Cet article a été publié dans Ecologie n° 394 d’avril 1989, avec « Les spéculateurs rasent le nord de Bornéo« , « Les Philippines saccagées« .

J’y demandais :

« Allons-nous rester là, l’arme au pied, à contempler horrifiés la progression du désastre ?« 

Des dizaines d’années de tentatives, de combats et de tumultes plus tard, la réponse est OUI.

La plupart n’ont pas bougé une oreille. L’instinct de survie n’est plus ce qu’il était. Seuls quelques-uns se sont mobilisés. Mais sans même réussir l’exploit de se parler et de coopérer, tant la pollution des courants militants par le capitalisme du pouvoir avait déjà fait de mal. Je proposais : « Connectons les volontés et les compétences« . Ce fut un fiasco complet ! Toutes mes tentatives de contacts en France sont restées stériles. Il n’y a eu aucune réaction constructive aux différents articles parus dans Ecologie et Silence jusqu’à « Siberut : le développement destructeur » en 1993. Et encore, que de lamentables histoires ensuite !

Pourtant, après l’interminable sommeil des années 1980, il y a eu un frémissement écologiste à cette époque. Aussitôt, la réaction a ressorti les tromblons : Lalonde au gouvernement, Alain Minc, Luc Ferry, le numéro spécial d’ACTUEL sur un fascisme écolo dont j’étais l’une des vedettes. Diffamation, entraves, censures, ostracismes… Tout est, à nouveau, rentré dans l’ordre. Dans l’ordre de la destruction sans limite.

Voilà le résultat à Bornéo (Kalimantan):

 

Continuer la lecture

article écrit en mai/juin 1988, publié en 1989

 

54,28% des téléspectateurs ont pu juger superflue une présence écologiste aux présidentielles…

Le candidat écologiste a recueilli 3,8% des voix… Des voix exprimées ; ce qui n’est pas grand-chose par rapport à l’électorat, surtout pour une candidature qui, à la différence des autres, est censée dépasser les intérêts catégoriels pour tendre vers l’intérêt général.


C’est pas brillant !


Deux hypothèses immédiates :

  • les français ne sont pas/ ne sont plus sensibles aux problèmes écologiques.
  • le langage de ceux qui se réclament de l’écologisme n’intéresse pas grand-monde.

Hamelin par Errol le Cain

Continuer la lecture