20 août 2011

Une réponse écologiste à la crise financière
Le marché détruit aussi l’environnement

La seule réponse durable à la tourmente financière que nous vivons et la remise en cause des fondamentaux du capitalisme néolibéral est de nature écologiste.

La dilapidation du patrimoine collectif et des biens publics, la pollution généralisée accompagnée d’une destruction des ressources nécessaires à notre propre vie, la remise en cause des progrès de la santé humaine par notre mode de vie et de consommation viennent de la mainmise de très grands intérêts économiques sur les choix collectifs.

De la même manière, la dette publique s’est creusée en raison de la liberté sans limite donnée au système financier. Qu’il s’agisse de finances ou de ressources naturelles, la régulation par un système en capacité de défendre l’intérêt général est un impératif.
(…)

Qui dit cela ? Corinne Lepage. Etonnant, non ? Elle ne le sait pas, car elle parle de « nouvelle écologie politique » à créer, mais, au moins pour les constats, elle est dans l’esprit du mouvement écologiste à ses débuts, il y a quarante ans et plus.
 
Plus loin, elle décrit ce qu’elle classe dans un premier temps de l’écologisme : « Dans notre histoire, il y eut le temps des fondateurs, des visionnaires et des précurseurs coexistant avec celui de l’utopie généreuse, préemptée par un gauchisme propagandiste et peu soucieux d’avancées concrètes comme des analyses écologiques du départ.« 
Intéressant.

Sauf que « préemption » est une notion juridique qui décrit très mal ce qui s’est passé. Le processus a été aussi inattendu que violent – de la violence des harcèlements. Pour se cantonner au juridique, on pourrait à la rigueur parler d’expropriation, et même d’expropriation générale, car ce ne sont pas seulement les écologistes qui ont été spoliés, c’est toute la société qui a été privée d’un mouvement exceptionnel de la culture et des projets (précisément celui dont les multiples crises mondiales soulignent la nécessité), c’est le bien commun qui s’est retrouvé sans défenseurs, nu et démuni face à une nouvelle variété de grands prédateurs.

Sauf, encore, que ce premier temps, selon Corinne Lepage, recouvre déjà au moins deux actions de sens opposés : celle de l’essor de l’écologisme alternatif au système dominant, dont le capitalisme que nous refusions sous ses formes destructrices (à commencer par « le pouvoir« ), et celle qu’elle nomme la « préemption« , et que nous avons vécu comme un sabotage et un détournement parfaitement organisés. Elle a aussi été abusée par l’image gauchisante que se donnaient beaucoup d’acteurs de cette expropriation générale. Image intentionnellement trompeuse. Simple maquillage. Hors les manipulateurs professionnels, les gauchistes et les militants de la gauche socialiste qui ont contribué à l’opération, mais en compagnie de gens de l’autre bord, étaient instrumentalisés par les stratèges du capitalisme en préparation de conquête mondiale. Instrumentalisés pour casser le mouvement alternatif (écologistes, féministes, régionalistes et autochtones, etc.), qui était le plus grand danger pour leur système puisque le mouvement s’était levé partout dans le monde contre la conquête capitaliste. Précisément celle dont Corinne Lepage et beaucoup d’autres regardent aujourd’hui, atterrés, les résultats.
 
Pour Corinne Lepage comme pour la plupart, cette grande instrumentalisation reste encore à découvrir.
 
L’article de Corinne Lepage se trouve dans Le Monde du vendredi 19 août, page 15
 
Plus d’information dans :
Juste une question de civilisation
http://www.dailymotion.com/video/xaaqse_question-a-john-kerry-skulls-and-bo_news
et la suite sur ce blog et planetaryecology
 
 
 

 

 

 

 

 

18 août

Contre le barrage de Belo Monte au Brésil
 
Rassemblement samedi 20 août de 15h à 18h
au bas des marches de la Grande Arche de la Défense, côté Paris
 
Ce barrage, s’il est construit, sera le troisième plus grand au monde, il inondera un immense territoire,
asséchera certaines parties du Xingu, détruira la forêt et réduira le stock de poissons dont les Indiens,
tels que les Kayapó, les Arara, les Juruna, les Araweté, les Xikrin, les Asurini et les Parakanã, dépendent pour leur survie.
 
Les moyens de subsistance de milliers d’Indiens qui dépendent étroitement de la forêt et de la rivière seront détruits.
 
Pour plus d’informations sur le barrage : http://www.survivalfrance.org/sur/barrage-belo-monte
 
en complément,
voir précédemment (seulement pour cette année) :
L’impérialisme capitaliste triomphe avec Dilma Roussef
De barrage en barrage
L’Amazonie vient plaider sa cause auprès des français
Altermondialiste comme alternatif ?
 
 
Le Brésil toujours en vedette de la lutte contre le vivant
 
d’après AVAAZ :
L’Amazonie est en grand danger. Le Brésil s’apprête à démanteler ses lois de protection des forêts. Si nous n’agissons pas maintenant, de vastes étendues du poumon vert de notre planète pourraient subir une déforestation massive et dévastatrice.
 
Cette menace sur la forêt amazonienne a provoqué la colère générale et des manifestations dans tout le pays, et la tension monte. Pour faire taire tout détracteur, des voyous armés suspectés d’avoir été embauchés par des exploitants forestiers, ont assassiné des défenseurs de l’environnement. Mais la mobilisation redouble: dans quatre jours, de courageux militants indigènes organisent de gigantesques marches partout au Brésil pour demander des actes.
 
Pour signer la pétition en cours :
http://www.avaaz.org/fr/save_the_amazon_b/?cl=1227541088&v=9967
 
et, à propos des agrocarburants promus par le gouvernement de gauche :
Derrière le miracle des agrocarburants, les esclaves brésiliens de l’éthanol
un article de Der Spiegel traduit par Courrier International
http://www.courrierinternational.com/article/2009/04/30/les-esclaves-bresiliens-de-l-ethanol
et toujours la destruction forcenée du pays
 
 
 
 
Strauss-Kahn sous le regard des médecins
 
Le rapport médico-légal établi par les médecins spécialisés new-yorkais (Sexual Assault Forensic Examiners) d’après l’examen de Nafissatou Diallo constate les violences qui ont été exercées sur elle et conclu au viol.
Rapport médical de Nafissatou Diallo: « Cause des blessures: viol »
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/rapport-medical-de-nafissatou-diallo-cause-des-blessures-viol_1021095.html
 
 
 
 
Laurence Vichnievsky est « porte-parole d’Europe Ecologie les Verts » !
 
Laurence Vichnievsky… Ca ne vous dit rien ? L’énorme « affaire Boulin », toutes les saloperies qui ont précédé et qui ont suivi l’assassinat de Robert Boulin en octobre 1979. Plus de 30 ans de crasse représentative de la déliquescence française due à l’étouffement et au détournement des résistances et des mouvements sociaux, en parallèle avec la corruption exponentielle des castes dominantes. Souvenez-vous, Laurence Vichnievsky a joué un rôle dans cette histoire :
 
(extrait d’un sujet de cette rubrique en décembre 2010)
Une trentaine d’années de mensonges,
et dessous ?

Robert Boulin a été très tôt résistant et engagé volontaire. Il était resté quinze ans au gouvernement et était réputé intègre – en France, cela ne pardonne pas. Il est retrouvé mort dans un sale état en octobre 1979. A l’évidence, il est mort ailleurs que dans la mare de la forêt de Rambouillet. Depuis, la thèse du suicide est défendue par la majeure partie de la caste politicienne et les institutions, et tout est fait pour étouffer le scandale qui se répand et intimider la famille de Robert Boulin. En septembre 1991, neuf jours seulement après avoir été chargée d’étudier l’énorme dossier de l’affaire, la juge d’instruction Laurence Vichnievsky prononce un non lieu.

Depuis trente ans, l’affaire Boulin permet, à elle seule, de deviner combien la « démocratie française » est falsifiée et corrompt tout alentour (la Françafrique semble en cause), et ce qu’il peut en coûter de vouloir y introduire l’intérêt général. Même quand on fait partie de la classe dominante ! Est-ce abusif ? Je pense à Aldo Moro…
 
Si René Dumont porte-parole du mouvement alternatif avait été une erreur de jeunesse – mais une erreur fatale -, après des dizaines d’années de magouille dans la magouille dans la magouille… on a les porte-parole qu’on mérite. Logique quand on représente non pas l’écologisme, mais la fidélité à son sabotage et à son détournement, comme à tous les sabotages sociaux et détournements qui avaient précédé : ceux de l’Espagne républicaine, de la Résistance révolutionnaire, de l’ensemble du mouvement syndical, de la gauche, de 68, etc. C’est « représentatif ».
 
 
Un peu de documentation pour s’éclaicir les idées :
La fille de Robert Boulin, dernière survivante d’une famille harcelée, témoigne dans :
Le dormeur du val, Fabienne Boulin Burgeat, Don Quichotte éditions
 
Voir le site de l’association Robert Boulin pour la vérité :
http://www.robertboulin.net/
Le dossier de Benoît Collombat de France Inter :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1004
Un dossier de Rue89 et un document France2 :
http://www.rue89.com/tele89/2010/03/20/affaire-boulin-les-errements-de-lenquete-dans-un-docu-de-france-2-143396
Le témoignage de Jean Mauriac :
http://www.rue89.com/2007/05/11/jean-mauriac-le-pouvoir-a-menti-dans-laffaire-boulin
Pourquoi il faut rouvrir le dossier Boulin ?
http://www.rue89.com/2007/05/12/pourquoi-il-faut-rouvrir-le-dossier-boulin
 
autres livres :
« Un homme à abattre. Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin », enquête de Benoît Collombat, Fayard
« La mort d’un ministre », Patrick Rambaud, Grasset
 
évocations précédentes, ci-dessous :
Affaire Boulin : nouveaux vertiges
Robert Boulin, la suite
Robert Boulin, retour sur l’impossible suicide
avec autres d’autres références
 
Et encore :
http://www.crid.asso.fr/spip.php?breve4
Le CRID rend hommage à François-Xavier Verschave
 
le site de l’association fondée par François-Xavier Verschave, dénonciateur de la post-colonisation et des corruptions extérieures
http://survie.org
 
 
 
 
16 août
Les veaux ont été retirés à leurs mères qui les appellent, et les appelleront pendant des jours et des nuits
 
Vous mangez « du veau », vous ?
 
 
 
 

AOUT 2011
Allain Leprest
a choisi de rejoindre Jean Ferrat et toute la bande des poètes
 
Il s’est suicidé à Antraigues-sur-Volane
http://www.youtube.com/watch?v=XtibQxz2R8w
 
 
 
 
L’enfer pour les oiseaux
 
Décimés par les bagnoles à grande vitesse, par les pesticides et les machines dans les campagnes industrialisées, par les destructions d’écosystèmes, ils tombent encore nombreux sous les plombs : 3 à 4 millions de bécasses tuées en Europe chaque année.
 
Avez-vous déjà eu la chance de voir ou d’entendre une bécasse ?
 
 
 
 
L’aigle doré victime de l’or vert
par Claudine Mulard
 
Les oiseaux victimes des éoliennes géantes sans cages de protection
« (…) un rapport des consultants de BioResource (Ojai) établit à 1 595 le nombre d’oiseaux morts à Pine Tree (…) »
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/10/l-aigle-dore-victime-de-l-or-vert_1558153_3232.html
 
 
 
 
Des éleveurs-agriculteurs bretons au secours des lobbies
 
Ils ont fait du foot sur une plage polluée par des algues vertes… des algues vertes vertes, pas encore en décomposition. Pour démontrer. Pour démontrer quoi ?
 
Parmi ces sportifs les paysans bio ne devaient pas être nombreux.
 
Plus fort encore : bientôt une recherche de fèves avec le groin, je veux dire avec les dents, dans des tas d’algues vertes, mais en décomposition cette fois.
 
Dans Le Monde du samedi 20 août, un dossier sur le sujet :
Le modèle agricole breton à l’épreuve des algues vertes
Si j’étais breton, je serais fâché d’être identifié à ce modèle de stupidité.
Le dossier comporte un article sur l’élevage normal, je veux dire sain pour l’environnement et confortable pour les animaux, accessoirement bien meilleur pour les consommateurs :
Un élevage plus écologique : difficile mais pas impossible
Nous voici rassurés ! Et, en plus, c’est tout bénéfice pour les éleveurs et leurs voisins, y compris économique. Mais les croyances implantées depuis cinquante ans par les démarcheurs diplômés des industriels de l’agro-alimentaire ont la vie dure…
http://alternative50.over-blog.com/article-les-pollueurs-ne-sont-toujours-pas-les-payeurs-82077981.html
 
 
 
 
Il y a 1 an mourrait Georges Fontenis
Une figure internationale du communisme libertaire nous a quittés
 
C’est une des dernières personnalités du mouvement anarchiste des années 1940-1950 qui vient de disparaître avec Georges Fontenis, décédé à Tours le 9 août 2010 dans sa quatre-vingt-dixième année. Il restera, dans la mémoire du mouvement ouvrier, comme un infatigable combattant du communisme libertaire, un acteur du soutien aux indépendantistes algériens, un syndicaliste de l’École émancipée, un des animateurs de Mai 68 à Tours et un des piliers de la Libre-Pensée d’Indre-et-Loire. Jusqu’à ses derniers jours, il a été adhérent d’Alternative libertaire.
Issu d’une modeste famille ouvrière des Lilas, Georges Fontenis fut projeté dans le militantisme anarchiste par Juin 36 et l’enthousiasme pour la Révolution espagnole. Membre de la CGT clandestine sous l’occupation, ce jeune instituteur à Paris 19e devint, à la Libération, un des militants les plus en vue de la Fédération anarchiste (FA). Dès 1946, il fut élu secrétaire général de cette organisation, véritable pôle de résistance à l’hégémonie stalinienne dans le mouvement ouvrier de l’époque.
 
Très proche des Espagnols de la CNT-FAI en exil, Georges Fontenis fut, en 1946-1950, un des promoteurs de la CNT française (CNT-F), qui se présentait comme une alternative à la CGT stalinisée et à une CGT-FO atlantiste. Après l’effondrement de la CNT-F en 1950, il rejoignit la Fédération de l’Éducation nationale (FEN) et fut actif au sein de sa tendance syndicaliste révolutionnaire, l’École émancipée.
 
Georges Fontenis fut ensuite un des principaux protagonistes des luttes d’orientation qui déchirèrent l’organisation anarchiste en 1951-1953, et qui aboutirent à la transformation de la FA en Fédération communiste libertaire (FCL). Il devait en garder, par la suite, une réputation sulfureuse. Il s’en expliqua dans ses Mémoires, publiés une première fois en 1990. Réédités en 2008 par les éditions d’Alternative libertaire sous le titre Changer le monde, ces Mémoires constituent une pièce de premier ordre pour les historiens de l’anarchisme, mais aussi une forme de bilan politique de cette période, non exempt d’autocritique.
 
Quand éclata l’insurrection algérienne de la Toussaint 1954, la FCL s’engagea dans le soutien aux indépendantistes et Georges Fontenis mit sur pied, avec ses camarades, un des tout premiers réseaux de « porteurs de valises ». Ce n’est cependant pas son action clandestine, mais sa propagande au grand jour qui valut à la FCL d’être démantelée par la répression. Interpelé par la DST au terme de plusieurs mois de cavale, Georges Fontenis passa près d’un an en prison et fut définitivement proscrit de l’Éducation nationale en Région parisienne. Cette période a été racontée dans un documentaire de 2001, Une résistance oubliée (1954-1957), des libertaires dans la guerre d’Algérie.
 
Après sa libération, Georges Fontenis s’installa dans la région tourangelle, qu’il ne devait plus quitter. La FCL étant détruite, il continua néanmoins son action dans les réseaux de soutien à l’indépendance algérienne.
 
Il fut de nouveau appelé à jouer un rôle en mai-juin 1968, en étant un des principaux animateurs du Comité d’action révolutionnaire de Tours. Dans la foulée, il tenta de relancer un Mouvement communiste libertaire (MCL), fortement teinté de conseillisme, mais qui fut un échec. Il devait par la suite adhérer, en 1980, à l’Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL), puis à Alternative libertaire.
 
La vie de Georges Fontenis a, pendant plusieurs décennies, été liée au mouvement ouvrier et à son courant libertaire. Il en a partagé les avancées, les reculs et les luttes passionnées. Militant politique, il savait tirer les enseignements des échecs sans céder au découragement. Mais l’itinéraire de Georges Fontenis fut aussi un itinéraire personnel. Façonné par l’anarchisme, il voulut le transformer en profondeur. Pour cela, il fut vivement décrié par certains, et considéré par d’autres, en France et ailleurs, comme une référence. Son bilan forme-t-il pour autant un bloc, à prendre ou à laisser ? Nullement. Mais Alternative libertaire et, au-delà, le courant communiste libertaire international savent ce qu’ils lui doivent, et c’est pour cette raison que nous rendons hommage à un homme qui, désormais, appartient à l’Histoire.
 
Les militants qui l’ont côtoyé dans ses combats en garderont, pour beaucoup, le souvenir d’un camarade chaleureux, bon vivant, doué d’humour et d’une grande lucidité. C’est encore l’image qu’il laisse dans le documentaire qui lui a été consacré en 2008, Georges Fontenis, parcours libertaire.
 
AL assure sa compagne Marie-Louise ainsi que sa famille de sa solidarité dans ce moment douloureux.
 
Alternative libertaire
le 10 août 2010
 
 
 
 
C’est vraiment la crise !
 
Les Diafoirus et les Purgon défilent dans les médias en vantant leurs potions. Tous ceux qui ont travaillé d’arrache-pied au triomphe du capitalisme financier. Même Alain Minc ! Il ne manque plus que Strauss-Kahn.
 
 
 
 
6 août
Dettes, crise, etc.
 
Et que dit l’agence de notation écologiste qui mesure tout ça à l’aune de l’économie générale de la biosphère ?
 
Une analyse surnage au milieu des commentaires affolés ou mal intentionnés :
Il faut ignorer les fluctuations des marchés
par Joseph White dans Libération du 6 août
http://www.liberation.fr/economie/01012352964-il-faut-ignorer-les-fluctuations-du-marche
 
Et le comble, c’est que « les marchés », enfin tous ceux qui font la fine bouche devant la situation économique (bien pire dans la réalité) sont ceux qui l’ont accouchée ! Car ce sont bien les pilotes des marchés qui ont poussé à l’endettement, c’est à dire à « la croissance » sans fin, au déséquilibre de plus en plus instable, et à la destruction forcenée du substrat ignoré de leur système : le vivant.
 
Mais il n’est pas exclu que cette comédie soit beaucoup plus perverse… Les pilotes des marchés et des politiques de l’endettement * ne seraient-ils pas en train de provoquer pour contraindre davantage et glisser plus de dérégulations et de spoliations ?
Si l’on en croit l’exemple de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne… Probablement.
 
* planificateurs et néolibéraux, Mont Pèlerin, Commissariat général du Plan, Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique, Club Citoyens 60, Cercle Pinay, Bilderberg, Davos, Trilatérale, G7, Fondation Saint Simon, Table Ronde Européenne des Industriels chère à Jacques Delors, Commission pour la libération de la croissance dite « Commission Attali », etc.
 
ci-dessous :
Comment l’Europe a encore sauvé la Grèce
« Dette » de la Grèce
Le parlement grec a voté la rigueur de la rigueur
Angela et Nicolas au secours de la Grèce
Islande, Irlande, Grèce, Portugal… Merci Jacques Delors !
 
 
 
 
Mort annoncée de la Méditerranée
 
Les requins presque disparus de Méditerranée
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/06/29/AR2008062901783.html?sid=ST2008063000392
 
 
 
Dégénérescence de la culture et traitement des autres êtres vivants
 
Encore un exemple du progrès de la culture anti-nature, et c’est encore l’Indonésie qui dévaste des écosystèmes précieux, maltraite les peuples autochtones et torture les macaques…
http://www.youtube.com/watch?v=zEkDMCAswPc&feature=share
 
dénonciation et pétition
http://www.thepetitionsite.com/10/stop-the-torture-of-macaque-monkeys-in-jakarta/
 
Et n’oublions pas le plus gros du trafic qui décime les populations, ce qui est évoqué au début du premier film : les animaux achetés par les laboratoires et les centres d’études…
C’est l’occasion de rappeler le sort qui a été réservé aux macaques de Tonkéan (justement des indonésiens) par le Centre de Primatologie de l’université Louis Pasteur de Strasbourg :
A Strasbourg, les singes quittent le centre d’études sans remerciements et les pieds devant
septembre 2008 sur La tête à l’envers 2008 2009
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/reserve-4.html
 
complément d’information sur l’étendue du mal dans :
Quand les cornes de rhinocéros financent AL-Quaïda
http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/09/quand-les-cornes-de-rhinoceros-financent-al-qaida
« Le trafic d’animaux est devenu une industrie criminelle qui engrange quelque 7 milliards d’euros par an. Seuls les commerces de la drogue et des armes font mieux dans la catégorie des revenus délictueux ! Qui plus est, les profits illicites que génère le trafic d’animaux sont une importante source de financement de groupements terroristes et de milices, dont Al-Qaida.
(…)
D’ici là, le trafic d’animaux continuera à exterminer les espèces les plus rares de la planète, à détruire au passage la vie de ceux qui habitent les zones dont elles sont originaires, à financer les bains de sang des guerres civiles et à dévaster les économies locales. »
 
Arrêtons la recherche !
Quelques critiques bien dites qui changent de la propagande ordinaire
http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=1259
 
 
 
Août 2011
 
 
 
Oyapock, la volonté impérialiste contre les hommes et la nature
 
L’Oyapock, c’est la rivière qui sépare la Guyane amérindienne et française du Brésil. En 1996, Jacques Chirac devenu président et le président brésilien d’alors décidèrent de créer un pont, un vrai, entre les deux Etats. Sans se soucier le moins du monde des réalités du monde vivant. Idée simpliste qui méritaient d’être aussitôt oubliée mais que Nicolas Sarkozy et Lula da Sylva ont évidemment relancée en 2008. Un pont routier où il n’y a pas de routes, là où l’on traverse depuis toujours, et sans pièce d’identité ni passeport. Un pont, un poste de police, des routes, des camions… Le début d’une nouvelle spirale de destructions.
 
une excellente émission de France Inter :
Oyapock, drôle d’endroit pour un pont
http://www.franceinter.fr/emission-interception-oyapock-drole-d-endroit-pour-un-pont
 
http://picturetank.com/___/series/d8558aad62f9a7bcc7312d1a8c7723b6/fr/o/GIC_Le_pont_de_l%27Oyapock_(29467).html
 
 
 
 
Défendre la vie est puni d’exclusion ou de mort
en toute impunité
 
Assassinats d’écologistes en Amazonie
http://www.youtube.com/watch?v=0Pj2IOqQkdU
 
Brésil: vague d’assassinats d’écologistes en Amazonie
http://www.lepoint.fr/monde/bresil-vague-d-assassinats-d-ecologistes-en-amazonie-25-06-2011-1345841_24.php
 
En Amazonie, meurtres d’écologistes en série
http://www.liberation.fr/monde/01012351416-en-amazonie-meurtres-d-ecologistes-en-serie
 
 
 
 
28 juillet
La révolution libyenne progresse à l’ouest
 
http://www.enniscorthyguardian.ie/breaking-news/world-news/libya-rebels-capture-three-towns-2834269.html
 
 
Toujours personne pour venir en aide aux syriens
 
Le régime sera étranglé par l’économie
http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/21/le-regime-sera-etrangle-par-l-economie
 
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_syrie-manifestations-anti-regime-dans-plusieurs-villes-du-pays?id=6491263
http://articles.cnn.com/2011-07-27/world/syria.unrest_1_syrian-observatory-rami-abdul-rahman-security-forces?_s=PM:WORLD
http://www.guardian.co.uk/world/2011/jul/22/mass-syrian-protest-assad-deaths
 
 
 
 
26 juillet
Famine dans la Corne de l’Afrique :
une occasion de promotion en or
 
Gros battage médiatique soudain sur un désastre qui se développe depuis longtemps (les troupeaux, les « bêtes », ont dépéri et sont morts sans émouvoir les médias). Parle-t-on des causes et des origines des causes ? Que nenni. Focus sur les victimes parquées et entassées. Défilé de VRP délégués par les maîtres de l’agro-business, prises de parole, discours promotionnels préparés de longue date. Le ministre de l’agriculture français, le propagandiste du super-capitalisme attaché aux Echos et détaché à France Inter, d’autres, parlent parlent parlent… Ils parlent de catastrophes (tiens !), de perspectives apocalyptiques avec une population mondiale atteignant bientôt les 9 milliards, de sécheresses qui vont s’amplifier, de nourriture qui va manquer.
 
Mais rien sur les moyens de prévenir et d’enrayer les sécheresses (par exemple, en arrêtant de ravager les écosystèmes africains, en travaillant à leur restauration, en informant pour la limitation des naissances, etc.
 
Ils n’empruntent pas aux écologistes pour annoncer la révision du système d’exploitation forcenée qui nous a mené là, mais pour préparer les gogos à son nouveau renforcement.
 
« Il va falloir mettre en culture de nouvelles terres » (l’une des pratiques à l’origine de la désertification)
« Il faut augmenter les rendements »
« Il faut créer de nouvelles semences résistantes à la sécheresse »
« Il va falloir réviser notre position sur les OGM »
Et de faire référence à la « révolution verte » des années soixante (celle dont René Dumont a été un propagandiste fervent).
Ah, la « révolution verte » née dans les officines des trusts nord-américains d’après les guerres pour écouler les stocks chimiques et rentabiliser les chaînes de montage…
« (…) Cette désolation écologique et sociale résultant des différentes colonisations et de la déstructuration communautaire par le modèle dominant est complètement dissimulée. Son ignorance permet aux promoteurs du système impérialiste responsable du désastre de faire croire que la révolution verte avait résolu un problème structurel ancestral (l’incapacité de ces populations arriérées), voire écologique (la fameuse ingratitude de la nature), en augmentant la production agricole. Silence sur l’aggravation consécutive de la crise sociale et écologique. Ce succès en trompe-l’oeil leur permet de prétendre que la sécurité alimentaire pour demain passe par une nouvelle intensification de l’industrialisation ; c’est à dire par l’augmentation de leurs pouvoirs et de leurs profits. Les mêmes observations sont évidemment valables pour la plupart des autres situations de « sous-développement »
Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés (sur ce blog)
 
Nos VRP ont procédé exactement de la même façon à l’occasion de la sécheresse du printemps. Là aussi une excellente occasion de promouvoir les retenues d’eau industrielles dans les campagnes, celles creusées avec de gros engins, bétonnées, plastifiées, étanches, qui rapportent un max à leurs sponsors du ciment et de la finance, tout en permettant la privatisation de l’eau de pluie.
 
Sur ces sujets, de l’info dépolluée dans :
Avec la sécheresse et la désertification, revient le temps des retenues d’eau… Et l’occasion d’un nouveau chantage pour détourner le bien commun
ci-dessous en juin
 
Et toujours dans :
Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51:restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=34:article&Itemid=70
 
Et, à propos de l’origine des sécheresses :
Le feu à la planète. El Niño et le développement de la terre brûlée
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=56:le-feu-a-la-planete&catid=34:article&Itemid=75
 
En rapport, un très bon dossier de Courrier International sur la situation des forêts mondiales :
La Terre a toujours besoin de ses arbres
http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/24/la-terre-a-toujours-besoin-de-ses-arbres
 
 
 
 
Déchaînement de bêtise contre Zouzou le renardeau
exemplaire de la sclérose sous culture impérialiste anti-nature
 
On trouve presque toutes les tares de la société française contemporaine dans le délire qui frappe la famille d’accueil de ce renard sauvé d’une mort probable :
l’absence de toute intelligence sensible,
la méconnaissance des autres êtres,
leur réification par la stupidité dominante,
une bureaucratie cafkaïenne,
la rigidité cadavérique de l’administration et du tribunal (les services de l’office national de la chasse et un tribunal mobilisés !) qui ne sont pas capables de distinguer entre protection et malfaisance,
le harcèlement pour ceux qui font le bien tandis que beaucoup, beaucoup d’autres massacrent et désertifient en paix dans les campagnes,
le mépris du confort et de la vie du principal sujet,
le mépris et la haine des autres et de la vie,
etc.
http://avns.forumactif.com/t1908-sauvez-zouzou-le-renardeau
http://www.sudouest.fr/2011/07/05/le-proprietaire-de-zouzou-le-renardeau-a-ete-condamne-444478-4776.php
http://www.sudouest.fr/2011/07/06/zouzou-sans-famille-445314-1733.php

 
 
 
Contre-culture et nouvelle gauche
Disparition de Theodore Roszak
Un compagnon de route avec lequel le mouvement écologiste français – partie de la nouvelle gauche – avait beaucoup de points d’entente
 
Theodore Roszak, théoricien de la contre-culture
(…)  En 1967, il parcourt les campus universitaires en effervescence et écrit des articles pour le journal The Nation. De cette observation naît la certitude que le slogan « Sexe, drogue et rock’n’roll » cache d’autres aspirations philosophiques et sociales. Ce qui ne l’empêchera pas de critiquer l’usage de psychotropes dans Vers une contre-culture.
Après la parution de ce livre fondateur, qui appelait à « une révolution psychique », et finaliste du prestigieux National Book Award, il continue d’explorer ce qu’il nomme « le droit souverain qu’a chacun de nous à se découvrir soi-même « , qui le mène à effectuer un travail pionnier sur le lien entre l’écologie et le bien-être personnel, avec L’Homme Planète (Stock, 1980). Cet optimiste n’a pas cessé de croire que le salut viendrait des baby-boomers : vingt-neuf ans après Vers une contre-culture, il écrit un autre manifeste pour cette génération – non traduit en France : The Making of an Elder Culture, (« Vers une culture des seniors »). Il y affirme sa conviction que les idéaux des années 1960 pousseront les anciens jeunes gens en révolte à changer le monde à l’orée du troisième âge. (…)
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2011/07/23/theodore-roszak-theoricien-de-la-contre-culture_1552107_3382.html
 
 
 
 
Les syriens bravent toujours la dictature
Au moins 1200 tués.
Combien de torturés ?
Combien de disparus ?
 
Face aux armes, un million de Syriens
http://www.liberation.fr/monde/01012349317-face-aux-armes-un-million-de-syriens
Hama la rebelle, un dilemme pour le régime syrien
http://printempsarabe.blog.lemonde.fr/2011/07/06/hama-la-rebelle-un-dilemme-pour-le-regime-syrien/
 
 
 
 
Comment l’Europe a encore sauvé la Grèce
titre du Parisien
 
Sonnez cornes et buccins ! Les gouvernants ont réussi à tomber d’accord sur un plan de sauvetage de la Grèce. Là, nous sommes censés être rassurés. Enfin, c’est ce à quoi nous invitent la plupart des médias.
 
Heureusement, un commentaire de la nouvelle dame du FMI, Christine Lagarde, met en lumière le fin mot de l’histoire. Elle se réjouit et anticipe déjà « un retour vers les marchés financiers » d’une Grèce ayant recouvré la santé. Comme ça, c’est plus clair : l’accord trouvé n’est autre qu’un plan de sauvetage de l’hyper-capitalisme.
 
Il est un autre chemin…
Quand tout un peuple refuse le diktat des financiers
http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/07/quand-tout-un-peuple-refuse-le-diktat-des-financiers
 
 
 
 
« La Justice » institutionnelle se surpasse encore
Les irradiés à l’hôpital de Rangueil menacés d’un non-lieu.
 
Les juges d’instruction bottent en touche, arguant qu’un procès aboutirait à la relaxe.
http://midi-pyrenees.france3.fr/info/irradies-de-rangueil–sans-doute-pas-de-proces-62073956.html
http://www.sosirradies31.fr/4.html
 
 
 
 
Shinpei Murakami et Toshihide Kameda
Des paysans bio japonais ruinés par Fukushima témoignent
 
L’après Fukushima : rencontre avec des paysans sans terre…
http://www.grotius.fr/lapres-fukushima-rencontre-avec-des-paysans-sans-terre/
 
Paysans bio de Fukushima cherchent terres non irradiées
http://www.bastamag.net/article1552.html
 
Ces paysans qui ont tout perdu…
article paru dans Silence n°392 été 2011
 
 
 
 
Eva Joly invite à revenir à l’esprit de la révolution
 
En remplaçant le défilé militaire du 14 juillet par un défilé citoyen.
 
Tollé immédiat de la gauche à la droite.
 
Certes, il y a beaucoup plus important à faire et à dire. Et il faudrait beaucoup préciser à propos de la notion de « citoyen ». Mais cela pourrait être l’occasion de rappeler que la révolution française soi-disant célébrée le 14 juillet s’est levée contre la spoliation des communaux – le détournement des biens communs – et qu’elle a été très vite bernée et détournée par la bourgeoisie qui s’est emparé de l’Etat pour piller les communaux comme l’aristocratie et le clergé n’avaient jamais réussi à le faire.
De rappeler aussi que l’armée a principalement été utilisée pour écraser les révolutionnaires soulevés contre la spoliation, cela dès la Convention*.
* Avec la révolution au sud et à l’est de la Méditerranée et l’intervention en Libye, moment historique, c’est bien la première fois qu’on la voit dans un rôle différent.
 
A défaut de défilé citoyen, Eva Joly a réussi à mobiliser un beau défilé de réacs, dignes émules de Mac Mahon et Paul Déroulède.
 
Le plus original dans cette histoire, c’est que, en dépit de la carrière d’Eva Joly, les plus récents défenseurs des communaux (du bien commun) en France, en tant que mouvement social remarquable, ne risquent pas de se trouver à ses côtés. Ils ont été blackboulés par les plus anciens de ceux qui l’entourent et par leurs assez peu spirituels descendants.
 
« Ne pas marcher au pas, c’est une première sécurité parce qu’en effet, c’est avec un peu de désordre que l’on arrive à retrouver des réorganisations satisfaisantes » Jean Detton faisant un parallèle entre les dynamiques physiques (effet du pas cadencé d’une troupe sur un pont) et les dynamiques culturelles et sociales, lors de l’émission Le monde contemporain, sur France Culture (dans les années 1970). Jean Detton est l’un de ces animateurs du mouvement écologiste alternatif dont la trace a été effacée.
 
Les cacas pondus en public et revendiqués avec fierté sont autant de témoignages du recul radical de la pensée critique depuis l’élimination du mouvement alternatif au système dominant ; avec, dans un registre plus grave et plus spectaculaire, l’affirmation du pouvoir de la voyoucratie bancaire sur les gouvernants – ceux-là mêmes qui se sont engagés à « dompter les marchés » il y a 3 ans seulement.
 
Des éclaircissements dans : Impostures politiques et sabotage du mouvement social
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/de-lopposition-la-reproduction-de-la_08.html
 
 
Une petite séance (cinématographique) de rattrapage :
Inside Job
de Charles Ferguson

C’est un documentaire serré, méthodique, irrésistible sur la genèse et les développements du dernier krach financier. Cela n’est pas facile, il faut s’accrocher, mais c’est passionnant. C’est aussi l’occasion d’admirer la plus belle brochette de têtes de noeuds vue depuis longtemps. Au moins, ces gens ressemblent à ce qu’ils sont. Qui ? Les banquiers, les traders, les analystes, les gestionnaires, les journalistes « économiques », les professeurs d’université au service du profit, les politiciens idem, etc. Tous plongés dans l’argent volé à ne plus que savoir en faire, corrompus et corrupteurs, débauchés prétentieux confis dans la cupidité, le pouvoir et le stupre. Riches et puissants, et tellement minables qu’on les dirigerait plutôt vers l’hôpital que vers la prison.
 
Une séquence croustillante : après avoir entendu un banquier lourdement enrichi au prix d’innombrables ruines jurer qu’il ne recommencera plus et appeler à lui faire confiance, un parlementaire d’une commission d’enquête lui demande si, aux braqueurs de banques qui, après quelques modestes butins en regard du sien, tiennent le même langage, il accorderait sa confiance.
 
Là encore, bien sûr, on retrouve la machine de guerre du capitalisme étasunien lancée avec la guerre froide, et le dogme néo-libéral porté aux nues. Stade suprême de la culture du profit contre les hommes et toute la biosphère, la dérégulation a été religieusement appliquée par Wall Street et la Maison Blanche, main dans la main. Républicains de Ronald Reagan (ancien propagandiste de la Croisade pour la Liberté, une opération de la jeune CIA) comme démocrates de Clinton, tous ont fait place nette aux pires spéculations et porté les discours économiques les plus toxiques – comme les produits financiers depuis cette époque. Conservateurs et travaillistes anglais, droitistes et socialistes français ont suivi comme un seul homme. Des dizaines de millions d’hommes ont perdu leur travail, leur retraite, leur maison, leur vie. Maintenant, ce sont des Etats détournés depuis longtemps qui, après avoir pris joyeuse part au délire, sont menacés de faillite et croient se sauver en pillant encore plus le bien commun et les pauvres pour augmenter le butin des spéculateurs. Mais, avant l’éclatement des bulles de la sottise financière, ce que ne dit pas le film, c’est combien de communaux, combien d’écosystèmes ont été ravagés avec d’autant plus d’entrain que la finance spéculative grossissait et alimentait les chantiers et les productions les plus débiles, c’est à quel point la biosphère a été blessée ?
 
Que sont devenues les oppositions au capitalisme ?
 
Qu’est-il arrivé au mouvement planétaire qui dénonçait la dérégulation et proposait de tout re-réguler : le mouvement alternatif ?
 
Il n’y a pas eu de poursuites contre les promoteurs du casse planétaire. Seuls quelques maladroits sont tombés pour les autres. Les penseurs de la dérégulation et ses metteurs en scène caracolent toujours au top. L’équipe d’Obama est persillée de coupables de la période précédente.
 
Il faudrait compléter l’étude de Charles Ferguson par une investigation équivalente sur la genèse du néo-libéralisme et de la dérégulation. Lui, attribut prioritairement le délire à la cupidité. Il y a autre chose qui, sous un vernis culturel, est de l’ordre de l’abrutissement et du fanatisme.
 
Le néo-libéralisme et la règle de la dérégulation résultent de la culture amputée de l’intelligence sensible qui relie aux autres et à l’ensemble vivant, la biosphère. Il s’agit de cette idéologie mécaniste purement quantitative et méprisante vis à vis de « la Nature » (l’animal-machine de Descartes, etc.). Un certain développement de ce « mécanisme » est allé jusqu’à nier les relations d’interdépendance et de complémentarité du vivant, ses dynamiques holistiques productrices de plus de diversité, d’intelligence, de sensibilité, etc. Il a pour nom revendiqué avec fierté : la « culture anti-nature ». Celle-ci prétend que l’Homme ne se réalise qu’en luttant contre la vie, qu’en s’affranchissant des régulations du vivant. Avec la cupidité, elle est la mère du néo-libéralisme et de sa politique de dérégulation. Déstructurer, défaire les interrelations sociales et écologiques, faire perdre jusqu’à leur mémoire, pour affaiblir les résistances et imposer le pillage impérialiste. La plupart des anti-écologistes sont infectés par la culture anti-nature. En France, nous avons une superbe collection d’anti-nature qui, depuis une trentaine d’années, après avoir organisé le sabotage du mouvement alternatif et sa relégation dans l’oubli, appartiennent aux différents pouvoirs néo-libéraux de droite et de gauche.

Trois décennies de dérégulation des esprits ont fait perdre le sens commun à la plupart, si bien que la confusion profite toujours aux escrocs. Il n’y aura pas de solution aux différentes « crises » financières et écologiques sans identification de la dérive culturelle qui les a générées.
 
 
 
 
Strauss Kahn membre du Bilderberg Group
 
J’y avais pensé, mais il y a tant de choses à vérifier. C’est un journaliste néerlandais qui me l’a appris :
Dominique Strauss Kahn participe au Groupe de Bilderberg depuis pas mal d’années.
 
Bilderberg est une sorte de directoire mondial du capitalisme depuis 1954, date de son lancement par David Rockefeller et Bernhard des Pays Bas.
 
Curieux que Strauss Kahn ait été porté en avant et courtisé par tant d’hommes et de femmes « de gauche »…
 
Il y a quatorze ans, dans Silence, on pouvait déjà lire cet avertissement :
« Ami de Jean Syrota, l’une des têtes pensantes du lobby nucléaire, Dominique Strauss Kahn est un fervent des clubs patronaux. C’est lui qui en 1992, après le refus de Bérégovoy d’autoriser le redémarrage de Super Phénix, a mis en place l’idée d’un laboratoire de sous-génération pour permettre à ses amis nucléocrates d’engranger encore quelques milliards provenant de nos impôts.

Avec lui à l’économie et à l’industrie, on ne peut s’attendre qu’au pire »
 
En effet.
« Aubry et Strauss-Kahn : patrons de gauche »
dans Silence n°222 de septembre 1997 (page 29)
 
Et cette alerte commençait par :
« Certains s’enthousiastent de voir Martine Aubry responsable de la question de l’emploi. Modérons les ardeurs. Tout d’abord, elle reprend assez fidèlement les idées de son père, Jacques Delors, dont nous avions expliqué les liens avec le patronat international récemment (relire « Les maîtres de l’Europe », Silence, n° 206-207, été 96) : productivisme à outrance, relance de la croissance, multiplication des grands travaux (autoroutes, barrages). Martine Aubry, c’était aussi, avant d’être ministre, la directrice générale adjoint de Péchiney où elle siègeait aux côtés de Jean Gandois, actuel président du CNPF, le syndicat des patrons. Il y a donc fort à parier que la politique de l’emploi sera sensiblement la même qu’auparavant mais on vous le dira avec des roses au lieu de vous le dire en face »
 
Et encore, toujours à propos de Martine Aubry la socialiste : « Dans son livre, François Malye consacre un chapitre au silence de Martine Aubry, nommée ministre de l’emploi et de la solidarité dans le gouvernement de Jospin en 1997 (six mois après l’interdiction de l’amiante). S’il juge son bilan positif à ce ministère, il n’hésite pas à écrire : « Personne ne pose à Mme Aubry la bonne question au sujet de cette affaire : quelle a été sa gestion du dossier durant ses précédents passages au ministère du Travail ? Car si quelqu’un a favorisé durant de longues années l’« usage contrôlé » de l’amiante, c’est bien elle »
Amiante : un crime social, par MZ, Caen, Courant Alternatif décembre 2005
 
 
C’est le moment d’un petit rappel sur :
comment la crise islandaise a été fabriquée…
 
Quel prix pour la prospérité économique ?
Les projets de « développement » capitaliste n’épargnent aucune parcelle du globe. Le gouvernement islandais vient ainsi de sacrifier la plus grande zone vierge d’Europe de l’Ouest pour la construction d’un barrage hydroélectrique pharaonique au seul bénéfice du géant américain de l’aluminium ALCOA. Au cours de l’été, l’Islande a connu une mobilisation et des manifestations sans précédent et, par voie de conséquence, une répression inhabituelle, dans un pays à la tradition politique plutôt consensuelle.
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article177
 
SOS ISLANDE : Appel pour un rassemblement international en Islande contre les barrages
La crise bancaire actuelle que traverse l’Islande n’est pas sans rapport avec ce monumental projet
Ce qui est en train de se dérouler en Islande illustre encore une fois le cynisme du capitalisme. Il fallait une belle addition d’esprits particulièrement tordus, de solides appétits financiers et une complicité perverse entre politiciens islandais et industriels américains pour imaginer un projet de « développement » aussi insensé : installer au fin fond du nord de la planète un gigantesque barrage hydroélectrique destiné à alimenter une usine de fabrication d’aluminium, dont le minerai viendra principalement de l’hémisphère sud, et qui sera ensuite de nouveau redistribué vers les consommateurs du sud. Ce qui se passe sur cette île perdue de l’Atlantique Nord est exemplaire à plusieurs titres des ravages et de l’impasse de notre modèle économique. Ce projet concentre ainsi à lui seul plusieurs monstruosités dont est coutumier le capital : sacrifice entier d’une région fragile et sauvage au nom du productivisme ; organisation de la production faisant totalement abstraction des distances, transportant des millions de tonnes de marchandise d’un bout à l’autre de la planète sans se soucier de la pollution engendrée ; importation d’ouvriers immigrés pour être exploités sur le chantier à des salaires et des normes sociales bien plus faibles que la main d’œuvre locale. La construction des barrages révèle enfin comment une des plus vieilles démocraties parlementaires, respectable et consensuelle, tombe le masque et défend avec acharnement les intérêts des plus puissants, en n’hésitant pas à bafouer ses propres principes. Ces thèmes seront développés dans un prochain article qui fera également le bilan des mobilisations qui se dérouleront cet été. En attendant, le texte qui suit est tiré du site internet animé par la poignée de militants islandais mobilisés contre les barrages et l’industrie lourde : www.savingiceland.org
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article78
 
 
 
 
« Dette » de la Grèce
 
Les spéculateurs fous des banques et des fonds de placement vont-ils prendre sur leurs profits colossaux pour payer l’entretien du patrimoine mondial que les finances publiques qu’ils ont ruinées ne peuvent plus assurer ? En Grèce et ailleurs ?
 
 
 
 
Train à grande vitesse (TAV) Lyon-Milan
Le totalitarisme productiviste en marche
et la dette publique itou
 
Soutenues même par des Verts, les technologies dures, d’essence totalitaire, poursuivent leur progession et creusent l’endettement public pour le plus grand bénéfice des banques et des industriels auxquels les « décideurs » ne peuvent rien refuser.
Il y a quelques années, l’équipement des voies existantes pour des trains rapides pendulaires aurait coûté 60 fois moins cher
oui, SOIXANTE FOIS MOINS,
que la construction de la ligne TGV Paris-Strasbourg (La fin de l’aberration TGV ?, ci-dessous).
 
Après l’accident spectaculaire du TGV chinois en juillet dernier, les langues se délient sur les colossaux détournements de fonds autorisés par ce type de grand chantier. Sur les conséquences d’un tel investissement guidé plus par la corruption que par l’intérêt général, aussi :
« Nous avons une crise de la dette : celle du TGV (…) Un réseau de TGV, ça reste un fardeau qui coûte très cher ». En l’occurence, une dette de 197 milliards d’€ pour le ministère des chemins de fer.
Zhao Jian de l’Université Jiaotong de Pékin.
 
 
http://local.attac.org/savoie/spip.php?article34
http://lelaboratoire.over-blog.com/article-le-tgv-lyon-turin-est-un-projet-ringard-et-pretentieux-et-couteux-46077942.html
http://www.touteleurope.eu/index.php?id=2778&cmd=FICHE&uid=5388&no_cache=1&display%5Bfiche%5D=5388
http://www.buzzmoica.fr/video/violents-heurts-lors-de-la-manifestation-contre-le-tgv-lyon-turin-28548
 
La mobilisation contre le projet TAV (train à grande vitesse) entre Turin et Lyon repart de plus belle
En France, les mobilisations contre les projets de LGV se multiplient, en Limousin, en Pays basque, en Aquitaine. La lutte “historique” contre le TAV Lyon-Turin redémarre ces jours-ci dans la Val de Susa et à Turin.
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article683
 
à propos de la démocratie à la sauce technologie dure (le TGV ou TAV en est une belle) :
Jugé pour avoir laissé se dérouler une consultation sur le TAV à Aramaio
Asier Agirre maire d’Aramaio a été jugé avant-hier à Gasteiz. Délit reproché : avoir permis à ses concitoyens d’organiser une consultation sur le passage du TAV (TGV). Durant le procès, A.Agirre déclara qu’il ne s’agissait aucunement d’un référendum, mais d’une consultation voulue par les citoyens, et que la mairie n’avait pas participé à son organisation. Les faits sont éloquents : lors de cette consultation qui eut lieu les 28, 29 et 30 septembre 2007 à Aramaio, 54 % de la population s’est déplacée pour voter. 97 % des votes exprimés ont rejeté le passage du TAV par Aramaio. Le procureur demande neuf ans d’inhabilitation pour le maire, huit pour prévarication et une année pour désobéissance. Le maire estime qu’il s’agit, d’un procès politique. La mairie d’Aramaio est la seule municipalité d’Araba aux mains de la gauche abertzale. La défense du maire qui plaide la relaxe a par ailleurs indiqué que lors des préparatifs de la consultation, aucune interdiction formelle ne lui est parvenue. Seul un fax est arrivé le vendredi dans la soirée, veille de la consultation, lorsque la mairie était fermée. AHT Gelditu ! s’est solidarisée avec le maire et appelle à participer à une marche en montagne le 25 avril. Décision en délibéré.
http://fpl.forumactif.com/t4463p30-le-projet-de-lgv-en-pays-basque-nord
 
Qui disait que ”totalitarisme” est exagéré ?
 
Sur l’histoire et les alternatives toujours sabotées : Le poids du profit
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=65:le-poids-du-profit
 
C’est le moment de ressortir un article toujours d’actualité, surtout avec le projet Lyon Turin et la « crise de la dette » créée de toutes pièces avec ce genre de détournement des fonds publics contre le bien commun :
 
LA FIN DE L’ABERRATION TGV ?
 
Bien que la critique du TGV, dans son principe même (et non la seule contestation du tracé de ses lignes), ait été le fait de trop peu de citoyens, elle a passé la rampe en surfant sur le mouvement social de l’hiver 1995 (voir Silence n°201, février 1996, page 27). Alors, une commission de réflexion sur le devenir de la SNCF a dû reconnaître les coûts exorbitants de l’installation du TGV par rapport à ceux de la mise en service de trains pendulaires (Pendolino italien, X-2000 helvético-suédois, Talgo pendular espagnol, train canadien Bombardier).
 
Au plus bas, le prix de construction de la ligne TGV est en effet de 35 millions de francs par kilomètre. Il s’est élevé à une moyenne de 51 millions de francs pour le TGV Nord. 60 millions de francs par kilomètre sont envisagés pour un éventuel TGV Est (30 milliards pour le devis actuel). C’est un réseau d’autant plus coûteux qu’il accueille moins de voyageurs et que seuls les TGV peuvent y circuler : même la nuit, quand les voies sont libres, les trains de marchandises ne peuvent les emprunter.
 
L’adaptation du réseau existant aux trains pendulaires, elle, ne coûte environ qu’un million de francs par kilomètre pour une ligne en bon état ; ce qui ferait environ un demi-milliard de francs pour les quelques 500 kilomètres entre Strasbourg et Paris, soit la bagatelle de soixante fois moins que le coût du TGV !
 
Il est assez logique qu’un moyen de transport conçu pour, au sol, concurrencer l’avion coûte très cher. Il requiert évidemment une infrastructure des plus lourdes pour gommer les reliefs et trancher à vif dans tous les tissus complexes de la Vie ; une infrastructure et une rigité d’usage dont l’impact écologique et social pèse bien plus lourd que ne le révèlent les calculs technocratiques.
 
C’est là un choix qui, entre autres, résulte de la concurrence plus que contre-productive entre des entreprises (SNCF, Air Inter…) nourries par l’énergie des contribuables-citoyens et qui, donc, devraient viser à offrir des services complémentaires. Mais la notion de « service public », ou de bien communautaire, s’est déjà perdue, noyée sous les stratégies de l’argent et de son détournement. Car ce qui importe le plus pour des « décideurs » qui ont à peine conscience qu’il y a de la vie autour d’eux, ce n’est pas de faire quelque chose de logique et d’efficace, c’est de cultiver des prétextes au détournement le plus massif possible de l’argent public. Ce qui, ensuite, constituera la dette publique au nom de laquelle seront imposées les politiques de rigueur payées par… toujours les mêmes.
 
Si la logique et l’efficacité étaient de mode, nous ne nous emcombrerions pas de tous ces personnages uniquement soucieux de schématisations déconnectées du réel ou de voler le bien commun, ni de tunnels sous des mers où voguent des bateaux et sous des cieux où volent des aéronefs, ni d’autoroutes bondées par les flux tendus de véhicules très chers et très polluants. Nous aurions peut-être aussi songé à libérer la peau de la Terre et à soulager l’atmosphère – et nos porte-monnaie – en laissant enfin décoller les beaux, souples, plus sûrs que l’avion et très économiques dirigeables actuels (1).
 
Si la logique et l’efficacité étaient de mode, la SNCF n’aurait pas abandonné l’étude et les premières applications de la technologie pendulaire dont elle était si fière dans les années 1960. Mais voilà, piqués au vif par les prouesses de l’Aérotrain de la société Bertin, les technocrates ont choisi – seuls pour tous et pour l’avenir – d’enterrer la pendulation et les améliorations conjointes pour mobiliser l’énergie de l’Etat sur la réalisation d’un bolide au ras des pâquerettes (2).
 
Arrêtons-nous un instant sur cette technologie dédaignée par les élites françaises. Donc, les trains pendulaires se penchent dans les courbes pour compenser la force centrifuge (jusqu’à 8 degrés d’inclinaison), mais ce n’est pas là la seule caractéristique. Dans les trains classiques et le TGV, la rigidité des boggies (3) interdit aux roues de suivre fidèlement les courbes. Alors, les roues n’étant plus parallèles aux rails – tangentielles à la courbe – elles frottent contre ceux-ci, entraînant une importante perte d’énergie et la création du risque de déraillement. C’est à ce phénomène que les utilisateurs du métro parisien doivent les insupportables bruits de laminage dans les virages serrés. Avec les pendulaires dotés de boggies souples (à « contrôle radial »), les roues suivent le mouvement des rails, d’où d’appréciables économies d’énergie et de matériels, la réduction du risque de déraillement et un gain de 40% de vitesse dans les courbes.
 
La souplesse des trains pendulaires permet leur adaptation à tous les réseaux existants. A l’opposé du TGV qui n’est autre qu’un outil technocratique, produit rigide d’une pensée rigide, au service de la politique de déstructuration d’un authentique bien communautaire, comme il nous en a été arraché tant, les pendulaires peuvent s’adapter aux paysages et à tous ceux qui les habitent, aux implantations humaines, à la vie des utilisateurs du train et à la santé des bubgets publics.
 
Reprise dans les cercles technocratiques soudain touchés par la grâce, illustrée par l’alliance de GEC-Alsthom avec Bombardier, détenteur de la technologie pendulaire, pour conquérir les Etats-Unis (« Déficits », TGV et spoliation », Silence n°204, mai 1996, page 15), la critique confidentielle du TGV a triomphé avec l’annonce par Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat aux transports, de la refonte des programmes TGV au profit des trains pendulaires (« Le TGV va-t-il devenir intelligent ? » Silence n°210, novembre 1996, page 18).
 
La réaction des amateurs d’anticipation simplistes, comme il s’en faisait tant au début des années soixante, et de ceux qui engloutissent de colossaux profits au détriment de tout le monde en recouvrant de béton les paysages et la Vie n’a guère tardé. C’est le Ministre de l’Equipement (sic), Bernard Pons et également – c’est plus inattendu, vu ses choix éclairés pour la circulation urbaine – Catherine Trautman, maire de Strasbourg, bientôt suivis par le Premier Ministre, qui ont mené la contre-offensive. A l’heure où les mêmes prétendent justifier la fermeture de 6000 kilomètres de lignes sous prétexte qu’elles sont un peu « déficitaires » (4), voici qu’ils remettent en selle le projet de TGV Est dont les 30 milliards de francs, au minimum, ne devraient connaître qu’un taux de rentabilité de 3% (15% pour Paris-Lyon, 10% pour le TGV-Atlantique, ce qui est déjà insuffisant bien qu’il s’agisse des maximums obtenus en forçant les voyageurs à prendre le TGV). Et dans la foulée on nous annonce un nouveau TGV entre La Défense, Rouen et Caen !
 
Stimulant la pression pour un transport élitaire destructeur de paysages et de vie sociale, des élus alsaciens et autres osent encore vanter la concurrence que ferait le TGV à l’avion et à l’automobile. Duplicité ? Réelle incompétence ? Voilà belle lurette que le système TGV, du fait des prix, d’un inconfort internationalement remarqué et des contraintes invraisemblables qu’il crée pour des parcours hier faciles, pousse des fidèles du train vers la voiture individuelle et le co-voiturage. Quant à la concurrence faite à l’avion… Après les prix cassés sur les lignes régulières qui, déjà, rendaient le transport le plus énergivore attrayant par rapport au train, voici l’heure des navette aériennes accessibles toutes les demi-heures sans réservation et à des prix plus qu’intéressants par rapport à ceux du TGV. Gageons qu’avec une navette aérienne Paris-Strasbourg (avion et, mieux encore, dirigeable) le taux de rentabilité de la ligne TGV projetée tombera à moins que rien.
 
Mais, au fait, pourquoi ces élus pourquoi si soucieux de concurrencer l’avion et l’autoroute tolèrent-ils et, même, votent-ils la transfusion permanente de l’argent public à l’automobile, au transport routier et aux autoroutes, c’est à dire aux industriels et aux financiers les plus nuisibles (5) ? Et pourquoi ces élus du peuple se soucient-ils tant des grands pôles de la technocratie et de la spéculation, et des liaisons entre eux ? Ne devraient-ils pas plutôt lutter contre la déstructuration générale provoquée par ce modèle macroéconomique de « développement » qui ignore les hommes et leurs écosystèmes ?
 
Par dessus tout, songeons que, particulièrement sur les longues distances, si l’on veut économiser du temps actifs, aucun bolide ne rivalisera jamais avec un confortable train de nuit. Et souvenons-nous de la réflexion d’Ivan Illich dans « Energie et équité » :
« L’utilité marginale d’une augmentation de vitesse, accessible à un petit nombre de gens, a pour prix la croissante désutilité de la vitesse pour la majorité (…) Il se crée une hiérarchie des destinations accessibles selon la vitesse qu’on est succeptible d’atteindre et chaque catégorie de destination définit une classe correspondante d’usagers (…) En outre, chaque nouveau réseau a pour effet la dégradation des réseaux de moindre vitesse » et « chaque dépassement d’un seuil de vitesse augmente d’autant la fraction du temps social dévolue au déplacement ».
 
Ce sont les piétons, les chevaux montés ou attelés, les cyclistes, les tramways chassés par l’automobile de la majeure partie des espaces communautaires. Ce sont les petits trains, pourtant bien pratiques, puis les lignes secondaires sacrifiés pour les bolides étrangers aux vies et aux biotopes dont les premiers étaient familiers. Ce sont les dirigeables et les péniches sabotés par les camions amis des bétonneurs, pour des gouffres à kérosène plus lourds que l’air, mais aussi plus lourds que la résistance des finances publiques et celle de la santé de la planète. C’est le voyage et la rupture avec l’ordinaire, c’est la découverte, la rencontre qui nous changent, supprimés par l’idéologie du « déplacement ».
 
Fragilisés par la révélation de leur incompétence et de leurs turpitudes, technocrates et politiciens voient s’affaisser le piédestal qui les rendait inaccessibles. Du coup, certains semblent moins inaccessibles à la critique et à ce qui se passe dans le monde des vivants. Comme d’autres exemples récents, le début de la remise en cause du TGV en témoigne. Sachons faire monter la pression de l’action citoyenne.
ACG
Silence n° 215 – mars 1997
 
 
(1) C’était au début des années 1980. Sous peu – 1987 au plus tard – devait être créée une ligne régulière de dirigeables, probablement lenticulaires, entre Londres et Paris. Il y avait encore d’autres projets, bientôt réalisés disait-on. Puis le projet napoléonien de tunnel sous la Manche a été exhumé, puis les premiers TGV ont commencé à rouler… et on n’a plus jamais entendu parler de dirigeables en Europe.
 
(2) « Les coulisses du TGV : l’aérotrain » par Julien Blain, Connaissance du rail n°132, 133, 134, février, mars et avril 1992.
L’aérotrain dont, soit dit en passant, la réalisation serait bien moins onéreuse et bien moins traumatisante pour les écosystèmes et les communautés sociales que les lignes TGV puisqu’il est porté par un rail suspendu comme on le voit encore au nord d’Orléans.
 
(3) Les roues sont fixes sur des axes parallèles.
 
(4) En l’occurence, le « déficit » est de 1,3 milliard de francs pour l’ensemble des lignes régionales ; ce qui doit être relativisé au service indispensable rendu aux individus, aux familles, aux entreprises et aux collectivités – tous et toutes contribuables -, et non être considéré du seul point de vue du bilan interne de la SNCF (voir Alternatives Economiques n°133, janvier 1996). Comment ne pas rapprocher aussi ces 30 milliards qu’il semble si important de jeter dans la poche des bétonneurs et le passif de moitié inférieur qui justifierait le don pur et simple de tout le potentiel de Thomson à un spéculateur mondialiste, assorti d’une enveloppe de 11 milliards ?
 
(5) Coût de la bagnole : au moins six fois supérieur à ce que paie son propriétaire… et encore, sans compter les inestimables coûts dus à la déstructuration de l’habitat et à l’augmentation des distances physiques et relationnelles entraînée par l’usage de l’automobile.
Estimation officielle française du seul coût des pollutions dues à la route : 20 milliards de francs par an.
 
 
Commentaire 2010
Aujourd’hui, c’est sous le label « Grenelle de l’environnement » que l’on nous présente de nouveaux projets TGV.
Nous sommes en plein progrès.
 
Cet article figure aussi sur le site :
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=63:la-fin-de-laberration-tgv-&catid=34:article
 
 
 
 
Texaco-Chevron ne veut pas payer
 
Après avoir conchié l’Amazonie équatorienne et supprimé d’innombrables vies pendant 25 ans, les pétroliers refusent toujours d’assumer leurs responsabilités en acceptant le jugement qui les a condamné en février dernier.
 
Rappelons qu’il ne s’agit pas de pollutions et d’anéantissements accidentels. C’est un crime total sciemment perpétré pendant un quart de siècle avec constance. « L’Amazonie étant une terre pétrolifère, personne n’aurait dû vivre là » est l’un des arguments réfléchis de la défense des pétroliers. Cette catastrophe planifiée démontre une nouvelle fois que la connerie pure, la violence à son paroxysme et le crime sont les produits de la culture du capitalisme, cette culture impérialiste qui a réalisé une rupture extrême avec le vivant.

http://www.sosyasuni.org/fr/index.php
 
L’avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco
http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/30/l-avocat-qui-a-fait-tomber-chevron-texaco
un article de Pablo Ximénez de Sandoval paru dans El Païs
 
Rappel
Joe Berlinger a consacré un film essentiel à cette affaire, un film que les pétroliers ne veulent pas que nous voyions :
« Crude, the real price of oil ».
http://www.crudethemovie.com/
http://cdurable.info/CRUDE-le-reel-prix-du-petrole-Joe-Berlinger,2415.html
 
et, ci-dessous, les mois précédents :
Chevron-Texaco condamné
Empoisonnement de la biosphère : Texaco/Chevron et l’Amazonie
 
Les crimes de « la manne pétrolière » ruinent aussi le delta du Niger, rappel :

L’industrie pétrolière a apporté la pauvreté et la pollution au delta du Niger
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/oil-industry-has-brought-poverty-and-pollution-niger-delta-20090630
Les marées noires oubliées du delta du Niger
http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/03/les-marees-noires-oubliees-du-delta-du-niger
Nigéria, la malédiction de l’or noir
http://www.lefigaro.fr/magazine/20070713.MAG000000316_la_malediction_de_l_or_noir.html
Nigéria, le pays le plus riche mais le plus pauvre d’Afrique
http://www.legrandvillage.com/post/geopol/nigeria-le-pays-le-plus-riche-mais-le-plus-pauvre-dafrique/
Les marées noires oubliées du delta du Niger
http://www.internationalnews.fr/article-les-marees-noires-oubliees-du-delta-du-niger-52285868.html

vidéos
http://www.dailymotion.com/video/xdxgbs_dans-le-delta-du-niger-une-pollutio_news
http://www.wat.tv/video/delta-niger-pollution-permanente-337wn_2exyh_.html
http://www.youtube.com/watch?v=sgHaIVvJoU4
 
Tous ces anéantissements pour que les écervelés puissent sortir leur voiture même pour aller chercher le pain
 

Comme pour les pêcheurs de la Corne de l’Afrique ruinés par les thoniers usines français et autres, la guerilla semble le seul recours contre l’hypocrisie mondiale
A moins que les consommateurs cessent d’être stupides…
 
Ces crimes absolus ne sont pas le seul fait des pétroliers. Ils sont perpétrés partout où s’imposent la finance et la grande industrie.
Ci-dessous, en avril, l’exemple de l’huile de palme :
Un crime contre le vivant
 
 
 
 
1er juillet
Diable, l’accusatrice de Strauss Kahn ne serait pas une sainte
et lui ?
 
Aussitôt, un nouveau déluge de manifestations de soumission à la domination. Des fois que le dominant revienne…
Comme si le sperme du macho priapique, tel qu’il a été révélé par son propre entourage, n’avait pas été trouvé dans la chambre. La société assujettie démontre encore que le liant des édifices du pouvoir est un autre fluide corporel : la bave des courtisans.
 
Ci-dessous :
Les priapiques du pouvoir tombent le caleçon encore plus bas
Le machisme dominant sur la sellette. Mais pas la prédation
Oh là là ! La justice américaine… Quelle horreur
A propos de Strauss Kahn, une dernière flatulence pour la route
Yes we Kahn !
Prédation, machisme et pourrissement général
Le scandale Strauss Kahn affole les prédateurs qui se lâchent
Attention ! Chute de dominant
 
 
 
 
Libye, la progression continue des révolutionnaires
 
http://www.info2424.info/index.php/levenementiel/ly-evenements-nationaux/libye-revolution-anti-kadhafi-
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110629.OBS6070/libye-la-france-fournit-des-armes-aux-rebelles.html
http://www.liberation.fr/monde/01012346264-libye-la-rebellion-se-leve-a-l-ouest
 
 
Syrie, la répression n’affaiblit pas le soulèvement
 
http://english.aljazeera.net/video/middleeast/2011/07/20117124513271533.html
http://syrie.blog.lemonde.fr/2011/06/
 
 
 
 
30 juin
Le parlement grec a voté la rigueur de la rigueur
 
Le parlement est censé représenter le peuple. Curieux qu’il défende le plan de la défense des profits spéculatifs. C’est sûrement une erreur.
 
Dans cette triste affaire affairiste, comme avec l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, les instances de « l’Union Européenne », la Commission Européenne par exemple, se sont montrées plus exigeantes encore que le sinistre FMI pour assurer les profits des profiteurs et « rassurer les marchés ».
 
Merci encore aux saboteurs du mouvement social alternatif à l’ordre capitaliste qui ont permis l’installation de l’escroquerie !
 
Pour mieux comprendre :
http://www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/chesnais/illegitimesT.html
http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1739
http://www.suisse.attac.org/Les-dettes-illegitimes-Quand-les
 
Souvenons-nous de l’Argentine étranglée par le FMI…
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201005/10/01-4279011-le-plan-du-fmi-pour-la-grece-a-deja-echoue-en-argentine.php
Un film : Mémoire d’un saccage
http://www.dailymotion.com/video/xfk5f1_fmi-argentine-memoire-d-un-saccage_news
…et la suite (plusieurs épisodes)
 
 
 
 
La fabrication des grands profits de la grande distribution
enfin confirmée officiellement
par l’Observatoire des prix et des marges des produits agricoles
 
http://www.france-info.com/economie-entreprises-secteurs-2011-06-27-la-grande-distribution-accusee-de-faire-grimper-les-prix-alimentaires-546543-22-23.html
http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/27/999819-Les-producteurs-de-viande-sur-la-paille.html
également : Les marchés de dupe de la grande distribution
dans Libération du 28 juin
 
Le racket des grandes surfaces
Enquête sur l’implacable machine qui passe au laminoir, consommateurs, producteurs et franchisés
Le Point n° 2023, 23 juin 2011
 
http://www.amisdelaterre.org/Les-coulisses-de-la-grande.html
une interview de Christian Jacquiau.
Sans doute les Amis de la Terre d’aujourd’hui ignorent-ils ce que la grande distribution (Leclerc-Gorz, pour faire vite) a fait aux premiers AT et au mouvement alternatif qui l’avaient déjà dans leur ligne de mire… Des détails dans « Et la vie devint une cause perdue » (sur le blog)
 
voir et revoir le dossier de Campagnes Solidaires comportant, entre autres, l’article :
La mondialisation commence au supermarché !
chercher : Campagnes Solidaires les boutiques du capital
 
Rappel (avril 2010) :
En complément du constat sur la planification de la ruine des sociétés paysannes et de leurs campagnes, il est bon de connaître ce que vit et ce qu’exprime Régis Aubenas, un producteur de fruits de la Drôme et responsable FDSEA. C’est dans le mensuel FAKIR d’avril, n° 44 : « Mon verger contre Thatcher » (article de Pierre Souchon). Apparemment, la prise de conscience progresse.
Une émission à écouter et réécouter :
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1861
 
Egalement dans le même FAKIR : « Le grand bond en arrière (en tracteur) ». Quatre décennies de déstructurations planifiées – comme dans tous les autres domaines.
 
Et, pour la bonne bouche :
« Du supermarché à la tombe en passant par les navires porte-conteneurs »
 
 
 
 
18 juin
Des états généraux de l’économie sociale et solidaire
du 17 au 19 juin à Paris
 
C’est très bien « l’économie sociale et solidaire ». Hier, on appelait cela plus simplement. On parlait d’entr’aide (comme Kropotkine), d’association et de coopération. De bénévolat aussi. Dans le mouvement alternatif que j’ai contribué à lancer, on mettait l’accent sur la complémentarité et l’interdépendance qui structurent le vivant, et d’où découlent naturellement les formes d’organisation évoquées auparavant. C’est pourquoi nous étions autogestionnaires, comme on disait à l’époque. C’est pourquoi nous dénoncions et tentions de prévenir toute forme de capitalisation des pouvoirs spoliés à la plupart – le début de la fin pour l’entr’aide, l’association, la coopération (un homme une voix). C’est cette philosophie et cette pratique politiques qui ont fait le succès du mouvement et ont fait rêvé longtemps après sa disparition. Car cela ne plaisait pas à tout le monde.
 
En 1971, alors que je préparais La Semaine de la Terre et travaillais pour le mouvement coopératif depuis 4 ans (à l’Institut des Etudes Coopératives), j’ai proposé que plusieurs secteurs coopératifs coopèrent pour produire et distribuer des produits bio, et d’autres développements typiques de « l’économie sociale et solidaire » :
 
« (…) l’individu isolé, quelle que soit sa bonne volonté, ne peut rien, mais les groupements professionnels ont de très larges possibilités d’action à la fois sur leurs adhérents et sur les pouvoirs. Cette mutation n’est pas désintéressée, il ne s’agit pas d’une sorte de rêve philanthropique mais d’un ensemble de réformes qui trouverait sa justification économique – à court terme – dans plusieurs débouchés.

La coopération des deux principaux mouvements coopératifs s’impose car comment envisager une distribution de qualité sans une production ad hoc ? Ne serait-il pas logique que les coopératives agricoles produisent des denrées répondant aux exigences des consommateurs selon les directives de l’organe coopératif de distribution ?

Qu’il s’agisse de la conservation des sols et de la consommation, de la protection de l’espace rural et du tourisme, il existe dans la voie de la qualité des chances exceptionnelles pour l’intercoopération.

En adoptant dès aujourd’hui une politique de qualité qui demain leur serait imposée, les coopérateurs auraient tout loisir de s’adapter. Ce serait en outre une excellente publicité pour la Coopération et ses produits. C’est une occasion qu’il faut savoir saisir avant que d’autres s’en emparent (c’est à dire très vite !) car demain les problèmes de la qualité de la vie seront inéluctablement au premier plan de la scène politique… et économique.
1er trimestre 1971″
 
 
Seul monsieur Plateau, président du Comité National des Loisirs, une structure de la Fédération Nationale des Coopératives de Consommation, me répondit :
« (…) Une collaboration concrète des différents mouvements coopératifs et plus généralement, des multiples institutions sociales qui soutiennent et encadrent la vie de chaque français est souvent évoquée dans les sphères les plus hautes, telle la mélopée d’un sorcier africain qui invoque les dieux de la pluie.

Mais, depuis plus de 20 ans que je m’occupe de ces questions dans le mouvement coopératif de consommation, j’ai rarement vu de réalisations concrètes sorties de ces souhaits pieux. Il faut peut-être invoquer les hommes mais peut-être aussi les structures qui ne sont guère favorables, par nature, au rapprochement des différents mouvements (…) »
Le reste sur Une mémoire du mouvement alternatif 1960/1991
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/restoration-of-ecosystems-restoration_08.html
 
La coopération n’était déjà plus une évidence dans le « mouvement coopératif » lui-même. Alors, l’écologie et le bio…
 
Mon esprit entrepreneurial ne plaisait pas aux décideurs. Cela n’allait pas dans le bon sens ! J’ai été littéralement foutu à la porte séance tenante. Le mouvement coopératif avait déjà été pénétré par des éléments qui faisaient la politique des financiers et des industriels du productivisme expansionniste. Bref, c’est ainsi que j’ai commencé à faire connaissance avec le capitalisme mondialisé.
 
Ensuite ce fut au tour du mouvement social avec le concours d’une « gauche » qui, de toute évidence, n’était plus à gauche depuis longtemps. Le temps de commencer à en prendre conscience et les entristes capitalistes et leurs réseaux nous passèrent à la trappe en étouffant le mouvement alternatif.
 
des détails sur tout cela dans :
Une mémoire du mouvement alternatif (1960 1992)
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/restoration-of-ecosystems-restoration_08.html
 
Intrigué, je me suis intéressé au staff de ces « états généraux de l’économie sociale et solidaire » et, tapis dans la coulisse, j’y ai rencontré la « troisième voie » (Club Jean Moulin) et la « nouvelle gauche » (Delors et Rocard eux-mêmes) de la conversion de la gauche au capitalisme par l’éviction des révolutionnaires, des contestataires, des anti-capitalistes. Plus le PS qui trompette à tous les échos. Le PS ! Donc, ceux-là mêmes qui m’ont fait foutre dehors du mouvement coopératif et ont saboté le mouvement alternatif ! Les planificateurs du productivisme et de la conquête des marchés, les croissancistes, les financiarisateurs, les libéralisateurs-dérégulateurs, les privatisateurs, les dissociateurs, bref, les assassins de l’économie sociale et solidaire, hier. Ceux qui ont nettoyé le terrain pour installer l’économie capitaliste mondialisée qui a ruiné les peuples (ci-dessous : Islande, Irlande, Grèce, Portugal… Merci Jacques Delors !).
 
Ces « états généraux de l’économie sociale et solidaire »… comme une resucée des « 6 heures pour l’autogestion » à la Mutualité, le lundi 14 janvier 1974, la manifestation qui nous avait ouvert les yeux sur la falsification et la récupération, juste avant l’ouverture de la trappe et le détournement ?
 
Pas étonnant que je n’ai pas reçu de carton d’invitation.
 
Ces états généraux se tiennent au Palais Brongniart, le siège de la Bourse de l’économie anti-sociale et anti-nature. Tout un symbole ! Ce détail me rappelle un autre grand moment : la tenue de la première conférence de presse de René Dumont en mai 1974 à l’INRA, Institut National de la Recherche Agronomique, alors le temple de la célébration de l’agriculture industrielle, « citadelle où s’élabore la théologie de l’agrochimie qui est en train de détruire la nature et la campagne en France » (Bernard Charbonneau). Là aussi, le lieu n’avait pas été choisi par hasard. Les alternatifs, qui avaient lancé l’initiative d’une incursion culturelle dans la campagne présidentielle et, faute de mieux, avaient contacté Dumont, avaient déjà été écartés par ceux qui allaient détourner leur mouvement vers un réformisme de bon aloi au sein du système dominant.
 
 
 
 
Angela et Nicolas au secours de la Grèce
C’est ce que titrent la plupart des media. En plus petit, en bas de page, ils précisent : « …afin de rassurer les marchés ». Il faut donc traduire : Angela et Nicolas au secours des profits de la spéculation bancaire avec l’argent public.
 
Combien sont ceux qui s’insurgent contre l’assujettissement au capitalisme spéculatif ?
 
 
 
 
Nim Chimpsky, le chimpanzé qui a démontré l’inintelligence sensible de la plupart des scientifiques

Trempés (au sens de rendus durs et rigides) par la culture impérialiste anti-nature dont ils font grand cas depuis trop longtemps, beaucoup trop de chercheurs actuels sont devenus incapables d’intelligence sensible et de voir ce qu’ils ont sous le nez. En l’occurence de comprendre ce que leur disait Nim auquel ils avaient, pourtant, appris le langage des signes. La démonstration est accablante et renvoie malheureusement à d’innombrables autres affaires sinistrement stupides. Par exemple, la poursuite des expériences « scientifiques » sur des êtres intelligents et sensibles par des brutes bouchées à l’émeri.
 
Les animaux parlent aussi : le chimpanzé qui se prenait pour un enfant
http://www.lenuki.com/article-21464458-6.html
 
« Nim Chimpsky is a very important story that should go a long way toward reducing the likelihood of our betraying the trust of animals who depend on us for their well-being. Laugh, cry, and share widely. »
Marc Bekoff, University of Colorado; author of The Emotional Lives of Animals and Animals Matter ; editor of the Encyclopedia of Human-Animal Relationships
 
« Nim Chimpsky is an indictment of our attitudes to our closest relatives. »
Peter Singer, Ira W. DeCamp Professor of Bioethics, Princeton University and author of In Defense of Animals : The Second Wave. and The Way We Eat : Why Our Food Choices Matter
 
« A smart, tough-minded, big-hearted meditation on the fate of our nearest relatives, and a marvelous biography as well. The story of Nim Chimpsky tells us more about our own species than we probably want to hear, but we need to hear it, now. »
Russell Banks, author of Darling
 

Et revient encore en écho l’élimination, comme s’il s’agissait d’objets périmés, des Macaques de Tonkéan qui vivaient au Centre de Primatologie de l’université Louis Pasteur de Strasbourg :
A Strasbourg, les singes quittent le centre d’études sans remerciements et les pieds devant
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/reserve-4.html
 
 
 
 

Cyrène, l’un des méfaits de la dictature Kadhafi
 
Libye, Cyrène à réenchanter
http://www.liberation.fr/monde/01012334578-libye-cyrene-a-reenchanter
 
 
 
 
L’horreur en Syrie ou ce qui serait arrivé en Libye si…
 
S’il n’y avait pas eu mutation de la realpolitik devant l’évidence de l’inéluctabilité de la révolution dans plusieurs pays, et la renversante mise au service de la révolution des armes de l’impérialisme. Certains ont pu ressentir cela comme gênant… Auraient-ils préféré un bain de sang pire que les crimes commis par la dictature kadhafiesque en profitant de la molesse de l’OTAN ?
 
Malgré les milliers de victimes qui auraient pu être évitées en Libye, malgré les massacres et les tortures commis par les minables de Damas, des Etats se distinguent encore en refusant même de prononcer une simple condamnation. La Russie et la Chine, bien sûr. Mais aussi le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud qui se distinguent une fois de plus.
 
 
 
Après Al Rayayna,
Zawit Al Bagoul, Al Lawanya, Ghanymma

La révolution libyenne invente
http://www.youtube.com/watch?v=jCyRBUAEneM
et ronge les troupes surarmées de Kadhafi
http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1278964/2011/06/15/Les-rebelles-libyens-controlent-trois-autres-villages.dhtml
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/libya-video/8572828/Fierce-fighting-as-Libyas-rebels-advance-towards-Zlitan.html
Système D contre l’armée de Kadhafi
http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/01/systeme-d-contre-l-armee-de-kadhafi
 
 
 
 
Islande,
Irlande,
Grèce,
Portugal…
Merci Jacques Delors !
 
Certes, le libéralisateur de la circulation des capitaux dans le gouvernement socialiste et à la Commission Européenne (rapport Delors) n’est pas seul responsable. Il venait de loin, de la vague des « planificateurs » comme Jacques Rueff, le dérégulateur en chef pour la France, avec Antoine Pinay. Technocrates capitalistes qui se sont fort bien accommodés du néo-libéralisme. Tous au service de la mondialisation du capitalisme le plus dur sous l’égide étasunienne. Jacques Delors qui a souvent été flanqué de Denis de Rougemont, autres grande figure du consortium pro-capitaliste d’après-guerre, que certains veulent faire passer pour un inspirateur de l’écologisme ! D’ailleurs, Delors et Rougemont étaient côte à côte dans le passionnant comité fondateur d’Ecoropa en 1976… avec Brice Lalonde. Comme c’est bizarre.
 
Mais revenons à ces dettes publiques extraordinaires. Elles sont la résultante de beaucoup d’actions menées progressivement depuis très longtemps pour déstructurer les régulations protectrices des Etats, des communes, des sociétés, des écosystèmes, du vivant. La dérégulation-libéralisation des capitaux en a été une étape importante, parallèlement à la financiarisation de toute chose. Les connaisseurs pourront sans doute nommer plusieurs autres actions de Jacques Delors allant dans le même sens. Le Traité de Maastricht et la « construction européenne », par exemple, lequel a obligé les acteurs publics à n’emprunter qu’auprès des marchés financiers ; en clair : à entrer dans la spéculation ! Bien sûr, avec le Traité de Maastricht, avec le Traité de Lisbonne ratifié après l’annulation du vote du 29 mai 2005, à Versailles le 4 février 2008, il faut comprendre : déconstruction européenne pour le plus grand profit des spéculateurs.
 
Tout est falsifié depuis si longtemps avec le concours servile de la « démocratie représentative ».

emprunté à topinambours.over-blog.com
 
Ensuite est venue tout naturellement, presqu’en douceur, la libéralisation des marchés financiers. Et les Etats, gérants prétendus du bien commun mais complètement pénétrés par les complices du capitalisme conquérant, sont tombés sous leur coupe, sous la dictature des « agences de notation » privées qui mesurent l’alignement sur le capitalisme le plus spéculatif. De dérégulations en collusions avec une finance de plus en plus pourrie, ils ont emprunté auprès des marchés financiers de la spirale spéculative. Pour faire quoi ? Pour construire les réseaux de la mégamachine, faire les grands travaux, stimuler la croissance en investissant partout dans les projets les plus destructeurs de vies, chers au sieur Delors et, surtout, à ses commanditaires industriels, financiers et corrompus. C’est ainsi que, après l’estocade du FMI, les peuples doivent maintenant rembourser plusieurs fois ce que les banques privées ont prêté – après avoir été sauvées par… l’argent des peuples.
 
Oui, c’est une escroquerie, une escroquerie mondiale.
 
Accessoirement, il est bon de réaliser que ceux qui parlent de ces « dettes » sans dénoncer la dérive criminelle qui a conduit à leur constitution auprès des spéculateurs sont aussi, à coup sûr, de fieffés malhonnêtes.
 
voir le site des économistes atterrés
http://www.dailymotion.com/video/xfa8ah_economistes-atterres-frederic-lordo_news
http://www.temoignagechretien.fr/ARTICLES/France/Plutot-que-la-rigueur-sortir-des-griffes-des-marches/Default-2-2073.xhtml//
http://atterres.org/
 
L’argent public est prêté aux spéculateurs à 1%
et le taux auquel ils prêtent glisse, glisse, glisse… Il a déjà dépassé 6% !
http://www.marianne2.fr/Regulation-le-chantage-des-banques_a194133.html
http://breizh.novopress.info/11320/quand-l%E2%80%99europe-a-sauve-les-banques-et-accessoirement-la-grece-et-l%E2%80%99irlande/
http://www.jdf.com/indices/2010/03/04/02003-20100304ARTJDF00052-la-grece-emprunte-milliards-deuros-sur-les-marches.php
 
Jacques Delors : l’homme des firmes
http://www.fakirpresse.info/Jacques-Delors-l-homme-des-firmes.html
 
rappel :
La Grèce, la dette publique, etc.
ci-dessous en début mai 2011
 
Dans un article informé publié par the Ecologist Vol. 24, N° 4, juillet-août 1994, repris par Silence en juillet-août 1996, Ann Doherty et Olivier Oedeman donnaient d’autres précisions sur la collusion entre Jacques Delors et la Table Ronde Européenne des Industriels (TEI), lobby de multinationales. Cette TEI a beaucoup, beaucoup inspiré le Livre Blanc publié par la Commission Européenne en 1985 : « Réalisation du Marché Intérieur ». C’est là le fondement de l’Acte Unique de 1986. Delors reconnaîtra en 93, à propos de la TEI, qu’il « s’agit de l’un des principaux moteurs du marché unique ».
« Les maîtres de l’Europe », Silence, n° 206-207
 
Tout à fait entre nous, n’est-il pas curieux, pour tout dire : inattendu, que The Ecologist de Edward et Gimmy Goldsmith qui, tout de même, faisaient pleinement partie du système dominant, dévoile quelques-uns des dessous de la carrière de Jacques Delors ?
– Edward Goldsmith a travaillé à l’affaiblissement du mouvement écologiste alternatif au système du tout-capitalisme dominant, et à son détournement vers le réformisme favorable à ce capitalisme, donc vers cette Europe de la corruption et du fric.
– Edward Goldsmith a créé Ecoropa en 1976 avec Jacques Delors pour parachever l’étouffement du mouvement écologiste alternatif et assurer le succès d’une « troisième voie » écologiste dans le système capitaliste (comme la Troisième Voie sociale-démocrate qui, plus tout du tout à gauche, a négocié le virage réformiste vers l’intégration au tout capitalisme. Goldsmith aurait-il, entre-temps, été déçu par Delors ? Aurait-il été manipulé par lui et le mentor de celui-ci : Denis de Rougemont (également co-fondateur d’Ecoropa) ?
 
Compliqué tout ça !
 
 
 
 
10 juin 2011
Kadhafi a encore des forces en état !
 
Encore des morts et des blessés dans une nouvelle attaque sur Misrata.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110608.OBS4792/attaque-meurtriere-du-regime-libyen-contre-misrata.html
 
 
Et l’armée syrienne massacre toujours
 
http://fr.news.yahoo.com/dossier/syrie.html
 
 
 
 
juin 2011
Démission de François Nicoli, patron des urgences neurovasculaires à Marseille,
un service qu’il a façonné et qui obtient les meilleurs résultats
http://www.rmc.fr/forum/rmc/france/demission-du-pr-nicoli-de-lhopital-de-la-timone-marseille-7629/messages-1.html
 
http://provence-alpes.france3.fr/info/demission-du-pr-nicoli-la-video-69362794.html
 
http://www.youtube.com/watch?v=6C_KTmZQbdQ
 
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-06-24-L-hopital-en-crise
 
 
 
 
Avec la sécheresse et la désertification, revient le temps des retenues d’eau…
et l’occasion d’un nouveau chantage pour détourner le bien commun
 
Il y a des années et des années que je tente vainement de susciter un intérêt pour la spectaculaire restauration écologique et sociale menée au Rajasthan, dans la région de Alwar, avec :
Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51:restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=34:article&Itemid=70
Jusqu’à aujourd’hui, aucune des personnes ou associations se disant concernées ne m’a répondu. Comme presque toujours dans la France d’aujourd’hui.
Pourtant, l’exemple est passionnant…
http://www.youtube.com/watch?v=QfJEJxDRt1g
http://www.youtube.com/watch?v=rkslXYl8Fic&feature=related
http://www.dailymotion.com/video/xfpx5e_building-johads-to-revive-dead-rivers-in-rajashtan_tech
http://v.youku.com/v_show/id_XMTgwMTM2ODA0.html

Récemment, tout à fait par hasard, j’ai ouï parler de « retenues collinaires », et c’est ainsi que j’ai appris le regain d’intérêt pour la solution que, sur la base de l’exemple indien, je proposais moi-même pour toutes les régions où l’eau est rare – ici même désormais. Mais s’agissait-il bien de l’équivalent des johads indiens ?
 
Intrigué, j’ai cherché plus d’informations sur ces « retenues collinaires », ou « lacs collinaires », et ce que j’ai vu est désolant. Est-ce la malchance, je n’ai vu que des informations trop partielles qui ne précisaient pas si les retenues présentées (en Tunisie, à Haïti…) réalimentaient bien les nappes phréatiques. Car les retenues indiennes, les johads permettent l’infiltration des eaux dans le sol. Rappelons que c’est le principal intérêt de la chose. C’est ainsi que des rivières indiennes asséchées ont recommencé à couler et que les campagnes ont repris vie. Accessoirement, cette remise en eau du sol permet d’éviter la salinisation des terres par l’irrigation de surface avec une eau puisée dans un bassin soumis à l’évaporation.
 
Par dessus tout, avant même de penser réaliser des retenues, et même des retenues qui servent à réalimenter les nappes phréatiques, il serait intelligent de réviser complètement les « aménagements agricoles » – traduire : les destructions écologiques – faits ces cinquante dernières années, au moins : les asséchements de zones humides, les canalisations de rivières, les détournements dans des fossés anti-chars, les drainages (!), les destructions de bocages et de petits bois, etc. Toutes les conneries accompagnées d’une corruption galopante et du détournement des subventions pour les diriger contre le bien commun.
 
De Charybde en Scylla, la recherche, avec « retenues collinaires » pour mots clés, révèle l’existence de grands travaux destructeurs réalisés par des entreprises de travaux publics avec gros engins de chantier. Ainsi, la bonne idée des anciens et des indiens d’aujourd’hui a déjà été détournée par le capitalisme – sans doute avec, à la clé, privatisation de l’eau collectée. Car, le comble est que ces « retenues collinaires » industrielles, sans doute payées avec l’argent public, sont étanches ! Et l’on voit des bassins, aux pentes assez vertigineuses pour piéger tout animal venu boire, soigneusement recouvertes de « nappes géotextiles » pour que les nappes phréatiques ne profitent pas de la retenue.
 
Voilà peut-être la raison du silence profond qui a partout accueilli l’information que je propose…
 
Après les éoliennes disproportionnées du monopole énergétique, les retenues collinaires industrielles étanches pour le contrôle capitalistique de l’eau ?
 
Il est très clair qu’il ne s’agit pas là d’un travail de restauration écologique correspondant aux besoins de l’écosystème et des populations puisque les chantiers que j’ai vus sont très destructeurs, que l’eau est captée et que la réalimentation des sols est empêchée. C’est tout le contraire de ce que les indiens réalisent. C’est une nouvelle extension de la privatisation du bien commun qui commence.
 
Comme avec l’éolien détourné par les banques, l’Etat capitaliste et l’industrie, pour concentrer, monopoliser et augmenter le contrôle énergétique sur chacun et tous, voilà une autre technique douce en passe d’être sabotée et détournée au point de provoquer de nouvelles destructions.
 
Un combat pour éviter les destructions locales et la privatisation du bien commun
 
En complément voir et revoir Même la pluie, le film de Iciar Bollain présenté ci-dessous en janvier 2011
extrait :
Commencée à Cochabamba, la « guerra del agua » s’est poursuivie dans tout le pays et s’est étendue à d’autres menaces sur les biens communs. A La Paz, la population a éjecté les groupes Suez et Lyonnaise des Eaux, avant de faire de même avec le Président de la République Gonzàlo Sànchez de Lozada. « Même la pluie » est servi par d’excellents interprètes de personnages complexes, en particulier par Carlos Aduviri, alias Daniel, le figurant qui tout en jouant Hatuey, un héros de la résistance autochtone, se bat pour garder la maîtrise de l’eau. C’est le film qu’il fallait pour rappeler l’exemplarité de la lutte des amérindiens, une lutte exemplaire par sa force, son succès et son objet. Spoliation, privatisation, et détournement des communaux sont partout au coeur des stratégies du néo-libéralisme financier. De leur défense et de leur restauration dépend l’avenir de toute la planète.

Car, compagneros, la conquista continue.
 
 
 
 
L’impérialisme capitaliste triomphe avec Dilma Roussef
 
La faiblesse de l’alternative à la dictature du capitalisme mondialisé est telle que le parti de la mort n’a plus d’inhibitions.
 
La nouvelle présidente du Brésil, la protégée de Lula da Silva qui, déjà, avait désespéré les écologistes et les peuples autochtones, a signé l’autorisation de dévaster d’un coup plus de 400 000 hectares de forêt amazonienne en construisant un méga-barrage à Belo Monte. Un espace plus grand que celui occupé par le Canal de Panama nous dit Ana Herrmann Vieira
 
ci-dessous, en avril :
L’Amazonie vient plaider sa cause auprès des français
et, en mai 2010 :
Toujours plus près de toi mon dieu
Voir le site de Raoni en français :
http://www.raoni.fr/actualites-69.php
http://www.raoni.fr/actualites.php
le site de Survival France
http://www.survivalfrance.org/
pétition de soutien :
http://raoni.fr/signature-petition-1.php
 
De barrage en barrage
La marche en avant du progrès… de la pourriture. La déstructuration culturelle, sociale, écologique qui accompagne les grands chantiers destructeurs. Ici, l’exemple de la dernière catastrophe brésilienne : le barrage de Belto Monte.
« D’abord sont arrivées les prostituées. Puis des milliers d’ouvriers, d’ingénieurs et de commerçants. C’est alors, seulement, que les travaux du barrage de Belo Monte ont pu commencer. Reportage. »
http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/28/de-barrage-en-barrage
 
 
 
Travail à la française : un immeuble s’effondre pendant les travaux « de réhabilitation »
 
Cloisons et planchers détruits en ébranlant la structure, mur porteur éventré pour le passage d’un camion de chantier… L’immeuble a fini par s’effondrer sur la maison voisine. 3 morts et 8 blessés. C’est à Montreuil.
http://www.liberation.fr/societe/01012341855-trois-morts-dans-la-chute-d-un-immeuble-a-montreuil
 
 
 
L’écologie, de droite ou de gauche ?
Que la question puisse être posée aujourd’hui témoigne de la régression de la pensée critique.
 
Bon, alors revenons aux bases…
 
D’abord, l’écologie est la connaissance (relative) que nous avons de la vie, plus précisément des interrelations qui font la vie. Pour ne pas entretenir de confusion entre connaissance et philosophie politique, il faudrait dire : l’écologisme ou le mouvement écologiste.
 
Si être de gauche, c’est être avec le peuple, comme le dit l’histoire, tandis que la droite représente la domination, bien sûr tout ce qui s’inspire de l’écologie est de gauche. A moins de considérer que l’humain (la personne comme le peuple), ne fait pas vraiment partie de la nature – la biosphère, qu’il n’en est pas structurellement dépendant et solidaire ! Ca c’est la chanson de la « culture anti-nature » à laquelle nombre de dominants semblent croire, mais qui sert surtout à abrutir leurs victimes.
 
Avons-nous progressé ? Pas tellement. D’abord, les écologistes – ceux des origines – sont sortis de la protection de la nature parce que celle-ci s’accommodait de la domination sur la personne, le peuple, la biosphère, donc de la principale cause des destructions écologiques et sociales. La résistance fondamentale aux différentes formes de la domination faisait des écologistes des acteurs majeurs du mouvement alternatif (alternatif au système de la domination capitaliste).
 
Ceux qui pensent différemment, ou agissent comme si, ont dû manquer l’apprentissage, ou ils sont tout sauf écologistes.
 
Mais il y a plus gênant, un petit quelque-chose qui induit beaucoup beaucoup de monde en erreur : la gauche n’est plus à gauche depuis très longtemps. Et il y a même belle lurette qu’elle est passée du côté de la domination. Cela s’est appelé la conversion au capitalisme et cela a été marqué par un changement de personnel politique, syndical et médiatique, et un changement de vocabulaire : troisième voie, nouvelle gauche, gauche libérale, etc.
Notons que « la gauche » changée par le capitalisme a détourné l’expression nouvelle gauche qui désignait le mouvement alternatif des années soixante et soixante-dix. Pour désorienter davantage.
 
D’ailleurs, comme les autres écologistes des origines, je me suis fait prendre à ce jeu de dupes il n’y a qu’une quarantaine d’années ! C’est dire si le fait est nouveau.

première manif de la Semaine de la Terre en mai 1971
 
Apprendre l’histoire du mouvement social n’est pas complètement inutile. Cela permet d’éviter de poser des questions résolues depuis longtemps, et beaucoup plus.
 
 
 
 
Exemplaire révolution arabe
 
Des hommes, des femmes, souvent très jeunes, se mobilisent et rivalisent d’organisation spontanée, d’inventivité, de solidarité, d’abnégation, de dévouement à l’intérêt général, de sacrifices…
 
Ils démontrent que l’élan révolutionnaire est une pulsion universelle qui renaît toujours, une réaction naturelle du vivant quand il est opprimé. Et qu’il trouve très vite le sens et la maturité.
 
Benghazi, 18 février. Mahdi Ziou charge à bloc son taxi de bonbonnes de gaz et d’explosifs, et il fonce vers l’immense caserne Fadhil assiégée depuis trois jours d’où soldats et mercenaires mitraillent les manifestants. Mahdi Ziou lance son véhicule contre la porte principale qui cède sous l’explosion.
http://www.liberation.fr/monde/01092323319-mahdi-ziou-martyr-discret-et-idole-de-la-revolution
http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/2f16a454-405e-11e0-9d58-e979d66c2ecd/Lhorreur_%C3%A0_lh%C3%B4pital_de_Benghazi
http://sara-daniel.com/2011/03/les-oubliettes-de-kadhafi
 
Le sacrifice de Mahdi Ziou a décidé de la bataille et, peut-être, de la révolution libyenne : la caserne a été prise sitôt après.
 
Depuis le début de la révolution des peuples arabes et berbères, beaucoup beaucoup d’autres Mahdi Ziou ont offert leurs vies pour que cessent les tyrannies et l’injustice, pour que vive la communauté et qu’après eux la vie ait un avenir. Ils et elles se sont sacrifié(e)s pour ce que la domination capitaliste mondialisée a condamné à mort : la vie ensemble en bonne intelligence et le bien commun.
 
En quelques semaines où la personne et le collectif se sont fondus, la révolution a balayé les préjugés coloniaux et racistes, et le pessimisme qui ne voyait que soumission aux dictatures. Elle a remplacé le discours de l’incompréhension et du mépris par : dignité, liberté, démocratie, paix, solidarité. Elle a bousculé les Etats donneurs de leçons, renversé la realpolitik, miné le parti de la guerre jusqu’en Israël.
 
Elle fait partager son rêve et donne l’exemple.
 
 
 
Feuilleton Strauss K : les priapiques du pouvoir tombent le caleçon encore plus bas
 
Un coup d’oeil – de plus en plus arrondi – au Nouvel Observateur du 1er au 8 juin renseigne sur la profondeur de la déliquescence. Croyant dénoncer, certains révèlent combien leurs comportements avaient dû dériver. Ainsi, Laurent Joffrin (l’homme de la Fondation Saint Simon, il est vrai) qui sort des énormités tout en essayant de moraliser. Promoteur historique de la dérégulation à tout va, il louvoie entre le viol et la séduction comme s’il y avait un rapport entre l’un et l’autre. On sent bien qu’il a du mal à y voir clair.
 
Heureusement, ce numéro du Nouvel Observateur contient un dossier dénonciateur sur le sexisme : La France des machos. On y découvre d’autres comportements infects d’hommes généralement encensés. Toute une galerie de portraits lamentables. Suit la présentation de l’ouvrage d’une américaine sur la séduction en France, « French seduction », qui ponctue le tout d’une touche poisseuse. Evidemment, seuls des comportements de dominants encouragés à toutes les prédations sont rapportés, ce qui n’empêche pas les différents auteurs de généraliser à toute la population. Dominants élus de la « démocratie représentative », dominants désignés dans les hiérarchies d’entreprises, tous purs produits du capitalisme (la capitalisation des pouvoirs spoliés à tous les autres) qui démontrent quotidiennement leur mépris affirmé de la démocratie, au moins pour la moitié de l’humanité. Pour les hommes qui refusent le système dominant aussi.
 
Ces tombés de pantalons confirment un constat que je faisais il y a longtemps déjà :
« (…) les relations entre les sexes en sont polluées, ce qui profite encore au système. Des mâles, en nombre, confient être incités à adopter des attitudes dominatrices en tous domaines – et les consommations correspondantes – par le succès rencontré auprès des femelles allaitées à la mythologie du dominant supposé charmant (un prince évidemment)… Exemple parfait d’un cercle vicieux, le personnel essentiellement mâle de la démocratie représentative y trouverait l’une de ses plus fortes motivations. Le phénomène a d’ailleurs contribué à l’effondrement du mouvement social, les obsédés cherchant d’autant plus frénétiquement à dominer pour briller qu’ils étaient récompensés par les attentions des chercheuses de princes charmants (…)
 
La connaissance du dessous des cartes, des représentations, des complexes et des excès compensateurs de ces messieurs-dames acharnés à nous spolier de tout, surtout de l’expression politique et des décisions conditionnant notre vie, explique beaucoup de la petitesse et de l’aveuglement des politiques du système qu’ils constituent.

Que des dominants obtiennent, dans un domaine relationnel, des satisfactions qui semblent les conforter dans leurs pratiques prédatrices est un comble car, somme toute, ne sont-ils pas les « petits personnels » du grand engrenage destructeur des interrelations ? A fortiori quand il s’agit de leurs exécutants, comme dans le cas présenté. Cela dit la force du conditionnement des personnes sous le charme. Tous aliénés se confortant mutuellement dans leur aliénation, ils (elles) entretiennent la propagation des comportements socialement et écologiquement nuisibles. Il est vrai que deux générations après le dernier mouvement féministe qui n’avait pas manqué de dénoncer la domination, toute la domination, la régression est, là aussi, spectaculaire. Les médias, et pas seulement la littérature et les magazines féminins, sont pleins de contes louant « la réussite » dans les rouages machistes de la mégamachine. Conformisme aux dogmes du système, reproduction des mêmes schémas pour plonger dans les ornières creusées et recreusées, non point par les hommes, mais par les plus dénaturés des deux sexes (…) »
« Gestion des ressources humaines et harcèlement généralisé »
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/trahisons-du-prsent-sabotage-de-lavenir_08.html
 
Pour y voir clair, revisitons l’histoire et souvenons-nous du rôle joué par certaines féministes vedettes (a) dans cette dérive, en particulier des saloperies commises pour aider les entristes du système dominant à éliminer les acteurs alternatifs. Nul doute que, si le mouvement alternatif au capitalisme destructeur des relations sociales et écologiques avait pu se développer, nous ne ferions pas aujourd’hui le constat d’une telle décadence des moeurs et des pratiques politiques et économiques. Mais c’est bien pour cela qu’il a été saboté.
 
Voir au-dessous : « Le machisme dominant sur la sellette. Mais pas la prédation »
 
(a) sans doute des entristes-usurpatrices qui faisaient dans le courant féministe le même travail de sape que ceux qu’elles soutenaient dans les autres courants.
 
 
 
 
OURS : annulation de la restauration écologique programmée
 
La bureaucratie de l’environnement supervisée par Nathalie Kosciusko Morizet, et dominée par la culture de la propriété de la nature, a décidé d’annuler l’introduction nécessaire au maintien de la faible population du Béarn. Une nouvelle ourse devait être lâchée pour remplacer Franska, tuée par un chauffard en 2007… Il y a 4 ans !
 
Raison invoquée : la sécheresse exceptionnelle. Il s’agirait de ne pas ajouter aux difficultés des éleveurs une préoccupation supplémentaire. Argumentation fallacieuse qui établit une relation directe là où il n’y en a guère. Argumentation mensongère puisque le Béarn est épargnée par la sécheresse : en février, la pluviométrie y était la plus élevée en France, et il vient d’y tomber des pluies abondantes.
http://www.loup-ours-berger.org/
 
 
 
 
Libye
Les informations sur les horreurs commises par la dictature commencent à filtrer
http://www.francesoir.fr/actu/libye-des-crimes-guerre-commis-par-pouvoir-et-rebelles-selon-l-onu-106772.html
http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/113619-larmee-de-kadhafi-accusee-de-crimes-de-guerre
 
Syrie
Les troupes d’assassins du régime Hassad travaillent sans relâche
Hamzeh Al-Khatib, 13 ans, torturé à mort

http://www.rue89.com/2011/05/30/nous-sommes-tous-des-hamza-la-revolution-syrienne-a-un-visage-206755
 
Human Rights Watch alerte sur les
Crimes contre l’humanité à Deraa
http://www.hrw.org/fr/news/2011/06/01/syrie-crimes-contre-l-humanit-deraa
 
 
 
JUIN
 
 
 
31 mai
Le machisme dominant sur la sellette.
Mais pas la prédation
 
Aurélie Philipetti est députée PS. Elle est passée par le parti Les Verts. Dans Libération de ce jour, elle rapporte les propos d’un collègue de l’Assemblée Nationale :
« La chasse, c’est comme les femmes, on regrette toujours les coups que l’on n’a pas tirés »
Et elle enchaîne sur :
« Les politiques devraient être un modèle, ils sont à la traîne. »
 
Vertiges.
Tant de dégradations de la pensée critique pour en arriver là ! Des deux côtés :
– le lourdaud perpétuellement encouragé dans ses prédations par un système qui jamais ne lui envoie une boucle de rétroaction négative, en langage imagé : un rateau, voire une bonne dégelée pour le cas présent – le secret de toute régulation et du début d’une réflexion (la dérégulation économique a les plus graves conséquences sociales et écologiques, mais aussi comportementales),
– elle qui ne sait pas, qui n’a jamais su, et qui attribue au système de la capitalisation des pouvoirs spoliés aux autres les qualités que, précisément, il a pour fonction de détruire. Elle qui, donc, n’est pas éloignée du concept subtil de régulation de la dérégulation par les dérégulateurs eux-mêmes (ci-dessous : Le scandale Strauss Kahn affole les prédateurs qui se lâchent)
 
Aurélie Philipetti et les autres femmes de la domination, qui s’expriment dans Libération, ne semblent pas bien comprendre qu’elles sont piégées par la structure même (culturelle et organisationnelle) de l’aberration à laquelle elles contribuent activement. La critique du pouvoir capitalisé, donc de la prédation généralisée à laquelle elles contribuent, critique qui était développée par des féministes (pas toutes) au temps où ce courant faisait partie du mouvement alternatif, ne les a jamais effleurées.
 
Ci-dessous, à la mi-mai :
Prédation, machisme et pourrissement général
 
Ce qui est constaté aujourd’hui a été longuement cultivé. Très longuement cultivé. Il faut replonger dans l’histoire sociale contemporaine pour voir à quel point le mal est profond et vient de loin, combien la régression est grande depuis les remises en cause radicales d’il y a quarante à cinquante ans. C’est que, comme je l’ai déjà souligné, la connivence vis à vis des prédateurs a été largement partagée, y compris par des gens qui ont joué les écologistes et les féministes, telles Françoise d’Eaubonne et ses proches.
 
Sans doute faut-il souligner, et souligner encore, que la dérive prédatrice qui se révèle pleinement à l’occasion de cette affaire se double d’une sorte d’inconscience et ne se limite pas aux relations hommes-femmes. Elle concerne toutes les relations et joue un rôle premier dans la brutalité des rapports observée généralement en France.
 
Comme toutes les prédations dérégulées qui ruinent notre monde, le machisme est consubstantiel à la culture dominante, impérialiste et capitaliste, la culture de la lutte de chacun contre tous – culture « anti-nature », suivant ses propres termes. Comme les autres problèmes, il ne peut être réduit que par le retour à la culture conviviale inspirée par le vivant et la rupture avec la capitalisation des pouvoirs pour recréer la démocratie.
 
 
 
 
Oh là là ! La justice américaine… Quelle horreur
 
Grande parade pour dénoncer le traitement fait à Strauss Kahn. Robert Badinter, Serge Portelli, etc., tous horrifiés. Mais, et la justice française ? Ah bah non, là celà n’est certes pas parfait mais nous faisons des efforts pour que cela le devienne.
 
On voit que ces gens-là n’ont pas eu l’occasion d’éprouver leur chère justice en tant que simple citoyen, ou pire : en tant que gêneur par rapport au système dominant, le leur.
 
Ayant eu le malheur d’en faire l’expérience pour les conséquences classiques d’une longue alerte amiante dans mon entreprise institutionnelle (un blocage béton de la carrière et un long harcèlement), j’ai eu tout loisir d’identifier une justice de classe où l’empêcheur de dominer tranquille et de polluer à mort devient un gibier auquel on donne l’hallali sans aucun souci du contenu de son dossier.
 
A ces indignations grand-bourgeoises sur le sort que l’on a osé faire à l’un des leurs, préférez :
L’affaire Strauss-Kahn, leçon de démocratie
Par Jacques Follorou, Le Monde du 22 mai
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/21/l-affaire-strauss-kahn-lecon-de-democratie_1525489_3232.html
 
 
 
 
mai 2011
Hôpital d’Aulnay-sous-Bois, démission du service de pneumologie à cause des méthodes de « management » harcèlement
http://lesamisdaulnay.typepad.fr/lesamisdaulnay/2011/05/aulnay-sous-bois-sant%C3%A9-troc-autour-du-jardinage-au-parc-dumont.html
 
 
 
 
Sécheresse climatique et dessèchement culturel
 
Comme déjà abordé, la sécheresse pousse la plupart des médiatisés à faire porter la responsabilité sur le réchauffement climatique, ce qui n’est pas injustifié, mais jamais sur la destruction forcenée des écosystèmes, en particulier les déforestations tropicales (ci-dessous, première quinzaine de mai : La Niña et El Niño se partagent les désastres).
 
Et la destruction des campagnes, de la flore, de la faune, des sols, ici ? Rien. Etonnant, non ? Pas un mot sur la responsabilité écrasante de l’agriculture industrielle subventionnée avec l’argent commun qui devrait servir le bien commun. Responsabilité d’autant plus écrasante qu’elle détruit simultanément ici et très loin, jusqu’au Brésil, en Afrique, en Thaïlande… partout, et que là-bas c’est encore pire, ce sont des écosystèmes parmi les plus denses et les plus riches qui sont anéantis.
 
Voir et revoir
La terre des hommes rouges (BirdWatchers) de Marco Becchis
HERBE de Matthieu Levain et Olivier Porte
ci-dessous et dans la rubrique Cinéma
 
Sans oublier l’exemple le plus passionnant :
Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51:restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes&catid=34:article&Itemid=70
 
 
 
 
Zouzou, renardeau non grata
Article emprunté à Libération du 30 mai
 
En Dordogne, la famille qui héberge Zouzou, renardeau trouvé près du cadavre de sa mère au bord d’une route, comparaîtra le 5 juillet devant le tribunal correctionnel de Bergerac pour «détention sans autorisation d’un animal non domestique». Selon le code de l’environnement, elle encourt un an de prison et 15 000 euros d’amende. Une conciliation a déjà eu lieu au tribunal : la famille est prête à payer une amende de 200 euros et à demander un agrément pour Zouzou, mais pas à s’en séparer le temps de la procédure.
 
Ben ouais, on en est là, en France.
Pendant ce temps-là, les prédateurs, les pollueurs, les dégradeurs et les destructeurs courent la campagne en toute impunité. Et l’apologie du sadisme, la corrida est inscrite au patrimoine culturel français par le gouvernement.
 
 
 
 
A propos de Strauss Kahn,
une dernière flatulence pour la route
 
Là où je suis en rogne contre moi-même, c’est d’avoir mis de côté la question de sa personnalité. Je me disais : «Si on est Président, on sait se contrôler.»
C’est de Cohn-Bendit, le faux écologiste, faux libertaire, vrai capitaliste néo-libéral et, naturellement, strauss-kahnien.
 
Tout d’abord, on note qu’il semble tenir pour acquise la culpabilité du socialiste néo-libéral. Ensuite, il avoue connaître des traits de la personnalité du monsieur qui ne semblent pas très clairs. Enfin, il accorde aux fonctions hiérarchiques, donc à l’activité prédatrice pour s’y hisser, une vertu à peu près inverse de ce que la culture écologiste alternative en dit depuis fort longtemps.
la citation se trouve à la fin de la pièce surréaliste suivante
http://www.liberation.fr/politiques/01012339789-que-reste-t-il-des-liberaux-libertaires
 
Et un petit rappel, la chronique de Stéphane Guillon sur France Inter en février 2009, peu avant d’être foutu à la porte par la station d’information et son cerbère Philippe Val :
http://www.dailymotion.com/video/x8fwgj_stephane-guillon-a-propos-de-domini_fun
Et le commentaire de Libération qui dit connaître « le comportement notoirement décomplexé et débridé » de Strauss Kahn avec les femmes
http://www.liberation.fr/medias/0101320078-comment-stephane-guillon-a-ulcere-dsk-sur-france-inter
 
 
 
 
Libye, 100ème jour de la révolution
 
 
 
30 mai
Le mouvement des indignés gagne du terrain
 
Plusieurs centaines d’indignés se sont réunis place de la Bastille.
 
S’indigner, comme Stéphane Hessel, c’est bien, mais très insuffisant aujourd’hui. Le temps de l’indignation et de l’interrogation sur les solutions devrait être dépassé depuis longtemps. Si nous en sommes encore là 40 à 50 ans après le mouvement alternatif qui proposait d’éviter les ruines actuelles, c’est bien parce que ce mouvement a été saboté et relégué dans l’oubli par tous ceux qui tiennent le haut du pavé, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche du champ politicien, avec toute la caste médiatique derrière.

Ne croyez-vous pas qu’il serait temps de passer à la dénonciation pour ouvrir les voies de la restauration ?
 
 
 
 
Grèce, exemple de la spoliation du bien commun (bis)
précédent sujet à la mi-avril
 
Avec le FMI du célèbre « régulateur du capitalisme » Strauss Kahn et le gouvernement d’Angela Merkel en tête de meute, c’est l’hallali contre la Grèce – en attendant le tour des autres.
 
Je n’oublie pas le rôle premier des banquiers qui commandent aux belles figures citées. En utilisant notre argent laissé dans leurs établissements, les banquiers, y compris les banquiers français, se sont mués en usuriers. C’est ce qui explique l’essentiel du problème.
 
A propos de la propagande sur la régulation du capitalisme :
« Le scandale Strauss Kahn affole les prédateurs qui se lâchent » (ci-dessous).
La régulation de la dérégulation est l’un des leurres agités par les prestidigitateurs de la « troisième voie », « nouvelle gauche », « gauche de gouvernement », etc. depuis les années soixante.
 
Il faut remonter aux origines de la nouvelle conquête capitaliste mondiale pour découvrir toute la manipulation qui a conduit à cette spoliation ultime. Depuis le lancement de la colonisation des esprits avec le Congrès pour la Liberté de la Culture et les différentes actions menées par les fondations nord-américaines, l’essor d’une Europe capitaliste sous la houlette étasunienne, la liquidation des courants révolutionnaires et contestataires, la colonisation de la gauche par des clones du capitalisme, le lancement des politiques néo-libérales par cette gauche-là, Maastricht, etc.
 
pour en découvrir plus :
« La révolution renversée et la colonisation intérieure »
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=49:la-revolution-renversee-et-la-colonisation-interieure&catid=34:article&Itemid=68
 
 
 
De quoi il parle le monsieur ?
 
Sur France Inter, à 12H35 ce 29 mai, dans l’émission 3D, le journal de Stéphane Paoli, Yves Charles Zarka dit que la révolution arabe et les mouvements sociaux qui se lèvent en Espagne lui font penser à 68. Et d’ajouter : en 68, la jeunesse voulait un autre avenir, mais elle n’avait pas de soucis pour l’avenir… du point de vue économique, veut-il dire probablement. Il n’empêche que c’est contradictoire. Et il poursuit : en 68, les révoltés n’avaient pas besoin de créer, comme la jeunesse d’aujourd’hui. Les idéologies du changement étaient prêtes, etc.
 
C’est violent ! Tout ça en une respiration. Et tout en exprimant une dénonciation salutaire des collusions au plus haut niveau qui nous mènent au chaos.
 
Je n’ai pas envie d’être méchant avec Yves Charles Zarka car il semble sincère et profondément indigné, mais les bases de son raisonnement – du raisonnement entendu – sont fausses et le portent vers la confusion.
 
Incroyable de dire que la jeunesse des années soixante n’avait pas de soucis pour l’avenir et qu’elle n’avait rien à inventer ! Mais alors qu’est-ce qui l’a fait bouger si fort ? C’est tout au contraire l’angoisse devant un avenir compromis par les orientations économiques et la pseudo prospérité des « trente glorieuses » qui a jeté des milliers et des milliers de jeunes et de moins jeunes dans l’action. Nous n’avons pas de planète de rechange est un slogan de l’époque. C’est celui que j’avais repris pour la Semaine de la Terre en 71. Pour savoir cette angoisse et cette révolte, encore faut-il connaître le mouvement alternatif à la civilisation du tout-capitalisme qui était la principale dynamique entre les années cinquante et les années soixante-dix, à l’échelle mondiale, et la plus originale. Manifestement, Yves Charles Zarka ne connaît pas, et pas davantage la culture inspirée par le vivant qui guidait le mouvement. Et il charge encore la barque en réduisant les mouvements sociaux aux gauchismes avec leurs idéologies prêtes à l’emploi qui ne sont que des variantes de la culture dominante, la culture impérialiste, anti-nature et productiviste.
 
Est-ce de l’aveuglement ?
Serait-il encore une victime de la falsification de l’histoire sociale contemporaine ?
Ou participe-t-il au révisionnisme historique visant à dissimuler le rôle de la gauche et de l’extrême-gauche dans l’établissement de la mondialisation capitaliste néo-libérale sur lequel il pleure aujourd’hui ?

Pour y voir plus clair : Impostures politiques et sabotage du mouvement social
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/de-lopposition-la-reproduction-de-la_08.html
 
Yves Charles Zarka est professeur de philosophie, « historien de la pensée contemporaine » (sic). Il exerce à la Sorbonne.
 
 
 
 
Le peuple syrien mis à la torture depuis 1 mois et demi
 
La Chine et la Russie bloquent toujours toute initiative internationale
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/26/syrie-projet-de-resolution-contre-la-repression-sanglante-au-conseil-des-nations-unies_1527437_3218.html
 
 
 
 
28 mai
L’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel de la France par le gouvernement Fillon laisse rêveur
 
Pour mieux comprendre, il est utile de réaliser que cet ukaze tombé de l’élite sert à renforcer la conception de la culture, unique, très restrictive, sélectionnée suivant sa proximité avec les valeurs de la domination. Fonction complémentaire : la culture unique exclut tout le savoir des relations douces, conviviales, de bonne intelligence avec la vie – ici, avec les autres êtres vivants. Elle est faite pour masquer et, si besoin est, décrédibiliser la culture essentielle : la culture inspirée par le vivant, celle que le mouvement alternatif proposait de restaurer. La culture unique nous vient du Congrès pour la Liberté de la Culture, opération propagandiste de la CIA pour justifier la mondialisation du capitalisme (plusieurs sujets ci-dessous, dont Yes we Kahn !). André Malraux, créateur du Ministère de la Culture en était un activiste.
 
L’existence d’un patrimoine officiel listé et, particulièrement, cette inscription sont donc des actions manipulatrices contre la culture conviviale – la culture qui renforce les relations avec le monde – pour que la plupart l’ignorent au profit de la culture anti-nature du système dominant. Cette nouvelle agression démontre une fois de plus la gravité de la régression générale depuis le sabotage du mouvement alternatif.
 
C’était aujourd’hui jour de manifestations,
ici entre Saint Germain l’Auxerrois et le Louvre

Petite victoire du système dominant au sein même des associations soucieuses de la souffrance et de la sensibilité des autres êtres, le slogan souvent affiché : « 2012, les taureaux voteront ». Une énième confirmation de l’oubli complet des analyses alternatives sur la falsification première du système représentatif. C’est gênant.
 
http://www.dailymotion.com/video/x2pbkk_alinea-3-sur-la-corrida-partie-2_animals
http://www.dailymotion.com/video/x5biq5_corrida-la-veritee_animals
 
Le seul refus de la corrida ne suffira pas à vaincre son sombre sadisme et ses intérêts économiques. Il serait plus efficace de proposer une alternative qui puisse satisfaire les amateurs de courses, les professionnels de l’arène et les éleveurs. Par exemple, le jeu de la course camarguaise où les taureaux peuvent faire une longue carrière…
http://www.youtube.com/watch?v=Kvn4vuTwd2I
http://www.youtube.com/watch?v=QpDh1UqYhDo&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=Vgxw7Pk_SUE&feature=related
Les courses acrobatiques antiques, qui survivent, sont aussi des alternatives.

Vovo (15 ans de carrière dans l’arène) dans ses oeuvres avec le razeteur Fidani. Vovo est le taureau. C’est lui la vedette. La différence entre l’esprit de la course camarguaise et celui de la corrida est si grande que Vovo a sa statue aux Saintes Maries.
 
 
 
 
Après le suicide politique de l’homme du capitalisme,
grand remuement d’idées révolutionnaires
au PS
 
Martine Aubry se prononce en faveur de la candidature de Christine Lagarde au FMI
 
 
 
Yes we Kahn !
 
Opportune, cette affaire Strauss Kahn.
 
D’abord, elle a éliminé le dernier clone sorti des laboratoires du grand capitalisme. Pensez donc, une si longue préparation qui avait réussi le prodige d’en faire l’homme de gauche favori des français. De gauche ?
 
La « bataille pour conquérir l’esprit des hommes » était le programme de la toute jeune CIA et du « consortium » créé au début des années cinquante, plus pour imposer partout le capitalisme et l’hégémonie nord-américaine que pour faire pièce à la peu convaincante propagande de l’épouvantail totalitaire communiste. Lancé en avril 1951 par Truman, le Psychological Strategy Board (PSB) avait pour fonction de travailler sur ceux « qui tirent les ficelles intellectuelles, et forment ou du moins préparent les attitudes et opinions de ceux qui à leur tour dirigent l’opinion publique » afin de les prédisposer à la « philosophie des planificateurs » (« Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle » page 159). Les planificateurs étant les lanceurs de la technocratie productiviste ; de pure culture impérialiste anti-sociale et anti-nature – tel Jacques Rueff en France. Les planificateurs allaient bientôt passer le flambeau aux néo-libéraux pour mener la conquête capitaliste mondiale. Un lobby entièrement sous contrôle de la CIA chapeautait différentes organisations, le Mouvement Européen (où un personnage que l’on retrouvera chez les écologistes avait d’importantes responsabilités : Denis de Rougemont). Ce lobby menait « une campagne de propagande et de pénétration destinées à désamorcer des mouvements politiques de gauche et à susciter l’acceptation d’un socialisme modéré. Quant aux internationalistes libéraux intéressés par l’idée d’une Europe unie autour de principes propres et non selon les intérêts stratégiques américains (…) La CIA et le Conseil de stratégie psychologique avaient spécifiquement pour instruction d’orienter les media et les programmes vers la destruction de cette particulière hérésie ».
 
Les syndicats étaient visés aussi, comme toutes les formations contestataires, ainsi que j’en ai fait l’expérience. Toutes les compétences étaient mobilisées pour « infiltrer les syndicats européens, (…) extirper les éléments douteux, et (…) favoriser l’ascension des leaders convenant à Washington » (« Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle » page 334).
 
Dès les premières années soixante, la gauche française était purgée de ses éléments douteux.
 
Strauss Kahn était le dernier produit phare de cette manipulation, de la lignée de ceux qui, tels Mendès France, Michel Rocard, Jacques Delors (l’homme de la libéralisation de la circulation des capitaux), avaient remplacé la gauche révolutionnaire issue de 1936, de la Résistance et des luttes sociales d’après-guerre, par « la gauche intelligente » de « la troisième voie », celle de la conversion au capitalisme, faisant disparaître et oublier les alternatives au tout-capitalisme.
 
Très utile, cette affaire Strauss Kahn.
 
Dans un grand glougloutement de chasse d’eau, des « élites de gauche » se sont montrées telles qu’en elles-mêmes. Dernier en date, Jean-Marie le Guen invoquant « l’esprit des Lumières et l’exemple des libertins qui, au XVIIIème siècle, ont lié étroitement la liberté politique, économique et celle des moeurs. Ce qui a permis la paix et l’émancipation des individus ». C’est vrai que la proximité des libertins et de l’esprit des Lumières avec le viol nous avait échappée. On appréciera particulièrement la présentation de la liberté économique comme valeur supérieure.
 
Confusion générale.
 
La frustration de voir s’évanouir la perspective du butin présidentiel a fait oublier toute prudence aux prédateurs qui ont fait assaut de déclarations machistes et méprisantes. Espérons que cela aura ouvert beaucoup d’yeux, car il était difficile de dire auparavant que le mouvement alternatif, dont le courant féministe était, n’est plus. Cela suscitait souvent l’incrédulité. Maintenant, avec l’étalage du machisme et, tout frais encore, les délires « libéraux-libertaires » de Cohn-Bendit, tout le monde voit combien la perte de culture est grande depuis l’extinction des courants alternatifs à la domination et au capitalisme.
 
 
 
 
20 mai
Syrie
Le peuple manifeste toujours pacifiquement malgré les assassins de la dictature
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/20/nouvelles-manifestations-et-affrontements-en-syrie_1525089_3218.html
Encore des dizaines de personnes tuées.
 
La maturité politique des peuples arabes fait apparaître encore plus déplorable l’état de la société française qui, à ce jour, semble totalement sous la coupe des escrocs, docilement attroupée tout autour pour les défendre.
 
 
 
19 mai 2011
Gestion des ressources humaines pathogène
condamnation de Renault pour faute inexcusable de l’employeur
 
La Cour d’Appel de Versailles a confirmé la décision du Tribunal des Affaires Sociales de Nanterre.
 
La victime s’était défénestrée depuis le bâtiment principal du technocentre de l’entreprise à Guyancourt, le 20 octobre 2006. Depuis plusieurs années, Antonio, 39 ans, était soumis à la pression croissante du management qui doit beaucoup aux techniques du harcèlement.
 
Renault est condamné… Et puis ? La faute et la responsabilité dépassent de très loin l’entreprise Renault. Elles sont collectives. Ces conditions de travail pathogènes ont été développées depuis les années 1980, sans rencontrer de résistance organisée, surtout pas du fait des syndicats qui sont restés longtemps totalement indifférents à la dégradation de la situation.
 
J’ai commencé à être exposé à ce harcèlement d’un encadrement prédateur au tout début des années 1990 et la plaisanterie est allée crescendo pendant une quinzaine d’années. Qui ne se bat pas férocement, et n’a pas de dérivatifs forts, est irrémédiablement broyé, comme l’a été Antonio (il avait perdu 30 kg). Mais, même en jouant les samouraïs, on y laisse des plumes et tout l’entourage en souffre.
 
Qui souligne le lien entre l’aggravation générale de la domination des salariés, et de leurs conditions d’exploitation, et l’installation du capitalisme ultra-libéral mondialisé ?
Qui souligne le rôle de la gauche dans ce processus, rôle qui explique largement la passivité des syndicats ?
Qui dit que cette gauche avait nettoyé le terrain devant l’offensive capitaliste, en infiltrant, purgeant de leurs acteurs, détournant, les différents courants du mouvement social alternatif au capitalisme ?
Qui dévoile que le détournement des gauches européennes était un objectif des services du capitalisme depuis la fin des années quarante, et que cela a été réalisé, ce qui explique tout ce qui a suivi ?
 
Il y a encore tant à découvrir. L’ennui, c’est qu’il n’y a jamais eu si peu de volontaires.
 
 
 
 
Le fascisme syrien jusqu’au bout de l’horreur
 
Deraa
Banias
Homs
Wade Khaled
Tall Kalakh
http://www.wat.tv/video/centaines-syriens-fuient-leur-3mk45_2exyh_.html
http://fr.euronews.net/2011/05/18/pour-echapper-a-la-repression-les-syriens-fuient-vers-le-liban/
http://www.euronews.net/2011/05/14/syrians-flee-to-lebanon-to-escape-violence/
 
 
 

http://www.youtube.com/watch?v=YWVeJwoV7GA
 
J’ai raté l’anniversaire de la Semaine de la Terre
et j’ai l’impression de n’être pas le seul…

Il y a 40 ans, entre le 2 et le 8 mai 1971, quarante ans ! J’avais réussi à réunir des alternatifs pour une semaine de réunions-débats, de manifestations, de forums.
infos dans Une mémoire du mouvement alternatif
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/restoration-of-ecosystems-restoration_08.html

 
 
 
 
Scandale Strauss Kahn
Prédation, machisme et pourrissement général
 
« …il n’y a pas mort d’homme »
par Jack Lang
http://www.youtube.com/watch?v=Lmzdhn9E7Es
 
Pas un viol, juste « un troussage de domestique »
par Jean-François Kahn
http://www.rue89.com/2011/05/18/jean-francois-kahn-pas-de-viol-mais-un-troussage-de-domestique-204530
 
Cela fait remonter des souvenirs pénibles… Parmi les exemples que j’ai eu le déplaisir de connaître comme militant politique, voici un passage des confidences de l’ex-compagne d’un fils de la grande bourgeoisie infiltré dans le mouvement social pour l’anesthésier, le réduire à sa plus simple expression et le détourner :
« (…) lui qui baisait les filles comme un bûcheron, ne s’occupant ni de sa peine ni de son plaisir, mais uniquement de la femme à abattre, du sexe à contenter »
La dame était féministe, fille de féministe (Benoîte Groult), amie de féministes qui ont contribué à la réussite des entreprises prédatrices de ce personnage dans les années 1970. Les féministes d’aujourd’hui le savent-elles ? En tiennent-elles compte ?
 
« Plus de la moitié des français croit au complot », « Si elle se présentait, la femme du prévenu deviendrait la favorite de l’élection présidentielle »…
 
Quelle que soit son issue, l’affaire révèle que la connivence vis à vis des prédateurs est, en France, une composante du pourrissement général. Les attitudes complaisantes vis à vis de leurs débordements sexuels ont souvent correspondu à la complicité avec les manipulations politiques qui nous ont, à tous, coûté si cher. Comme en capitalisme néo-libéral, il s’agit de dérégulation, et, une fois commencée, cette dérive se généralise et ne connaît pas de limite. Démonstration de la dégradation culturelle et sociale, le comportement prédateur est, en tous domaines, devenu une qualité admirée qui supplante toutes les autres. Dans la France d’aujourd’hui, les prédateurs sont rois, non parce qu’ils sont les plus intelligents et les plus forts, pas vraiment (!), simplement parce qu’ils sont entourés et soutenus par une importante proportion de leurs victimes. Une dégradation qui a été provoquée, développée, et est toujours soigneusement entretenue. J’en suis un témoin. Mais, pourquoi les autres témoins sont-ils muets ? Pourquoi la résistance est-elle si faible et si désunie ?
 
Compléments d’information dans Gestion des ressources humaines (sur le blog) :
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/trahisons-du-prsent-sabotage-de-lavenir_08.html
 
 
 
Le scandale Strauss Kahn affole les prédateurs
qui se lâchent
 
Rendez-vous compte, traiter de la sorte un homme qui, avec le FMI, réussissait à réguler le capitalisme…
Ah oui. On le voit avec la Grèce, l’Irlande, le Portugal… contraints à la mendicité et de brader leurs biens communs pour enrichir les spéculateurs, avec l’accompagnement palliatif du FMI.
 
Réguler le capitalisme, quelle belle expression manipulatrice typique de la propagande d’après crise financière !
 
En clair, il s’agit de faire croire en la possibilité de réguler la « dérégulation » – base du système capitaliste justifiée par la culture dominante. Pourquoi cultiver ce paradoxe ? Pour, niveau plus profond de la manipulation des esprits, inculquer l’idée que la dérégulation capitaliste est chose naturelle et que l’on ne peut faire autrement.

Dessin de Pierre Kroll paru dans Le Soir Belgique
les autres dessins de Pierre Kroll sur le site du journal :
http://portfolio.lesoir.be/v/le_kroll/525mai1611.jpg.html
ci-dessous (à la mi-avril) : Grèce, exemple de la spoliation du bien commun
 
 
 
16 mai
Attention ! Chute de dominant
CHOC EMOTIONNEL
IRREALITE
SIDERATION
SEISME
TSUNAMI…
Tsunami de crédulité infantile, de croyance béate dans les fables propagandistes, de religiosité hiérarchique, d’idolâtrie élitiste et de témoignages de soumission, en effet.
 
 
 
 
Libye, la résistance gagne du terrain
http://www.youtube.com/watch?v=cXmPPXTz518
http://thalasolidaire.over-blog.com/article-cartes-des-evenements-militaires-a-misrata-a-tripoli-et-en-lybie-15-05-73861639.html
http://www.euronews.net/2011/05/16/libyan-rebels-press-their-offensive/
http://www.youtube.com/watch?v=lS-kXsy0pAU
 
 
 
Régimes libyen, syrien, israélien, même traitement pour les résistants
 
A l’occasion de l’anniversaire de la Nakba, la catastrophe de la spoliation et de l’exode des peuples autochtones chassés par les colonisateurs sionistes, des manifestants sans armes ont été mitraillés par l’armée israélienne. Au moins 12 morts.
http://fr.euronews.net/2011/05/15/proche-orient-la-nakba-celebree-dans-le-sang/
http://www.carbonated.tv/news/deadly-border-clashes-mark-israels-founding-arab-catastrophe
 
 
 
 
Il faut fermer la bourse
Une cure de dépollution économique, par Dominique Lordon, Les Economistes Atterrés
 
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789
http://www.marianne2.fr/Frederic-Lordon-il-faut-fermer-la-Bourse_a189692.html
Un enregistrement de Là bas si j’y suis :
http://www.youtube.com/watch?v=E97aXFNJcz4
Et si on commençait la démondialisation financière ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/05/LORDON/19137
 
Les Economistes Atterrés
http://atterres.org/
 
 
 
Complètement dans le jus !
 
D’abord il y a eu ce ministre, Vauquier, qui voulait remettre en cause le RSA, sous prétexte d’assistanat débilitant, etc.
 
Ensuite ce sondage Figaro qui prétend que > 60% des français sont sensibles aux arguments de Vauquier.
 
Peut-être y a-t-il des cas, des situations litigieuses, des abus… Mais, avant de vouloir réduire les aides sociales, il faut d’abord savoir qu’elles n’atteignent pas tout le monde – évidemment en France, ce pays incroyable où l’on n’a pas souvent l’information sur ses droits et où l’entraide semble appartenir à un passé révolu. Ici, la « couverture sociale » est trouée.
 
C’est donc le moment de ressortir l’exemple de Marcel, le pauvre de mon quartier que personne n’a réussi à aider du fait de la défaillance complète des services sociaux :
 
ci-dessous, septembre 2010
Les trous de la couverture sociale
et, en novembre 2008 :
La Croissance et les naufragés
 
Marcel, le sans-domicile, sans papiers de chez nous (il est français), et sans-droits, avait été victime d’une agression. Bras cassé par un coup de barre de fer. Il est sorti du grand hôpital parisien, haut lieu de la chirurgie coté dans un récent palmarès des bons centres de soins, avec une fracture réduite de la plus mauvaise façon : maintenant, son avant-bras est coudé et il ne peut étendre complètement le bras.

Deux ans auparavant, pour soigner des abcès dentaires, un autre service hospitalier lui a arraché toutes les dents. Lui a-t-on posé des implants ? Une prothèse ? A-t-on profité de son long séjour pour régulariser sa situation et lui permettre d’accéder à ses droits ? Allons donc ! L’administration l’a renvoyé à la rue, sans papiers, sans CMU, sans RMI, avec des chaussures trop petites, et sans dents.
En France :
86 000 sans abris
200 000 personnes en habitat précaire
d’après l’INSEE.
Tous aussi maltraités ?
 
Retour à l’affaire Vauquier…
 
Pour corser le tout, croyant faire une démonstration fracassante, Bernard Marris (oncle Bernard) vient de prétendre que l’aide aux plus faibles, l’entraide, est ce qui grandit une société humaine, et ce qui la distingue des animaux qui éliminent les faibles… Patatras ! La belle envolée finit dans le caniveau. Souvent intéressant, Bernard Marris, mais presque inculte en économie de la nature, ou en culture du vivant si vous préférez, comme la plupart de ceux qui nous proposent leurs leçons.
 
Bernard Marris devrait lire « L’entr’aide, un facteur de l’évolution », de Pierre Kropotkine, qui est paru en 1902. Il apprendrait que l’évolution a pour dynamiques essentielles non pas la lutte de chacun contre tous comme nous le serine la culture impérialiste, mais l’entr’aide, la coopération, l’association, la symbiose, et que, naturellement, cela n’a pas été réservé aux grands singes dont nous sommes. Ah oui, il faudrait aussi qu’il apprenne la relativité des classifications et la proximité des autres êtres vivants, et que la culture ne commence pas avec la parole articulée et l’écriture de bouquins…
 
Bernard Marris lirait avec profit « Les antécédents de la morale chez les singes », de Frans de Waal et Bernard Thierry, dans « Les origines de l’humanité », tome II (chez Arthème Fayard). Cette étude a été réalisée en observant la société des macaques de Tonkéan qui prospérait au Centre de Primatologie de l’université Louis Pasteur de Strasbourg. Or, c’est cette société que, par souçi d’économie, les gestionnaires ont décidé d’exterminer plutôt que de déplacer, pour faire place à un autre programme de recherche plus rentable. Le crime a eu lieu en septembre 2008. On a eu là une parfaite démonstration de l’inanité de la théorie d’une supériorité propre à l’humain, reprise par Bernard Marris.
Voir « A Strasbourg, les singes quittent le centre d’études sans remerciements et les pieds devant » (http://naufrageplanetaire.blogspot.com/)
 
Bernard Marris et beaucoup, beaucoup d’autres oublient un petit détail : si la culture ne correspond pas à la structure de l’être et des ensembles successifs auxquels il est censé participer, si elle n’est pas le développement de celle-ci, rien ne va plus. Sans la culture inspirée par le vivant pour participer au vivant, culture qui prolonge l’organisation de la vie en développant les prédispositions naturelles, comme celle que proposaient les alternatifs, le sens de la relation aux autres – l’empathie – reste dans les cartons. Aujourd’hui, dans une culture et un système axés sur l’individualisme, la domination et le profit, une culture en rupture avec le vivant au point de se proclamer anti-nature, la « sympathie mutuelle » (Charles Darwin) est balayée et l’humain régresse au stade le plus rudimentaire.
 
Et encore, pour Bernard Marris et pour tous les autres qui ont presque tout perdu de la culture inspirée par le vivant, la culture conviviale, base de leurs convictions, et se cherchent (libertaires, écologistes, féministes, socialistes…) : « L’âge de l’empathie, leçons de nature pour une société plus apaisée », toujours de Frans de Waal, édit. Les liens qui libèrent 2010.
Enfin, regarder Battle at Kruger Park lui ferait le plus grand bien :
(http://www.battleatkruger.org/)
 
Juste après la découverte des propos renversants d’Alain Hervé qui a joué un rôle de premier plan dans l’effondrement du mouvement écologiste alternatif en France (ci-dessous), l’ignorance du vivant affichée par Bernard Marris montre combien cet événement provoqué nous a handicapés.
 
 
 
12 mai
Remarquable débat entre un intellectuel de gauche et un écologiste
Un débat à un niveau qui permet de deviner pourquoi on en est arrivé là…
 
Toujours grâce à Internet qui supplée à la défaillance chronique de la communication directe entre les résistants, je viens de découvrir un commentaire sur le remarquable billet de Jacques Julliard, un commentaire lourd de nouvelles énigmes.
 
C’est Alain Hervé qui paraît se réveiller d’un sommeil béat de plus de trois décennies. Celui qui avait fait la cour aux alternatifs de la Semaine de la Terre en 1971 pour que nous réunissions nos énergies, ne s’est jamais exprimé sur ce qui s’est passé et le rôle qu’il y a joué (…)
 
la suite sur Une mémoire du mouvement alternatif
(à la suite de la prose de Julliard)
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/restoration-of-ecosystems-restoration_08.html
 
 
 
11 mai
Les résistants de Misrata enlèvent l’aéroport
http://fr.euronews.net/2011/05/11/libye-les-rebelles-prennent-le-controle-de-l-aeroport-de-misrata/
 
Zintan Zenten Zentan
http://yzzap.com/2011/04/reportage-exclusif-de-france-24-a-zintan-libye/
 
Si seulement ils avaient de meilleures armes
 
 
 
Révolution et résistance, l’exemple arabe
et d’une jeunesse sans expérience mais qui a spontanément trouvé le chemin du bien commun
 
Libye, faut-il que la dicture ait été abondamment approvisionnée en armes pour faire encore tant de victimes !
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Video/Libye-Misrata-au-caeur-des-combats-integrale-288935/
http://www.dailymotion.com/video/xil2aw_etienne-monin-de-retour-de-reportage-de-misrata-libye-mai-2011_news

Syrie, le peuple est toujours dans la rue et les diplomates comptent les victimes
http://fr.euronews.net/nocomment/2011/05/07/syrie-jour-du-defi/
Yémen,
http://www.dailymotion.com/video/xil4s3_yemen-la-contestation-populaire-ne-faiblit-pas_news
 
 
 
 
C’est le 10 mai !
 
Et certains, pensant au printemps 81, en ont encore la larme à l’oeil. Ne se seraient-ils aperçus de rien ?
 
J’avais voté, et voté Mitterrand. Pourtant, sans avoir assez d’éléments pour tout comprendre, je savais depuis quelques années que les socialistes des variétés Mitterrand et Rocard avaient beaucoup fait pour détruire le mouvement alternatif avec lequel nous avions voulu sauver la planète. Je n’avais donc pas voté pour ces gens que j’avais déjà trop expérimenté. J’avais voté pour que la plupart fassent l’expérience de leur duplicité et que cela leur ouvre les yeux.
 
 
 
 
L’OTAN toujours incapable d’assurer sa mission : protéger les populations civiles
Misrata, Misurata, Misratha toujours sous les bombardements.
L’OTAN aurait enfin frappé des dépôts de munitions à côté de Zintan… Mais Zintan, comme Misrata, est en résistance depuis le début. Et ils n’y avaient pas encore pensé ?!
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/05/08/libye-reprise-des-combats-a-misrata_1518822_1496980.html
 
 
 
 
La Niña et El Niño se partagent les désastres
 
A l’occasion des pluies diluviennes en Australie (Queensland) et en Amérique du Sud, comme des tornades exceptionnelles au Kansas, les observateurs reparlent des phénomènes océano-atmosphériques de plus en plus déréglés et de plus en plus amples. Mais, à ma connaissance au moins en France, tous ne mettent en cause que le « réchauffement climatique » pour expliquer les déréglements observés. Donc, tous oublient le principal grand bouleversement en cours : la destruction des forêts denses et, d’une manière générale, la réduction drastique de la biosphère – de la pellicule de vie – du sous-sol à l’atmosphère sous les coups de l’économisme de la croissance quantitative. Or, la destruction des forêts du sud-est asiatique, de l’Indonésie, de la Mélanésie, de l’Australie, etc., a une incidence directe sur les cycles atmosphériques et océaniques, sur le climat mondial.
 
Pourquoi cet oubli ?
 
Plus d’infos sur Le feu à la planète, El Niño et le développement de la terre brûlée (sur le site)
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=56:le-feu-a-la-planete&catid=34:article&Itemid=75
 
même article en anglais et en espagnol sur le blog :
Planet on fire – El fuego al planeta
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/semaine-de-la-terre-1971.html
 
Et encore :
« Le projet de la Vie et son anéantissement ou Le feu à la planète », ACG, L’Ecologiste n° 2 de décembre 2000,
« Is El Niño a made-man phenomenon », Alain-Claude Galtié et Peter Bunyard, The Ecologist, mach/april 1999,
« El Niño et le développement de la terre brûlée »
Silence n°233/234, Eté 1998.
 
Sur la progression des corruptions et des destructions qui semble inexorable :
Au Sarawak, la fronde vient des ondes
article de David Cohen dans le London Evening Standard
http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/14/au-sarawak-la-fronde-vient-des-ondes
 
 
 
 
7 mai 2011
Syrie : 30 morts de plus
et des milliers de torturés
 
Pendant ce temps-là… Rien. Des gesticulations. Même pas un petit raid chez Assad, comme pour Ben Laden ?
 
 
 
Fukushima, « accidents » climatiques de plus en plus réguliers, sécheresses, grands incendies, inondations, El Niño et La Niña en dérégulation croissante…
« C’est la prise de conscience ! »
 
Enfin… Les commentateurs se battent les flancs, ne sachant pourquoi, comment, par quel moyen ? Certains, semblant découvrir le monde, croient à une prise de conscience renversante, mais pour quels changements ? Ignorant l’histoire et manquant de références, ils n’en ont qu’une idée très vague et s’en remettent encore au système responsable de ce qu’ils commencent à constater.
 
Pour qui a vécu la première prise de conscience écologiste planétaire, le niveau général n’incite pas à l’optimisme. Si prise de conscience il y a, cela n’est qu’un modeste rattrapage par rapport à la régression qui a suivi l’effondrement organisé de la prise de conscience d’il y a cinquante ans. Tant que cette histoire remarquable, partie de celle de la conquête mondiale par le capitalisme, restera confidentielle, rien de sérieux ne sera possible pour éviter de nouvelles dégradations.
 
 
 
 
Les bouchers de Damas en toute impunité
 
L’ONU à nouveau impuissant, bloqué par les pouvoirs démocratiques de Russie et de Chine de plus en plus à contre-sens
http://www.youtube.com/watch?v=XQ-fIriG_y4&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=Fky9xKFoVY0&NR=1
 
 
 
 
La Cour d’Appel lave plus blanc
 
Les structures butoir de la Justice officielle abattent beaucoup de travail en ce moment. Elle viennent d’annuler la révision du procès de Dany Leprince qui avait, pourtant, été remis en liberté par la Commission de révision des condamnations pénales après constation des nombreuses anomalies de l’enquête et du premier procès. La Cour d’Appel vient de prononcer un non-lieu dans l’affaire des deux jeunes électrocutés de Clichy sous Bois, en dépit des échanges radiophoniques entre les policiers au moment des faits. La Cour d’Appel vient de décider qu’aucune faute n’avait été commise dans l’affaire de l’hormone de croissance.
 
Cela me rappelle une affaire où le jugement rendu ignorait superbement le contenu du dossier, avec toutes les preuves, entre les mains des juges, « au nom du peuple français ».
 
Voir Justice sous tutelle, le film :
http://tele.premiere.fr/News-Tele/Justice-sous-tutelle-Canal-fait-parler-les-juges-le-16-novembre-a-20h50/(gid)/2098723
 
 
 
 
Menaces sur la première AMAP
 
7551m2 du domaine Les Olivades de Denise et Daniel Vuillon sont frappés d’expropriation et de stérilisation pour réaliser un tramway. C’est très bien un tramway. Mais pourquoi la Communauté d’Agglomération (TPM) et le Préfet du Var veulent-ils le faire passer par ces terres agricoles emblématiques du retour à la relation directe entre producteurs et consommateurs ? Pourquoi ce tracé qui détruit et nécessite plusieurs ouvrages nouveaux, alors qu’il devrait logiquement emprunter les voies routières existantes, ne nécessitant ni destructions gaspillage de l’argent public ? Avantage et démonstration supplémentaires : le tramway étant censé offrir aux automobilistes contraints un moyen de transport pratique et bon marché, il est logique qu’il emprunte le tracé du trafic.
 
Là comme ailleurs, un lourd soupçon pèse sur le lobby de la grande distribution et celui de la spéculation immobilière – qui, d’ailleurs, n’en font qu’un.
 
Pour plus d’information et signer la pétition :
http://www.olivades.com/13-mars-2011-place-de-la-liberte.aspx
 
 
 
 
Ils tuent encore Géronimo
 
Comme un nouvel aveu d’impérialisme indécrottable, l’opération qui visait Ben Laden était baptisée du nom du grand résistant à la colonisation. L’association de son nom à la personnalité de Ben Laden est aussi une nouvelle insulte posthume. Cela rappelle encore le sinistre club de l’université de Yale : Skull and Bones, où des fils de l’oligarchie américaine se rassemblent en exhibant des ossements humains qu’ils disent être ceux de Géronimo depuis la profanation d’un cimetière par le père et le grand-père des 2 Bush présidents des USA.
Que du beau monde, de la culture et de l’intelligence !

Debout à gauche de l’horloge, George H. W. Bush, le père du petit dernier de la lignée
 
Comme les Bush, John Kerry, le cousin de Brice Lalonde-Forbes, est membre de la société secrète, et cela semble un sujet difficile à aborder en présence de ce petit monsieur…
Juste une question…
http://www.dailymotion.com/video/xaaqse_question-a-john-kerry-skulls-and-bo_news
Quelque chose est sidérant dans cette représentation de la démocratie revue et corrigé par l’aristocratie mondiale, et la rend pathétique : c’est la totale inaction des témoins – en l’occurrence : le peuple. Pas un pour intervenir. Pas un (une) pour protester, pour interpeller l’alien, à la tribune, qui jouit du spectacle de la passivité. Sauf tout à fait à la fin, quand c’est trop tard, des voix de femmes. Pas un homme. Ah si, il y a un mâle, juste un môme, qui rigole stupidement. Tous sont comme rivetés à leurs sièges. Soumission à l’autorité ? Trouillomètre à zéro ? Qu’est-ce qui tétanise le peuple et l’assujettit aux imposteurs à la tribune ?
 
 
 
Elle court, elle court la corruption
A Paris, une conférence du G20 très très discrète
 
Le thème en était la lutte contre la corruption, mais c’est un défilé de dominants qui a prononcé des discours…
Le sujet de la corruption mobilise beaucoup de monde, des hyprocrites, quelques sincères.
Il y a déjà moins de monde pour défendre ceux qui luttent contre la corruption sur le terrain.
 
Pourtant, comme pour l’écologie, combien mettent l’accent sur le rôle de la culture – l’ensemble des références qui influe sur les perceptions, met en forme les motivations et la pensée – dans la corruption ? Comment dissocier culture et corruption, et le reste, d’ailleurs ?
Mais combien ont conscience de la relation intime entre la culture dominante, capitaliste, impérialiste, anti-nature, celle qui susurre que la nature de l’Homme est mauvaise pour justifier ou excuser l’injustifiable, et toutes les formes de l’exploitation et de la destruction du bien commun, dont la corruption ? Il s’agit tout bonnement de prédétermination.
Combien, même, savent encore qu’il existe une autre culture : l’autre culture. Non pas la culture alternative (comme si elle ne pouvait être définie que négativement), mais la culture naturelle inspirée par le vivant – la seule culture digne de ce nom ?
Combien la connaissent ? Combien peuvent la caractériser ? Combien savent que la culture conviviale – c’est le nom qu’on lui donne généralement pour la distinguer – est la culture du bien commun, de l’ouverture au monde, de la compréhension des interrelations, de l’interdépendance, de la symbiose biosphérique, la culture qui stimule le développement de l’empathie ?
 
Très très peu, si peu ! C’est une conséquence du sabotage du mouvement alternatif qui proposait cette restauration culturelle. Une conséquence qui était un objectif poursuivit par le système capitaliste naufrageur du mouvement.
 
Dans une interview, Licio Gelli, ancien vénérable de la loge P2, a dit « Je regarde le pays, je lis les journaux et je me dis que j’avais déjà écrit cette histoire il y a trente ans. Justice, ordre public, télé : tout se termine comme je l’avais prévu. »
« Dolce Vita 1959-1979 » par Simonetta Greggio, éditions Stock
 
des associations contre la corruption :
Anticor
http://anticor.org/
Transparency International version française
http://www.transparence-france.org/
 
A propos de la culture pro-corruption et anti-bien commun :
La culture anti-nature
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/chronique-de-quelques-dgradations_13.html
 
 
 
 
1er MAI, la révolution en Libye
Zintan à l’ouest résiste toujours
http://www.france24.com/fr/20110307-rebelles-libye-az-zintan-nalout-affrontementsarmee-kadhafi-mouammar-journaliste
 
Misrata
MSF en renfort médical
http://www.msf.fr/2011/04/29/3301/libye-msf-intervient-dans-un-hopital-a-misrata/
 
la révolution en Syrie
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_syrie-6-morts-a-deraa-nouvelles-manifestations-des-dimanche?id=6026683
http://www.liberation.fr/monde/01012334708-en-syrie-les-manifestants-enterrent-leurs-morts-et-appellent-a-de-nouveaux-rassemblements
Et, bien entendu, les dictatures chinoise et russe (Tibet et Tchétchénie, entre autres) s’opposent toujours à des sanctions
 
 
 
Ajdabiya
http://www.france-info.com/monde-afrique-2011-04-12-libye-violents-combats-a-ajdabiya-a-160-km-de-benghazi-529417-14-18.html
 
 
 
Syrie
http://www.youtube.com/watch?v=uahV5Sbnpp8
 
 
 
Zintan, Misrata
http://www.lepays.fr/actualite/2011/04/28/libye-combats-autour-de-villes-cles-le-conflit-semble-s-enliser
 
 
 
à Misrata 27 avril
L’OTAN bombarde une position des résistants à la dictature
12 combattants tués, 5 blessés
 
L’OTAN avait été informée de l’avancée des résistants et de l’existence de cette nouvelle position. Mais l’information circule toujours aussi lentement, les précautions minimum aussi peu observées, la relation avec le terrain aussi ténue. Avec les moyens actuels de communication, de localisation !?
 
12 hommes plus 5,
17 gaillards valeureux,
17 valeurs sûres,
ensemble, une force rare pour le présent et l’avenir…
http://www.nytimes.com/2011/04/28/world/africa/28libya.html
 
 
 
Victimes de la gestion des ressources humaines : une de plus
 
Et encore à France-Télécom où chaque client peut constater la dégradation des conditions de travail et du service
http://www.liberation.fr/societe/01012334298-suicide-a-france-telecom-le-salarie-avait-alerte-la-direction
J’ai, moi aussi, été amené à écrire ce type de lettre à la direction, aux syndicats, aux délégations du personnel, à l’Inspection du Travail, en plusieurs exemplaires sur plusieurs années… Passé l’effet de surprise et quelques timides soutiens, le harcèlement est revenu à la charge, plus fort. Désormais sans aucun soutien, le collectif et la solidarité avait été définitivement ruinés entre-temps. Et les syndicats ? Inexistants. A plat ventre.
 
Il ne s’agissait pas d’une entreprise accro à la productivité, mais d’une institution culturelle. Et la « raison » des harcèlements était l’alerte et la prévention amiante que je menais.
 
 
 
Indicateur de la dégradation générale, la régression du Grand Hamster en Alsace

à gauche, la répartition en 1971
 
1971 est l’année des premières manifestations publiques du mouvement alternatif en France : La Semaine de la Terre (dans Une mémoire du mouvement alternatif, sur le blog).
1971 est l’année où la « conquête de l’esprit des hommes » accompagnant la mondialisation de l’ultra-capitalisme a commencé à s’intéresser de très très près au mouvement alternatif débutant.
 
Après beaucoup d’autres opérations semblables dans tous les secteurs culturels, sociaux et politiques, depuis les années quarante, l’infiltration et le détournement du mouvement écologiste alternatif, ici comme partout ailleurs, a permis une régression, un effondrement structurel qui n’a rien épargné, ni les hamsters, ni les hommes, ni la biosphère.
Aucun courant politique n’a échappé à la manipulation (a), mais étouffer le jeune mouvement alternatif était essentiel puisqu’il était le dernier à porter la culture antagoniste à celle – impérialiste et « anti-nature » – du système dominant : la culture conviviale.
Le sabotage se poursuit aujourd’hui, avec l’effacement de l’histoire de la manipulation, pour que nul ne puisse identifier l’ampleur du naufrage et ses causes, donc comprendre comment sortir des différentes « crises ».
 
(a) Dès 1966, l’auteur irlandais Conor Cruise O’Brien, fin connaisseur des grenouillages de l’époque, accusait la majeure partie des intellectuels occidentaux d’être au service de la structure de pouvoir (rapporté dans « Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle », éditions Denoël.
1966 ! Autant dire que nous étions attendus.
 
 
 
 
Baptiste, un journaliste des nouveaux media alternatifs blessé à Misrata
 
http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/2011/04/26/des-nouvelles-du-francais-blesse-a-misrata/

dessin de Saul Cabanillas Hernandez
 
 
Avec l’horreur en Syrie revient le nuage d’insanités
 
Comme avec la stupeur devant la révolution libyenne, après la stupeur devant la Tunisie, puis l’Egypte, etc.
ci-dessous, en janvier :
Tunisie, Egypte… Oh là là ! Les oppositions ayant été muselées, opprimées, supprimées, il n’y a pas de partis, pas de leaders… Il n’y a donc pas d’alternative politique.
C’est bien connu, il faut des « corps intermédiaires » pour conduire les masses d’abrutis incultes qui forment le peuple (interprétation culturelle d’où découle le fameux « populisme » (…)
 
Entendu et lu :
Le gouvernement légal (il s’agit de la dictature).
Le régime a choisi la solution militaire (le massacre des manifestants sans armes par l’armée).
Les soldats loyalistes, les forces de sécurité, les forces de l’ordre (les rufians qui massacrent le peuple).
Il n’y a pas d’opposition, pas de partis, pas d’alternative crédible à la dictature.
La communauté internationale se trouve face à un vide que rien ne peut combler.
Bla, bla, bla.
 
C’est intéressant ce langage impropre et cet aveuglement. Ils révèlent l’ampleur du blocage mental développé chez la plupart de ces « intellectuels » censés être les seuls capables d’analyser, de dire ce qui est, de prévoir, de planifier des politiques intelligentes, etc., qui mobilisent la parole en toutes circonstances. Après plusieurs autres expériences passionnantes déjà, la révolution arabe nous les montre frappés de stupeur, soudain taiseux ou bredouillant des incantations hors sujet, toujours les mêmes, pour se donner une contenance et entretenir le brouillard propagandiste de leur compétence. Comme quand il s’agit de diversité, d’interdépendance, de réciprocité, de symbiose… de la biosphère.
Politiciens, chercheurs en recherche de sciences sociales, journalistes, tous passés par les mêmes filières réductionnistes et réductrices de têtes, tous formatés par la pensée unique du savoir et du pouvoir capitalisés, par la culture impérialiste forgée pour lutter contre la vie (« l’Homme ne se réalise qu’en luttant contre la Nature », et autres absurdités).
 
C’est un résultat de soixante ans de manipulation culturelle et du sabotage du mouvement alternatif qui voulait restaurer la culture inspirée par l’évidente complexité de la vie terrestre. Car, comment comprendre la révolution arabe, les mouvements sociaux et les autres manifestations du vivant, sans la culture inspirée par ce vivant, justement celle que l’on a pour fonction de refouler ?
 
 
 
La dictature syrienne se condamne à mort
 
http://www.youtube.com/watch?v=2_euQd-1HZY
 
 
 
Misrata, Misurata, Misratha
 
http://actu.orange.fr/une/libye-pire-bilan-depuis-deux-mois-a-misrata-un-drone-entre-en-action_128289.html
http://www.dailymotion.com/video/xidc7j_libye-intenses-combats-samedi-a-misrata_news
 
 
 
Libye, Syrie… les dictatures dans leurs oeuvres
Le courage désespéré des peuples, la folie meurtrière des dominants et la démonstration ultime de la complaisance des pays « démocratiques » à leur égard
http://www.rtbf.be/video/v_syrie-images-tres-dures-de-la-repression-a-damas?id=959253&category=info
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110425-syrie-repression-continue-entree-blindes-deera
Et pas l’ombre d’une réunion de l’ONU sur le cas clinique syrien.
Et toujours pas de livraisons d’armes aux républicains libyens.
Plus de soixante années de politique internationale aussi infecte qu’inintelligente font obstacle aux solutions.
 
Pendant ce temps, ici, les politicards installés par six décennies de manipulations et de refoulement de la vie démocratique cuisinent la peur vis à vis des migrants chassés par les conséquences de leurs politiques prédatrices – réification du vivant, marchandisation générale, libre échange unilatéral, exportations subventionnées, monnaies flottantes, libéralisation de la circulation des capitaux (gouvernement socialiste 1983), privatisations des entreprises publiques (gouvernements Chirac et Jospin), délocalisations suivant les salaires les plus bas, boursicotage sur les produits alimentaires et les matières premières, spoliations, exclusions, installations des dictatures…
 
 
 
 
Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité
Commission nationale de déontologie de la sécurité
Contrôleur général des lieux de privation de liberté
Médiateur de la République
Défenseur des enfants
SUPPRIMES
Quand elle prennent leur rôle à coeur, même des institutions gênent le système
 
Une interview parue dans La Vie le 12 janvier dit l’essentiel :
 
Depuis le 11 janvier, l’Assemblée nationale débat de la création du Défenseur des droits. Une institution qui se substituera à cinq autorités administratives indépendantes : le défenseur des enfants, le médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), et à terme, en 2014, le contrôleur des prisons, appelé contrôleur général des lieux de privation de liberté. De nombreuses voix se sont élevées pour contester la réforme, dont Roger Beauvois, président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité que nous avions interrogé le 11 janvier. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a aussi souligné, en 2008, « le risque de dilution » des autorités spécialisées « dans une institution polyvalente et tentaculaire ».
 
Hier co-fondatrice du Samu social et ministre de Jean-Pierre Raffarin, la Conseillère d’Etat Dominique Versini, nommée Défenseure des enfants en 2006, s’offusque du projet. Sans langue de bois.
 
Interview
Que pensez-vous de la création de ce Défenseur des droits ?
Mon avis est clair et connu. Je pense qu’intégrer le Défenseur des enfants dans cette institution est une erreur. L’Europe compte aujourd’hui 37 défenseurs des enfants dans 29 pays. J’ai d’ailleurs présidé jusqu’en octobre 2010 le réseau européen des Défenseurs des enfants. Beaucoup ont rang constitutionnel, c’est-à-dire que leur existence même est inscrite dans la Constitution. En Espagne, il existe un « defensor del pueblo » généraliste, mais les communautés autonomes ont leur propre défenseur des enfants. En Suède, l’Ombudsman est un Défenseur des droits généraliste, mais il existe aussi parallèlement un Défenseur des enfants.
 
Pourquoi cette création ?
Il y a eu un vrai emballement pour cette notion d’Ombudsman à la française. Le Comité Balladur (sur la modernisation des institutions de la Ve République, ndlr) a souhaité sa création, avec cette idée d’englober plusieurs instances. Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République, l’a soutenu. Il était intéressé par le poste. Mais il a finalement été nommé à la tête du Conseil économique, social et environnemental. L’Etat s’est emballé mais n’est pas allé au bout de la réforme. Le Défenseur des droits sera nommé par le Président de la République. Or il aurait fallu qu’il soit nommé par le Parlement avec une majorité des trois cinquièmes, comme à l’étranger. Dans le débat parlementaire en cours, le gouvernement affiche des positions tranchées : il ne veut pas notamment maintenir le Défenseur des enfants. D’après le sondage de l’UNICEF, c’est pourtant ce que souhaitent huit Français sur dix.
 
On prétend que c’est parce que leurs positions gênent le pouvoir que celui-ci supprime ces instances indépendantes. Est-ce votre avis ? Pensez-vous avoir agacé le gouvernement ?
De même que personne ne m’a jamais reçue pour m’expliquer la réforme, personne ne m’a jamais dit que mes prises de position dérangeaient. Mais il semblerait que ce soit le cas. Mes avis sur la justice des mineurs ou sur l’immigration n’ont pas dû plaire. Je ne suis pourtant pas une opposante patentée. Mais il est vrai que j’ai contesté la présence d’enfants dans les Centres de rétention administratifs (CRA). Hier encore, j’ai protesté contre l’arrestation par la police dans une école d’un petit garçon de six ans qui a été placé en rétention avec son papa. Pourquoi ? Est-ce que je mets à mal la politique d’immigration du gouvernement ? Non. Je dis simplement que la France ne s’honore pas en prenant de telles mesures, contraires à la Convention internationale des droits de l’enfant. Dans 99% des cas, les familles avec enfants ne sont pas reconduites à la frontière. Le mieux est de les placer en résidence surveillée. Je le dis car c’est mon rôle. Je veux user de ma liberté de parole.
 
Peut-on parler de régression démocratique face à la disparition de ces cinq autorités indépendantes ?
En effet. La suppression d’autorités indépendantes dont on voit bien qu’elles dérangent est choquante. Elle me fait mal et m’attriste. C’est pourtant l’honneur d’une démocratie que ces autorités-là constituent des sortes de gardes-fou. Il y a de grands risques que les différentes missions de ces autorités indépendantes soient affaiblies avec le nouveau défenseur des Droits. Elles seront réduites à un service et des adjoints. Le nouveau Défenseur des droits aura des collaborateurs sans compétences propres qui ne feront que ce qu’on leur demandera. Sa personnalité sera très importante. C’est un poste qui requiert indépendance et compétences techniques, notamment juridiques. Je n’ai pas postulé, et je ne pense pas être le candidat de l’Elysée. La nomination sera sans doute malheureusement très politique.
http://www.lavie.fr/actualite/france/defenseur-des-droits-la-colere-de-dominique-versini-12-01-2011-13092_4.php
 
 
 
 
Déliquescence du journalisme aux ordres
 
Entre autres déformations trahissant l’assujettissement à l’autorité, n’importe laquelle, la désignation comme « forces de sécurité » ou « de l’ordre » les troupes des dictatures massacrant le peuple, et encore « gouvernement légal » pour parler d’un système tyrannique et mafieu.
 
 
 
Syrie

Les dictatures répriment d’autant plus qu’elles apprécient la faiblesse manifestée pour défendre les républicains libyens et déloger Kadhafi.
 
 
 
Kadhafi bombarde à tout va
 
Ajdabiya, Misrata, Zintan, Lanout, Yefren, les cités de l’ouest…
Bénéficiant toujours d’appuis et profitant du climat créé par les non-interventionnistes, la dictature libyenne détruit tout : les vies par milliers et le patrimoine du pays.
 
 
 
Entendu à propos de la révolution tunisienne :
Il va falloir qu’ils apprennent la démocratie
Et le même sage d’ajouter :
C’est compliqué la démocratie !
 
Celui qui affiche sa science avec superbe est français. Qui plus est, il est journaliste, il est bavard et très écouté.
 
Ne devrait-il pas savoir ? Serait-il content de la situation dont il ne devrait pas ignorer grand chose ? Ne connaît-il pas l’affaire Boulin et quelques autres disparitions opportunes ? Ne sait-il rien des multiples affaires récentes qui font paraître modeste l’affaire Stavisky ? Ignore-t-il la propagande ultra-capitaliste et la manipulation depuis soixante ans ? Ne sait-il pas l’entrisme, l’élimination des non-conformes et leur remplacement, le détournement des mouvements culturels et sociaux, l’arnaque électoraliste, etc. ?
 
Bien sûr, il sait tout cela. Il en est.
 
 
 
22 avril
La dictature libyenne utilise maintenant des bombes à fragmentation
http://fr.euronews.net/2011/04/20/l-onu-condamne-l-utilisation-des-bombes-a-sous-munition-en-libye/
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/8455994/Misurata-doctor-counting-the-cost-of-Gaddafis-cluster-bombs.html
http://www.youtube.com/watch?v=E8-dAFqw-hg&feature=related
 
Votée il y a 1 mois, la résolution 1973 de l’ONU autorise « à prendre toutes mesures nécessaires (…) pour protéger les populations et les zones civiles menacées (…) tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère ».
L’observation de la lenteur des adaptations et des réactions dans cette situation d’urgence absolue, voire le spectacle du ramollissement cérébral qui frappe soudain quelques « intellectuels », permet d’apprécier l’abîme d’indifférence et d’incompétence où nous continuons à couler. Pas étonnant que pour des causes plus lointaines ou à long terme…
 
 
 
Bahrain Bahreïn
Brutalités policières et arrestations en masse
 
Bahraini pro-democracy activist Zainab Alkhawaja tweeted,
 
« THEY JUST CAME! They took my dad, my dads blood is still on the stairs! They hit my dad so much! They beat him and he couldn’t breath. »
 
She wrote the above just minutes after three members of her family were beaten and taken away by masked police officers.
 
Mr. Alkhawaja, a prominent human rights activist, was taken along with her daughter’s husband, and brother-in-law. They are among an estimated 600 detainees in custody following weeks of protest.
 
In the past two months, Bahraini authorities have been brutally cracking down on pro-democracy protesters. Hundreds have been arrested and dozens killed by security forces and troops from neighboring Saudi Arabia and the United Arab Emirates.
 
Pour témoigner de sa solidarité, pour protester… on peut ajouter sa signature
http://www.thepetitionsite.com/1/free-alkhawaja/

Syrie
La dictature mitraille le peuple
http://www.mefeedia.com/watch/39025033
et brutalise
http://www.youtube.com/watch?v=zixNw0ixPTw&feature=related
 
 
Yemen
La dictature mitraille le peuple
http://www.youtube.com/watch?v=59iLJo_7syc
 
 
Libye
Zintan bouge toujours : les résistants reprennent l’offensive
http://presse-blog.blogspot.com/2011/04/libye-vers-une-guerre-civile-sans-fin-4.html
 
 
 
Vittorio Arrigoni
Pacifiste italien de l’International Solidarity Movement vivant depuis trois ans à Gaza pour s’interposer dans le conflit, aurait été pendu par des palestiniens salafistes.
Une première explication qui n’explique rien.
https://www.nrc.nl/nieuws/2011/04/15/vermoorde-italiaanse-activist-legt-uit-wat-hij-in-gaza-deed/
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Anne_Paq.170411.htm
 
 
 
Les troupes de la dictature libyenne auraient aussi bénéficié de formations très spéciales
 
Comme le révèle cet article de 2009, des SAS britanniques auraient formé des libyens. Est-ce le résultat de cet enseignement dont on voit les ravages ?
http://www.city-dz.com/troupes-d%E2%80%99elite-libyennes-londres-assure-l%E2%80%99entrainement/
 
Est-ce pour tenter de se racheter que les britanniques se décident enfin à dépêcher des formateurs militaires en Libye ?
http://www.romandie.com/ats/news/110419182641.tosybbjf.asp
Après une si longue histoire de saloperies, peut-être faudrait-il faire un peu plus…
 
 
 
 
Fabrice Nicolino, malhonnête ou soumis aux naufrageurs de l’écologisme ?
 
Fabrice Nicolino se consacre souvent à des travaux intéressants. En témoigne le titre d’un livre qui vient de sortir : « Qui a tué l’écologie ? » Mais… mais il y manque toujours quelque chose. Ce quelque chose qui en ferait un travail vraiment utile.
 
Cette fois, sa dénonciation ne coïncide à une partie de la mienne que pour mieux enterrer le mouvement alternatif. Je n’aurais probablement pas parlé de son livre si, de bon matin sur France Inter, le 19 avril, je ne l’avais entendu évoquer « le premier mouvement écologiste » qui s’est levé, en France, « entre la fin des années soixante et le début des années soixante-dix ». Tiens, me suis-je dis, va-t-il parler ? Cela n’était qu’une feinte. Il a enchaîné en précisant que le mouvement s’était épuisé et qu’il n’en reste rien. Comme dans un drame florentin : la main tendue avant, dans le remuement des tentures, le coup de couteau dans le dos. Ce tour lui a permis d’épargner quelques réputations et des intérêts ; non pas des amis, mais des gens qui doivent avoir les moyens de nuire à sa carrière, ou de la favoriser.
 
Fabrice Nicolino sait très bien que le premier élan du mouvement alternatif n’est pas mort épuisé, à court d’inspiration, d’énergie, de participants – exangue.
 
Cela fait un bout de temps que Nicolino s’intéresse à l’histoire du mouvement. Au printemps 2001, il rapportait dans Politis des fantaisies glanées dans Le Monde, comme s’il s’agissait des Saintes Ecritures. Les articles du Monde étaient signés par Jean-Paul Besset et Hervé Kempf auxquels j’avais déjà écrit pour proposer de meilleures informations, avec documents à l’appui. Dans les deux cas, l’histoire du mouvement alternatif était métamorphosée au point de légitimer son détournement électoraliste et capitaliste (1), sans oublier la carrière politique de quelques imposteurs. Bien qu’ils me connaissent, Besset et Kempf ne m’ont pas répondu, dévoilant par là-même l’intentionnalité de leur opération. Sitôt mon courrier reçu, Fabrice Nicolino m’a appelé. Il fallait que l’on se voit tout de suite pour tirer l’affaire au clair. Il était sous le coup de la révélation. Sincèrement choqué. C’était énorme ! Et il était étonné que ses deux collègues (« des amis, je les connais bien ») aient pu répandre de telles erreurs et ne pas m’écouter (2). Las, les vacances commençaient, il allait partir et nous ne nous verrions pas avant la rentrée. Je n’ai plus eu de contact avec lui avant longtemps et il n’a publié aucun rectificatif.
 
Quelques années se sont écoulées puis, sur l’initiative d’Henri Pézerat, il est venu chez moi pour m’interviewer sur une longue action d’alerte et de prévention amiante. Il semblait avoir oublié le premier épisode. Surprise ! Mal à l’aise il fit son boulot d’enquêteur, mais, comme la première fois, n’allait jamais sortir le moindre papier. Le second contact confirma la mauvaise impression laissée par le premier. D’autant que, comme par hasard, une sorte de censure a semblé frapper ensuite l’affaire tout à fait exemplaire qu’il aurait dû traiter.
 
Donc, Nicolino sait pertinemment que « le premier mouvement » n’est pas mort de sa belle mort, mais que, bien au contraire, il a été étouffé en pleine santé. Mieux, il sait comment et par qui, puisque je le lui ai dit.
 
Apparemment, la véritable histoire du premier mouvement alternatif, en France comme ailleurs, gêne beaucoup, car elle pourrait beaucoup révéler, beaucoup expliquer et donner des idées. Et bien au-delà de ce qui reste ou renaît du mouvement alternatif.
 
Par conviction, de bon gré, ou mollement contraints, ces gens-là assurent le suivi de l’histoire de substitution véhiculée par les Jean Carlier (ci-dessous) et consorts, une histoire façonnée par des instances qui devaient avoir été beaucoup inspirées par les réseaux de « stratégie psychologique » d’après guerre. A l’époque des faits, l’action d’infiltration, de détournement et de propagande était toujours très puissante avec l’Association Internationale pour la Liberté de la Culture (l’ex-Congrès remaquillé) et divers services et fondations au service de la nouvelle conquête capitaliste (la dérégulation mondialisée).
 
Pour les curieux, pour ceux qui désirent des explications sur ce qui nous a doucettement amenés au bord du gouffre tandis que nous avions voulu prendre la direction opposée, les chapitres Impostures politiques et sabotage du mouvement social, Et la vie devint une cause perdue, et la suite, sur mon blog :
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/de-lopposition-la-reproduction-de-la_08.html
 
(1) La confiscation des pouvoirs d’être et d’agir, et leur concentration, la hiérarchisation en dominations permanentes, sont un processus capitaliste. Le refus de cette spoliation-capitalisation était dans la culture politique du premier mouvement alternatif.
 
(2) Neuf ans avant Besset, Kempf et Nicolino, un autre journaliste, Roger Cans, responsable de la rubrique environnement au Monde, avait écrit des énormités sur les débuts de l’alternative en France (« La France écolo : l’étrange alchimie des origines », Le Monde du mercredi 10 juin 1992). Très étranges, en effet car il allait jusqu’à attribuer aux gauchismes totalitaires (impérialistes en langage écologiste) la paternité d’un mouvement qu’ils ont fortement contribué à enterrer (peut-être est-il un ex-gauchiste lui-même). Je crois même qu’il avait pondu un bouquin dans la même veine. Peut-être faut-il chercher là l’origine des légendes colportées ensuite pour changer l’histoire sociale contemporaine. Déjà, cet étrange journaliste n’avait pas daigné réagir à mon courrier lui offrant de meilleures informations.
 
Depuis, j’ai rencontré plusieurs autres « historiens » aussi peu curieux de l’histoire.
 
 
 
Les idées, les dynamiques conviviales, les révolutions sont un peu comme les passantes d’Antoine Pol. A la différence qu’elles tendent leurs mains et que la plupart les laisse partir sans même les effleurer.
http://www.dailymotion.com/video/xk1un_les-passantes-live-duo_music
 
 
 
Jean Carlier est mort
 
Il y a longtemps que je n’avais pas eu de nouvelles… Presque vingt ans pour la dernière rencontre fortuite. Avant, c’était au tout début des années soixante-dix, début 1971 précisément. Enthousiasmé par mon initiative de manifestations écologistes à Paris – la Semaine de la Terre -, il m’avait invité à l’antenne de RTL, où il était directeur, et avait appelé à nous rejoindre. Il avait participé à la conférence-débat finale avec plusieurs autres acteurs des premiers pas du mouvement. Puis nous nous sommes revus en plusieurs occasions, jusqu’au jour où je l’ai appelé pour l’inviter à participer au montage d’une candidature écologiste aux élections présidentielles de 1974. Coïncidence, il y avait déjà pensé car il était informé de la dégradation de la santé de Pompidou. Sitôt après a commencé une sorte de danse de la mort autour des écologistes. En un tournemain, nous fûmes poussés hors de la scène et remplacés par un tumulte de nouveaux acteurs mêlant représentants de la bourgeoisie (a), entristes de l’oligarchie capitaliste et maoïstes orphelins de la Gauche Prolétarienne. Les différences apparentes étaient trompeuses, intentionnellement trompeuses. Tous ceux qui comptaient avaient une origine bourgeoise et, surtout, avaient été nourris à la même culture impérialiste. Ils allaient rivaliser pour créer des hiérarchies et s’emparer du pouvoir, leur obsession, mais tous partageaient la même aversion pour mouvement écologiste depuis le début des années soixante : la contre-culture de la nouvelle-gauche alternative. Là était l’enjeu : éliminer les alternatifs, faire oublier la culture conviviale inspirée par le vivant avec sa philosophie politique qui déminait leurs certitudes et menaçait de remplacer les niches hiérarchiques et profitables où ils se trouvaient si bien (b). Enfin, répondre à la révolte et aux aspirations qui levaient avec des simulacres réformistes intégrés au système néo-capitaliste en plein essor. René Dumont, que j’avais aussi naïvement proposé, était des leurs et, avant la fin de la « campagne Dumont » (sic) c’en était fini du mouvement alternatif à l’impérialisme capitaliste, fini de sa philosophie politique (et non pas de cette « écologie politique » qui n’a servi qu’à mieux l’effacer).
 
Bernard Charbonneau, un précurseur du mouvement, fut le premier à mettre en garde : « Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte (l’opposition à la société industrielle) ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée » pour substituer des « notables (qui) ne sont pas par hasard à ce rang » aux vrais acteurs du mouvement (n° 21 du mensuel écologiste La Gueule Ouverte, juillet 1974).
 
Après Alain Hervé et tout l’aéropage du Nouvel Observateur (avec Michel Bosquet – André Gorz en tête), Jean Carlier a été l’un des plus efficaces promoteurs de Brice Lalonde-Forbes, héritier du grand capitalisme coupable des guerres de l’opium, etc. C’est presque amusant car, en 1981, il sera très fâché de voir sa créature prendre facilement la tête de ce qui n’était plus du tout un mouvement écologiste, donc alternatif.
 
Plus tard, j’ai plusieurs fois revu Jean Carlier, j’ai même tenté d’avoir quelques explications, mais il n’a plus jamais semblé être content de parler avec moi – comme il l’était en 1971, à l’époque de la Semaine de la Terre. Il était toujours moins cordial, même un peu renfrogné, comme gêné, quand il ne faisait pas semblant de m’ignorer.
 
Il faut dire qu’entre-temps, non content de nous avoir poussés à bas de la scène, avec ses affidés de l’association des journalistes pour l’environnement (JNE) il s’est ingénié à changer l’histoire pour faire oublier jusqu’au mouvement alternatif. Il restera comme l’un des principaux saboteurs et falsificateurs de l’écologisme, après Alain Hervé, bien entendu.
 
Jean Carlier étaient de ceux auxquels cette adresse de Guy Hocquenghem allait comme un gant
:
« Vous vous êtes assis sur le seuil de l’avenir, et (…) cet aliment de l’esprit qu’est l’utopie, vous empêchez du moins les autres d’y toucher. Aux pauvres jeunes gens d’aujourd’hui, vous ne laissez même pas l’espérance, ayant discrédité tout idéal, au point de rendre presque vomitive toute évocation de mai 68. (…) votre réseau contrôle toutes les voies d’accès et refoule les nouveaux, le style que vous imprimez au pouvoir intellectuel que vous exercez enterre tout possible et tout futur. Du haut de la pyramide, amoncellement d’escroqueries et d’impudences, vous déclarez froidement, en écartant ceux qui voudraient regarder par eux-mêmes qu’il n’y a rien à voir et que le morne désert s’étend à l’infini » (Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary).
 
C’est curieux, je n’ai pas reçu de faire-part.
 
(a) comme Carlier apparenté à la famille Monod et qui, comme par hasard, avait aussitôt proposé Théodore Monod comme candidat
 
(b) la culture comme un développement de la nature et son souci de la régulation en fonction de la symbiose biosphérique.
 
 
Sur l’histoire du mouvement, entre autres :
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/restoration-of-ecosystems-restoration_08.html
 
 
 
 
Misrata Misurata Misratha
 
Epiciers, métallos, employés administratifs, chômeurs, médecins, étudiants, ils l’étaient il y a encore 2 mois. Ils sont devenus combattants et ils inventent chaque jour pour résister aux rufians de Kadhafi.
Très bons reportages de Adrien Jaulmes dans Le Figaro :
(…) L’ingéniosité des insurgés pallie leurs défaillances en matériel et en armement. Ils ont développé des blindés artisanaux, en fixant d’épaisses plaques d’acier sur des pick-up. Le pare-brise n’est plus qu’une simple fente pour le conducteur. Une plaque frontale protège le bloc-moteur et un bouclier le mitrailleur dans la caisse. Ces cuirassés roulants, suspensions écrasées sous le poids de la ferraille, foncent dans les rues de Misrata, faisant feu de leur mitrailleuse lourde, avant de s’abriter dans une venelle (…)
http://www.lefigaro.fr/international/2011/04/17/01003-20110417ARTFIG00230-les-citoyens-combattantsde-misrata-braves-et-ingenieux.php
http://www.theaustralian.com.au/news/world/rebels-fight-street-by-street-for-misratah/story-e6frg6so-1226039380581
 
Et, pendant ce temps, ici, je n’ai pas encore rencontré UN comité de soutien, mais je vois défiler beaucoup de néo-Chamberlain, de munichois, et de véléitaires prompts à s’emparer du moindre prétexte pour pinailler sur les formes de l’aide aux révoltés. Incapables de se bouger quand la nouvelle situation impose de réviser les dogmes et de s’adapter. C’est la France d’aujourd’hui.
 
 
 
Syrie, là aussi, le peuple contre Moloch
 
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/les-revolutions-arabes/20110419.OBS1551/antoine-sfeir-la-repression-en-syrie-donne-un-second-souffle-a-la-contestation.html
 
 
 
pas de livraisons d’armes aux républicains
mais des armes françaises dans les mains de Kadhafi
 
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/kadhafi-est-il-encore-dangereux_475965.html
http://www.usinenouvelle.com/article/eads-a-finalise-sa-vente-d-armes-a-la-libye.N19849
http://www.usinenouvelle.com/article/france-lybie-40-ans-de-relations-commerciales.N147105
http://www.usinenouvelle.com/article/mbda-reste-serein-sur-la-vente-de-missiles-a-la-libye.N147645
 
 
 
 
La guerre de l’eau
sur les écrans

« Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent »
de Leslie Franke et Herdolor Lorenz.
A Paris, au cinéma La Clef.
Ceux qui ne l’ont pas vu sur ARTE mardi 22 mars, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, ont tout intérêt à voir cet excellent documentaire sur la manière dont un bien commun essentiel est accaparé, détourné, gâché, tout en vidant les poches des usagers.
 
Leslie Franke et Herdolor Lorenz décortiquent les méthodes et le réseau propagandiste et corrupteur qui ont permis aux trusts – au premier rang desquels Veolia et Suez – de s’imposer là où tout était organisé et géré à long terme par les administrations publiques et les communautés. On voit ainsi que les lobbies ont pénétré les milieux politiques, syndicalistes, universitaires, scientifiques, médiatiques, de la protection de la nature, etc.
Plaçant leurs hommes, gagnant des complicités, ils ont multiplié les relais diffusant à satiété leur point de vue et leurs incitations, pour influencer les conseils municipaux comme les parlements et les institutions internationales.
 
Parmi les manoeuvres favorites des lobbies, figure le substantiel « droit d’entrée » aux municipalités. Souvent présenté comme un « cadeau » accompagnant la cession au privé, c’est en fait un prêt, un crédit que les usagers, devenus clients, vont payer largement, et avec les intérêts. Sans compter les coûts à venir de la réduction de l’entretien des réseaux et de l’oubli de la préservation de la ressource.
 
Lors d’une séquence fascinante, on voit des syndicalistes s’opposer aux dénonciateurs des malversations de l’un de ces trusts sous prétexte de défense de l’emploi et du salariat. Cela rappelle beaucoup de choses à l’alternatif qui a vu souvent des victimes désignées prendre le parti de la domination et de la pollution. Cela souligne l’opposition entre les deux civilisations : celle de la domination de la nature et des hommes, avec ses profits, ses assujettis et ses coûts illimités, et celle, conviviale, de la compréhension du vivant, et des biens communs repris en mains localement pour le long terme.
 
Un autre passage remarquable nous apprend l’existence de chaires universitaires patronnées par les lobbies, et l’ampleur de la pénétration dans l’enseignement et la recherche. Cela et d’autres stratégies, par exemple ce « Forum Mondial de l’Eau » qui n’est qu’une vitrine commerciale, font irrésistiblement penser à quelque chose de plus ancien et qui a eu une influence considérable sur les orientations imposées depuis une soixantaine d’années. Il s’agit du Congrès pour la Liberté de la Culture, fer de lance de l’offensive capitaliste mondiale. Mêmes méthodes de propagande et de corruption. Mêmes objectifs : imposition de la culture mécaniste anti-nature et promotion des technologies dures, captation et concentration des pouvoirs sous le voile de la démocratie représentative, et spoliation des biens communs + destructions planétaires. Nul doute que si l’on pouvait remonter des uns aux autres, on découvrirait des connexions très intéressantes.
 
Vidéo bande annonce
http://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html
http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html
http://www.acme-eau.org/Water-makes-money-ou-comment-les-multinationales-transforment-l-eau-en-argent-sur-ARTE-mardi-22-mars-20h40-21h55-dans-le_a2890.html
 
voir l’encadré sur la révolution bolivienne qui a commencé avec la guerre de l’eau à Cochabamba, dans le chapitre « Les mythes d’une escroquerie en voie de mondialisation »
sur : http://www.planetaryecology.com/
 
également, ci-dessous en janvier, la présentation du film « Même la pluie », sur la guerra del agua qui a commencé à Cochabamba avant de gagner toute la Bolivie.

Si le film ne passe pas près de chez vous, le DVD coûte 10 €
C’est l’occasion de le visionner avec les amis, les voisins, vos conseillers municipaux favoris.
 
 
 
 
Refoulement des réfugiés à la frontière italienne
 
Dimanche 17 avril, effarouché par une manifestation de soutien aux migrants tunisiens à Vintimille, le pouvoir politique français bloque tous les trains provenant de cette ville.
 
Quelle menace épouvantable, en effet, faisaient peser ces gens parlant français, venus d’un ex-territoire français, sur notre cher pays ! Qu’ils restent en Italie. L’Europe ? Quelle Europe ?
 
Ceux qui ont laissé si longtemps les tunisiens dans la m… en choyant le clan Ben Ali ne semblent pas décidés à faire face aux conséquences de leur action et à aider à trouver des solutions. Les bénéfices, oui, mais pas les problèmes sociaux qui en découlent.
 
Ah, maintenant, ce sont les italiens qui ne sont pas contents. Ce que le monde est compliqué.
http://www.alvinet.com/actualite/tag-Tunisiens.html
 
 
 
 
Grèce, exemple de la spoliation du bien commun
 
Réduction des budgets publics.
Privatisation d’entreprises publiques.
Location à long terme de terrains et de terres.
Bradage massif de biens communs –
de communaux.
Ah ! C’est le coeur du sujet. Car, pourquoi avoir conduit les Grecs à s’endetter, les Grecs, les Portugais, les Espagnols, les Français aussi, comme le Tiers Monde hier, tout le monde ? Car il s’agit d’une politique, d’une orientation réfléchie, d’une stratégie planifiée et soigneusement mise en oeuvre. Dès le départ, si départ il y a, l’objectif était fixé : déposséder, spolier, s’emparer des biens communs, et interdire tout retour à une économie adaptée au vivant en multipliant partout les destructions, plus profondément : les déstructurations, jusqu’à ce que les masses dissociées, complètement désemparées, n’aient même plus le réflexe de la survie et s’abandonnent au crédit et aux hiérarchies responsables de la planification de leur ruine. Quelles hiérarchies ? Qui ? Nous avons l’embarras du choix, même si nous en savons encore peu. Le scandale de la dette du Tiers-Monde nous a montré le rôle des institutions financières internationales créées à Bretton Woods en 1944 : FMI, Banque Mondiale, toutes les banques « de développement », etc. Eh, oui, l’affaire ne date pas d’hier. Il y a aussi le Traité de Maastricht. Commencées un peu plus tôt, les privatisations des entreprises publiques font partie du programme. Et le virage néo-libéral négocié par l’oecuménisme gauche-droite style Fondation Saint-Simon. Et le premier acte : la libéralisation de la circulation des capitaux réalisée, en France, en 1983 par Jacques Delors, l’un des artisans du virage capitaliste de la gauche française depuis le début des années soixante. Et le sabotage du mouvement écologiste porteur de la culture alternative au capitalisme, avec le concours de cette même fausse gauche de la pensée-culture unique – uniquement impérialiste. Et le sabotage de la gauche révolutionnaire et libertaire issue des luttes anciennes et de la Résistance, sous l’égide du Congrès pour la Liberté de la Culture, des vraies ou fausses fondations capitalistes, de la CIA, des familles de l’oligarchie mondiale, etc.
 
Vieille de plusieurs siècles, la guerre de conquête des communaux fait rage de plus belle. Un seul problème : les défenseurs sont de moins en moins nombreux.
 
 
 
 
2 mois, et toujours pas de livraisons d’armes
à la Libye
 
Les maîtres du monde font le grand écart entre démonstration d’impuissance d’un OTAN surarmé et refus de l’aide efficace sur le terrain.
 
Et défilent dans les médias et les cabinets de crise les « experts » en action militaire qui développent tous les argumentaires pouvant justifier l’inaction. Les uns prétendent déplorer que les peuples en révolution ne maîtrisent pas les techniques martiales et les armes développées pour les écraser. D’autres agitent l’épouvantail Al Quaïda qui sert à tout, à créer la guerre là où c’est désastreux comme à retenir les samouraïs là où leur aide est attendue.
 
Ces derniers semblent ne pas avoir réalisé que les fanatismes sont nés des dictatures, y compris de la dictature occidentale sur ces peuples, et qu’ils ont été sérieusement ringardisés par la révolution arabe.
 
Tous s’interdisent la moindre compréhension de l’évolution en cours. En seraient-ils incapables ? C’est possible. Dans leur monde, il n’y a pas de spontanéité, pas de dynamiques holistiques, pas de vivant auto-organisé (autopoïèse) – sa principale caractéristique.
 
Sur les livraisons d’armes à la dictature :
http://sites.google.com/site/lejeunealgerien/Home/fil-info/actu-du-jour/commentl%E2%80%99europeaarmekadhafi
 
La bataille de Misrata
http://www.france24.com/fr/20110416-libye-misrata-combats-affrontements-pilonnage-insurges-forces-kadhafi-bombes-sous-munition
 
 
mi AVRIL 2011
 
Misrata, Zintan, Brega, Ras Lanouf…
What Nato is doing ?

Plus la dictature libyenne affirme sa folie en tuant le peuple et détruisant le patrimoine du pays, plus la coalition s’affaiblit, plus le parti international de la mort se renforce.
 
Exact reflet de notre civilisation déliquescente.
http://www.france24.com/fr/20110414-libye-misrata-reportage-chasse-sniper-est-ouverte-rebelles-combats-siege-kadhafi-otan
 
OTAN : lenteur et inefficacité
D’après les révoltés : 1 à 2H entre la demande et l’action avec les commandements anglais et français, 8H avec l’OTAN… Pesanteur et viscosité hiérarchiques ou sabotage interne ?
http://www.bruxelles2.eu/afrique/maghreb/ce-qui-manque-a-lotan-en-libye.html
L’OTAN ne serait donc qu’une grosse accumulation de hiérarchies s’entravant mutuellement ? Impossible à recycler dans plus utile que l’interdiction des alternatives à la domination capitaliste ?
 
 
 
 
Comme les artistes assassinés par la dictature kadahfiste, souvenons-nous de
Victor Jara
poête, guitariste, chanteur fusillé le 15 septembre 1973 dans le stade de Santiago du Chili après que les militaires l’aient torturé et lui aient brisé les doigts à coups de crosse.

L’un de ses assassins a été arrêté le 28 mai 2009.
http://www.youtube.com/watch?v=en8yqVxuT-U
http://www.youtube.com/watch?v=HDMcuCSBvvw&feature=related
Hommage par Julos Beaucarne :
http://www.dailymotion.com/video/xcrkuu_hommage-a-victor-jara-assassine-par_news
http://www.youtube.com/watch?v=7QCUc9jMcQI
 
 
 
 
La dictature kadhafiste, une longue tradition de tueries
et beaucoup d’admirateurs
 
A la fin des années 1970, après beaucoup de disparitions mystérieuses, une contestation étudiante est réprimée dans le sang tandis qu’une police politique fanatique est constituée sur le modèle des gardes rouges de Mao : les « Comités Révolutionnaires », véritable Cinquième Colonne organisatrice de la terreur et des assassinats. Il semble que cela ait beaucoup plu dans les milieux des ex-gauchistes français. Plus tard, parmi beaucoup d’autres, des Verts du bureau national du parti se rendront sur invitation chaque année à Tripoli pour profiter des largesses du « Guide ». Oui, les Verts aussi !
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7556
http://www.ndjamena-matin.com/article-22314568.html
 
 
 
 
Dany Leprince libéré en juillet 2010, après 16 ans de prison, par la Cour de révision,
rejeté en prison le 16 avril 2011 par… la Cour de révision
 
La Cour de révision contredit le Parquet et renvoie Dany Leprince en prison
http://www.liberation.fr/societe/01012330298-la-cour-de-revision-contredit-le-parquet-et-renvoie-dany-leprince-en-prison
 
 
 
 
Un exemple d’exploration des gisements de gaz

C’est à Doue, en Seine et Marne.
 
Exemple parfait des oeuvres qui résultent de la vision mécaniste du monde, partie de la culture impérialiste. Le pré-chantier est déjà, à lui seul une catastrophe écologique : mobilisation d’une très grande surface, destruction de toute vie, tassement des sols, imperméabilisation… pour ce qui est visible.
 
Accessoirement, la façon dont il a été réalisé permet de mesurer le niveau de totalitarisme auquel nous sommes parvenus.
Cela va de pair avec le mépris pour l’écologie.
http://www.dailymotion.com/video/xgzm8h_huile-de-schiste-visite-du-chantier-de-doue_news
 
 
 
Le goût de la déstructuration et la démocratie
 
La faiblesse de la mobilisation pour supporter le peuple libyen et l’ensemble de la révolution arabe ferait fondre les dernières illusions sur la capacité d’empathie et le sens du bien commun de la plupart des contemporains – s’il restait des illusions.
 
Même constat à l’échelle locale pour des faits à priori plus modestes.
 
Regardons autour de nous. Là, juste à côté, ce nouveau lotissement, cette nouvelle maison individuelle surgie dans la campagne, ce ciment étalé sur un mur monté à la terre, cette attribution de la gestion de l’eau au privé, cette haie détruite, ces épandages de pesticides, cette fermeture d’entreprise utile à la communauté, ces faillites de petits commerçants victimes du supermarché encouragé par la municipalité, et, comme pour en finir avec la vie locale, ce projet de grande surface commerciale, cette réduction des services publics, etc. Ils ne tombent pas d’un pouvoir centralisé qui impose ce qui lui profite à une population impuissante et victime. Pas directement. Les décisions ont été prises localement par tel propriétaire, par le conseil municipal, par… Pourtant, bien que ces gens soient, en bonne logique, intéressés à la bonne santé de leur lieu de vie, leurs décisions accompagnent docilement et amplifient la déstructuration profitable à l’ordre du profit. De vrais cadeaux pour les exploiteurs !
 
Corruption ? On ne peut l’exclure, mais pas dans tous les cas.
 
Bien sûr, si l’on prend de la hauteur, si l’on prête attention à l’histoire de la région, du pays, du monde, on peut aisément relier ces « décisions » aux transformations culturelles et structurelles imposées par les lobbies multinationaux, en particulier depuis une soixantaine d’années. On peut… quand on sait. Or, la plupart ne savent pas encore et ont d’autant plus de mal à s’y intéresser que la désinformation est toujours une industrie prospère. C’est pourquoi tant de « décisions » qui transforment la vie locale et le quotidien doivent tout au conditionnement et rien à la conscience du bien commun.
 
Tout de même, si elle explique beaucoup, la manipulation omniprésente n’excuse pas tout. D’autant que des décennies de destructions et de déstructurations dommageables pour tous auraient dû construire une expérience et stimuler une prise de conscience. D’autant, que toute l’information est disponible pour réaliser quelles sont les conneries à éviter. D’autant que certains expliquent et démontrent… Il y a de beaux exemples de reprises en mains et de restauration de la vie locale, mais cela ne fonctionne pas partout. Il s’en faut de beaucoup et nous sommes nombreux à subir la multiplication des décisions nuisibles. Fautes de réactions. Faute de communication.
 
A tous les niveaux, beaucoup refusent farouchement toute information qui dérangerait leur structure formatée par l’anti-culture dominante. Toute leur ambition se résume à être les relais de la désinformation et de la déstructuration, les serviteurs des lobbies contre le bien commun. Jusqu’aux niveaux les plus modestes de la grande hiérarchie verticale – souvent dans le conseil municipal.
 
Bien sûr, il y a aussi la bêtise et la lâcheté…
 
La démocratie, cette dynamique de l’intelligence collective inspirée par le bien commun, a dû se cacher pour mourir.
 
 
 
Les jeunes se défient des institutions
et considèrent qu’ils ne sont ni écoutés ni reconnus
 
… les jeunes seulement ?
Il s’agit de l’un des résultats d’un sondage de la JOC
http://www.joc.asso.fr/actualite/enquete-joc-csa-les-resultats-complets-de-l-enquete-440.html
 
 
 
 
Kadhafi promène la délégation de l’Union africaine
pendant que ses troupes étrangères bombardent Misrata
 
Des informations commencent à filtrer sur son étonnante santé militaire… la junte algérienne y serait pour quelque chose.
http://www.algerie-focus.com/2011/03/11/lalgerie-kadhafi-et-la-tunisie/
 
 
 
La dictature libyenne continue de semer la mort
le dessinateur Kaïs Al-Hilali
Dieu, le fracas que fait un poète qu’on tue !
 
 
 
http://www.wat.tv/video/kais-visage-guerre-en-libye-3k2k3_2flv7_.html
http://globalrelieflibya.org/this-is-libya/youth/martyrs-kais-al-hilali/
 
 
 
La dictature syrienne mitraille le peuple
Tirs sur la foule au Yémen
L’armée tue place Tahrir au Caire
La dictature libyenne se porte toujours comme un charme
http://www.youtube.com/watch?v=-7OW4utUopw
 
 
 
L’OTAN bombarde des blindés républicains
au moins cinq morts
 
Tandis que le commandement de l’OTAN se prétend impuissant à stopper les troupes de la dictature « pour ne pas faire de victimes parmi les civils », ses avions tire sans hésiter sur les révoltés pour la seconde fois en moins de dix jours. Incurie ou rouerie criminelle ?
L’OTAN jouerait-il double jeu ?
 
Comme pour ajouter au soupçon qui grandit, ses galonnés ont déclaré ne pas vouloir s’excuser pour cette nouvelle bavure !
 
Recourir à l’OTAN pour la direction militaire était une faute politique.
C’est aussi en train de devenir une erreur militaire.
 
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/libye-erreur-de-l-otan-qui-bombarde-les-rebelles-6373453.html
http://pressrelease.co.ug/pressuganda/?p=3964
http://www.bbc.co.uk/news/world-africa-13012968
 
 
 
Que fait l’OTAN ?
 
Et que fait l’ONU ?
 
Deux machins impuissants – ou complices ? – devant un totalitarisme fort des concessions qu’ils lui ont prodiguées hier, comme beaucoup d’autres.
 
L’invraisemblable situation militaire avantageuse des troupes de Kadhafi souligne au moins trois choses :
– l’abondance des livraisons d’armes dont ce danger mondial a longuement bénéficié,
– combien les interminables lenteurs diplomatiques avant l’intervention aérienne ont coûté cher,
– la soudaine pusillanimité des gendarmes du monde.
 
 
 
Chavirage d’un bateau de migrants fuyant la Libye
http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/scenes-d-horreur-lors-du-naufrage-au-large-de-lampedusa_980441.html
http://www.grioo.com/ar,migreurop_accuse_l_ue_et_la_libye_dans_la_mort_de_221_migrants_,16682.html
 
 
 
Libye : le doute s’alourdit
 
Les convois de la dictature, blindés, lance-missiles, artillerie lourde, continue d’avancer à découvert sans être plombés par une aviation soudain désarmée… Les hélicoptères s’encroûtent sur le pont des navires, les livraisons d’armes aux républicains ont dû être perdues par La Poste. Et les hommes tombent.
 
Chaque jour qui passe fait Kadhafi mieux armé. Il aurait bénéficié de livraisons d’armes, lui. Bénéficié de plus de mercenaires, d’autres aides militaires aussi ?
 
Et l’OTAN, ce gros machin de la guerre froide si efficace pour étouffer les peuples avec des Gladio et autres réseaux clandestins, serait-il impuissant face à une dictature, ou Kadhafi semble-t-il encore fréquentable aux lobbies qui tirent les ficelles ?
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/les-rebelles-libyens-accusent-l-otan-6361339.html
http://www.metrofrance.com/info/libye-les-insurges-accusent-l-otan-de-laisser-mourir-misrata/mkdf!dpMzi1GCT65EM/
 
Assiégée et bombardée depuis plus d’un mois par les forces de la dictature, curieusement de plus en plus fortes, Misrata résiste toujours ? Mais à quel prix ? Et l’OTAN se prétend impuissant. Impuissant devant les rufians de Kadhafi ?! L’OTAN ne serait plus qu’une armée d’opérette ? Y aurait-il un problème de direction ?
http://www.france-info.com/chroniques-info-medias-2011-04-06-sos-misrata-les-opposants-libyens-alertent-le-monde-via-twitter-528117-14-18.html
Le chef militaire de la rébellion libyenne, le général Abdel Fattah Younés, a accusé aujourd’hui l’Otan de « laisser mourir les habitants de Misrata », une ville à l’est de Tripoli soumise à des bombardements des forces de Mouammar Kadhafi depuis plus d’un mois.
 
« La presse internationale doit soutenir avec force le peuple de Misrata et appeler (à l’aide) l’Otan qui laisse les habitants de Misrata mourir tous les jours », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Benghazi, bastion de la rébellion dans l’est de la Libye. « Si l’Otan attend encore une semaine de plus, il n’y aura plus rien à Misrata », a-t-il ajouté. « Que fait l’Otan? Ils bombardent ici et là » alors que les habitants de Misrata sont menacés « d’extermination » selon lui. Ces accusations interviennent quelques heures après que l’Alliance atlantique a annoncé qu’elle avait fait de la défense de Misrata sa « priorité numéro un ».
http://www.wat.tv/video/misrata-appel-l-aide-insurges-3l8qz_2exyh_.html
 
 
 
Encore un très grand qui s’en va…

et qui nous laisse tant de musique
et d’émotions
 
 
 
 
Crossroads 96
http://www.youtube.com/watch?v=cO-lrkHbPZU
 
I’m standing at the crossroads
There are many roads to take
I stand here so silently
I’ve got fear of a mistake
 
One road lead to paradise
One road lead to pain
One road lead to freedom
I swear they all look the same
 
Well I have traveled many roads
And not all of them were good
The foolish ones taught more to me
Than the wise ones ever could
 
One road lead to sacrifice
One road lead to shame
One road lead me to freedom
But I swear they all look the same
 
They were roads I’ve never travelled
And the turn I did not take
And the mysteries I could not unravelled
Baby leaving you, that’s my mistake
 
So I’m standing at the crossroads
 
big brother
http://www.youtube.com/watch?v=36C_kvdrM10&feature=related
Trouble
http://www.youtube.com/watch?v=pLGCI2QPc7A&feature=related
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Calvin_Russell
 
 
 
 
Au cinéma :

Bonobos sortie le 30 mars
film de Alain Tixier
http://www.cinefil.com/film/bonobos
http://www.agirpourlaplanete.com/actions-durables/cinema/1134-bonobos-film-ecolo.html
 
Un film indispensable pour redécouvrir le vivant et s’ouvrir aux autres. Pour cela, les Bonobos sont parfaits. Familiers, futés et joueurs, la sympathie et la curiosité réciproques, entre eux et nous, rendent plus incompréhensibles les massacres de masse dont ils ont été récemment victimes (leur population aurait été divisée par dix). La guerre est évoquée – sans doute, la seconde guerre du Congo-, une guerre qui a été désastreuse pour les humains de la région, mais cela n’explique pas les tueries et l’anthropophagie (sauf à penser que seules les bandes armées tombées au plus bas de l’abrutissement en aient été coupables). Car beaucoup de ces anthropoïdes, nos cousins, ont été mangés ! Heureusement, tous les anthropoïdes humains ne sont pas tombés si bas.
 
Le mépris indicible et la cruauté de très nombreux humains, même vis à vis des populations pacifiques qui nous sont proches, soulignent une carence culturelle fondamentale chez ces gens. La même carence qui permet d’autres massacres et la destruction de la biosphère. Et quand s’y mêle l’ivresse du profit, le niveau de ce que l’on nomme abusivement l’humanité s’effondre aussitôt, qu’il s’agisse du truand local ou du cadre jet set passé par les grandes écoles. L’humanité, c’est à dire l’empathie pour l’autre et l’intelligence du vivant. L’humanité, c’est à dire l’ouverture correspondant à la culture inspirée par la connaissance du vivant – au contraire de l’influence de la culture impérialiste anti-nature. L’humanité depuis longtemps ignorée par de très nombreux humains.
 
Il est un peu dommage que ce film d’un grand intérêt pour tous ait été plus particulièrement pensé en fonction de la capacité de compréhension supposée des enfants…
 
Le site du centre fondé par Claudine André (Lola ya bo)
http://www.bonoboscongo.net/
 
http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/claudine-andre-l-ange-des-bonobos-6300700.html
 
 
Et toujours les deux films récents déjà présentés :
Les chemins de la mémoire
l’Espagne face aux crimes du fascisme
 
Pollen
sur les insectes pollinisateurs menacés partout
 
 
 
 
Du grand spectacle
dans Le Monde
 
En effet, avec un article signé Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur, on est en pleine fiction. Appuyé sur un constat écologiste pessimiste, les auteurs lancent un appel vibrant…
 
(…) Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s’est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l’appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible .
(…)
Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu’au point de basculement,
(…)
La démocratie sera la première victime de l’altération des conditions universelles d’existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l’échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique,
(…)
Le nouveau paradigme doit émerger
(…)
répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu.
(…)
 
 
L’ennui, c’est que Michel Rocard et ses amis de la gauche du début des années 1970 tenaient un discours inverse et qu’ils n’ont rien négligé pour interdire l’émergence du nouveau paradigme qu’ils prétendent, aujourd’hui, souhaîter. Voici des extraits des réponses qu’ils avaient faites, à l’époque, à Pierre Samuel et à moi :
 
(…) on ne peut imaginer de société diminuant brutalement et massivement sa consommation d’énergie, nous jugeons à court terme que, tout compte fait, l’énergie nucléaire est tout de même moins polluante que le pétrole. A moins que vous n’ayez des arguments sérieux de penser le contraire ; auquel cas on pourra se remettre à défendre le pétrole.
(…)
Nous sommes je crois chers camarades d’accord sur l’essentiel d’une perspective commune utile à la croissance marchande, mais nous ne pouvons espérer le succès qu’en étant cohérent et en ayant des réponses globales à tous les problèmes se posant. Ce n’est pas l’impression que votre argumentation donne.
(…)
Celui du type de croissance : selon la présentation que vous en donnez sans « Technique et politique dans le problème nucléaire », il est probable que nous discuterons sur les délais, mais peut-être aussi sur les options : la croissance zéro de l’énergie ne me paraît pas un impératif catégorique cela ne peut être que le résultat d’un choix entre plusieurs hypothèses : je demande à examiner les autres avant de me prononcer. Mais pour beaucoup de gens qui se réclament de vous, cela prend un peu l’allure de l’autogestion socialiste réalisée par le retour à l’âge de pierre. Je sais bien que vous n’êtes pas responsables des déformations qu’on peut faire de votre pensée, mais il faudra être sûrs de se comprendre.
(…)
La bataille prioritaire nous paraît être non pas en faveur de telle technique de production d’énergie, mais pour la mise en cause du système politique, économique, social, culturel, qui s’exerce aujourd’hui.
(…)
Après, mais après seulement qu’il aura été renversé, on pourra parler des choix de civilisation. Jusque-là ce sont les grandes firmes qui décideront de construire du nucléaire si elles y trouvent leur profit, de l’abandonner si elles y ont intérêt. Et l’un des problèmes auxquels nous seront confrontés sera de savoir comment (quand ce régime sera renversé) échapper à l’emprise des groupes pétroliers sans imposer à la population une privation brutale d’énergie qu’elle ne tolèrerait pas, à juste titre d’ailleurs (…)
Plus dans Une mémoire du mouvement alternatif : http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/restoration-of-ecosystems-restoration_08.html
 
Dans les faits, ces gens avaient infiltré le mouvement dès le début. Ils faisaient toutes les contorsions imaginables pour le manipuler et ils étaient à la veille d’en éliminer les acteurs pour leur substituer partout les ersatz réformistes qui, en étouffant le mouvement alternatif, ont permis d’installer la mondialisation de l’ultra-capitalisme et la perspective d’une « croissance marchande » selon leurs souhaits.
 
Bernard Charbonneau était l’un des premiers à le constater, tout était déjà plié au début de l’été 1974 :
« Tout intellectuel ou militant français engagé dans cette lutte (l’opposition à la société industrielle) ne devrait jamais oublier à quel point l’éveil de l’opinion a été une entreprise préfabriquée » pour substituer des « notables (qui) ne sont pas par hasard à ce rang » aux vrais acteurs du mouvement (n° 21 du mensuel écologiste La Gueule Ouverte, juillet 1974.
C’est pourquoi, dans l’ignorance de cette histoire et de celle des grandes manoeuvres de renforcement de l’impérialisme lancées auparavant, on ne peut rien comprendre aux jeux de rôles d’aujourd’hui, ni faire émerger un nouveau mouvement alternatif, donc changer la civilisation.
 
 
Pour corser encore davantage, Le Monde présente un autre article cosigné par un autre joli alternatif : Jean-Luc Benhamias. A l’origine de sa carrière politique, il a été l’organisateur d’une opération calomniant différents acteurs écologistes ou de la protection de la nature dans ACTUEL d’octobre 1991: « Attention, les Kmers Verts, les écolos fachos ! ». J’étais l’une des personnes mises en vedette et le Parti Socialiste était dans la coulisse. Avec les attaques anti-écologistes de LucFerry, Alain Minc, Dominique Bourg* et quelques autres, avec l’Appel de Heidelberg aussi, ce numéro très spécial d’ACTUEL appartenait à une offensive destinée à stopper le rebond alternatif qui se faisait jour depuis les dernières années 1980 (sur l’élan de Tchernobyl et du choc de la découverte de la gravité des déforestations). Une fois encore, le sabotage a réussi.
 
* oui, le même qui serait aujourd’hui membre de la Fondation Nicolas Hulot…
 
 
 
 
Déjà une bavure de l’OTAN : 9 morts
aux dernières nouvelles : 6 véhicules détruits, dont une ambulance, 13 morts
 
Sous prétexte qu’il aurait essuyé un tir provenant d’un convoi à l’est de la ligne de front, donc dans le terrain contrôlé par l’opposition, un pilote a bombardé le convoi sans plus de procès. Plus con…
Et le sang froid au combat ? Et la vérification avant l’action ? Etc.
 
Le tir initial, qui n’a pas atteint l’avion, qui ne devait pas le viser, était probablement un tir de salutation, comme il est commun de le faire dans la région.
 
Effrayant que l’on laisse une machine de guerre entre les mains d’un pauvre petit gars paniqué au moindre soupçon d’incident ! D’où sort-il ? Quels sont ses formateurs ? Y en a-t-il d’autres en réserve ?
 
 
 
L’OTAN ?!
 
Le « mauvais temps » au-dessus de la Libye, qui entrave l’action des avions à la pointe de la technologie, s’est installé en même temps que l’OTAN à la tête des opérations. Et en même temps que l’arrivée aux commandes du gouvernement turc qui semble si curieusement hostile à la révolution libyenne.
 
 
 
1er avril en Libye
 
les super-chasseurs-bombardiers seraient « gênés par le mauvais temps »
 
 
 
MARS 2011
 
Libye 31 mars : l’incohérence ajoute au drame
 
Après un nettoyage en règle, mais intervenant avec un retard très très coûteux en vies et en stratégie diplomatique, plusieurs jours se sont écoulés sans même un survol d’intimidation des troupes de la dictature. De quoi s’agit-il ? A quoi attribuer l’absence de suite dans les opérations de la coalition ? A un système de programmation rigide incapable de s’adapter à l’évolution de la situation ? La déconnexion des réalités de terrain est une maladie répandue en haut des pyramides hiérarchiques. Ou les « hauts dirigeants » ont-ils recommencé à jouer avec la vie des libyens (des deux côtés), comme auparavant, en luttant entre eux pour des intérêts sordides ? Le soudain manque de curiosité et le silence des journalistes de bureaux et de studios qui relèguent aussi bien la révolution arabe que le naufrage de Fukushima, ou la situation en Côte d’Ivoire, après la politique politicienne française, leur étrange manque de curiosité pour ce nouvel abandon des populations, tend à accréditer la dernière hypothèse.
 
Quoiqu’il en soit, la « gestion de crise » est décousue et l’on constate à nouveau l’incapacité des « décideurs » à faire face avec clarté aux situations qu’ils ont eux-mêmes créées.
Comme à Fukushima. Comme partout.
 
 
 
29 mars, 12 jours après la résolution de l’ONU :
Les troupes de la dictature sont toujours les mieux armées
 
Retraite des partisans devant Syrte
et grande inquiétude pour les résistants isolés à Misrata depuis quinze jours…
Même pas l’appui des hélicoptères d’assaut qui dorment sur les navires au large ?
http://www.dailymotion.com/video/xhvgxl_libye-les-insurges-bloques-a-60-km-de-syrte_news
 
Donc, 10 jours après le début tardif de l’intervention, toujours pas de livraisons d’armes pour donner une chance aux révoltés !
 
Pourtant, qui parmi les « décideurs » occidentaux ignore la qualité de l’armement dont disposent les nervis de Kadhafi ? Ne les ont-ils pas approvisionnés eux-mêmes ?
 
Bizarre que la dictature puisse encore rassembler des forces au beau milieu du désert, à découvert, exposées aux tirs de l’aviation. C’est donc que, tout à coup, l’aviation les laisse tranquilles… Effectivement, par un avion dans la région depuis deux longs jours – plus qu’il n’en faut !
Les décideurs de la realpolitik, après un éclair d’intelligence, seraient-ils en train de retomber dans leurs vieux fantasmes et calculs lamentables ?
 
Qui a intérêt à l’enlisement ?
Un chantage serait-il exercé au prix des vies des combattants ?
 
Sur les ventes d’armes à la dictature :
http://www.rue89.com/2011/02/25/vente-darmes-a-la-libye-cest-avant-quil-faut-sindigner-192255
 
 
 
 
Abstention record : l’amorce d’un réveil de la démocratie ?
 
La question peut surprendre. Elle surprend moins si l’on distingue la démocratie – le phénomène – du système politicien qui prétend permettre son expression et la représenter.
 
Ce système réduit l’expression personnelle et collective à un choix périodique entre nuances de même culture politique. Expressions directes de la démocratie, les options alternatives inspirées par l’intérêt général ont été éliminées très loin en amont. Ne reste plus à l’électeur qu’à choisir entre groupes dominants plus ou moins rivaux, tous capitalistes.
 
A bout de détournements, de mensonges et de falsifications, beaucoup semblent donc avoir réalisé que le système de la « représentation » n’est qu’un leurre.
 
La démocratie n’est pas un produit de consommation. Elle se construit entre tous. Elle est une expression du vivant : le mouvement de l’intelligence collective, donc une création de tous les instants à laquelle chacun participe – ou pas. En France, aujourd’hui, comme l’attestent même les constats du Médiateur de la République, les dynamiques qui font la cohésion d’une société et la démocratie ont été ruinées et sont entièrement à reconstruire.
 
La prise de conscience et le refus de participer plus longtemps à une tromperie majeure, dont les résultats dramatiques sont maintenant connus de tous, ne sont que les premiers pas. Reste à retisser des interrelations et à retrouver la dynamique du bien commun.
 
 
Extraits du RAPPORT DU MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE 2011
http://www.mediateur-republique.fr/fr-citoyen-05-201
(voir le dossier de presse)
 
Le burn out de la société française trahit un besoin urgent de bâtir de nouvelles espérances à la hauteur des efforts fournis. La fébrilité du législateur trahit l’illusion de remplacer par la loi le recul des responsabilités individuelles et de la morale. Le maintien sous perfusion de citoyens assistés permet de soulager nos consciences mais pas de résoudre nos problèmes.
(…)
Les enjeux déterminants pour notre avenir ne trouvent pas de réponse politique à la hauteur. Les débats sont minés par les discours de posture et les causes à défendre noyées parmi les calculs électoraux. Or, les ressorts citoyens sont usés par les comportements politiciens.
(…)
Les confrontations politiques sont fictives car le réel clivage n’est plus entre la droite et la gauche mais entre ceux qui acceptent la mondialisation et ceux qui la récusent. La conquête du pouvoir oblige à des alliances contre nature : les convictions s’effacent lorsque les intérêts s’entrechoquent ; les convictions s’effacent également lorsque les intérêts convergent !
(…)
Un certain nombre d’élus, y compris des élus locaux, n’ont pas pris conscience du fait qu’ils sont porteurs du pouvoir de respecter la loi et de la faire respecter mais en aucun cas d’un pouvoir d’imposer leur loi. Le véritable enjeu, pour la société actuelle, est que tous ceux et celles qui sont porteurs d’une autorité doivent prendre conscience du fait que cela n’est pas un gage de supériorité mais de responsabilité.
(…)
Excès de précipitation, excès de lenteur des procédures et de leur application, la notion du temps administratif apparaît souvent en total décalage avec le temps des citoyens. L’administration impose à l’usager une rigueur et un respect implacables des délais. Ceux-ci sont en effet le gage d’un traitement égalitaire, les mêmes délais s’imposant à tous. Pour autant, le moindre dépassement sera le plus souvent sanctionné par des procédures pénalisantes (suspension des droits, pénalités ou majoration des règlements, etc.).
 
À l’inverse, les usagers, contraints en permanence de s’adapter aux injonctions et au rythme d’un monde économique sous pression, se trouvent désarmés par la lenteur et l’immobilisme dont fait preuve l’administration à qui personne n’impose de justifier ses retards ou ses lourdeurs et qui se révèle incapable de s’imposer la rigueur qu’elle sait si bien exiger du citoyen.
(…)
La standardisation des procédures, qui incite au traitement de masse, conduit à la déshumanisation. L’administration ressemble parfois à une machine à broyer tout ce qui n’entre pas dans les cases prévues. Soumise à une logique de rendement et d’économie de moyens, elle n’est plus à même de percevoir les cas particuliers dans l’important volume de dossiers qu’elle traite. D’ailleurs, elle ne cherche pas à détecter la faille éventuelle ; ainsi une histoire individuelle peut-elle tourner au drame.
(…)
Amer constat du Médiateur de la République en 2010 : la notion du « vivre ensemble » s’est encore fragilisée. Plus que jamais, la défense de l’intérêt individuel s’effectue au détriment de celui des autres, sans égard pour les intérêts de la communauté. Il en résulte un climat d’agressivité : l’incapacité à se respecter les uns les autres et à dialoguer favorise les tensions, les conflits et évidemment le repli sur soi. Or, quand l’insupportable, l’inadmissible n’est pas dénoncé, désigné, le système ne peut pas se remettre en question ni se régénérer.
(…)
Nous sommes entrés dans de nouveaux rapports aux autres. On veut tout, tout de suite. On a du mal à se soumettre aux règles du collectif. Alors, des tensions binaires apparaissent partout : professeurs/élèves, magistrats/justiciables, soignants/soignés. Nous avons besoin de phases de décompression, de construire le respect réciproque entre les parties. La médiation, comme lieu d’écoute et de compréhension des fragilités individuelles, est plus que jamais nécessaire. Prendre le temps de s’arrêter, de souffler, avant de repartir, c’est ce que propose la médiation et c’est absolument vital pour retrouver le goût du « vivre ensemble ».
(…)
L’année 2010 le confirme : à l’heure où la cohésion sociale est fragilisée par une société fragmentée, par une vision défensive des droits du citoyen où les intérêts s’opposent plus qu’ils ne se conjuguent, le besoin de dialogue, de lien social est plus vif que jamais.
(…)
Le manque de dialogue et d’empathie devient un facteur d’exclusion, de discrimination ou d’inégalités absolument insupportable ! Tout notre système administratif part du principe que les Français connaissent la sonnette sur laquelle ils doivent appuyer en cas de difficulté. Or, cela n’est pas le cas. Beaucoup ne savent pas vers qui se tourner ni sur qui s’appuyer pour s’en sortir.
(…)
 
Rien sur les harcèlements dont les lanceurs d’alerte sont systématiquement victimes en France.
Rien sur le découragement systématique de ce que, dans son langage, le médiateur nommerait l’esprit citoyen.
Hors une remarque sur la croissance du sentiment d’injustice, presque rien sur l’influence des intérêts dominants sur l’administration judiciaire qui est censée corriger les dysfonctionnements.
Trop peu de choses sur l’origine des processus de déstructuration observés.
 
Mais, de la part d’une institution créée par le système, c’est déjà beaucoup. Surtout les petites allusions au détournement du désir démocratique par les groupes dominants, grâce au processus électoraliste… Confrontations politiques fictives, alliances contre nature, arrangements, débats minés par les discours de posture, causes à défendre noyées parmi les calculs électoraux, ressorts citoyens usés par les comportements politiciens, etc.
 
La dépression collective et les désordres constatés n’ont pas été développés par la société elle-même. Aucun système vivant ne développe, seul, de pareilles tares mettant en péril sa survie. Même en se cantonnant aux constat du rapport, il est facile de voir que le mouvement de la société française va exactement à l’encontre des orientations de l’évolution, laquelle est axée sur les stratégies de coopération, la circulation de l’information, l’empathie, la symbiose. Nous constatons une glissade mortifère, surtout depuis l’introduction du capitalisme néo-libéral il y a 35 ans. L’état de la société française et, plus largement celui des autres sociétés occidentales, désigne la responsabilité des structures dominantes, toutes – comme le remarque le « paradoxe » souligné : « jamais l’engagement individuel et collectif n’a été aussi nécessaire, jamais le découragement et la lassitude n’ont été aussi grands ». Ils désignent aussi la responsabilité de la culture de référence, la grille de lecture comme disait Henri Laborit, car c’est elle qui :
– façonne l’interprétation du monde en stimulant l’empathie, ou son contraire : l’égocentrisme, donc le repli sur soi et la lutte de chacun contre tous,
– détermine les motivations, ou les démotivations,
– forme les projets et les structures politiques, économiques, etc.
 
La culture est un sujet passionnant, mais soigneusement évité, même par la plupart de ceux qui constatent les désordres. C’est qu’il s’agit d’une question de civilisation qui ouvre sur d’autres questions embarrassantes. En effet, on ne peut aborder la question sans dévoiler la manipulation qui a conduit à la prééminence de la culture fondatrice de la mondialisation ultra-capitaliste en étouffant les mouvements de résistance et la culture altemative qui s’y opposaient. Et là, ça coince. Pourquoi ? Mais parce que nombreux sont ceux qui, peu ou prou manipulés, ont pris part à cette mauvaise action.
 
Dites-donc, camarades, quand passerez-vous de la dissimulation infantile à l’analyse historique nécessaire pour rebondir ?
 
 
 
 
La Syrie s’embrase
Ajdabiya est libérée,
l’encerclement de Zintan est rompu par l’aviation
Brega est libérée
prochaine étape : Ras Lanouf
 
 
 
Libye, à l’ouest, Zintan repousse les blindés
http://www.france24.com/fr/20110322-sous-feu-armee-libyenne-insurges-zintane-font-resistance-kadhafi-libye-insurrection
 
 
 
Les totalitarismes s’affolent devant le sursaut de la vie
C’est le tour de la Syrie
http://www.dailymotion.com/video/xhrdjg_repression-syrienne_news
 
 
 
Attentat à Jérusalem, tirs de roquettes à Gaza, représailles israéliennes
 
Il n’y avait plus d’attentats depuis 2004. Curieux que cela reprenne précisément en ce moment.
 
Très déstabilisé par le « printemps arabe » qui – horreur ! – n’aspire qu’à restaurer la démocratie et la paix, le parti de la guerre ne tenterait-il pas de relancer les haines qui lui profitent ?
 
 
AVRIL 2011
 
 
Fukushima… les inertes d’hier découvrent et paniquent
 
Pourtant, cela fait longtemps que l’alerte est donnée et que tout a été dit. Cette nouvelle catastrophe ne fait que vérifier encore le bien fondé des avertissements rabachés depuis plusieurs générations (en France, Jean Pignero et ses amis ont commencé dans les années cinquante). Même le coût exorbitant, et toujours repoussé au lendemain, du démantèlement des centrales a été dénoncé dès le début.
 
Comme pour les dangers de l’amiante et de pas mal d’autres saloperies, les lanceurs d’alerte n’ont pas été écoutés par grand-monde. Ils ont même été victimes de beaucoup d’avanies. Alors, pourquoi, dans les pays industrialisés, la plupart se laissent-ils si facilement bercer par le chant des sirènes ? Pourquoi un si grand déficit de prévoyance ? Pourquoi de si faibles relations aux autres et à l’ensemble vivant ? Pourquoi tant de soumission aux autorités falsifiées ?
 
C’est la culture qui fait toute la différence. Le système de références, la grille d’interprétation du monde qui ouvre aux autres et au monde, ou referme sur le nombril, qui influe sur les perceptions, voire les gomme, qui façonne le regard, forme les motivations – ou leur absence, etc. La différence est énorme entre ceux qui sont tombés sous l’influence de la culture créée par le système dominant pour son maintien et son développement (la culture impérialiste anti-nature), et ceux qui entretiennent la culture inspirée du vivant (la culture conviviale). Les premiers ne sont plus guidés par la sensibilité et l’empathie, les seconds s’ouvrent toujours plus au monde et lancent les alertes.
 
Deux univers.
 
Sur l’histoire du mouvement antinucléaire :
« Aperçu sur l’histoire du mouvement antinucléaire en France », Courant Alternatif, numéro spécial écologie, février 2010.
« Histoire des luttes antinucléaires en France », A Contre Courant 2009, accessible sur internet :
leliencommun.org/sdnlot/histoireluttesantinuke.pdf
 
Surtout à l’époque où Jean Pignero et ceux qui l’ont suivi lançaient l’alerte, le nucléaire militaire et civil représentait un énorme enjeu. C’est pourquoi, entre autres objectifs (la mondialisation du pillage, par exemple), c’est pour réduire la résistance au « tout nucléaire » – surtout la résistance politique – que le mouvement alternatif a été infiltré et étouffé. Résistance politique, dis-je, car j’ai bien connu le temps où quelques-uns mettaient l’accent sur les dérives totalitaires induites par cette technologie ultra-dangereuse et onéreuse, échappant à toute maîtrise démocratique et permettant un détournement massif de l’argent public – du bien commun contre lui-même. Cette partie de la critique anti-nucléaire a disparu pour longtemps à partir de 1974, sitôt que ses promoteurs, dont j’étais, ont été poussés loin en coulisses par les manipulateurs du capitalisme mondialisé aidés par leurs amis ex-gauchistes.
 
« Désamorcer les mouvements politiques de gauche et susciter l’acceptation d’un socialisme modéré (…) infiltrer les syndicats européens (…) extirper les éléments douteux (…) favoriser l’ascension des leaders convenant à Washington », tel est le programme de la « campagne de propagande et de pénétration » lancée au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale (Frances Stonor Saunders, « Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle »). Commentant à la fois Saunders et Arthur Schlesinger (The Vital Center : The Politics of Freedom, 1949), John Laughland écrit : « l’objectif consistant à soutenir des groupes gauchistes n’était ni de détruire ni de dominer ces groupes mais plutôt de maintenir une discrète proximité et de diriger leur pensée, de leur procurer un moyen de se défouler et, à la limite, de s’opposer à leurs actions au cas où ils deviendraient trop radicaux ».
Il est curieux que si peu de témoins de ces opérations se souviennent… Comme c’est bizarre !
 
Pour plus de détails – surtout sur le rôle d’une certaine « gauche » et de l’extrême-gauche dans ce sabotage des alertes écologistes : « Une mémoire du mouvement alternatif », sur le blog.
 
Et, sur la culture : « La culture anti-nature » :
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/chronique-de-quelques-dgradations_13.html
 
 
 
 
Une période renversante
 
Alors, là… Me voici complètement en accord avec Bernard Guetta. Avec un ex de ces courants gauchistes qui ont si bien servi le système dominant en jouant un rôle déterminant dans le noyautage et l’effondrement du mouvement alternatif !
 
Encore un effet indirect du « printemps arabe ».
 
Approbation entière de son billet du jour dans Libération, jusqu’au titre auquel j’avais pensé en entendant des opposants à l’intervention en Libye : « Les chiens aboient, la caravane passe »
http://www.liberation.fr/monde/01012327201-les-chiens-aboient-la-caravane-passe
Voir son billet ci-dessous
 
Bernard Guetta fait le compte des erreurs d’appréciation et des positions rétrogrades, réactionnaires aussi. Il aurait pu ajouter un alinéa sur ceux qui n’ont rien appris des leçons de l’histoire, particulièrement sur les conséquences de l’abandon du Front Populaire espagnol aux armées fascistes de Franco, Mussolini et Hitler.

Mardi 22 mars, dès le matin sur France Inter, on a pu entendre l’un de ces opposants à l’aide aux résistances aux dictatures ressasser qu’on n’impose pas la démocratie avec des bombardiers. J’ai, moi aussi, utilisé cette formule, mais dans une situation inverse à celle de la Libye, quand il n’y avait pas de mouvement social, pas d’éveil de la démocratie, et que l’intervention ne visait qu’à imposer une nouvelle domination.
 
Mais, comme plusieurs autres distributeurs de labels révolutionnaires, il est possible qu’il se soit exprimé avant d’analyser la situation. Ce que tend à faire croire son insistance à souligner que les Etats engagés pensent plus à leurs intérêts qu’à faire une BA. La bonne blague ! Sûr que les intérêts ne sont pas oubliés. Mais, voilà, La situation créée en Tunisie, en Egypte, au Yémen, au Barheïn, en Syrie… est si renversante que les intérêts dominants ont été obligés de changer d’attitude.
 
Curieux que l’on ne s’aperçoive pas que le soulèvement des peuples du sud a changé la donne.
 
Les chiens aboient, la caravane passe
par Bernard Guetta
paru dans Libération du 23 mars
 
C’est un moment d’exception. Trois mois après ses débuts tunisiens, la bataille de la liberté arabe ne cesse de s’étendre. Après avoir triomphé en Egypte et soulevé le Yémen, elle a ébranlé la Jordanie, conduit le souverain marocain à placer son pays sur les rails d’une monarchie constitutionnelle, gagné l’Arabie Saoudite où se multiplient les appels à la démocratisation, rogné les pouvoirs de la famille royale à Oman et apeuré les militaires algériens avant d’avoir, maintenant, suscité de puissantes manifestations en Syrie.
Toutes les fadaises de ces vingt dernières années sur l’inéluctabilité d’un clash des civilisations et l’incompatibilité entre islam et démocratie sont désormais balayées par un printemps venu prouver à quel point l’aspiration à la liberté est la chose la mieux partagée du monde. C’est la première des bonnes nouvelles et la seconde est bien évidemment que L’Organisation des Nations unies ait retrouvé là l’idéalisme et le souffle de sa naissance, lorsqu’elle avait proclamé la déclaration universelle des droits de l’homme avant d’être paralysée par la guerre froide.
Non seulement le monde arabe s’est mis en marche, mais le Conseil de sécurité des Nations unies s’est révélé décisionnel en se prononçant à la majorité des deux tiers – dix voix pour et cinq abstentions – en faveur de la défense «par tous les moyens» d’un peuple en lutte, à deux doigts d’être écrasé dans le sang par son tyran. D’ordinaire si mensongère, l’expression de «communauté internationale» a pris tout son sens. Des pays arabes, occidentaux, africains et latino-américains ont voté ensemble pour la défense de la liberté. Ni la Chine ni la Russie n’ont osé mettre leur veto à un précédent qui, pourtant, les inquiète tant. Ce vote a immédiatement été salué par des hurlements de joie à Benghazi où la population agitait le drapeau bleu, blanc, rouge pour remercier la France d’y avoir tellement contribué.
Des Arabes et des Européens se retrouvaient du même côté de la barricade. La liberté transcendait la méfiance, la peur et les ressentiments historiques. Ce n’était plus les religions mais la démocratie qui dessinait les lignes de fracture et il faudrait bouder sa joie ? Ne pas voir la beauté de ce moment, la radicalité de ce changement, et ne pas s’enthousiasmer ?
«Attention ! Attention…», murmurent tous ces gens qui confondent conservatisme et prudence, tiédeur et lucidité, mais attention à quoi ?
«Attention aux islamistes», disent les uns en oubliant que les djihadistes sont tout aussi consternés que les dictateurs par ce printemps qui les a pris de court et les contredit ; que les manifestations arabes se réclament de la liberté et non pas d’Al-Qaeda ou d’une théocratie à l’iranienne ; que le modèle des islamistes est devenu l’AKP turc et non plus Ben Laden et que l’existence, sur les échiquiers arabes, de droites religieuses et traditionnalistes ne devrait pas conduire, aussi peu ragoûtantes qu’elles soient, à leur préférer des tyrannies sanguinaires dont la corruption fut le premier terreau des barbus.
«Attention aux retours de bâton», disent d’autres en oubliant que la Révolution française a mis un siècle à enraciner la République, que la Russie est toujours en quête de démocratie vingt ans après la fin du communisme et que, si les transitions sont, bien sûr, toujours longues et aléatoires, ce n’est pas une raison de faire la moue devant la chute ou la fragilisation de tant de dictatures d’un coup.
«Attention à l’instabilité», s’inquiètent les troisièmes en voyant déjà le monde privé de pétrole alors que son commerce est indispensable à ces pays et que des tyrannies déclinantes sont le gage de tout, sauf d’une stabilité.
«Attention aux vagues d’immigration», martèlent les apôtres du repli national car leur cécité les empêche de voir que c’est l’arriération économique et politique qui pousse tant de jeunes gens à risquer leur vie pour gagner les côtes européennes.
«Attention à une partition de la Libye», ajoutent des défenseurs improvisés de l’intangibilité des frontières comme si l’unité de ce pays était forcément menacée par la démocratie, plus importante que la liberté de ses citoyens et plus nécessaire au monde que celle du Soudan ou de la Yougoslavie.
«Attention à cette croisade occidentale», s’indignent enfin les anti-impérialistes que leur anachronisme n’a pas préparés à comprendre qu’aucun des pays de l’Alliance atlantique ne se serait risqué à intervenir en Libye si les Libyens et la Ligue arabe ne l’avaient pas demandé et que les principes dont se réclament les Occidentaux rejoignent, en l’occurrence, leurs intérêts puisqu’ils n’ont qu’avantage à se rapprocher d’un monde arabe finalement entré dans ce siècle.
 
Bernard Guetta
 
 
 
A l’ouest de la Libye, les résistants font toujours face seuls aux assauts de la dictature
 
Zentan (ou Zintan) résiste et repousse les soldats de Kadhafi, mais attend l’aide internationale.
http://www.kabyle.com/les-troupes-de-kadhafi-attaquent-la-ville-amazighe-zentan-16544-22032011.html
Même chose à Zawiyah
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/be6b8936-47d8-11e0-99f6-63e43e1840ca/Issue_incertaine_de_la_bataille_de_Zawiyah
 
 
 
Sur la dérive totalitaire de Kadhafi :
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2538p020-026.xml1/anniversaire-mouammar-kaddafi-succession-dictaturecomment-le-guide-s-est-perdu.html
 
 
 
Autopsie du naufrage français
 
On la trouve dans le rapport du Médiateur de la République publié ces jours-ci.
 
Cela confirme une fois encore que le constat de dégradation générale – culturelle, politique, institutionnelle, sociale, etc., s’étend ; et cela même dans différents niveaux du système dominant, lequel manque pourtant de sensibilité. C’est dire quelle est la gravité de la situation !
 
Désolidarisation, confusion, impuissance, conflictualité exacerbée, dépression… On est d’accord.
 
J’ose rappeler que je faisais un constat comparable dans les années 1980. Par exemple : « La France est devenue une société froide », Ecologie mai/juin 1988 (dans Mémoire du mouvement alternatif sur ce blog). J’ose rappeler que c’était pour prendre le chemin opposé que le mouvement alternatif s’était levé à partir des années cinquante, en réaction à l’organisation de la déstructuration capitaliste qui, entre autres destructions planétaires, a abouti à cette déliquescence. J’ose enfin rappeler que c’est précisément pourquoi le mouvement alternatif a été étouffé et remplacé par des succédanés réformistes qui ont accompagné la dégradation. Il fallait faire place nette à la mondialisation de la déstructuration profitable du vivant !
 
Pour plus de détails, différents chapitres publiés sur ce blog et sur le site planetaryecology.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110321.FAP6731/le-mediateur-de-la-republique-constate-un-sentiment-d-impuissance-chez-les-francais.html
 
 
 

Le « Printemps Arabe » a fait bouger les lignes de la realpolitik
 
Pour une fois !
 
Longtemps espéré, le phénomène a réveillé aussi, et stimulé partout ailleurs, des consciences qui n’osaient plus y croire. C’est cette dynamique qui a déclenché l’improbable intervention contre les tueurs de la dictature. Cela rouvre tout bonnement la perspective d’un évitement du pire.
 
C’est un peu comme si les gouvernements de Léon Blum, de Chamberlain, de Franklin Roosevelt avaient cédé à l’indignation des peuples et porté secours au Front Populaire espagnol contre la junte fasciste…
 
Bien sûr, en Libye il y a du pétrole et la dicture d’Ubu roi n’apparaît plus comme une garantie pour les intérêts de ceux que l’on devine. Mais, pour une fois que ces intérêts décident de coïncider un peu à l’intérêt général, on ne va pas bouder.
 
Bon, il ne reste plus qu’à se secouer !
http://www.youtube.com/watch?v=mPp_8JB1uDo
http://www.globalconflictmaps.com/2011/03/22/
 
 
 
 
Water makes money, comment les multinationales transforment l’eau en argent
 
Les réalisateurs allemands de ce documentaire, Leslie Franke et Herdolor Lorenz, plaident pour un retour à la gestion publique de l’approvisionnement en eau dans les communes françaises.
 
Le film sera diffusé sur Arte mardi 22 mars à 20h40, à l’occasion de la journée mondiale de l’eau.
 
Vidéo bande annonce
http://www.watermakesmoney.com/fr/bande-annonce-.html
http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html
http://www.acme-eau.org/Water-makes-money-ou-comment-les-multinationales-transforment-l-eau-en-argent-sur-ARTE-mardi-22-mars-20h40-21h55-dans-le_a2890.html
 
voir l’encadré sur la révolution bolivienne qui a commencé avec la guerre de l’eau à Cochabamba, dans le chapitre « Les mythes d’une escroquerie en voie de mondialisation »
 
également, ci-dessous en janvier, la présentation du film « Même la pluie », sur les événements de Cochabamba
 
 
 
 
Kadhafi décrète un nouveau « cesser-le-feu »
 
Pendant le premier « cesser-le-feu » demandé par Kadhafi, ses troupes attaquaient et décimaient les blessés dans les hôpitaux.
 
Que se passe-t-il à Ajdabiya, Ra’s Lanuf, Misratah repris par les colonnes de la dictature ?
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/al-jazeera-journalists-missing-libya-must-be-released-2011-03-21
 
 
 
Une expo consacrée à Pierre Fournier
et à ses amis Serge Pillard et Pierre Bouillé
l’écologiste, le potier et l’illustrateur
 
Ils s’étaient battus contre la création de la centrale nucléaire de Bugey. Pierre Fournier avait commencé à collaborer à Charlie. Puis il a participé à la Semaine de la Terre en mai 71. Puis, avec l’aide de Cavanna et de Choron, il a créé La Gueule Ouverte. Puis il est mort très précocement. Il avait 36 ans. Et il a beaucoup manqué aux trop faibles forces du mouvement écologiste aux prises avec la réaction réformiste.
 
C’est à la Galerie Terres d’Aligres
tél. pour les horaires 01 44 41 90 96
5, rue de Prague dans le 12ème de Paris, non loin de la Gare de Lyon
jusqu’au 27 mars
 
 
 
 
Libye, pourquoi si tard ?
 
Trop tard pour des dizaines de résistants tués en combattant les colonnes entrées dans Benghazi – seulement à Benghazi.
Et heureusement qu’ils ont réussi à les repousser car, vu la quantité de matériels détruits par l’aviation de la coalition aux abords de Benghazi, une autre offensive était prête.
 
Trop tard pour Mohammed Nabbous qui a été tué samedi 19 mars à Benghazi par un des nombreux tueurs de la dictature. Infiltrés depuis longtemps dans toute la population, leurs réseaux dormants (les « Comités Révolutionnaires ») viennent d’être activés par un discours de Kadhafi.
 
Bloggeur émérite, il avait beaucoup fait pour le mouvement de libération. Il a été tué en appelant une dernière fois au secours. Il est mort avant le déclenchement de l’intervention internationale, retenue pour laisser le temps de la parade aux politiciens. Il est mort pendant l’assaut des troupes de Kadhafi à Benghazi. Sans doute désespéré.
http://www.streetpress.com/sujet/2161-libye-mohammed-nabbous-est-mort
http://www.rue89.com/2011/03/19/libye-mohammed-nabbous-le-blogueur-de-benghazi-est-mort-195908?page=1#commentaires
http://www.europe1.fr/International/La-coalition-lance-son-offensive-en-Libye-461055/
 
 
19 mars, 13H : La Communauté Internationale tergiverse encore à l’Elysée pendant que les troupes de Kadhafi pénètrent dans Benghazi
http://www.drzz.info/article-les-forces-de-kadhafi-tentent-de-reduire-en-cendres-benghazi-michel-garrote-a-tel-aviv-69679071.html
http://www.youtube.com/watch?v=kOk4Thal6gU&NR=1&feature=fvwp
 
 
19 mars : les troupes de Kadhafi attaquent Benghazi
plus de 3 semaines après l’évidence de la nécessité d’une aide qui aurait simplifié la situation et économisé beaucoup de vies,
2 jours après la résolution de l’ONU…
 
L’application de la résolution de l’ONU ? L’intervention ? Toujours rien. Les media blablatent sur les coups de bluff de Kadhafi. Les responsables discutent et planifient des réunions sur la question. Attendent-ils que les mercenaires soient rentrés dans Benghazi ?
 
Même pas une livraison d’armes aux résistants ?
 

Le totalitarisme redresse la tête au Yémen
http://french.irib.ir/galeries/item/109415-y%C3%A9men
 
 
 
18 mars : 8H, midi, 16H, 20H…
 
Neuf heures, treize heures, dix-sept heures, vingt et une heures après la décision de protéger les populations, toujours aucune frappe sur les colonnes et les bases de la dictature. Mais une annonce répétée depuis le petit matin : « il pourrait y avoir des frappes dans quelques heures »…
Attention ! T’vas voir à la récré !
 
Sur le terrain, après des jours et des jours d’autorisation de tuer offerte à Kadhafi, c’est long. Pendant les rodomontades, la dictature pilonne les cités de Ajdabiya et Misurata (Misrâtah), dans l’ouest du pays aussi, sans être inquiétée.
 
Quel est le sort des personnes enlevées dans les cités reprises ?
http://aspenclassifieds.net/ceasefire-while-tornados-head-to-libya/
A Bahreïn et au Yémen, l’oligarchie en profite pour massacrer sous la protection de l’Arabie Saoudite.
http://www.youtube.com/watch?v=0z5a8rBKx0c
 
 
 

Rebond sur le film Los caminos de la memoria
 
Parmi les conséquences du sauvetage du fascisme espagnol par les alliés, et du blanchiement du régime franquiste par Dwight Eisenhower en 1959, il y a la carrière remarquable de Juan Antonio Samaranch. Fasciste, il est resté 30 ans à la tête du Comité International Olympique. C’est à ce monsieur que l’on doit la marchandisation du sport livré aux multinationales.
 
Pour plus de détail, une excellente émission de Rendez-vous avec X sur France Inter :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/
 
 
 

Télescopage historique avec l’actualité : sortie le 16 mars du film documentaire de José-Luis Pernafuerte sur l’Espagne face aux crimes du franquisme
Los caminos de la memoria
les chemins de la mémoire
Dans toute l’Espagne sont enterrés les suppliciés de la répression fasciste. Partout, des fosses sont découvertes, avec parfois des centaines, des milliers de squelettes. Car l’Espagne commence seulement à libérer la mémoire des quarante années passées en enfer, depuis le putsch franquiste en juillet 1936 jusqu’à la mort du dictateur en 1975. Exécutions, emprisonnements massifs, tortures, privations, spoliations, ségrégation vis à vis même des enfants de républicains, fichage et réécriture de l’histoire… Et toujours des exécutions, toujours des morts, toujours des prisonniers.
 
Autour des fosses communes, la mémoire resurgit et se fait collective. On se libère des humiliations et des interdits devenus inhibitions. La douleur trouve enfin l’occasion de s’exprimer, de se communiquer. Les anciens se souviennent et témoignent. Les jeunes écoutent, apprennent et fouillent. C’est la mémoire de l’Espagne qui revient, et c’est la mémoire du monde. Sentant l’importance de ce qui se jouait dans les années trente, des centaines de milliers d’hommes et de femmes ont tenté d’aider les peuples d’Espagne. Mais le monde de la domination les avait tous condamné, puis il a censuré l’information pour effacer l’histoire. La peur, la démoralisation et la douleur avaient fait le reste, en Espagne et ailleurs.
 

 
Ainsi, ce n’est qu’à la veille de sa mort, il y a peu, que ma mère a trouvé la force de me révéler l’engagement de son frère – cet oncle mystérieusement disparu – dans les Voluntarios de la Libertad (1).
 
Comme la jeune femme de Land and Freedom (le film de Ken Loach) découvrant dans les papiers de son grand-père décédé la saga de l’engagement de celui-ci auprès des Républicains espagnols, nous sommes juste au début d’un processus de réappropriation de notre histoire, de découverte et d’analyse des forces qui ont sacrifié l’Espagne (et le Portugal) et conduit à la Seconde Guerre Mondiale, puis lancé la mondialisation. C’est un processus de reconstruction qu’il faut défendre contre les agents du Ministère de la Vérité de Big Brother, en Espagne où le juge Garzon est inquiété (2), et ici où l’histoire contemporaine est métamorphosée pour dissimuler les manipulations qui nous ont valu tant de douleurs et de destructions. De l’issue de cette lutte dépend non seulement la démocratie mais aussi l’avenir de la planète.
 
http://www.dailymotion.com/video/xcr7je_les-chemins-de-la-memoire_shortfilms
http://www.cinespagne.com/pagealaffiche/cheminsDeLaMemoire.php
 
Coordination des victimes du franquisme
http://coordinadoravictimas.blogspot.com/2010_02_28_archive.html
 
(1) http://www.liberation.fr/monde/0101161892-aux-anciens-brigadistes-l-espagne-reconnaissantemadrid-va-accorder-la-nationalite-espagnole-aux-survivants-des-brigades-internationales
 
(2) extrait de Fascisme, le retour ? publié en juin 2010 :
« En Espagne, justement, et c’est un comble, le juge Baltazar Garzon vient d’être suspendu pour avoir osé ouvrir une enquête sur les crimes du franquisme, crimes pourtant imprescriptibles. C’est une insulte aux victimes du franquisme et des autres fascismes, une insulte à tous ceux qui ont eu le courage de résister pour tous les autres, pour nous.

C’est aussi un avertissement à ceux qui, aujourd’hui, se laissent bercer par la propagande et dorment à poing fermé. »

Un film sur les républicains espagnols dans la Seconde Guerre Mondiale
et la double trahison dont ils ont été victimes
La « nueve » ou les oubliés de la victoire
http://www.dailymotion.com/video/xccbfb_la-nueve-ou-les-oublies-de-la-victo_news
 
 
 
 
Gbagbo multiplie les crimes
 
Ancien protégé des politiciens français, il vient de faire bombarder le marché du quartier d’Abobo à Abidjan. Des dizaines de morts.
http://news.abidjan.net/h/394297.html
 
 
 

Pollen
film de Louie Schwarztberg
 
Un film classique de protection de la nature avec des touches anthropocentristes un peu gênantes. Mais c’est un film nécessaire avec une très belle photo montrant ce que l’on n’a guère l’occasion de voir. Les relations remarquables et le rapprochement des histoires permettent de se rappeler – ou de réaliser – que le vivant est unique, un et indisociable, tissé d’interrelations, fait de multiples corps fondus en un seul corps. Cela souligne l’absurdité de la civilisation impérialiste qui a prétendu dominer la nature, c’est à dire : le vivant, le dissocier en parties distinctes et le tuer pour fabriquer du pouvoir et de la croissance. La principale croissance obtenue par cette logique mortifère est celle des destructions colossales réalisées surtout ces dernières dizaines d’années.
 
La réduction de la diversité, la raréfaction des pollinisateurs ont atteint des proportions telles que chacun devrait en être frappé. Tel n’est pas le cas tant la culture anti-nature a pollué les esprits. Surtout dans la France dévitalisée par l’usage intensif des pesticides.
 
http://www.lejdd.fr/Culture/Cinema/Actualite/Pollen-le-film-qui-veut-changer-le-monde-282757/
vidéo de présentation :
http://www.youtube.com/watch?v=xSNav1YmDFE
Rappel sur la contamination du pollen par les OGM :
http://www.dailymotion.com/video/x6hevc_le-pollen-de-la-discorde-12_news
 
 
 
 
17 mars 2011 : enfin, le Conseil de sécurité décide de réagir
 
et autorise toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations.
10 votes Pour :
Afrique du Sud, Bosnie-Herzégovine, Colombie, France, Gabon, Italie, Nigéria, Portugal, Royaume Uni, USA.
 
5 abstentions :
Brésil, Chine, Inde, Russie, ce qui n’est guère surprenant (la dictature chinoise prend peur). Mais c’est déjà beaucoup qu’ils ne s’y soient pas opposés.
Et l’Allemagne dont le gouvernement semble n’avoir pas encore tiré toutes les leçons de son passé.
 
C’est une première historique.
 
Les gouvernants et les lobbies dominants auraient-ils évolué ? Les pétroliers seraient-ils devenus sensibles au malheur des peuples ? Ils ont plus probablement fini par réaliser qu’il valait mieux, pour leurs propres intérêts à long terme, gagner la sympathie de peuples émancipés que de continuer à maintenir des régimes totalitaires et débiles jusqu’au point de rupture. Il leur en a fallu du temps ! Ce changement d’attitude est à mettre aussi au crédit de la formidable poussée des peuples du sud.
 
 
 
Espagne 36/39,
Rwanda,
Srebrenica, etc.,
Libye ?
 
 
 
 
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-Espagne-deterre-les-fantomes-du-franquisme-91692/
 
 
17 mars 2011 : Conseil de sécurité ?
 
Les calculs sordides, la veulerie et l’indécision ont déjà coûté beaucoup de vies parmi les résistants libyens et, sans doute, la population des cités reprises par Kadhafi. Combien ?
 
A force de reculades et de temps perdu, une seule option s’impose désormais : opposer un mur de feu à la dictature en passe de commettre un nouveau crime de masse.

http://kabylmag.com/2011/03/05/zaouia-libiye-se-fait-massacrer/
http://nouvelles.sympatico.ca/grands_titres/libye_les_forces_pro-kadhafi_ecrasent_linsurrection_a_zaouia/66dae412
 
 
NON-ASSISTANCE à peuples en danger, serait-ce la règle ?
 
Non-assistance à peuple en danger, et plus, car l’affaire va bien au-delà du peuple libyen abandonné à une dictature que tout le monde prétend honnir et qui sera plus dangereuse que jamais si ON lui laisse vie. Il s’agit maintenant de non-assistance à tous les peuples du printemps arabe. Si cela se confirme, s’il n’y a pas de sursaut et une intervention décisive contre les mercenaires de Kadhafi, les conséquences seront lourdes, très lourdes, non seulement là-bas où un crime de masse est redouté, mais aussi ici, partout et pour tout le monde.
 
Tandis que le succès du printemps arabe (et berbère) promettait une nouvelle ère de paix et d’intelligence.
 
Le bien commun,
la nécessité de mettre hors d’état de nuire un régime hautement nuisible,
l’avenir…
tout impose le
SOUTIEN au peuple Libyen et au réveil des peuples écrasés
pour l’intervention contre les mercenaires de la dictature :
http://www.avaaz.org/fr/libya_no_fly_zone_4/97.php?cl_tta_sign=e957ed91ff11b70dc5028393dde4d360
 
 
Répression à Bahreïn avec l’appui de l’Arabie Saoudite
 
L’Arabie Saoudite ne serait-elle pas derrière le soutien soudain et spectaculaire à Kadhafi ?
 
D’abord dépassées par les soulèvements démocratiques, les réactions misent sur l’écrasement exemplaire de la révolution libyenne pour désamorcer et renverser le « Printemps Arabe »
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110317-bahrein-repression-arrestations-poursuivent
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/condamnation-de-la-violente-r%C3%A9pression-%C3%A0-bahre%C3%AFn-2011-03-15
 
 
 
La civilisation de la mort
 
En Corée, suite à une épizotie et en dépit de la simple solution logique : quarantaine + vaccination, le gouvernement sud coréen a décidé la mise à mort de plus de 3 millions d’êtres vivants. Comme le révèle la vidéo ci-dessous, les animaux sont enterrés vivants.
 
Comme pour les Libyens livrés sans défense aux mercenaires de Kadhafi.
 
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Environnement/Actu/Fievre-aphteuse-des-millions-animaux-enterres-en-coree-du-Coree-du-Sud-257493/
 
Civilisation de la mort… Elle prend racine dans la culture impérialiste de la domination de la nature et des hommes – « culture anti-nature ».
L’agro-alimentaire productiviste (la « Révolution Verte ») lancé avec l’offensive capitaliste que nous subissons depuis la Seconde Guerre Mondiale en est un résultat, comme la mise à mort des parties les plus vitales de la biosphère
(ci-dessous un sujet sur l’huile de palme et la destruction des forêts primaires).
 
C’est la culture de la réification du vivant,
du mépris des autres,
de l’ignorance des interrelations et de la symbiose planétaire,
de la marchandisation,
de la « rentabilisation »,
du profit,
de la mise à mort des êtres et de la biosphère.
Elle a été théorisée, développée, enseignée, installée ces 60/70 dernières années.
Sur l’élan du nazisme.
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/rien-quune-question-de-civilisation_08.html
 
 
Qui n’appuie pas une intervention contre la dictature ?
Qui s’oppose à une intervention ?
Qui le protège ?
 
Europe, G8, ONU, l’ombre de Chamberlain plane encore
 
Le gouvernement allemand serait le plus opposé à une intervention contre l’armée mercenaire du dictateur libyen.
 
Dès 1936, Arthur Neville chamberlain, avec Stanley Balwin et Anthony Eden du gouvernement conservateur britannique, milita contre toute aide à la République espagnole contre le putsch de Franco. Devenu Premier ministre, il alla jusqu’à pactiser avec la junte fasciste alors que Mussolini et Hitler avaient dépêché d’importants contingents militaires contre les républicains.

Et l’Espagne fut sacrifiée par les stratèges des « démocraties » occidentales, permettant aux nazis d’expérimenter de nouvelles armes et de se préparer à la guerre.
http://www.youtube.com/watch?v=ad3FrIp518A
 
 
 
L’expérience de Fukushima
 
Plutôt que de se regarder le nombril, de demander et de promettre des mesures ici, pas même une équipe technique dépêchée sur place pour aider et étudier ?
 
 
 
Malheureusement,
il y a pire que les accidents nucléaires qui, bien qu’attendus, prévus, annoncés *, semblent frapper de stupeur la plupart.
 
Pire, le peuple libyen abandonné aux mercenaires de Kadhafi. Ce haut fait de lâcheté et d’aveuglement internationaux rejoindra la livraison de l’Espagne républicaine au fascisme. Une démonstration de l’inintelligence générale. Les conséquences…
 
Pire, l’inondation générale de la biosphère et des corps par les poisons chimiques et physiques (hors nucléaire).
 
Pire et, pourtant, largement passée sous silence et incomprise : la destruction massive et générale des forêts primaires pour alimenter les bagnoles et les supermarchés de l’abrutissant way of life.
 
Je souligne cela, non pour minimiser les uns, mais pour que les autres catastrophes ne soient pas oubliées.
 
* En France, Jean Pignero et ses amis de l’APRI (association pour la protection contre les rayonnements ionisants) ont commencé à mettre en garde dès les années cinquante.
 
http://www.france24.com/fr/20110303-libye-tripoli-benghazi-marsa-el-brega-ajdabiah-aviation-mouammar-kadhafi-insurrection-regime-revolution
 
 
 
 
Pour se remonter le moral
 
Notre poison quotidien, nouveau documentaire de Marie Dominique Robin sur ARTE ce 15 mars.
Pour en savoir encore plus sur les épandages du profit contre nature dans nos assiettes et dans les chairs torturées du vivant.
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/3673748,CmC=3673928.html
Ci-dessous, en décembre :
Vivre et s’empoisonner au pays
et, plus précisément, dans les campagnes françaises
avec d’autres sources d’information
 
 
 
 
14 mars, réunion des ministres des affaires étrangères du G8 : RIEN
 
Après la demande du Conseil de la Résistance libyenne et l’appel de la Ligue Arabe, de l’Union africaine, de la Conférence islamique, du Conseil de Coopération du Golfe, à réaliser l’interdiction de vol des avions et des hélicoptères de Kadhafi, que leur faut-il ?
 
Comme par hasard, les gouvernements allemand et italien, des pays producteurs des sinistres légions Condor et Italiana qui ont permis la victoire du fascisme franquiste, seraient parmi les plus fermes opposants à l’affaiblissement des forces mercenaires de la dictature.
 
L’histoire bégaierait-elle ?
 
 
Charabia et poudre aux yeux
 
« L’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye n’est encore pour le moment qu’une option qui permettrait de répondre rapidement, en cas de nécessité. »
La porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique le 14 mars, à l’heure où les mercenaires de Kadhafi approchent de Benghazi.
http://www.la-croix.com/L-arme-des-mercenaires-africains-de-Kadhafi/article/2457381/55351
 
 
La Ligue Arabe appelle l’ONU à autoriser l’exclusion aérienne du ciel libyen
samedi 12 mars 2011
Donc, plus rien ne s’y oppose. Sauf…
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115461
 
 
Espagne 36/39, Rwanda, Srebrenica, etc., Libye ?

 

 
 
 
 
Le nucléaire civil, combien de victimes ?
 
L’accident est structurellement lié au nucléaire – consubstantiel même.
 
A Tchernobyl, ce sont des centaines de milliers de « liquidateurs » qui ont été mobilisés pour limiter les dégâts causés par la dérive d’un seul réacteur. Certains parlent de 1 000 000. Des sacrifiés. Des dizaines de milliers sont morts au terme de souffrances physiques et mentales inouies. Au moins 100 000. La plupart des survivants sont malades.
 
Combien d’autres êtres vivants ont été affectés ? Quel est le coût pour la biosphère ?
 
L’accident nucléaire est consubstantiel à la domination de l’homme sur la nature, d’une oligarchie sur les hommes, consubstantiel à la civilisation du profit et de l’hyper-consommation.
 
 
 
 
Une nouvelle leçon de démocratie
 
Les soldats de métier et la supériorité des armes, en particulier les blindés et l’aviation, donnent l’avantage à la dictature sur le peuple.
 
Et alentour, dans les « démocraties », au niveau des « représentations »… Rien. Des réunions programmées. Des gesticulations. La veulerie. Le calcul.
 
Si ! L’embargo sur les armes à destination des républicains.
 
C’était en 1936, 1937, 1938, 1939.

Hors les volontaires qui affluaient en Espagne avec des tromblons pour affronter une armée de métier, les « démocraties » misaient sur la victoire des panzers et de l’aviation des légions nazies sur le sens de l’intérêt général exprimé par les peuples.
http://www.youtube.com/watch?v=FsCrzHZ4n0I&NR=1
 
Guernica 1937

 

Le triomphe de la Légion Condor à son retour en Allemagne
http://www.youtube.com/watch?v=wGqg5eU1pWk
 
En 39, la France du Front Populaire (« socialiste ») allait même parquer les réfugiés espagnols dans des camps immondes – voire sans abri ni approvisionnement, comme dans le Roussillon – préfigurant les camps de concentration nazis. Des milliers mourront dès les premiers temps.
 
Après la victoire sur l’Allemagne, la contre-offensive s’arrêtera aux Pyrénées. Il n’y aura pas de Reconquista. Les Alliés avaient décidé de protéger le fascisme franquiste – comme une garantie contre le risque démocratique. Un aveu spectaculaire, mais encore sous-estimé ; voire dissimulé. Après avoir été internés et décimés par le pétainisme, après s’être battus dans les maquis et la Division Leclerc (c’est la Compagnie constituée par des résistants espagnols qui a libéré Paris), les Républicains espagnols survivants partiront seuls au combat.
http://www.espagne-facile.com/guerre-espagne/511/
 
Aujourd’hui, en Libye, des troupes mercenaires surarmées bombardent la population et font reculer les résistants…
Des armes américaines ? Oui.
Russes ? Oui.
Françaises ?

A quand l’exclusion aérienne dont on entend parler depuis 3 semaines ?
A quand les frappes contre les armes du tyran ?
Quelles forces s’opposent à l’intervention pour que leur ordre règne à nouveau en Libye ?
http://www.suite101.fr/content/libye–qui-sont-les-mercenaires-du-dictateur-mouammar-kadhafi–a26205
http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-libye-qui-sont-les-mercenaires-du-dictateur-mouammar-kadhafi-68979024.html
Que font la Tunisie et l’Egypte libérées ?
Quel est le rôle du Tchad ?
Quel est le rôle de l’Arabie Saoudite ?
 
Parmi les compagnies pétrolières intervenant en Libye :
Total (France)
Wintershall BASF (Allemagne)
Royal Dutch Shell (Pays Bas)
Repsol (Espagne)
Statoil ASA (Norvège)
ENI Italie (fondée par Enrico Mattei assassiné en 1962 *)
… certaines sources affirment qu’une cinquantaine de groupes pétroliers ont intérêt à ce qu’une certaine « stabilité » soit assurée en Libye.
Se peut-il qu’ils ne se soient pas aperçus que certaines choses avaient évoluées ?
 
Si, pour de sombres intérêts pétroliers aussi misérables que de courte vue, Kadhafi était autorisé à massacrer, chaque consommateur saurait qui et comment, et se devrait d’en tirer les conséquences.
 
* http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/
 
 
 
 

Le coût de la françafrique
 
 
 
 

 

http://www.lefaso.net/spip.php?article40994
http://www.youtube.com/watch?v=E3HEX9qIpZ4

 

 

 

 

 

 

 

 

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