Bah ! Qu’est-ce qui se passe ? Tu t’es démené comme un diable pour être candidat, tu dis représenter les écologistes et tu tiens un discours lénifiant, le discours d’un type assis, et même rassis, dans un système fort peu éco-logique ! Je veux bien que tu parles pour les écolo-technocrates, les écolo-machinistes, voire les écolo-étriqués, mais il n’y a pas qu’eux dans l’écologisme, ou à côté. Il y a aussi – il y a encore ! – des gens qui n’ont aucune envie de s’abîmer dans l’arrivisme pour substituer au pouvoir usurpé un pouvoir verdâtre tout aussi usurpé. Ces gens-là ne veulent ni « pouvoir » ni « contre-pouvoir » qui « ferait quelque-chose » à la place de… A l’épopée solitaire à laquelle on sacrifie les espoirs des copains et ses désirs profonds, ils préfèrent l’épopée solidaire. Ils veulent faire, agir, vivre avec les autres. Ni dessus ni dessous ! Ils désirent non pas « animer la vie politique » mais ranimer la vie sociale tuée par la mascarade politicienne. C’est pourquoi ils proposent d’expérimenter d’autres modes de fonctionnement ici et maintenant. Tu sens la différence ?

Les citations entre guillemets sont du « meneur«  en question

 

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Lalonde voulait faire de la politique, donc l’écologie a dû faire de la politique.

La concurrence était trop forte dans le militantisme étudiant ou le PSU, par lesquels il est passé, pour qu’il puisse y réussir.

Par contre l’écologie et les écologistes étaient une proie facile puisque ceux qui la pensaient ou la vivaient la trouvaient antagoniste à la politique.

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Raymond est l’auteur de « Ecologistes : parti pris« , paru dans Ecologie n° 347, novembre 1982

L’écologisme a pu longtemps donner l’impression d’être un mouvement désordonné, une « mouvance » disait-on, c’est à dire un lieu… même pas… un ensemble de lieux traversés par des tas de désirs et de révoltes se traduisant par des fonctionnements et des actions différents. N’importe qui pouvait dire ce qu’il avait sur le coeur et prendre une initiative, même si cela n’était pas apprécié par d’autres ; cela n’engageait que les participants. D’expériences en expériences, le mouvement développait des adaptations nouvelles. L’écologisme était alors, il faut bien le dire, un peu anarchisant !

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