Un regard sur l’autre « actualité« , celle du système qui est en train de détruire le vivant

journal d’un écologiste consterné

 

 

La mort de tout homme, moi aussi, me diminue parce que je suis lié à l’espèce humaine. Aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.

John Donne, 1572 1631

 

 

pour communiquer :

restaurplanet@gmail.com

 

Les dernières nouvelles du front :

Syrie, etc.

 

 

sept 2021

 

Éco-anxiété et « solastalgie« … il y a 50 ans et plus

 

août 2021

 

Voyage vers le passé avec une émission-débat de France Inter

« Abandonner les Kurdes, comme les Afghans aujourd’hui, est une faute politique »

LIBERTÉ ! LIBERTÉ ! LIBERTÉ!

 

 

juillet 2021

 

L’assassinat d’un esprit trop critique et trop actif pour beaucoup : Peter de Vries

 

Devoir de vigilance des multinationales : une enquête montre l’opacité et la faible application de la loi

 

 

juin 2021

Du plastique retrouvé jusqu’à 2.200 mètres de profondeur dans la Méditerranée

Le bouleversement climatique à vue d’oeil

Nouvelle alerte rouge : cette fois, c’est le GIEC

 

avril mai 2021

Il y a 50 ans se préparait la première série de manifestations écologistes : la Semaine de la Terre

 

mars 2021

Emmanuel Faber vient d’être débarqué de la direction de Danone par le capitalisme tel qu’en lui-même
Syrie : 10 ans !
fév 2021
« La justice » et « les forces de l’ordre » contre le lanceur d’alerte des « Luxleaks »

Jean-Claude Carrière

L’Actu Citoyenne, un site très suivi, pond un « incroyable » commentaire qui désinforme

 

janv 2021

L’impéritie à ce point ?!

 

déc 2020

Le lobby automobile entrave la transition. Comme d’habitude.
C’est la journée pour le climat !
Ben, qu’est-ce qu’on va faire ?

La mort de Robert Castel rappelle Geneviève Baïlac et la contribution de celle-ci à une page édifiante de l’histoire de l’écologisme

 

nov 2020

L’écocide réduit à un délit

Pauvre Maurice Genevois au Panthéon !

la rigidité technocratique

Corona, Covid et impéritie… Impéritie ?

 

oct 2020

Paulo Paulino Guajajara, gardien de l’Amazonie, a été assassiné
Pour la santé, les politiques contradictoires se succèdent
Mais peut-être pas si contradictoires…

Liberté d’expression ?

Vraiment ?

Avant la sortie de Last Words, film adapté du roman de Santiago Amigorena, Charlotte Rampling et Jonathan Nossiter : « On peut, en toutes circonstances, garder la joie« 

Irène Frain « Un crime sans importance »

Comment la « démocratie représentative » est falsifiée de bout en bout pour sacrifier le bien commun

 

sept 2020

Qui a tué IVAN ILLICH ?

le film Honeyland de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov

 

août 2020

Ben oui, les ondes radio, celles des portables, de la wifi, etc. contribuent à l’effondrement du vivant

 

juillet 2020

Gisèle Halimi

Le spécialiste du djihadisme Hicham Al-Hachémi assassiné à Bagdad

ciao Ennio

 

juin 2020

Joan Pau Verdier s’en va déjà

 

mai 2020

Biosicurezza e politica, par Giorgio Agamben

La mort de Little Richard

 

avril 2020

Le monde d’après

Planète des humains de Jeff Gibbs, une démystification du développement capitaliste « durable »

Un virus et, sous le vernis vite craquelé, la grimace totalitaire

Les connards qui nous gouvernent

La disparition de Patrick Herman

Le Coronavirus a déjà causé la mort de 50 000 personnes, mais…

combien de vies épargnées par le coup de frein à « l’économie » productrice de pollutions et de destructions ?

 

mars 2020

L’OMS sous influence chinoise ?

Manu Dibango

How the Virus Got Out

La Chine réécrit déjà l’histoire du coronavirus de Wuhan

A l’origine du corona-virus comme de beaucoup d’autres, la croissance du système de la marchandise et l’écocide

C’était en mars 2019, la visite du dictateur chinois avec son bagage ultra-capitaliste : L’Italie sera bientôt la porte d’entrée des routes de la soie en Europe

Jeunisme, angélisme et irréalisme politique

 

février 2020

La dictature syrienne et le régime de Poutine accroissent chaque jour l’abîme ouvert par la trahison d’Obama

Michel Charasse s’éteint

Graeme Allwright, encore un de la nouvelle gauche qui s’en va !

Juste un peu d’info sur l’un des immondes trafics à destination de la Chine…

Virus chinois : la faute à la victime

Syrie : Pourquoi le monde a-t-il abandonné ?

Bernard Charbonneau, ce pionnier méconnu de l’écologie française, mais victime, lui aussi, de l’entrisme capitaliste

Bali île paradisiaque? 70 000 chiens sont massacrés

À propos du nouveau virus chinois

Amiante et autres, bien sûr, la répression des lanceurs d’alerte continue

Un « éditorialiste politique » dévoile son ignorance politique

MATZNEFF et la grande compagnie des prédateurs

L’affaire Matzneff et ce qu’elle révèle

Il y a 34 ans, René Barjavel nous quittait

Adults in the room, un film de Costa Gavras

Folie furieuse : les Calaos menacés par la destruction des forêts et par un trafic

Les media se réveillent et se penchent sur la Transition écologique

Marie Laforêt

Organisation de la désertification et ruine des commerces, ça continue

Pier Paolo Pasolini a été assassiné un 2 novembre

Répression des alertes. Au-delà de l’apparence

La Turquie d’un Erdogan en perte de vitesse fait le jeu des terrorismes, de Poutine et du totalitarisme syrien

Pendant l’effondrement, en tous domaines, la conquête continue : la biodiversité en péril dans la forêt française

Ad Astra, un film de James Gray

Edgar Morin toujours mis en vedette, mais qu’avait dit Bernard Charbonneau ?

Cause Animale, Cause du Capital
par Jocelyne Porcher

L’affaire Pasolini, film de David Grieco

Du dogme de « la croissance marchande » aux incendies dans les forêts primaires

La France abandonne ses villes moyennes

La grande distribution de ruine sociale et écologique continue

Tout à coup, au milieu des horreurs…

Dominique Bourg serait devenu écologiste ?

UE/Mercosur : Le triomphe de « la croissance marchande »

« Il faut stopper au plus vite l’usage des pesticides« 

De mal en pis : les français se replient sur le néant

Notre-Dame : quel curieux incendie !

 

avril 2019

« Nature et capitalisme » : Une nouvelle qui rappelle de vieux souvenirs

Biodiversité, vivant, survie… tout juste le début d’une prise de conscience

…et, en effet, l’émission Le Téléphone Sonne du soir (France Inter) confirme la faiblesse du niveau

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !) 

La biodiversité ? Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Cabanes et ronds-points, un patrimoine populaire en feu

«Le Grand Manipulateur» : Macron ou les vieux réseaux

Notre-Dame : quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

« BLOQUONS LES POLLUEURS« 

Le commentateur politique de France-Inter s’essaye à l’écologisme, et se plante. mais se plante-t-il vraiment ?

Grand retournement de vestes : encore un simulacre ?

Le Défenseur des Droits, institution arbitre de la République, alerte contre la dérive répressive

L’ONU demande l’ouverture d’une enquête sur les violences policières

Gilets Jaunes – Répression du mouvement social en France, l’escalade sans frein

L’eau ne coule plus dans le « jardin d’Eden »

Mark Hollis nous abandonne encore !

Amiante : les salariés belfortains d’Alstom déboutés devant la cour de cassation

Après Alain Minc, France Inter donne la parole à Dominique Bourg

Ils ont invité Alain Minc à se prononcer sur la crise

Nouveau recul sur le glyphosate

France : plus du quart des espèces évaluées sont déjà éteintes ou menacées

Des commentaires déconnectés du réel, en veux-tu ? En voilà !

Gilet Jaunes et « démocratie représentative »

Ce que fait apparaître le mouvement des Gilets Jaunes

 

novembre 2018

Les gilets jaunes ont bon dos !

Comment le capitalisme a effacé la nouvelle gauche et condamné l’avenir

Les Français sont les moins optimistes en Europe

« Bébés sans bras », une nouvelle alerte révélatrice du mépris des hiérarchies françaises

Ségolène Royal livre un témoignage précieux sur le machisme obtus dans « la gauche » faux-cul au service de la globalisation capitaliste

Mon pays fabrique des armes, un film d’Anne Poiret

Arabie Saoudite : la disparition de Jamal Kashoggi, nouvelle étape d’une longue dérive mortifère

Un jour les crimes de guerre en Syrie seront jugés

Plaidoyer pour une nature sauvage et libre par Gilbert Cochet et Stéphane Durand

La pollution cause 7 millions de morts par an dans le monde

Le GIEC alerte dans le vide

Encore une histoire oubliée par l’histoire officielle : le viol colonial

Planification de la déliquescence

Sur la crise globale, le diagnostic de… Pierre Rosanvallon !

La démission de Nicolas Hulot

Le tribunal californien reconnaît pleinement la responsabilité du Roundup de Monsanto dans la maladie de Dewayne Johnson

 

juin 2018

. . .

 

 

 

 

r%C3%A9fufi%C3%A9s

Syrie, etc.

Toujours aucune interdiction aérienne imposée à la dictature syrienne qui poursuit ses bombardements dévastateurs en toute quiétude

et pour cause ! Sur la foireuse trahison de l’administration Obama qui fera le lit de tous les extrémismes :

Le jour où Barack Obama avait effacé sa « ligne rouge » sur la Syrie

https://www.lemonde.fr/international/article/2017/04/07/le-jour-ou-barack-obama-avait-efface-sa-ligne-rouge-sur-la-syrie_5107363_3210.html

 

Syrie: un réfugié en France dessine la torture

http://www.liberation.fr/societe/2018/08/22/syrie-un-refugie-en-france-dessine-la-torture_1673894

la SYRIE : martyre pour l’exemple ?

 

juillet 2019 – les bombardements de la dictature et de la Russie continuent

https://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/syrie-la-photo-de-trois-fillettes-coincees-dans-les-decombres-de-leur-immeuble-suscite-l-emotion-des-internautes_3552783.html

 

 

 

 

 

 

Effet d’annonce

Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité 

Constats et objectifs 

4 décembre 2012 (mis à jour le 18 décembre 2012)

Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Constats-et-objectifs,30223.html

 

En réalité…

 

 

sept 2021

 

Éco-anxiété et « solastalgie« … il y a 50 ans et plus

performance de la Semaine de la Terre devant la Bourse de Paris (mai 1971)

Ceux qui en parlent en 2021 comme si c’était nouveau… Est-ce de l’ignorance ou une nouvelle manière de refouler encore la mémoire de la grande émotion des années soixante et de ses mouvements ?

 

 

août 2021

Voyage vers le passé
découverte de l’eau chaude sur France Inter :
Oh là là, les animaux sont proches de nous. D’ailleurs, nous en sommes. Et, même, nous sommes interdépendants. S’il y a raréfaction des animaux, nous sommes menacés ! En agroalimentaire, les conditions d’élevage ont à voir avec notre santé et avec la santé de la biosphère, etc.
Les mêmes constats qu’il y a 50 ans et plus. Un débat comme il y a en eu tant dans les années soixante.
L’animal est-il l’avenir de l’humain ?
S’il n’en reste qu’une, par Patrice Franceschi

 

 

LIBERTÉ ! LIBERTÉ ! LIBERTÉ!

Ah oui, mais laquelle ?

A propos d’une autre époque : « l’injonction « Il est interdit d’interdire » était complaisamment véhiculée par des « intellectuels » autoproclamés qui s’étaient illustrés dans le saccage du mouvement social (coopératif, libertaire, écologiste, féministe…). Logique, c’est typiquement une injonction ultra-libérale (…) ».

Aujourd’hui, dans un autre contexte, c’est la même « liberté » non-régulée par les interrelations avec l’autre et l’ensemble, la même « liberté » du chacun pour soi, la même « liberté » contre le bien commun, qui défile en rangs confus.

C’est le triomphe de la propagande capitaliste qui a promu l’individualisme comme valeur suprême contre la communauté écologique et ses dynamiques solidaires : « L’individualisme, héritier de l’idée chrétienne d’un Homme Esprit placé au-dessus de la création par Dieu, se traduit donc par le refus de prendre sa part dans l’effort de la vie. Il dissocie les relations de la solidarité communautaire, supprimant toute régulation. »

La liberté démasquée (2001) http://planetaryecology.com/2001-la-liberte-demasquee…/…

 

 

juillet 2021

 

L’assassinat d’un esprit trop critique et trop actif pour beaucoup : Peter de Vries

très connu pour ses enquêtes sur de grandes affaires criminelles, Peter R. de Vries a été visé par cinq tirs le 6 juillet, alors qu’il sortait des studios de télévision de l’émission RTL Boulevard, à Amsterdam.

https://www.courrierinternational.com/article/presse-mort-du-journaliste-neerlandais-peter-r-de-vries-cible-dune-fusillade?fbclid=IwAR3tklTLNoDmPYXNQL4rbgavBCxyLN9752SAw33QxDfsWwvTX_YVY8JCmQQ

 

 

 

Devoir de vigilance des multinationales : une enquête montre l’opacité et la faible application de la loi

Impact climatique, pollution, déplacement de populations… Votée en 2017 avec pour objectif de responsabiliser les très grandes entreprises aux enjeux environnementaux et de respect des droits humains, la loi sur le devoir de vigilance est toujours insuffisamment appliquée, selon plusieurs associations.

17% des entreprises, soit 44 sociétés au total, n’ont tout simplement rien publié. « Ce sont des mastodontes de l’économie française, mais qui considèrent que la loi est une option« 

(…)

Carton rouge et affaires en cours 

Mais le front associatif mobilisé alerte aussi sur la non conformité de certains « plans de vigilance » avec les actions menées sur le terrain. Dans le viseur notamment : le méga projet pétrolier de Total en Ouganda. On parle là d’un risque d’expropriation de milliers de personnes, de risques pour la biodiversité et les ressources en eau du pays. Accusations rejetées par Total. Autre dossier sensible autour du groupe Casino. « Là, c’est la chaîne d’approvisionnement des hypermarchés qui pose problème, détaille Lucie Chatelain juriste au sein de l’ONG Sherpa, avec des allégations de déforestation et de travail forcé au Mexique et au Brésil« .

https://www.franceinter.fr/societe/devoir-de-vigilance-des-multinationales-une-enquete-montre-l-opacite-et-la-faible-application-de-la-loi

Devoir de vigilance européen : enquête inédite révélant les manœuvres des lobbies

 

 

juin 2021

 

Du plastique retrouvé jusqu’à 2.200 mètres de profondeur dans la Méditerranée

C’est un nouveau constat qui doit éveiller notre conscience : la mer méditerranée est envahie de déchets plastiques aussi à 2.200 mètres de profondeur. Pour la première fois une équipe de scientifiques italiens et monégasques sont allés explorer les fonds marins sur une zone à cheval entre la France, Monaco et l’Italie à cette profondeur et leur constat est terrifiant. 

« On a trouvé des PVC lourds, des gobelets, des emballages, des pots de yaourt de la marque Chambourcy disparue en 1996. En terme d’objets, on a trouvé des morceaux d’avion en polyester, des motos, des pantalons. C’est un véritable inventaire. » – François Galgani, océanographe à l’Ifremer

Des déchets qui sont arrivés là par les grandes villes : les villes portuaires, les villes comme Le Caire située près du Nil. Et qui ont de lourdes conséquences sur la faune et la flore : « il y a des filets de pêche qui sont perdus sur les fonds et continuent à pêcher, il y a des plastiques qui servent de support à des espèces qui normalement ne pourraient pas survivre à certains endroits, mais comme il y a des supports solides, ça leur facilite la vie. Il y a beaucoup de micro plastiques, on n’a pas encore mesuré les conséquences que cela peut avoir.

« https://www.francebleu.fr/infos/environnement/du-plastique-retrouve-a-2200-metres-de-profondeur-dans-la-mediterranee-par-des-scientifiques-1624607085

 

 

Le bouleversement climatique à vue d’oeil
Une tornade de forte intensité a dévasté la région de Hodonin en République Tchèque en fin de journée d’hier, au moins 5 victimes sont à déplorer et plusieurs centaines de blessés.
Nouvelle alerte rouge : cette fois, c’est le GIEC :

Changement climatique : prospérer ou survivre, l’humanité doit choisir

Extinctions en cascade, maladies, sécheresses, montées des eaux… les effets du changement climatique s’accélèrent et deviendront de plus en plus évidents au cours de ces prochaines décennies, d’après le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans un projet de rapport consulté exclusivement par l’AFP qui devrait être publié en février prochain.
(…)
Des dizaines de millions de personnes supplémentaires seront notamment confrontées à la faim chronique d’ici 2050, et 130 millions de plus pourraient connaître l’extrême pauvreté d’ici dix ans. Les habitants des villes côtières devront également essuyer des inondations et des ondes de tempête de plus en plus fréquentes d’ici 2050, quand plus de 400 millions de personnes supplémentaires seront exposées à des vagues de chaleur extrêmes.
(…)
Le dernier point de ce rapport du GIEC souligne que nous pourrions être en mesure d’éviter les pires scénarios énoncés ci-dessus en modifiant nos comportements et en favorisant la restauration des écosystèmes consommateurs de carbone, tels que les forêts de varech et de mangrove. La transition vers des régimes alimentaires davantage axés sur les végétaux pourrait également réduire les émissions liées à l’alimentation jusqu’à 70 % d’ici 2050.

Les choix que font les sociétés maintenant détermineront si notre espèce prospère ou survit simplement au cours du 21e siècle. “Nous avons besoin d’un changement transformationnel opérant sur les processus et les comportements à tous les niveaux : individu, communautés, entreprises, institutions et gouvernements”, dit-il. “Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation”.

Quel scoop !
C’était à la une des écologistes il y a 50 ans et plus. Et c’est justement pourquoi le mouvement écologiste a été infiltré, étouffé et « remplacé » par des faux-semblants

Un petit bout de chemin alternatif, et puis… plus rien

 

 

 

avril mai 2021

Il y a 50 ans, préparation des tracts et des affiches de la Semaine de la Terre
Dégradation des sols, effondrement biologique, pollutions, surpopulation, écocides, ethnocides…
Agriculture biologique, énergie solaire, économies d’énergie, réduction des moteurs thermiques, régulation de l’urbanisation…
50 ans après les alertes écologistes et les propositions alternatives avec la Semaine de la Terre :
«Voir un lien entre la biodiversité et le Covid-19 relève du surréalisme »,
Luc Ferry dans L’Express mars 2020
Ferry qui peut encore débiter sa culture anti-nature primaire dans tous les médias est un propagandiste du capitalisme depuis les années 70…
Comme tant d’autres qui, déjà, entouraient les écologistes pour les étouffer et les remplacer par des figurants accommodants avec le système.
une affiche de la Semaine de la Terre (mai 1971)
On entend dans les media : « Comment on en est arrivé là ? »
Pourtant, il y a cinquante ans, l’un des tracts de la Semaine de la Terre :
QUELQUES BALLONS À DÉGONFLER
Le mythe que la nature sauvage n’est nécessaire qu’à quelques rustres originaux.
Le mythe que les ingénieurs peuvent calculer, planifier et imposer le bien-être de chacun à tout le monde.
Le mythe que la nature est faite pour être dominée, maîtrisée, conquise et asservie par l’Homme et pour l’Homme.
Le mythe que la nature est inépuisable et infiniment prodigue pour les caprices d’une exploitation économique forcenée.
Le mythe que la nature pourra être protégée efficacement dans un système économique basé sur le profit, l’expansion et la concurrence.
Le mythe que l’homme sera plus heureux et plus libre dans un monde entièrement gadgétisé, robotisé et artificiel.
Le mythe que les mesures anodines et timorées des gouvernements contre les pollutions suffiront à enrayer la crise mondiale de la dégradation de la biosphère.
Le mythe que la France avec ses 50 millions d’habitants est sous-peuplée alors que la saturation des zones urbaines est déjà cause de maladies mentales.
Le mythe que la réalisation d’un couloir urbain continu dans toute la Basse Vallée de la Seine, de Paris au Havre, sera un progrès réel dans nos conditions de vie.
Le mythe que la construction de logements et de moyens de transports résoudra la crise urbaine dans un monde déjà surpeuplé.
Le mythe que la solution miracle des problèmes énergétiques est dans le développement des centrales nucléaires, et l’utilisation « pacifique » de l’énergie nucléaire (pollution radioactive de l’air, de l’eau, du sol et des chaînes alimentaires).
Le mythe que l’individu ne peut rien faire contre les pollutions et contre les destructions du milieu naturel.
Le mythe que la Planète Terre peut supporter une croissance démographique illimitée sans le saccage et l’épuisement définitif de ses ressources naturelles.
Le mythe que la gloire suprême pour une nation et le secret du bonheur sont dans la prospérité économique, dans les autoroutes à 24 voies, les métro express régionaux, les steppes culturales de la Beauce, les aérotrains et le confort-air-conditionné de tout un peuple d’automates en complets-vestons.
Le mythe que la lutte contre les pollutions et pour la protection de l’environnement est une réforme du système capitaliste alors qu’elle exige, bien au-delà, une transformation radicale de la civilisation industrielle sur des bases de non-expansion et de survie.
(…)
l’appel à l’aide

 

Il y a 50 ans, j’allais trouver Paul-Emile Victor et Alain Bombard à la sortie de la Salle Pleyel.
Enthousiaste, PE Victor accepta de participer à la Semaine de la Terre. A Bombard ne pourrait pas, mais il prodigua des encouragements.
« Je suis un optimiste (…) Rien n’est perdu. Pour l’instant. A condition que chacun fasse passer son intérêt personnel immédiat après l’intérêt général. Ce qui est une autre façon de défendre son propre intérêt. A condition, donc, que chacun soit foncièrement égoïste… De façon intelligente, raisonnée, concertée. Et non pas, comme c’est le cas aujourd’hui, égoïste comme un imbécile« .
« Il faut former des commandos et faire la guerre, je dis bien la guerre, une vraie guerre avec tout ce que cela implique…« .
Paul-Emile Victor
A l’époque de la Semaine de la Terre (mai 1971),
il y avait quelque 2 500 000 Éléphants en Afrique, et 65 000 Rhinocéros. Aujourd’hui, il reste 500 000 Éléphants et moins de 3000 Rhinocéros.
Depuis, le saccage de la forêt primaire et les massacres ont réduit la population des Orangs-outangs d’au moins 120 000 intelligences sensibles.
A l’époque, il y avait encore des commerçants et des artisans dans les villages. Et des cinémas ! Et les jardins n’étaient pas encore transformés en lotissements.
A l’époque, des fermes traditionnelles, avec des productions diversifiées, résistaient encore.
A l’époque, il y avait encore des Moineaux et des Hirondelles à Paris. Et des enfants jouaient encore dans les rues.
A l’époque, Arne Naess ruminait the deep ecology.
A l’époque, il était déjà grand temps de changer de civilisation pour sauver l’essentiel. Aujourd’hui…
Il y 50 ans, les alertes écologistes de la Semaine de la Terre
Dans les années cinquante et, surtout, dès le début des années soixante, avait commencé à fleurir une conscience aiguë des dégâts opérés par la civilisation dans laquelle étaient engagés la plupart des « Occidentaux« , d’ailleurs à l’insu de la plupart d’entre eux.
C’était à la mi-temps des « trente glorieuses ». Des « glorieuses » catastrophiques pour la plupart et pour l’avenir car la prospérité d’une minorité ne provenait que d’un renforcement sans précédent de l’exploitation – de l’exploitation des hommes et de « la nature » (c’est le même processus). Alors, sous un mauvais maquillage « démocratique« , la domination s’était déjà radicalisée en un système aux ambitions planétaires et organisait ici même, au détriment de la majeure partie des populations et du pays, une économie de guerre pour soutenir son expansionnisme. C’était le premier choc planétaire de l’ultra-capitalisme désigné depuis par le terme équivoque de « mondialisation« .
Dans la rue et les réunions publiques depuis 68, les écologistes tentaient d’alerter pour stimuler une prise de conscience des impasses où nous engageait le projet de « la caste dirigeante » (l’expression est de Charbonneau).
Une affiche de la Semaine de la Terre
il y a 50 ans, la Semaine de la Terre distribuait ce tract :
C’EST BIEN,
C’EST TRÈS BIEN…
VOUS ÊTES DANS LA BONNE VOIE !
IL FAUT PERSÉVÉRER :
Continuez à couvrir la Terre de votre progéniture, il y a encore de la place et quand, demain, il n’y en aura plus, on en fera…
Continuez à multiplier les tas d’ordures, êtes-vous sûr d’avoir tout souillé ?
Continuez à détruire, il reste des animaux libres, des plantes non piétinées, des hommes « primitifs« , des paysages intacts…
Continuez à polluer, peut-être y a-t-il encore des ruisseaux, de lopins de terre, des aliments non corrompus…
Continuez à vous abrutir dans les mille joies de la « vie moderne« 
ENCORE UN PETIT EFFORT
Consommez le plus possible
Encouragez le gaspillage des ressources naturelles
Construisez, construisez n’importe quoi : des clapiers à citadins, des résidences secondaires, des autoroutes, par exemple
Arrachez la végétation, détruisez les tourbières, recouvrez la mer de pétrole, il y a trop d’oxygène
Déboisez, comblez les marécages, stabilisez les berges des rivières, il n’y a pas assez d’inondations
etc.
Travaillez à la PROSPÉRITÉ et à l’AVENIR
bientôt la suite…
Il y a 50 ans, la Semaine de la Terre à Paris…
Êtes-vous fous ?
Tout croule autour de nous : le raz de marée démographique dévore l’espace et charrie la violence, l’économie de la civilisation industrielle dilapide les ressources naturelles, les pollutions se multiplient et leurs effets se conjuguent, les mauvaises pratiques agricoles dégradent les sols, la Vie sauvage s’éteint, les régions les plus lointaines sont bouffées par le béton et le macadam, les rivages de vos vacances se couvrent de pétrole et d’emballages en plastique, vos villes deviennent des centres d’élevage industriel, la « vie moderne » abrutit les âmes et broie les corps…
Sortez de votre torpeur
Citadins, regardez le ciel quand aucun nuage ne le trouble, il est crasseux, tout gris de poussières et de fumées, c’est le ciel que vous trouverez bientôt à la campagne et même au bord de mer…
Refusez le cauchemar
IL N’Y A PAS DE PLANETE DE RECHANGE
ce que nous voulons :
– une population stable
– une économie de recyclage des produits usés
– le développement de l’exploitation de l’énergie solaire
– le remplacement des pesticides chimiques par les moyens biologiques de lutte contre les parasites
– des produits agricoles de qualité
– la protection intégrale des espèces animales et végétales
– la disparition des moteurs à combustion
– l’arrêt de l’urbanisation désordonnée
– une architecture de qualité et un urbanisme à la mesure de l’homme
du 2 au 9 mai 1971
SEMAINE DE LA TERRE
Joignez-vous au Comité d’Organisation de La Semaine de la Terre
Venez le mardi soir 19H : 63, rue de Sèvres – Paris VIème – métro Sèvres Babylone
Adresse postale : 63, rue de Sèvres – Paris Vième (Etudes et Chantiers)
POUR MENER A BIEN CETTE ENTREPRISE, VOS DONS SERONT LES BIENVENUS, MERCI
46 ans plus tard, en 2017, Let’s Pollute nous a rajeuni :
Ce court métrage saisissant expose toute l’hypocrisie de la société de consommation
mrmondialisation.org
Ce court métrage saisissant expose toute l’hypocrisie de la société de consommation

 

En avril 1971, c’est avec des moyens très modestes (zéro franc de trésorerie, intégralement bénévole) que la SEMAINE DE LA TERRE a été préparée et réalisée à Paris.
Un an auparavant, dans la plupart des grandes villes américaines, the EARTH DAY. Tout à coup, des dizaines de manifestations, des centaines de milliers de participants ! Incroyable…
Comment ne pas repenser à l’avertissement donné par Bernard Charbonneau : « C’est en 1970, année de la protection de la nature que tout a été brusquement mis en train par la caste dirigeante. » (la Gueule Ouverte, juillet 1974)
En effet, la genèse de ce Earth Day révèle une forte implication de réseaux politiques et économiques très éloignés des militants de la nouvelle gauche écologiste…
Sans avoir accès aux excellentes sources d’information de Charbonneau, Fournier y avait pensé :
« Il était grand temps de créer un service officiel de récupération pour canaliser la prise de conscience »
« C’est la lutte finale », Charlie Hebdo n°12, 8 février 1971

 

Il y a 50 ans, la Semaine de la Terre et les alertes écologiques qui, si elles n’avaient pas été étouffées, auraient permis d’éviter le désastre général.
C’était un temps d’éclosion des initiatives alternatives. Le temps des innovations qui pouvaient se développer indépendamment, de façon complémentaire, sans même se connaître. Un temps d’ouverture et de curiosité attentive pour l’autre, aussi, où il était encore facile de communiquer et de rassembler. Ce point mérite que l’on s’attarde un peu… Alors, tout nous intéressait et nous étions en recherche, en découverte permanentes. C’était une chose banale pour tous ceux de ma connaissance, engagés dans tel ou tel courant critique, ou simplement témoins intéressés. Nous étions à l’écoute – à l’écoute des expériences, donc des différents et des anciens, à l’écoute du monde qui paraissait encore inépuisable. On échangeait beaucoup et les conversations tournaient sur tous les sujets avec passion. Il y avait un grand besoin d’information et de compréhension. Comme disent depuis, avec condescendance, ceux qui ne s’aperçoivent pas de l’effondrement, on pouvait « refaire le monde » au coin de la rue.
Béranger chantait Tranche de vie
François Béranger - Tranche de vie
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François Béranger – Tranche de vie
Même Johnny en était
1970 – Poème sur la septième…
poème sur la 7ème
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poème sur la 7ème

poème sur la 7ème

Avril 1971, les alertes écologistes lancées par la Semaine de la Terre
Dans les années soixante, après différentes tentatives d’actions, après 68 où, à Paris, je parlais de la crise écologique mondiale dans la Sorbonne occupée, dans les manifs et dans les jardins, je m’étais rallié à Jeunes et Nature qui venait d’être créé. La principale activité de Jeunes et Nature – guider, par correspondance, des scolaires dans la découverte de la protection de la nature – ne contentait pas tout le monde. Nous étions plusieurs à comprendre de mieux en mieux qu’en poursuivant ainsi, sans développer d’autres actions, il n’était pas possible de produire une alerte à la mesure des dégradations planétaires en plein essor, et que nous resterions impuissants à contempler le désastre.
Alors, j’avais proposé de développer des conférences-débats pour diffuser l’information, susciter un éveil et rencontrer d’autres énergies. L’idée avait plu, et j’avais été jusqu’à la proposer au Club Méditerranée qui développait un service culturel organisant des présentations et des débats dans ses villages. Alors, l’esprit « nouvelle gauche » de son fondateur, Gérard Blitz *, survivait encore au Club. C’est, donc, dans le cadre des activités « Forum » du Club Méditerranée que, dès 1970, ont été tenues les premières conférences-débats écologistes.
* « casser les barrières sociales » pour faciliter « les relations humaines »

 

« Boomers » et grands « boomers » lanceurs des alertes écologistes :

Il y 50 ans la Semaine de la Terre portait toutes les alertes

l’un des tracts :

NE VOUS LAISSEZ PAS ABUSER PAR LES RÉTROGRADES

Les pollutions existent, c’est vrai, mais il ne faut pas exagérer leur importance. En fait, ce n’est pas un problème grave, on s’en accommode fort bien, mais si ! Et puis ce sont des signes de prospérité, les sous-développés voudraient bien vivre dans un environnement pollué !

La surpopulation est un faux problème : il y a assez de sols inexploités pour nourrir 20 à 30 milliards d’hommes, peut-être plus… Les guerres ? Tout le monde sait qu’elles ont des origines exclusivement idéologiques.

Le massacre des indiens, la clochardisation des peuples primitifs, la disparition des animaux et végétaux sauvages sont des signes du recul de la barbarie devant la civilisation.

Ne vous inquiétez pas si les matières premières s’épuisent, on les remplacera par d’autres produits.

Qui ne se réjouirait de voir les mal-logés dans de luxueux appartements HLM grâce à « l’urbanisation désordonnée » ?

Toutes ces histoires autour de la qualité des aliments, des résidus de produits chimiques, ne sont que billevesées… La preuve : on vit plus vieux que jamais.

Aliénation ? Contraintes ? Angoisse ? Peuh !

Croyez-moi, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, l’opulence est pour demain

… à suivre

le dessin est de François Feer

 

 

L’alerte écologiste il y a 50 ans :
IL N’Y A PAS DE PLANETE DE RECHANGE
Depuis quelques décennies, par son goût pour le jeu de l’apprenti sorcier, l’Homme prépare l’Apocalypse selon Saint Jean :
« Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la Terre ; et le tiers de laTerre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée (…) le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut (…) le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères (…) le jour perdit un tiers de sa clarté, et la nuit de même (…) En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.« 
Exagération ?
Non, les recherches scientifiques les plus récentes prouvent le bien-fondé des craintes que nous exprimons. Nous ne sommes qu’au B-A BA de l’étude de la Terre mais notre petit savoir nous permet de condamner la civilisation industrielle actuelle et la croissance démographique.
IL FAUT :
Enrayer la croissance de la population
Supprimer les déchets grâce à une économie de recyclage
Tendre vers la stabilité économique
Réduire la consommation d’énergie
Utiliser l’énergie solaire en remplacement de l’énergie atomique
Organiser l’urbanisation et opter pour une architecture de qualité
Une agriculture de qualité adaptée au milieu naturel
Substituer aux pesticides chimiques les méthodes biologiques de lutte contre les animaux et les végétaux indésirables en forts peuplements
Reboiser et, d’une manière générale, reconstituer les milieux naturels détruits et abandonnés
Encourager les agriculteurs à entretenir le patrimoine campagnard, les conseiller et les rémunérer en conséquence
Veiller à la conservation de toutes les formes animales et végétales
Respecter les peuples de civilisations « primitives » et leurs traditions. Ne pas chercher à tout prix à les « intégrer »
Parce que vous êtes conscient de vos responsabilités et que vous n’avez ni l’intention de vous suicider ni le désir de croupir sur un tas d’ordures, vous participerez à l’action de la Semaine de la Terre
du 2 au 9 mai 1971
SEMAINE DE LA TERRE
Joignez-vous au comité d’organisation de la Semaine de la Terre
Venez 33, rue Linné, Paris Vème – métro Jussieu – le mercredi soir 19 H
 
2 mai 2021
Il y a exactement 50 ans* commençait la Semaine de la Terre qui portait les alertes écologistes
* 2 mai 1971, également un dimanche
Jusqu’à cette époque, la spontanéité, l’ouverture d’esprit et la disponibilité étaient communes. Les différences étaient sources d’enrichissement. Les divergences étaient mises de côté. Ne comptaient vraiment que les complémentarités. Nous étions curieux de toutes les expériences et, excepté avec les gauchistes, c’était réciproque. On se reconnaissait comme parties d’un même ensemble et cela suffisait.
Une quarantaine d’années plus tard, la comparaison est saisissante avec l’extrême difficulté qui marque la moindre action. Et cela ne date pas de la veille ! Pour chaque point du constat précédent, nous expérimentons aujourd’hui le contraire. Sans compter une faiblesse critique et une proximité déconcertantes avec la domination, ou une soumission à n’importe quelle autorité. Sans parler de l’inconstance dans la pensée et l’action : ceux qui s’investissent plus de quelques mois semblent devenus une denrée rare. Il est même devenu commun d’être sollicité par des personnes ou des groupes impatients de passer à l’action, puis de ne plus jamais en entendre parler (sans réponse aux relances faites par curiosité) ! C’est d’autant plus étonnant dans un temps où les cauchemars que nous voulions éviter sont devenus réalité et ne cessent de s’aggraver.
La responsabilité de ceux qui ont initié ou contribué à l’élimination des lanceurs d’alerte et à l’étouffement du mouvement social est acquise. Ils ont même réussi à provoquer un effondrement général de la conscience et des capacités de réaction. Cela faisait-il partie du plan ? Probablement, car cela correspond bien à l’objectif affiché dès la fin des années quarante : la « conquête de l’esprit des hommes » (directives de la « guerre psychologique »). Sans doute un hasard.
photo de Igor Muchins

 

En mai 1971, la Semaine de la Terre a été comme un moment suspendu où nous avons pu croire dans la paix des biens communs enfin reconnus, et qu’une évolution était encore possible. Cela n’était qu’une déchirure dans la toile du contrôle social…
« La manipulation consciente, intelligente, des opinions et des habitudes organisées des masses joue un rôle important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme social imperceptible forment un gouvernement invisible qui dirige véritablement le pays. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont modelés, nos goûts sont formés et nos idées sont suggérées, en grande partie par des hommes dont nous n’avons jamais entendu parler. Ce sont eux qui tirent les fils qui contrôlent l’esprit public.« .
Edward Bernays, neveu de Freud, a vendu la mèche en 1928 dans « Propaganda ».
Bernays n’a fait que dévoiler des méthodes développées par tous les totalitarismes depuis l’Antiquité. Il aurait pu préciser que cette opération est réalisée dès l’amorce même d’un mouvement. Pour l’écologisme, tout était prêt depuis plusieurs années. Tout occupés à lancer alertes et propositions, nous n’avons pas vu se matérialiser le contrôle social et sa panoplie de manipulations, là, juste à nos côtés ; ni nous ni les autres composantes du mouvement d’émancipation (féminisme compris qui a eu sa part).
Même Fournier en a – involontairement – témoigné en rapportant naïvement ce qu’une bonne âme lui avait susurré à l’oreille à propos de la Semaine de la Terre :
« Tu peux dire qu’on est un groupe informel de jeunes en liaison avec la Fédération Internationale de la Jeunesse pour l’Etude et la Conservation de l’Environnement. On a voulu profiter de la Quinzaine de l’Environnement pour gueuler, avec un mois d’avance contre la technocratie, la connerie, le profit. Essayer surtout de faire comprendre que, sans remise en cause des structures, toute protection de l’environnement est condamnée à l’échec à long terme. Tu peux dire qu’on bosse avec Jeunes et Nature et les Amis de la terre. »
« On me paye pour que je m’exprime, alors je m’exprime », Charlie Hebdo n°26, 17 mai 1971. Fournier avait tout gobé et l’avait fidèlement retranscrit !
Pur storytelling. Nous étions totalement indépendants – l’un des groupes « marginaux » évoqués plus tard par Charbonneau. Nous ignorions tout de cette « fédération internationale », n’avions aucun contact avec les AT et, pour comble, venions d’être jetés par Jeunes et Nature et la fédération des sociétés de « protection de la nature ». La récupération était commencée, et la recolonisation des esprits dévoyés par le vent d’émancipation qui avait balayé les années soixante. Le « gouvernement invisible » allait presque tout reprendre à son compte pour en détourner le sens, même notre langage (« écologiser », par exemple). Tout sauf, bien sûr, les alertes, les analyses, les propositions, les pratiques gênantes pour le système mortifère. Mais la plupart n’y ont vu que du feu.
Pierre Fournier était des nôtres
En mai 1971, avec la Semaine de la Terre, nous avions réussi à rassembler des personnalités et des tendances diverses. Et toutes étaient disposées à collaborer pour alerter et construire un projet alternatif.
Les deux conférences-débats avaient réuni :
René Barjavel, Jean Carlier, Henri Charnay, Jean Detton, François Feer, Jean-Luc Fessard, Pierre Fournier, Alain-Claude Galtié, Georges Krassovsky, Daniel Louradour, Yann et Isabelle Messiez, Chantal Messiez, Michel Mahulot, Jean Meningand, Jean et Hélène Monteil, Aguigui Mouna, Igor Muchins, André Naegelen, Hervé le Nestour, Pierre Pellerin, Michel Séné, Max Tourtois, Lanza del Vasto, Paul-Emile Victor.
Alain Bombard, Vincent Ménager et Jean Rostand n’avaient pu venir et s’étaient excusés (c’était une autre époque !).
Les agents du « gouvernement invisible » (E. Bernays) s’étaient fait discrets. Seul un korrigan maoïste avait troublé la réunion avec Lanza del Vasto. Les autres avaient agi en sous-main, surtout dans les media pour réduire, censurer ou orienter les infos sur l’évènement.
C’était une première et ce fut une dernière. Jamais plus il ne sera possible de réaliser l’équivalent. En s’interposant entre nous et nos nouvelles relations, les lobbyistes du capitalisme allaient s’employer à dresser un écran infranchissable entre nous et les autres. Même le contact avec Fournier fut instantanément perdu ! Et d’autres qui recherchaient le contact avec les écologistes et auraient pu nous rejoindre, comme Henri Laborit, allaient être interceptés (et dégoûtés par les imposteurs qu’ils allaient rencontrer). Le « service officiel de récupération pour canaliser la prise de conscience » redouté par Pierre Fournier était déjà pleinement opérationnel, et lui-même (Fournier) en était victime avant même de créer la Gueule Ouverte.
Lanza del Vasto

70 ans après « Destruction et protection de la nature » de Roger Heim,

60 ans après « Printemps silencieux » de Rachel Carson,

56 ans après « Avant que nature meure » de Jean Dorst,

50 ans après la Semaine de la Terre réalisée par des « citoyens lambda« ,

le bien commun des biens communs, le vivant dans son ensemble, est plus que jamais pollué et saccagé par des bourreaux plus nombreux que jamais. Et pour cause, l’explosion démographique n’a pas cessé ! Du petit village de « notre douce France » aux forêts primaires terrestres et maritimes, tout est inondé de poisons, arraché, écartelé, écrasé, exterminé. Les pires cauchemars des écologistes des années soixante sont devenus réalités.

Si l’on pouvait aisément imaginer un changement radical il y a 50 ans, avec des réseaux financiers, productifs et commerciaux habilement déstructurées pour rendre presque impossible toute régulation, et des masses de consommateurs aux déplacements et aux gadgets les plus coûteux pour le vivant, on ne voit plus comment s’en sortir.

Entre autres illustrations de l’abaissement de la conscience du vivant où nous sommes tombés, cela par rapport à l’évolution minimum que promettait le mouvement d’éveil et d’émancipation des années 1960, l’épisode de la « Convention Citoyenne sur le Climat » est exemplaire…

Miraculeusement tombée des volutes de la manipulation politicienne de l’opinion, façon Bernays, l’assemblée choisie au hasard en misant sur l’incompétence supposée des « citoyens lambda » (selon les lois de la « science politique »), s’est révélée infiniment plus compétente que ses géniteurs et leur tapis de technocrates formatés. Et la loi (!) censée résulter de ses travaux a été réduite à un avorton.

Il est vrai que, incidemment, ladite convention a fait la démonstration de l’incomparable supériorité du tirage au sort athénien sur les méandres falsifiés de la « démocratie représentative ».

Démonstration impardonnable : l’évolution rapide de personnes généralement ignorantes du sujet en arbitres motivés et compétents, et leur mise en pratique spontanée de l’intelligence collective, éclairent crûment l’adhésion des autres – les élus – aux logiques des lobbies mortifères*. Donc leur sélection initiale, bien avant le « processus électoral« .

* ce que nous avons commencé à deviner en 1974 quand Rocard et ses amis du bureau National du PSU m’ont curieusement révélé leur fascination pour « la croissance marchande« , la cause principale de l’effondrement général. Un programme qu’ils allaient mettre en oeuvre avec application après avoir étouffé les alertes et les alternatives.

 

La suite donnée à « la convention citoyenne » fait une autre démonstration : même quand le système dominant prend une initiative relative au bien commun, si celle-ci se développe en dehors des règles qui détruisent celui-ci, elle est avortée. Cet exemple permet à ceux qui n’ont pas l’expérience du mouvement social de se faire une petite idée de ce qui se passe quand l’initiative naît parmi les dominés (les « citoyens »)… Comme avec l’écologisme.

5 à 6 décennies plus tard, le bilan apocalyptique témoigne du triomphe de ceux qui ont étouffé alertes et alternatives pour ouvrir tout l’espace à la mondialisation de la marchandise.

 

 

 

En mai 1971, la Semaine de la Terre a été l’opération de lancement de l’un des tout premiers groupes écologistes français – avec Survivre et Vivre, et Pollution-Non.
Il y a 50 ans, « la caste dirigeante » qui allait être dénoncée par le très bien informé Bernard Charbonneau n’était pour rien dans cette initiative :
« C’est en 1970, année de la protection de la nature que tout a été brusquement mis en train par la caste dirigeante. On peut parler d’un véritable « feu vert » donné cette année-là à la critique de la pollution et de la destruction de la nature » (« Le « mouvement écologiste », mise en question ou raison sociale », La Gueule Ouverte, juillet 1974). Ce que Charbonneau décrit, c’est exactement le développement d’un contre-feu destiné à contrôler la montée en puissance de la contestation écologiste. Une technique classique de la manipulation de masse.
Alertée par l’intolérable initiative du monde d’en bas constituée par notre Semaine de la Terre, ladite caste réagit aussitôt pour circonvenir ces écologistes qu’elle redoutait le plus parce qu’elle n’avait pas encore prise sur eux. Elle réagit d’autant efficacement qu’elle s’y préparait depuis plusieurs années et avait déjà rodé ses techniques en dévoyant la majeure partie de la gauche.
Dès l’année 1970, alors qu’il était autonome, le groupe de la Semaine de la Terre a été l’objet de manipulations constantes. Plus encore à partir de l’automne 1971 quand il commença à donner vie aux « Amis de la Terre » qui, auparavant, n’était qu’une structure juridique : manifs à vélo, sondage écologiste des candidats aux législatives 73, alerte antinucléaire, Larzac, sensibilisations aux pollutions (plastiques), etc. La caste dirigeante avait besoin de nous pour donner chair à ses fausses associations destinées à attirer les nouveaux révoltés. Par l’intermédiaire de ses agents glissés à nos côtés et des journalistes complices, la caste dirigeante nous utilisait comme appâts et cautions, tout en nous contrôlant et nous censurant. Cela jusqu’au printemps 1974 où j’eus une très mauvaise idée (avec Pierre Merejkowsky du Comité Antinucléaire de Paris) : celle d’utiliser – mais utiliser seulement – la campagne électorale suivant le décès de Georges Pompidou pour diffuser largement les alertes et les propositions alternatives.
C’est cette « campagne des écologistes » rebaptisée « campagne Dumont » qui allait permettre à la caste dirigeante d’organiser notre éviction et l’effacement de toute la nouvelle gauche écologiste. Les PSU et une horde de maoïstes (des « maoïstes »… et Dumont en était un !) allaient être les troupiers de cette opération de passe-passe.
N’y voyant que du feu, les nombreux néophytes séduits par l’apparence trompeuse de « la campagne Dumont » allaient être immédiatement instrumentalisés. En suivant comme des toutous les infiltrés de la caste dirigeante se faisant passer pour nous, les néophytes allaient être embrigadés et conduits sur des chemins gentiment réformistes sans danger pour le système de la marchandise – en particulier la reproduction de la capitalisation des pouvoirs spoliés, avec l’électoralisme, et la constitution de partis. Mieux encore, concentrés sur l’image de l’écologisme, celle qu’ils souhaitaient, les néophytes allaient être utilisés contre les écologistes qu’ils voulaient rejoindre.
Finie la Semaine de la Terre. Et fini le mouvement écologiste. Tout allait être effacé.
« celui qui a le contrôle du passé a le contrôle de l’avenir ; et celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé »

 

 

 

Il y a 50 ans, la Semaine de la Terre portait les alertes et les propositions écologistes.

Puis…

 

« Un échec absolument terrible de la « science » économique, c’est l’environnement. (…)

Tout était sur la table au moins dans les années 70 (…)

En 68, déjà, la question environnementale était centrale dans les débats politiques et cette question a totalement disparu des facultés d’économie pour ne commencer à revenir que ces dernières années. Mais le problème, c’est que c’est trop tard !

On a perdu 40 ans absolument cruciaux dans la préservation de l’environnement, dans la préparation du futur, dans l’organisation de la transition écologique absolument nécessaire de nos sociétés.« , Gilles Raveaud (économiste).

 

Tout était déjà sur la table, en effet, et la table a été prestement débarrassée, les lanceurs d’alerte évacués, leurs alertes éteintes (démographie, forêts primaires, plastiques jetables, automobiles individuelles, relations nocives aux autres êtres et à l’ensemble vivant, etc.), et leurs propositions effacées (agriculture bio, démocratie directe, économies d’énergies, technologies douces…).

Car « l’échec » dont parle Gilles Raveaud a été soigneusement organisé.

Depuis 68 au moins, nous pressentions que la forme d‘une action peut être plus déterminante que le discours qui est tenu. Nous nous efforcions d‘éviter cet écueil et d’inventer des actions décontractées où chacun avait une liberté d’action (et d’interaction) *, mais nous sommes tombés dans le piège qui nous était tendu. Quant aux écologistes néophytes…

* comme les manifs à vélo

 

En ne comprenant pas que le message essentiel n’est pas le message apparent (ce qui est exprimé) mais l’action *, son sens et ses effets sur eux, ils se sont faits rouler en beauté et détourner de ce à quoi ils aspiraient. Prenant les manières de séduction et les belles paroles des agents infiltrés (Dumont le premier) pour argent comptant, l’illusion de prendre part à une action les a entraînés loin de l’esprit de l’écologisme, et ils n’ont pas voulu entendre les avertissements des écologistes qui les avaient précédés et qu’ils avaient voulu rejoindre. L’électoralisme a joué un rôle déterminant dans cette manipulation. Puis la constitution de partis politiciens. C’était cela le message de la « campagne Dumont » : l’électoralisme, la voie partisane et tout ce qu’ils impliquent. C’est pourquoi Dumont et ses conseillers très spéciaux ont, d’emblée **, imposé de participer réellement à l’élection de 1974 ; et non pas de se contenter d’utiliser celle-ci pour augmenter l’audience des alertes, comme le voulaient les écologistes. A l’instant même, la tentative des écologistes devenait une simulation, un piège pour tous ceux que la nouvelle gauche séduisait. Effacé le message de l’écologisme derrière le retour de la capitalisation du pouvoir et de la hiérarchie sociale – le contraire de ce que nous voulions porter !

* et, même, « le medium », comme l’a analysé Marshall McLuhan (à relire).

** dès le lendemain de « l’accueil » simulé de Dumont à Orly

 

La plupart des néophytes ne sont jamais redescendus de ce trip cocaïné. Beaucoup ont même aidé à l’éviction des anciens tout en faisant allégeance aux imposteurs soigneusement choisis et préparés depuis la fin des années 1960 par Denis de Rougemont et son réseau Diogène (le coeur même du système de la globalisation en marche) !

La mystification fut si bien menée, avec de tels moyens, qu’elle se prolonge aujourd’hui. Ses conséquences se mesurent maintenant à l’échelle mondiale.

Et, en effet, « c’est trop tard ».

 

 

 

mars 2021

Il y a 50 ans se préparait la première série de manifestations écologistes …

 

 

mars 2021

Emmanuel Faber vient d’être débarqué de la direction de Danone par le capitalisme tel qu’en lui-même
La façon dont Emmanuel Faber, le patron de ce fleuron de l’industrie, vient d’être débarqué, sous pression d’actionnaires minoritaires influents, de fonds dits ‘activistes’, ces investisseurs qui veulent pouvoir entrer sortir, au gré de la rentabilité immédiate, pose des questions politiques.
A quoi bon voter des lois, comme la loi Pacte pour favoriser l’idée d’entreprises à mission, se souciant de la santé et de l’environnement, si quelques actionnaires, ‘courtermistes’, peuvent se débarrasser des dirigeants porteurs d’une autre vision de l’entreprise ?
C’est l’éternelle question : le capitalisme peut-il se réformer lui-même, selon d’autres logiques que le toujours plus, toujours plus vite pour les actionnaires ? Le capitalisme peut-il ingérer la nécessaire responsabilité écologique (iste) ?
La réponse a été donnée il y a plus de cinquante ans par les écologistes, et il y a plus longtemps encore par les coopérateurs…
Emmanuel Faber, une éthique
Longtemps après les coopérateurs et les écologistes, juste au bord du gouffre, le pronostic d’incompatibilité du capitalisme avec le vivant se vérifie mieux que jamais.

 

10 ans

la révolution à Alep avant le déluge de feu et l’abandon des États Unis, de la Grande Bretagne et et de l’Europe

Syrie : dix étapes d’une décennie de tragédies

https://www.franceinter.fr/syrie-dix-etapes-d-une-decennie-de-tragedies

À la surprise générale, Barack Obama préfère finalement ne pas frapper le régime de Bachar Al-Assad, en annonçant le 31 août 2013 sa décision de demander un feu vert du Congrès alors que les réacteurs des chasseurs bombardiers chauffent déjà.

 

 

 

 

 

 

fév 2021

 

« La justice » et « les forces de l’ordre » contre le lanceur d’alerte des « Luxleaks »

Quelle surprise.

Derrière une « source », il y a un être humain

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-m/l-edito-m-02-fevrier-2021

 

 

 

Jean-Claude Carrière

Il avait accompagné la nouvelle gauche, il aurait pu participer à la Semaine de la Terre, mais je ne le connaissais pas et il n’avait pas pu établir les bons contacts, ceux qui l’auraient conduit vers les écologistes – les vrais…

Sur la question écologique, vous aviez quand même, parmi d’autres, lancé une alerte avec votre livre Le Pari (1972)…

Oui, bien sûr, il y a très longtemps. Il y a très longtemps que c’est un vrai problème de paysan, qui m’inquiète et me tracasse. J’ai même été, avant 1968, un des fondateurs de je ne sais plus quelle association écologique, et j’ai été membre du comité de soutien de Brice Lalonde quand il s’est présenté aux présidentielles en 1981. Par la suite, lui comme les autres, qui nous avaient mis en garde contre tant de poisons, se sont laissés contaminer par le venin politique…

« Je vis par curiosité », Jean-Claude Carrière, entretien réalisé en mars 2017 par Éric Fourreau

Jean-Claude Carrière ignorait encore que « le venin politique » était répandu par ceux-là auxquels il avait apporté son soutien. Il est parti sans avoir pu comprendre.

 

L’Actu Citoyenne, un site très suivi, pond un « incroyable » commentaire qui désinforme
Effet de l’effacement de la nouvelle gauche, une mise en garde de 1972 présentée comme une « incroyable prémonition » !
En 1972, Jacques Piccard (Océanographe) nous expliquait que les excès de notre civilisation nous conduiraient à la catastrophe.
Cette incroyable prémonition sur les dérives de la société de consommation
«La totalité de la production humaine devient un déchet»
Sans même évoquer la nouvelle gauche écologiste qui alertait depuis longtemps, même Johnny avait relayé l’inquiétude :
1970 – Poème sur la septième
et tant d’autres…

 

janv 2021

L’impéritie à ce point ?!
 
« Les usines des laboratoires inventeurs ne peuvent produire assez ». L’impuissance et la pénurie justifient toutes les mesures de restriction tombées de l’Olympe et une action psychologique renforcée pour convaincre les masses de leur incapacité. Mais l’impuissance ne serait-elle pas simulée ? La pénurie ne serait-elle pas organisée pour prolonger ce qui ressemble de plus en plus à un protocole de test de résistance sociale, voire à une épreuve pour réduire la diversité économique ?
Sinon, pourquoi les vaccins disponibles ne sont-ils pas produits en masse dans d’autres usines, par les autres labos ? Les brevets, la « propriété industrielle » feraient obstacle ? En pleine crise mondiale, le droit des affaires empêcherait la réalisation de la solution ? Le capitalisme serait tout à coup incapable de conclure des accords commerciaux ? Allons donc.
Pénurie de vaccins : il manquait plus que ça
liberation.fr
Pénurie de vaccins : il manquait plus que ça
Premières injections en janvier, tout le monde avant l’été : on avait commencé à voir la sortie du tunnel et patatras. Alors qu’un nouveau confinement se profile, les retards de production douchent les espoirs de tourner rapidement la page du Covid.

 

 

 

Effet de l’effacement de la nouvelle gauche, une mise en garde de 1972 présentée comme une « incroyable prémonition » !

En 1972, Jacques Piccard (Océanographe) nous expliquait que les excès de notre civilisation nous conduiraient à la catastrophe.

Cette incroyable prémonition sur les dérives de la société de consommation

https://www.lactucitoyenne.fr/actualites/environnement/1972-cette-incroyable-premonition-sur-les-derives-de-la-societe-de-consommation?fbclid=IwAR0ebo7hTGExHBcSKutvwG5aaPW-kqXLIs3P0d15-CVdMKZmsVjy4kx_AY4

«La totalité de la production humaine devient un déchet»

Jacques Piccard (Océanographe): «On se développe de plus en plus, on produit de plus en plus, on achète de plus en plus, on transporte de plus en plus. Et bien dites-vous une chose aussi, c’est que à plus ou moins brève échéance, la totalité de la production humaine devient un déchet et donc devient pollution, n’est-ce pas ? Alors imaginez que nous soyons en train de monter sur cette courbe. Qu’est-ce qui va se passer ? Il y a un moment donné où ça n’ira plus.» Un journaliste: «Il y a eu, à toutes les époques, des gens qui ont poussé des cris d’alarme, mais à chaque fois, le progrès a permis de trouver des solutions.» Un autre journaliste: «Prenez l’exemple de Malthus. Jacques Piccard: «Voilà précisément. Malthus l’avait déjà dit. Malthus avait dit déjà à ce moment là qu’on courrait à la catastrophe.»

«Jamais aujourd’hui, l’homme n’a été autant en danger»

(…)

Point besoin de rappeler les avertissements des lanceurs d’alerte écologistes, la chanson suffit à relativiser l’incroyable prémonition :

1956

1969

1970

 

 

déc 20

Transition écologique : les grandes manœuvres de l’industrie automobile pour limiter la casse

https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-19-decembre-2020

L’industrie automobile n’a plus le choix. Dès 2040, la réglementation imposera l’interdiction de la vente de véhicules neufs équipés de moteurs thermiques. En attendant cette échéance, elle temporise en vendant de plus en plus de voitures électriques, tout en continuant à vendre des voitures thermiques. La plupart de ces grosses voitures sont cependant des véhicules hybrides. Moitié électriques, moitié thermiques, donc beaucoup moins polluant peut-on penser. Mais ils sont aussi beaucoup plus lourds, car ils abritent deux moteurs. (…)

En fait, le lobby joue à retarder les évolutions depuis 50 ans. Quant, alors ministre de l’environnement, Robert Poujade invite les constructeurs à se préparer à réaliser des véhicules propres, il se condamne politiquement. Le lobby obtiendra sa tête, et l’ex-secrétaire général de l’UDR perdra son ministère et toute chance de poursuivre sa carrière politique au niveau national.

 

 

C’est la journée pour le climat !
Ben, qu’est-ce qu’on va faire ?
Pas plus avancés qu’il y a cinquante ans. Mais, à cette époque, au moins, on avait le projet d’une autre civilisation – et pas les deux pieds dans le plastique, le béton, les supermarchés, le réchauffement, l’effondrement… et la désinformation.…
Le Livre de la Jungle - Qu'est ce que tu veux faire ?
youtube.com
Le Livre de la Jungle – Qu’est ce que tu veux faire ?

 

 

 

La mort de Robert Castel rappelle Geneviève Baïlac et la contribution de celle-ci à une page édifiante de l’histoire de l’écologisme

Robert Castel, figure emblématique de l’humour pied-noir, est mort

https://www.francetvinfo.fr/culture/spectacles/humour/le-comedien-robert-castel-figure-emblematique-de-l-humour-pied-noir-est-mort-a-87-ans_4208249.html

Ce que France Info ne dit pas (?), c’est que la pièce qui a rendu Robert Castel célèbre – La Famille Hernandez – était la création de Geneviève Baïlac, laquelle faisait vivre le Centre régional d’art dramatique (C.R.A.D) d’Alger dans les années cinquante.

 

Devenue responsable du service culturel du Club Méditerranée (le Forum), Geneviève Baïlac accueillit favorablement la proposition de conférences-débats écologistes que je voulais développer avec Jeunes et Nature. Elle nous offrit la chance de les tester à Paris et au village-club de Cefalù, en Sicile.

 

Malheureusement, cela ne plaisait pas à tout le monde, et celui qui força le passage pour m’accompagner n’était pas tout à fait un militant de bonne foi. Cela n’est que beaucoup plus tard que j’apprendrai qu’il était un agent d’infiltration dépêché par d’un réseau réactionnaire dédié à l’écologisme, « le collège invisible » ainsi baptisé par l’un de ses membres – l’un de ceux multipliés après 68 et la peur que le soulèvement avait inspiré à la caste dirigeante.

 

Le parasite provoqua l’échec des conférences-débats. À peine lancées, les premières interventions publiques des écologistes, en France, avaient vécu.

Une mémoire du mouvement écologiste 1 : 1917 – 1971, les prémices et les premiers pas

 

En 1957, le CRAD sous la direction de Geneviève Baïlac donnait La Famille Hernandez

http://www.babelouedstory.com/ecoutes/famille_hernandez/famille_hernandez.html

Geneviève Baïlac s’est éteinte en 2019

 

 

 

nov 20

 

 

L’écocide réduit à un délit

Pas de crime d’écocide, mais un délit pour punir les atteintes à l’environnement

Les ministres de la transition écologique et de la justice ont détaillé dimanche ce nouveau délit, et non crime, comme l’avaient souhaité les 150 citoyens de la convention pour le climat.

La convention citoyenne pour le climat avait voté pour la création d’un crime d’écocide, le gouvernement a décidé de n’en faire qu’un délit. Un « délit d’écocide » visant à prévenir et sanctionner les atteintes graves à l’environnement va être créé, ont annoncé, dimanche 22 novembre, la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, et le garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti.

Dans une interview conjointe au Journal du dimanche, M. Dupond-Moretti et Mme Pompili détaillent ce nouveau délit, affaiblissant le souhait des 150 citoyens de la convention pour le climat. « A l’enthousiasme citoyen qui s’est exprimé doit succéder une traduction juridique dans le code pénal », justifie le garde des sceaux, faisant valoir un problème de constitutionnalité à l’égard du mot « crime ».

« Nous allons créer un délit général de pollution. Les pénalités seront modulées en fonction de l’intentionnalité de l’auteur. Les peines encourues vont de trois ans d’emprisonnement à dix ans d’emprisonnement selon qu’on est en présence d’une infraction d’imprudence, d’une violation manifestement délibérée d’une obligation et la plus lourde, d’une infraction intentionnelle », rapporte Eric Dupond-Moretti.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/22/pas-de-crime-d-ecocide-mais-un-delit-pour-punir-les-atteintes-a-l-environnement_6060716_3244.html

Tout est ridicule. A commencer par un pouvoir écocidaire au quotidien qui multiplie les écocides, en France comme ailleurs.

Par exemple

1960 2018 – Eau, têtes de bassin versant, biodiversité, patrimoine, etc., plus de 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

 

 

 

Pauvre Maurice Genevois au Panthéon !

Pour lui qui, même dans les combats de 14, prêtait attention aux chevaux et aux oiseaux, lui qui aimait la nature et tous les vivants, qui aimait les villages des bords de Loire, un régime sans aucun sentiment pour le vivant l’a isolé de ce qu’il aimait dans un sinistre sépulcre minéral.

 

 

En plus de la pression des lobbies et de la corruption, la rigidité technocratique

le système transforme peu à peu des serviteurs de l’Etat bien intentionnés en caciques conservateurs.

Pour comprendre comment des gens plutôt bien intentionnés finissent par réaliser une trahison démocratique, il faut se mettre à leur place. Toute leur carrière, quarante années, dépend du corps auquel ils appartiennent.

Et encore : leur culture du mépris pour le vivant et pour les peuples

 

 

Corona, Covid et impéritie
… impéritie ? À ce point ? Vraiment ?
sur Naufrage Planétaire :
Tiens ! Ils se réveillent…
Les précautionneux frappés les premiers
Tests au doigt mouillé, statistiques faussées et prévention sous-développée
Pour la santé, les politiques contradictoires se succèdent
Le masque chirurgical, une nouvelle plaie : il met 450 ans à se décomposer
Corona : Spectaculaire retour de l’épidémie de crétinisme
Civilisation française et mépris absolu du vivant.

Le mépris du vivant est à l’origine de la crise sanitaire mondiale, mais rien ne bouge dans les têtes des dégénérés

Désorganisation libérale, impréparation et pédalages dans la choucroute

Tribune pour le maintien de nos marchés

How the Virus Got Out
Très bizarre acharnement contre les marchés, tout en oubliant l’essentiel
Tout à coup, c’est la guerre !
Pandémie de 1969 : 31 226 morts en France, sans bruit
Monologue du virus
Le virus de la régulation

 

 

mars 2020

Fermeture des marchés : « Inégalité avec la grande distribution »

 

Paulo Paulino Guajajara, un gardien de l’Amazonie, prévoit sa propre mort dans cette vidéo émouvante filmée avant que des envahisseurs illégaux lui tendent une embuscade et le tuent dans le nord-est de l’Amazonie brésilienne. Paulo a consacré sa vie à la protection de l’Amazonie et des peuples non contactés, dans la lutte contre le génocide au Brésil.

Cela ne se passe pas que là-bas. Ceux qui, ici, ont tout fait pour étouffer et retarder l’alerte écologiste – et bien d’autres -, et qui travaillent, aujourd’hui encore, à effacer leurs forfaits, sont tout autant responsables.

 

 

 

Pour la santé, les politiques contradictoires se succèdent
Mais peut-être pas si contradictoires…
C’est reconfinement ! Et, sensiblement, avec autant de doigté qu’en mars.
Les salles de sport ont été les premières frappées, elles qui ont consciencieusement appliqué les mesures de protection et où les fidèles se faisaient rares depuis le printemps. Aucun risque de contamination, excepté avec les cours collectifs dynamiques, style aérobic et zumba. Mais il était facile de les suspendre ou de les remplacer par des exercices différents, sans fermer les espaces de travail avec machines et poids !
Les restaurants encore frappés, et les cafés, toujours sans aucune distinction (petite salle, grande salle, terrasse en plein air…). Manger à l’écart des autres dans un espace aéré, boire un café, s’agglutiner en s’échauffant avec bières et cocktails, pas de différence. L’oukase tombé des Palais du pouvoir frappe sans discernement. Les précautionneux sont pénalisés pour les irresponsables.
Pareil pour les fleuristes, les libraires, les coiffeurs, les magasins de vêtements, les spectacles… même les magasins de jouets à la veille de la Saint Nicolas et de Noêl ! Perdus les équipements de protection installés à grands frais.
Pourtant, ceux-là mêmes qui décident ou soutiennent cela ont tout de même lâché que les contaminations se produisent dans les établissements d’enseignement, dans les entreprises et entre jeunes. Sûrement aussi dans les foyers et les centres d’entraide d’autant plus surchargés que le premier confinement a fait beaucoup de mal. Dans les prisons aussi. Mais y a-t-il eu augmentation des moyens mis à leur disposition en proportion du besoin ?
Dans le même temps, sur une autre question de santé, santé des hommes et, plus encore, santé des animaux, santé du vivant dans son ensemble, le même pouvoir déconfine les néonicotinoïdes responsables de l’effondrement de plusieurs classes biologiques.
La santé de la biosphère – dont (pour les inattentifs) nous sommes et dépendons entièrement – serait-elle moins importante que celle des personnes ?
Ces politiques apparemment contradictoires se rejoignent, cependant, sur un objectif : favoriser les lobbies les plus puissants.
En l’occurrence, la « grande distribution«  qui profite pleinement du confinement des commerces spécialisés et de proximité. Et les lobbies de la chimie et de l’agro-alimentaire industriel déterminés à tout tuer sous eux pour continuer à profiter en éliminant les solutions alternatives au productivisme forcené. Dans tous les cas, il s’agit de renforcer les monopoles et la concentration financière, donc au détriment du bien commun.

 

 

 

 

Liberté d’expression ?

Vraiment ?

 

Ceci a été publié en 2012 ici-même :

Charlie-Hebdo et le double langage sur la « liberté d’expression« 

Il y a 40 ans, grâce à Cavanna qui n’avait pas non plus la langue dans sa poche, Charlie-Hebdo publiait Pierre Fournier, digne représentant de la nouvelle gauche alternative qui faisait grincer les dents des dominants capitalistes en pleine conquête mondiale. C’était juste avant que le mouvement alternatif ne soit balayé par les manipulations et la propagande du Congrès pour la Liberté de la Culture, ses différentes officines, et la censure généralisée.

Aujourd’hui, cette histoire est toujours censurée. Et, s’il n’était pas mort précocement, Fournier aurait été passé à la trappe comme les autres alternatifs*.

Mais, là, nul ne se dresse en invoquant la « liberté d’expression« … Tout le monde semble se foutre d’être roulé dans la farine, ou avoir plus peur de lever le petit doigt que de perdre sa vie à pédaler pour les escrocs.

Pendant ce temps, une pâle resucée d’un Charlie-Hebdo réduit à n’être que « satirique » s’amuse à publier des dessins infantiles pour provoquer gratuitement les fanatiques et, de la sorte, leur donner de l’importance et une audience inespérée. Et, cela, au pire moment ! Quand les révolutionnaires arabes, berbères, syriens… doivent se battre à la fois contre les dictatures étatiques et les totalitaires qui détournent la religion.

Chassée de la scène, la « liberté d’expression » se contente des cabinets d’aisance du théâtre. Cela résume le niveau de l’époque.

ACG sept. 2012 dans La tête à l’envers

  • Sur Pierre Fournier, commentaires sur le livre de Danièle Fournier (qui fut sa compagne) et Patrick Gominet :

1969-1973 – FOURNIER précurseur de l’écologie

 

8 ans plus tard, il y a toujours aussi peu de clarté sur la liberté d’expression bafouée quand il s’agit des alertes et des luttes, d’expression politique et de culture du bien commun (le contraire de celle qui domine). Au contraire. La censure et la propagande se sont amplifiées.

8 ans plus tard, un « Charlie Hebdo » qui (c’est sans doute un hasard) est apparu en pleine opération internationale de propagande anti-alternative *, où même un François Cavanna a été dépossédé, réduit à l’impuissance et humilié **, un « Charlie Hebdo » qui « n’a plus grand-chose à voir avec celui de ses fondateurs » (Pierre Haski, Nouvel Obs, 21 nov. 2016 : https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-medias/20151103.RUE1178/denis-robert-comment-les-fondateurs-de-charlie-se-sont-fait-avoir.html) passe encore pour un « flambeau de la liberté » ***, tant la désinformation monopolise les attentions !

* 1991-1992 : Appel de Heidelberg, ACTUEL spécial « écolos fachos » (n°10 1991), les vomis de Luc Ferry, Pascal Bruckner, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Eric Conan, Alfred Grosser, Corinne Lellouche, Philippe Pelletier, Gérard Bramoullé, etc. La liste est longue. Même Isabelle Stengers, Dominique Bourg et Michel Onfray, qui ont viré depuis (mais en oubliant de s’expliquer), y étaient allés de leurs compliments !

 

** l’un des acteurs les plus remarquables de la nouvelle gauche. Un qu’il fallait abattre pour poursuivre tranquillement l’escroquerie.

Charlie Hebdo ne mourra peut-être pas. Il ne sera plus Charlie-Hebdo, voilà tout. Je contemple le désastre. Vingt-cinq ans d’efforts, de talent, de patience à supporter le sarcasme, d’amitié, de crevage, bien souvent sans être payés, vingt-cinq ans d’enthousiasme par une bande de génies fous comme il n’y en aura plus, tout ça pour obtenir à une feuille de mièvres réflexions sans originalité sur des sujets politico-sociaux éculés, quelle dérision ! Tu savais cela, Reiser ? Oui, je suis sûr que ton pessimisme foncier ne serait pas étonné. Et quand tu apprendrais, en outre, que ton fabuleux journal n’avait existé que pour assurer la promotion sociale d’un ambitieux (l’adjectif qui convient ici est « mégalomaniaque ». Je me garde bien de l’appliquer au substantif qui n’attend que ça, il suffit d’un adjectif pour qualifier le délit de diffamation).

François Cavanna, Lune de miel, chapitre Siné, Gallimard 2011.

 

« Val est un homme qui a rendu Cavanna très malheureux, car il a fait de son journal quelque chose que Cavanna désapprouvait et, en plus, il l’a escroqué » Delfeil de Ton, Télérama, 17/06/15.

Dès le tout début des années soixante-dix, les mêmes méthodes ont été employées contre les autres acteurs du mouvement.

 

*** Edward Bernays : Et les femmes fumèrent… https://www.monde-diplomatique.fr/mav/163/A/59478

 

 

 

 

 

 

 

Avant la sortie de Last Words, film adapté du roman de Santiago Amigorena

Charlotte Rampling et Jonathan Nossiter : « On peut, en toutes circonstances, garder la joie« 

(…) On vit maintenant, dans le monde entier, une violence extraordinaire dans la séparation de l’être humain l’un de l’autre. Mais, ça, c’est déjà avant le Covid ! Il a suffit de voyager pour voir à quel point les gens ne sont plus ensemble, ne se regardent plus les yeux dans les yeux (…)

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-22-octobre-2020

En effet !

« A la crise écologique s’est ajoutée une crise sociale grave.

20 ans après le printemps 68, le couvercle est retombé plus lourd sur la gueule de la société, sur la gueule de chacun.

On n’ose plus. On s’touche plus. On s’aime Pas. On s’fait peur. Rien ne bouge. « La France » est devenue une société froide.

Avons-nous jamais connu pareille inhibition ? »

1988 – « La France » est devenue une société froide, par ACG

 

 

 

l’omerta et le mépris

Irène Frain, « Un crime sans importance »

aux édit. du Seuil

(sa soeur a été massacrée à coups de marteau le 8 septembre 2018)

 

« (…) Silence de la Police. Silence plus grave de la Justice qui était censée distiller un minimum d’information, même si, bien entendu, une enquête est toujours entourée d’un certain secret.« 

Il a fallu qu’un juge d’instruction soit enfin nommé après la quinzième agression semblable, et qu’Irène Frain se porte partie civile à la veille de la sortie de son livre, pour que son avocat reçoive le dossier d’enquête préliminaire attendu « depuis des mois et des mois« .

« La plupart des justiciables n’écrivent pas et ne sont pas publiés par un grand éditeur. Donc, je me suis posée la question tout au long : comment font les autres ?« 

(…) quel visage de la Justice avez-vous découvert ?

« L’extrême lenteur de sa progression préhistorique. Bon, c’est assez connu, je crois. Mais surtout son mépris. Son mépris, son mépris de l’humain, son inhumanité, c’est-à-dire que ni Denise, ni les autres victimes, ni toute personne justiciable en ce pays n’est un numéro de dossier ! Il y a de la souffrance derrière, il y a des insomnies, il y a parfois des maladies, des gens qui meurent de ce silence de la Justice ! (…) ».

Le silence de la Justice et des « media« .

Et encore s’agit-il d’une affaire criminelle, et quelle affaire ! « C’était Orange mécanique ! » a dit un élu local. 15 autres attaques similaires et 3 tentatives déjouées ont été dénombrées dans l’Essonne, jusque dans le même quartier.

« La mort des vieux ne compte pas beaucoup dans notre pays. Pourtant, toutes les vies se valent ! N’oubliez pas les vieilles personnes invisibles, qui ont honte, et qu’on ne regarde plus…« .

En effet, l’attitude des institutions n’est que le reflet de la culture dominante et des collusions d’intérêts hostiles au bien commun*.

* le blocage total des recours en matière de pollution par l’amiante en donne un autre exemple

https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-21-octobre-2020

https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20200905.OBS32927/irene-frain-et-le-fantome-de-sa-s-ur-horriblement-assassinee.html

https://www.leparisien.fr/

 

 

 

Après l’annulation de la loi interdisant les néonicotinoïdes,

Comment la « démocratie représentative » est falsifiée de bout en bout pour sacrifier le bien commun

(énième épisode)

 

loi ASAP loi « Accélération et simplification de l’action publique« , une loi de 50 articles

« L’action publique »… L’expression est intentionnellement imprécise, ambiguë. Quel est le sens de cette « action publique » ? Quel est son rapport au bien commun ?

Son article 25 et ce qu’il est devenu nous renseigne : à l’enquête publique, déjà amplement manipulée, il permettrait au préfet de « préférer » une consultation en ligne de 30 jours, pour tout projet nécessitant une demande d’autorisation sans évaluation environnementale.

L’article a été supprimé par les députés en séance plénière, le 1er octobre, avant que le gouvernement ne propose un amendement de dernière minute, la plupart des députés partis, supprimant l’amendement de suppression.

https://www.journaldelenvironnement.net/article/projet-de-loi-asap-un-travail-de-sape-environnementale,109943

 

 

 

Qui a tué IVAN ILLICH ?

par Éric Aeschimann, Cahier de L’Obs du 17 au 28 septembre 2020

Dans les années 1980, lors d’un comité éditorial des éditions du Seuil, un de ses membres éminents (Michel Winock, paraît-il, un historien !) aurait lancé : « Illich, c’est has been« . Et le dernier manuscrit présenté par celui qui était un auteur vedette de la maison a été refusé.

Et Éric Aeschimann d’y voir « un indice affligeant du virage de la gauche intellectuelle dans les années 1980, qui n’hésita pas à faire taire l’une de ses plus grandes voix parce qu’elle n’était plus à la mode (…) »

 

Éric Aeschimann est sûrement très jeune et désinformé, je veux dire : abusé. Ivan Illich n’était pas de « la gauche« . Il était de la nouvelle gauche, celle – non électoraliste – des hippies, des provos, des écologistes, des situationnistes, des féministes, des beatniks, des anti-racistes, des pacifistes, des peuples autochtones, etc., celle des alertes écologistes et sanitaires, celle des alternatives au système mortifère développé par le néo-capitalisme. Celle de l’enthousiasme et de l’espoir d’éviter les effondrements d’aujourd’hui. Et surtout, depuis les années 1960, « la gauche » n’avait fait que semblant de s’intéresser au mouvement alternatif au capitalisme et à Illich, juste assez pour les tromper et les étouffer. Car il n’y a pas eu de « virage de la gauche intellectuelle« . Il y a simplement eu dévoilement.

 

Illich a été abusé comme les autres. Rocard et ses amis du PSU, Rosanvallon, Julliard, Viveret… sans oublier Attali (cité aussi par Éric Aeschimann) étaient de cette « gauche » manipulatrice* qui avançait sur un confortable lit de lobbies – en particulier ceux de la « grande distribution » et du nucléaire**. , tout en fricotant avec les agents de la mondialisation en marche (d’où l’accouchement de la Fondation Saint-Simon après beaucoup d’autres cénacles plus obscurs les uns que les autres).

* la « deuxième gauche » dont même Aeschimann reconnaît le ralliement « au « réalisme », aux lois du marché, aux gagnants »

** Les Leclerc et Henry Herman y étaient comme chez eux (moyennant finances) et un membre du lobby nucléaire siégeait au Bureau du PSU :

Une mémoire du mouvement écologiste 3 : 1974, des « camarades » pleinement réactionnaires

 

Accordé à son oracle éclairé, Le Seuil a cédé les droits de publication des ouvrages de Illich à Fayard. Éric Aeschimann constate : « Comme si cette gauche passée de l’autogestion à la gestion avait voulu justifier son changement de pied par l’occultation de son passé« . Nouvelle naïveté. Pour « cette gauche« , l’autogestion n’avait été qu’un maquillage. Des écologistes se souviennent encore des coups en traître portés par les fameux « autogestionnaires« , en particulier d’une spectaculaire agression menée par ces fameux « autogestionnaires » du PSU un soir de juin 1972.

 

Le cri du coeur attribué à Michel Winock traduit bien le sentiment de ces gens qui n’avaient été « de gauche » que pour mieux tromper, étouffer le développement d’une sensibilité politique embrassant le vivant (la nouvelle gauche), éteindre toutes les alertes, refouler les alternatives. Même le spectacle de la destruction du vivant par leur croissance marchande chérie n’éveillaient rien en eux.

 

Ivan Illich décembre 2002

 

 

sept 2020

 

Honeyland

de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov

Elle marche dans une campagne immense comme elle chemine dans la vie : seule. Au village déserté, il n’y a que sa mère grabataire, un chien, des chats qui l’attendent. La nuit, les loups osent quelques visites. Là-haut passent les avions de ligne.

Elle connaît chaque recoin, chaque habitant, chacune des relations qui construisent le paysage et sont nécessaires à sa vie. Elle connaît particulièrement les abeilles auxquelles elle prélève le miel avec mesure, avec le souci de leur confort durant le long hiver.

Arrive une smala qui s’installe comme en pays conquis. Juste un couple, mais avec une ribambelle d’enfants et un nombreux troupeau. La campagne est vaste, mais les enfants s’ajoutent aux enfants. « Un enfant par an » se vante le père. « Les enfants c’est la richesse » lui répond son interlocuteur. Ces enfants sans contrôle, ce sont surtout des besoins d’argent croissants qui font tomber sous l’emprise d’un spéculateur et pousse à augmenter les productions jusqu’à la rupture écologique et sociale. Comme un condensé de la ruine générale créée par le système de la croissance marchande.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm-270321/critiques/spectateurs/recentes/

 

 

août 2020

 

Ben oui, les ondes radio, celles des portables, de la wifi, etc. contribuent à l’effondrement du vivant

 

Bien sûr, on s’en doutait.
jusqu’à présent, pas de certitudes car on pouvait lire plein de publications contradictoires.

Les ondes ont un effet dévastateur sur la santé des abeilles !

Recherche menée par Alain Thill :

Effect of electromagnetic fields on insects

 

 

 

juillet 2020

 

Gisèle Halimi, déjà

Gisèle a été une actrice du mouvement mondial des alertes et des alternatives qui a pris son essor dans les années 1960 (à ne pas confondre avec le gauchisme !). Les actions les plus marquantes de Gisèle Halimi s’inscrivent entièrement dans le sens et la dynamique de cette « nouvelle gauche » – bien commun et émancipation. Mais la récupération allant bon train, croyant sans doute à leur discours menteur, elle est tombée dans le piège des meilleurs ennemis de la nouvelle gauche : le système politicien; en particulier « la Gauche » de la libéralisation du capitalisme ! Devenue soutien du candidat Mitterrand, ministre, député… elle a induit quantité de bonnes volontés dans l’erreur, prenant part au reflux des forces vives – avant de réaliser sa propre erreur, mais bien trop tard et trop peu.
 
A-t-elle eu connaissance du constat fait par Guy Hocquenghem empruntant à l’analyse de Jean Baudrillard ?
« C’est la gauche qui a procédé à la dévaluation généralisée de l’utopie. Si le socialisme « s’installe sans coup férir, ce n’est pas tant qu’il vaincu la droite, c’est que tout l’espace a été balayé devant lui par le reflux des forces vives ».
« Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary » Albin Michel 1986.
 

 

 

Le spécialiste du djihadisme Hicham Al-Hachémi assassiné à Bagdad

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/07/le-specialiste-du-djihadisme-hicham-al-hachemi-assassine-a-bagdad_6045415_3210.html?fbclid=IwAR1kOB2B7WMUfJpJGpYn0vAOKr_FG-Gzg-ZR-iYMCF5oZifzldzvt3Uu8o4

(…) M. Al-Hachémi avait vigoureusement pris position en faveur de la révolte populaire lancée en octobre, qui réclamait une refonte totale du système politique irakien et dénonçait la mainmise iranienne sur Bagdad.
Durant les six mois de contestation, plusieurs dizaines de militants ont été assassinés par des hommes armés, souvent à mobylettes, près de leur domicile. Les autorités continuent d’assurer ne pas pouvoir identifier les auteurs. En septembre, avant même qu’éclatent les manifestations sans précédent de l’automne, Hicham Al-Hachémi avait été menacé de mort ainsi que 13 autres personnalités irakiennes par des groupes en ligne pro-Iran.

 

 

 

ciao Ennio

 

 

 

juin 2020

 

Joan Pau Verdier s’en va déjà

http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2020/06/21/joan-pau-verdier-1947-2020/?fbclid=IwAR1DTwwIxWghl_lHD-YgIg5CnG2xoSBmzI9TGqMDNq12r6W3k8zAM7EXCXQ

 

Toute une époque. L’époque de Hervé le Nestour aussi. D’ailleurs l’un et l’autre se connaissaient bien.

Hervé le Nestour, l’un des lanceurs de l’alerte écologiste

 

 

mai 2020

 

« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père (à tous), Idir, le samedi 2 mai à 21h30. Repose en paix papa »

https://www.francemusique.fr/musiques-du-monde/le-chanteur-idir-legende-de-la-musique-kabyle-est-mort-a-l-age-de-70-ans-83610

 

 

Biosicurezza e politica

D’état d’urgence en état d’urgence, de politique de la peur en infantilisation, nous ne cessons de glisser

« …des limitations de la liberté décidées par décrets ministériels privés de toute légalité et que même le fascisme n’avait jamais osé rêver être capable d’imposer »

article de Giorgio Agamben, 11 maggio 2020

https://www.quodlibet.it/giorgio-agamben-biosicurezza

 

Ce qui frappe dans les réactions aux dispositifs d’exception qui ont été réalisés dans notre pays (et pas seulement dans celui-ci) c’est l’incapacité de les examiner en dehors du contexte immédiat où ils semblent opérer. Rares sont ceux qui s’efforcent, ainsi qu’une analyse politique sérieuse l’imposerait, de les interpréter comme des symptômes et des signes d’une expérimentation plus vaste, dans laquelle est en jeu un nouveau paradigme de gouvernement des hommes et des choses.

Déjà, dans un livre publié il y a sept ans, et qui vaut la peine d’être relu attentivement (Tempêtes microbiennes, Gallimard 2013), Patrick Zylberman a décrit le processus à travers lequel la sécurité sanitaire, jusqu’alors restée en marge des calculs politiciens, est devenue une partie essentielle des stratégies politiques d’État et internationales.

Est en jeu non moins que la création d’une sorte de « terreur sanitaire » comme instrument de gouvernement, lequel est défini comme le pire des scénarios. C’est selon cette logique du pire que, déjà en 2005, l’Organisation Mondiale de la Santé avait annoncé de « deux à 150 millions de morts du fait de la grippe aviaire à venir», suggérant une stratégie politique que les Etats n’étaient pas encore prêts à adopter.

Zylberman montre que le dispositif suggéré se composait de trois étapes :

1) La construction, sur la base de la possibilité d’un risque, d’un scénario fictif dans lequel les informations sont présentées de façon à stimuler les comportements qui autorisent à gouverner une situation extrême.

2) L’adoption de la logique du pire comme un régime de la rationalité politique

3) L’organisation entière du corps social de façon à renforcer au maximum l’adhésion à l’institution gouvernementale, produisant une sorte de civisme supérieur permettant de présenter les règles imposées comme des preuves d’altruisme, et le citoyen n’a plus le droit à la santé (health safety), mais devient juridiquement contraint à la santé (biosecurity).

Ce que Zylberman décrivait en 2013 se vérifie exactement aujourd’hui. Il est évident que, au-delà de la situation d’urgence liée à un certain virus qui pourra demain laisser la place à un autre, l’enjeu est la définition d’un modèle de gouvernement dont l’efficacité surpasse toutes les formes de pouvoir connues dans l’histoire de l’Occident. Si déjà, dans la progressive décadence des idéologies et des idées politiques, les raisons sécuritaires avaient permis de faire accepter par les citoyens des restrictions de la liberté qu’ils n’étaient pas disposés à accepter, la sécurité sanitaire a fait la démonstration de sa capacité à présenter la suspension de toute activité politique et de tout rapport social comme la forme optimum de la participation civique.

On a ainsi pu contempler le paradoxe d’organisations de gauche ancrées dans la revendication de droits et la dénonciation des violations de la constitution, accepter sans aucune réserve les limitations de la liberté décidées par décrets ministériels privés de toute légalité et que même le fascisme n’avait jamais osé rêver être capable d’imposer.

Il est évident – et les mêmes autorités gouvernementales ne cessent de le rappeler – que ce qui est appelé « distanciation sociale » deviendra le modèle de la politique qui nous attend et que (comme les représentants d’une prétendue task force, dans laquelle les membres se trouvent en manifeste conflit d’intérêt avec la fonction qu’ils devraient exercer, ainsi qu’ils l’ont annoncé) l’on profitera de cette distanciation pour substituer n’importe où des technologies digitales aux rapports humains physiques, devenus en tant que tels suspects d’être contagieux (contagion politique, s’entend).

Les leçons universitaires, comme le MUIR (“Ministero dell’Istruzione, dell’Università e della Ricerca”) l’a déjà recommandé, se feront l’année prochaine essentiellement en ligne, sans plus se reconnaître en se regardant le visage, lequel pourra être couvert d’un masque sanitaire, mais au travers d’un dispositif digital qui identifiera les données biologiques obligatoirement prélevées, et tous « rassemblement », que cela soit pour motif politique ou simplement par amitié, continuera à être interdit.

Il s’agit d’une conception totale des destinées de la société humaine dans une perspective qui semble avoir, à bien des égards, emprunté aux religions désormais dans leur déclin l’idée apocalyptique d’une fin du monde. Après que la politique ait été remplacée par l’économie*, maintenant celle-ci devra aussi intégrer le nouveau paradigme de biosécurité, auquel tous les autres besoins devront être sacrifiés. Il est légitime de se demander si une telle société pourra encore se définir humaine ou si la perte des rapports sensibles, via le visage, désormais à leur crépuscule de l’amitié et de l’amour, peut être compensée par une sécurité sanitaire abstraite et probablement totalement fictive.

* petite précision, traduire : par « l’économie » réductrice de la prédation (impérialiste). Il ne s’agit évidemment pas de « l’économie de la nature » (Carl von Linné), celle du bien commun !

11 maggio 2020
Giorgio Agamben

 

 

 

 

 

la mort de Little Richard

https://www.huffingtonpost.fr/entry/mort-little-richard-musique-rock_fr_5eb6bd09c5b69c4b317b5095?fbclid=IwAR2dhLHUh1efYcjWiMc3LUZ9OKBfQCEVraOC2-BNZgL2GHCnpYMRgjbGq-Y

 

 

 

avril 2020

 

Le monde d’après

 

Les fantasmes sur un bouleversement économique, donc culturel, commencent à devenir des antiennes : « Plus rien ne sera comme avant ! ». Même ceux qui nous ont enfoncés dans la crise s’y adonnent. Surtout eux, comme pour faire oublier leur vie de malfaisances. Cela leur est d’autant plus facile qu’ils sont les invités préférés des « media ». Qui a dit : « des media de quoi ? ».

 

L’extraordinaire sollicitude à l’égard des victimes du Covid renforce l’illusion. « Extraordinaire« , parce que, en regard, l’absence de toute considération vis-à-vis des victimes de l’effondrement biologique, du bouleversement climatique, des pollutions en pleine croissance (estimation basse à l’échelle mondiale : 8 millions de morts par an pour la pollution atmosphérique), etc., devrait éveiller la méfiance. Car, si la révélation de l’absurdité du système promu depuis la Seconde Guerre Mondiale était en train de modifier des synapses hiérarchiques, pourquoi conduire à la ruine les petits producteurs, les artisans, les commerçants, les restaurateurs, etc., tout en favorisant « la grande distribution » multirisques qui est une machine de guerre de la croissance marchande à l’origine des crises mondiales ?

 

Les gros engraissés par les pillages, les spéculateurs-prédateurs-pollueurs-saccageurs, ceux auxquels nous devons l’expansion rapide de la pandémie et, bien pire encore, l’effondrement biologique et climatique, ont besoin d’encore un peu de temps pour ruiner les petits, les qualitatifs, les durables, ceux qui font l’économie utile et supportable par la planète.

 

Les gros qui drainent l’argent public comme jamais, souffrent d’autant moins de « la crise » qu’ils vont en recevoir encore davantage – de l’argent public ! Certains en profitent pour exploiter, coloniser et détruire encore plus, et faire des réserves en pillant les territoires libérés par leurs rivaux restés à l’échelle de l’écosystème : les petits désormais confinés, et les témoins, les gardes, les militants tout aussi confinés.

 

Razzias des navires-usines dans les zones d’ordinaire occupées par les pêcheurs côtiers contraints à l’arrêt. Saccages industriels en Amazonie. Saccages industriels en Papouasie Occidentale. Saccages industriels partout. Même dans les campagnes françaises sans promeneurs, sans témoins, des haies, des bois, des terres sont dévastés, plus encore qu’à l’ordinaire…

 

Alors, en effet, il est à craindre que rien ne soit plus comme avant après l’épidémie. A tous les échelons du système prédateur du bien commun, on s’emploie à détruire le plus vite possible pour avancer encore d’un cran dans l’engrenage mortifère de la capitalisation.

 

Maritime : même pendant le confinement, Mor Glaz dénonce la surpêche industrielle

https://7seizh.info/2020/03/28/maritime-meme-pendant-le-confinement-mor-glaz-denonce-la-surpeche-industrielle/

 

Pays de la Loire. Des haies détruites « illégalement » pendant le confinement

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/pays-de-la-loire-des-haies-detruites-illegalement-pendant-le-confinement-6812621?fbclid=IwAR3IPvqjRbhKxZ63EW4hR-gBqQni8MpbrBN91hFNVe_HEUvXAgBBQDNv9rA

 

Crise sanitaire : la liste des atteintes à la protection de l’environnement s’allonge

tps://www.fne.asso.fr/communiques/crise-sanitaire-la-liste-des-atteintes-%C3%A0-la-protection-de-lenvironnement-sallonge?fbclid=IwAR2KDEr5HW3tAxe2Sr62SwbwRQrpV6eu8ltqEkeXJJsZEG3YTm8eUThYEKw

 

Les lobbies profitent du coronavirus pour attaquer les lois environnementales et sociales

https://lareleveetlapeste.fr/les-lobbies-profitent-du-coronavirus-pour-attaquer-les-lois-environnementales-et-sociales/?fbclid=IwAR0EkWyia3yRljQ76OgULmX_FbNoBHenTqqa2r1RK7waSRcFxUqyAokbUp4

 

Casse-cailloux : le préfet du Doubs appelle au respect de l’environnement

https://www.lapressedudoubs.fr/casse-cailloux/?fbclid=IwAR0m4S-SD7Jl0F04VCNtkYHq7n0-O_2c5jgdEaL31BfktDNvlC2c_o-nbEY

 

Alerte sur les destructions de la faune en période de confinement

https://www.aspas-nature.org/communiques-de-presse/2020/alerte-sur-les-destructions-de-la-faune-en-periode-de-confinement-lettre-ouverte-a-emmanuel-macron/?fbclid=IwAR0UfPB0MfevdFlfBK6_Njs0mafRvJtH7few1px_w-ua6EZ_iDZMpd0bzsM

 

« Il n’y a plus de limite ! » : au Brésil, la déforestation augmente, conséquence indirecte du coronavirus

En mars, le déboisement en Amazonie a augmenté de 30 % par rapport à 2019, en raison d’une réduction des patrouilles de la police environnementale depuis les débuts de l’épidémie.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/22/au-bresil-la-deforestation-augmente-consequence-indirecte-du-covid-19_6037396_3244.html?fbclid=IwAR3tsVOfeKrh7ksuRsus2egF6Xpn7BZqNrDp23rhyvR4r2ANRKOQFQZh3rw

 

 

 

Démystification du développement capitaliste « durable »

Les origines de cette escroquerie remontent à 50 ans. Au moins.
Cependant le film véhicule une erreur logique et historique : l’écologisme n’a pas « fusionné » avec le capitalisme (!). Le capitalisme a organisé l’escamotage de l’écologisme et son remplacement par ses productions.
Effacer la critique de la croissance marchande (et ses technologies dures) est, depuis les années 60, l’un des objectifs de l’étouffement de la nouvelle gauche écologiste et de son remplacement par des réseaux assujettis au capitalisme globalisé. Les motivations de l’une des parties de la ligue anti-écologiste qui, alors, nous étonnait le plus – « la protection de la nature » – apparaissent clairement dans le film. Derrière le masque vert, les institutions environnementales (et non « écologistes »), tel le Sierra Club* soutiennent le système destructeur et sa culture impérialiste en lui offrant l’apparence d’une caution scientifique et morale.
* le géniteur de Friends of the Earth
Comme il est dit vers la fin, la connaissance de cette histoire est indispensable pour éviter les pièges et choisir les bonnes orientations. C’est bien pourquoi elle est soigneusement dissimulée par une censure qui ne faiblit pas.

 

Une distinction fondamentale pour mieux comprendre : la frontière n’est pas entre renouvelable et fossile, entre solaire et nucléaire, mais entre « technologie douce » à la biosphère et « technologie dure« . Les « renouvelables » illusoires que nous voyons dans le film sont des technologies dures.

Photo d’un numéro de la revue Écologie dans les années 1970. A cette époque on faisait la distinction.

 

Quant à l’escamotage de l’écologisme et son remplacement par les leurres du capitalisme…

 

planetaryecology.com

La Grande Mystification. Des années 60 à aujourd’hui : comment le capitalisme a effacé l’alerte écologiste, la pensée critique et les alternatives

 

 

 

Un virus et, sous le vernis vite craquelé, la grimace totalitaire

Dans le Tarn, une femme de 79 ans a été verbalisée par les gendarmes pour non-respect de « cordon sanitaire » devant un Ehpad. La septuagénaire était venue saluer son mari de 93 ans devant la fenêtre de sa chambre.

Dans un courriel consulté par l’AFP, la préfecture du Tarn a confirmé le bien-fondé de cette verbalisation auprès de la fille de ce couple.

Munie d’une ardoise elle avait écrit quelques mots pour son mari. Elle le faisait tous les jours, quelques minutes, depuis le début du confinement des Ehpad, pour aider mon père à ne pas se laisser glisser dans son monde, à ne pas se sentir abandonné

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/confinement/coronavirus-une-septuagenaire-verbalisee-devant-un-ehpad-ou-elle-venait-saluer-son-mari-6807942

 

 

 

Marchés fermés, tous sans distinction, les populeux désordonnés comme les petits clairsemés et les marchés couverts faciles à sécuriser,

Restaurants fermés, tous sans distinction, sans même étudier les aménagements (simples) qui réduiraient les risques,

Exercices physiques interdits durant la plus grande partie de la journée, et certains rêvent de limitations plus grandes, d’autorisations par les autorités, de pistages électroniques et de coups de tampons encreurs sur le front, 

Interdiction de se rendre dans son jardin, interdiction de « n’acheter que du pain« , interdiction de dire bonjour au travers d’une fenêtre fermée, interdictions toutes plus arbitraires les unes que les autres… + les invitations à la délation !

Mais les supermarchés multirisques grand ouverts, et des centaines de milliers de voyageurs aériens sans le minimum des précautions nécessaires, et le projet de réouverture des écoles, sans doute pour que les enfants disséminent ce que nous avions confiné, etc.

 

Il en faut peu pour que, d’un coup, le vernis du « pays de la liberté et des droits de l’Homme » se craquelle sous la poussée d’une éruption autoritaire. Où est passé le célèbre esprit frondeur, sinon libertaire, des Français ? Comment est-ce possible ? Se pourrait-il qu’il s’agisse d’une métamorphose soudaine ? Avec un minimum d’esprit relativiste ouvert à la diversité et à la complémentarité des désirs, des situations, des compétences, des fonctions, etc. tout irait mieux. Avec un zeste de démocratie aussi. Mais l’infantilisation des « citoyens » (qui ne le sont que quand il s’agit de voter) par ceux qui constituent les hiérarchies responsables de la crise globale, et les dos courbés de trop longtemps…

Le confinement, combien de victimes ? La liberté d’agir de manière responsable est la première. Juste avant les maladies de l’inhibition de l’action.

http://thedentalist.fr/implacable-henri-laborit/

https://www.alasanteglobale.com/laborit.html

 

 

 

 

Les connards qui nous gouvernent
(cela fait un bout !)

 

« Nous ne renoncerons à rien, surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer, surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soir d’été, surtout pas à la liberté » E Macron le 11 mars 2020

Il y a les zéro-managers et, donc, il y a les epsilon-journalistes : ceux qui commencent à crier aux « connards » quand la catastrophe est là. C’est-à-dire un peu tard. D’autres gens criaient aux « connards », depuis longtemps même, mais, Dieu toute cette radicalité ! Toute cette violence ! La démocratie c’est le débat apaisé et loin des extrêmes (qui se touchent). À France Inter, sur Arte, au Monde et à Libération, la raison est le nom de la mission : la violence, c’est pour la populace bornée en ses passions jaunasses, ou les fous furieux de « l’ultra-gauche ». Et puis tout d’un coup, un jour : « connards ».

Par Frédéric Lordon (La pompe à phynance, Les blogs du Diplo, 19 mars 2020)
Par Frédéric Lordon (La pompe à phynance, Les blogs du Diplo, 19 mars 2020)

 

 

 

 

La disparition de Patrick Herman

 

C’est le seul journaliste consciencieux et honnête que j’ai rencontré en plus de trente ans de lutte contre l’amiante. Un authentique lanceur d’alerte, avec le courage, l’intelligence critique et le coeur.

 

Amiante et mensonge : notre perpétuité
2 avril, 16:17
Ban Asbestos France et l’association Henri Pézerat ont la tristesse de vous faire part du décès de notre ami Patrick Herman, lanceur d’alerte, écrivain, journaliste, arboriculteur, l’un des trois fondateurs de notre association.


Ainsi se définissait-il : « Enfant du baby-boom, je suis né en 1948 dans une famille d’enseignants. J’aurais dû m’inscrire dans cette tradition mais, une fois fêtés mes 20 ans au Quartier latin, après avoir exercé comme prof quelques années, je file vers le sud de la France reprendre des terres en friche : je deviens paysan. J’aurais dû me consacrer entièrement à ce travail, mais il fallait réparer une bâtisse entière : je deviens maçon, électricien et couvreur. J’aurais dû terminer rapidement cette maison, mais je prends le train pour Milan, je tombe sur la publication des archives de Seveso et je deviens journaliste. C’était au début des années 1990. Depuis, j’ai collaboré à plusieurs titres et commis quelques livres, notamment sur les saisonniers agricoles. Je travaille en indépendant, je choisis mes sujets et je prends mon temps. »


https://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/HERMAN/8757
Lire son avis de décès : http://www.ban-asbestos-france.com/…/patrick_herman_avis_de…
Lire l’hommage de Jean-Marie Birbès, Président de l’Addeva 81 : http://www.ban-asbestos-france.com/…/hommage_jean_marie_bir…

 

1974-2005 : l’AMIANTE à mort – 1ère partie, par ACG

 

 

 

Le Coronavirus a déjà causé la mort de 60 000 personnes. Cela semble en réveiller quelques-uns, et l’on peut même entendre « C’est le retour de la mort« . Comme si elle nous avait abandonnés !

Quelques données qui soulignent l’étendue de l’impréparation constatée, et, surtout, l’inconscience et l’irresponsabilité générales.

Chaque année, à l’échelle planétaire :

Cancers diagnostiqués > 18 millions

Tabagisme : plus de 7 millions, dont 60 000 en France.

Alcoolisme : 3 millions, dont 40 000 morts en France,

Tuberculose : 1,5 million pour toute la planète,

Automobile : > 1 million 300 000 dans le monde), dont > 3000 en 2019 en France,

VIH : 1 million,

Paludisme : 435 000 décès,

Différentes pollutions : > 8 millions de morts /an au total (8,8 en 2015), près de 800 000 en Europe, dont près de 50 000 en France (> 7000 en Ile-de-France pour la pollution atmosphérique)

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/la-pollution-cause-7-millions-de-morts-par-an-dans-le-monde_123266

 

Amiante : > 200 000 par an (environ 3000 en France)

 

Et puis…

les morts de la pollution des eaux,

les morts et les malades encore ignorés du fait des pratiques agricoles nuisibles et des pollutions chimiques alimentaires,

 

Et encore…

Écocides (depuis la destruction d’une tête de bassin d’un cours d’eau, ici, aux destructions massives de forêts denses de l’Indonésie ou de l’Amazonie),

Dégradation des sols, désertification par les pratiques agricoles nuisibles et l’urbanisation,

Effondrement des populations animales partout (combien ?), etc.

 

Bref, l’effondrement du vivant et le bouleversement climatique (glissements de terrain, inondations, sécheresses…), tout simplement !

+ les ethnocides,

+ les handicapés, les déracinés, les désespérés… innombrables.

 

Mais les chiffres (incomplets) sont juste indicatifs. Il faut encore tenter d’imaginer les réseaux d’interrelations rompus par ces morts et ces destructions. Réseaux d’interrelations, dynamiques d’échanges et de coopérations, autant de sociétés et d’écosystèmes affaiblis par chaque mort provoquée.

 

exploitation de sables bitumineux au Canada

 

Le bilan est épouvantable (propre à susciter la peur), mais il ne suscite à peu près rien.

Presque pas de réaction ! Aucune velléité d’organisation collective, pas de mouvement social durable, surtout en France ! Si peu d’émotion que les lanceurs d’alerte sont toujours censurés (ici même) et tués (pas d’applaudissements pour eux). Guère de mobilisation, pas de confinement pour les auteurs des pollutions et des saccages qui font plus de morts que tous les virus de l’histoire ensemble. Beaucoup plus. C’est, d’ailleurs, fascinant de voir que plus les agressions contre le vivant sont multipliées et moins la prévention des crises qui en résultent est développée. La mort ? Les engrammés dans le système de la marchandise n’en ont pas conscience. Même quand elle frappe des millions d’humains, même quand elle emporte des écosystèmes, ils ne la voient pas. Ils sont dans l’immédiateté et ne perçoivent que ce qui pourrait les frapper dans l’instant. La mort ? Elle est, pourtant, toujours à portée de sensibilité dans cette civilisation dont la principale caractéristique est d’être mortifère.
 
Et encore, j’ai comme l’impression que nos très coûteuses têtes pensantes du système ne comprennent pas que la crise est écologique. Mais peuvent-elles comprendre ?
 
Au contraire, une liberté d’action totale pour les promoteurs de plus de destructions encore (polluants agricoles, plastiques, nano-particules, automobiles surpuissantes, 5G, etc.), même libres de se répandre dans les media pour donner leurs prescriptions de sortie de crise.
 
Au contraire, une liberté d’action totale pour les promoteurs de plus de destructions encore (polluants agricoles, plastiques, nano-particules, automobiles surpuissantes, 5G, etc.), même libres de se répandre dans les media pour donner leurs prescriptions de sortie de crise.
Le comble de la crise du Coronavirus, c’est que, en dépit de sa modestie par rapport aux grands fléaux, les activités les plus nuisibles à la vie en sont stoppées. Prêtes à redémarrer après la fièvre passée.
Combien de vies épargnées par le coup de frein à « l’économie » productrice de pollutions et de destructions ?

 

 

 

 

 

 

 

mars 2020

 

L’OMS sous influence chinoise ?

Comment s’explique son retard au démarrage ? Incompétences croisées ou mutisme organisé devant la désinformation chinoise ?

L’omerta commence à se fissurer :

Le Parisien du 30 janvier : Jusqu’à jeudi, l’OMS n’avait pas décidé de décréter une urgence sanitaire mondiale. Ce qui avait entraîné la suspicion de pressions exercées par la Chine.

http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-cinq-minutes-pour-comprendre-le-fonctionnement-de-l-oms-30-01-2020-8248665.php

 

L’OMS, la pandémie et l’influence chinoise : un premier bilan

https://www.institutmontaigne.org/blog/loms-la-pandemie-et-linfluence-chinoise-un-premier-bilan

 

Le coronavirus poursuit son expansion, l’OMS défend la Chine

le 7 février : On en est désormais à plus de 31 000 cas et 636 morts. Parmi les victimes, on a appris le décès de Li Wenliang, l’un des tout premiers médecins à avoir alerté sur la maladie. C’est en tout cas ce qu’indiquent plusieurs médias chinois. Li Wenliang avait aussitôt été sanctionné par Pékin qui l’avait réduit au silence. À Genève, l’OMS dit déplorer sa mort mais maintient que la Chine n’a rien caché dans ce dossier.

http://www.rfi.fr/fr/europe/20200207-coronavirus-oms-d%C3%A9fend-chine

 

Le pays qui a le mieux combattu le coronavirus est tenu à l’écart de l’OMS par la Chine

https://www.lalibre.be/international/asie/la-chine-tient-a-l-ecart-de-l-oms-le-pays-qui-a-le-mieux-combattu-le-coronavirus-5e751782d8ad582f31c77b64

 

Ceci explique cela :

Pékin utilise son pouvoir économique et diplomatique pour attaquer avec une intensité inédite les mécanismes internationaux de protection des droits humains

https://www.medias24.com/filafp/afp-152946-human-rights-watch-denonce-une-offensive-mondiale-inedite-de-pekin-contre-les-droits-humains.html

 

 

Manu Dibango "Soul Makossa" – 1973

DISPARITION. Le saxophoniste d'afro-jazz Manu Dibango est mort à l'âge de 86 ans du coronavirus. On réécoute son tube "Soul Makossa" interprété sur le plateau de l'émission "Rond point des chants" en 1973.

Gepostet von Ina.fr am Dienstag, 24. März 2020

 

How the Virus Got Out

The most extensive travel restrictions to stop an outbreak in human history haven’t been enough. We analyzed the movements of hundreds of millions of people to show why.

https://www.nytimes.com/interactive/2020/03/22/world/coronavirus-spread.html

 

 

La Chine réécrit déjà l’histoire du coronavirus de Wuhan

Devenue aux yeux du monde l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 partie de Wuhan, la Chine s’est lancée depuis une semaine dans une campagne internationale visant à effacer de la mémoire collective, en Chine et dans le monde, l’origine et la nature chinoise du virus.

https://www.la-croix.com/Monde/Asie-et-Oceanie/Chine-reecrit-deja-lhistoire-coronavirus-Wuhan-2020-03-09-1201082887

Le pouvoir chinois souhaite faire oublier l’origine du coronavirus

Depuis plusieurs jours, les autorités chinoises martèlent un nouveau message concernant le Covid-19: il ne serait pas prouvé que le virus a débuté en Chine. Le Parti communiste a mis son bureau de la propagande en alerte pour corriger une information peu flatteuse envers Pékin.

https://www.rts.ch/info/monde/11159819-le-pouvoir-chinois-souhaite-faire-oublier-l-origine-du-coronavirus.html

 

 

A l’origine du corona-virus comme de beaucoup d’autres, la croissance du système de la marchandise et l’écocide

Les autorités ivoiriennes ont incinéré devant la presse, mardi à Abidjan, plus de 3,5 tonnes d’écailles de pangolin, mammifère le plus braconné au monde. Ces écailles avaient été saisies lors de diverses opérations en 2017 et 2018 et ont conduit à l’arrestation d’une vingtaine de personnes.

« C’est un trafic international qui a été démantelé. (…) Nous luttons contre le braconnage mais aussi le trafic illicite des espèces protégées », a affirmé le ministre des Eaux et Forêts Alain Richard Donwahi, après avoir mis le feu à un des quatre bûchers. « L’écaille de pangolin est très recherchée dans la médecine traditionnelle chinoise (…) et au Vietnam notamment. En Asie, le prix peut aller jusqu’à 1.000 dollars le kilo », explique Rens Ilgen, coordinateur de l’ONG américaine Eagle, qui a participé aux opérations.

https://www.20minutes.fr/monde/2732399-20200304-cote-ivoire-saisie-35-tonnes-ecailles-pangolin-incineree-autorites

 

 

L’Italie sera bientôt la porte d’entrée des routes de la soie en Europe

Le président chinois Xi Jinping arrive ce jeudi en Italie pour une visite d’Etat de quatre jours à l’issue de laquelle il signera un protocole d’accord.

https://www.lesechos.fr/monde/chine/litalie-sera-bientot-la-porte-dentree-des-routes-de-la-soie-en-europe-1002366

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/la-chine-utilise-les-routes-de-la-soie-pour-affaiblir-leurope-996431

 

C’était en mars 2019. Le résultat n’a pas tardé à se manifester !

 

 

 

Jeunisme, angélisme et irréalisme politique

Dans une tribune qui vient d’avoir les honneurs de Libération le 5 mars 2020, un probablement jeune croit voir se produire le prodige d’une « mobilisation de la jeunesse pour le climat » (Traumatisme écologique : le nouveau mal du siècle). Et de souligner avec raison que les jeunes n’ont, maintenant, plus guère de perspectives d’avenir, mais bien plutôt des raisons de déprimer :

« (…) entrevoir l’avenir est devenu brutal, violent, et presque désespérant : les enfants d’aujourd’hui, nous, la jeunesse, nous ne savons même pas si nous aurons un futur. Nous ne savons même pas si nous allons mourir de vieillesse. Nous ne savons même pas combien de temps il nous reste.« 

« La catastrophe écologique, telle qu’elle s’annonce aujourd’hui, remet en question toutes les façons qu’ont les enfants d’imaginer leur futur. (…) Impossible de se construire sereinement quand l’avenir est menacé, et quand on apprend qu’il faudra se battre pour avoir le droit d’en jouir. Pour simplement avoir le droit à un futur. Et quand on comprend tout cela à 25 ans ou 30 ans, alors on a les armes pour y répliquer psychologiquement.« 

https://www.liberation.fr/debats/2020/03/05/traumatisme-ecologique-le-nouveau-mal-du-siecle_1780715

 

Cependant, il oublie – enfin, il ne doit pas savoir que la situation était comparable dans les années soixante, pour les plus conscients, quand l’alarme planétaire a été lancée. La catastrophe, nous la percevions déjà et nous savions que nous devions nous battre pour simplement éviter le pire – nous battre pour la survie ! L’ennui c’est que nous n’étions ni entraînés ni armés pour descendre dans l’arène affronter un ennemi inconnu. Différence de taille : nous croyions avoir encore des raisons d’espérer pouvoir réorienter le système mortifère. Quelle erreur ! Les innombrables alliés de celui-ci nous ont cassé les reins pour pouvoir faire tranquillement toujours plus de profits en dévastant tout. La situation actuelle est, en large part, le résultat de ce sabotage.

« Vivre dans l’incertitude permanente, dans la peur du lendemain et dans l’obligation de se battre pour chaque minute supplémentaire n’aide évidemment pas à un développement apaisé dans la vie. » ajoute Noé Gauchard. Très très nombreux sont ceux, de tous âges, qui ont connu cela, et depuis longtemps.

En lançant un appel aux « adultes », Noé oublie juste un petit quelque chose. Les anciens appelaient cela « la lutte des classes« . Très simplement, la fièvre du profit et du pouvoir capitalisé occupe encore une grande partie de l’espace mental de beaucoup, beaucoup d’adultes et aussi de jeunes. Et, contrairement à ce que nous avions naïvement cru, comme Noé, ces gens-là sont toujours verrouillés et plus puissamment organisés que jamais pour interdire toute évolution.

 

 

 

 

février 2020

 

La dictature syrienne et le régime de Poutine accroissent chaque jour l’abîme ouvert par la trahison d’Obama

Syrie : au moins 33 soldats turcs tués près d’Idleb, Erdogan annonce des représailles contre le régime de Bachar Al-Assad

« Les experts considèrent que ce qui s’est passé aujourd’hui à Idlib n’a pas d’équivalent pendant les neuf dernières années, date à laquelle la guerre civile a commencé en Syrie. Vous avez 3,5 millions de personnes qui habitent à Idlib, déjà 950 000 qui sont parties sur la route de l’exil, la situation est désastreuse », déplore-t-il. Et si on ne meurt pas des bombes, on meurt du froid ? « Il fait très froid et il y a déjà eu des centaines d’enfants qui ont perdu la vie à cause du froid, du manque de produits sanitaires, du manque de médicaments. On n’a pas eu de situations équivalentes depuis la Seconde Guerre mondiale », avance Ardavan Amir-Aslani.

https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/offensive-turque-en-syrie/syrie-au-moins-29-soldats-turcs-tues-dans-la-province-d-idleb-erdogan-annonce-des-represailles-contre-le-regime-d-al-assad_3844711.html

 

Et toujours pas d’interdiction aérienne !

Une zone d’interdiction aérienne aurait évité bien des malheurs

https://www.eurotopics.net/fr/151537/l-otan-critique-l-intervention-russe-en-syrie

 

rappel des faits…

Guernica, Grosny, Srebrenica, Gaza, Alep… 
La révolution trahie 

Le monde immonde des « démocraties » occidentales montre chaque jour davantage son inanité et sa duplicité

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/la-syrie-martyre-pour-lexemple.html

 

 

 

Michel Charasse s’éteint

Il a eu un très grand mérite : le refus de « la grande distribution ». Et la ville qu’il a su ainsi protéger a conservé sa vitalité (ci-dessous)

Puy-Guillaume, les idéaux du village
Michel Charasse, tel Astérix en son village gaulois. avait l’énergie d’un Don Quichotte et s’est battu contre les moulins non imaginaires d’une terrible machine à broyer la sociabilité urbaine : la grande distribution. Monuments de la schizophrénie nationale, les supermarchés se sont employés, avec la complicité des politiques, à gommer des territoires tout ce qui fabriquait de la diversité et ce qu’on appelle aujourd’hui de l’authenticité. Déversant dans les provinces les plus reculées des produits désaisonnalisés, essentiellement industriels, au simple motif d’un pouvoir d’achat qui a coûté la vie à des milliers de PME et des artisans, ils ont planté des hangars hideux aux périphéries des bourgs et villes, étalé leurs parkings et leurs enseignes criardes
http://www.liberation.fr/…/puy-guillaume-les-ideaux-du…

 

 

 

Encore un de la nouvelle gauche qui s’en va !

En 1974, Graeme Allwright avait répondu à l’invitation de Hervé le Nestour et avait chanté gracieusement pour les écologistes

Graeme Allwright - L'étranger
Graeme Allwright – L’étranger

 

 

 

Juste un peu d’info sur l’un des immondes trafics à destination de la Chine…

http://www.slate.fr/…/animaux-chine-marche-ecailles…

 

…et encore : Le Vietnam saisit plus de 5 tonnes d’écailles de pangolin cachées dans des containers
Le gouvernement vietnamien a annoncé la saisie de 5,26 tonnes d’écailles de pangolin découvertes cachées dans des containers de noix de cajou dans le port de Cai Mep. Les écailles étaient en provenance du Nigéria et se dirigeaient probablement vers la Chine où la demande s’est accrue.

Ces dernières années, le trafic de pangolin s’est considérablement accru en Asie et notamment en Chine, où l’on prête à ses écailles de nombreuses vertus médicinales et où sa chair est considérée comme un mets délicat. Alors que plusieurs pays ont renforcé leur vigilance pour freiner les importations illégales, les saisies se sont multipliées ces derniers mois et les chiffres font froid dans le dos.
https://www.geo.fr/…/le-vietnam-saisit-plus-de-5-tonnes…

 

 

 

Virus chinois : la faute à la victime

Des chercheurs chinois ont identifié le Pangolin comme transmetteur du coronavirus. Ici même, les commentaires ont aussitôt dérivé, faisant du Pangolin un bouc émissaire de toutes les fautes ayant créé la maladie. Par exemple, un titre du Figaro : Coronavirus : le pangolin serait l’animal coupable

Coupable ! Alors que, principalement du fait d’un immonde trafic, il est partout pourchassé, torturé et menacé d’extinction, et que ce sont précisément ces violences qui ont fait voyager le virus.

 

« Le pangolin est l’animal victime du plus grand trafic planétaire« . C’est le message alarmiste qu’à lancé John Scanlon, chef de la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées d’extinction

https://www.franceculture.fr/sciences/pangolin-vers-la-fin-dun-trafic-mondial

Liberté d’entreprendre n’importe quoi, système de la marchandise en goguette, sans interdit ni limite, réification générale du vivant, sont les bases du capitalisme qui a été imposé partout en dépit des alertes et propositions alternatives.

Un mépris du vivant de plus, une prédation de trop, une multiplication d’erreurs et d’ignominies de plus en plus grandes, une circulation de marchandises et de voyageurs toujours plus rapide, et hop, la grande économie par le petit bout de la lorgnette se montre telle qu’elle est : inadaptée et ridiculement fragile. Capable, à la fois, d’anéantir les pollinisateurs, de faire fondre les calottes polaires, et de créer des pandémies mondiales. Merci à toutes les forces marchandes et politiciennes d’y avoir contribué sans compter !

https://www.iarc.fr/wp-content/uploads/2018/09/pr263_F.pdf

 

 

article de mars 2019

« Pourquoi le monde a-t-il abandonné ?
Pourquoi son terrible silence ?
Pourquoi nul ne se préoccupe-t-il de nous ?
Pourquoi personne n’est-il solidaire de notre destin ?
Sommes-nous sans valeur ?
Sommes-nous seulement des numéros ?
Qu’arrive-t-il au monde ? »

Tel était, il y a quelques jours, le message de Fared, citoyen journaliste et photographe syrien, de la province d’Idlib. Et ce message, il avait été répété maintes fois depuis le début de la guerre d’Assad contre son peuple, et plus encore depuis les massacres de Homs, de la Ghouta, de Deraa et le siège puis la chute d’Alep.

https://theconversation.com/debat-en-syrie-le-silence-ne-doit-pas-recouvrir-les-crimes-commis-a-idlib-113701

 

 

 

Bernard Charbonneau, ce pionnier méconnu de l’écologie française, mais victime, lui aussi, de l’entrisme capitaliste

Au sein du personnalisme, Charbonneau voulait faire du « sentiment de la nature » ce qu’avait été la conscience de classe pour le socialisme. Selon ses propres mots, « la synthèse entre un progrès indéfini de la liberté et une croissance sans fin du confort est une utopie ».

La guerre vient ruiner ses espoirs de changement et il lui faut attendre le greenrush des années 1970 pour donner de la voix, dans les colonnes de La Gueule ouverte, Combat nature, Réforme et Foi & Vie.

https://theconversation.com/bernard-charbonneau-ce-pionnier-meconnu-de-lecologie-francaise-130094?fbclid=IwAR38szBHsFiX_XoS7GjXm9ZQxAthxiGz8KccJ9YJM5Mhb0AM-FSCxNTwx18

Bernard Charbonneau était l’un de ceux qui savaient ce qui nous était soigneusement caché. Lanceur précoce et longtemps incompris de l’alerte écologiste, son parcours est très révélateur. Il s’est lâché un peu dans La Gueule Ouverte n° 21 :

(…) Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte (l’opposition à la société industrielle) ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée.

C’est en 1970, année de la protection de la nature que tout a été brusquement mis en train par la caste dirigeante. On peut parler d’un véritable « feu vert » donné cette année-là à la critique de la pollution et de la destruction de la nature. Jusque-là, aveugles au ravage qui s’étendait depuis au moins dix ans devant leurs yeux, les Français le découvrent sur l’écran de « La France défigurée », la presse prend le relais, du Figaro au Monde, qui inaugurent la rubrique « Environnement », que confirme la création d’un ministère. Chaque grande maison d’édition ou revue a son secteur écologique.

L’« environnement » devient soudain source de notoriété et de places. Les intellectuels (qui sont de gauche comme la banque et l’industrie sont de droite), à la suite de l’Amérique représentée par Ivan Illich, découvrent les problèmes de la société industrielle qu’ils s’étaient obstinément refusés à se poser. Et Morin, Domenach, Dumont, etc. se convertissent à l’écologie.

(…)

Même Georges Pompidou s’est fendu d’un discours environnementaliste le 28 février 1970, à Chicago

Bernard Charbonneau connaissait la nouvelle gauche écologiste. Il s’adressait à elle en écrivant dans l’un de ses journaux et, toujours dans cet article de juillet 1974, il montre qu’il l’appréciait :

« Nouveauté des thèmes, marginalité, spontanéité du mouvement, ce sont là les signes d’une véritable révolution (rupture dans l’évolution) en gestation« .

Et, pourtant, il l’accuse d’ambiguïté, d’être capable de régénérer « le gouvernement, l’économie, la morale, l’armée et la police« , comme d’autres « mouvements d’opposition et même des révolutions » ! Cependant, il dit aussi : « l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée« , montrant qu’il ne fait pas clairement la différence entre le mouvement social et la manipulation de la caste dirigeante. C’est très révélateur des contradictions qui déchiraient un Bernard Charbonneau partagé entre la nouvelle gauche écologiste et un « collège invisible de l’écologisme« . Celui-ci n’avait pas pour fonction d’organiser des cérémonies bucoliques au clair de Lune. Il était une authentique société secrète attestée par plusieurs de ses membres. Baptisé Diogène (!), ce « collège » avait été très très discrètement réuni dès avant la fin des années 60, probablement dès 68, pour coiffer et prendre le contrôle du mouvement. Pourquoi « probablement dès 68 » ? Parce que 68 avait été un grand traumatisme pour « la caste dirigeante« , et qu’elle avait immédiatement déployé tous les moyens capables d’endiguer la marée des remises en cause ; ce que Pierre Grémion, un collaborateur des réseaux d’influence du capitalisme, appelle « la résistance partagée à la nouvelle gauche« . Il y mentionne particulièrement les « mendésistes atterrés par la démagogie sans limite de Mai 68 » (sic), Intelligence de l’anticommunisme. Le Congrès pour la liberté de la culture à Paris 1950-1975, page 602. Mendésistes dont, en effet, nous n’allions pas tarder à faire la connaissance.

Diogène est devenu Ecoropa quelques années plus tard. Malgré un manifeste (ultra-confidentiel) qui proclamait vouloir « promouvoir une démocratie écologique dans une Europe régionale et fédérale« , dans l’exact prolongement de Diogène, Ecoropa se distinguera dans la censure et l’élimination des écologistes pour soutenir Brice Lalonde, son monde de purs capitalistes, et la politisation – politicienne – de l’écologisme. Logique, le réseau réunissait de bons capitalistes de bonne culture élitiste unis dans la crainte des écologistes de la nouvelle gauche des années soixante, laquelle mobilisait contre elle, depuis plusieurs années, le ban et l’arrière-ban de l’appareil de la guerre économique mondiale. « Guerre économique« … soyons clair, il ne s’agit pas d’une simple formule de style. C’est un authentique conflit, tout aussi déloyal que les autres, mais avec des moyens apparemment moins brutaux. La finalité est la même : réaliser des profits équivalents, voire plus, que la guerre classique.

C’est au sein de ce Diogène et dans ses coulisses que les opérations d’étouffement et de récupération de l’écologisme* ont été décidées. Ainsi, l’agression du 23 juin 1972. Cela, Charbonneau devait l’ignorer.
* de son image seule, et encore; comme le faisait le PSU en s’efforçant de singer la nouvelle gauche.

Charbonneau s’est approché de la nouvelle gauche écologiste, mais il n’a pas vraiment communiqué avec ses acteurs. Il n’a transmis aucune information utile aux personnes et aux groupes, et est resté élitiste et distant vis à vis d’eux (sans doute a-t-il été trompé sur leur identité). Il a surtout accordé son attention au grouillement des dominants (« la caste dirigeante » dit-il) alertés par le mouvement mondial de contestation, et organisant fébrilement des contre-feux. Né en 1910 et proche de plusieurs acteurs de l’opération, Charbonneau était beaucoup mieux placé que nous pour voir la mise en place du dispositif de manipulation de l’opinion. Il en était tellement familier qu’il semblait croire que tout le monde était informé comme lui :

« Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte (…) ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée« .

Oublier… nous ne savions rien ! Il ignorait donc le désarroi de ceux auxquels il s’adressait et lui-même ne savait rien, ou trop peu, des manipulations qui étaient en train d’étouffer « l’opposition à la société industrielle« – la nouvelle gauche – en lui substituant des ersatz compatibles avec le système destructeur du vivant. Sinon, comment expliquer qu’il attribuait « l’éveil de l’opinion » à cet éteignoir (!) et informait (en regrettant de n’y être pas associé) plus qu’il ne dénonçait ? Il aura pris les manoeuvres de récupération et de substitution (une technique du contre-feu) pour des tentatives de stimulation par le haut ! Mieux encore : cajolé par ses faux amis passés au néo-capitalisme, il n’allait pas tarder à rejoindre l’imposture plutôt que d’aider les écologistes à lui résister. C’était raté pour la « véritable révolution (rupture dans l’évolution) en gestation » !

Il semble que Bernard Charbonneau n’ait jamais compris à quel point il avait été manipulé par la caste dirigeante. On peut se poser la même question vis à vis de l’un de ses amis : Jacques Ellul. En effet, quel rapport entre…

« Quel dieu veut-on servir ? Celui de la Technique, de l’Économie et de l’État, le Dieu Efficacité qui réduit l’homme au rang des objets qu’il consomme ?« ,

ou : « Plus que jamais, chacun doit choisir entre la puissance et la liberté » (Vivre et penser la liberté)

…et sa participation au même « collège invisible de l’écologisme » ? Se peut-il qu’il n’ait pas su, pas même deviné, qu’il avait rejoint le parti de la puissance réificatrice de toute chose ?

1974 07 – Le « mouvement écologiste », mise en question ou raison sociale, par Bernard Charbonneau

 

 

 

Bali île paradisiaque? 70 000 chiens sont massacrés et servis à des touristes

 

 

 

janvier 2020

 

À propos du nouveau virus chinois

 

En Chine, habituellement, les épidémies ont, avant tout, pour origine un mépris absolu du vivant où s’illustrent beaucoup de Chinois et d’autres asiatiques : aucune empathie et réification totale garantie. 

 

Torturant et mangeant quantité d’animaux sauvages de toutes origines (ou les utilisant dans des médications fantaisistes), ils brisent les frontières biologiques entres espèces et, donc, libèrent et font circuler des virus exotiques pour les humains*.

* à l’origine du VIH, on trouve aussi d’invraisemblables violences infligées aux Chimpanzés et Bonobos, mangés (!) ou trucidés par centaines dans des laboratoires médicaux.

 

Cela s’ajoute aux conditions d’élevage des animaux destinés à la boucherie – encore plus cauchemardesques qu’ici.

 

Aujourd’hui, la libération des virus est d’autant plus dangereuse que les marchandises et les personnes circulent vite, beaucoup trop vite, et sans contrôle. Ainsi, le chantier des « routes de la soie » porté par le système de « la croissance marchande » est-il, à tous points de vue, une aberration écologique et sanitaire.

http://www.respect-animal.ca/fr/animaux-chiens-chats-asie.html

https://one-voice.fr/fr/blog/a-yulin-les-veterinaires-decouvrent-que-les-chiens-ne-sont-pas-des-objets.html

 

 

 

Amiante et autres, bien sûr, la répression des lanceurs d’alerte continue

Comme avant-hier, comme hier, ceux qui osent dévoiler les situations dangereuses sont immédiatement passés à la moulinette

Trois salariés de Verallia parmi ceux qui ont alerté la presse au sujet d’une pollution à l’amiante sur le site de l’entreprise ont été mis à pied

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/saone-et-loire/chalon-sur-saone/verallia-lanceurs-alerte-ont-ete-mis-pied-1773237.html?fbclid=IwAR0FVwctNpboD0f0O8XMzZloslsGk3RdQDU7zdaItEMTNO8S64qHA5SKAiQ

 

 

 

De la prédation politique à la prédation sexuelle

Christian Lehmann a tenté d’alerter plusieurs fois sur « ce prédateur, cet ogre » mais s’est heurté à « une clique littéraire fascinée »

VERBATIM – Depuis trente ans, le romancier et médecin Christian Lehmann alertait en vain sur les agissements de Gabriel Matzneff. Il raconte.

 

 

 

Un « éditorialiste politique » dévoile son ignorance politique

Thomas Legrand de France Inter dit souvent des choses bien étranges quand il s’aventure à parler d’écologisme (deux ou trois mentions ci-dessous). Manifestement il ne connaît pas le sujet. Son intervention de ce jour (lundi 13 janvier 2020, à la fin du Journal de 13H) explique tout. Il a ressorti deux bobinos sur des interventions électorales de… Brice Lalonde à la fin des années 1970. Lalonde qui, quelques années auparavant, avait plus que contribué, avec une bande très bien organisée*, à étouffer et vider la nouvelle gauche écologiste de sa substance pour la remplacer par un amuse-gogos beaucoup plus favorable au néo-capitalisme.

* Diogène, un « collège invisible de l’écologisme » qui préparait le remplacement de la nouvelle gauche par de pâles fac-similés très conciliants avec le système mortifère, sous la houlette de Denis de Rougemont (Cultural Congress Freedom, International Organizations Division de la CIA, bref les services du capitalisme en conquête mondiale)

 

L’éditorialiste politique de France Inter ignore, donc, tout de ce qui a précédé et prend la vessie pour la lanterne.

https://www.franceinter.fr/emissions/les-bobinos-de-thomas-legrand/les-bobinos-de-thomas-legrand-13-janvier-2020

 

 

 

MATZNEFF et la grande compagnie des prédateurs

Se revendiquer de ce que l’on veut confisquer ou détruire est une vieille technique entriste très largement appliquée, en particulier depuis 68. On lui doit l’effacement à peu près complet du mouvement des alertes, des alternatives et de l’émancipation (la nouvelle gauche née dans les années soixante), et de sa culture politique,

Comme d’habitude, ceux qui n’ont épargné aucun effort pour tuer le mouvement font l’amalgame entre ce qu’ils ont souillé et leurs turpitudes. Pour qu’il n’en reste rien.

Même opération qu’il y a 19 ans :

2001 – La liberté démasquée, par ACG

 

 

 

 

L’affaire Matzneff et ce qu’elle révèle

Quand des intellectuels français défendaient la pédophilie

https://www.franceculture.fr/societe/quand-des-intellectuels-francais-defendaient-la-pedophilie

rappel, il y a déjà 19 ans :

2001 – La liberté démasquée, par ACG

L’exhumation de quelques déjà vieux documents nous a rappelé que certains (et non point un seul) avaient à ce point perdu le sens commun qu’ils avaient pétitionné pour le commerce sexuel avec les enfants ou s’étaient, des années durant, vantés de l’avoir tutoyé. Même s’il ne s’agit que d’une bien étrange forfanterie, l’affaire est bien plus révélatrice que ne l’ont dit les commentateurs. Il semble surtout qu’il reste beaucoup à découvrir sur l’opération qui a utilisé le mouvement de l’émancipation (l’aspiration à la liberté enrichie par le partage) pour faciliter le glissement vers le libéralisme du renforcement de la prédation (la liberté de l’individu contre les autres). Une indication : l’injonction « Il est interdit d’interdire » était complaisamment véhiculée par des « intellectuels » autoproclamés* qui s’étaient illustrés dans le saccage du mouvement social. Logique, c’est typiquement une injonction ultra-libérale.

* aussi des journalistes, des éditeurs, des media, des politiques… à peu près tous gens qui participaient non pas seulement à la censure, mais à l’étouffement de la nouvelle gauche.

 

 

 

décembre 2019

 

La « transition écologique » remise à trop tard

Loi anti-gaspillage : les ambitions écologiques du gouvernement remises à plus tard

Le projet de loi anti-gaspillage recule recule recule… jusqu’à 2040

https://www.europe1.fr/societe/gaspillage-le-projet-de-loi-recule-sur-la-consigne-et-les-plastiques-a-usage-unique-3936154

Comme c’est étonnant !

comment en sommes-nous arrivés là ?

1971 : Tir de barrage contre la dénonciation du « tout-jetable », par ACG

et grâce à qui ?

 

 

 

novembre 2019

 

Il y a 34 ans, René Barjavel nous quittait

Il avait participé à la Semaine de la Terre. Il était un de la nouvelle gauche. Mais cela a été oublié.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Barjavel

1971 – La Semaine de la Terre

 

 

 

Adults in the room

film de Costa Gavras

avec Christos Loulis, Alexandros Bourdounis, Ullrich Tukur…

C’est le récit détaillé de l’assassinat économique et culturel de la Grèce par l’Europe de l’ultra-capitalisme libéré de toute régulation. On y voit toutes les vedettes connues, sans les masques qu’ils exhibent habituellement. Faux « travaillistes« , comme le président de l’Euro-Groupe (Jeroen Dijsselbloem), faux « socialistes » (comme Sapin et Macron, etc.). Si faux-jetons, si insensibles au bien commun, donc au vivant, voire mal-comprenants, que Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, en paraît plus humain ! Une bande de prédateurs à la curée.

A voir absolument pour mieux déchiffrer le récit fleuri que l’on nous raconte, et deviner le sens des « réformes » indispensables faites pour notre bien.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Adults_in_the_Room

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=272251.html

 

 

 

Folie furieuse : les Calaos menacés par la destruction des forêts et par un trafic

The Helmeted Hornbill Is a Living Treasure—and That’s a Problem.

Over the last decade, Helmeted Hornbills have experienced a dramatic increase in poaching for their casque, which is carved into luxury objects similar to elephant ivory. In addition, loss of old-growth forests, required for nesting hornbills, further threatens this species, and as a result it leapt from Near Threatened to Critically Endangered in 2015.

In the remote old-growth forests of Southeast Asia lives the Helmeted Hornbill—a spectacular bird with an immense bill that seems like a work of art. Sadly, those ivory-like casques have spurred a wave of poaching that is driving the species toward extinction.
Photojournalist Tim Laman documents intimate details from their nests and a growing movement to stop the illegal trade.

 

 

 

les media se réveillent

Transition écologique : créer un groupe de transition sur son territoire

Comment agir sur son territoire pour mettre en œuvre la transition écologique ? Grégory Derville présente de façon concrète les outils à disposition des citoyens qui souhaitent se lancer dans la création de structures collectives : repair café, AMAP, magasin coopératif, monnaie locale…

https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-13-novembre-2019

 

Comme voulaient le promouvoir les écologistes de la nouvelle gauche il y a 50 ans et plus… Juste avant de se faire casser par les gauchistes germanopratins, les socialistes retournés et les capitalistes réunis.

Justement, voici le complément d’une expérience locale de plus de 50 ans, avec propositions multiples, toutes rejetées et, depuis, vilipendées : 

1960 2018 – Eau, têtes de bassin versant, biodiversité, patrimoine, etc., plus de 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

 

 

 

 

 

Organisation de la désertification et ruine des commerces, ça continue

Jany Blanc se sent abandonné depuis la fermeture de son commerce en 2013. « Moi je tiens le coup, je suis gaillard. Mais il y en a qui se suicident après ça. Donc je fais cette marche pour eux », explique le retraité de 64 ans. Il veut aussi alerter les pouvoirs publics face à la désertification des campagnes. « Je suis en colère. On laisse crever les communes rurales », s’agace Jany Blanc. 

Jany Blanc, devant son commerce fermé depuis 2013

 

« Je suis arrivée il y a 11 ans. La rue Grande était pleine de commerces. Là, il y en a au moins 10 qui ont fermé », explique Claudine. Cette habitante regrette presque son installation. « Plus ça va, pire c’est. C’est général, dans tous les petits bleds. Les jeunes ne veulent pas venir dans les campagnes. C’est dommage »,

« Dans 10 ans, il n’y aura plus de commerce dans Châtillon-sur-Indre à ce rythme-là », s’inquiète cette professionnelle installée depuis trente ans. « On a deux commerces comme Intermarché qui ont englobé tous ceux qui ont fermé. Le problème est là aussi », conclut-elle.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/chatillon-sur-indre-une-marche-pour-denoncer-la-mort-des-petits-commerces-dans-la-ruralite-1572603414

Souvenirs essentiels

En parallèle avec la ruine de la paysannerie, le développement de « la grande distribution » a été organisé, planifié dès l’avènement de la 5ème République (commissions Rueff, Pinay, Pompidou, etc., et Circulaire Fontanet 1960). Cette brillante politique a été aussitôt soutenue par « la gauche » de la conversion au capitalisme : mendésisme puis Deuxième Gauche (Nouvel Observateur, PSU, gauchistes recyclés, etc.). Un amour qui ne s’est jamais démenti. Le gouvernement « socialiste » des années 1980 a même réussi la prouesse de doubler les hypermarchés entre 1981 et 1988.  

 

 

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