Que croyez-vous que vous raconte

l’eau qui descend et l’eau qui monte

l’eau qui ruisselle et l’eau qui roule

l’eau qui tranquillement coule

toute l’eau qui s’envole

et l’eau qui voyage

l’eau des tumultueux torrents

toute l’eau nonchalante des grands nuages

des glaciers au lent courant

Même la pierre la plus dure

le rocher le plus lourd

se dissout s’use et se fissure

et se disloque un jour

devient insensiblement sable

et roule vers la mer

imperceptible insaisissable

parcelle d’éphémère

Que croyez-vous que vous raconte

l’eau des grands lacs étincelants

l’eau des rivières larges et lentes

l’eau des fleuves pollués

des ports embués

l’eau des rochers ruisselante

qui se laisse ombrager

cadeau ouvragé

l’eau de la mer ondulante

que seule l’eau qui passe chante

quand elle en a envie

elle dit ce qu’elle est : vivante

elle dit où est la vie

Elle dit que la vie naissante

commence avec la mer

insaisissable et incessante

parcelle d’éphémère

 

Un regard sur l’autre « actualité« , celle du système qui est en train de détruire le vivant

journal d’un écologiste consterné

 

 

La mort de tout homme, moi aussi, me diminue parce que je suis lié à l’espèce humaine. Aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas ; il sonne pour toi.

John Donne, 1572 1631

 

 

Le site est en cours de restauration après une longue série de cyberattaques commencée en 2015 (russes semble-t-il, mais c’est un peu curieux… ne s’agirait-il pas d’une couverture ?). Cela confirme encore une fois que la culture et l’histoire écologistes sont toujours frappées par la censure.

 

 

 

 

Les dernières nouvelles du front :

Syrie, etc.

 

 

Dominique Bourg serait devenu écologiste ?

UE/Mercosur : Le triomphe de « la croissance marchande »

« Il faut stopper au plus vite l’usage des pesticides« 

De mal en pis : les français se replient sur le néant

Notre-Dame : quel curieux incendie !

« Nature et capitalisme » : Une nouvelle qui rappelle de vieux souvenirs

Biodiversité, vivant, survie… tout juste le début d’une prise de conscience

…et, en effet, l’émission Le Téléphone Sonne du soir (France Inter) confirme la faiblesse du niveau

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !) 

La biodiversité ? Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Cabanes et ronds-points, un patrimoine populaire en feu

«Le Grand Manipulateur» : Macron ou les vieux réseaux

Notre-Dame : quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

« BLOQUONS LES POLLUEURS« 

Le commentateur politique de France-Inter s’essaye à l’écologisme, et se plante. mais se plante-t-il vraiment ?

Grand retournement de vestes : encore un simulacre ?

Le Défenseur des Droits, institution arbitre de la République, alerte contre la dérive répressive

L’ONU demande l’ouverture d’une enquête sur les violences policières

Gilets Jaunes – Répression du mouvement social en France, l’escalade sans frein

L’eau ne coule plus dans le « jardin d’Eden »

Mark Hollis nous abandonne encore !

Amiante : les salariés belfortains d’Alstom déboutés devant la cour de cassation

Après Alain Minc, France Inter donne la parole à Dominique Bourg

Ils ont invité Alain Minc à se prononcer sur la crise

Nouveau recul sur le glyphosate

France : plus du quart des espèces évaluées sont déjà éteintes ou menacées

Des commentaires déconnectés du réel, en veux-tu ? En voilà !

Gilet Jaunes et « démocratie représentative »

Ce que fait apparaître le mouvement des Gilets Jaunes

Les gilets jaunes ont bon dos !

Comment le capitalisme a effacé la nouvelle gauche et condamné l’avenir

Les Français sont les moins optimistes en Europe

« Bébés sans bras », une nouvelle alerte révélatrice du mépris des hiérarchies françaises

Ségolène Royal livre un témoignage précieux sur le machisme obtus dans « la gauche » faux-cul au service de la globalisation capitaliste

Mon pays fabrique des armes, un film d’Anne Poiret

Arabie Saoudite : la disparition de Jamal Kashoggi, nouvelle étape d’une longue dérive mortifère

Un jour les crimes de guerre en Syrie seront jugés

Plaidoyer pour une nature sauvage et libre par Gilbert Cochet et Stéphane Durand

La pollution cause 7 millions de morts par an dans le monde

Le GIEC alerte dans le vide

Encore une histoire oubliée par l’histoire officielle : le viol colonial

Planification de la déliquescence

Sur la crise globale, le diagnostic de… Pierre Rosanvallon !

La démission de Nicolas Hulot

Le tribunal californien reconnaît pleinement la responsabilité du Roundup de Monsanto dans la maladie de Dewayne Johnson

 

Continuer la lecture

Oh là là ! Quelle surprise ! Les zones humides !


« À la française« , la réforme des régions

« Travail à la française » et bavures 

 La « société » française et ses vieux : Rien ne change

Nicolas Hulot prend conscience

Record d’abandons d’animaux de compagnie en France

Bagnole : tout va bien ! Exactement à l’inverse de l’évolution nécessaire 

corruption française, le dossier du Chlordécone

Les destructeurs du vivant gardent le pied sur l’accélérateur

Le peuple des abattoirs, par Olivia Mokiejewski

Guyane : ruine programmée

La France et les déplacés

Syrie : hypocrisie et lâcheté du gouvernement français 

La réécriture de l’histoire sociale contemporaine enfin dénoncée dans un media

Chine : la destruction de Pékin s’accélère

Prix bas dans l’habillement : catastrophe écologique et sociale

Les Orangs-Outans en très grand péril – comme toute la vie

Marc Veyrat dézingue les salopards de lobbyistes, responsables de la malbouffe

L’auto-déstructuration jusqu’à la mort

NDDL : annonce de l’abandon du projet

Comme prévu, les « Etats Généraux » de l’alimentation ont avorté

Paris XVe : une tigresse tuée par celui qui l’a « élevée au biberon« 

Glyphosate et autres poisons, IRRESPONSABILITÉ GÉNÉRALE

L’Espagne et le Portugal sont frappés par une sécheresse catastrophique

Deux ans après l’assaut antiterroriste de Saint-Denis les habitants de l’immeuble 

saccagé sont à la rue

Effondrement du vivant : une nouvelle alerte

Le supermarché racheté par les paysans fait le plein

RÉVOLUTION EN SAÔNE ET LOIRE : à Tournus, les idolâtres des grandes surfaces sont chassés par les défenseurs des centres villes

Samedi 30 septembre, Paris Xème : Y a qu’à faucons !

La nouvelle « connerie » provoque une mobilisation 

Les moineaux sont toujours les victimes 

 

Oh là là ! Quelle surprise ! Les zones humides !

48 % des zones humides du Bassin Méditerranéen ont disparu depuis 1970

source FAO

48 % en 50 ans !

Comment ? 

Qui ? 

Pour quoi faire ? 

Quels résultats ?

Point besoin d’aller voir de l’autre côté de l’horizon, au-delà des eaux de moins en moins bleues. Le Bassin Méditerranéen comprend le sud de la France et avec le bassin de la Saône, principal affluent du Rhône, s’étend vers le nord presque jusqu’à Epinal, Vittel et Langres. Tout ce qui se passe dans ce territoire concerne l’aval, Méditerranée comprise.

Or, ce qui s’est passé là, ce qui s’y passe encore, est souvent très triste. Sources, rus, ripisylves, zones humides de tête de bassin versant, mares, ruisseaux… y ont été violemment maltraités; souvent détruits. Examiner en détail ce qui s’est passé balaye vite la croyance inculquée en une France pays-de-droit-doté-d’une-administration-probe-et-efficace.

Une histoire en tous points exemplaire, une histoire révélatrice des connivences malfaisantes qui saccagent tout depuis des dizaines d’années :

L’exemplaire destruction d’une tête de bassin versant

Comment en sommes-nous arrivés à la pollution de toutes les eaux et de tous les sols, à l’effondrement des populations d’insectes, d’oiseaux et de mammifères, à la dérive climatique, à l’eau rare et chère… bref à la dégradation généralisée que chacun peut maintenant constater ? 

Pour bien le comprendre, se pencher sur les dérives locales, même à petite échelle, est tout aussi édifiant que l’étude des dérives planétaires.

(…) 

Il était encore possible de sauver, de réhabiliter et de relancer sur des bases saines. C’est ce qui a été plusieurs fois proposé à Saint Gengoux depuis les années 1970, et probablement avant. Mais, alors que, enfin, les vigies officielles s’aperçoivent de l’effondrement du vivant (populations aquatiques, amphibiens, insectes, oiseaux… biomasse *) et de ses conséquences climatiques, les solutions ont toutes été rejetées avec mépris – un mépris vertical – par des gens qui semblent ignorer la notion même de bien commun et plus encore ses dynamiques ; ou que, seule, leur « réussite matérielle » motive.


octobre 2018

Les rhinocéros

victimes méconnues du crime organisé

L’espèce est en voie d’extinction à cause du trafic de leurs cornes commercialisées sous toutes ses formes : bijoux, objets, poudres…

En Afrique du Sud, mille rhinocéros sont tués chaque année. Il n’en reste que 20.000 dans le pays qui abrite 80 % de l’espèce. À ce rythme, ces animaux auront disparu d’ici vingt ans. Des chiffres qui donnent le vertige. Le but de ce massacre? Récupérer les cornes qui valent 30.000 euros le kilo (soit aussi cher que l’or ou l’héroïne) puis les vendre en Chine et au Vietnam, où cette matière (qui n’est en fait que de la kératine au même titre que l’ongle humain) est synonyme de grandes vertus.

Deux ans d’enquête

Pendant deux ans, de l’Afrique du Sud au Vietnam en passant par le Mozambique, la reporter Olivia Mokiejewski (fille du cinéaste Jean-Pierre Mocky) a infiltré la mafia du rhinocéros pour tenter de mieux comprendre le rôle et la motivation de chacun des acteurs de ces tueries sauvages. «J’ai choisi de ne pas parler de la disparition des rhinocéros mais de montrer que l’extinction de l’espèce était aujourd’hui une source de revenus pour le crime organisé et que tout cela menace la situation économique de l’Afrique du Sud et la sécurité nationale du pays. C’est un film un peu différent, qui part du massacre des rhinocéros pour parler du banditisme, du crime organisé et des enjeux internationaux.» Dans Rhino dollars , la réalisatrice ne se contente pas de montrer du doigt les braconniers, elle leur donne la parole.


Destruction des campagnes sous bitume et béton, 

et crues éclair

Une inondation éclair a frappé le village de Trèbes en plein milieu de la nuit de dimanche à lundi. Le niveau de l’Aude a monté d’un mètre toutes les heures, atteignant 7,68m ce matin. Les températures anormalement élevées de la mer Méditerranée ont provoqué des pluies diluviennes sur le fleuve et ses affluents.

extrait :

Interrogés sur le passé récent de la commune, la plupart semblaient frappés d’aphasie. Même les inondations étaient dissimulées ! Y compris les plus récentes figurant au Journal Officiel. Elles étaient carrément niées parmi les élus et leur entourage. Tout comme l’existence du ruisseau dans l’espace convoité par la grande distribution. « Jamais vu d’eau là ! » a osé affirmer un ancien en montrant l’emplacement du ruisseau sacrifié auprès duquel il avait vécu plus de la moitié de son âge, quand le ruisseau coulait libre et plein de vie. Mais, un peu plus tard, il avouera avoir été de ceux qui avaient voulu la destruction du ruisseau… Le ruisseau de son enfance, celui le long duquel il avait joué, où il avait profité de l’ombre de sa superbe ripisylve arborée, où il avait pêché, où il avait cueilli le cresson (devant la ferme de ses parents), celui que ses parents et les parents de ses parents, et une lignée de longue culture, lui avaient transmis en bonne santé, avec son eau bonne à boire, ses écrevisses, ses poissons, ses libellules… Comment cette rupture avec une culture séculaire et cette volonté féroce de destruction du bien commun ont-elles pu naître, grandir et s’imposer ?
Les inondations ? Elles sont généralement niées, même par ceux qui en ont été témoins. Alors, les inondations cinquantenaires, centenaires… On se gausse de vous quand vous les rappelez !


http://planetaryecology.com/50-ans-de-destructions/

Alerter, informer, démontrer ne sert à rien dans une population déculturée, oublieuse du bien commun et de son histoire, obnubilée par la consommation d’espace et de « biens » généralement nuisibles. Elus et administrations continuent de construire et d’autoriser en dépit des règles dans les zones inondables. Exemple d’une crue éclair : 

https://www.youtube.com/watch?v=eFCuCrHtmq0




« À la française« , la réforme des régions
 

Née de la réforme territoriale, la fusion des régions était censée dégager des économies. Trois ans plus tard, on observe au contraire une hausse des dépenses. 

Entre surcoûts inévitables et dépenses contestables, enquête sur un grand gâchis d’argent public.

Quand on regarde les comptes individuels des régions sur le site des collectivités locales, quelque chose saute aux yeux : les charges de fonctionnement des régions qui ont fusionné ont toutes augmenté entre 2016 et 2017. Et la région où le coût par habitant est le plus élevé, c’est l’Occitanie.  


« Travail à la française » et bavures

Redouane Faïd a été arrêté dans la nuit du 3 octobre. Proprement. 


Malheureusement, avant d’entrer chez lui, avec la même détermination, les policiers sont entrés… chez un voisin ! Porte enfoncée, surgissement des robocops en pleine nuit, appartement mis en désordre, à 85 ans le voisin a dû être éprouvé par l’expérience. 


Avant de lancer l’assaut, les plans de l’immeuble (petit) n’avaient pas été étudiés et communiqués à l’équipe avec les précisions indispensables ? Un petit détail – l’étage – avait été oublié ? 

Le voisin malmené habite au rez-de-chaussée. Redouane Faïd était au quatrième étage !   


Après beaucoup d’expériences déconcertantes, « travail à la française«  est devenu une expression commune chez nos voisins du nord de l’Europe. Pléthore de niveaux hiérarchiques cloisonnés, incommunicabilité et rétention d’information, non-coordination, je-m’en-foutisme et, de plus en plus souvent, mépris… nous pouvons, nous-mêmes, l’observer presque chaque jour – avec un peu plus d’attention.  

 

Evidemment, cela rappelle l’assaut furieux contre l’immeuble de Saint Denis il y a 3 ans. Là aussi, il y avait eu erreur d’appartement (?!) et, plus gravement, voisins mis en danger…

Deux ans après l’assaut de Saint-Denis, des habitants sont à la rue

septembre 2018

La « société » française et ses vieux   


Rien ne change


Situations de détresse, soins bâclés, nourriture froide, maltraitance… Les exemples sont légion dans ce sujet de quarante-cinq minutes. On découvre cette femme seule, à 4 heures du matin, sur son fauteuil roulant, postée depuis des heures devant un ascenseur et prête à payer pour un verre d’eau… Cette autre dame allongée par terre en culotte : morte, ou juste sonnée par sa chute du lit ? Ce pensionnaire à moitié dénudé tombé par terre que personne ne relève, faute de personnel présent dans le service… Ces retraités qui ne mangent pas, car incapables de se débrouiller seuls… Dans certains établissements, la question des repas est catastrophique, par manque de personnel. Et n’allez pas penser qu’en dépensant 6 000 euros par mois pour un membre de votre famille, ce dernier va forcément bénéficier de meilleures prestations (soins médicaux, qualité des repas, services à la personne, animations…)

il y a 37 ans…


Dans la nuit du 13 juillet 1981, à Marseille, alerté par des plaintes provenant de la maison de retraite du Parc Borely, un passant appelle la police. Celle-ci devait découvrir 31 personnes entassées dans des locaux prévus pour en abriter moins de 10. Elles étaient sans surveillance et certaines, dont l’état nécessitait des soins attentifs, étaient sans hygiène ni nourriture depuis plus d’un jour. Les chambres des « grabataires » étaient ouvertes mais les valides étaient enfermés « par mesure de sécurité » au dire de la directrice interpellée plus tard. Un handicapé mental d’une trentaine d’années était, lui aussi, enfermé dans sa chambre : un cagibi-mitard de 1,50 de côté. Les pensionnaires furent immédiatement transférés dans deux hôpitaux mais il était déjà trop tard pour une femme de quatre-vingts trois ans qui, souffrant de nombreux escarres, devrait mourir le lendemain.


http://planetaryecology.com/1983-vivre-les-vieux-les…/

Nicolas Hulot prend conscience


voir commentaire et rappels historiques sur planetaryecology :

dégénérescence


Record d’abandons d’animaux de compagnie



Le constat est alarmant pour les responsables de la SPA (Société Protectrice des Animaux), c’est « un scandale révoltant » : chaque année, plus de 100 000 animaux de compagnie sont abandonnés ! Ce qui fait de la France la détentrice de ce triste record comparé aux autres pays européens.


août 2018



Bagnole


Tout va bien ! Exactement à l’inverse de l’évolution nécessaire.

Les constructeurs français n’ont jamais autant vendu de voitures

« C’est spectaculaire, tous les voyants sont au vert. Les deux constructeurs sont en pleine forme, que ce soit commercialement ou financièrement. Ils profitent de la croissance du marché mondial, mais ils font mieux que leurs concurrents grâce à des gammes performantes qui répondent aux besoins. Leurs prix de vente moyens sont en hausse… », se félicite Flavien Neuvy, de l’Observatoire Cetelem.

Une quarantaine d’années après les premières manifs à vélo contre la voiture individuelle


juin 2018

corruption française, le dossier du

Chlordécone : 

les Antilles empoisonnées pour des générations

La quasi-totalité des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés par ce pesticide ultra-toxique, utilisé massivement de 1972 à 1993 dans les bananeraies.

Il a vu ses collègues tomber malades et mourir tour à tour sans comprendre. « Cancer, cancer, cancer… C’est devenu notre quotidien. A l’époque, on ne savait pas d’où ça venait », se souvient Firmin (les prénoms ont été modifiés) en remontant l’allée d’une bananeraie de Basse-Terre, dans le sud de la Guadeloupe. L’ouvrier agricole s’immobilise sur un flanc de la colline. Voilà trente ans qu’il travaille ici, dans ces plantations verdoyantes qui s’étendent jusqu’à la mer. La menace est invisible, mais omniprésente : les sols sont contaminés pour des siècles par un pesticide ultra-toxique, le chlordécone, un perturbateur endocrinien reconnu comme neurotoxique, reprotoxique (pouvant altérer la fertilité) et classé cancérogène possible dès 1979 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce produit, Firmin l’a toujours manipulé à mains nues, et sans protection. « Quand on ouvrait le sac, ça dégageait de la chaleur et de la poussière, se rappelle-t-il. On respirait ça. On ne savait pas que c’était dangereux. » Il enrage contre les « patrons békés », du nom des Blancs créoles qui descendent des colons et détiennent toujours la majorité des plantations. « Ils sont tout-puissants. Les assassins, ce sont eux, avec la complicité du gouvernement. »

(…)

Pesticides, huile de palme et autres « biocarburants« , autorisations de construction en zones protégées, projet de la « Montagne d’or » en Guyane… 

les destructeurs du vivant gardent le pied sur l’accélérateur


Pour rappel, ce gigantesque projet de mine d’or, porté par le consortium russo-canadien NordGold – Columbus Gold  Canada, est prévu pour 2018.  La compagnie minière Montagne d’Or, anciennement dénommée SOTRAPMAG, appartient à 100% à la compagnie minière canadienne Columbus Gold.S’il aboutit, le projet de la Montagne d’Or ouvrirait une balafre dans la forêt sur 2,5 km de long, 500 m de large et 400 m de profondeur en pleine Amazonie Française. Soit la plus grande mine d’or jamais exploitée en France, qui consommerait 20% des capacités énergétiques de Guyane. Pourtant ce projet est soutenu par la quasi totalité de la classe politique guyanaise et par Emmanuel Macron. 


Le Tribunal international des droits de la nature a statué préventivement sur la violation de la Déclaration universelle des droits de la Terre-mère que représente ce projet minier.(…)

Le peuple des abattoirs, par Olivia Mokiejewski

La réification jusqu’au bout

(…) Avec des injonctions à « faire », par exemple, 850 porcs par heure, soit 30 000 par semaine, le corps est usé par le stress, les gestes répétitifs, la position debout. Après des années de surutilisation d’un muscle ou d’un tendon, une lésion à l’épaule, au dos ou au poignet produira comme des décharges électriques – parfois à vie. Il y a beaucoup d’accidents : amputations, écrasement des mains, coups de sabot, de corne, griffures profondes, eczéma, dermites, asthme, intoxication aux gaz de putréfaction. Olivia Mokiejewski a beaucoup parlé avec « les Gad », à l’usine finistérienne de Lampaul-Guimiliau, lors de la fermeture du site en 2014. Elle décrit leur sentiment d’être jetés comme des riens, la cérémonie du dernier jour sur l’air fameux « pleurez, pleurez mes yeux » chanté par la Callas – mais aussi les divorces et les sept suicides. De plus en plus les abattoirs tournent avec des tâcherons, ces travailleurs indépendants recrutés par des prestataires de services. Moins chers. Moins encombrants qu’un salarié en dépression.

 


mai 2018



Guyane : ruine programmée



Depuis le 3 avril, la Guyane vit au rythme d’un débat public sur le projet Montagne d’or, qui la divise. Deux mille hectares de forêt tropicale disparaîtraient ainsi sous les coups conjugués de 57 000 tonnes d’explosifs et de 47 000 tonnes de cyanure. Une prédation et une pollution notamment dénoncées par le collectif citoyen Or de question.

(…)

Yannick Jadot, député européen (EELV), et Lambert Wilson, comédien, s’engagent contre deux projets qu’ils jugent dangereux pour la Guyane.



Ils se demandent pourquoi on en est arrivé là… Peut-être ignorent-ils quelques détails de notre histoire commune. Par exemple :


Comment le capitalisme a effacé la nouvelle gauche, en France et partout ailleurs, et condamné l’avenir








plus de 50 ans après les écologistes


« Catastrophe écologique », « déclin massif » : les scientifiques sont désormais alarmistes concernant la perte de la biodiversité. Dans nos campagnes françaises, ces quinze dernières années, un tiers de la population d’oiseaux aurait déjà disparu. Une situation qui ne fait qu’empirer à un rythme vertigineux.



Toute la biodiversité est donc aujourd’hui complètement bouleversée par l’utilisation intensive des pesticides, mais aussi par exemple par  la fin des jachères imposées par l’Europe en 2008.



Un printemps silencieux










avril 2018




Les oiseaux victimes

Chaque année des milliards d’animaux traversent le globe pour rejoindre leurs sites de reproductions et d’hivernage : un parcours souvent parsemé d’embûches – notamment les bâtiments, les automobiles ou les éoliennes. Des chercheurs des Universités d’Oxford et Cornell ont enquêté pour tenter de réduire ces accidents… 

Dans une étude publiée l’année dernière, la LPO, la ligue de protection des oiseaux estime qu’en France, chaque éolienne tue entre 0,3 et 18 oiseaux chaque année. C’est donc loin d’être accablant et bien moins que l’hécatombe causée par les lignes électriques ou les immeubles. Mais le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre. Et l’étude de la LPO relevait que la mortalité était deux fois plus importante dans les parcs éoliens situés à proximité des zones de protection spéciale. Zone classées justement en raison de leur intérêt ornithologique. 


Le problème c’est que les éoliennes sont évidemment implantées de préférence dans des endroits venteux, les mêmes qui sont empruntés par les migrateurs. 


La construction de certains parcs ont été d’effroyables erreurs comme au sud de l’Espagne au niveau du détroit de Gibraltar. Un paysage hérissé d’éoliennes et qui se trouve sur la route migratoire de l’Afrique. Ce couloir transformé en véritable hachoir a tué des millions d’oiseaux, de rapaces et de chauve-souris.









La France et les déplacés

A Menton, la police aux frontières sous inspection parlementaire 

Un policier ose, face à l’élu : «Vous voulez un pied dans la réalité ? Passez une semaine avec nous, voyez les horaires qu’on fait. C’est bien que vous soyez venus, parce que les gens qui nous dirigent ne savent pas la réalité du terrain.» L’agent, sorti fumer, ajoute : «C’est compliqué tout ça, pour les migrants, pour nous. Le plus dur, c’est les enfants, ça fait mal. Je suis là depuis un an, le pire que j’ai vu, c’est un gamin de 13 ans, on ne peut pas imaginer comment il a pu traverser la Méditerranée tout seul. Au début, quand on arrive, on est humains. Après, qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse, ils sont des millions en Afrique, ils ne vont pas tous venir en France.»





L’Italie accuse des douaniers français d’un contrôle sans autorisation





les autorités françaises continuent de bafouer les droits des personnes qui franchissent la frontière pour rejoindre le territoire français, en dépit de plusieurs condamnations de leurs pratiques par la justice française.


les autorités françaises continuent de refouler chaque jour des enfants étrangers isolés en Italie en violation de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. De nombreuses personnes ne sont pas mises en mesure de pouvoir solliciter l’asile en France, compte tenu des conditions illégales de renvoi qui leurs sont appliquées.








La destruction furieuse du vivant, c’est ici aussi 

Coupes rases d’arbres en Corrèze

« Le Département va droit dans le mur ! » C’est-ce que 15 arboristes grimpeurs corréziens, réunis au sein d’un collectif, AGIRR, pensent des méthodes d’élagage préconisées par le Conseil départemental auprès de 28.000 propriétaires riverains pour un réseau routier de 3.700 km. (…)


On va se retrouver avec des coupes rases partout. Des chênes centenaires ont déjà été abattus vers Uzerche. Des pins de 50 ou 60 ans sont tombés à 500 mètres du canal des moines, un site classé. Vers Sainte-Fortunade, c’est pareil. Si on veut, des routes saines, il faut des arbres de bordure et des talus sains. (…)



Rien n’arrête plus les incultes stupides uniquement préoccupés de pouvoir et d’argent. Depuis l’effondrement planifié des mouvements d’alerte et de résistance, ils ont tout colonisé.

L’exemplaire destruction d’une tête de bassin versant










mars 2018

 




Hypocrisie et lâcheté

Pendant que les bombes de toutes sortes pleuvent sur le peuple syrien, le gouvernement français se tâte et se retâte, et se tâte encore :


Florence Parly, ministre des armées, n’a pas hésité à déclarer que la France pourrait agir… si des preuves sont établies. Et de rappeler les 3 critères qui permettraient de dire si LA LIGNE ROUGE a été franchie. Cette même LIGNE ROUGE qui a été franchie dès 2012 et n’a cessé de l’être depuis ! Cela fait 1 mois que ce gouvernement dit la même chose en boucle, attendant manifestement que Assad finisse au plus vite.


Des dizaines de civils ont encore péri ce mercredi 7 février en Syrie. C’est le 

troisième jour de bombardement du régime de Bachar el-Assad sur la Ghouta orientale, près…

rfi.fr|De RFI



C’est curieux ce bredouillement permanent devant les alertes. Qu’il s’agisse de l’amiante, du réchauffement climatique, de la mise à mort de la biosphère, du déluge de bombes d’Assad… toujours, il faut que les « preuves » soient parfaitement établies. A chaque fois, les « responsables » en responsabilité ne reconnaissent des « preuves établies » que quand il est trop tard. « Responsables » ?










Tiens !


La réécriture de l’histoire sociale contemporaine enfin dénoncée dans un media

Le Mai 68 des anonymes : l’heure de la réplique depuis les sciences sociales

…urgence de “déjouer les pièges de la rétrodiction”.


Car c’est à une véritable réécriture de l’histoire que s’est livrée cette clique, « la génération » déjà décrite par Serge July en 1978. Elle s’est « imposée, occupe des positions de pouvoir, meuble des hiérarchies, tient la scène et les journaux, écrit des livres, les publie, les commente » (1) en poussant tous les autres dans les oubliettes. Et, détail que semble ignorer l’auteur de l’étude, cela n’est pas seulement l’histoire de mai 68 qui a été dévoyée, c’est toute l’histoire de la nouvelle gauche des années 1950/1960/1970 et la suite (et surtout celle des écologistes), qui a été entièrement remaniée pour effacer sa culture critique et son projet politique – là était la finalité première de l’opération. Mais aussi pour masquer l’amoncellement des turpitudes de la nouvelle « élite » sous une avalanche d’autosatifecits.


Ces témoignages, minoritaires et tout sauf anonymes, contribueront à forger non seulement l’idée d’une “génération” (titre du livre de Hervé Hamon et Patrick Rotman, aujourd’hui très décrié dans les laboratoires de sciences sociales) mais aussi la figure du “renégat” au fil de ces “commémorations décennales” au sujet desquelles l’historien Jean-Pierre Riou ironisait déjà il y a… trente ans, dans la revue Vingtième siècle, en 1989et Guy Hocquenghem avant lui (Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col mao au Rotary)

Dès 1978, Serge July, l’ancien Mao-Spontex devenu patron de Libération cinq ans plus tôt, se réjouissait : “A mesure que nous vieillissons, la génération s’impose, occupe des positions de pouvoir, meuble des hiérarchies, tient la scène et les journaux, écrit des livres, les publie, les commente”, quand d’autres assuraient déjà, goguenards : “On a mûri.


Un discours grotesque pour l’immense majorité de ces gens-là”, dira encore Erik Neveu pour valoriser les témoignages qui émergent à contre-front au fil des 480 pages de récits de 1968 rassemblés dans Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu (éditions de l’Atelier).


https://www.franceculture.fr/sociologie/le-mai-68-des-anonymes-lheure-de-la-replique-depuis-les-sciences-sociales




C’est le moins que l’on puisse dire ! 


Car c’est à une véritable réécriture de l’histoire que s’est livrée « la génération » de Serge July (qui s’est) « imposée, occupe des positions de pouvoir, meuble des hiérarchies, tient la scène et les journaux, écrit des livres, les publie, les commente » (1) en poussant tous les autres dans les oubliettes. Et, détail que semble ignorer l’auteur de l’étude, cela n’est pas seulement l’histoire de mai 68 qui a été dévoyée, c’est toute l’histoire de la nouvelle gauche des années 1950/1960/1970 et la suite (et surtout celle des écologistes), qui a été entièrement remaniée pour effacer sa culture critique et son projet politique. Egalement pour masquer les turpitudes de la nouvelle « élite » sous une avalanche d’autosatifecits.

« Imposée » disait July en utilisant le singulier pour dissimuler la multitude derrière le mirage de la « génération » gauchiste. « Imposée« , en effet, et par tous les moyens pour effacer tous les autres : la nouvelle gauche.

« Vous vous êtes assis sur le seuil de l’avenir, et (…) cet aliment de l’esprit qu’est l’utopie, vous empêchez du moins les autres d’y toucher. Aux pauvres jeunes gens d’aujourd’hui, vous ne laissez même pas l’espérance, ayant discrédité tout idéal, au point de rendre presque vomitive toute évocation de mai 68. (…) votre réseau contrôle toutes les voies d’accès et refoule les nouveaux, le style que vous imprimez au pouvoir intellectuel que vous exercez enterre tout possible et tout futur. (…) », Guy Hocquenghem.

Quelques écologistes ont bien connu cette imposture et témoignent depuis l’époque sans pouvoir vaincre l’omerta.



(1) Dès 1978 ! Alors que leurs victimes, toutes celles qu’ils ont écrasées, n’avaient pas encore réalisé la supercherie, ou n’osaient pas y croire. Depuis, chaque jour qui passe les révèle plus pourris !













Chine : la destruction de Pékin s’accélère

En quelques mois, plus de 6 000 boutiques qui faisaient le charme de la capitale chinoise ont vu leurs portes murées. Commerçants et urbanistes estiment que les autorités agissent pour récupérer les terrains.

Pékin fait fermer les échoppes de bric et de broc








Prix bas dans l’habillement, 


cultures industrielles dévastatrices, 


conditions de travail…


À 6 500 kilomètres de la France, l’Inde est le premier producteur mondial de ce coton bon marché que les marques achètent. Pour augmenter les rendements, il est le plus souvent cultivé à grand renfort de pesticides, comme ici, dans le Pendjab. À l’image des milliers d’agriculteurs de la région, ce père de famille répand un mélange d’insecticides très dangereux pour la santé. Dans son réservoir, il y a notamment du diéthion, que l’Union européenne a interdit en 2002, car il serait très toxique pour le foie. Mais ni lui ni son fils qui travaille avec lui ne portent de protection.


Selon cette étude indienne, le nombre de cas de cancer dans le Pendjab est passé de plus de 800 000 nouveaux cas en 2001 à 1 220 000 en 2016. Plusieurs équipes de chercheurs à travers le monde font un lien entre les métaux lourds, présents dans les pesticides, et l’apparition de l’autisme. Pour mettre fin à ce drame, la production de coton bio serait une solution, mais elle ne représente en Inde que 1% des cultures à ce jour.

Conso : la face cachée du coton












février 2018 




photographie de Jayaprakash Joghee Bojan pour National Geographic




Les Orangs-Outans en très grand péril


comme toute la vie désormais



Entre 1999 et 2015, plus de 100 000 singes ont disparu. Les grands responsables, ce sont la chasse illégale et la déforestation.

Une quarantaine de chercheurs se sont penchés au chevet des orangs-outans de Bornéo dans une nouvelle étude. L’espèce est au bord de l’extinction.

Entre 1999 et 2015, plus de 100.000 orangs-outans de Bornéo (Pongo pygmaeus) ont disparu, un phénomène largement dû à la déforestation mais aussi au braconnage. En effet, la chasse illégale des orangs-outans est également un facteur majeur de ce déclin. Ce chiffre effroyable a été présenté dans une étude publiée le 15 février 2018 dans la revue Current Biology.




présentation des Orangs-Outans par Current Biology :

What is an orangutan? 

Why are orangutans so slow? 

Social life in the solitary ape? 

Are orangutans intelligent? 

Who’s closest to humans?

Is there a future for orangutans?




l’huile de palme désastre mondial


Environ la moitié des produits que l’on trouve en supermarchés contiennent de l’huile de palme. Près de 90 % de l’huile de palme provient des plantations qui supplantent les forêts en Indonésie et en Malaisie. Et si les industriels de l’agro-alimentaire se sont engagés à réduire la déforestation dans ces régions du monde, la destruction des habitats naturels reste très peu surveillée.


Déforester pour installer des plantations d’huile de palme décime les habitats des orangs-outans et les force à rentrer en contact plus souvent avec les Hommes. Privés des ressources naturelles en fruits, feuilles et pousses, les orangs-outans affamés se replient sur les jeunes pousses de palmiers à huile, ce qui les met en danger direct, les agriculteurs gardant jalousement ces plantations. D’autres orangs-outans, les plus jeunes en particulier, rendus orphelins par les chasseurs ou par les agriculteurs, sont également chassés pour êtres vendus sur le marché noir.




Pourtant, cela n’est pas faute d’avertissements !



Pour faire du fric, les forêts équatoriales et tropicales sont exploitées jusqu’à épuisement comme s’il s’agissait de gisements minéraux. Il en est de même, hélas, pour les forêts secondaires que pour les forêts primaires dont les arbres ne se redévelopperaient qu’après de nombreuses décennies, voire plusieurs siècles… si tout n’était pas saccagé ! Mais, pour le fric (ou pour berner de pauvres gens), ce qui subsiste de la végétation (et de la faune) est brûlé ; les terrains sont livrés à l’élevage ou à l’agriculture. Les sols très fragiles – qui, partie intégrante de la forêt, ne peuvent vivre sans elle – sont épuisés, stérilisés, érodés, désertifiés en 3 à 5 ans. 

A nouveau – on n’avait pas vu cela depuis 10 à 15 ans – les informations passent. Des gens, des structures internationales, des médias se sensibilisent, s’alarment même et tentent de souligner quelle est l’importance de ces forêts pour l’atmosphère et les climats ; pour les industries de l’avenir aussi… pour convaincre de la nécessité de les préserver.

Nous savons maintenant que les forêts équatoriales et tropicales nous sont « utiles«  comme réserves biologiques. C’est intéressant mais c’est encore un point de vue très restreint par rapport aux réalités ! J’ai bien peur que les chiffres et l’aspect utilitaire occultent la dimension sensible du problème.(…) 


http://planetaryecology.com/1988-forets-tropicales-agir-concretement/ 



Huile palme désastre mondial 


http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/2009/01/la-culture-anti-nature_08.html 




Mais tout a été dégradé partout, à commencer par la relation aux autres êtres et à l’ensemble vivant. L’effondrement a d’abord été culturel. L’effondrement de la conscience du bien commun est la cause première des destructions frénétiques et des pollutions exponentielles. 



concrètement ici même :

Chaque seconde, 26m² de terres agricoles disparaissent en France

(…) 82.000 hectares de terres agricoles disparus en moyenne chaque année entre 2006 et 2010, rappelle le ministère de l’Agriculture. En cinquante ans, la surface agricole utile (SAU) a ainsi diminué de 20 %, passant de 36 millions d’hectares en 1960 à 28 millions en 2010. Le principal coupable : l’urbanisation qui, de zones industrielles en centres commerciaux, d’habitations en parkings, domine toujours plus les paysages. 40.000 hectares étaient urbanisés par an dans les années 1960, 78.000 hectares le sont actuellement. (…)

https://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111221trib000672707/chaque-seconde-26m-de-terres-agricoles-disparaissent-en-france.html


un exemple désespérant qui montre l’impuissance où nous sommes face à la déculturation, à la cupidité et à la corruption :

1960-2017 – L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal – 1

malgré une trentaine d’années de résistances successives, un supermarché et son parking sont en construction à cet endroit











Marc Veyrat dézingue les « salopards de lobbyistes », responsables de la malbouffe


Le chef, qui invite justement au plaisir, s’insurge contre la malbouffe, son combat. « La cuisine, l’alimentation populaire est un danger aujourd’hui, un danger pour nos gamins et nos petits-enfants’ s’insurge-t-il. « Parce qu’il y a une bande de salopards de lobbyistes qui se sont emparés de la planète, qui font de la production et qui mettent la planète en danger avec des saloperies qu’ils mettent dans la terre. Les gens ne se rendent pas compte qu’ils mangent tout et n’importe quoi. Nutella devrait être supprimé. Monsanto devrait être supprimé. » 


Et le chef continue de brosser le tableau négatif : « Les farines sont génétiquement transformées aujourd’hui. Ce n’est pas normal. Il faut donner les informations et les solutions pour que tout le monde ait accès aux produits naturels.

en 2016

l’incroyable marche arrière des députés

Surnommée la « taxe Nutella », la taxe sur l’huile de palme ne disparaît pas, mais elle sera beaucoup moins élevée que prévu. Initialement fixée pour 2017 à 300 euros par tonne, puis 500 euros en 2018, 700 en 2019 et 900 euros à partir de 2020, elle a finalement été abaissée à 90 euros par les députés. Quel message veulent-ils donc nous faire passer ?

(…) La secrétaire d’Etat à la biodiversité, Barbara Pompili, a expliqué que cette réduction permettait « d’envoyer un signal » aux pays exportateurs, tout en restant « réaliste » : 

« Nous ne voulons ni d’un boycott de ces deux pays, ni même de l’huile de palme.« 

Mais de quel « signal fort » parlez-vous madame la secrétaire d’Etat ?

  • du signal d’alarme des professionnels de santé sur la consommations d’huile de palme et ses implications néfastes pour le métabolisme humain ?
  •  
  • du signal d’alerte lancé par les écologistes sur la biodiversité menacée, et dont l’écho se fait entendre chaque année davantage, au fur et à mesure que la déforestation s’étend ?

https://www.mieux-vivre-autrement.com/taxe-nutella-lincroyable-marche-arriere-deputes.html












Le massacre syrien :


un des résultats des politiques occidentales

L’armée syrienne continue de bombarder la Ghouta orientale

En Syrie, la Ghouta orientale, près de Damas reste la cible des bombardements de l’armée syrienne. 40 enfants ont été tués ces derniers jours.


http://www.bbc.com/afrique/media-43011211


https://www.franceinter.fr/…/un-jour-dans-le-monde-12-fevri…



…en particulier de la trahison de tous leurs engagements par les gouvernements de Barak Obama et David Cameron :


La Syrie : martyre pour l’exemple ?


(…)

Fin septembre 2016, après une trêve factice, ALEP est écrasée sous les bombes du boucher de Bagdad et de Poutine. 

Cris d’orfraie de « la communauté internationale« . 

Pourtant, c’était plus que prévisible. 

On oserait même dire que tout a été fait pour en arriver là. 

Le pouvoir étasunien (gouvernement de Barak Obama et Congrès, sans oublier John Kerry) et le pouvoir britannique (David Cameron) ont préparé cette catastrophe en trahissant leur propre engagement à intervenir pour réaliser une interdiction aérienne après les bombardement chimiques d’Assad en 2013. 

De la sorte, ils ont fait un cadeau inouï à Poutine et à Assad. Et aux terroristes.

Qui peut croire que c’était une erreur ?

Qui peut croire que la dictature syrienne a osé poursuivre ses crimes en n’ayant pas l’assurance de la non-intervention des USA – de son impunité ? (…)



Jean-Pierre Filiu : « Obama nous a amenés là où nous sommes en Syrie »















L’auto-déstructuration jusqu’à la mort



Au moment où les MOI JE VEUX, qui ont troqué leurs neurones contre un piston, sortent de leur apathie de plomb vis à vis du bien commun et descendent dans la rue contre une réduction des vitesses excessives sur route, il paraît utile de rappeler quelques bases relatives au bien commun – ce bien commun qui a été totalement oublié depuis l’écrasement de la nouvelle gauche écologiste (à dessein).



 


Il convient aussi de resituer l’automobile comme l’un des principaux monopoles radicaux (Illich), un outil devenu dominant qui transforme tout autour de lui, y compris les perceptions et les mentalités (réduites), comme le dénonçaient déjà les situationnistes des années 60 avec avec l’auto-critique dédiée à la sainte bagnole…



Ex-cyclotouriste, je ne ferai plus les parcours que je découvrais avec plaisir dans les années 1970 et jusqu’à voici vingt ans encore. Et ce n’est pas la forme qui manque le plus. C’est l’agrément, la place et la quiétude. Là même où l’on était dérangé quatre ou cinq fois par heure par une automobile roulant à allure modérée, on peut à peine se relâcher un instant. Il faut serrer à droite et se concentrer sur la ligne du bas-côté. Pendant que passent des trains d’automobiles frénétiquement collées les unes aux autres et des poids lourds à grande vitesse dont le souffle nous déporte, on tend le dos en espérant que les cyborgs incarcérés dans leurs mécaniques s’écarteront suffisamment. Même sur la moindre route de montagne, il faut prendre des précautions d’éclaireur pour aborder les virages d’où peut surgir un bolide à la limite de la sortie de route.(…)



















Sable et construction :


l’impasse écologique
 


Ce genre de problème nous permet de toucher du doigt tout ce qu’implique l’exploitation de n’importe quelles ressources, même celles qui paraissent les plus banales. Le capitalisme est voué à sa perte par cette contradiction: L’exploitation nécessaire à son développement détruit le monde dans lequel il évolue. Détruisons le capitalisme car il est invivable. Créons un monde sans exploitation, un monde qui n’a pas besoin de faire disparaître le sable des plages pour amonceler des individus dans des tours, mais qui plutôt habite ses plages


 

Surtout ne pas oublier… 

Sable de Lannion: Macron accorde une concession limitée :

Avril 2015 : Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a accordé aujourd’hui une concession pour l’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion (Côtes-d’Armor), de manière limitée et progressive.

Le ministre a limité l’extraction, sollicitée par la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) en décembre 2009, à un maximum de 250.000 m3 de sable par an, contre 400.000 envisagés initialement, et elle sera interdite pendant la période estivale, entre mai et août, a indiqué le ministère après une réunion avec les élus de la région, des opposants et des représentants de la CAN (groupe Rouillier).

 http://www.lefigaro.fr/…/97001-20150414FILWWW00212…












17 janvier 2018 



NDDL : annonce de l’abandon du projet d’aéroport 

Le succès de la lutte pour la sauvegarde de Notre Dame Des Landes ne doit pas faire oublier son caractère exceptionnel. Car il s’agit bien de l’une de ces exceptions qui soulignent l’affaissement quasi général de la conscience et de la capacité de mobilisation.

Cet aboutissement tient essentiellement à la continuité de l’action et à la transmission assurées par les anciens qui sont en résistance depuis plusieurs dizaines d’années (jusqu’à 50 ans). Cette constance est rare. Combien de doutes, d’inquiétudes et de menaces ont-ils dû surmonter ? Combien de tentations ont-ils dû repousser ?

 

De nombreuses autres luttes ont commencé aussi il y a 50 ans et plus, mais beaucoup d’anciens sont morts en ayant vu se défaire et dégénérer leur combat. Beaucoup plus encore ont tourné casaque pour rejoindre le flux des résignés, voire les troupes des arrivistes et des profiteurs. Très rares sont ceux qui ont réussi à tenir bon jusqu’à aujourd’hui malgré la censure, la désinformation et les avanies.

Dans une petite cité médiévale de Bourgogne Sud, la résistance aux projets destructeurs a commencé également il y a une bonne cinquantaine d’années. Mais, là, la continuité a été rompue, et c’est plutôt d’une succession de luttes semblables qu’il s’agit. Cette variation sur le long terme a été la grande faiblesse de la résistance au saccage de la cité et de sa campagne. Origine : les anciens qui avaient commencé la lutte sont morts sans pouvoir transmettre à d’autres aussi insensibles qu’eux à l’argent mal gagné et aux honneurs factices. Quant à ceux qui les avaient suivi, « L’ensemble des membres s’est désolidarisé » nous a confié un acteur de ce mouvement. Cela témoigne de l’importance des pressions exercées. Et d’ajouter : « Les gens aspirent maintenant à la réussite sociale et à l’enrichissement, c’est un tournant « sociétal !« .

Sauf que cette réussite s’est traduite par la ruine des biens communs qu’ils avaient d’abord défendus. Là comme à Notre Dame Des Landes, du fait de l’effondrement programmé de la culture immémoriale du bien commun, la compréhension de celui-ci a dérivé, dérivé, dérivé… Le bien commun dit la vérité de la démocratie, ou de ce qui prétend l’être. En Bourgogne Sud et à NDDL, on a pu apprécier l’ampleur du divorce entre la « démocratie » officielle et le bien commun.

En Bourgogne, du fait de la rupture des actions, même la mémoire a été diluée. La dissimulation et les mensonges de la propagande active menée par les lobbies ont fait le reste.

Pour comble, une partie des énergies nécessaires au combat local, énergies déjà bien faibles, s’est même détournée vers Notre Dame Des Landes ! Quant à la plupart des formations qui ont accordé un peu de leur temps à Notre Dame Des Landes, elles n’ont même pas eu la force de s’intéresser un peu aux autres zones menacées, ni même de diffuser l’information sur ces autres résistances. En plusieurs années de tentatives de contact, exceptées quelques promesses non tenues, le collectif de sauvegarde de la cité médiévale n’a pas obtenu une seule réaction positive de ceux qui disaient être mobilisés pour NDDL. Souvent, pas même une réponse lapidaire. Une situation inimaginable il y a encore 30 ans. Elle démontre par l’absurde la faiblesse actuelle soulignée plus haut (conscience et capacité de mobilisation) et atteste de la déliquescence du mouvement social, désormais incapable de cultiver sa mémoire et ses complémentarités. Autre chose en témoigne, comme un aveu d’impuissance, ce sont les appels lancés aux résistants de NDDL pour qu’ils viennent étoffer d’autres actions !

Notre Dame Des Landes exceptée, chaque rupture dans la continuité des résistances a été exploitée par les lobbies – sinon créée. Il a, donc, été très facile aux manipulations et à la désinformation de prendre le dessus.

A l’échelle de la petite cité médiévale, les dernières luttes n’ont pas réussi à vaincre un si grand handicap. Comme à l’échelle de la planète.


Saint Gengoux le ratage
https://renaissancerurale71bis.wordpress.com/


TOUT CE QUI A ÉTÉ RATÉ
http://renaissancesrurales.blogspot.fr/



le dossier sur Notre Dame des Landes :








décembre 2017





Il n’a pas non plus été invité aux « Etats Généraux » de l’alimentation

LE COMBAT DE PAUL FRANÇOIS CONTRE MONSANTO

excellent témoignage qui dit tout et ouvre sur la mutation indispensable de l’agriculture et des populations rurales, des consommateur aussi, pour sauver ce qui peut l’être encore


Un seul ennui, les « décideurs » appartiennent tous à l’autre camp.








Comme prévu, les « Etats Généraux » de l’alimentation ont avorté



Après plusieurs mois de réunions et de battage, il a été concédé quelques mesurettes cosmétiques, juste pour nuancer un système essentiellement nuisible. 


A contre-courant de toutes les alertes sur l’effondrement du vivant (populations aquatiques, amphibiens, insectes, oiseaux…), la plupart des délégués ont choisi la poursuite de la course à la mort.



Logique, ces « Etats Généraux » étaient pris en otages par les lobbies industriels et financiers, et leurs affidés. Des « Etats Généraux » polarisés, en somme. Comment pourrait-il en être autrement ? Les lanceurs de l’alerte écologiste ont été éliminés – au point de tant retarder la prise de conscience des vigies scientifiques que celles-ci s’aperçoivent seulement maintenant de l’étendue du désastre (*). Et, de ce fait, la conscience émergente il y a cinquante ans (quand il était temps de changer) s’est totalement effondrée avec l’empathie (ce qui commence à être mesuré). 

« L’avenir d’une « renégation » (…), c’est d’abord la suppression, dans la jeunesse, de ce qui fait son mouvement, pour la momifier, l’interdire de futur, forclore la contestation que pourrait porter la génération suivante, l’accusation terrible et tacite que murmurent contre vous les gens de vingt ans d’aujourd’hui que vos palinodies ont désabusés ; l’accusation d’avoir tué l’espoir« .

Comme quelques autres, Guy Hocquenghem faisait ce constat au début des années 1980. Il n’a pas eu le temps d’apprendre qu’il s’agissait d’une planification, et non d’une renégation.  




(*) A propos des « vigies » scientifiques… Elles ont été majoritairement complètement dépassées parce que, à défaut d’avoir su se rapprocher des écologistes, elles s’étaient laissées manipuler et aveugler par les agences de la désinformation. Exemple fameux rappelé récemment : 

http://www.lemonde.fr/…/l-appel-d-heidelberg-une…



plus de détails :











Dans un « pays de droit » surchargé de lois et d’institutions pour les appliquer


de l’impuissance à sauver le patrimoine historique, l’eau, la campagne, la biodiversité de la voracité des spéculateurs :



(…) Tout cet arsenal impressionnant s’est évanoui d’un coup sitôt qu’il s’est agit de sauver le ruisseau et la tête de bassin versant – et l’eau de tout l’aval d’une pollution déjà importante et bientôt augmentée. Les portes sont restées closes, les courriers sans réponse, les participations sans lendemain, et les rares interlocuteurs ont tous disparu ! Unanimité et coordination. Comme s’ils obéissaient tous au promoteur. 

Seul résultat de l’action, la station-service amphibie prévue dans la nappe phréatique d’accompagnement du ruisseau, exactement dans la zone la plus inondable, ne sera pas construite. C’était quand même trop gros.

(…)



le saccage exemplaire d’une cité médiévale et de son environnement depuis 60 ans












SYRIE : DE CRIMES EN CRIMES


on n’en finit pas de découvrir l’abomination du fascisme syrien toujours sous protection :


documentaire de Manon Loizeau diffusé mardi 12 décembre sur France 2


http://www.telerama.fr/…/a-voir-sur-telerama.fr,-syrie-le-c…

 
https://www.franceinter.fr/…/l…/l-instant-m-11-decembre-2017



Le viol, arme de destruction massive en Syrie

Des filles violées devant leur père, des femmes devant leur mari : dès le printemps 2011, le viol a été utilisé par le régime contre ses opposants. Témoignages.



C’est le crime le plus tu, perpétré actuellement en Syrie. Un crime massif, organisé par le régime et réalisé dans les conditions les plus barbares. Un crime fondé sur l’un des tabous les mieux ancrés dans la société traditionnelle syrienne et sur le silence des victimes, convaincues de risquer le rejet par leur propre famille, voire une condamnation à mort.










Amiante and Co, toujours la même histoire 


« Une des entrées du sida en Irak, c’est la France » :


L’AUTRE AFFAIRE DU SANG CONTAMINÉ


Dans l’ombre de l’affaire française du sang contaminé, c’est un autre drame, invisible celui-là, qui s’est joué hors de nos frontières. Tellement invisible que, trente ans après, les familles des victimes continuent de réclamer – en vain pour le moment – réparation de leur préjudice.


https://humanite.fr/les-enfants-perdus-du-labo-merieux-5603…



Environ 1000 enfants dans le monde seraient morts à cause de la vente, par l’institut français Mérieux, de produits sanguins contaminés. 


https://www.franceinter.fr/…/l…/l-interview-09-decembre-2017













novembre 2017 




Déculturation, mépris et haine du vivant

Comment la bataille pour la vie a été perdue 

Et puis les terres empoisonnées par les pesticides de la folie des « mauvaises herbes« , comme les mauvais oiseaux, les mauvais insectes, les mauvaises eaux, les mauvais hommes… Presque tout le vivant est devenu mauvais pour les formatés par le rendement, la compétitivité et la course au profit qui prennent la terre pour une paillasse de laboratoire. Rendement et compétitivité !

Totalement coupés du vivant, ils n’ont aucune conscience des ravages qu’ils commettent et de l’effondrement biologique global qu’ils cultivent. Pas la moindre conscience du caractère suicidaire et criminel de leur fonctionnement. 

C’est comme si, au fur et à mesure de la régression du vivant, celui-ci importunait de plus en plus et que ses assassins croyaient désormais pouvoir se passer complètement de lui. 

Se passer de lui… Cela n’est pas qu’une impression inspirée par l’inconséquence de l’époque. La question vient d’être posée par Elizabeth Kolbert elle-même dans National Geographic. Bien qu’elle ait mis en garde contre « la sixième extinction » et qu’elle s’interroge sur la pérennité des « systèmes qui ont jusqu’à présent gardé l’Homme en vie » (sic), elle doute que l’extinction menace vraiment l’Homme. On note l’utilisation du singulier et de la majuscule qui fond tous les hommes dans le même lingot anthropocentriste coupé du monde; nuisibles, victimes et lanceurs d’alerte réunis. Sensibilisée, elle reste néanmoins sous la coupe de la culture impérialiste au point d’espérer qu’un supplément d’ingéniosité pourrait permettre de survivre à la mort ! C’est en effet si grave que, l’article n’ayant pu être rédigé dans l’ignorance de l’effondrement massif des insectes, des oiseaux, des populations aquatiques et marines, etc., Elizabeth Kolbert n’en tient manifestement pas compte puisqu’elle abstrait encore son « Homme » de la biosphère. La complète apathie devant l’accumulation des signaux d’alarme doit probablement beaucoup à cette vision dissociée. (…)



sur ce site



Menace sur la forêt de Bialowieza

Les tronçonneuses ne se feront plus entendre dans la forêt vierge de Bialowieza. La Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) a ordonné à la Pologne de cesser immédiatement les déboisements, sous peine de payer une amende de 100 000 euros par jour.

Cela faisait des mois que des écologistes luttaient sur place dans les forêts à la frontière avec la Biélorussie, barrant le chemin aux bûcherons, risquant de se faire arrêter par la police (…)

Le site du patrimoine mondial de la Forêt Bialowieża, sur la frontière entre la Pologne et la Bélarusse, est un vaste massif de forêt ancienne comprenant à la fois des conifères et des feuillus d’une superficie totale de 141 885 ha. Situé sur la ligne de partage des eaux entre la mer Baltique et la mer Noire, ce bien transfrontalier apparaît comme une région irremplaçable pour la conservation de la biodiversité. On y trouve la plus grande population de bisons d’Europe


 


À MORT LA VIE !


Partout retentit le cri des déments.


A Paris où, après le biberon et les cajoleries, un jeune tigre a goûté au fusil à pompe de son « maître ». Du côté des serres d’Auteuil où l’on zigouille la pauvre biodiversité parisienne. En Espagne où des randonneurs se muent en bourreaux. Et dans l’Oise, à Formerie


Ah ! les commentaires éclairés du journaliste… 


http://www.lepoint.fr/…/dans-l-oise-la-guerre-des-pigeons-e…



Pour lutter contre le règne de terreur des volatiles, qui dure depuis le « second semestre de 2016 » et l’accroissement « de manière exponentielle » de la colonie de pigeons, précise le quotidien, la commune a donc pris les grands moyens. Elle a fait appel à un piégeur professionnel : Rémi Guérinot. Armé d’une carabine à plomb, le spécialiste des animaux nuisibles et domestiques élimine les oiseaux un par un.

 










MÉPRIS DU VIVANT

Une tigresse exécutée par « son propriétaire » dans le XVe

Un « propriétaire » qui prend un fusil à pompe pour récupérer « son » animal qui vient juste de sortir de son enclos ne fait pas montre d’une grande familiarité avec celui-ci. Ni de beaucoup de sang froid. Or, ce monsieur ferait partie d’une famille de dompteurs qui, bien sûr, aime ses protégés « comme nos enfants« . 

 

Tout aussi étonnant, l’usage d’un fusil à pompe, et à portée de la main, au lieu d’une carabine à seringue hypodermique pour tranquilliser le matou (qui, d’ailleurs, était paisible). Soi-disant que l’usage d’une seringue nécessiterait la présence d’un vétérinaire… Celui d’un fusil à pompe serait-il à discrétion ?


L’histoire est d’autant plus invraisemblable que le tigre en promenade n’était pas un vieux mâle ronchon, mais une jeune femelle « élevée au biberon » ! Quels types de rapports peuvent expliquer cette impossibilité à se faire entendre d’une compagne de tous les jours ? Depuis le biberon, le canardeur n’avait pas dû lui faire beaucoup de câlins pour céder ainsi à la peur. Peu probable que sa relation aux animaux soit comparable à ceux établis par Kevin Richardson. 



Plus fort encore : le tueur du gros bébé élevé au biberon est membre d’une « commission nationale pour la détention des animaux protégés » !

Le dressage, une école de la cruauté. Les esclaves du cirque

Courrier International n°641 du 13 /02/2003

A vingt ans, Bidel (Jean-Baptiste-François) avait rattrapé un tigre échappé et s’était montré assez persuasif pour le ramener sur ses épaules. Pourtant, l’époque n’était pas à la recherche d’une compréhension réciproque avec les animaux. C’était en 1839 à Bayonne. 












Glyphosate et autres poisons : 

  

IRRESPONSABILITÉ GÉNÉRALE DES POLITIQUES et de beaucoup d’autres 



Autorisation pour 3 ans, pour 5 ans, pour beaucoup trop dans le contexte de l’effondrement du vivant (oiseaux, insectes, sols, vie des eaux douces et des eaux côtières…et climat comme une résultante)


Le problème : la vie n’intéresse plus la plupart. Les luttes intestines politiciennes, beaucoup plus. Et « la croissance » matérialiste, et la vente d’avions pollueurs, et le black friday, et à peu près tout ce qui détruit et nous a amenés au bord du trou.


Car le bien commun n’est plus dans la conscience de la plupart, et l’empathie est devenue un sentiment exceptionnel. C’est particulièrement désastreux chez tous ceux qui n’ont été sélectionnés que sur leur aptitude à écraser leur prochain et à tirer des profit de la ruine de la société et du vivant : les hiérarques des hiérarchies de pouvoir et d’argent. 


Le naufrage du glyphosate (et de tous les autres poisons et polluants versés à gros bouillons dans les tissus du vivant) n’est qu’une énième illustration du naufrage général de la démocratie représentative et des institutions officielles placés sous transfusion permanente par les lobbys les plus nuisibles.


DÉCULTURATION, MÉPRIS ET HAINE DU VIVANT 

http://planetaryecology.com/le-mepris-et-la-haine-du-vivant/ 










L’Espagne et le Portugal sont frappés par une sécheresse catastrophique




Fleuves presque à sec, incendies meurtriers, agriculteurs désespérés… l’Espagne et le Portugal affrontent une période de sécheresse intense et prolongée, un phénomène qui menace de devenir plus fréquent avec le changement climatique. Depuis trois ans, il pleut moins que la moyenne sur les deux tiers de l’Espagne. Au Portugal, la sécheresse n’a jamais été aussi prolongée, selon les climatologues, et 94% du territoire est désormais classé en «sécheresse extrême». Les agriculteurs sont touchés de plein fouet. 


http://www.parismatch.com/Actu/International/L-Espagne-et-le-Portugal-frappes-par-une-secheresse-historique-1399619













violence et désolidarisation à tous les étages 


Deux ans après l’assaut antiterroriste de Saint-Denis, des habitants de l’immeuble sont à la rue 



Il y a deux ans, ils étaient réveillés par les tirs des forces spéciales, venus déloger les terroristes du 13 novembre. Depuis quelques semaines, cinq anciens habitants ont été priés de quitter l’hôtel où ils étaient hébergés. 


Sur 47 familles (soit 86 personnes), 27 ont été durablement relogées. Pour les autres, la situation est encore précaire. Cinq personnes ont même été remises à la rue, il y a quelques semaines. « Je dors dans une voiture » raconte Norredine Borgane, marocain d’une trentaine d’années : « cela fait quinze jours maintenant, il fait froid, je demande juste un logement pour dormir ».


Laid Messaoudi, 62 ans, dort aussi dans une voiture, depuis des semaines. « Je n’ai pas de papiers et c’est très difficile, il y a le froid, le froid, le froid » lâche-t-il. Selon l’association DAL, la préfète à l’égalité des chances avait promis de régulariser cet algérien de 62 ans, mais sa prise en charge en hébergement d’urgence a pris fin.


« Monsieur a reçu un courrier qui lui explique qu’il n’a pas fait toutes les démarches d’insertion alors on le remet à la rue » dénonce Marie Huiban du DAL : « à 62 ans on lui reproche de ne pas avoir cherché de travail, alors que l’hébergement est inconditionnel ». La mairie et la préfecture indiquent que les cinq personnes dont la prise en charge a pris fin n’ont pas respecté leurs engagements : « absence de contacts avec les services de la Ville ou de l’Etat, non présentation pendant plusieurs semaines à l’hôtel financé par l’Etat » explique la municipalité de Saint-Denis dans un communiqué.


https://www.francebleu.fr/infos/societe/deux-ans-apres-l-assaut-antiterroriste-de-saint-denis-des-habitants-de-l-immeuble-remis-a-la-rue-1510915096




 


 


 





la situation des victimes du déchaînement policier il y aura bientôt 2 ans :

février 2016 



Sans toit, sans leurs affaires, sans aide, sans soins… comment sont traitées les victimes de l’action policière 


Saint-Denis : les Oubliés des attentats

Jeudi 18 février, 3 mois jour pour jour après l’assaut des forces de l’ordre sur leur immeuble où était  retranché Abdelamid Abaoud, le cerveau des attentats de Paris, les habitants du 48 rue de la République à St Denis manifestaient.

Victimes collatérales du terrorisme, ils ont tout perdu suite à cet assaut d’une extrême violence qui aura duré presque 7h. L’immeuble est aujourd’hui inhabitable et sur les 45 ménages qui y vivaient seuls 10 ont été relogés. Pire, ils ne sont toujours pas reconnus comme victimes, et ne peuvent prétendre à aucune indemnisation, ni prise en charge suite au traumatisme subi.

A Saint-Denis, c’est toute la population qui se sent méprisée. Et la colère monte parmi les habitants du 48 qui ressentent cette situation comme une injustice, persuadés que s’ils avaient habités Paris, les choses se seraient passées autrement.

Un reportage de Charlotte Perry

Après l’assaut du Raid, l’État ne répond plus

La plupart des victimes collatérales de l’assaut de Saint-Denis, intervenu il y a deux mois, sont toujours SDF. L’État ne tient pas ses promesses.

Deux mois jour pour jour après l’assaut de Saint-Denis, les 43 familles habitant au 48, rue de la République sont exaspérées. Elles n’ont pu regagner leur immeuble, rendu inhabitable par l’explosion d’un kamikaze et le déluge de feu du Raid visant la planque d’Abdelhamid Abaaoud.


http://www.humanite.fr/apres-lassaut-du-raid-letat-ne-repond-plus-595867 





Attentats du 13 novembre : les secrets de l’assaut du Raid à Saint-Denis 


Deux mois jour pour jour après l’assaut mené par le Raid contre la planque des terroristes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), de nouveaux éléments mettent en lumière les coulisses d’une opération à haut risque. Une réussite opérationnelle — elle a permis de mettre hors d’état de nuire deux des assassins sur le point de repasser à l’action —, mais une intervention décriée. La polémique porte sur trois points principaux. L’intensité des tirs (5 000 cartouches tirées). Le récit effectué à chaud par le patron de l’unité, Jean-Michel Fauvergue. Et les blessures infligées à deux étrangers en situation irrégulière, sans lien avec les terroristes. Ceux-ci n’ont pas été touchés par des balles perdues. Un rapport du Raid de quatre pages, daté du 20 novembre et versé à l’enquête, impute leurs blessures à des tirs de « neutralisation » de snipeurs, visant les bras. (…)















Les trois dernières générations ont à peu près tout ruiné

Bien sûr, cela n’engage pas également la responsabilité de chacun. Certains, malheureusement trop rares, ont même tenté d’arrêter la folie destructrice et de proposer des alternatives. Comme en tous domaines, les lanceurs d’alerte n’ont pas été écoutés, et ça, cela a été le fait de la plupart. Frappés par la malédiction de Cassandre, ils ont même été censurés et rejetés en proportion de l’importance des problèmes soulevés.

Le résultat est à la hauteur de la stupidité dominante…

Nouvelle confirmation avec la dernière étude sur la faune française :

Huit ans après le premier état des lieux, la mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées montre une aggravation de la situation des mammifères dans l’Hexagone : 33 % des espèces terrestres et 32 % des espèces marines apparaissent menacées ou quasi menacées, contre respectivement 23 % et 25 % en 2009.

(…) Des espèces victimes collatérales de lintensification des pratiques agricoles. L’intensification des pratiques agricoles et la transformation des paysages entraînent la perte d’habitats essentiels pour de nombreuses espèces, comme le Putois d’Europe ou le Lapin de garenne, qui pâtissent des remembrements conduisant à la destruction du bocage et des haies.

Lusage important de pesticides affecte également les espèces insectivores en

amenuisant leurs ressources alimentaires : c’est le cas pour des musaraignes

comme la Crocidure leucode ou pour des chauves-souris comme la Pipistrelle

commune. Ces quatre espèces sont aujourd’hui en régression à l’échelle nationale et classées « Quasi menacées » (…)

Les chauves-souris dorénavant confrontées aux mesures de lutte contre le changement climatique :

Jusque-là principalement affectées par l’intensification des pratiques agricoles

et par l’exploitation forestière réduisant l’abondance des vieux arbres, les chauves-souris se trouvent désormais confrontées à des menaces additionnelles. Bon nombre d’espèces sont touchées par les opérations de rénovation et disolation des bâtiments, qui entraînent la disparition de gîtes qu’elles affectionnent. Dans d’autres cas, le développement du secteur éolien est en cause, touchant particulièrement les espèces migratrices, victimes notamment de collisions avec les pales. Parmi les espèces dont la situation s’est dégradée en moins de dix ans, le Molosse de Cestoni est passé de « Préoccupation mineure » à « Quasi menacé » et la Noctule commune de « Quasi menacée » à « Vulnérable » (…)

Menées dans le cadre de la Liste rouge nationale, les évaluations ont été conduites par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Même le lapin de garenne !

Le comble, c’est que, comme avec les moineaux que des « spécialistes » prétendaient en excellente forme il y a tout juste 10 ans (!), il ait fallu des années de comptages minutieux pour arriver au constat de régression générale fait par les observateurs sensibles – les lanceurs de l’alerte écologiste – il y a… plus de quarante ans. Tout le monde n’a pas les qualités du lanceurs d’alerte !

Le comble, c’est aussi que la plupart de ceux qui poussent des cris aujourd’hui n’ont rien épargné pour dénigrer et réduire à l’impuissance ceux qui avaient raison hier. Ce sabotage de l’alerte, surtout quand celle-ci intervient à temps, est systématique.




Là encore, l’affaire de l’amiante parle d’elle-même…













EFFONDREMENT DU VIVANT : une nouvelle alerte



Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète

Un de plus !


Rachel Carson : Silent Spring 1962


Les Provos, les Hippies, la nouvelle gauche écologiste, les mouvements des peuples autochtones : années soixante


Le Jour de la Terre : 1970


La Semaine de la Terre : 1971



Tous les efforts ont été suivis d’une vague de répression, censure, falsification.


C’est l’étouffement des mouvements de la prise de conscience écologiste qui a laissé courir l’ultra-libéralisme capitaliste jusqu’à la création de la catastrophe actuelle. 


En tous domaines, à tous les niveaux, nous constatons les mêmes sabotages de la conscience et des alternatives depuis des dizaines d’années.



Un exemple entre mille dans l’exemplaire lutte contre l’amiante : 

Au coeur d’une alerte sanitaire de 30 ans (dans la fonction publique)


L’alerte, révélateur de tous les dysfonctionnements

La minimisation des compétences du « petit personnel » est une nouvelle nuisance

Sitôt l’épée du lanceur d’alerte au fourreau, les actes irresponsables reprennent de plus belle

La mauvaise foi érigée en méthode de « management« 

Vingt ans après… et quelques années













Le supermarché racheté par les paysans fait le plein 

C’est à Colmar, et c’est un ancien Lidl. On y pratique maintenant la vente directe, ce qui n’existe pas dans les supermarchés classiques. Ce commerce d’avenir est organisé par les paysans qui chaque semaine apportent leurs produits locaux plus variés qu’ailleurs. 

Ils n’ont plus à se soumettre aux conditions de plus en plus restrictives des grandes surfaces qui ne veulent que des « produits calibrés et standardisés ». Ils mettent ainsi sur les étales  une plus grande variétés de produits. Denis Digel cultive 35 sortes de tomates, mais les supermarchés ne « lui en prenaient que deux sortes » !


Les explications (très claires) de Mathilde Golla du Figaro Demain au micro d’Emmanuel Moreau :

https://www.franceinter.fr/emissions/l-esprit-d-initiative/l-esprit-d-initiative-06-novembre-2017


son article papier :

Le supermarché tenu par des agriculteurs en Alsace fait le plein


L’enseigne Cœur Paysan est gérée par 34 fermiers fondateurs qui font le pari de la qualité et fixent eux-mêmes les prix des produits. Ouvert l’an dernier, le magasin réalise ses premiers bénéfices et fait des émules.





un petit rappel d’autres expériences…


Pour se libérer de la grande distribution et restaurer l’économie – la vraie


Les boutiques tenues par des producteurs se multiplient en France. Elles permettent d’échapper à la pression des grandes enseignes et sont soutenus par un engagement militant et des règles éthiques


La boutique paysanne de Nîmes regroupe une quinzaine de producteurs. Miel de garrigue, taureaux de Camargue, pommes du Vigan, confitures de châtaigne, crèmes au lait d’ânesse. Les rayons reflètent la diversité agricole de la région. « Le point de vente est géré par un collectif de producteurs », explique Loïc. Ils fixent les prix, assurent la mise en rayon, tiennent la caisse à tour de rôle. « Nous avons deux règles : c’est toujours un producteur qui vend, et nous ne vendons que ce que nous produisons »

Réseau des boutiques paysannes

Magpro

Locavorium 

Magasin de producteurs

« Pour nous, c’est un système assez souple, peu contraignant, qui nous permet de valoriser au mieux nos produits », explique Chantal, apicultrice. Comme les autres producteurs, elle a choisi de tourner le dos à la grande distribution. La vente directe, sans intermédiaire, permet aux producteurs de mieux se rémunérer. « Pour vendre aux chaînes de supermarchés, il faut produire de grosses quantités de produits standardisés, souligne Loïc. Ça n’est pas du tout adapté à nos fermes, à notre modèle de production. » Pour lui, système de commercialisation et mode de production sont étroitement liés. « La grande distribution favorise les grandes exploitations. Au contraire, les boutiques paysannes permettent de faire vivre des fermes à taille humaine. » Il vend 99 % de ses légumes dans deux magasins de producteurs. (…)


pratiques autoritaires des grandes enseignes










octobre 2017





L’agriculture industrielle s’empoisonne elle-même


Dans la guerre contre la nature et contre les monstres qu’elle a engendré toute seule, elle vient d’accoucher d’un auto-poison : le dicamba. 


Celui-ci est la dernière arme fatale destinée à lutter contre l’Amarante de Palmer qui a été encouragée, véritablement boostée, par l’inondation de glyphosate. Or, le dicamba (également Monsanto) est en effet fatal à tout ce qui vit alentour, y compris les cultures qu’il est censé protéger…







Le projet de nouveau centre commercial cause la perte de ses promoteurs

 

Révolution en Saône et Loire :


les idolâtres des grandes surfaces sont chassés de la mairie de Tournus par les défenseurs des centres villes animés


Un petit rappel : la Saône et Loire est le territoire où il y a la plus grande densité de supermarchés et la plus grande perte d’artisans et de commerçants. Stérilisation des centres villes, désertification des villages, dégradation de la campagne alentour en banlieue, bétonnisation des terres agricoles, destruction des sources, des ruisseaux, de leur nappe phréatique, pollutions diverses et variées… Jusqu’à présent, rien n’arrêtait les promoteurs, leurs élus affiliés et les fonctionnaires détournés. 

Serait-ce l’amorce d’un changement ? 



Un seul tour aura donc suffi pour élire le nouveau maire de Tournus (Sâone-et-Loire). Bertrand Veau, à la tête de la liste citoyenne d’opposition, a obtenu 61,63% des voix. Juste derrière, arrive le maire sortant, Claude Roche avec 23,07% des voix. 

https://www.youtube.com/watch?v=d3l8Sd3AtNk





le site de Tournugeois Vivant qui a mené la lutte

Sur la destruction des campagnes, etc. 

Pour quelques hectares de plus ..la bétonnisation des terres agricoles…

https://www.youtube.com/watch?v=GTA-V9Diu_0












septembre 2017




Samedi 30 septembre

Mairie de Paris Xème : Y a qu’à faucons !

Un super-prédateur pour les oiseaux de Paris

Ecologie et démocratie

Terreur dans l’écosystème affaibli

Déficit d’information et intérêts obscurs

Fermez le ban !



Place du Buisson Saint Louis, 14H. Une petite place plantée d’arbres avec, c’est vrai, de nombreux pigeons bisets. Quelqu’un vient de jeter un paquet de graines. Il est dans le tempo : juste avant l’arrivée des journalistes et des curieux. Sans doute un provocateur.

Un stand annonce la présentation de l’opération peur sur la ville. Donc, malgré les mises en garde et la diffusion d’information, malgré les 18 000 signatures de la pétition à ce moment (presque 20 000 maintenant), la mairie s’obstine. Cela seul est très intéressant et suscite quelques questions.

Arrive un fauconnier avec un seul faucon, mais un faucon gerfaut ! C’est une grande espèce étrangère à la France puisqu’elle ne se rencontre que dans les parties septentrionales de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique.

Un élu du Xème commence un discours pile à l’heure. Il dit participer au conseil de Paris… Voilà qui est très curieux puisque le conseil de Paris a enfin décidé, il y a 1 an, de protéger activement les petits oiseaux, en particulier les moineaux. Ne voit-il pas la contradiction ? Ben non. Il n’y a donc pas encore, chez ces élus, de compréhension de toutes les données du problème. Quand ils pensent pigeons, en tout cas à cet instant, ils oublient que le ciel de Paris est occupé par d’autres espèces que les bisets et que leurs décisions engagent la vie de ces populations dont ils ont la charge (1). Mais, ces gens qui ne tiennent pas compte des avis différents comprennent-ils les autres vies, et le vivant, dans leur démocratie ? Apparemment pas. Pourtant, les autres êtres vivants – chacun et ensemble – s’expriment aussi à leur façon : ils prospèrent ou s’effondrent. L’heure étant à l’effondrement planétaire, nous sommes fixés sur les déficiences des décideurs (2).


L’élu poursuit en répétant plusieurs fois qu’il s’agit d’une opération « atypique, innovante et originale« . Atypique, c’est le moins que l’on puisse dire ! Mais innovante et originale, hélas non. Toutes les autres tentatives similaires de notre connaissance se sont soldées par des pertes irréparables chez les petits passereaux.

C’est au tour du fauconnier qui, comme l’élu, tente de composer avec l’opposition qui s’est levée et affiche à cette heure une très forte participation. Il tente de convaincre en présentant sa méthode et en assurant qu’il n’y aura pas de capture, juste un « effarouchement« . Avec un gerfaut, c’est un euphémisme ! Pas besoin d’être un expert, on voit au premier coup d’oeil que, par rapport à la taille des oiseaux parisiens, il s’agit d’un prédateur aussi exotique que disproportionné. Le gerfaut fait plus de 50cm de la tête à la queue, a une envergure nettement supérieure au mètre et pèse plus d’un kilo (un pigeon biset pèse moins de 300g). Et, s’il a presque la taille d’une buse, il est surtout aussi rapide que le faucon pèlerin et plus puissant. D‘après les fauconniers, il peut tuer des lièvres et précipiter au sol un héron. Sûr que les pigeons seront « effarouchés » et sans doute plus !

Quant aux autres espèces, celles qui sont déjà en très grande difficulté et qu’il faut absolument protéger – comme le dit le Conseil de Paris (!), même s’il n’y a pas de captures elles seront au minimum terrorisées. En effet, bien qu’il ne soit pas trop difficile de l’imaginer, c’est une donnée curieusement négligée : les oiseaux soumis à un stress intense dépérissent et ne se reproduisent plus. 



 

Et le fauconnier d’ajouter à l’attention des critiques, que les pigeons de ce secteur sont tellement nombreux qu’ils ont chassé les autres oiseaux, que donc les moineaux reviendront après la réduction des pigeons. Lâcher des rapaces pour faire revenir les petits passereaux, ça on ne nous l’avait jamais fait !

Or, justement, des habitants nous disent qu’à deux pas de là (200m tout au plus) des moineaux, des mésanges, et même des chardonnerets viennent les visiter. Organiser des meetings aériens avec des faucons est bien la plus mauvaise idée qui soit.

Il y a maintenant beaucoup de simples curieux venus pour voir le faucon, pour profiter du buffet aussi. Leur méconnaissance du sujet est complète. Quand ils apprennent la mise en danger des moineaux et autres petits oiseaux, ils commencent à froncer les sourcils et s’étonnent, car tous se sont aperçus de la raréfaction des moineaux, ou en ont entendu parler, et la déplore.

Il semble qu’il n’y ait pas d’anti-pigeons butés sur « la solution faucons« , ou alors, comme les gens de la municipalité qui se distinguent par leur formation groupée-serrée, comme pour se défendre, c’est qu’ils se tiennent soigneusement à l’écart des discussions informées. Car, comme le laissait présager cette malheureuse initiative menée simultanément avec l’enlèvement du pigeonnier régulateur du Faubourg St Denis (3), la petite troupe de la mairie a une attitude fuyante et refuse tout échange constructif. Curieux spectacle que les organisateurs d’une rencontre conviviale affichant leur fermeture.

La pétition continue :



(1) Et, pourtant, il y a tout juste 1 an, après si longtemps de mauvaises actions, nous avions cru à une prise de conscience :

Opération moineaux : Paris va nous offrir des nichoirs

Ils sont petits, mignons comme tout et leur chant ferait passer Paris pour un petit village de campagne. Mais ils ne seront surtout bientôt plus là. Depuis quelques années, les moineaux fuient progressivement la capitale à la recherche d’un air plus propice.

Et ça, la mairie de la ville ne l’accepte pas. Sur une proposition du groupe écologiste, le Conseil de Paris a décidé, le 4 octobre dernier, d’offrir des nichoirs à moineaux et des arbres aux particuliers, syndicats de copropriétaires et bailleurs disposant d’un jardin. Une mesure qui fait écho au plan de végétalisation de la capitale et qui envisage de multiplier les lieux de nidification pour les moineaux dans les espaces verts. (…)

http://www.hellodemain.com/urbanisme/operation-moineaux-paris-va-nous-offrir-des-nichoirs-266.html



(2) Détail qui paraît largement oublié, et depuis longtemps déjà : le bien commun est l’objet premier de la démocratie.



(3) justement la solution pérenne la plus douce et la plus efficace. Probablement la moins onéreuse aussi – à condition d’être mise en œuvre correctement :

Sur la gabegie du « dépigeonnage« 

Du bon usage des pigeonniers









La nouvelle « connerie » provoque une mobilisation


la pétition

Non au passage d’un fauconnier pour chasser les pigeons à Paris 10ème, du 29 septembre prochain…


samedi 30 septembre : 

la pétition dépasse les 18 000 signatures !





Les oiseaux comme révélateurs d’une démocratie déficiente


Alors que tout s’effondre, les « responsables » aux affaires aggravent la situation


Les mercantis en quête de nouveaux marchés n’épargnent rien. Ni les sources, les ruisseaux et les zones humides, ni les têtes de bassin versant, ni les terres agricoles et les réserves, ni les hommes, ni les animaux.

A la campagne comme en ville, sur la lancée des arrosages d’herbicides, d’insecticides, de fongicides, il y a déjà quelques années que l’on voit progresser l’idéologie du « propre » contre la vie. Et se sont multipliés les gadgets et les perfidies destinées à chasser les oiseaux. « Pare-moineaux » qu’ils disent ! La vie devenue l’ennemie, les immeubles ont été changés en bunkers.

Résultat, les insectes, batraciens, oiseaux s’effondrent. A ce rythme (1), les enfants d’aujourd’hui hériteront d’un no life’s land – avant de succomber à leur tour.

On n’a pas fait assez attention. Ce qui semblait anecdotique est devenu un marché qui répand sa propagande dans les magazines, sur internet, dans les oreilles complaisantes des élus qui reprennent à leur compte les insanités des publicités… Tout y est devenu « sale« , « porteur de maladies« , « nuisible« .

Degré supplémentaire dans l’acharnement à détruire, la mairie du Xème arrondissement de Paris vient d’inventer une opération « peur sur la ville » avec une entreprise de fauconnerie (2). C’est, soi-disant, pour « effaroucher » (!) les pigeons, sans même distinguer les différentes espèces. Mais des rapaces lâchés dans un écosystème très appauvri et très fragile, là où peut paraître seulement un petit faucon de temps en temps, vont évidemment tout ravager, soit en tuant, soit en épouvantant les petits passereaux déjà en très grande précarité…

(1) les oiseaux autochtones ont perdu plus de 60% de leurs effectifs en 20 ans.

(2) http://www.mairie10.paris.fr/…/venez-a-la-rencontre-des-fau…

ce que font les faucons artificiellement installés en ville








De pire en pire dans le Xème


Tandis que circulait l’information sur l’opération rapaces sur la ville pour la dépeupler définitivement de ses oiseaux, le pigeonnier du Faubourg Saint Denis, celui qui figure sur la photo ci-dessus, était enlevé !


L’opération anti-oiseaux et l’enlèvement du pigeonnier vont exactement à l’encontre de la politique affichée de la Ville de Paris et des recommandations – enfin ! – faite après le constat de grave dépopulation. 


Que se passe-t-il dans le Xème ?











En dépit des avertissements,

 

les moineaux sont toujours les victimes

et les mésanges, les merles, les serins, les pouillots… tous les petits oiseaux

 

Une dizaine d’années après la presque extinction des moineaux et autres passereaux sous les faucons importés, 

la mairie parisienne du Xème arrondissement remet ça !




La « connerie » des années 2000


Mai/juin 2006 près de la mairie du Xème, dans une grande cour où les moineaux et beaucoup d’autres trouvaient refuge, bain et nourriture : apparition d’un couple de faucons crécerelle. Jamais observés dans le quartier, ces petits faucons ont pris par surprise tous les petits oiseaux *. Complètement désorientés par cet ennemi inconnu d’eux, ne sachant comment réagir, plus de 20 moineaux ont été capturés devant mes fenêtres pendant la première quinzaine. 

* Les hirondelles ont disparu il y a longtemps, mais les derniers martinets encore présents n’ont pas du tout apprécié la présence des faucons ! Je n’ai pas été témoin d’une capture, mais j’ai vu un vol de martinets poursuivre un crécerelle en fuite éperdue. Qu’avait-il fait auparavant ? Ce qui s’est révélé par la suite, c’est la raréfaction des martinets. Il y a encore 10 ans, ils plongeaient et replongeaient dans les cours et les passages du quartier. Ils pouvaient même rentrer par les fenêtres ouvertes. On n’en voit plus.


Le couple de merles et sa progéniture a été rapidement réduit au seul mâle. Les pouillots et les mésanges ont disparu. En moins une quinzaine de jours, cet îlot urbain qui abritait encore un peu de diversité est devenu un espace de mort. Et tout est devenu silencieux.


Précision d’importance : 

Nous n’avons, à nouveau entendu le chant du merle que longtemps après le retrait des faucons, pendant l’hiver 2016 – 10 ans après ! Ce n’est qu’en 2016, aussi, que sont revenues les mésanges et, je crois, des pouillots (mais fugitivement). On voit là que les « décideurs » ne savent pas ce qu’ils font et que leur « opération d’effarouchement » risque surtout d’avoir les conséquences les plus néfastes sur la biodiversité aviaire du quartier, et pour longtemps.

La population de moineaux n’a dû sa survie qu’à la réaction de quelques habitants qui ont dressé des claustras et des grillages pour empêcher les faucons d’atteindre leurs cibles. Car, dans la ville moderne, même dans ce coin du vieux Paris, il n’y a plus de végétation dense, plus d’anfractuosités, plus de recoins où les oiseaux peuvent se réfugier. Les rapaces se servent comme à un buffet du Club Med.


Très vite aussi, les moineaux se sont adaptés en surveillant constamment les hauteurs d’où surgissaient les faucons et en se réfugiant illico derrière les nouvelles protections. Même leurs plans de vol ont changé de façon spectaculaire !


Fait étonnant, les organisations à vocation ornithologique contactées (LPO, Corif) ne se sont absolument pas intéressées au sort des petits passereaux. Même sur place, une protectrice venue en visite regarda à peine les moineaux présents, juste derrière la vitre, et, les yeux au ciel, demanda : « Où sont les faucons ?« . Bizarrement, la conscience du péril où se trouvaient les populations de moineaux et autres petits passereaux n’avait pas encore gagné ces associations :
« 
Pour ce qui est des populations de moineau à Paris, rien ne prouve qu’elles soient spécialement en déclin.« 
Pour le CORIF,
P P Président, Montreuil, le 16 juin 2006


Quelques années plus tard, nous apprendrons enfin que l’expérience des faucons – donc introduits et protégés (!) – était désignée comme « une connerie » (c’est le cas de le dire) dans les couloirs de la mairie.


Apparemment la « connerie » fait un retour en force !


Au fait, combien de victimes (chez les passereaux) ferait cette opération rapaces si elle est maintenue ?

D’après les observations de 2006 : une trentaine minimum avec 3 rapaces (mais il semble qu’il en soit prévu davantage).




Ce que révèle le vocabulaire employé

« Pour éloigner les pigeons et améliorer le cadre de vie des habitants du quartier du Buisson Saint-Louis, la Mairie du 10e arrondissement et les bailleurs sociaux se sont associés à la fauconnerie Merlyn. »

Comme sur les pistes des aéroports ? N’y aurait-il pas une petite confusion des genres ?

La solution pour la régulation des pigeons est développée depuis des années : les pigeonniers. 

près de la mairie du Xème, le pigeonnier du Faubourg Saint Denis



Les petits faucons et les éperviers ne s’intéressent guère aux pigeons. Je n’ai jamais observé une velléité d’attaque sur des pigeons. D’ailleurs, ceux-ci s’inquiètent à peine de la présence de ces rapaces. Par contre, c’est l’alarme et le ravage dans les populations de moineaux, de mésanges, de merles, etc. !



Alors que les populations d’oiseaux ont brutalement chuté *, l’attitude de la mairie du Xème arrondissement de Paris est irresponsable.

constat du Muséum d’histoire naturel : 65 % des effectifs de nos oiseaux nicheurs de France ont disparu depuis 20 ans

 
Déclin des moineaux et autres passereaux : les aider à survivre http://naufrageplanetaire.blogspot.fr/…/gestion-des-ressour…






 

La mort propre plane sur la ville


« NUISIBLES« … UN VOCABULAIRE D’UN AUTRE ÂGE ET DES « JUSTIFICATIONS » DIRECTEMENT TIRÉES DE LA PROPAGANDE DES ENTREPRISES. 

La mairie serait-elle influencée par ce lobby qui, pour faire des sous, montre le vivant comme un fatras de choses sales propagatrices de maladies redoutables ?

« la prolifération de pigeons dans le quartier et dans certaines résidences de logements sociaux est devenue une nuisance grave pour les habitants en provoquant par exemple des dégâts sur le bâti.

C’est aussi un vrai risque sanitaire pour les habitants du quartier car les pigeons sont porteurs de maladies transmissibles à l’homme telles que la grippe aviaire ou la coccidiose. »


« La Mairie du 10e arrondissement et les bailleurs sociaux Paris Habitat, I3F et Elogie-SIEMP s’engagent pour l’amélioration de votre cadre de vie
et ont choisi de faire appel à la fauconnerie Merlyn, professionnels de l’effarouchement des pigeons et autres nuisibles en ville.(…) » 

http://www.mairie10.paris.fr/…/venez-a-la-rencontre-des-fau…



Et voilà le pigeon des villes*, l’un de nos commensaux depuis des siècles, devenu une peste épouvantable, une source première de la pollution urbaine… Très très curieux. Typique de « la mort propre » qui tend à être imposée partout contre la vie diversifiée. En matière de nuisibilité, de maladies et de pollution, on pensait plutôt à d’autres perturbations autrement plus importantes et, celles-ci, létales. 


* dont le pigeon colombin généralement oublié par les amis des rapaces et les obsessionnels de la lutte contre tous les pigeons bizarrement accusés de tous les maux. 




pigeon colombin




Une dernière touche


« (…) Depuis sa création, il y a 30 ans, nos fauconniers expérimentés ont traités avec succès durablement des sites envahis par des moineaux domestiques. En utilisant des oiseaux de proie de petite taille, il est possible d’intervenir à l’intérieur et l’extérieur pour faire fuir les moineaux.« 


Même avec l’expérience de beaucoup d’actions malveillantes ou simplement irresponsables, on est saisi par tant de nuisibilité ! Ainsi, ceux qui se vantent ainsi ont participé à l’effondrement des populations. Combien d’autres ? Combien d’opérations semblables, et commanditées par qui ? 


Ca, c’est la publicité de la fauconnerie Merlyn qui, donc, s’annonce spécialisée dans l’effarouchement des moineaux domestiques par leurs prédateurs les plus efficaces. C’est cette entreprise remarquablement bien adaptée à son époque qui a été choisie par la mairie du Xème arrondissement de Paris. 

http://www.effarouchement-fauconnerie.com/effarouchement_moineaux.html


On remarque le « traitement » appliqué aux lieux « envahis« … Un langage de militaires parlant de l’ennemi, langage de liquidateur parlant d’une zone contaminée. En ces temps d’effondrement dramatique des populations de moineaux, alors que le Conseil de Paris réfléchit aux moyens d’aider ses administrés ailés, le choix de la mairie du Xème ne pouvait être plus malheureux !


Au fait, le moineau domestique – Passer domesticus – est une espèce protégée…






Pour revenir sur terre :

Le nombre de moineaux de Paris en chute accélérée


Gentrification, retour des éperviers, pollution ?

Paris intra-muros n’abriterait plus que 5.000 à 10.000 couples de piafs, contre plus de 40.000 dans les années soixante

https://www.lesechos.fr/…/0211234066890_le-nombre-de…


Biological annihilation via the ongoing sixth mass extinction signaled by vertebrate population losses and declines
http://www.pnas.org/content/early/2017/07/05/1704949114

Un regard critique sur la politique de la ville vis à vis des oiseaux

http://www.ambassadedespigeons.com/