Dans certains écrits sur le mouvement écologiste, Denis de Rougemont est de plus en plus évoqué pour son rôle important. En effet, il a joué un grand rôle et son parcours est très éclairant…

Raymond Aron, sa compagne Suzanne, Michael Josselson, Denis de Rougemont

Trois maîtres de la propagande néo-libérale, trois grands manoeuvriers de la mondialisation de l’ultra-capitalisme. N’est-ce pas émouvant : le Congrès pour la Liberté de la Culture, la Fondation Rockefeller, et la maison mère : la CIA et l’oligarchie capitaliste mondiale, ensemble ?

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Si La Semaine de la Terre s’était déroulée en Californie, à New York, à Chicago ou à Amsterdam, elle serait encore donnée en exemple de la vitalité de the Ecologist New Left. Mais elle a été réalisée à Paris par des écologistes français, à une époque qui semble trop lointaine pour les historiens auto-proclamés de l’écologisme. En effet, aucun article, aucune thèse, aucun livre sur l’histoire de l’écologisme n’en parle. Ni de La Semaine de la Terre, ni d’autres événements remarquables, d’ailleurs. A croire qu’il existe une consigne du silence.

 

photo Igor Muchins

première manifestation de La Semaine de la Terre, Bois de Boulogne avril 1971

 

A l’initiative d’une poignée d’écologistes de Jeunes et Nature et au terme d’une longue préparation facilitée par l’association Etudes et Chantiers, qui nous avait prêté ses locaux et ses matériels de reproduction, des manifestations, performances dans les lieux publics (comme le nettoyage symbolique de la Fontaine Saint Michel à Paris), distributions de tracts, réunions, conférences et débats, La Semaine de la Terre a abordé les principaux aspects de la crise écologique planétaire.
 
Curieusement dédaignés par les historiens de l’écologisme – comme toute la nouvelle gauche écologiste de France et d’ailleurs qui lança l’alerte dès le début des années 1960, au moins, les écologistes de La Semaine de la Terre ont laissé plus de souvenirs comme animateurs des Amis de la Terre jusqu’en 1974.

Après, c’est une autre histoire…
 
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par Patrick Gominet et Danielle Fournier, édit. Les Cahiers dessinés 2011, livre bellement illustré par des dessins de Pierre et des photos d’une époque remarquable. Cette publication, qui comprend des articles et des lettres écrits à l’époque de la floraison de la nouvelle gauche en France, est une contribution majeure au rétablissement de la vérité sur l’esprit et la culture du mouvement alternatif des années soixante et soixante-dix.
 

Les campagnes de l’hystérie anti-nature totalitaire de la Chine de Mao (sans doute l’un des premiers chocs, pour moi, au tout début des années soixante), les meurtres de masse d’animaux en Afrique et en Asie, les désertifications résultant de « mises en valeur des terres agricoles » idiotes du temps de « la révolution verte » (je connaissais particulièrement l’exemple de Madagascar), le génocide des indiens de l’Amazonie et d’ailleurs, tant d’autres atrocités destructrices de la bulle de vie terrestre, qui venaient s’ajouter au massacre historique des Amérindiens, des populations animales et des écosystèmes du Nord au Sud du continent… Assez ! C’était assez de cauchemars que nous ressentions comme autant d’atteintes personnelles. Comme Pierre Fournier l’a exprimé, nous avons commencé à ne vivre que pour hurler « arrêtez la merde » !

 

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