Bien que la critique du TGV, dans son principe même (et non la seule contestation du tracé de ses lignes), ait été le fait de trop peu de citoyens, elle a passé la rampe en surfant sur le mouvement social de l’hiver 1995 (voir Silence n°201, février 1996, page 27). Alors, une commission de réflexion sur le devenir de la SNCF a dû reconnaître les coûts exorbitants de l’installation du TGV par rapport à ceux de la mise en service de trains pendulaires (Pendolino italien, X-2000 helvético-suédois, Talgo pendular espagnol, train canadien Bombardier).

Au plus bas, le prix de construction de la ligne TGV est en effet de 35 millions de francs par kilomètre. Il s’est élevé à une moyenne de 51 millions de francs pour le TGV Nord. 60 millions de francs par kilomètre sont envisagés pour un éventuel TGV Est (30 milliards pour le devis actuel). C’est un réseau d’autant plus coûteux qu’il accueille moins de voyageurs et que seuls les TGV peuvent y circuler : même la nuit, quand les voies sont libres, les trains de marchandises ne peuvent les emprunter.

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Révoltes en Indonésie

Sur le rôle de l’Union Européenne dans la promotion des « biocarburants » et les conséquences écologiques et sociales :
http://ckpp.wetlands.org/
http://news.mongabay.com/2010/0204-palm_oil.html

Qui, dans les structures européennes, a appuyé cette décision ?
Qui aurait approuvé le classement des plantations de palmiers à huile – une authentique désertification – en forêts tropicales ?

Ancienne colonie néerlandaise, abandonnée de tous, en particulier de Bernhard des Pays Bas – un des stratèges de l’offensive capitaliste de la guerre froide et de l’émasculation de la protection de la nature, la Nouvelle-Guinée Occidentale a été agressée et annexée par l’Indonésie en 1961, à peine plus d’une année après la découverte des gisements de cuivre de l’Ertsberg par un géologue de Freeport McMoRan Copper & Gold Inc., la compagnie nord-américaine originaire de Phoenix Arizona qui, depuis l’invasion, ravage, pille et souille les territoires papous.

« (…) L’homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L’arbre dit : « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l’abat et le débite. L’esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et ébranle jusqu’à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l’homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol (…) Comment l’esprit de la terre pourrait-il aimer l’homme blanc ? Partout où il la touche, il laisse une plaie« , citation d’une autochtone de Californie (peuple Wintu) rapporté par Teri McLuhan dans « Pieds nus sur la terre sacrée« 

 

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