière ne dépassera pas la taille d’un anchois…


En 20 ans, l’homme a surexploité 90% des stocks de poissons de haute mer et les espèces que l’on trouve aujourd’hui semblent tout droit débarquer de l’île des Lilliputiens. 

Prenez une belle morue bien dodue : au début du XXe siècle elle pouvait facilement atteindre les 200 kilos. À peine 30 kg aujourd’hui pour les plus grosses !  

Le thon rouge de plus d’une tonne : disparu ! 600 kilos maximum aujourd’hui.

 


janvier 2019

 

à violences, violences et demi

Contre le mouvement des Gilets Jaunes, les dégradations commises par les casseurs et les voleurs sont utilisées, instrumentalisées par le pouvoir usurpé – d’où des provocations policières

Au fait, à propos de violences…

avril 2018 – centre des impôts de Morlaix (exploitants agricoles)

septembre 2013 – saccage de la Maison du Parc du Morvan par la FNSEA

février 1994 – incendie du Parlement de Bretagne (pêcheurs)

à la suite de quoi…

 

 

janvier 2019

 

Toujours de nouvelles nuisances :

les feuilles qui tombent et les branches qui poussent !

Aux Charreaux, la voie verte se sépare de ses acacias

Florent MULLER

 

«Je suis surpris de cette démarche, déclare M. Masson, un riverain de la voie verte. Tout le monde nous parle d’écologie et on nous coupe tous les arbres. Je ne vois pas en quoi ils dérangent. Ils abritent des écureuils et des oiseaux. C’est dommage. En plus, nous n’avons même pas été prévenus. »


Depuis mercredi et pour une durée de deux semaines, la Direction des routes et des infrastructures du Département (DIR) coupe tous les arbres, principalement
des acacias, sur la voie verte entre Chalon-sur-Saône et Saint-Rémy. Selon Cyril Pourreyron, chef territorial du Chalonnais, cette coupe fait partie des travaux
d’entretien courants. 

« Il y a plusieurs facteurs qui nous ont amenés à effectuer cette opération. Certains usagers de la voie verte craignaient la chute des branches et d’autre part, des riverains se plaignaient des nuisances sur leur propriété, avec les feuilles qui tombaient et des branches qui poussaient chez eux. Nous avons donc entrepris de couper tous les acacias.»


Des buissons plutôt que des arbres « Ils ne seront pas replantés, assure le responsable de la DIR. Ils sont situés sur le haut d’un talus, ce qui n’est pas
le bon profil pour ces arbres de taille haute qui peuvent tomber sur la voie. Mais nous allons laisser les haies et buissons. Nous préférons clairement les essences
basses. »


Si certains riverains s’offusquent de cette coupe, d’autres sont plutôt satisfaits. « Qu’ils coupent tout !, demande l’un d’eux. Ces arbres nous font de l’ombre et
on ne peut pas faire pousser de légumes à cause des racines.
» Une habitante du lotissement confirme : « Si ça peut nous éviter de ramasser toutes les feuilles, c’est une bonne chose. » Une troisième préfère relativiser :
« Ils l’avaient déjà fait une fois. Ce n’est pas très grave. Les acacias repoussent vite. » D’autres résidents ont simplement demandé à garder un ou deux arbres, « pour que les oiseaux puissent se poser dessus. » 

Demande qui a été acceptée par les services techniques.

article du Journal de Saône et Loire

Cela se passe le long de la Voie Verte à Chalon-sur-Saône. 

Il y a quelques années, d’autres avaient protesté contre l’utilisation de déchiqueteuses pour tailler (!) les haies et les branches d’arbres. Tous les bois étaient éclatés, ouverts aux parasites et aux maladies. Le service du Conseil Départemental en charge de la Voie s’était contenté de démentir. Mais les déchiquetages ont continué.

Mobilisation contre l’abattage d’arbres le long de la voie verte aux Charreaux

 

 

Des institutions engluées

De recul en recul

Après la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat…

Le Conseil d’État donne raison aux chasseurs

Le 28 décembre 2018, le Conseil d’État a assuré que les dispositions « qui ne permettent l’utilisation des gluaux, à titre dérogatoire, que dans cinq départements, édictent ainsi des spécifications techniques et un régime d’autorisation et de contrôle rigoureux« . « Il ne ressort pas des pièces du dossier que c’est à tort que l’auteur de l’arrêté attaqué a estimé qu’il n’existait pas de solution satisfaisante alternative à l’emploi des gluaux pour la capture des spécimens des espèces mentionnées« , poursuit-il. Le Conseil d’État a donc admis la demande de la Fédération nationale des chasseurs qui avait réclamé le rejet de la requête de la LPO.

La France autorise ainsi dans cinq départements (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse) l’utilisation des « gluaux » pour la capture « sélective » des grives et des merles noirs « en petites quantités », et « puisqu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante ». 

Le Conseil d’État, dans une décision rendue la semaine dernière, a rejeté les demandes d’abrogation de cet arrêté

 

En plein effondrement massif de la biodiversité, et particulièrement des oiseaux, en donnant un signal encourageant aux massacreurs, l’institution démontre sa totale inconscience et son incapacité à évoluer

Pourtant,

Jeudi 26 juin 2018, un amendement visant à interdire la chasse à la glu a été adopté en commission, à l’initiative de la députée écologiste Laurence Abeille, dans le cadre de l’étude du projet de loi relatif à la biodiversité

 

 

décembre 2018

 

En France, le scandale de l’amiante ne cesse de grandir

La Cour de cassation refuse un grand procès pénal de l’amiante

La décision était très attendue. Elle n’est pas favorable aux victimes de l’amiante. La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté, mardi 11 décembre, les pourvois des associations qui défendent les victimes de l’amiante du campus universitaire de Jussieu et celles du chantier naval Normed de Dunkerque.

Ces pourvois étaient dirigés contre l’annulation, en septembre 2017, par la Cour d’appel de Paris des mises en examen de neuf personnes impliquées au plan national dans le scandale sanitaire de l’amiante. Un scandale qui reste responsable de 3.000 morts par an. La mise en examen de ces décideurs datait de 2011-2012 après une instruction de quinze ans faisant suite aux deux plaintes déposées en 1996 par le Comité anti-amiante Jussieu et par l’Association régionale des victimes de l’amiante du Pas-de-Calais (Ardeva) qui représente les ouvriers du chantier naval Normed.

Les personnes mises en cause étaient presque toutes membres du Comité permanent amiante (CPA). Une structure créée en 1982 et qui rassemblait des industriels, des scientifiques et des hauts responsables publics en vue de défendre un « usage contrôlé » de l’amiante. « En réalité, un usage pur et simple sans contrôle aucun », dénonce l’avocat Guillaume Hannotin, qui défend les deux associations devant la Haute juridiction judiciaire. (…)

La Cour de cassation refuse un grand procès pénal de l’amiante

Le CPA… le CPA était le lobby de l’amiante. Il regroupait presque tout le petit monde officiel français : institutions (même la SS), syndicats (sauf FO), journalistes, et entrepreneurs spéculant sur la vie. Il a entretenu une omerta de 15 ans. Apparemment, le CPA existe encore.

Sur le CPA, le Sénat a été parfaitement clair :

Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir (rapport)

https://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-122.html

 

 

Lanceurs d’alerte : virée après avoir témoigné

Le 20 septembre, Hella Kherief, aide-soignante marseillaise, témoignait sur les conditions de vie dans les maisons de retraite pour Envoyé Spécial. Convoquée le lendemain, elle a été renvoyée de l’hôpital dans lequel elle travaillait. Illustration des représailles que subissent souvent les lanceurs d’alerte.

Elle a témoigné à visage découvert. Dans le magazine Envoyé Spécial diffusé le 20 septembre, Hella Kherief, raconte les situations auxquelles elle a été confronté dans certaines maisons de retraite marseillaises. Le manque de personnel, de moyens et la détresse des résidents. Elle filme aussi, avec son téléphone portable, des scènes difficilement soutenables. Le lendemain, l’aide-soignante est convoquée par son employeur, un hôpital privé sans lien apparent avec l’établissement sur lequel porte son témoignage. Lors du rendez-vous, il est mis fin à sa période d’essai, sans justification. Elle avait été embauchée en CDI début septembre, après de multiples vacations.

« Lanceurs d’alerte: parole à hauts risques », prolongement de ce reportage dans le magazine Interception ce dimanche 16 décembre à 9h10

 

 

Les oiseaux marins aussi

Sur la plage, qui ne s’est pas étonné de la raréfaction des oiseaux ?

Evidemment, leurs populations chutent !

L’intensification de la pêche industrielle contribue à diminuer la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux marins, menaçant de nombreuses espèces dans le monde.

 

 

novembre 2018

Alejandro Castro, le militant chilien contre la pollution, rejoint la liste des «suicidés»

Début octobre, un nouvel épisode de pollution au dioxyde de soufre (SO2) a frappé la région de Quintero, au nord de Valparaíso. Plus d’un millier de personnes ont été intoxiquées depuis le début de la crise, dont des femmes enceintes et des enfants, et plus de 700 habitants ont dû être hospitalisés. Le gouvernement, sans suspendre les activités des usines proches de la zone, a présenté un plan d’urgence. Plan qui sera pleinement efficace dans un an…

Mercredi 3 octobre, Alejandro Castro manifestait dans les rues de Valparaíso. Jeudi matin, on retrouvait son corps pendu en plein centre-ville. La sangle de son sac à dos faisait office de corde. (…)

 

Au Chili, les intoxiqués de la « zone sacrifiée »

  1. Plus de 1 600 personnes ont subi des émanations de gaz dans les localités de Quintero et Puchuncaví. Mais depuis deux mois, les habitants en proie à la pollution industrielle sont confrontés à l’inaction des autorités.

 

Six kilos de plastique dans l’estomac d’un cétacé

L’Indonésie est – après la Chine – le plus gros pays pollueur de la planète en matière de plastique, selon un rapport publié en 2015 par l’ONG Ocean Conservancy et le McKinsey Center for Business and Environment. Les deux tiers de ces déchets ne sont pas recyclés, terminant dans les sites d’enfouissement ou dans la nature. Il est difficile d’évaluer la quantité de plastique rejetée dans les océans chaque année dans cette région du monde. Mais cette carcasse de cachalot récemment échouée sur la plage de sur l’île Kapota, dans le parc national de Wakatobi en Indonésie, nous en donne un aperçu.

De cette masse ont été démêlés plus de 1 000 pièces individuelles dont 115 gobelets en plastique, 25 sacs en plastique, deux sandales et un sac contenant plus de 1 000 morceaux de ficelle. (…)

Comment l’alerte contre les emballages jetables a été étouffée il y a 45 ans 

…comment et par qui

 

 

« Fiscalité écologique » ? 

Hum…

comment l’État et les lobbies ont mis en place le « tout diesel »

La grande majorité du parc automobile français est aujourd’hui équipé en diesel, malgré les conséquences détestables du gazole sur la santé publique et les coûts faramineux engendrés pour la société. A qui la faute ? Depuis les années quatre-vingt, responsables politiques, industriels et professionnels du transport n’ont eu de cesse d’encourager le développement du moteur diésel, tandis que le potentiel fortement nocif — voire cancérogène — de ses émissions était connu dès les origines, et que les études à charge ont continué à s’accumuler. Plus récemment, le gouvernement a annoncé un futur alignement des prix de l’essence et du gazole. Faut-il y voir – enfin – un changement de cap après trente années d’erreurs ?

La France adore le diésel. Dans l’hexagone, 65 % des véhicules particuliers fonctionnent avec ce carburant, ce qui en fait une exception rare. Le second champion européen, l’Allemagne, reste loin derrière, avec environ 45% de véhicules roulant au gazole. Mais aux vingt millions de voitures particulières qui sillonnent les routes françaises, il faut encore ajouter cinq millions d’utilitaires, et des centaines de milliers de poids lourds, dont la majorité roulent au diésel. Sans oublier les bus, dont les gaz d’échappement font tousser les cyclistes qui, dans de nombreuses villes, partagent les mêmes couloirs de circulation. Car le diésel n’est pas bon pour la santé. Et on le sait depuis fort longtemps.

En 1983, au début du premier septennat de François Mitterrand, sort le rapport « Roussel », du nom du professeur de médecine qui le coordonne. Commandé par la ministre de l’environnement Huguette Bouchardeau, ce rapport met en garde contre les risques de pollution particulaire et de cancers liés au diésel. A l’époque, seulement 10 % du parc roule au gazole. Mais le gouvernement de Pierre Mauroy semble alors avoir d’autres préoccupations. La santé publique passera au second rang. (…)

Un mois d’octobre estival et très peu de pluies : 2018 pourrait entrer dans les annales des années les plus chaudes. Doit-on craindre une pénurie d’eau en France?

Durant cette émission, il est affirmé que l’on ne détruit plus de zones humides sous le béton et le bitume !

ce supermarché vient d’être construit dans le lit du ruisseau de la cité

Chaque année, on bétonise l’équivalent de 6 fois Paris

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-15-novembre-2018

 

 

Une meilleure compréhension de la virulence des néonicotinoïdes

Neonicotinoid exposure disrupts bumblebee nest behavior, social networks, and thermoregulation

Neonicotinoid pesticides cause mortality and decline in insect pollinators. One repeatedly noted effect is a reduction in bee colony size. However, the mechanism behind this reduction is unclear. Crall et al. performed complex real-time monitoring of bumblebee behavior within their nests (see the Perspective by Raine). Neonicotinoid exposure reduced nurse and caretaking behaviors, which affected productivity and harmed colony thermoregulation. These changes in behavior acted together to decrease colony viability, even when exposure was nonlethal.

Neonicotinoid pesticides can negatively affect bee colonies, but the behavioral mechanisms by which these compounds impair colony growth remain unclear. Here, we investigate imidacloprid’s effects on bumblebee worker behavior within the nest, using an automated, robotic platform for continuous, multicolony monitoring of uniquely identified workers. We find that exposure to field-realistic levels of imidacloprid impairs nursing and alters social and spatial dynamics within nests, but that these effects vary substantially with time of day. In the field, imidacloprid impairs colony thermoregulation, including the construction of an insulating wax canopy. Our results show that neonicotinoids induce widespread disruption of within-nest worker behavior that may contribute to impaired growth, highlighting the potential of automated techniques for characterizing the multifaceted, dynamic impacts of stressors on behavior in bee colonies.

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