PS, Tontonmaniaques, profiteurs de ces dix années de règne, sentent que le vent tourne. Les voilà prêts à tout pour sauver quelques meubles et rester encore un peu au pouvoir, quitte à offrir un peu plus de possibilités au Front National de leur succéder un jour. Pour cela il leur faut absorber ou détruire tout ce qui se situe en dehors du consensus, et les moyens utilisés leur importe peu. C’est le sens des opérations menées en ce moment en direction des Verts. Des Verts qui ne sont pas notre tasse de thé, les lecteurs de CA le savent. Il n’empêche qu’on ne peut accepter qu’un débat politique, voire des polémiques, soient remplacés par des calomnies et des manoeuvres de la pire espèce.

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Depuis les années 30, les producteurs et industriels de l’amiante cherchent à nier ou à minimiser les risques liés à l’utilisation de ce matériau (1). En France, pour faire face à la campagne des années 70 contre l’amiante (2), l’industrie a eu recours à un cabinet de relations publiques parisien, le cabinet Valtat qui s’est spécialisé dans la défense des industries polluantes.

 

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François Jacob dit souvent qu’il y a autant d’imbéciles et de salauds parmi les scientifiques que parmi n’importe quel autre groupe social. Il y a aussi autant de naïfs, pleins de bonne conscience incompétente. A côté d’un certain nombre d’évidences de soutien aux objectifs proclamés de RIO et de vœux pieux d’amélioration des conditions de vie des pays du Sud, l’Appel de Heidelberg utilise le prétexte de la lutte contre l’« écopoésie«  pour apporter un soutien inconditionnel au libéralisme sauvage et à la mainmise du système industriel sur la science et l’éducation. Pas plus que dans l’ordre du jour de Rio, les vrais programmes humains n’y sont évoqués. On y confond délibérément croissance industrielle, augmentation des profits et des PNB avec le développement humain exprimé en termes de satisfaction des besoins élémentaires de subsistance, d’éducation, de culture et de confort. On y assimile, une fois de plus, la recherche de connaissances à buts humanitaires, sanitaires et éducatifs avec la recherche frénétique de production, de gadgets éphémères, inutiles ou dangereux, mais sources d’invraisemblables profits industriels et commerciaux.

 

au-dessous : « L’appel d’Heidelberg, une initiative fumeuse » une analyse parue en 1992, puis la liste des signataires français

 

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