Charles Boos, dit Jean Christian (son pseudonyme adopté durant la guerre de 1939-1945 et devenu par la suite celui du journaliste et de l’écrivain) est né à Mietesheim, Bas-Rhin, le 2 avril 1920. Il a enseigné à Aix-en-Provence, Bellac, Bou-Bérak (Algérie), Chauvigny, et Strasbourg-Robertsau. Délégué rectoral de la Mission Jeunesse alsacienne et lorraine à la Libération, il a été journaliste à L’Alsace à Mulhouse de 1945 à 1950.

 

Secrétaire administratif des coopératives scolaires du Bas-Rhin, il a été le très actif Secrétaire Général de l’Institut des études coopératives à Paris, également animateur de la Revue des Études Coopératives. C’était un passionné, un pilier de la culture coopérative, une expérience aussi longue que remarquable, et une mémoire du mouvement. Il fut mon mentor en matière de coopération.

 

Sans doute gênait-il, car, en 1970, il a été viré sans ménagement, puis effacé de l’historique officiel, et remplacé par un simple cadre administratif sans aucune culture coopérative. À lui seul, ce méfait signe l’effacement du Mouvement Coopératif sous les manœuvres de la conquête capitaliste :

1971 : Les COOP et le Mouvement Coopératif rejettent le bio, en s’effondrant sous l’entrisme capitaliste – par ACG

 

Il est particulièrement révélateur que Charles Boos ait été effacé de l’histoire officielle du mouvement coopératif, la méthode habituelle pour dissimuler la dénaturation d’un mouvement social par le capitalisme.

 

Charles Boos a encore été :

– président de l’Institut bas-rhinois de l’Ecole moderne-pédagogie Freinet.

responsable du service éditions des Dernières Nouvelle d’Alsace à partir de 1977.

critique littéraire et critique d’art aux Affiches-Moniteur paraissant à Strasbourg.

Secrétaire général de la Société des écrivains d’Alsace et de Lorraine de 1971 à 1975, puis président de cette même Société.

– vice-président de la Fédération nationale des associations d’écrivains de France depuis 1980.

– membre de nombreux conseils d’administration dont ceux de Musique et Culture et de l’Institut des arts et traditions populaires d’Alsace.

Et il a été décoré Chevalier des Palmes académiques, des Arts et Lettres, de l’ordre du Mérite de la République italienne, médaille d’argent de l’Éducation Nationale et de la Renaissance Française.

 

Charles Boos, alias Jean Christian, publia quatre recueils de poèmes après la guerre, puis un roman, La vitre embuée, 1949. Longue interruption dans la création littéraire qui reprendra après un accident de voiture survenu en 1975, quand il publia successivement : La secousse, récit d’un accident ; Le coup de pioche, échos d’un récit, et quatre recueils de poèmes : Les nappes du soir, Des bouts de papier, L’eau du silence et Un édredon mauve. Il a contribué à L’Alsace de 1900 à nos jours, sous la direction de Philippe Dollinqer, 1979.

 

d’après une note de la Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace

https://www.alsace-histoire.org/netdba/boos-charles/

 

Archives de l’Institut Coopératif de l’École Moderne (ICEM)

https://www.icem-pedagogie-freinet.org/recherche/adultes-archives/results/taxonomy%3A6265

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