Sommaire

 
Chine « atelier du monde », son acculturation, ses productions, la nature de sa « croissance

Grande-Bretagne : haro sur le blaireau

Le gouvernement britannique a déclaré la guerre… au blaireau. Un nouvel effet de l’encéphalopathie spongiforme ?

Bonnets rouges : une manifestation irresponsable indécente et manipulatrice

Espèce de singe !

Le typhon Haiyan, un typhon record ?

Pauvres Bonnets Rouges (de 1675)…

« Eco »… Comme écologiste, ou « écologique » ?

Victimes et résistants de l’air contaminé tentent de vaincre le déni et l’oubli 

Des nouvelles de la bulle…

James Murat voulait mourir au milieu de ses vignes. Elles auront finalement eu sa peau. 

LA SEINE FERMÉE

Contre le projet d’extraction de sable en baie de Lannion !

Bisons, castors et ours reprennent du poil de la bête

Le koala menacé d’extinction

INDONÉSIE Des droits inédits pour les paysans

La vieille ville de Kashgar (Xinjiang) noyée dans le béton
  Continuer la lecture

 

Susilo Bambang Yudhoyono, le général président indonésien qui a gagné ses galons en servant la dictature Suharto

A l’égal de Bashar al Assad, son régime fait tirer sur les manifestants en Papouasie Occidentale, intervenir les forces spéciales de l’armée partout, bombarder et raser les villages, torturer et exécuter.
Depuis plus de quarante ans, écocides, ethnocides, nettoyages ethniques (avec la Transmigration), deux génocides, perdurent ou se succèdent dans les pays dominés par le régime de Djakarta qui relaie tous les désirs des Kissinger et des spéculateurs-destructeurs multinationaux.

 

Qui les protège ?

http://uk.news.yahoo.com/death-toll-hits-217-shelling-syrias-homs-group-005010998.html
http://www.youtube.com/watch?v=hXmL21ONjVg

Bashar al Assad est encore soutenu par la Chine et la Russie. Après le Tibet et la Tchétchénie…comment s’étonner ?
http://syrie.blogs.liberation.fr/homs/

 

 

 

Le régime indonésien est soutenu par les Etats Unis, par l’Australie, par le Japon, par les Pays-Bas, par le Canada, par la France…

 

 

 

 

LE CONSEIL DE SECURITE EST UNE MENACE POUR LA PAIX

14 mars 2012, expression de la résistance à la dictature, le Conseil National syrien réclame une intervention militaire des pays de la Ligue Arabe et occidentaux

 

 

 

Bashar al Assad et son système, cela fait beaucoup de gens insondables, avec une intelligence et une conscience limitées, anesthésiées. Beaucoup beaucoup de gens coupés des autres, de la vie et du monde. Des gens capables de tuer leurs voisins, de les torturer longuement, de tout écrabouiller autour, de dévaster leur propre patrimoine, de détruire leur terre, de détruire la Terre, abrutis au point de se condamner à mort. Encore beaucoup de gens en Syrie aujourd’hui. Beaucoup de gens en Libye il y a peu. Beaucoup de gens au Cambodge hier et en Chine encore aujourd’hui. Beaucoup de gens un peu partout. Beaucoup de gens dans les entreprises de la conquête des marchés, dans les banques de la haute spéculation, dans les officines boursières, dans les partis de la collusion avec le système mortifère, etc. Beaucoup de gens en train de détruire la biosphère sans aucun souci du lendemain. A part l’uniforme, en quoi diffèrent-ils des premiers ?

« (…) avec la liberté, se perd en un coup la vaillance : les gens subiets n’ont point d’allegresse au combat ni d’aspreté ; ils vont au danger quasi comme attachés et tous engourdis par manière d’acquit, et ne sentent point bouillir dans leur coeur l’ardeur de la franchise (…) »
Etienne de la Boétie
Et, aujourd’hui, ils sont innombrables.

 

 

 

Alerte pour sauver le patrimoine d’Alep
http://www.icomos.org/fr/accueil-home/178-english-categories/news/500-icomos-warns-on-aleppo-s-cultural-heritage-2
 

 

 

 

Père et fils à la guerre, où on voit ça ?
(…) A 10 heures, la position était perdue. Depuis deux jours, le commandant Abou Mohammed ne répond plus au téléphone. Dans son dernier message dimanche soir, il confiait seulement : «On a vécu une journée terrible, mais mon fils est toujours vivant.» (…)
http://www.liberation.fr/monde/2012/08/28/pere-et-fils-a-la-guerre-ou-on-voit-ca-pays-de-tares_842445

Sur planetaryecology.com, dossier La révolution arabe

 

 

 

pour mieux comprendre quelle galère nous emporte et en changer le cap 

 

 

 

Chaque jour, de nouveaux sauts quantiques dans la stupidité et l’ignoble
 

 

11 septembre 2013
Albert Jacquard

 

Salut l’ami

En un autre temps, tu aurais été alternatif..
 
 
 
 
 
 
 
La finance en folie nous revient dans la gueule…
Un peu comme un égoût qui,
d’un coup, fait un coude
et revient au WC 
 
 
 
Le grand retournement 
film de Gérard Mordillat
 
C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres.

Adapté d’une pièce de Frédéric Lordon, cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins.
 
Frédéric Lordon : « D’un retournement l’autre – Comédie sérieuse sur la crise financière« , 2011.
Économiste, Frédéric Lordon est notamment l’auteur de Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières (Raison d’agir, 2008), La Crise de trop (Fayard, 2009), Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010).
 
Le choix de l’alexandrin ne doit pas rebuter ceux qui le craignent depuis l’étude scolaire des textes classiques. Il souligne la farce tragi-comique qui nous est servie par les financiers, les politiques, les experts, les journalistes… C’est presque jouissif quand, entraîné par le rythme, on s’essaye à deviner la chute des vers.

Les mécanismes de l’escroquerie globalisée sont habilement démontés et, si l’on ne saisit pas tout, on en apprend davantage. 
Il manque, cependant, un acteur ou plusieurs : celui ou ceux qui représenterait(ent) la coordination supranationale qui, de théorie en stratégie et en manipulation de tous, pilote toute l’affaire. Pas l’ombre d’un représentant de l’une de ces sociétés, de ces clubs et autres cercles élitistes pourtant bien connus des personnages représentés. Même la très française Fondation Saint Simon, relais du néo-capitalisme mondial, est absente. Enfin, elle est là, dans chaque institution représentée, mais le spectateur non averti, s’il l’entend, ne la voit pas. C’est bien dommage car, de ce fait, les banquiers-investisseurs-décideurs du film semblent ballotés par des événements qu’ils ne maîtrisent pas. Dans la réalité, malheureusement, leur maîtrise est bien plus grande et elle s’étend même à ce peuple dont Gérard Mordillat semble attendre beaucoup de conscience et de capacité d’action, voire un « retournement ». On aimerait qu’il en soit ainsi, mais l’effondrement de la pensée critique, de la solidarité, du mouvement social enfin, a depuis longtemps précédé l’effondrement économique.  

Il manque aussi tout un étage à l’analyse, son fondement même : la dimension écologique – l’économie de la nature, comme on disait bien avant qu’économie ne soit réduit qu’aux logiques du profit. Car, bien avant de se traduire par une destruction économique et le pillage de l’argent public, la grande escroquerie a commencé une destruction massive de la biosphère. Cela a été constaté il y a longtemps déjà, bien longtemps avant que ne se réveillent les victimes de la baisse du pouvoir d’achat et du chômage. Il est assez inquiétant que cela n’apparaisse toujours pas. 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=215366.html
Cette corporation est devenue experte
à garder les profits et nous laisser les pertes 
 
 
 
 
 
 
 
Philippe El Shennawy est à bout 
Le harcèlement jusqu’à la destruction 
 
Vous faites un faux pas, vous alertez, vous protestez, vous refusez la soumission, vous vous obstinez à vivre debout… Les voleurs de vie s’acharnent sans jamais se lasser et, génération après génération, ils se multiplient pour vous briser. 
 
La mort sans bourreau
http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Actualite/Emprisonne-Philippe-El-Shennawy-en-appelle-a-Hollande-582454 
 
Philippe El Shennawy est à bout – de nerfs, de forces et d’espoir. Que voit cet homme de 58 ans lorsqu’il regarde dans le rétroviseur? Une arrestation en 1975 pour le braquage, avec prise d’otages, du CIC de l’avenue de Breteuil à Paris ; trente-sept ans passés en prison ; un empilement de condamnations dans son casier judiciaire ; un long combat contre le système pénitentiaire. Un système qui a tout fait pour le broyer à coups de mitard, de camisole chimique, de fouilles à répétition.
Pétition proposée par son comité de soutien :
http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N33971
 
 
Leonard Peltier est aussi enterré vivant depuis 1975 
 
http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?rubrique3
 
http://indiancountrytodaymedianetwork.com/article/cliff-matias-%E2%80%98bring-leonard-peltier-home-2012%E2%80%99-event-nyc-146399
 
 
 
 
 
 
Gaz de schiste : une énergie qui divise
sur ARTE le 29 janvier
http://www.arte.tv/fr/gaz-de-schiste-une-energie-qui-divise/7258938.html
 
 
 
 
 
Les progrès incessants de la shadokisation et de la réification du vivant
Des puces électroniques pour les animaux
 
(…) Demain (2015), avec la « réforme de la voie mâle », le législateur prévoit que les éleveurs de brebis et de chèvres (dans un premier temps) devront obligatoirement se fournir en mâles certifiés issus de centres de sélection. Aujourd’hui, chacun choisit ses reproducteurs en fonction des orientations qu’il souhaite donner à son élevage, maintenant une diversité génétique des troupeaux garante de la bonne santé de nos animaux. Demain, ça ne sera plus le cas…
Toutes ces réformes nous privent de nos libertés d’éleveurs. Elles font de nous de simples opérateurs au service d’un élevage de plus en plus industrialisé. Nous ne sommes pas contre l’utilisation de ces techniques, nous sommes contre leur caractère obligatoire. (…)
Contre le puçage (le site des éleveurs contre)
http://contrelepucage.free.fr/
 
Des bergers refusent de badger leurs moutons et dénoncent l’industrialisation de l’élevage, la main-mise de la globalisation capitaliste, voire la menace génétique
http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/des-bergers-refusent-de-badger-leurs-moutons-28-01-2013-2518193.php
 
Mouton 2.0, la puce à l’oreille (film)
Depuis peu une nou­velle obli­ga­tion oblige les éleveurs ovins à puçer électroniquement leurs bêtes. Ils doi­vent désor­mais mettre une puce RFID, véri­ta­ble petit mou­chard électronique, pour iden­ti­fier leurs ani­maux à la place de l’habi­tuel boucle d’oreille ou du tatouage. Derrière la puce RFID, ses ordi­na­teurs et ses machi­nes il y a tout un monde qui se meurt, celui de la pay­san­ne­rie.
Dans le monde machine, l’animal n’est plus qu’une usine à viande et l’éleveur un simple exé­cu­tant au ser­vice de l’indus­trie. Pourtant cer­tains d’entre eux s’oppo­sent à tout cela …
http://lesinsoumis.org/mouton-2-0-la-puce-a-loreille/
 
 
 
 
C’est Noël !
réification et mépris sont en tête de gondole
La justice ordonne l’euthanasie des deux éléphantes du Parc de la Tête d’or à Lyon
 
Baby et Népal vont mourir: la justice a donné raison vendredi au préfet du Rhône qui a ordonné l’abattage des deux éléphantes potentiellement tuberculeuses du Parc de la Tête d’Or, à Lyon.
 
Le sort de ces deux éléphantes, objet de moult rebondissements, a animé les réseaux sociaux, et une pétition en leur faveur a récemment recueilli plus de 15.000 signatures, leur propriétaire en appelant même à la « grâce présidentielle ».
 
http://www.liberation.fr/depeches/2012/12/21/elephantes-de-lyon-la-justice-donne-raison-au-prefet-qui-a-ordonne-l-euthanasie_869360
Euthanasier les malades plutôt que de les soigner, en voilà une bonne idée pour équilibrer les comptes… Il faut vite généraliser ce principe aux malades de la domination.
 
Rappel d’un slogan du mouvement de 1995 :
 
Euthanasie libre et gratuite pour les technocrates !
 
pétition pour les éléphantes :
 
http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/ville-de-lyon-stoppez-la-d%C3%A9cision-d-euthanasier-les-deux-%C3%A9l%C3%A9phants-baby-et-nepal
 
 

 

 

 

 
Hors sol
Un ministre socialiste n’a jamais cru à la lutte des classes
 
«Je ne crois pas à la lutte des classes, je n’y ai jamais cru. » La phrase prononcée par Jérôme Cahuzac lundi 7 janvier fait déjà date. Elle entretient le fil tenu par une partie des socialistes depuis les années 1990, où l’analyse de la chute du mur de Berlin a conduit certains de leurs dirigeants à proclamer que le capitalisme était la fin de l’histoire. Comme nous reconnaissons à Jérôme Cahuzac son érudition, nous savons qu’il ne prononce pas ces mots à la légère. Il affirme haut et fort, lui aussi, que le capitalisme a gagné et qu’aucune alternative n’y est possible.
http://www.humanite.fr/mot-cle/lutte-des-classes
 
Là encore, en particulier chez les « socialistes », c’est une histoire beaucoup plus ancienne que celle de la chute du mur de Berlin qui explique leurs positions originales : celles de leurs relations intimes avec la machinerie de la globalisation capitaliste depuis, au moins, soixante ans.

 

 

 

 

janvier 2013

L’impérialisme israélien croit encore
Encore des projets de bétonisation de la Cisjordanie ! Et à Jérusalemen-Est, comme de bien entendu. 
http://www.france24.com/fr/20121130-israel-va-lancer-nouvelles-constructions-colonies-represailles-vote-a-onu-palestine-etat-observateur-cisjordanie-abbas

Colonisation : le bras d’honneur à la communauté internationale
http://www.lepoint.fr/monde/colonisation-le-bras-d-honneur-d-israel-a-la-communaute-internationale-03-12-2012-1538092_24.php
Et, avec la création d’un nouveau parti encore plus extrémiste, l’idée que la Palestine serait le berceau de tous les Juifs croît encore… Et de répéter en boucle que la Palestine leur revient par droit divin, qu’il ne sont que de retour chez eux, etc.
Balayant d’un revers 2000 ans d’histoire, les arguments étaient, pour le moins, assez spécieux. Or, après l’histoire (ils seraient les descendants des Khazars), voilà que la génétique les conteste en confirmant l’histoire… 
 
Et si les juifs Askhénases descendaient des Turcs…
Ils seraient issus de clans convertis au VIIIe siècle
http://www.leparisien.fr/espace-premium/culture-loisirs/et-si-les-juifs-ashkenazes-descendaient-des-turcs-24-01-2013-2507345.php

The missing link of Jewish european ancestry : constrasting the Rhineland  and the Khazarian hypotheses
http://gbe.oxfordjournals.org/content/early/2012/12/14/gbe.evs119.abstract
 
 
 
 
 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Encore un grand bond en avant vers l’abîme : 
un accident routier met en lumière le mépris de la vie à la chinoise
 
1.000 chats destinés à être mangés, sauvés par des volontaires
A large truck with over 40 cages, full of up to 1000 cats, was headed to Guangdong to sell the cats to restaurants for slaughter (…)
http://careforchineseanimals.net/2013/01/15/1-14-changsha-cat-rescue/
http://www.bfmtv.com/planete/chine-1-000-chats-destines-a-etre-manges-sauves-volontaires-426520.html
(…) Ces supplices infligés aux chats sont devenus une banalité, en Chine, où la consommation de leur viande n’est pas illégale. Ainsi, près de quatre millions de félins sont tués chaque année pour être mangés.

Comme l’explique le Daily Mail, ils sont généralement parqués par 25 dans des cages jetées dans des camions, qui les emmènent jusqu’aux restaurants où ils sont vendus à peine plus d’un euro les 500 grammes. Ils y attendent parfois quelques jours supplémentaires, à l’agonie, avant d’être tués et servis aux clients.

Elevés par des villageois, dans la campagne chinoise, les chats sont vendus sur les marchés ou à des intermédiaires après avoir atteint l’âge d’un an.
 
 
 
 
Victor Jara la justice du Chili ouvre les yeux
Procès. Huit militaires seront jugés pour l’assassinat en 1973 du chanteur, après le putsch de Pinochet.
http://next.liberation.fr/musique/2013/01/10/victor-jara-la-justice-du-chili-ouvre-les-yeux_873153
http://fr.euronews.com/2013/01/03/chili-arrestation-des-assassins-presumes-du-chanteur-victor-jara/
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2013/01/04/chili-justice-pour-victor-jara-la-justice-est-la-plus-forte.html

 
«On lui fit mettre la main gauche/ sur la table et un officier/ d’un seul coup avec une hache/ les doigts de la gauche a tranché/ d’un autre coup il sectionna/ les doigts de la dextre et Jara/ tomba…»
Dans sa chanson Lettre à Kissinger, le Wallon Julos Beaucarne faisait, en 1975, le récit du supplice du chanteur chilien Victor Jara, dans les jours qui suivirent le coup d’Etat du général Pinochet, le 11 septembre 1973.
http://www.youtube.com/watch?v=U1VxD6boMdg
 
Quarante ans… Et rien n’est encore éclairci, au Chili comme ici. Et Kissinger va probablement mourir dans son lit.
 
 
 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »

Des milliers d’ailerons de requins sur un toit de Hong Kong
http://www.tdg.ch/monde/asie-oceanie/Des-milliers-d-ailerons-de-requins-mis-a-secher-sur-un-toit/story/15444105
http://www.treehugger.com/slideshows/ocean-conservation/shocking-thousands-mutilated-shark-fins-drying-hong-kong-rooftops/
http://www.bbc.co.uk/news/science-environment-20917387
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/19584162
 
 
 
L’Australie sous la chaleur caniculaire et les incendies
Le réchauffement climatique est maintenant officiellement évoqué – enfin.
http://www.bbc.co.uk/news/world-asia-20997139

Mais rien vu, rien entendu sur l’implication des déforestations et écocides massifs en Indonésie, Papouasie colonisée par l’Indonésie, Malaisie, tout le sud-est asiatique soumis aux destructeurs multinationaux, et même en Australie.
Alors, à nouveau sur la relation entre la destruction des écosystèmes denses et le bouleversement climatique :
Planet on fire
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=131:planet-on-fire-el-nino-etc&catid=9&Itemid=470
Le feu à la planète
http://www.planetaryecology.com/administrator/index.php?option=com_content&view=article&layout=edit&id=84
El fuego al planeta
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=164:el-fuego-al-planeta&catid=9&Itemid=470
 
 
 
La pollution automobile prétexte à la stimulation du marché… automobile
C’est la grande idée de la mairie de Paris rose et verte :
interdire la circulation des véhicules de plus de 17 ans, donc juste une partie minoritaire du parc automobile en service et, surtout, essentiellement des véhicules à essence.
Un excellent moyen d’envoyer à la casse – avec prime ! – les collectors de demain (peut-être même d’aujourd’hui) et de forcer à acheter, acheter, acheter, achet…
Et pour les véhicules diesel, les principaux responsables de la pollution actuelle plus dangereuse que celle due aux véhicules à essence ? Rien. Pas d’interdiction, pas de limitation.
Haro sur le lampiste et permis d’empoisonner à la majorité qui consomme n’importe quoi et fait marcher la mégamachine infernale.

Comme avec l’amiante.
Pour en apprendre plus sur les manipulations, les responsables et les complicités (PSA, Grenelle de l’Environnement, Adème…) :
http://aviatechno.free.fr/forum/viewtopic.php?id=590
 
 
 
 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Des pesticides en infusion
(…) tous les échantillons contenaient des résidus d’au moins 3 types de pesticides ou d’herbicides ; au total, 29 résidus différents ont été décelés. Des traces de méthomyl, insecticide dont l’utilisation sur les feuilles de thé est clairement proscrite par le ministère de l’Agriculture, ont été découvertes dans 11 thés. On a trouvé de l’endosulfan, substance également interdite pour les théiers, dans 4 thés.
(…)
Quand nous avons présenté du thé tieguanyin rapporté du Fujian à un marchand de thé pour qu’il le teste, celui-ci a refusé tout net de le goûter, avant de s’expliquer : “La plupart des thés wulong du Fujian sont obtenus en recourant massivement aux engrais chimiques et aux pesticides. En fait, beaucoup de planteurs ne connaissent pas très bien les réglementations et ne savent pas quel produit est interdit, ni comment utiliser les produits phytosanitaires de façon appropriée. Personne n’est là pour les guider, si bien que souvent ils traitent les arbustes au jugé, ou en imitant leurs voisins. Parfois ils n’emploient pas le bon insecticide et, quand ils constatent que les insectes ne sont pas tués, ils augmentent les doses en pensant qu’elles n’étaient pas suffisantes, d’où des problèmes de surdosage. Certains utilisent des produits phytosanitaires particulièrement toxiques, parce qu’ils sont très efficaces et coûtent moins cher.” (…)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/25/des-pesticides-en-infusion
Vingt-neuf pesticides dans le thé des Chinois
 
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/04/24/vingt-neuf-pesticides-dans-le-the-des-chinois_1690225_3244.html
 
 
 
 
en Syrie, l’année s’annonce terrible
C’est une année encore plus sanglante que les précédentes que promettent les premiers jours de 2013, marqués par une intensification des attaques rebelles autour de Damas, la multiplication des raids de l’armée loyaliste, la diffusion de vidéos montrant des scènes de tortures les plus abominables. Alors que la communauté internationale n’arrive toujours pas à s’entendre sur un scénario de sortie de crise, ce sont plus de 60 000 personnes qui ont été tuées depuis la mi-mars 2011, selon un bilan statistique publié hier par l’ONU. (…)
http://www.liberation.fr/monde/2013/01/02/en-syrie-l-annee-s-annonce-terrible_871335

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/12/26/006-syrie-defection-chef-police.shtml
 
Syrie
 un début d’explication à l’étrangeté de la situation
Cette gauche européenne pro-Assad
Au nom de l’anti-impérialisme, elle soutient un dictateur sanguinaire qui a livré le pays au libéralisme économique sauvage.
 http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/18/cette-gauche-europeenne-pro-assad
Pourquoi des hommes et des femmes qui se disent de gauche, démocrates, altermondialistes, défenseurs des peuples opprimés – et que l’on ne peut a priori soupçonner de racisme anti-arabe ni d’islamophobie – s’abaissent-ils jusqu’à soutenir Bachar et son clan ?
(…)
 
Quelle surprise ! Où l’on retrouve encore la logique absurde, le goût pour le totalitarisme, les intérêts dissimulés et les accointances obscures que les alternatifs observent depuis les années 1970
 
 
 
 
 évolution en vue
Une loi pour protéger les lanceurs d’alerte
La présence d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dans les particules des gaz d’échappement des moteurs diesel est préoccupante, car elle soumet les travailleurs exposés à ces fumées à des risques de cancer. » Cette mise en garde n’est pas extraite de l’avis publié en juin, avec fracas, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et selon lequel les émanations des moteurs diesel sont désormais classées « cancérogènes pour l’homme ». Cet avertissement est un peu plus ancien : il est énoncé dans une synthèse de la littérature scientifique, publiée dans la revue Journal of Occupational Medicine il y a… trente-deux ans.
Le savoir scientifique était présent ; il n’a pas été mobilisé. En conséquence, les véhicules diesel représentent aujourd’hui la majeure part du parc automobile français avec, à la clé, un cul-de-sac industriel et un coût important assumé par le système de santé.
Des mesures de protection des lanceurs d’alerte auraient-elles pu, à l’époque, infléchir le cours des choses ? Les avocats de la proposition de loi relative à la création d’une Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement (HAEA) en sont convaincus.
Le savoir scientifique était présent ; il n’a pas été mobilisé. En conséquence, les véhicules diesel représentent aujourd’hui la majeure part du parc automobile français avec, à la clé, un cul-de-sac industriel et un coût important assumé par le système de santé.
Des mesures de protection des lanceurs d’alerte auraient-elles pu, à l’époque, infléchir le cours des choses ? Les avocats de la proposition de loi relative à la création d’une Haute Autorité de l’expertise scientifique et de l’alerte en matière de santé et d’environnement (HAEA) en sont convaincus.  (…)
 

En effet…
 
(…) dans la plupart des accidents industriels et sanitaires, un technicien n’a pas été écouté et les directions ont passé outre. Et si le technicien tape du poing sur la table et fait ce qui doit être fait, il se met en tort et nul ne le défend, surtout pas les syndicats – les autres personnels non plus, le plus souvent. Et tout s’en trouve stérilisé. Et continuent la gabegie, la pollution, les maladies…
 
Légionellose : l’incompétence et la négligence en procès (ci-dessous)
 
 
Et beaucoup d’autres exemples du même tonneau…
Une évolution de la législation serait sans doute une bonne chose. Cependant, avec l’expérience de l’évolution de la législation sur l’amiante, je peux dire que, seule, elle serait très insuffisante. Après la reconnaissance officielle de la dangerosité des amiantes et l’adoption des nouvelles réglementations, la situation ne s’est pas du tout débloquée. Là où je travaillais, les directions énarchiques sont devenues de pire en pire, faisant graduellement monter la pression jusqu’au harcèlement et au déni, et recourant à des subterfuges perfides pour faire semblant de respecter les nouvelles règles sans que rien ne change. Et, dans les campagnes (sans doute en ville aussi), presque tout le monde continue à faire n’importe quoi sans soucis. Pire, l’amiante déposé est maintenant répandu partout pour le soustraire à la fois aux contrôles et aux décharges spécialisées qui sont beaucoup trop chères, et de toute façon inaccessibles à la plupart. Pourquoi une telle gabegie ? Parce qu’il n’y a pas eu d’accompagnement. Parce qu’il n’y a pas de concertation. Parce qu’il n’y pas d’information et d’incitation. Des interdictions, des règles ont été pondues, et puis basta. Plus rien (avec la complicité de tous les acteurs institutionnels). Sur le terrain, on cherche en vain un interlocuteur, une solution, une ouverture. Tout le monde se détourne : les élus, les media, les associatifs. L’absence de sens pratique à la française et la mauvaise volonté évidente sont en train de constituer un très gros stock de victimes pour les 40/50 prochaines années. Au moins. 
Je ne sais pas pourquoi, mais je tiens pour peu probable, cependant, que « le législateur » tienne compte de l’une des données essentielles du problème : la ségrégation sociale qui fragilise souvent les analyses sur l’alerte et la situation de ceux qui la lancent. Moins probable encore qu’il tente d’y porter remède. L’omerta est très forte sur le sujet.
Ségrégation sociale ? En effet, la plupart des lanceurs d’alerte appartiennent évidemment au « peuple d’en bas » et sont catalogués comme « petits personnels ». J’ai entendu maintes fois l’expression dans une institution qui m’a employé et même dans le milieu militant. Et même si l’on n’entend pas prononcer la sentence, on a souvent l’occasion d’en constater l’application sans faille dans l’entreprise comme dans les « associations » dissociées à la française. Dans la France élitiste entravée par les hiérarchies du pouvoir capitalisé, le déni très fort vis à vis des compétences et du travail de la majeure partie de la population fait des ravages. La lutte des castes n’est pas la seule explication, mais elle est pesante et aggrave les autres. Elle est au coeur du problème.
Le pourrissement hiérarchique est tueur de l’empathie et des motivations. Il conduit même beaucoup de gens capables ayant identifié un dysfonctionnement auquel ils pourraient remédier à ne surtout pas intervenir et à ne pas le signaler, sachant que cela ne leur attirerait que des problèmes ou que c’est une hiérarchie incompétente qui en bénéficierait.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/04/sante-une-loi-pour-proteger-les-lanceurs-d-alerte_1770186_3244.html
 

 
 
Contre les magouilles et les détournements de la privatisation de l’eau
Le retour (presque) général à l’auto-organisation municipale
 
L’Appel de Varages
Pour le service public de l’eau potable en France
Appel aux élus et usagers des communes et intercommunalités pour une gestion publique de l’eau potable en France.
Que tous mutualisent leurs expériences et créent les outils pour s’engager ou accompagner ceux et celles qui souhaitent le retour à une gestion publique transparente et démocratique de l’eau potable dans leur commune ou leur intercommunalité. Cette prise de conscience est d’autant plus urgente que la dégradation et la mondialisation de la gestion de l’eau sont coordonnées par lOrganisation Mondiale du Commerce. Le risque est donc que les communes ne puissent plus revenir en gestion publique. L’eau, patrimoine de l’humanité, qui est de la responsabilité des collectivités locales depuis la Révolution française, doit rester un droit et ne peut être gérée selon les règles du marché. La gestion de leau doit être IMPERATIVEMENT exclue de la directive Bolskenstein.
Il faut savoir que 60 % des communes françaises (80 % des usagers) ont délégué la distribution de leau aux trois grands groupes privés.
Et que lorsqu’une société privée gère leau potable dune commune, les usagers paient une facture en moyenne 27 % supérieure à la facture d’une régie publique et jusquà 44 % dans le cadre dune intercommunalité*. Nous ne pouvons plus accepter que ces sociétés d’affermage continuent à afficher des bénéfices importants vis-à-vis d’un service public essentiel pour tous.
Ensemble, faisons la démonstration collectivement que le retour en régie du service public de l’eau est la seule garantie d’une gestion rigoureuse et de qualité, garantissant à tous un accès à l’eau potable.
Nous invitons tous les élus et l’ensemble des citoyens à nous rejoindre dans cette résistance.
LE 14 OCTOBRE 2005.
 
Varages, une grande pionnière
http://www.liberation.fr/terre/2012/12/23/varages-une-grande-pionniere_869668
 
Gestion de l’eau : quand le service public est plus efficace que le business privé
Les vertus d’une gestion publique de l’eau progressent en France. Face au cartel des multinationales de l’eau, des communes urbaines comme rurales préfèrent reprendre la main sur l’or bleu. Élus, militants associatifs, usagers, syndicalistes, réunis au Forum alternatif mondial de l’eau, témoignent de leurs expériences. L’enjeu : servir les usagers plutôt que de rémunérer des actionnaires, préférer une gestion démocratique plutôt que de favoriser le business de quelques-uns. Bref : se réapproprier ce bien commun.
Cartel de l’eau, opacité et corruption
La gestion privée 25 % plus chère
Aider les usagers plutôt que de rémunérer les actionnaires
Gratuité contre marchandisation
Contrôle démocratique de l’eau
Bien commun contre business
http://www.bastamag.net/article2211.html
 

 
Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Le boom économique de la Chine a détruit une grande partie de ses coraux
Le boom économique en Chine a causé, au cours des trente dernières années, une destruction des massifs coralliens autour de la Chine qualifiée de « sinistre » par une étude conjointe australo-chinoise.
« Nous avons découvert que la quantité des coraux a décliné d’au moins 80 % ces trente dernières années sur les massifs côtiers le long de la Chine continentale et autour de l’île de Hainan », indique cette étude, menée par le Centre de recherche australien sur les massifs coralliens et l’Institut d’océanologie de la mer de Chine méridionale. « Autour des atolls et des archipels revendiqués par six pays en mer de Chine méridionale, la surface des massifs a décliné de 60 % à 20 % sur les dix à quinze dernières années », ajoute cette étude, publiée dans le magazine Conservation Biology. (…)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/27/le-boom-economique-de-la-chine-a-detruit-une-grande-partie-de-ses-coraux_1810572_3244.html
 
 
 
Au Vietnam, la corne de rhinocéros se boit en cocktail
 Les nouveaux yuppies, qui raffolent de ce produit, sont responsables d’un boom du braconnage en Afrique du Sud.
 http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/04/au-vietnam-la-corne-de-rhinoceros-se-boit-en-cocktail
 
Rhino horn : Vietnam’s new status symbol heralds conservation nightmare
 Soaring demand among new consumer groups is fuelling an unsustainable rise in wildlife crime and poaching in South Africa

 

50 ans après l’essor du mouvement écologiste, 40 ans après la libération du Vietnam, la culture impérialiste est toujours en plein progrès
 
 
 
 

 

L’Inde en révolte contre la dérégulation, la déstructuration et la ruine économique et sociale ultra-libérales
Après avoir ruiné les commerçants et les artisans, après avoir étranglé les producteurs de chez nous, après l’érosion de la diversité et de la qualité, après les délocalisations vers les pays du travail sous-payé et de la gabegie environnementale et sanitaire, après la désertification des campagnes et de quelques centres urbains, la grande distribution menace l’Inde

Mais… Des millions d’Indiens sont descendus dans la rue le jeudi 20 septembre 2012 pour protester contre les réformes libérales du gouvernement de Manmohan Singh, en particulier l’ouverture du commerce de détail aux géants étrangers de la distribution. Ces changements, perçus comme « antipauvres », les Indiens n’en veulent pas.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Inde-mouvements-sociaux/p-22934-Entre-protectionnisme-liberalisme-croissance-et-crise-les-Indiens-deboussoles.htm
 
 En Grande-Bretagne, à Bristol, les habitants se révoltent contre l’implantation d’un supermarché

 http://www.thisisbristol.co.uk/Hundreds-join-peaceful-protest/story-12766060-detail/story.html

 

La cacophonie mécanique anti-nature, quelles conséquences ?
Paysages sonores en voie de disparition
(…) Avions, motoneiges, voitures, tronçonneuses, tondeuses et autres cacophonies humaines envahissent tous les habitats.

Les dommages infligés aux animaux sont immenses. Si certaines espèces parviennent à s’adapter à la présence humaine, l’immense majorité en est incapable et prend la fuite. Le bruit affaiblirait le système immunitaire des mammifères et des poissons, et réduirait leur résistance aux maladies. Pour preuve, élans et loups souffrent de l’exposition au tintamarre des scooters des neiges. Tout indique que les cétacés, en particulier les baleines, sont durement touchés par le vacarme des bateaux et le bruit mécanique sous l’eau.(…)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/11/paysages-sonores-en-voie-de-disparition
 
La pollution sonore affecte la reproduction des plantes
http://www.zegreenweb.com/sinformer/la-pollution-sonore-affecte-la-reproduction-des-plantes,51277

 

Externalisation de la merde industrielle
L’Indonésie, nouvelle poubelle du monde

En décembre dernier, l’escadre commandée par Muhammad a arraisonné le cargo Arowana Manchester, battant pavillon singapourien, au moment où ce navire était en train de se débarrasser de ses containers remplis de cambouis dans la mer de Batam. L’affaire a été transmise au service d’enquête de la marine nationale, qui s’intéresse actuellement de près au chantier naval appartenant à l’entreprise Sentek Indonesia, à Sagulung, où le navire coupable a fait escale et embarqué sa cargaison.
Selon Muhammad Faisal, écouler le cambouis en haute mer constitue un business très florissant. L’officier estime que pas moins d’une vingtaine de tankers croisent régulièrement dans les eaux de Batam dans le seul but d’y déverser leurs déchets.
http://www.courrierinternational.com/article/2009/03/05/l-indonesie-nouvelle-poubelle-du-monde

 

 

Après tout cela, un peu de fraîcheur… Biggest Teahupoo Ever
 
http://www.youtube.com/watch?v=7woVTuN8k3c
 
Surf session
 
http://www.surfsession.com/
 
Un trésor à sauver coûte que coûte
 
http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/16/un-tresor-a-sauver-coute-que-coute
 
 
SeaShepherd
http://www.seashepherd.fr/
 
http://www.seashepherd.org/
 
 
Salut à Albert Falco
 
http://www.plongeurs.tv/Hommage-a-Albert-Falco-Capitaine-de-la-Calypso-du-Commandant-Cousteau_v209.html
 

 

Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Les entreprises publiques chinoises, plaques tournantes du trafic du bois

La Chine est au centre d’un vaste trafic mondial de bois illégal, qui détruit dans la plus totale impunité des pans entiers de forêts parfois encore intactes. Des organisations non gouvernementales (ONG) telles WWF ou Global Witness, ainsi que des travaux académiques, ont déjà fait le jour sur l’existence de réseaux qui, en Afrique centrale, en Birmanie ou en Russie, par exemple, conduisent vers des cités ou des ports chinois.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/29/les-entreprises-publiques-chinoises-plaques-tournantes-du-trafic-de-bois_1797388_3244.html

 

Pour le mariage pour tous ?

Que tous aient les mêmes droits, quoi de plus logique ? Pourtant, quelque chose devrait éveiller les esprits critiques… Certes pas les différences de goûts, de couleurs et de comportements, comme le prétendent les uniformisateurs « Je n’veux voir qu’une tête » de toutes scléroses. Là encore, ils montrent à quoi se réduit leur sens de la démocratie et leur empathie pour le vivant. Non, c’est ce « droit », ce qu’il représente et ses limites qui gênent aux entournures.

Ne serait-ce pas la première fois, en tout cas depuis bien longtemps, que l’on voit revendiquer PLUS d’administration, PLUS de juridique lourd et onéreux, PLUS d’Etat, PLUS de contrôle social, etc., plutôt qu’un assouplissement des règles du système dominant ?

L’amour sous tutelle administrative serait-il devenu un rêve ?

Chacun comprend le désir de plus de sécurité pour les couples, et de garanties pour que la compagne ou le compagnon ne soit pas dépouillé si l’autre vient à disparaître, etc. Mais pourquoi un simple contrat ne ferait-il pas l’affaire (pour tous) ? Pourquoi ne pas plutôt revendiquer une sécurité accrue, des garanties quelles que soient les circonstances, la reconnaissance du contrat existant entre deux personnes unies, à la rigueur une amélioration du Pacs ?

Pourquoi vouloir en passer par la législation lourde et les fourches caudines étatiques ? Pourquoi un durcissement plutôt qu’un assouplissement ?

Pourquoi vouloir exclure plus encore ceux qui refusent le mariage avec toute sa pesanteur conformiste ?

Cette envie de rentrer dans les rangs de ceux qui marchent au pas ne promet aucune solution aux cas douloureux, comme celui d’Eva Gabrielsson, la compagne de 32 ans de Stieg Larsson, associée à la conception des épisodes de Millenium, qui a été spoliée de tout quand celui-ci est mort. Spoliée par qui ? Par la famille de Larsson, par la loi, par l’Etat. La famille, la loi, l’Etat, trois carcans aujourd’hui enviés par ceux-là mêmes qui, hier, auraient participé à la nouvelle gauche alternative !

Disparition de la pensée critique ? Nullité politique de l’époque ? Mouvement social dans les chaussettes ?

Support à Eva Gabrielsson :
http://www.supporteva.com/fr/

 

Que de monde dans les rangs des défaiseurs !

Défaiseurs de société, défaiseurs de vie, défaiseurs de biosphère… Ils se pressent, se congratulent, se montrent et de présentent aux suffrages, fiers de leur grand oeuvre, à visages découverts.

Et, plus ils nuisent, plus ils conchient le bien commun et leurs commensaux, plus ils détruisent, plus ils plastronnent, se répandent dans les media et revendiquent. Comme gonflés d’importance.

Conscience et honnêteté : zéro.

Curieux qu’ils soient tellement plus nombreux que les résistants à l’agression généralisée.

 

 

 

 

 

Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Parmi ses records de nuisibilité : le broyage des hippocampes
pour, croient-ils, redresser les virilités défaillantes (une obsession chez eux… feraient mieux de s’en prendre au système politique générateur d’inhibition de l’action)

National Institute of Oceanography (of India) breeds endangered yellow seahorses sucessfully
Yellow seahorses have been successfully bred in captivity at Goa-based ocean research laboratory, which will help the aqua farming of this endangered species.
(…)
The NIO website mentions that at least 25 million seahorses are traded annually for traditional Chinese medicine (TCM), as aquarium fish and curios and nearly 77 countries and territories are involved in the seahorse trade. (…)
http://www.deccanherald.com/content/57098/nio-breeds-endangered-yellow-seahorses.html

 

 

Ravi Shankar nous quitte

 

http://www.youtube.com/watch?v=AR-b1CYi5gA&playnext=1&list=PL3C7D5055987DFB64

 

Si proches cousins
(…) Au fil des recherches, le « propre de l’homme » se dérobe sous les pas des éthologues. La bipédie ? Les grands singes peuvent marcher debout, même s’ils ne le font pas souvent. Les outils ? Ils en façonnent pour casser des noix ou atteindre des objets éloignés, même s’ils sont beaucoup moins perfectionnés que les nôtres. Le langage ? Les chimpanzés apprennent aisément les signes des sourds-muets, même s’ils ne les ont pas inventés. Le sens de la justice, de la coopération ou de la réconciliation ? Ces notions sont présentes, même si elles sont beaucoup moins sophistiquées que chez les humains. Le rire ? Frans de Waal affirme avoir déclenché l’hilarité de ses chimpanzés… en se déguisant un jour en léopard. (…)
On est loin, très loin, de l’animal-machine soumis aux contraintes de son environnement dont parlait Descartes. « Il y a, bien sûr, beaucoup de différences entre les hommes et les grands singes, mais il est très difficile, aujourd’hui, de trouver une capacité humaine dont on puisse dire qu’elle est totalement absente du monde des grands singes, note le philosophe Dominique Lestel. (…)
Ces recherches ont durablement brouillé les frontières entre l’Homo sapiens et les grands singes. « Le concept du propre de l’homme est un concept du passé, estime Dominique Lestel. Il est toxique car il insiste sur l’idée de séparation : le but est de rechercher des différences entre l’homme et l’animal afin de placer l’homme dans une catégorie ontologique à part. Il y a, bien sûr, des différences, mais cela ne nous met pas au-dessus des autres espèces. Il faudrait remplacer ce débat essentialiste par une approche plus relationnelle, plus constructiviste. (…)
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/12/13/humain-comme-un-grand-singe_1806112_3246.html

 

 

le 3 septembre 2012
Les animaux en toute conscience
http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=6672052616858194012#editor/target=post;postID=8030625423544642764

 

 

Légionellose : l’incompétence et la négligence en procès
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/le-proces-de-la-legionellose-s-ouvre-au-penal-aujourd-hui
http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/legionellose-de-l-epidemie-mortelle-au-proces-10-12-2012-1936647.php
Qu’est-ce que la légionellose ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gionellose
Incompétence et négligence, au moins.

Dans l’exercice de mon métier, le conditionnement d’air, dans les années 1980 et jusqu’aux années 2000, mes collègues et moi avons eu les plus grandes peines à exercer notre compétence dans ce domaine comme dans les autres relatifs à la santé. Le technicien, pourtant recruté pour cela, est toujours le mal venu quand il intervient et fait des recommandations. On le vérifie dans la plupart des accidents industriels et sanitaires, un technicien n’a pas été écouté et les directions ont passé outre. Et si le technicien tape du poing sur la table et fait ce qui doit être fait, il se met en tort et nul ne le défend, surtout pas les syndicats – les autres personnels non plus, le plus souvent. Et tout s’en trouve stérilisé. Et continuent la gabegie, la pollution, les maladies…

La situation est pourrie, culturellement et structurellement pourrie. Elle est pourrie par un cocktail de confusion entre hiérarchie de compétence et hiérarchie de pouvoir, de défense de prérogatives fantasmées qui se multiplient à chaque étage hiérarchique (prérogatives qui ont toujours le dessus sur la compétence), de mépris insondable pour ceux du dessous (dans l’ordre hiérarchique du pouvoir sans la compétence), de soumission complémentaire, de corruptions variées, et enfin de démobilisation et d’abandon.

 

 

Les chauves-souris aussi font ami-ami
La taille du cerveau et l’intelligence, une relation de plus en plus mise à mal

Malgré leur minuscule cerveau, les murins de Bechstein, une espèce rare de chauve-souris aux immenses oreilles, vivent selon des structures sociales très complexes. De quoi remettre en question l’évolution cognitive de l’homme (…)

Les murins de Bechstein sont capables de développer entre eux de solides liens sociaux, qu’ils maintiennent des années durant. Et cela même s’ils viennent à être temporairement séparés les uns des autres. Une découverte, publiée le 9 février dans les Proceedings of the Royal Society B, qui confirme les observations faites chez d’autres animaux. Mais qui bouleverse aussi une hypothèse récente en éthologie: c’est la complexité des interactions sociales qui aurait induit, au fil de l’évolution, le développement du volume du cerveau des grands mammifères, celui de l’homme en particulier.
(…)
http://www.planetaryecology.com/administrator/index.php?option=com_content&view=article&layout=edit&id=163

 

 

fin novembre 2012
6 mois après la conférence mondiale de Rio, 2 mois après l’ouragan Sandy, la conférence de Doha sur le climat accouche encore d’un pet foireux
Comment pourrait-il en être autrement avec des « représentants » qui représentent avant tout la continuité de la civilisation impérialiste sur les hommes et « la nature » dans sa version la plus dure : le capitalisme ultra-libéral ?
(…) l’augmentation de la fréquence et de la force des catastrophes naturelles, les petites comme celles dont tout le monde parle, obère de plus en plus sur les profits du secteur. Au point parfois de peser fortement sur les cours en bourse. Comme en 2010 année à la fin de laquelle les assureurs ont affiché un déficit global de 108 milliards de dollars, dont 103 attribuables aux catastrophes naturelles climatiques.
En 2011, l’une des années noires de l’assurance contre les aléas naturels, les dégâts se sont montés à 380 milliards de dollars dont au moins 110 ont été remboursés par les assureurs ou les réassureurs. Déjà, de 2001 à 2010, décennie la plus coûteuse de l’histoire de l’assurance, la facture totale s’était élevée à 1023 milliards de dollars de dégats dont 327 milliards à la charge des assureurs. Lesquels expliquent dans leurs analyses statistiques que 43,3 % de leurs remboursements concernaient les cyclones, ouragans et orages et 23 % les inondations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les séismes comptent peu dans le panier des remboursements : 13 % pour cette période 2001-2010. Le reste concerne de plus en plus souvent ceux qui sont liés aux élevages et récoltes touchés par les sécheresses. Une calamité dont l’occurrence est remarquée par les assureurs : aux Etats Unis, leurs remboursements pour 2012 aux agriculteurs et aux sociétés agricoles promettent d’être très importants, cette sécheresse ayant touché 41 Etats.
Au cours de cette même décennie, la France a été la proie de 846 événements climatiques ayant entraîné la mort d’un millier de personnes et ayant coûté 15 milliards de dollars aux assureurs. Pour la simple période de gel inattendu de février 2012, la note des assureurs se monte à 500 millions d’euros. (…)
http://www.politis.fr/Doha-echec-et-ecolos-assureurs,20359.html

 

 

Chine « atelier du monde », ses productions, la nature de sa « croissance »
Après la ruine du Tibet et avant la grande famine et les délires de la « révolution culturelle », les écologistes ont découvert la nature totalitaire du maoïsme au travers de ses destructions écologiques massives, en particulier un massacre national d’oiseaux commandé par le Grand Timonier de la folie. C’était au tout début des années soixante. Aujourd’hui, rien n’a évolué ou seulement en pire, tout y est détruit, même les civilisations chinoises, et le pays est désertifié chaque jour davantage.

Sale temps pour les passereaux et consorts. L’Emberiza aureola, notamment, consommé grillé, sauté ou même cru, en Chine méridionale, est menacé d’extinction.
(…) Il y a une dizaine d’années, dans les campagnes du Guangdong, on apercevait souvent des bruants auréoles se déplaçant par di­zaines de milliers, mais aujourd’hui ils sont devenus très rares. (…)
“Quand les gens mangent des bruants, c’est par dizaine – soit, pour une tablée, une bonne centaine. C’est tout à fait courant (…)
Quand ils formaient un groupe de plusieurs milliers d’oiseaux, les chasseurs lançaient sans bruit leur filet sur la roselière. (…)
“A ce moment-là, on allumait encore un chapelet de pétards. Les oiseaux prenaient peur et cherchaient à s’envoler mais ils étaient pris dans le filet, où plus ils se débattaient, plus les mailles se resserraient sur eux. Beaucoup avaient les ailes cassées !” A l’époque, en une soirée, on pouvait attraper plusieurs milliers d’oiseaux et, à raison de 5 yuans pièce, cela permettait de rapidement “faire fortune” !
(…) Il y a deux ans, Zou Fasheng, chercheur à l’Institut de recherche sur les animaux en péril en Chine méridionale, est allé, avec plusieurs de ses collègues, réaliser des observations sur ces oiseaux dans la municipalité de Sihui (province du Guangdong). Après plusieurs jours d’enquête sur le terrain, ils n’ont rencontré aucun bruant auréole, et les paysans du coin leur ont confié qu’ils n’avaient plus vu ce type d’oiseaux depuis des années.
Le bruant, petit oiseau sur le grill
http://www.courrierinternational.com/article/2012/04/12/le-bruant-petit-oiseau-sur-le-gril 

 

 

 

21 décembre 2012
Mots d’amour… moi l’noeud

« Sans la colonisation, ils seraient encore dans leurs casemates en torchis… »
Une « pied-noir » interrogée sur France Inter ce matin.

En effet ! Rendez-vous compte : « ils » habiteraient dans des maisons en terre… Un habitat auto-construit, économe et parfaitement isolé, protégé l’hiver et frais l’été, adapté aux ressources locales, sain et esthétique, etc.

sur les constructions en terre d’hier et d’aujourd’hui :
http://craterre.org/
http://www.solidarite-afrique.lu/index.php?module=Pagesetter&func=viewpub&tid=3&pid=7
http://www.terre-crue.fr/terre-crue.html

Tant de préjugés absurdes une bonne cinquantaine d’années après…

 

L’hymne à l’amour (moi l’noeud)
http://www.dailymotion.com/video/xew0ex_jacques-dutronc-l-hymne-a-l-amour-m_music#.UNRzufnl0U0

 

 

Toujours dans le même registre (l’art et la manière d’accélérer la chute) :
La banquise fond ? Sus à l’or noir !
 
http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/16/la-banquise-fond-sus-a-l-or-noir

 

Le charbon, 1ère source d’énergie mondiale en 2017 
2017, cinquante ans après l’essor du mouvement écologiste !
Cherchez l’erreur – ou l’accident de parcours…

Tiré par l’immense appétit de la Chine, le charbon devrait d’ici 5 à 10 ans détrôner le pétrole comme première source d’énergie mondiale, a averti mardi l’Agence internationale de l’énergie (AIE)
(…) Comme le résume l’AIE, « le charbon c’est la Chine. La Chine c’est le charbon ». A lui seul, le géant asiatique, qui inaugure les centrales électriques à charbon à tour de bras, a représenté l’an dernier 46,2 % de la consommation mondiale.
Le cap des 50 % devrait être franchi dès 2014, ce qui signifie que la Chine consommera à ce moment là chaque année plus de charbon que tous les autres pays du monde réunis. Mais l’organisation liée à l’OCDE « s’attend à ce que la demande de charbon augmente dans toutes les régions du monde », à l’exception notable des Etats-Unis, où la ruée sur les gaz de schiste s’est traduite par un effondrement des prix du gaz qui a rendu le charbon beaucoup moins compétitif.
(…) En 2017, le monde brûlera en plus l’équivalent de la consommation actuelle de la Russie et des Etats-Unis
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20121218trib000737987/le-charbon-1ere-source-d-energie-mondiale-en-2017-.html
 
 
Indonesia’s coal : local impact – global links
http://www.downtoearth-indonesia.org/story/uk-indonesia-coal-connections

Coal mining is bringing devastation to landscapes and livelihoods in Kalimantan, where a coal-rush is in full swing. Indonesia is now the world’s largest exporter of thermal coal – supplying power stations and generating electricity in India, China Europe and many other countries around the world.
 
http://www.downtoearth-indonesia.org/campaign/coal

http://blogs.ft.com/energy-source/tag/indonesia/#axzz2FWBxENFf

 

Il y a cinquante ans, les écologistes étaient des »catastrophistes »… 
La catastrophe a été réalisée par ceux qui les appelaient ainsi.

 

 

 

Que de monde dans les rangs des défaiseurs !

Défaiseurs de société, défaiseurs de vie, défaiseurs de biosphère… Ils se pressent, se congratulent, se montrent et de présentent aux suffrages, fiers de leur grand oeuvre, à visages découverts.

Et, plus ils nuisent, plus ils conchient le bien commun et leurs commensaux, plus ils plastronnent, se répandent dans les media et revendiquent. Comme gonflés d’importance.

Conscience et honnêteté : zéro.

Curieux qu’ils soient tellement plus nombreux que les résistants à l’agression généralisée.

 

 

Les Philippines toujours saccagées

 

http://fr.sott.net/article/11874-Le-typhon-Bopha-frappe-a-nouveau-les-Philippines-apres-un-premier-passage-meurtrier

Les mines aggravent les dégâts
La vallée de Compostela, dans la région de Davao, est une plaine entourée de collines et de montagnes

(…) la pauvreté perdure car, même si ses habitants vivent de l’extraction à petite échelle des métaux et des minerais, ils n’ont aucun contrôle sur ces activités. Les personnalités importantes, associées aux multinationales, tirent davantage de profits des grandes exploitations minières auxquelles s’opposent depuis longtemps les populations indigènes de la région. La vallée de Compostela est également un important fief de rebelles où se réfugient les leaders autochtones qui ont eu maille à partir avec la loi ou se sont attiré les foudres des milieux politiques, militaires ou économiques, qu’ils accusent de défigurer les terres ancestrales par le soutien qu’ils apportent aux grands projets miniers.

(…) mort de quelque 500 personnes et le déplacement de près de 650 000 habitants, dont les foyers et les commerces ont été enterrés sous les coulées de boue. [Le lien entre l’extraction illégale de minerai, la déforestation et l’étendu des dégâts a pourtant été officiellement reconnu par la direction de l’environnement. (…)

http://www.courrierinternational.com/article/2012/12/13/les-mines-aggravent-les-degats

 

Aux Philippines, l’essor de l’huile palme divise les indigènes

Une trouée dans le brouillard matinal laisse apparaître, en cette fin de novembre, un paysage montagneux quadrillé de points verts à l’espacement régulier, typique des plantations de palmiers à huile. Au pied des arbres, la végétation brûlée trahit l’usage d’herbicides.

La plantation de palmiers à huile, créée en 2005 par Nakeen, filiale du groupe philippin A. Brown, est de taille très modeste (200 ha), mais a suffi à rompre certains équilibres dans cette région isolée du nord de Mindanao (…)

Si la plantation de palmiers à huile à la place d’une forêt déjà exploitée n’est pas considérée aux Philippines comme de la déforestation, l’impact environnemental n’est pas anodin. « L’utilisation de produits chimiques a provoqué un problème de qualité des eaux, déclare Brando Pantaon. Les gens ressentent des démangeaisons quand ils se lavent, et les rizières situées en contrebas sont affectées. »

Les investissements du groupe A. Brown dans l’huile de palme sont sous surveillance. Une mission internationale menée par des ONG au sujet d’un autre projet du groupe philippin dans le nord de Mindanao a conclu, en juin, à l’illégalité des contrats de concession de terres et à des violations des droits de l’homme. Le 3 octobre, un des principaux opposants higaonons au projet, Gilbert Paborada, a été abattu de plusieurs balles.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/28/aux-philippines-l-essor-de-l-huile-de-palme-divise-les-indigenes_1811073_3244.html

 

Philippines: Assassinat du défenseur des droits humains et leader indigène, M. Gilbert Paborada
Le 3 octobre 2012, le défenseur des droits humains, M. Gilbert Paborada, a été abattu par deux hommes armés à Cagayan de Oro.
Gilbert Paborada était président de l’organisation des populations locales indigènes Pangalasag (Bouclier indigène) qui résiste à l’expansion des plantations d’huile de palme à Opol, dans la province de Misamis Orientale. (…)
http://www.frontlinedefenders.org/fr/node/20049

 

Cela fait une bonne trentaine d’années que les Philippines sont dévastées par les multinationales du bois, des mines et des plantations,
une trentaine d’années…
que se succèdent les glissements de terrain et les coulées de boue,
que des villages disparaissent et que les morts humains se comptent par centaines à chaque fois,
que ce saccage contribue à générer des tempêtes de plus en plus « exceptionnelles »,
une trentaine d’années que les résistants sont la cible des pouvoirs corrompus.
(Les Philippines saccagées  Ecologie Infos n°394, avril 1989)

 

à ce propos, ceci expliquant cela…
Le triste sort des « négritos » philippins : squatters dans leur propre pays

Dix ans après l’adoption d’une loi progressiste visant à protéger le droit des 110 ethnies de l’archipel philippin, le bilan est maigre. Ces peuples indigènes vivent dans un profond dénuement, loin du reste de la population.

(…) Le plus gros souci pour les cueilleurs et les commerçants aetas, c’est que le prix qu’ils reçoivent pour leurs produits – bananes, taros et autres – est plus faible que celui proposé aux commerçants non aetas, ce qui explique en partie pourquoi des gens comme Myrna Verde recourent aujourd’hui à la mendicité. “Les intermédiaires nous exploitent parce qu’ils pensent que nous sommes illettrés et idiots”, soupire Mallari.
(…)

un exemple : les Subanens de Siocon, dans la province de Zamboaga del Norte [sur l’île de Mindanao], avaient bien déposé leur demande de reconnaissance de domaine ancestral en 1997 et obtenu un titre de propriété en 2003 ; pourtant, deux ans plus tard, la compagnie canadienne TVI Pacific Inc. a commencé l’exploitation minière du mont Canatuan, un lieu qui est sacré pour les Subanens et doit demeurer inviolé.

TVI est présente dans la province depuis les années 1990. Les Subanens et les petits exploitants miniers l’accusent de déplacer et d’intimider les populations, de ruiner leurs revenus et de détruire l’environnement. “Je ne peux pas retourner chez moi actuellement”, déclare Jose Boy Anoy, 64 ans, un chef autochtone qui a conduit plus de 500 familles subanens à manifester contre la présence de TVI dans la montagne. Il affirme avoir été menacé par des groupes paramilitaires engagés par TVI pour garder la montagne. (…)
http://www.courrierinternational.com/article/2007/12/06/squatters-dans-leur-propre-pays

Les mêmes débilités racistes et le même colonialisme existent en Indonésie, au Brésil, au Guatemala, au Cameroun… Partout, les écosystèmes denses sont ravagés par les industriels du bois, de l’huile de palme, de la canne à sucre, du soja…

Bornéo défigurée par les mines à ciel ouvert
http://www.courrierinternational.com/article/2010/03/04/borneo-defiguree-par-les-mines-a-ciel-ouvert

Le Guatemala sous la coupe de l’agrobusiness 
 http://stophuiledepalme.doomby.com/blog/le-guatemala-sous-la-coupe-de-l-agrobusiness.html

Spoliation des paysans au Cambodge
(…) une entreprise de construction appartenant à Chea Kheng, l’épouse du ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Energie Suy Sem, qui occupe aussi de hautes fonctions au sein de la Croix-Rouge cambodgienne, s’est approprié plus de 500 hectares de terre cultivés par les villageois. Des familles de Lor Peang ont tenté en vain de les récupérer en multipliant les plaintes individuelles et collectives. La plus récente, qui exigeait la restitution par KDC International de moins d’un cinquième de la superficie totale des terres spoliées, a été rejetée par le tribunal provincial au motif que les villageois n’avaient pas les moyens de payer les 8 000 dollars [5 800 euros] de droits de dépôt. (…)
http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/27/lor-peang-un-village-prive-de-ses-hommes

Aux Philippines, au Cambodge, en Indonésie, En Papouasie écrasée par le colonialisme indonésien, au Guatemala… les autochtones sont méprisés et spoliés pour permettre tous les ravages industriels.

Un exemple différent avec des résultats différents :
Au Bhoutan, les villageois gardent les forêts
Le gouvernement confie la gestion des forêts aux communautés rurales. Une politique qui permet de protéger les écosystèmes tout en luttant contre la pauvreté.
Beaucoup de gens ont été déçus de voir le Bhoutan manquer le prestigieux prix Décisions pour l’avenir [décerné par la fondation de bienfaisance Conseil pour l’avenir du monde] qui récompense la politique la plus originale et la plus efficace de protection des forêts. En effet, la candidature du pays dans cette catégorie avait de quoi séduire : un engagement constitutionnel de préservation à long terme d’une couverture boisée d’au moins 60 %, faisant du Bhoutan le pays d’Asie le plus protecteur de ses arbres ; et surtout un projet de gestion communautaire des forêts (le CFM) con­fiant de larges parcelles boisées aux communautés rurales, afin de lutter contre la pauvreté.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/02/16/au-bhoutan-les-villageois-gardent-les-forets

 

 

 

L’acier de Florange – Notre Dame des landes :
plus d’un lien
Un argument massue des avocats de l’abandon est le coût du transport du minerai :
« (…) La direction d’Arcelor soulignait déjà l’impact négatif de la «rupture de charge» pour les sites «continentaux» par opposition aux usines côtières. Il faut décharger le minerai des bateaux, le mettre sur des trains… chaque étape de manutention venant renchérir le prix du produit final dans un marché très tendu. Le coût du transport demeure un des principaux handicaps du site. » (Le Figaro)
Là comme à Notre Dame des Landes, comme au Brésil, comme ailleurs, les stratèges restent aggrippés aux basques des lobbies des technologies dures, énergivores et destructrices, mais tellement profitables pour eux. Là comme ailleurs, les calculs et les projets semblent totalement ignorer les périls climatiques et écologiques planétaires, et de la nécessité, désormais impérative, de la mutation proposée depuis deux à trois générations. 
 

 

Même en brûlant des combustibles fossiles, l’impact total d’un dirigeable sur le changement climatique, selon des chercheurs du Centre Tyndall pour Recherche sur le Changement Climatique, est de 80 à 90 % plus faible que celui d’avion ordinaire
Dirigeables Gros Porteurs – Ecole Supérieure des Transports
En phase de croisière, un dirigeable de même charge utile que les plus gros
 
cargos actuellement en exploitation consommerait environ 2 à 3 fois moins de
 
carburant que ces derniers.
 
 
 
Au dessus d’une certaine charge transportée, nécessitant plusieurs avions alors
 
qu’un seul dirigeable pourrait être utilisé. Le transport par dirigeable serait 3 à 4
 
fois plus écologique qu’un avion en croisière.
 
 
 
Les émissions liées à la phase de montée étant évitées, le dirigeable serait
 
nettement moins consommateur et donc moins émetteur de CO 2 à la tonne.km
 
transportée.
 
 
 

 

Au moment où les « élites » abandonnent les aciers de Lorraine…

Quelques déboires avec la visserie achetée dans l’un des magasins d’outillage les plus réputés :
un petit décalage des orifices des deux plaques à assembler avec une vis à métaux (8,8),
un vissage pour passer la difficulté, comme déjà fait maintes fois par le passé,
pas d’effort particulier prévenant d’un quelconque dégât,
et, à la sortie…
un pas de vis complètement écrasé, laminé par un bien meilleur acier (plus ancien).
En « acier » la vis ? Un acier qui ressemble plutôt à de l’étain ! Hier, on appelait ça de l’acier à ferrer les hannetons. L’acier formule mondialisation des maxi-profits au détriment de tous, depuis les peuples autochtones de l’Amazonie jusqu’aux consommateurs qui élisent des « représentants » qualité mondialisation.

 

 

mode
Les nouveaux ringards
 

 

 

 

 

cinéma
Après Mai
de Olivier Assayas

Le film est long, long, long et on s’en rend compte en cherchant à comprendre ce qui rattache les juvéniles héros à Mai et aux grands mouvements des années soixante et soixante-dix.

Certes, les filles sont nombreuses à porter des robes longues inspirées de la culture hippie, on voit des journaux et des affiches gauchistes, on entend parler de Max Stirner mais on n’a pas le temps de se réveiller et d’en comprendre le sens, on voit une caricature de manif, on capte quelques bribes alternatives perdues au milieu de slogans simplistes, il y a même un zeste d’antinucléaire, une timide évocation du féminisme, et le livre de Simon Leys, « Les habits neufs du président Mao », qui, heureusement, captive un peu le personnage principal… Mais, comme ces jeunes qui ne savent que faire et grappillent de tous côtés en se laissant porter par le premier courant d’air, on flotte on ne sait où en ne trouvant rien de consistant à se mettre sous la dent.

Il y a de la violence aussi soudaine que gratuite qui succède à des longueurs apathiques, sans transition, des filles et des garçons qui se jettent les uns sur les autres, sans motivation, sans gaîté, des fumées et des cocktails bizarres qui circulent pour meubler le temps, jusqu’à la déglingue, de l’ennui, beaucoup beaucoup d’ennui dans cette petite société triste, et guère de cet enthousiasme militant pourtant courant à l’époque. Et puis, il y a la remarquable aisance économique où tous ces jeunes semblent évoluer. A contempler les intérieurs luxueux où gîtent les uns et les autres, on devine vite qu’ils sont tous très éloignés des prolétaires dont ils parlent beaucoup en s’extasiant.

Durant les années évoquées par le film, j’ai croisé quelques garçons et filles comme ceux-là. Aussi inconsistants, aussi fluctuants, aussi adeptes de la fumette avec gros dégâts apparents. Effectuant un salto complet par rapport à leur chère lutte des classes, presque tous sont retournés en courant vers l’argent de la famille, la carrière et le pouvoir servis sur un plateau (un exemple entre mille : Jean-Louis Borloo). Non sans avoir trahi et planté des couteaux dans le dos de ceux qui les avaient accueillis dans un mouvement ou un autre. Ce sont des jeunes mous de ce modèle qui ont servi de troupe manipulable à volonté aux tueurs de la nouvelle gauche alternative.

Apparemment, ils servent encore à cela.

A la réflexion, ce film est beaucoup plus important qu’il n’y paraît au premier abord : il fournit des explications sur les causes de la déliquescence continue que nous vivons depuis. Oui, en fait le film est bon et, s’il paraît ennuyeux, c’est parce qu’il est fidèle à l’histoire de beaucoup de ces révolutionnaires d’opérette qui, après avoir, par intérêt ou par ignorance, étouffé le mouvement de ces années-là, encombrent encore aujourd’hui. 

Toujours à lire et à relire :
Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, Guy Hocquenghem, Albin Michel, 1985
 
« votre réseau contrôle toutes les voies d’accès et refoule les nouveaux, le style que vous imprimez au pouvoir intellectuel que vous exercez enterre tout possible et tout futur. Du haut de la pyramide, amoncellement d’escroqueries et d’impudences, vous déclarez froidement, en écartant ceux qui voudraient regarder par eux-mêmes qu’il n’y a rien à voir et que le morne désert s’étend à l’infini »
 
« Par le reniement au carré, au cube, vous avez édifié une pyramide d’abjurations, sur laquelle vous vous êtes haussés vers le pouvoir et l’argent »
 

un autre bouquin qui n’est pas mal non plus, dans le genre document au premier degré :
Les jours d’après, Lison de Caunes, Jean-Claude Lattès 1980
Le héros sombre qui hante tout le livre pourrait figurer dans le film, comme Borloo dont il est ami d’ailleurs, et comme lui il encombre encore avec la bénédiction de la mégamachine capitaliste. Mais, à la différence de Borloo qui était inconnu de Guy Hocquenghem, celui-ci est épinglé sur le tableau de déshonneur de ceux qui sont passés du col Mao au Rotary 

 

. . . 

 

 

Elimination d’un autre résistant
Assassinat de GilbertPaborada
défenseur des droits humains et leader indigène
aux Philippines

Le 3 octobre 2012, le défenseur des droits humains, M. Gilbert Paborada, a été abattu par deux hommes armés à Cagayan de Oro.
Gilbert Paborada était président de l’organisation des populations locales indigènes Pangalasag (Bouclier indigène) qui résiste à l’expansion des plantations d’huile de palme à Opol, dans la province de Misamis Orientale. (…)
http://www.frontlinedefenders.org/fr/node/20049 

 

 

L’usage du cannabis fait chuter les capacités intellectuelles (bis)
 
Fin août, à l’occasion de la publication des nouveaux résultats d’étude sur la nuisibilité du cannabis, j’ai rappelé que la diffusion de celui-ci devait beaucoup aux services, non pas de « la guerre froide » proprement dite, mais de la guerre plus réelle contre toute résistance à la conquête capitaliste lancée avec la fin de la seconde guerre mondiale.

Un rappel dont la nécessité est soulignée par ce commentaire glané dans Libération du 20 octobre :
« La génération 68, celle qui a voulu inventer un nouveau monde par le militantisme, la drogue ou la musique (…) »
Dans le genre analyse sommaire et embrouillamini déformant l’histoire, il est difficile de faire mieux pour souiller les mouvements sociaux positifs et surtout le mouvement alternatif.

Ce nouveau crachat est l’oeuvre de Bernard Cohen : « La seconde vie de l’icône de Cali » (à propos d’Andrés Caicedo).

Ainsi, le plus grand mouvement révolutionnaire contemporain, celui qui aurait pu éviter le cauchemar actuel, est-il réduit à rien et l’intoxication d’une partie de la jeunesse de l’époque est-elle attribuée une nouvelle fois à des démons intérieurs, et non à l’utilisation de la drogue par le système impérialiste, comme les grands-parents des saboteurs sociaux actuels l’avaient pratiqué avec les guerres de l’opium.

Cohen prend le relai de la désinformation instillée par ce système criminel. Est-ce vraiment étonnant ?

 

 

octobre 2012
La qualité mondialisation
Obsolescence programmée : des progrès incontestables

Installé il y a deux ans, le logiciel libre est déjà dépassé. Il n’est plus capable d’interpréter les nouvelles interfaces qui prolifèrent partout. Mais son actualisation est rendue impossible par l’archivage définitif et sans faille des « mises à jour » ! Il est désormais interdit d’être distrait, de partir en expédition ou en rêverie, de fonctionner à son rythme, de ne pas être fasciné par la mécanique informatique. INTERDIT ! Il faut consommer du nouveau à tout bout de champ.

Et, bien entendu, le dernier logiciel ne peut être installé parce que l’écran n’est plus à la dernière mode. Etc. Le délire consumériste est sans fin. Ah ! Le joli monde totalitaire que nous concoctent les petits génies des nouvelles générations assujetties à la surconsommation et à la vitesse. Signe particulièrement inquiétant : la plupart semblent trouver ça tout à fait normal.

La paire de genouillères de protection était l’unique choix offert par cette grande surface spécialisée attrayante comme une usine où un ami m’avait égaré. Elle a rendu l’âme dès le deuxième jour. Trouvées plus tard dans un vrai magasin, des genouillères plus confortables et construites pour durer étaient à peine plus chères.

Juste déballé, l’ordinateur acheté dans une chaîne de magasins qui fut jadis très réputée pour la qualité de ses services avait une prise secteur défaillante. Mis en service tout de même (pour voir), il s’est révélé beaucoup plus lent que la très vieille bécane qu’il était censé remplacer. De plus, il fallait plusieurs « clics » pour commander une action – pas toujours. Trois anomalies sur un matériel neuf, et il a fallu bagarrer, et menacer des foudres de l’administration de la consommation et des associations, pour obtenir le remboursement auprès de petits jeunes uniformément irresponsables, lents à la comprenette et déplaisants.

Quant au bonordinateur acheté en un autre endroit, sur les conseils d’un ami spécialiste, il donne des signes inquiétants d’épuisement 2 ans ½ après sa mise en service.

Et puis, il y a le four d’une grande marque dont le grill « turbo quartz » qui ne pouvait ni saisir des fromages de chèvre sur canapés ni faire fondre le fromage sur un gratin, et ne faisait que tiédir la peau du poulet même après 1 heure à la broche ! Anomalie de construction (et sans doute de conception) : le thermostat était directement influencé par les quartz et coupait tout au bout de 30 secondes. Il a, cependant, fallu quatre retours du matériel dans les services après-vente du fabriquant (incompétent et menteur) et du vendeur, quelques échanges téléphoniques et cinq lettres pour obtenir le remplacement de la petite merveille, soit la bagatelle de 10 mois sans four, mais avec moult emmerdements.

N’oublions pas le réfrigérateur haut de gamme à l’évaporateur défaillant qui dégivre le congélateur. Et encore : la machine à café de bonne fabrication qui fuit dès le premier usage et perd sa vapeur après réparation. Le fourneau sorti d’usine et livré sur le pas de la porte (débrouillez-vous !) sans même avoir été réglé. Et quelques autres babioles, tels ces chaussons tombés en poussière deux ans après l’achat.

 

 

Nouvelle aventure : cette lampe solaire qu’il a fallu échanger 3 fois avant d’en trouver une bonne (2 d’entre elles avaient un capteur mal construit).

« La croissance », qu’ils psalmodient sans fin… On voit bien de quoi. Destructions apocalyptiques en amont, dans les écosystèmes et les populations exploitées à mort, dégradation de la qualité et escroquerie à l’autre bout. Grande distribution et maxis profits entre les deux.

 

 

Causes perdues
par Bernard Lavilliers
http://www.youtube.com/watch?v=DpEMIhS7zl8″>http://www.youtube.com/watch?v=DpEMIhS7zl8
 
On ne les compte plus.
 

 

La mort d’un tueur économique

Edouard Leclerc vient de mourir. Il fut le protégé d’un certain André Gorz (Michel Bosquet) qui entraîna à sa suite beaucoup d’intellectuels de gauche (?) pour défendre la grande distribution naissante. La pensée du maître fut publiée en 1966 par le journal dirigé par ce dernier, le Nouvel Observateur : « Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer ».

Cette politique visionnaire, qui rassemblait tout le monde exceptés les boulangers et les alternatifs, a été largement réalisée avec l’appui sans faille des gouvernements de gauche et de droite… Surtout de gauche : doublement des grandes surfaces entre 1981 et 1987.
http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/deces-d-edouard-leclerc-pionnier-des-grandes-surfaces-18-09-2012-1507263_264.php »
http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/deces-d-edouard-leclerc-pionnier-des-grandes-surfaces-18-09-2012-1507263_264.php

Ci-dessous en avril 2012 : Le scandale des hypers illégaux
et, en décembre 2011 : Falsification de l’histoire du mouvement social, la légende André Gorz

 

 

Septembre 2012
Occupy Wall Street
Les 800 portraits de Mattew Septimus
« J’ai fait tout ce qu’on m’avait dit pour réussir. J’ai toujours eu les meilleures notes au lycée. Je suis allé à la fac et j’ai obtenu mon diplôme. Aujourd’hui, je ne peux plus payer le remboursement de mon prêt étudiant et je n’arrive pas à trouver du travail. Je vais bientôt être expulsé de mon appartement et je n’ai nulle part où aller. J’ai 42 dollars sur mon compte en banque. JE FAIS PARTIE DES 99 %. »
http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/23/les-800-portraits-de-matthew-septimus »>http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/23/les-800-portraits-de-matthew-septimus
 
 
 
Histoire d’une maladie professionnelle : l’amiante
La marche de l’histoire, émission de Jean Lebrun du 24 septembre sur France Inter
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-histoire-d-une-maladie-professionnelle-l-amiante »
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-histoire-d-une-maladie-professionnelle-l-amiante
La vidéo de Brigitte Bazille contre l’amiante
http://www.videos-environnement.com/sante/non-amiante.php »>http://www.videos-environnement.com/sante/non-amiante.php
 
 

 

A propos de « la rigueur »…
 
Comme en Grèce, en Espagne, en Italie… la rigueur est appliquée surtout aux salaires, aux prestations sociales, aux services publics. Mais les déséquilibres budgétaires et les endettements ont été d’abord réalisés par des dépenses somptuaires dans d’autres domaines. Ils l’ont été, en particulier, par les suréquipements gaspilleurs de tout qui ont été imposés par les grands détourneurs de budgets publics au détriment de la société et de ses écosystèmes.

Autoroutes, centrales nucléaires, TGV… Et puis les téléphones mobiles multi-fonctions pour gogos avec photo, ordinateur, balise Argos, golf miniature… Et la voiture individuelle ! De plus en plus puissante, lourde, consommatrice et chère, comportant – comme les téléphones et d’autres gadgets – des matériaux de plus en plus rares pour l’exploitation desquels des écosystèmes plus rares encore sont passés au scraper en Afrique, en Indonésie, jusqu’au coeur des forêts primaires restantes.
Toujours plus vite, toujours plus destructeur…

Vitesse, puissance, « niveau de vie », luxe… Facilité, « libération de la femme » et du travailleur, ici, et, là, dépendance, asservissement et chômage.

Trop cher aussi ! La voie des technologies dures était dénoncée par les alternatifs. Les alternatifs ne parlaient pas de rigueur. Cela ne correspond pas à la culture inspirée par la connaissance du vivant. Ils proposaient une sobriété inventive et conviviale sur une planète préservée. Intolérable ! Incompatible, surtout, avec la course aux taux de profit. Des ultra-capitalistes aux maoïstes inspirés par la ruine de la Chine, tous les productivistes mécanistes fiers de lutter contre la vie (tous les « anti-nature »), les ont balayés pour laisser la voie libre à tous les détournements et au surendettement en tous domaines. Leur grand oeuvre, avec l’effondrement de la biosphère.
 

 

Le Canada lâche l’amiante 
http://www.thetfordactu.com/2012/10/relance-de-la-mine-lac-damiante-simon-dupere-jette-leponge/ »>http://www.thetfordactu.com/2012/10/relance-de-la-mine-lac-damiante-simon-dupere-jette-leponge/

 

 
 

septembre 2012
Une falsification sans fin
 
Plus le saccage de la biosphère progresse, plus l’écocide est reconnu comme une dimension structurelle du grand capitalisme, et plus la propagande est martelée en maquillant le système destructeur en « vert » et en « durable ». Et plus l’alternative et son histoire sont dissimulées sous les mêmes faux-semblants depuis quarante ans.Car la censure de l’alternative ne suffit pas. Alors, afin de désorienter complètement les nouvelles générations pour prévenir toute résurgence du mouvement social, tout en entretenant l’inhibition de l’action et la dépression collective, ils ne cessent d’allumer de nouveaux contre-feux pour enfoncer une histoire et des idées falsifiées dans la tête de la plupart.
 
L’une des manipulations devenues classiques, tant elle a été répétée depuis longtemps, est la substitution d’agents du système et de beaux esprits fabriqués ou domestiqués, au mouvement social – en l’occurence la nouvelle gauche alternative – que les uns et les autres ont contribué à étouffer jusqu’à ce que mort s’ensuive. Inutile de donner les exemples les plus récents : il y en a toujours de nouveaux, toujours avec le même contenu copié sur les précédents. Chacun peut en connaître plusieurs, et il y en aura demain de nouveaux.
 
L’opération est généralement décorée de l’expression « écologie politique ». Une expression magique depuis 1974, date à laquelle elle n’a pas été inventée mais détournée pour, précisément, détourner l’attention vers les imposteurs professionnels qui ont été substitués aux alternatifs.

Une revue qui réunit plusieurs falsificateurs historiques présente ainsi son récent numéro d’été. Il y est naturellement question d’écologie politique française. Et, sous ce fard, sont une énième fois vantés les mérites de « penseurs précurseurs de ce mouvement politique » sélectionnés par le Ministère de la Vérité. Comme d’habitude, désormais, figure en bonne place Denis de Rougemont. Comment, ce nom ne vous dit pas grand chose ? Vous ne le connaissez pas encore ? Pourtant, on peut dire de lui qu’il a marqué l’époque… Mais pas exactement de façon positive.

La carrière internationale de Denis de Rougemont (1906-1985) doit tout à une famille de l’oligarchie étatsunienne, les Dulles. Dès le début des années 1940, Denis de Rougemont a été adoubé par Allen et John Foster Dulles. Rappelons-nous : John Foster a été Secrétaire d’Etat du président Eisenhower de 1953 à 1959. Après l’OSS – les services de renseignement US, Allen a fait carrière à la CIA dont il a été le premier et le plus durable des directeurs de l’Agence (1953-1961). Les frères Dulles ont été au coeur du gigantesque dispositif de la conquête capitaliste développé à partir de la conférence de Bretton Woods en 1944. C’est pourquoi un auteur a désigné les Dulles comme : « the Cold War’s First Family »
(http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,919380,00.html »>http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,919380,00.html)
C’est sous la protection de ces personnages que Denis de Rougemont est devenu un acteur important des organisations européanistes qui faisaient partie du dispositif de la globalisation mondiale du capitalisme (Mouvement Européen, Centre Européen de la Culture, Ecological Action for Europe, etc.). Elles étaient sous contrôle de l’oligarchie capitaliste, tel l’American Commitee for United Europe (ACUE) ; car, à l’origine de l’Europe néo-capitaliste, il y a les projets géopolitiques des USA, toujours dans le cadre de la conquête mondiale, bien sûr.
 
Entre beaucoup d’autres fonctions et missions, Rougemont a été le premier président du Congrès pour la Liberté de la Culture de 1952 à 1966.
 
En complément de ces activités propagandistes de haut vol, il était à l’origine de deux « collèges invisibles de l’écologisme » (Grinevald) composés d’agents du système mêlés à des militants de la protection de la nature choisis pour leur docilité ou leur arrivisme :
 
Diogène 1970-73 (où l’on trouvait Antoine Waechter, Solange Fernex, Jacques Delors, Roland de Miller, Philippe Lebreton, Robert Hainard, Jean Carlier…)
Ecoropa 1975-199… (Ecological Action for Europe), une autre organisation européaniste baptisée « Club européen des têtes pensantes de l’écologie » avec un remarquable sens de l’humour par RdeMiller… (à peu près les mêmes, plus Edouard Kressmann, Alain Hervé, Edward Goldsmith, Jacques Grinevald, Jacques Ellul, Armand Petitjean, Brice Lalonde, Pierre et Laurent Samuel, Jean-Marie Domenach, René Dumont, Jean-Marie Pelt, Bernard Charbonneau…).
 
Démonstration de l’efficacité de la propagande et de la censure, excepté l’encombrant Jacques Delors, plusieurs de ces bons serviteurs de la machinerie anti-alternative passent depuis pour de remarquables écologistes ! Et quelques-uns feront mine d’y croire. A la veille de sa mort, vingt ans après avoir cautionné la violence perfide exercée contre le mouvement social par la puissance capitaliste, Jacques Ellul n’aura pas peur d’affirmer :
 
« Par conviction spirituelle, je ne suis pas seulement non violent mais je suis pour la non-puissance. Ce n’est sûrement pas une technique efficace. (…) Mais c’est ici qu’intervient pour moi la foi. (…) On ne peut pas créer une société juste avec des moyens injustes. On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d’esclaves. C’est pour moi le centre de ma pensée ». C’est, en effet une question de foi : il suffit d’y croire !
 
Ces officines s’inscrivaient clairement dans le cadre de la « campagne de propagande et de pénétration » à laquelle a pris part le Congrès pour la Liberté de la Culture de Denis de Rougemont (« Désamorcer (…) infiltrer (…) extirper les éléments douteux (…) favoriser l’ascension des leaders convenant à Washington ». Elles personnalisent la réaction anti-alternative qui allait constituer les formations environnementalistes électoralistes intégrées au système dominant.
 
Bien que j’ai connu plusieurs de ces personnes à l’époque où elles participaient à Diogène et à Ecoropa, je n’ai découvert cette histoire que très récemment. « Collèges invisibles », en effet !
 
Sous la plume des falsificateurs de l’histoire du mouvement social, Rougemont passe maintenant pour un acteur de premier plan du « développement du mouvement écologiste ».
 
Depuis que cette formidable machinerie propagandiste s’est emparée de l’enseignement supérieur et des media, l’histoire du mouvement social et des idées est métamorphosée pour correspondre à la grande mystification et étouffer toute nouvelle émergence de l’alternative au tout capitalisme.
 
Rougemont est un des agents de la mégamachine impérialiste qui ont approché les alternatifs pour mieux les éliminer. Sans doute le plus remarquable. Les éloges sur le personnage dans des textes à prétention historique (comme la revue évoquée au début) vous permettront d’apprécier ces papiers à leur juste valeur.
 

 

 
Pétition pour la grâce de Terrance Williams
Titre du Parisien du lundi 10 septembre
Qui est en prison depuis de longues années et menacé d’être prochainement exécuté en Pennsylvanie pour s’être défendu et avoir tué les bourreaux qui abusaient de lui depuis plusieurs années
http://articles.philly.com/2012-09-08/news/33678378_1_sexual-abuse-clemency-petition-child-advocates

Opposition croissante à une exécution de Terrance Williams en Pennsylvanie
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR51/076/2012/fr

 

 

19 septembre 2012
Charlie-Hebdo et la « liberté d’expression »

Il y a 40 ans, grâce à Cavanna qui n’avait pas non plus la langue dans sa poche, Charlie-Hebdo publiait Pierre Fournier, digne représentant de la nouvelle gauche alternative qui faisait grincer les dents des dominants capitalistes en pleine conquête mondiale. C’était juste avant que le mouvement alternatif ne soit balayé par les manipulations et la propagande du Congrès pour la Liberté de la Culture, et la censure généralisée.

Aujourd’hui, cette histoire est toujours censurée. Et, s’il n’était pas mort précocement, Fournier aurait été passé à la trappe comme les autres alternatifs.

Mais, là, nul ne se dresse en invoquant la « liberté d’expression »… Tout le monde semble se foutre d’être roulé dans la farine, ou avoir plus peur de lever le petit doigt que de perdre sa vie à pédaler pour les escrocs.

Pendant ce temps, un Charlie-Hebdo réduit à n’être que « satirique » s’amuse à publier des dessins infantiles pour provoquer gratuitement les fanatiques et, de la sorte, leur donner de l’importance et une audience inespérée.

Chassée de la scène, la « liberté d’expression » se contente des cabinets d’aisance du théâtre. Cela résume le niveau de l’époque.

 

 

Pollution par l’amiante au quotidien
 

 

En dépit de plusieurs dizaines d’années de luttes et d’information, en dépit de l’évolution de la législation depuis 1996, le danger de l’amiante semble totalement ignoré par beaucoup. Sans conscience ou pire : pour faire des économies de bouts de ficelle, par négligeance et irresponsabilité, se croyant peut-être plus forts que tous ceux qui les ont précédés, ils s’exposent et exposent leurs proches aux plus grands risques en exécutant, ou faisant exécuter des travaux sur des matériaux amiantés, sans aucune des précautions indispensables. Là où le problème était insignifiant et facile à résoudre, ils créent une pollution et la dissémine dans l’environnement.

Ici, c’est l’entrepreneur qui fait casser l’amiante-ciment en petits morceaux pour pouvoir le cacher plus aisément dans un trou. Là, c’est le maire du village qui fait déposer le même matériau « par un ami » avant d’en faire on ne sait quoi.

Ils préparent les maladies, les souffrances et les morts de demain. Les exemples abondent dans une France qui est toujours très en retard en matière de sécurité. Et la privatisation de la collecte des déchets agravent le problème : les boîtes privées ne se chargent que de ce qui peut être « valorisé » et leur rapporter. Le reste, le plus important, n’est pas leur problème… Ni celui des collectivités locales démobilisées.
Illustration ci-dessous avec « Amiante à la déchetterie », en juin 2012

Alors, il faut sans cesse rappeler les informations les plus basiques qui – incroyablement – semblent encore ignorées de la plupart, ou ne pas être comprises. Et d’abord :
– tout travail sur un matériau amianté doit être réalisé en observant des règles de sécurité strictes pour se prémunir, et prémunir tous les autres, d’un risque majeur. Car il suffit d’un perçage dans l’amiante-ciment ou d’une dépose de plaques d’amiante réalisés sans les équipements indispensables pour s’exposer au risque de développer un cancer 15, 20, 30 ans plus tard. Il suffit d’une seule imprudence
 

.

Les dangers de l’amiante – La Ligue contre le cancer
L’amiante, en prévenir les risques
(documents pdf)

 

 

 

 

 

8 septembre 2012
« L’huile de palme, nouvel eldorado pour l’Afrique ? »
« Parti d’Afrique à la conquête de l’Asie du Sud-Est au siècle dernier, le palmier à huile fait un retour fracassant sur son continent d’origine. Depuis deux ans, les projets d’investissement dans la production d’huile de palme se multiplient dans la zone intertropicale africaine, au point qu’une conférence continentale est organisée à Accra, au Ghana, mercredi 5 et jeudi 6 septembre, pour permettre aux investisseurs, chercheurs et organismes financeurs d’échanger.
(…) »
…investisseurs, chercheurs et organismes financeurs… Où l’on voit une fois de plus des « chercheurs » en sinistre compagnie, en particulier le CIRAD, « recherche agronomique pour le développement » (sic). Eh oui, toujours ce bon vieux « développement » lancé il y a 64 ans pour faire avaler la globalisation capitaliste et la mise à sac généralisée. Prendraient-ils la violence colonisatrice contre les peuples autochtones, et les ruines écologiques, sociales, culturelles en Indonésie et en Malaisie, pour des exemples à suivre ? Probablement, puisque le journaliste rapporte sans sourciller que tout cela aurait permis de sortir des populations de l’Asie du Sud-Est de la pauvreté… Il est vrai qu’il parle d’Eldorado pour les peuples quand il s’agit de spoliation de tous les biens communs et de développement pour décrire un écocide et un ethnocide massifs.

Remarquons que le seul fait de broder sur le « développement », cela à propos d’une culture d’exportation importée à coups de subventions et d’investissements lourds, renseigne sur la véritable finalité de tout cela.
http://farmlandgrab.org/post/view/20977
Un article très ambigu du Monde – évidemment – qui aborde avec légèreté la spoliation des communaux des autochtones et l’ethnocide, et l’impact catastrophique pour la biodiversité, c’est à dire : pour l’ensemble vivant. Face à ce désastre planétaire, l’auteur s’interroge sur « la difficile moralisation de la filière »… Moralisation ? Quelle moralisation quand on assassine la biosphère, quand il s’agit du plus grand crime de tous les temps ?!

Combien de vies massacrées ?
Quelle construction de sensibilité et d’intelligence anéantie ?
Quelles conséquences pour le climat local et planétaire ?
Quel océan de bêtise et de malfaisance a décidé de cela ?

Alors, rappelons l’essentiel : l’exploitation industrielle de l’huile de palme tue. Elle tue tout pour substituer un désert au foisonnement de la vie. Elle est devenue l’une des principales causes de destruction de la biosphère.
Elle est Un crime contre le vivant
http://www.planetaryecology.com/index.php/component/content/article/92-un-crime-contre-le-vivant-lhuile-de-palme

Cameroun : comment Herakles Farms veut nous faire croire que le développement passe par la destruction de la forêt
http://forets.greenpeace.fr/cameroun-comment-herakles-farm-veut-nous-faire-croire-que-le-developpement-passe-par-la-destruction-de-la-foret
Voir aussi : Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne encore
http://www.planetaryecology.com/index.php/component/content/article/86-ecrasee-depuis-1963-la-papouasie-occidentale-saigne-encore
Le feu a la planete, El Niño, etc.
http://www.planetaryecology.com/index.php/le-feu-a-la-planete-el-nino-et-le-developpement-de-la-terre-brulee

Les crânes sont ceux d’Orang-Outans massacrés, un génocide qui est la conséquence directe de la dévastation de Bornéo – de Sumatra aussi – par les industriels de l’huile de palme
http://goutons-un-monde-meilleur.fr/actualites/les-orangs-outans-premieres-victimes-de-l%E2%80%99huile-de-palme/

 

Voir le site du film Green
http://www.greenthefilm.com/
un film de Patrick Rouxelhttp://www.youtube.com/watch?v=HbYnLoBtXJs

Borneo orangutan survivalhttp://www.orangutans.com.au/Orangutans-Survival-Information/About-Palm-Oil.aspx
Palm oil crisis http://www.cmzoo.org/conservation/palmOilCrisis/
Say no to palm oilhttp://www.saynotopalmoil.com/
The orangutan projecthttp://www.orangutan.org.au/palm-oil
le regard de The Jakarta Posthttp://www.thejakartapost.com/news/2012/09/07/your-letters-the-year-orangutan.html
etc.

Conséquences du bouleversement climatique due aux déforestations industrielles : les feux

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Sumatra_fires_Oct_2006.jpg
http://www.australianpaper.forests.org.au/docs/globalpaper.html
http://news.mongabay.com/2010/1228-indonesia_redd.html
http://www.smh.com.au/environment/conservation/illegal-indonesian-fires-threaten-great-apes-20120704-21hbx.html

 

 

Roms : C’est l’intégration, et non l’exclusion, qui permet d’avancer
http://www.liberation.fr/societe/2012/09/07/roms-c-est-l-integration-et-non-l-exclusion-qui-permettra-d-avancer_844786

 

 

L’usage du cannabis fait chuter la capacité intellectuelle

Qui ne l’avait soupçonné en observant la déstructuration grandissante des consommateurs réguliers, la déconstruction de leur personnalité ?
http://news.doctissimo.fr/Sante/Ados-fumer-regulierement-du-cannabis-abimerait-durablement-le-cerveau-28616
Cannabis : le QI en fumée
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/09/06/le-qi-en-fumee_1756723_1650684.html

C’est le moment de se souvenir que l’usage du cannabis et d’autres drogues a joué un grand rôle dans l’effondrement du mouvement alternatif des années soixante et la suite – la nouvelle gauche…
The FBI secret conterintelligence program against the New Left antiwar movement
http://books.google.fr/books?id=APPutDJ7yaYC&pg=PA15&lpg=PA15&dq=new-left++drug+FBI&source=bl&ots=szvIegqOx-&sig=xUNwCA-7fQTB1zUZfY_DeTwNgHE&hl=en&redir_esc=y#v=onepage&q=new-left%20%20drug%20FBI&f=false
Counterintelligence Program Internal Security
Disruption of the New Left (Cointelpro)
http://www.namebase.org/foia/fbi01.html
http://en.wikipedia.org/wiki/COINTELPRO
War at home
http://www.thirdworldtraveler.com/Third_World_US/COINTELPRO60s_WAH.html

En France aussi, la diffusion de la fumette et d’autres fantaisies vaporeuses diminuant les capacités d’éveil, de curiosité pour les autres et le monde, de compréhension et de réaction ont été employées pour fabriquer des zombies. J’ai moi-même vu des compagnons se désolidariser (autre symptôme de l’addiction) pour faire ami-ami avec leurs fournisseurs, comme par hasard des entristes ennemis de l’alternative. On ne pouvait plus faire une société avec eux. Ainsi, l’organisation de la pénétration de ces drogues dans le mouvement alternatif a complété les stratégies d’élimination des acteurs du mouvement et créé la confusion dans la plupart des esprits, tant chez les consommateurs que chez les spectateurs qui allaient faire l’amalgame entre joint et alternative ! Illustration avec une chanson récente de Souchon :
« (…) On mêlait des herbes ascensionnelles
Et du haut de ces cerfs-volants riants
On voyait le vieux monde s’en allant
Et venir à nous ces nouveautés
La paix, l’amour et la liberté
Oh oh oh rêveur, on était rêveur (…) » (Rêveur 2008)
Il ne semble pas inutile de rappeler que le mouvement alternatif n’était pas à proprement parler « rêveur ». En fait de rêve, nous étions hantés par le cauchemar de l’utopie ultra-capitaliste qui avait commencé le saccage de la biosphère.

A Souchon, je préfère Béranger :
Alternative
http://www.youtube.com/watch?v=Be9iHfXt9go

On peut se demander si la très grande extension de ces consommations et leurs dégâts massifs faisaient aussi partie du plan – du plan pour éradiquer toute résistance à l’installation du capitalisme ultra en effondrant durablement le niveau général, donc les dynamiques de l’intelligence collective et la réactivité aux agressions programmées. Vu l’aplatissement apathique depuis…

 

 

Plus sur Goldman Sachs, parfaite illustration de la globalisation capitaliste contre laquelle s’était dressé le mouvement alternatif
dans L’humeur vagabonde, France Inter

Fondée en 1868, la Banque Goldman Sachs n’avait jamais fait parler d’elle qu’en termes flatteurs jusque dans les années 90. Employant 30 000 personnes sur cinq continents, affichant 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France, cet empire financier fut jusque là le saint des saints pour tous les surdoués qui voulaient faire carrière à Wall Street. Son entrée en Bourse en 1999 –réalisée par Henry Paulson, qui deviendra sept ans plus tard secrétaire d’état au Trésor de Georges W.Bush- marqua le début de sa transformation en machine à faire des bénéfices à n’importe quel prix, du moment que ce prix est supporté par les autres.
http://www.franceinter.fr/emission-l-humeur-vagabonde-marc-roche-et-jerome-fritel-goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde-
en complément :
http://www.youtube.com/watch?v=6TmeWng2DO0
Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde
mardi 4 septembre sur ARTE
http://www.arte.tv/fr/Goldman-Sachs–la-banque-qui-dirige-le-monde/6891612.html
Le monde selon Goldman Sachs
http://www.capatv.com/?p=17355

Ni les promoteurs, ni les exécutants enthousiastes n’ont été inquiétés. Ils continuent à prospérer tranquilles au détriment de tous et de la planète. Mieux, certains ont été promu à « la bonne gouvernance ». Impunité totale pour les escrocs et les tueurs économiques dans l’ordre anti-nature.

 

 

C’est un enfant humain qui a tiré sur Snug pour le tuer, pour s’amuser, avec le gun offert par ses parents

Cela s’est passé aux Etats Unis quelques mois avant la tuerie de Newtown.
Aux Etats Unis, il se vent des guns spécialement conçus pour les enfants : des baby guns
 
 

 

3 septembre 2012
Les animaux en toute conscience

Par Pierre Jouventin éthologiste, directeur de recherche au CNRS (1) et David Chauvet juriste (2)

Darwin affirmait, il y a cent cinquante ans, qu’il n’y a pas une différence de nature mais de degré entre l’homme et les autres espèces animales. Pourtant, il y a encore quelques décennies, parler chez l’animal de conscience, c’est-à-dire des états supérieurs de l’activité intellectuelle, eût été inconcevable dans les milieux scientifiques. Il y régnait un climat de «mentaphobie» dénoncé par Donald Griffin, fondateur de l’éthologie cognitive. Ce temps semble définitivement révolu. A l’issue d’un congrès à l’université de Cambridge sur le sujet, des scientifiques internationaux renommés, dont Stephen Hawking, ont signé le 7 juillet une Déclaration de conscience des animaux (3), dont la conclusion est que «les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques qui produisent la conscience. Les animaux non humains, soit tous les mammifères, les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, comme les poulpes, possèdent aussi ces substrats neurologiques».
Le néocortex n’est donc plus considéré comme indispensable pour penser finement. Dès 1920, on a démontré que les abeilles utilisent des concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères. Or les insectes ne possèdent pas de cerveau mais des ganglions nerveux, de même que le poulpe, mollusque de génie ! Ces vingt dernières années, une avalanche de découvertes nous a réconciliés avec le règne animal dont nous nous croyions si éloignés. Les éléphants coopèrent pour trouver des solutions. Les rats estiment plus urgent de délivrer leurs congénères enfermés que de déguster des friandises. Les chimpanzés apprennent à leurs jeunes à fabriquer et à utiliser des outils pour casser des noix. Les grands singes, les dauphins, les cochons, les éléphants et même les pies se reconnaissent dans un miroir, test classique de la conscience de soi que les enfants ne réussissent pas avant 18 mois. Mais les implications ne sont pas uniquement scientifiques. Elles sont aussi éthiques, juridiques et politiques. Pourrons-nous continuer de traiter les animaux comme des choses ? Pendant la canicule, les images de ces hangars où s’entassaient les cadavres d’animaux avaient de quoi couper l’appétit de ceux qui ont un cœur en plus d’un estomac.
Notre code civil témoigne de cette chosification de l’animal, qu’il qualifie archaïquement de bien meuble (article 528) quand, en Allemagne ou en Suisse, les animaux sont expressément distingués des choses. Opposés à la reconnaissance juridique de la sensibilité des animaux, les lobbies de la chasse et de l’élevage ont obtenu lors du quinquennat précédent la mise à l’écart de toute réforme en la matière. Bref, en France, les animaux ne pensent pas parce que les chasseurs votent.

(1) Auteur de «Kamala, une louve dans ma famille», Flammarion, 2012.
(2) Auteur de «la Personnalité juridique des animaux jugés au Moyen Age», l’Harmattan, 2012.
(3) http://io9.com/5937356/prominent-scientists-sign-declaration-that-animals-have-conscious-awareness-just-like-us.(1)

 

… Et Darwin a souligné aussi que la culture ne s’oppose pas à la nature, elle en est une production – sauf la culture impérialiste « anti-nature » qui prévaut aujourd’hui.

Alors, fini la dictature mécaniste de la quantité de matière grise – même inerte – et de la station debout ?

Le réveil de l’intelligence sensible qui a fait frissonner la planète dans les années 1960-1970 n’a donc pas été totalement effacé. Dans les années soixante, hors les courants du mouvement alternatif, évoquer notre proximité avec les autres espèces et notre appartenance à l’ensemble vivant provoquait souvent des réactions irrationnelles. J’ai souvenir d’un sorbonnard révulsé par cette évidence nouvelle pour lui. Il ne jurait que par Descartes et avait totalement raté Darwin et l’écologie ! Malgré tout, nous avons tout de même progressé.

 

 

L’Espagne en cendres…, un pays qui se consume
par Michel Tarrier
https://mail.google.com/mail/u/0/?hl=fr&shva=1#inbox/139879292e136d3d

Victime d’un capitalisme tout feu tout flamme, ruiné par sa bulle touristico-immobilière et ses équipements pharaoniques, après avoir tant consommé le pays se consume. Faire vivre des millions de touristes en marge d’écosystèmes fragiles et fragilisés ne pouvait que finir par un barbecue géant. 6 millions de chômeurs sur un pays calciné… Combien de banksters, d’aménageurs et de décideurs véreux mais vénérés devraient être traînés devant des tribunaux inexistants ? Au lieu de cela, une fois de plus, les subventions européennes vont pleuvoir.
 
En ces mois caniculaires et vacanciers, l’Espagne n’a cessé de flamber. Crise économique ? Oh non, il n’y a pas que l’économie qui flambe ! Je sais que l’Espagne n’a pas l’apanage des feux de forêts, ou de ce qui reste du couvert forestier (parce que depuis le temps que ça crame, le feu devrait déjà être éradiqué…), mais si je vous parle de l’Espagne embrasée, c’est parce que les écosystèmes qui partent en fumée, le Vivant dans la fournaise, voire l’habitant en méchoui , cela se passe devant ma porte.

Une seule et unique question vaut la peine d’être posée, parce que tout a déjà été dit, radoté, tous les boucs émissaires et faux pyromanes ont été arrêtés, même avant la moindre flamme… Ici non plus, il n’y a jamais de fumée sans feu. L’ensemble est parfaitement orchestré, réglé, ficelé d’avance. Reste la question qui est : pourquoi ?

Et la seule empathie qui vaille la peine  ne concerne ni la pauvre dame qui a perdu sa maison, ni le pauvre pompier qui a perdu la vie, tout cela fait l’évènement des médias et booste l’audience des spots publicitaires ; la seule empathie que je revendique est à l’endroit des espaces et des espèces, des écosystèmes et des animaux, tout particulièrement des animaux, y compris les animalcules, grillés, braisés, cuits. Ce sont là les vrais innocents et c’est finalement la seule injustice. Car nous et nos élus, sombres escrocs, nous méritons cet enfer, et nous en redemandons encore. On peut quand même rêver d’une prochaine incidence en baisse des vacances pyromanes avec ces 25 millions de chômeurs européens qui risquent bien de rester cloués dans leurs clapiers ignifuges.

Les médias n’en parlent jamais, les gens se fichent pas mal du sort animal et oublient même leur chat ou leur chien dans leur fuite, encore davantage s’il s’agit du sauvage, du naturel, des espèces dont c’est pourtant le territoire propre et dont nous occupons indûment, je dirais honteusement, les niches écologiques avec notre anthropie outrancière, imbécile et destructrice.

Destructrice y compris pour nous, éternels apprentis sorciers, toujours et seulement inspirés par le supposé lucre qui engendre cette situation intenable d’une surpopulation d’inspiration récréative et vacancière mitoyenne à des paysages fragiles et fragilisés, notamment en systèmes plutôt arides, victimes de la sempiternelle ruée capitaliste vers le soleil. Fric, baise, bouffe, bruit, soleil…

Et c’est là la vraie question de ces incendies : pourquoi ça brûle ? Parce que c’est sec ? Bien sûr que non, ou pas seulement, ou pas dans une telle démesure ! L’absence de pluie a bon dos pour les gros décideurs et aménageurs, orchestrateurs de cet incommensurable et sempiternel rite estival crématoire.

Ça brûle parce que depuis quelques décennies, depuis qu’il est de rigueur de piquer un maximum de flouze à des foules (sentimentales) inconscientes pour leur faire accroire qu’ils sont en vacances ou en résidence dans un paradis qui de fait est un enfer, de gros ploutocrates investisseurs ont jeté leur dévolu sur des zones (méditerranéennes pour l’Europe) que la moindre étude écologique désigne objectivement  comme incompatibles, non seulement avec ce type d’activités désordonnées et risquées, mais surtout avec l’incommensurable surcharge populationnelle induite.

L’inadéquation occupation humaine/fragilité des écosystèmes mitoyens est la toute simple explication d’une frange méditerranéenne tout feu tout flamme. Et ce qui brûle dans les arrière-pays tient plus ou moins de la même cause, parfois agricole, sylvicole ou d’intérêts de sociétés de chasse.
(…)

 

 

Il y a déjà un peu plus d’un an… Allain Leprest choisissait de nous quitter

Donne-moi de mes nouvelles
http://www.youtube.com/watch?v=waBOGAmYbZw&feature=related
Nu
http://www.youtube.com/watch?v=fBkiKeQDtNQ&feature=relmfu

 

 

De l’art de faire cohabiter éoliennes et oiseaux

(…) Selon la Société ornithologique espagnole, de 6 à 18 millions d’oiseaux et de chauves-souris seraient tués chaque année par les éoliennes. “Une pale peut couper un vautour fauve en deux, explique Marc Bechard. Il m’est arrivé de voir des bêtes décapitées.”D’une manière générale, les éoliennes tuent moins d’oiseaux chaque année que la plupart des autres périls liés à l’activité humaine, comme les chats domestiques ou les collisions avec des vitres (…)
http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/30/de-l-art-de-faire-cohabiter-eoliennes-et-oiseaux

Mais… aux Etats-Unis seuls,
les éoliennes seraient responsables de la mort de 440 000 oiseaux et chauve-souris,
les chauffards et les bagnoles en survitesse : 80 millions,
les pesticides : 90 millions,
les câbles électriques : 175 millions,
nos potes les chats : 1 milliard !
Et les immeubles à parois de verre qu’il était question d’interdire dans un temps oublié : 1 milliard

sujets précédents :
octobre 2011
Aux pieds du parc éolien renaît la diversité
été 2011
Les grandes éoliennes imposées par les lobbies massacrent les oiseaux et les chauve-souris

 

 

L’esprit de compétition

Pour « améliorer » l’image de l’Ukraine à l’occasion de l’Eurocoupe de football, 20 000 chats et chiens auraient été massacrés
http://espacioglobaleditores.com/sociedad.php

 

 

Lutte contre la corruption : la France en retard par rapport à plusieurs de ses voisins européens
Dans un rapport inédit, Transparency International compare l’efficacité des mécanismes anti-corruption de 25 pays européens. Il révèle par exemple que la France est le seul pays avec la Slovénie où les déclarations de patrimoine et les déclarations d’intérêts des parlementaires ne sont pas rendues publiques (…)
http://www.transparence-france.org/

 

 

A propos de Michel Rocard…

Un collectif Roosevelt 2012 s’est distingué en portant des critiques et des propositions intéressantes et séduisantes dont quelques-unes évoquent celles de la nouvelle gauche alternative. En tout cas un certain esprit contestataire des fondements du système, et alternatif, semble transparaître.

Pourtant, la liste des signataires fièrement présentés comme des références laisse rêveur… Un bon paquet n’a absolument rien d’alternatif. Mieux : plusieurs se sont distingués par leur hostilité déclarée vis à vis des alternatifs.

Il y a même Michel Rocard (l’un des organisateurs du sabotage de la nouvelle gauche alternative) et un autre de ceux auxquels nous devons les propos rapportés ci-dessous (Patrick Viveret). Quarante ans après… Cherchez l’erreur.
 

 

27 août 2012
Arnaud Montebourg et le nucléaire…

Cela rappelle Michel Rocard février 1974, se foutant de l’argumentaire écologiste qu’il allait très bientôt contribuer à censurer et à extirper des consciences : « (…) nous jugeons à court terme que, tout compte fait, l’énergie nucléaire est tout de même moins polluante que le pétrole. A moins que vous n’ayez des arguments sérieux de penser le contraire ; auquel cas on pourra se remettre à défendre le pétrole. », etc. Et tout le reste dans le même registre.
…et Pierre Mauroy juin 1976 : « S’opposer à l’énergie nucléaire est un crime contre l’intelligence ».
C’est ce qui est communément désigné comme des pensées « responsables » formulées par des personnages ayant « la stature pour gouverner »…
Plus dans Une mémoire du mouvement alternatif :
planetaryecology
http://www.planetaryecology.com/

 

 

Qu’est-ce qui se cache derrière la privatisation des services publics ?

Amenuisement des services publics comme peau de chagrin, externalisation, privatisation et… exploitation, asservissement, inefficacité, gaspillages, dégradation sociale et écologique à long terme.
Exemple avec la privatisation des services postaux :
Günter Wallraff met le paquet sur les chauffeurs-livreurs
http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/19/guenter-wallraff-met-le-paquet-sur-les-chauffeurs-livreurs
Derrière la privatisation ? La misère et un totalitarisme juridiquement protégé

 

 

Où en est le barrage de Belo Monte ?

Un tribunal brésilien a ordonné mardi 14 août 2012 l’arrêt des travaux du barrage de Belo Monte, le troisième plus grand ouvrage de ce type en construction dans le monde, au cœur de l’Amazonie brésilienne, au motif que les Indiens de la région n’avaient pas été préalablement consultés.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/08/15/la-justice-bresilienne-exige-a-nouveau-l-arret-du-chantier-du-barrage-geant-de-belo-monte_1746185_3222.html

voir précédemment (seulement pour cette année) :
Le dépeçage de l’Amazonie continue de plus belle avec le clan Lula da Sylva (« de gauche »)
Contre le barrage de Belo Monte au Brésil
L’impérialisme capitaliste triomphe avec Dilma Roussef
De barrage en barrage
L’Amazonie vient plaider sa cause auprès des français
Altermondialiste comme alternatif ?

pour mémoire, au début de l’année 2011 :
Le développement de la destruction fait encore rêver
Les délégués amazoniens venus chercher de l’aide en France étaient bien seuls, perdus au milieu du « Parvis des Droits de l’Homme » au Trocadéro, avec la Tour Eiffel dans le dos. Les rangs clairsemés des résistants locaux ne risquaient pas de les protéger de la bourrasque et de leur faire oublier la grande discrétion des journalistes.

Rappel du sujet « Toujours plus près de toi mon dieu » présenté l’été 2010 (ci-dessous) :
Contre les populations autochtones menacées de totale spoliation et contre les écologistes, contre l’intérêt général de l’humanité, l’institution judiciaire brésilienne a donné son appui à la construction d’un barrage à Belo Monte sur le Rio Xingu en pleine Amazonie. Le projet – disproportionné et rétrograde – anéantirait l’un des systèmes vivants les plus denses sur plus de 500 km2, probablement près d’un millier. Il s’agirait, donc, d’une nouvelle extinction massive de vies qui aurait des conséquences à long terme sur toute la planète. Sans doute pour précipiter la fin de la biosphère qui, il n’est peut-être pas inutile de le rappeler, est de plus en plus en-deça du seuil de régénération depuis une trentaine d’années déjà.

Voir les sites de
http://www.raoni.fr/actualites-40.php pour signer la pétition
http://www.lab.org.uk/index.php/news/65/468-belo-monte-indians-threaten-qriver-of-bloodq
http://www.internationalrivers.org/node/5236
http://amazonwatch.org/?utm_source=Amazon+Watch+Newsletter+and+Updates&utm_campaign=8e438d2e99-Message_from_Pandora_alert&utm_medium=email
http://intercontinentalcry.org/brazil-kayapo-blockade-heads-into-second-month/
http://www.sacredland.org/home/news/news-blog-2/

Civilisation anti-nature et NEO-COLONIALISME
Le bassin de l’Amazone menacé d’anéantissement par les développeurs du capitalisme dérégulé
Le Brésil a été frappé par des sécheresses jusqu’alors inconnues et des grands incendies. Mais la leçon ne semble pas avoir été comprise… Ni là-bas, ni ici.

Sur les conséquences climatiques régionales et mondiales de semblables destructions :
« Le feu à la planète. Destruction des forêts primaires, El Niño, et autres bascules écologiques et climatiques »
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=56:le-feu-a-la-planete&catid=34:article&Itemid=75
également en anglais et en espagnol sur ce blog:
Planet on fire + El fuego al planeta
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2009/01/cinema_08.html

 

http://news.mongabay.com/2010/0827-twitter_fires.html

 

 

Civilisation anti-nature : toujours plus profond dans l’immonde

(…) Bienvenue dans un des établissements de Central Valley Meat Company, une chaîne d’abattoirs californienne qui fournit, entre autres, McDonald’s, le ministère de l’agriculture américain (USDA) et, à travers lui, les cantines scolaires du pays. Ces images choc ont été diffusées mardi 21 août sur la chaîne américaine ABC, rapporte le Huffington Post. L’abattoir avait été infiltré en juillet et en août par un enquêteur d’une société de défense des animaux (…)
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/08/23/miam-scenes-dhorreur-dans-un-abattoir-fournissant-mcdonalds/

 

 

Scott McKensie nous abandonne

San Francisco, chanson écrite par John Phillips of The Mamas and the Papas
http://www.wat.tv/video/scott-mckenzie-san-francisco-tkmb_2gsj3_.html
http://www.dailymotion.com/video/x1pedw_the-mamas-and-the-papas-california_music
Encore un peu de ce temps de création et d’espoir qui s’en va… Le temps du mouvement alternatif.

http://www.interflora.fr/blog/fleurs-et-culture/fleurs-et-histoire/le-flower-power/

 

 

le 21 août
Tarés au volant : le délire en continu
Non loin du lieu de l’assassinat du cycliste japonais, 259 excès de vitesse constatés en 3H sur une portion de route dangereuse :
http://www.lejsl.com/faits-divers/2012/08/21/204-km-h-sur-une-portion-a-90

 

 

19 août 2012
La bride sur le cou, les dingues de la route ne chôment pas

Seirin Suguwara découvrait la France en remontant du sud au nord à bicyclette. Le bolide d’un jeune sans cervelle l’a tué en Saône et Loire.
http://www.lejsl.com/edition-de-macon/2012/08/18/un-cycliste-japonais-fauche
Qui ne connaît pas un timbré du volant ? Ils sont si nombreux que chacun peut en connaître plusieurs. Mais qui l’a(les a) déjà invité(s) à se calmer ?
Le site de la Ligue contre la violence routière
http://www.violenceroutiere.org/

Cela rappelle un drame d’il y a deux ans (été 2010) non loin de là :
Délinquance automobile

Saint Martin du Mont dans l’Ain. Une longue ligne droite avec une parfaite visibilité. Un couple de cyclistes promeneurs tué par un automobiliste qui, venant de l’arrière, prétend ne pas les avoir vus. Il n’en a pas eu le temps : témoignage de la vitesse du chauffard, les cyclistes ont été projetés à une trentaine de mètres.

Au même endroit, deux ans auparavant, c’est une femme et sa fille qui ont été victimes d’un autre chauffard.

« Beaucoup de conducteurs sont constamment dans l’excès, la faute. Impunément. La seule sanction c’est l’accident, et ce jour-là ils ne seront peut-être pas seuls (…) Tous les jours, on croise des automobilistes qui ne respectent rien. Il n’y a pas encore assez de prévention et de dissuasion. On voit parfois un conducteur traverser un village à 100 à l’heure, pour le plaisir d’avoir des sensations, alors qu’il y a des enfants. C’est criminel. C’est si dur de se projeter dans l’avenir maintenant. On était dans la certitude d’avoir construit une famille. Maintenant, il y a une remise en question des valeurs et du sens de la vie. Je refuse encore d’accepter ce qui s’est passé. Les traces sur la route partent, mais nos traces morales, elles, ne disparaîtront jamais » dit le mari et père des victimes.

Le couple de tourterelles de mon quartier après le passage d’un automobiliste au coeur du village

 

 

L’industrie chimique fixe les règles de la vinification à Bruxelles

Contre toute logique, contre l’honnêteté, contre la santé, les technocrates au service du profit maximum et de l’uniformisation par le bas viennent de créer l’appellation « vin bio » en autorisant l’ajout de soufre et, qui plus est, dans des proportions dignes d’honnêtes bouillons d’onze heures : 100 milligrammes de sulfites par litre de vin rouge (contre 150 mg/l pour les vins conventionnels), et de 150 mg/l pour les vins blancs et rosés.
Que voilà des chiffres flous, qui mélangent tout, soufre combiné et soufre libre ! Justement, quid du soufre libre qui est le responsable des maux du consommateur ?
Evidemment, ces potions n’ont strictement plus rien de « bio ». Rien de correct non plus. Ce sont des Château Migraines.
J’ai fait analyser un blanc qui sentait le gaz sulfureux à plein nez et brûlait la gorge de façon caractéristique. Infect. Juste bon pour l’évier ! Vendu chez l’un des meilleurs cavistes du moment, son producteur m’avait juré utiliser le strict minimum de soufre. Il révéla 125,44 mg/litre de soufre total. D’après Bruxelles 2012, il aurait pu encore ajouter 25mg et se prétendre « bio » ! Informé, le caviste a cessé d’acheter les potions de ce monsieur.

Rappelons les paroles d’une autorité en matière de bonne vinification, Max Léglise : « L’emploi intensif de SO2 est l’un des grands abus de l’œnologie chimique, et il est incompatible avec l’option biologique (…) Les doses proposées actuellement par la plupart des cahiers des charges en Viticulture biologique sont exorbitantes sur le plan de l’hygiène et de la santé, et tout à fait inutiles sur le plan technique ».
« Dans l’option biologique, la norme à adopter est l’absence totale de SO2 libre dans le vin au moment de la consommation (…) ». Pour parvenir à cette absence totale de soufre libre à la dégustation, il préconise le sulfitage dynamique qui, à la différence du sulfitage statique, visant à surdoser pour maintenir du SO2 libre dans le vin, procède par apports mesurés et analyses pour s’assurer de la disparition du SO2 libre.
Quant à l’OMS, elle recommande de ne pas dépasser 35mg/jour/adulte, soit un verre de vin blanc « bio » bruxellois et aucun des autres apports cachés dans l’alimentation moderne.

Vignes : le bio joli est arrivé
http://www.liberation.fr/economie/2012/08/03/vignes-le-bio-joli-nouveau-est-arrive_837578
…et les manipulateurs du langage de défiler pour justifier non pas l’emploi souvent nécessaire du soufre (en particulier dans les vins de garde), mais son usage immodéré et très rentable pour leurs amis industriels et grands distributeurs

 

 

Obésité, chasseurs-cueilleurs, calcul de calories et… limites de la culture mécaniste

L’obésité n’est pas forcément liée au manque d’activité physique
http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/l-obesite-n-est-pas-forcement-liee-au-manque-d-activite-physique-06-08-2012-2115342.php
(…) La part de l’activité physique dans la dépense énergétique globale n’est que de 10 à 15%. Impossible donc d’expliquer l’épidémie d’obésité en Occident par le manque d’activité (…) Moralité, le farniente n’est pas si terrible que ça pour les rondeurs.
Sur la base d’une étude comparative entre la dépense énergétique de chasseurs-cueilleurs et celle des citadins, des conclusions qui oublient un petit quelque chose : la dynamisation du corps par la stimulation des échanges, l’entretien des interrelations, l’entretien des réciprocités et des coordinations par l’exercice, la mise en forme de l’information-structure (comme disait Laborit)… bref, tout le travail qui s’effectue pendant la dépense énergétique de l’exercice et longtemps après, sans qu’il soit besoin de battre des records, mais tout de même au prix d’un minimum de bons efforts. Cela n’est pas mécaniste (1 calorie ici = 1 calorie là-bas), c’est holistique.

 

 

3000 français de plus de 65 ans se suicident chaque année
Il y a de quoi !
http://www.sos-suicide-phenix.org/les-personnes-agees/

 

 

6 août 2012
Chavela Vargas est partie
http://www.france24.com/fr/20120806-chavela-vargas-une-vie-dart-rebellion
http://www.jukebo.fr/chavela-vargas/
http://www.youtube.com/watch?v=B95DK7MmBxc&feature=fvwrel
http://www.youtube.com/watch?v=LA3yAfyhuDc&feature=related
http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=0qmhtig3aWs&feature=endscreen

 

 

Ramses Shaffy
avec Alderliefste et Liesbeth List
Ramses est mort en 2009
http://www.youtube.com/watch?v=Ih5i8lEpaH0

en 1978, Ramses…
http://www.youtube.com/watch?v=w24XB7ikAw8
Ma dernière volonté est une chanson d’Alice Donna

 

 

Encore un résistant éliminé
Chut Wutty, l’écologiste cambodgien, a été abattu fin avril
(…) Wutty n’avait pas de temps à perdre avec des platitudes sur l’écologie traditionnelle. Non. Ses idées traduisaient une détermination sans faille : il entendait obtenir vérité et justice. Chut Wutty était un soldat au service de la Nature et de l’Humanité, une source d’inspiration pour des millions de Cambodgiens et beaucoup d’autres à travers le monde. Il était monté en première ligne dans une guerre sale. Une guerre qui voit les richesses forestières du pays pillées en toute impunité pour offrir à une poignée de puissants des profits faramineux tandis que les villageois sont tenus à l’écart, condamnés à se taire, dépossédés des forêts qui les font vivre depuis des siècles.
(…)
Voilà cinq ans, il aurait été impossible d’imaginer que des villageois s’organisent pour défier les puissants intérêts qui mettent en péril leurs terres et leurs moyens de subsistance. Chut Wutty a su les mobiliser, aux quatre coins du pays, contre un développement et une exploitation iniques. Sous son aile, ils se sont enhardis et ont défendu leurs droits malgré les intimidations. De fait, avec le soutien de quelques autres, Wutty a initié un mouvement social qui prend de l’ampleur.

Wutty a joué un rôle décisif non seulement dans la mobilisation des populations locales, mais également dans la dénonciation des crimes forestiers commis dans des régions reculées, à l’instar des Cardamomes, où il a été tué par balle. Le pillage des essences précieuses, principalement le palissandre (Dalbergia), n’a épargné aucun coin de forêt. Une pratique qui jouit de la complicité des autorités. (…)

–>
http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/16/les-forets-orphelines-d-un-ecoguerrier

 

 

De mieux en mieux

Stanislas Dehaene a 40 ans. Il est chercheur en psychologie cognitive au Collège de France.

Invité sur France Inter le dim. 5 août, incité à souligner le côté « aventureux » de son travail, il a précisé :
« (..) nous sommes conduit à travailler en Amazonie avec des personnes n’ayant reçu aucune éducation »
… Car, c’est bien connu, il n’y a d’éducation (et sans doute de culture) que celle dispensée dans les familles et les écoles du capitalisme anti-nature.

Psychologie cognitive… Cognitive !

 

 

Ne pas réduire les êtres humains à un statut d’espèce animale
C’est une citation ! Je l’ai entendue dire avec dévotion et attribuer à Elisabeth Badinter.
C’est ressemblant.
Après les vociférations de Bové, cela complète le tableau de la culture dominante.

 

 

José Bové appelle à tuer les loups et confirme ce que beaucoup pensaient de lui

http://www.youtube.com/watch?v=Eba4d6tkH5E&feature=youtube_gdata_player
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article20564
http://federationdesacteursruraux.blogspot.fr/2012/07/httpwww.html

Nous avons, en effet, la mémoire d’une battue au loup organisée sur le Larzac voici quelques années…

Alors, là ! Bové oublierait-il que, s’il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup moins de paysans aujourd’hui, cela n’est pas vraiment à cause des loups, des écologistes, ou des croque-mitaines, mais bien plutôt de l’industrialisation spéculative de l’agriculture promue dans le cadre de la nouvelle conquête capitaliste mondiale ? Faudrait-il lui rafraîchir la mémoire ? Allons-y :
– recyclage de l’industrie de l’armement US,
– plan Pinay-Rueff de décembre 1958 (« Le mécanisme des prix ne remplira son office qu’en infligeant aux agriculteurs presque en permanence un niveau de vie sensiblement inférieur à celui des autres catégories de travailleurs »),
– recommandations du Comité Rueff-Armand sur les obstacles à l’expansion économique (21 juillet 1960),
– Politique Agricole Commune,
– surendettement et prospérité du Crédit Agricole, etc.

 

Pour contrebalancer cette pure expression de la culture impérialiste anti-nature et sa vacuité de l’intelligence sensible, voyons comment se comportent des paysans d’ailleurs vis à vis de prédateurs autrement plus impressionnants :

(…) La restauration, la réalisation et l’entretien de ces équipements communautaires ont créé une dynamique productrice d’autres bienfaits sur les terres de plus de 1000 villages à ce jour (près de 7 000 km2 et 700 000 bénéficiaires). Chaque réussite stimulant d’autres actions et prises de responsabilité, les solidarités communautaires ont été réactivées et les résultats ont suivi. Entre autres :

Plantation des collines déboisées, protection et restauration des forêts qui, en se densifiant, retiennent davantage les précipitations, réduisent l’érosion et alimentent à nouveau les eaux souterraines. Evidemment, cette nouvelle initiative communautaire fut encore attaquée par l’administration.

Extension des surfaces cultivées et augmentation spectaculaire des rendements, mais avec des méthodes biologiques pour ne pas polluer les eaux, le bien commun.

Retour des émigrés que le dénuement avait chassés vers les bidonvilles.

Reprise de confiance des gens en eux-mêmes, en leurs capacités collectives, et restauration des identités.

Renaissance culturelle et revitalisation de la démocratie directe avec des assemblées villageoises et des coordinations correspondant aux bassins des rivières principales (précisément ce qui, en France, a été interdit par l’Assemblée Constituante dès décembre 1789).

Sauvegarde et restauration d’une grande réserve boisée en y appliquant les mêmes techniques. Preuve de la renaissance de l’écosystème, les tigres et les léopards prospèrent à nouveau, ce qui suscite la fierté des populations. L’enthousiasme a même conduit deux villages à créer une nouvelle réserve naturelle (30).

(30) On mesure là la très grande différence de culture avec certains de nos « exploitants agricoles » qui s’emparent du fusil sitôt qu’ils apprennent qu’un loup aurait été entr’aperçu dans la région, prétextant qu’il est responsable de tous les méfaits et, donc, qu’il n’a pas le droit de vivre sur ce qu’ils considèrent être leur propriété. Que feraient-ils s’ils étaient confrontés à des tigres et à des léopards ? ! Le vécu des populations ayant récupéré la connaissance de leur environnement, avec la maîtrise de leur conditions de vie, ne ressemble guère à la vision anthropocentrique, donc dissociée, qui est la plus commune dans les pays du divorce imposé puis consenti avec « la nature ». Un bel exemple de ce type de regard sur la Vie est donné par Xavier de Planhol dans « Le paysage animal. L’homme et la grande faune : une zoogéographie historique ».
Pour une information plus objective sur l’état de la biosphère :
« La 6ème extinction » de Richard Leakey et Roger Lewin,
et le récent « Vers l’ultime extinction ? La biodiversité en danger » de Philippe Dubois. (…)
extrait de Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés
chapitre 8 de La vie à reconstruire
http://www.planetaryecology.com/index.php/restauration-des-ecosystemes-restauration-des-societes

Qui a peur des ours ? Pourrait aussi, honorablement, contribuer à mettre un peu de plomb dans la tête de ce pauvre Bové…
http://www.planetaryecology.com/index.php/component/content/article/131-qui-a-peur-des-ours-

Il n’est sans doute pas non plus inutile de se remémorer la mystification opérée par le cinéaste Christian Rouault avec la complicité de quelques-uns du Larzac, dont, semble-t-il, José Bové…
Révisionnisme gauchiste sur la lutte du Larzac
http://www.planetaryecology.com/index.php/component/content/article/91-tous-au-larzac

De toute évidence, José Bové n’a jamais été irrigué par la contre-culture écologiste. L’origine de son inspiration semble plutôt proche de celle – si l’on peut parler d’inspiration ! – du mémorable article de Pierre Vernant dans Lutte Ouvrière n° 247, mai 1973 : « La multiplication des revues écologiques, un point de vue réactionnaire ». On peut aussi évoquer l’extrême confusionnisme de Jacques Julliard dans « Non à la déesse nature ! », Le Nouvel Observateur de décembre 2009.
Ces articles exemplaires figurent dans Une mémoire du mouvement alternatif n°2, sur le site planetaryecology :
http://www.planetaryecology.com/index.php/component/content/article/78-une-memoire-du-mouvement-alternatif-2

 

 

24 juillet 2012
Les agences de notation s’affolent, la crise du capitalisme s’aggrave
Mais quand tout cela a-t-il commencé ? En 2008, avec l’effondrement de Lehman Brothers ? Allons-donc !
Cela a commencé, avec la dérégularisation du marché des capitaux,
avec la financiarisation de tout,
avec l’ouverture des frontières à la spéculation,
avec le libre échangiste des puissants contre les faibles, sans régulation,
en 1971, avec la fin de la parité des monnaies et les devises flottantes (Pays-Bas, Allemagne, USA),
et, et…
avec la mondialisation-globalisation capitaliste, lancée, planifiée, imposée depuis la Seconde Guerre Mondiale,
donc, avec la colonisation intérieure technocratique et le développement sans précédent des stratégies d’assujettissement, d’endettement, d’augmentation exponentielle de la dépendance,
avec l’étouffement de tout mouvement social sous des simulations compatibles avec le système.

Quand le peuple islandais vote contre les banquiers
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/05/SIGURGEIRSDOTTIR/20447

 

 

Ivresse de la vitesse et délires de puissance au volant : 5 victimes en quelques heures

http://www.dailymotion.com/video/xscf9o_week-end-meurtrier-pour-des-pietons-victimes-de-chauffards_news
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-une-mere-tuee-par-un-chauffard-sa-fille-en-etat-de-mort-clinique-22-07-2012-2098540.php
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-mere-et-sa-fille-tuees-par-un-chauffard-a-paris_1141145.html
500 piétons tués dans la rue et sur la route en 1 an.

Plus sur la violence au volant :
http://www.violenceroutiere.org/

 

 

Merci à l’agriculture pour le cancer que nous attendons tous…!

« J’ai autrefois craché le sang à la suite de traitements chimiques avec lesquels j’empoisonnais moi-même les autres… Tout le monde sait que les produits chimiques sont cancérigènes. » 30 juillet 1972, 20 h, première chaîne de télévision, le présentateur Philippe Gildas relate le congrès international de la défense de la Nature, tenu à Fleurance (Gers), dont le maire était alors l’illustre Maurice Mességué.

http://videos.tf1.fr/infos/2010/agriculteurs-victimes-du-cancer-les-pesticides-montres-du-doigt-5783396.html
http://www.dailymotion.com/video/xqdpak_la-mort-est-dans-le-pre-les-agriculteurs-empoisonnes-a-petites-doses_news
Aujourd’hui, la démocratie est moribonde… Par Vandana Shiva :
http://www.youtube.com/watch?v=Tq4EjQDiPIw
En Argentine, le soja OGM et les pesticides : un désastre sanitaire
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201207/22/01-4557896-une-mere-argentine-contre-monsanto-et-les-pesticides.php

Infos communiquées par Michel Tarrier qui vient de publier :
L’agroterrorisme dans nos assiettes
http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391

 

 

Toujours de plus en plus profond dans l’ignominie :
La France du capitalisme « anti-nature » entrave la régulation de la pêche industrielle et la protection des fonds marins

« Barnier s’est comporté en VRP d’Intermarché »
(…) Vendredi, à Bruxelles, ce devait être le coup d’envoi du projet élaboré par la commissaire à la Pêche, la Grecque Maria Damanaki, et discuté depuis des mois, prévoyant, pour protéger les grands fonds marins, une suppression progressive du chalutage profond. Mais, jeudi soir, le commissaire français au Marché intérieur, Michel Barnier, a bloqué la validation du projet in extremis. (…)
http://www.liberation.fr/terre/2012/07/13/barnier-s-est-comporte-en-vrp-d-intermarche_833280

La France bloque la sortie d’un règlement européen visant à protéger les océans profonds
www.bloomassociation.org/…/2012_12%20juillet_CP_BLOOM.pdf

 

 

Notre-Dame-des-Landes, lettre ouverte
Madame la Ministre de l’égalité des territoires et du logement,

Nous sommes un couple d’habitants de Notre Dame des Landes (44) menacé d’expulsion par AGO (Aéroports Grand Ouest). Un huissier est passé le 11 juin 2012 me sommer de quitter ma maison sans délai et m’assigner en justice au tribunal de Saint Nazaire le mardi 19 juin. C’est une procédure expéditive au mépris des accords politiques issus de la grève de la faim menée par les opposants. Le hameau dans lequel nous vivons depuis 15 ans est voué au bétonnage selon les plans de l’Etat et de la multinationale Vinci. Le projet : détruire 1700 hectares de bocage pour y construire un aéroport en expropriant et en expulsant les habitants. En plus d’alimenter la course effrénée vers la catastrophe écologique au nom du « progrès » et de la « compétitivité », ce sont surtout des vies que le système broie dans son absurde logique de profit. Notre vie, celle de notre famille, de nos voisins, de nos proches, de ceux qui avec nous habitent ce petit bout de terre, y vivent et le font vivre.

Habiter quelque part ce n’est pas payer un loyer ou détenir un titre de propriété, c’est bien plus. C’est vivre dans un endroit où se nouent des complicités et des amitiés, où se forgent des souvenirs familiaux, où se tissent des solidarités. C’est y cultiver son jardin et y soigner ses bêtes, c’est y partager de joyeux apéros et de succulents repas avec ses amis. Habiter quelque part, c’est y construire sa vie, et cela n’a pas de prix. Nous ne partirons pas contre un chèque comme d’autres l’ont fait où s’apprêtent à le faire. Notre vie n’est pas à vendre pour augmenter les dividendes de Vinci.

AGO répond à la résistance par le harcèlement. Coups de fils incessants, lettres, pressions psychologiques… Il y a des encravatés qui ne reculent devant aucune souffrance humaine pour leur prime de fin de mois. Certains habitants craquent : angoisse, dépression, etc… Nous ça nous donne la rage pour rester digne et résister jusqu’au bout. Après des années au turbin, à payer un loyer pour me façonner un « chez nous », nous sommes forcés de constater que la propriété privée n’est sacrée que lorsque le pouvoir défend les multinationales et les gros propriétaires fonciers. Elle ne vaut plus rien dès lors qu’il s’agit de la propriété d’usage des habitants. Notre histoire c’est celle du pot de terre contre le pot de fer, d’un cuistot et de sa famille qui vivent avec 1 400 euros par mois contre la multinationale Vinci qui a fait 37 milliards d’euros de bénéfice en 2011.

Madame la Ministre, nous ne vous écrivont pas pour obtenir un relogement. Nous préférons encore notre maison déclarée « vétuste » par AGO que vos apparts aseptisés et sans vie qui ne fournissent même pas l’espace nécessaire pour auto-produire une partie de ma nourriture. Pour nous qui habitons le bocage l’opposition à l’aéroport n’est pas une posture, c’est de l’autodéfense élémentaire… En août 2010, lors de l’Université d’été des Verts, vous fanfaronniez : « je le dis les yeux dans les yeux, l’accord de 2012 avec le PS, s’ils ne lâchent pas sur Notre Dame des Landes, ce sera non. » Vos pitoyables mensonges démontrent qu’entre les convictions écologiques et sociales sur lesquelles vous brodez à longueur de discours et l’attrait malsain des ors du pouvoir, vous avez choisi.

Nous ne sommes pas de ceux qui se laissent berner par vos promesses électorales et vos campagnes attrape nigauds. Nous ne sommes pas de ceux qui par leur naïveté deviennent le paillasson sur lequel vous essuyez négligemment vos escarpins de luxe pour gagner le confort douillet des salons ministériels.

Nous avons vu au niveau local les verts qui faisaient soit disant campagne contre l’aéroport manger piteusement dans la gamelle que leur tendait l’exécutif socialiste. Nous vous voyons aujourd’hui, dégoulinante de fierté, poser sur la photo officielle du gouvernement de J.M. Ayrault, maire de Nantes, principal porteur du projet. Alors nous repensons à vous, lorsque vous étiez venue à la Vacherit, planter un arbre au tractopelle dans une mise en scène ridicule pour affirmer votre opposition et celle de votre parti au projet d’aéroport…
Lors de votre discours d’investiture, vous déclariez : « ’’Ce qui se fait sans nous, ce fait contre nous’’ disait Nelson Mandela. Avec modestie je le paraphrase pour dire que ce qui se fait pour les habitants sans les habitants se fait le plus souvent contre eux. » Vous aurez beau nous jeter de la poudre aux yeux avec vos enquêtes publiques bidons, nous endormir avec votre discours pour cadre sup dont l’engagement écolo se résume à acheter du bio en magasin spécialisé et dépenser en une heure de course ce que je gagne en une semaine de boulot… nous ne sommes pas dupes. Maintenant que vous avez le cul vissé sur un siège de ministre, vous ne pouvez qu’être contre nous.

Madame la ministre de l’égalité des territoires et du logement, comme vos prédécesseurs vous serez la ministre des expulsions locatives et de la compétition entre les territoires. Votre présence au gouvernement c’est comme un label bio sur un produit importé par avion d’Amérique du sud : une minable escroquerie, celle du capitalisme « vert » ou « à visage humain ». Le gouvernement auquel vous appartenez continuera de broyer des vies, d’expulser des habitants pour construire au bénéfice de Vinci, Bouygues, Eiffage ou Areva des infrastructures destructrices en déportant les populations qui s’y opposent. Il continuera d’expulser des personnes qui ne peuvent plus payer leur loyer parce que leurs vies valent moins que les profits des agences immobilières. Et vous, Madame la Ministre, vous continuerez de mentir à la télé, à la radio, dans vos programmes et sur les tribunes…

Si nous vous écrivons madame la ministre, c’est pour vous rappeler que sur le terrain, il y a des habitants qui résistent et qui s’organisent, des occupants venus les soutenir en cultivant illégalement les terres d’AGO. Que ceux là, ne partirons pas et ne signerons rien. Que par la construction d’un rapport de force local, sur le terrain, nous vous empêcherons de construire cet aéroport. Prenez garde madame la ministre, car face à ceux qui luttent et qui resteront quoi qu’il arrive, il faudra choisir son camp. Celui des camions de gendarmes mobiles ou celui des opposants défendant le bocage, celui de Jean Marc Ayrault ou celui des habitants. Oserez vous de nouveau prendre position publiquement contre l’aéroport ? Vous opposerez vous fermement à toute expulsion pour ce projet absurde ? Prendrez vous parti pour notre famille ou vous rangerez vous du coté de Vinci ?

Dans l’attente d’une réponse,
Claude et Christiane Herbin André.

 

 

Mort de Jon Lord des Deep Purple

http://www.chartsinfrance.net/Jon-Lord/news-80834.html

En 1971, Deep Purple sortait l’album Fireball :
http://www.youtube.com/watch?v=MANZfk8Et9Y
C’était l’époque de la Semaine de la Terre, l’un des premiers groupes alternatifs en France – et l’un des derniers.

 

 

Apocalypse Now
Pas de répit pour les baleines
La commission baleinière internationale, chargée de veiller à leur sort, vient de refuser de mettre en place un troisième sanctuaire pour ces grands mammifères marins.
Après l’océan indien et l’océan austral, une zone dans l’atlantique Sud avait ainsi été proposée comme refuge. Un lieu où les baleines ne pourraient être pourchassées.
Cette proposition est un véritable serpent de mer : depuis 11 ans portée par le Brésil, l’Allemagne, l’Uruguay et l’Afrique du Sud, elle a pourtant été systématiquement été repoussée.  Cette fois seules 38 voix se sont déclarées en faveur du projet sur 59 votants : il en aurait fallu 44 pour emporter la décision (…)
http://www.alqarra.tv/2012/environnement-2/pas-de-nouveau-sanctuaire-pour-les-baleines/
http://www.consoglobe.com/pas-sanctuaire-baleines-cg
http://www.ifaw.org/france/theme/20

Il n’y aurait presque plus de baleines bleues

 

 

Daniel Guichard : l’Indien
http://www.youtube.com/watch?v=aw-uNBwQMRM

Le monde est aux tricheurs
A tous les prédateurs
Le monde est aux seigneurs
Des mensonges en couleurs
Revendeurs d’illusions
De désinformations
De profits en béton
D’hypocrisie sans fond.

Pas un coin sur la terre
Ne va leur échapper
Les forêts les rivières
Ils vont tout grignoter
Avec tous ces pouvoirs
Qu’ils se sont accordés
Ils récrivent l’histoire
De toute l’humanité

L’indien, on est toujours l’indien
Quand on ne peut plus rien
Devant ceux qui de loin
Malaxent le destin
L’indien, on est toujours l’indien
Rien d’autre c’est certain
Que finir en esclave
Ou les armes à la main

La Méditerranée
L’Amazonie coupée
L’océan barbouillé
Et la terre violée
Un homme ça vaut pas cher
Dans le jeu des affaires
Numéro solitaire
Zéro dans l’univers

Faut pas s’imaginer
Que tout sera joli
Parce qu’on aura pensé
Qu’avoir le droit suffit
Les pays qu’on enchaîne
Sont toujours trop nombreux
Des larmes africaines
A l’occident honteux

(au Refrain, x3)

Faut pas désespérer
Mais faut pas trop rêver
On peut toujours changer
Le monde et ses idées
Y aura toujours des loups
Et des moutons partout
Mais il faut plus que tout
Il faut rester debout

Paroles: Daniel Guichard. Musique: D. Pankratoff. Album « Gamberge » 1991. Disques Dreyfus

 

 

2ème Forum Européen contre les Grands Projets Inutiles Imposés
Du 7 au 11 juillet 2012 à Notre-Dame-des-Landes (près de Nantes)

(…) En travaillant sur la dévastation des territoires, sur le rôle des grands projets dans la destruction des sociétés locales, l’accaparement des terres et la gestion du foncier, sur le dérèglement climatique, sur le gaspillage de ressources et de fonds générés par ces grands projets, nous serons au cœur des problématiques qui sont les nôtres à Notre Dame des Landes depuis des années : souveraineté alimentaire, énergie/climat, justice sociale. Les questions de démocratie nous semblent devoir être traitées de manière transversale (…)
http://forum-gpii-2012-ndl.blogspot.fr/

Et toujours sur les chantiers nuisibles de la mégamachine totalitaire en folie :
Déchaînons-nous contre la ligne THT Cotentin-Maine
Courant Alternatif n°219 avril 2012
–>
 
–>
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1190
http://juralib.noblogs.org/2012/03/09/dimanche-11-mars-2012-journee-daction-contre-les-lignes-tht-et-rte/

 

 

Désordres à la RATP
Réduction drastique des personnels et dérives, pertes de contrôle et augmentation des risques
(une suite à : Des chauffeurs de bus perdent les pédales)

Métro Les Halles à une heure de pointe (environ 20H). Une rame arrive. Il y a beaucoup de monde. Nous montons. Les portes ne se ferment pas. Il fait chaud et moite. Le temps passe. Des gens improvisent des éventails. Les portes se ferment. Elles se rouvrent et l’on attend. On attend. Ah, les portes se ferment. Le train ne part toujours pas. Les portes se rouvrent. Et toujours pas la moindre annonce. Pas d’annonce non plus au niveau de la station. Pas l’ombre d’un employé de la RATP. Nous prenons notre mal en patience en souriant à quelques plaisanteries. Les portes se ferment. Et le train ne part pas. Si, il part ! Soulagement général. On profite un peu du vent qui passe par les fenêtres ouvertes. Station Etienne Marcel le quai est bondé. Et… le train ne s’arrête pas. Serait-ce une nouvelle fantaisie de « la régulation ». Et pas une annonce, pas une explication. Silence radio de la RATP. Station Réaumur Sébastopol, une grande station avec des correspondances attendues par nombre de voyageurs, le train continue sa course. C’est le train fantôme ! On s’interroge, on plaisante, on imagine une circonstance exceptionnelle. Strasbourg Saint Denis, le train passe devant une foule étonnée. Quelqu’un frappe la paroi du wagon, espérant être entendu du conducteur. Mais y en a-t-il un ? Le train brûle aussi la station Château d’Eau. C’en est trop, plusieurs alarmes sont tirées. Et, de mieux en mieux, le train s’arrête dans le tunnel ! Des bruits sourds semblent se rapprocher. Des portes de wagon. Il y avait donc un conducteur, qui pointe bientôt son nez au bout du wagon, l’air ahuri : il croyait être tout seul et conduisait tranquillement le train au dépôt. Un train arrêté en pleine heure de pointe, au milieu d’une ligne, pour être mis au garage sans vérification, avec des voyageurs dedans ! Nul ne discute l’information ahurissante et l’on se passe la clé pour renclancher les boîtiers d’alarme.

Le conducteur aurait fait une annonce invitant les passagers à descendre, puis, sans descendre lui-même et parcourir son train pour voir s’il ne restait personne, aurait démarré l’esprit tranquille. Mais la sono de notre wagon ne fonctionnait pas… C’est typique de l’enchaînement qui peut conduire à la grosse bêtise. Aucun automatisme, aucun système n’est entièrement fiable tout le temps. Tout se vérifie, se teste, et, en situation exceptionnelle (comme l’arrêt d’un train en plein service), on doit prendre toutes les précautions pour vérifier. Mais, pour cela, il faut prendre son temps et il faut du personnel. Le conducteur est resté seul, sans l’assistance d’un personnel de station… Pourquoi ? N’y en avait-il pas ?

Après les bus fous, le métro.

Essayez d’imaginer d’autres situations avec d’autres technologies, des technologies plus sensibles et plus risquées

 

 

Pourquoi Juan Carlos a-t-il tué cet éléphant ?
Quelles croyances ? Quelles représentations ? Quelle altération de la perception des autres êtres ? Quels fantasmes ?

Le roi Juan Carlos d’Espagne vient d’être privé du poste de président d’honneur de la branche espagnole du WWF qu’il présidait depuis sa fondation en 1968, à la suite du scandale suscité par la chasse à l’éléphant du monarque déjanté en avril au Botswana.

 

 

dans Le Parisien du 4 juillet
Menace sur les enquêtes du scandale de l’amiante
La colère d’un juge
« (…) la Cour de cassation de Paris a cassé l’annulation — décidée fin 2011 par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris — des mises en examen de six dirigeants d’Eternit, une des principales entreprises qui a exploité et importé de l’amiante en France.
(…)
Les premières plaintes, déposées en 1996, n’ont toujours pas débouché sur un procès. En outre, d’après nos informations, un autre dossier risque d’être vidé de sa substance. Il s’agit de celui de l’hôpital Saint-Louis à Paris dont plusieurs responsables demandent l’annulation de leur mise en examen (lire ci-dessous). Depuis des années, les procédures, qui concernent plus de 50 entreprises ou institutions en France, s’enlisent.(…) »
… Et, encore, l’article n’évoque-t-il pas toutes les affaires qui n’émergent pas, bloquées à la source par une collusion d’intérêts croisés souvent très surprenants.
« (…) Depuis son origine, cette affaire est marquée par des actions de lobbying qui font tout pour éviter un procès, estime Emmanuel Poinas, vice-président du tribunal de Marseille et secrétaire général du syndicat FO-Magistrat. Nous avons dénoncé le manque de moyens du pôle de santé de Paris au gouvernement et à la haute hiérarchie de la justice. Nous n’avons toujours pas de réponse. » « 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/menace-sur-les-enquetes-du-scandale-de-l-amiante-04-07-2012-2077218.php

rappel des épisodes précédents (sur ce blog) :

Le lobby de l’amiante enfin ciblé par la justice
juin 2012 – Amiante à la déchetterie
Raffaele Guariniello. Teigneux anti-amiante
Amiante rappel : Mourir d’amiante
2 mars 2012 – Amiante : le scandale français grandit encore
Le blocage et l’inertie à la française illustrés par la preuve de l’amiante
Amiante, le tribunal de Turin condamne les responsables
décembre 2011 – Eh oui, l’amiante, toujours l’amiante !
novembre 2011 – Tuée par l’amiante rapportée à la maison par son compagnon docker, Pierrette pourrait être la première victime indirecte reconnue
juillet 2010 – Amiante : la scandaleuse incurie de la Comédie Française, 2ème condamnation pour faute inexcusable de l’employeur (communiqué de Ban Asbestos)
L’amiante toujours
Encore et toujours l’amiante
La Cour d’appel de Paris confirme la condamnation de la Comédie Française pour faute inexcusable
L’amiante tue à la Comédie Française
La mort d’Henri PEZERAT (en février 2009)
Confirmation des pires craintes sur l’amiante
L’amiante bientôt de retour ?
Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir » (rapport du Sénat publié le 20 octobre 2005).
http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-1.html

 

 

Le Chefresne, sept ans de résistance contre le totalitarisme technologique

Une commune sous très haute tension
http://www.metrofrance.com/info/le-chefresne-une-commune-sous-tres-haute-tension/mlfu!vw99ye7Dp0KU/
EPR /THT du Chefresne: Etat nucléaire & Policier !
http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/250612/epr-tht-du-chefr

 

 

Des chauffeurs de bus perdent les pédales

La motorisation rend fou disait-on dans les premières manifs à vélo en 1972. Cela marche même avec des chauffeurs de transports en commun – beaucoup trop.

Un chauffeur de bus que j’allais complimenter après qu’il ait, sans même avertir et en accélérant, forcé un passage piéton très fréquenté, m’a répondu : « Vous traversez devant les trains, vous ?! ».

Queues de poisson suivies de freinages brutaux et d’arrêts, serrages contre les trottoirs et, pire : les barrières, passages en force aux passages piétons… Pourquoi ces chauffeurs se mettent-ils dans cet état ? Les faits sont trop graves et fréquents pour ne pas mettre en cause la sélection, la formation, l’ambiance au travail (cadences trop serrées et stress ?).

Jeudi 28 juin à Paris, c’est un cycliste qui a été heurté et traîné sur des dizaines de mètres par un chauffeur de bus en colère pour une raison connue de lui seul :
http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75003/le-chauffeur-de-bus-irascible-renverse-un-cycliste-29-06-2012-2070658.php
http://www.ledauphine.com/france-monde/2012/06/28/un-chauffeur-de-bus-traine-volontairement-un-cycliste-sur-plusieurs-metres-qicx
Petite précision que semblent ignorer des journalistes trop rapides de la plume : Boulevard de Sébastopol, le couloir est mixte. On y circule en bus, à vélo, en taxi. La présence du cycliste dans le même espace que le bus était parfaitement normale.
En Grande Bretagne aussi, à Bristol :
http://www.youtube.com/watch?v=fs7LHTZt9bk

 

La perspective commune utile à la croissance marchande (Michel Rocard 1974) ne cesse de progresser,
Des Verts au service de Big Brother
(…) Des villes ubiquitaires, « intelligentes » et écologiques… Une ville prévue pour environ 500 000 habitants est en train de naître en Corée du Sud. U-Songdo-city, qui ouvrira ses portes en 2014, est le plus gros projet de développement urbain entrepris dans le monde. L’objectif affiché par ses concepteurs et ses investisseurs (30 milliards de dollars !) est d’accompagner les futurs habitants de manière « hyperpersonnalisée », de rationaliser chaque tâche et de garantir « bonheur et sécurité à chacun ». Dans ce qui répond au nouveau concept de Ville ubiquitaire, la frontière entre espace public et espace privé disparaît au profit de la santé, de la sécurité et du « bien-être » des individus. Comme il se doit, plus écolo que ce projet, tu meurs ! Pistes cyclables, taxis fluviaux, métro zéro CO2, toits végétaux et panneaux solaires s’intègrent dans une architecture informatique de la ville qui devient aussi importante que son architecture politique. Pour le gouverner, ce territoire sera doté, comme les personnes elles-mêmes, de capteurs reliés en permanence à un ordinateur central, le U-media Center, qui gérera toutes les données pour contrôler l’ensemble des services de la ville.
(…)
En 2010, le pôle numérique régional du Pas-de-Calais lance l’Urban Web Project (UWP) avec le double objectif de faire naître de nouveaux services destinés aux usagers de la ville, et de stimuler l’innovation et l’expérimentation par les entreprises de la filière TIC (technologie de l’information et de la communication) que son pilote, le fringant chargé de mission depuis 2008 Alexandre Desrousseaux nomme « démocratie territoriale » au service d’« une citoyenneté plus participative ». Cette « gestion rationnelle des populations » s’est ensuite vite précisée, il s’est agi d’équiper chaque habitant d’une carte de vie quotidienne dotée d’une puce dite « sans contact ».
 
Ce projet génial n’est pas sorti du crâne d’œuf d’un Guéant ou d’un membre du FN, mais bien du cerveau de ceux que l’on peut appeler les socio-technocrates du PS et les écolo-technocrates d’EELV. Parmi ces derniers, deux personnages peu connus dans l’hexagone sont à la pointe du flicage généralisé à Lille : Dominique Plancke (élu aux transports de Lille Métropole) et Eric Quiquet (président de la commission transports du conseil régional). Le premier est conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais. Il a un passé militant chez les Verts comme faucheur volontaire (condamné en 2008) ou bloqueur de train de déchets nucléaires. Conseiller municipal de Lille et adjoint au maire entre 1989 et 1993, il s’est occupé de Lille Métropole communauté urbaine pendant dix ans depuis 2001. Il est maintenant président du CEDIS (Centre d’écodéveloppement et d’initiative sociale qui siège chez Voynet, à Montreuil, et qui est financé par l’Etat), un cache-sexe pour ce qui n’est que le centre de formation des élus verts où il a piqué la place de… Jean-Vincent Placé (voir plus bas). Titulaire, comme il se doit, d’un DESS « collectivités locales », il transmet aux jeunes loups du Parti fraîchement élus son savoir-faire en matière de gestion municipale, un élément essentiel pour l’ancrage de la formation écologiste.
Le second (dit Riquiquet) est, lui, un véritable professionnel de l’écologie de bureau de la jeune garde écolo-gestionnaire. Il débute sa carrière au cabinet de Marie-Christine Blandin, présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (1992- 1998). En 2001, il est élu à la mairie et à la communauté urbaine où il occupe depuis la fonction de vice-président aux transports et est deuxième adjoint au maire de Lille. Tête de liste des Verts aux municipales de 2008, c’est le grand promoteur des puces RFID dans les transports publics. (…)
Les Verts et la cité idéale
–>
http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1159

 

Les « socialistes » et l’écologie, une très vieille tromperie
Le cas de la Guyane

Les lobbys sabordent la transition énergétique
http://www.liberation.fr/politiques/2012/06/22/les-lobbys-sabordent-la-transition-energetique_828545
« (…) La semaine dernière, anticipant sa réforme, la ministre décidait de ne pas signer l’arrêté actant du démarrage des travaux du consortium en Guyane, provoquant une vive inquiétude chez les pétroliers. «Il faut rappeler l’importance de ce gisement guyanais pour la France», précise le président de l’Union française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, qui a fait un lobbying d’enfer pour que Shell puisse démarrer ses travaux. «On parle de 150 000 barils par jour, soit 8 à 9% de la consommation annuelle de pétrole en France. Et la production pourrait générer 6 milliards d’euros par an.» Hors de question de s’en passer. Mercredi, les arrêtés ont été signés par le préfet Denis Labbe et les travaux démarrent ce week-end (…) »
Et Nicole Bricq, la ministre de l’environnement qui – naïveté insensée – semblait vouloir faire ce pour quoi on l’avait mise là, a été virée de son ministère.
http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/06/22/nicole-bricq-viree-de-lecologie-un-coup-du-lobby-petrolier-233262

« Comme disait l’Express : « La victoire de la gauche a bien sonné le glas de la pensée socialiste. Du rêve écologique aussi. » Vous fûtes les opérateurs de cette mise à plat. Quels qu’aient été vos ralliements successifs (…) c’est avec le PS que vous avez réellement scellé le pacte maudit (…) Fidélité apparente, reniement et beurre étaient du même côté de la tartine. Quelle chance ! ». Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, Guy Hocquenghem, Albin Michel, 1985

Mais il y avait eu des signes avant-coureurs. Par exemple :
(…) Nous sommes je crois chers camarades d’accord sur l’essentiel d’une perspective commune utile à la croissance marchande, mais nous ne pouvons espérer le succès qu’en étant cohérent et en ayant des réponses globales à tous les problèmes se posant. Ce n’est pas l’impression que votre argumentation donne (…)
élément de réponse de Michel Rocard, alors au PSU, aux écologistes en 1974, quand lui et son entourage feignaient d’être autogestionnaires (dans :
http://www.planetaryecology.com/index.php/component/content/article/79-une-memoire-du-mouvement-alternatif-4)
Des sourires et des slogans menteurs par devant, et toujours le service zélé de la croissance marchande.
Cet échange avec Rocard et ses amis était particulièrement éclairant. Il est toujours d’actualité.

… toujours à propos de ce pauvre bout d’Amazonie sous administration française, ci-dessous :
en septembre 2011
Quand l’or – comme le pétrole – ruine un pays
Un dossier de Libération sur la résistance aux hordes de destructeurs qui déferlent sur la Guyane.
http://www.liberation.fr/monde/01012358940-chercheurs-d-orpailleurs

et, en août :
Oyapock, la volonté impérialiste contre les hommes et la nature

 

 

 

Une catastrophe capitaliste exemplaire
Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne toujours
et l’Australie, alléchée par les ressources naturelles, aide à la curée

Massive Indonesian offensive displaces thousands of West Papuans in Paniai as helicopters attack and raze villages
http://earthfirstnews.wordpress.com/2011/12/14/massive-indonesian-offensive-displaces-thousands-of-west-papuans-in-paniai-as-helicopters-attack-and-raze-villages/

Australia involved in military operations in Paniai,
http://wpan.wordpress.com/

Papuan human rights advocates accuse Australian over military repression
http://pacific.scoop.co.nz/2011/12/papuan-human-rights-advocates-accuse-australia-over-military-repression/

Update on military operations in Paniai and Australian involvement
Reports of villages razed, homes torched in West Papua
http://westpapuamedia.info/tag/indonesian-national-armed-forces/

West Papua : Paniai Chronology
http://indigenouspeoplesissues.com/index.php?option=com_content&view=article&id=13275:west-papua-paniai-chronology-events-and-actions-of-the-brimob-troops&catid=32:southeast-asia-indigenous-peoples&Itemid=65

Melkias Agapa a été assassiné en juin 2009, sans l’ombre d’un prétexte, par les forces indonésiennes

Survival France s’en fait l’écho
http://www.survivalfrance.org/actu/2189

Plus de 300 000 morts estimés il y a plus de 20 ans. Certains parlent de 900 000 tués. Oui, c’est un génocide, comme l’a été Timor-Est avec les mêmes oppresseurs. Sans oublier les Moluques…

Le martyr de la partie ouest de la Papouasie Nouvelle-Guinée a commencé en 1963 à l’initiative de l’administration Kennedy qui a organisé le sabotage de l’accession du pays à l’indépendance pour le jeter en pâture à ses industriels, avec la participation empressée de l’Indonésie. Pour tenter de justifier ce scandale historique, Kennedy aurait qualifié les Papous d’hommes de l’âge de pierre. Comme s’il s’agissait d’un état honteux et condamnable, d’ailleurs. Un adepte de la théorie des stades, théorie typiquement totalitaire, ce Kennedy ? On voit que les crimes contre les peuples de l’Amérique et la perte irréparable de leurs cultures n’avaient pas encore beaucoup pénétré l’esprit de ceux qui s’estimaient capables de diriger les autres. Et pourtant… C’est l’époque de l’essor planétaire des courants contestataires et lanceurs d’alertes qui ravivent la culture inspirée par le vivant et constituent la nouvelle gauche – ou mouvement alternatif. Effarés par les destructions et les crimes perpétrés par les armées et les industriels de la conquête capitaliste, tous les peuples ont donné naissance à ce nouvel engagement politique conscient comme jamais du caractère mortifère de la culture et du système dominants, ce « soulèvement, encore confus mais universel, du vivant contre ce qui le nie et le détruit » disait Pierre Fournier *. Les cris venus de Papouasie, du Vietnam, de l’Amazonie, ont fortement contribué à développer la prise de conscience de l’ampleur planétaire de la nouvelle offensive capitaliste.
* « FOURNIER précurseur de l’écologie » par Patrick Gominet et Danielle Fournier, édit. Les Cahiers dessinés 2011.

En Indonésie, comme en de nombreux autres pays, le pouvoir centralisé hérité de la colonisation accroîtra la colonisation des peuples sous sa coupe, après la prétendue « indépendance ». Une « indépendance » bientôt dirigée par les prédateurs industriels et la corruption (ci-dessous : Forêts équatoriales et tropicales, agir concrètement.

Après avoir poussé au putsch de Suharto en septembre 1965 en Indonésie, à celui du 11 septembre 1973 au Chili, et beaucoup d’autres développements totalitaires, l’administration américaine déclenchera, en 1975, et appuiera militairement la guerre de colonisation du Timor Oriental et le long génocide qui s’en est suivi. L’agression qui avait fait lever la nouvelle gauche n’avait cessé de croître en force et en étendue.

Mais la nouvelle gauche n’était plus. Aux Etats-Unis et en Europe, depuis la fin des années soixante, sous l’impulsion des nombreux militants de l’anti-communisme (sic) qui se faisaient volontiers passer pour « anti-totalitaires » (voir, au-dessous, le sujet sur Bosquet-Gorz), le mouvement alternatif avait été pénétré et saboté de l’intérieur, ses acteurs éliminés, et les nouvelles générations détournées vers des réformismes accommodants pour la domination. Notons, en passant, combien curieux étaient ces « anti-totalitaires » acharnés à couler la Nouvelle Gauche qui, elle, est anti-totalitaire par essence. En décembre 1975, quand l’armée de la dictature indonésienne et les navires de guerre US attaquèrent Timor, le mouvement français agonisait déjà sous les coups conjugués des néo-capitalistes bientôt néocons (avec Jean Carlier et Brice Lalonde), de la gauche mendésiste et des gauchistes. Dès lors, libérée de sa seule opposition culturelle et structurelle, la mondialisation du capitalisme aura quartier libre, accompagnée dans son effort par toutes les fausses gauches meurtrières de l’alternative.

Après le retrait de Suharto, qui restera comme l’un des plus grands criminels du XXème siècle, et sa mort paisible, après la reconnaissance de l’indépendance du Timor Oriental, on avait espéré une évolution de la junte au pouvoir à Djakarta. Il n’y a eu que des modifications cosmétiques. Le procès du régime corrompu et sanguinaire n’a pas été fait, et les mêmes intérêts destructeurs du bien commun n’ont fait que prospérer plus encore (voir, en janvier 2011, le sujet sur l’huile de palme : Un crime contre le vivant).

Depuis cinquante ans, le martyr continu de la Papouasie Occidentale (West Papua) révèle toute la vanité et la nuisibilité de ceux qui ont éliminé et jeté dans l’oubli les lanceurs d’alerte de la nouvelle gauche et l’alternative qu’ils proposaient.

 

le magazine Down to Earth vient de publier :
The land of Papua : a continuing struggle for land and livelihoods
http://www.downtoearth-indonesia.org/story/dte-newsletter-89-90-full-edition-download

West Papua’s cry for help
http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2011/11/201111673842314396.html

West Papua : ignored struggle
http://www.scoop.co.nz/stories/HL1012/S00199/west-papua-ignored-struggle-set-to-explode-on-our-doorstep.htm

West Papua media alerts
http://westpapuamedia.info/tag/papua/

 

Audience historique au Congrès américain sur les violations de droits de l’homme à l’encontre des Papous
Le Congrès des Etats-Unis a tenu une audience publique la semaine dernière pour écouter les témoignages de Papous et d’universitaires concernant les violations de droits de l’homme en Papouasie occidentale. La séance, organisée par le Sous-Comité sur l’Asie, le Pacifique et l’environnement global était intitulée : « Crimes contre l’humanité : Quand l’Indonésie sera-t-elle tenue responsable pour ses abus délibérés et ses violations systématiques en Papouasie occidentale ? »
C’est la première fois que les Papous ont eu l’opportunité de s’exprimer au Congrès nord-américain sur les horreurs qu’ils ont vécues des mains des militaires indonésiens. Le Papou Henkie Rumbewas a décrit comment l’arrestation de son père, la disparition de deux de ses oncles et l’assassinat de son cousin par les militaires indonésiens l’ont poussé à dénoncer les abus de droits de l’homme et la répression politique en Papouasie occidentale.
Anthropologue et expert de la Papouasie occidentale, Eben Kirksey a raconté qu’il se trouvait sur l’île de Biak en 1998 lorsqu’un massacre eut lieu. Depuis son hôtel il pouvait entendre la police et l’armée tirer sur une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui brandissaient le drapeau prohibé de la Papouasie occidentale.
Un témoin oculaire avait confié à Eben Kirksey avoir vu les soldats charger des cadavres et des manifestants agonisants dans des camions. Les survivants avaient été embarqués à bord de navires de la marine puis jetés par-dessus bord. Les semaines suivantes, 32 cadavres avaient échoué sur le rivage, certains sans tête, sans mains ou sans parties génitales. Survival avait dénoncé ce massacre, mais les médias internationaux y avaient prêté peu d’attention et, malgré les appels internationaux pour la justice, il n’y a jamais eu d’enquête officielle et aucun soldat n’a été poursuivi en justice.
Le membre du Congrès Eni Faleomavaega qui présidait l’audience a déclaré : « Il est indéniable que l’Indonésie a délibérément et systématiquement commis des crimes contre l’humanité et qu’elle doit maintenant en être tenue responsable ».
En juillet dernier, 50 membres du Congrès ont écrit au président Obama déclarant que de fortes présomptions de génocide à l’encontre des Papous pesaient sur le gouvernement indonésien. Ils ont également appelé le président à « faire en sorte que la Papouasie occidentale devienne l’une des plus hautes priorités de l’Administration ».
http://www.hns-info.net
rapporté par : http://fouchardphotographe.travelblog.fr/r10413/POLITIQUE-RELIGION/9/

C’était en octobre 2010 et rien n’a progressé. Au contraire.

 

Le martyr de la Papouasie
article de 1989

Voilà plus de 40 000 ans que les Papous vivent en Nouvelle-Guinée sans rien dégrader dans cet environnement fragile (à la différence du climat beaucoup plus humide de Sumatra, Java, Bornéo et Sulawesi, la Papouasie subit une saison sèche). Comme les indiens d’Amazonie, comme toutes les populations des forêts, ils connaissent parfaitement les écosystèmes complexes auxquels ils s’intègrent. Certains vivent de chasse, d’autres pratiquent une agriculture itinérante, laissant la forêt et l’humus se reconstituer longuement après leur passage.

Comme tant d’autres, les Papous sont encore méprisés par les beaux esprits qui font la petitesse d’une certaine culture occidentale. Ainsi, un académicien français dont on vient de découvrir les talents cachés, Michel Droit, a-t-il écrit (en relatant la colonisation de l’Océanie au siècle dernier) : « une malédiction semble planer sur un grand nombre de ces pays. Citadelle de mangeurs d’hommes, dernier refuge de la barbarie, ils forment une sorte de tache honteuse au coeur de la civilisation. Catholiques et protestants rivalisent dans leurs efforts pour leur apporter l’Evangile, et les rapports de leurs missionnaires bouleversent les coeurs ».

La moitié Est de la Nouvelle-Guinée fut colonisée par les Anglais et est devenue indépendante en 1976.

La partie Ouest fut sous domination néerlandaise jusqu’au début des années 1960. Les colonisateurs hollandais s’intéressèrent peu à la Papouasie. Ils tentèrent, sur la fin, de la préparer à devenir autonome mais sans grande conviction. Pendant ce temps, les Etats-Unis jouaient la carte de Djakarta contre les Pays-Bas ! Les compagnies américaines qui prospectaient en Papouasie dissimulaient les résultats positifs de leurs recherches. Après une agression militaire du régime de Sukarno, le gouvernement de J.F. Kennedy manoeuvra l’ONU pour conduire, en 1963, à l’annexion de la Papouasie Occidentale (West Papua) par l’Indonésie.

Vers la solution finale

Dès lors, les entreprise américaines et japonaises, surtout, se ruèrent sur les ressources naturelles de la Papouasie (pétrole, nickel, cobalt…) sans se soucier le moins du monde des habitants et des écosystèmes !

A cette agression s’ajoute l’invasion de colons javanais que la dictature de Djakarta organise depuis plus de 20 ans. D’après un document de 1983, l’objectif final serait l’implantation de 4 à 5 millions de colons (dans un pays qui comptait 8 à 900 000 habitants à l’arrivée des Indonésiens).

Face à l’occupation de leurs terres, les Papous n’ont aucun recours. La spoliation des Papous a même été légalisée dès 1967 par le ministère indonésien des forêts.

Pour faire place nette aux projets stratégiques (comme la route Nord-Sud qui suivra la frontière de la Papouasie-Orientale), aux multinationales et aux colons javanais, l’armée d’occupation violente les populations depuis près de 30 ans. Pour briser la résistance des Papous, l’armée de Djakarta multiplie les pires atrocités. Bombardements de villages, mitraillages par hélicoptères, opérations de chasse aux autochtones, exécutions massives de prisonniers et d’otages, tortures, emprisonnements sans jugement dans des culs de basse fosse, disparitions, etc. Comme à Timor-Est, la colonisation indonésienne se traduit par beaucoup plus qu’un ethnocide ; c’est d’un génocide dont il s’agit ! Depuis le début de la colonisation indonésienne, des dizaines de milliers de Papous ont été massacrés. Voici quelques années, des études estimaient le nombre des victimes entre 110 000 et 200 000 personnes ; soit, pour le chiffre le plus élevé, presque 25 % de la population dénombrée en 1960.

Après la « pacification par l’armée », des compagnies forestières prennent le relais pour piller tout ce qui peut l’être, contraignant même les autochtones à travailler à la destruction de leur pays (1).

A toutes ces agressions s’ajoute l’action des missions qui ouvrent la voie à l’armée d’occupation et l’assistent pour laminer la résistance des populations, détruire leur culture, les amoindrir ou les clochardiser. Comme au XIXème siècle, comme ils le font encore en Papouasie Orientale avec leurs collègues protestants, les missionnaires s’imposent aux populations jusque dans les régions reculées. Ils sapent leurs structures sociales en s’attaquant à leur culture, leur mode de vie, leurs divinités qu’ils souillent et interdisent… Puis ils vendent leur art sacré qui est fort prisé par les collectionneurs du monde entier.

Ensuite, quand les militaires ont fait leur office, quand les survivants ont été jetés dans les baraquements insalubres de la Transmigration où ils se retrouvent en minorité (2), les missionnaires sont encore présents pour parachever le travail d’acculturation programmé par la dictature de Djakarta.

Pour parachever le tout, la dévastation des écosystèmes par l’armée indonésienne, les trasmigrants et les compagnies multinationales, prive déjà si gravement les Mélanésiens des produits de subsistance qu’ils commencent à souffrir de malnutrition.

Jusqu’à présent, le martyr des Papous et la dévastation de leur pays n’a pas provoqué beaucoup de réactions (3)… Il faut tout mettre en oeuvre pour que cela change !

 

ACG, Ecologie n°396, août/septembre 1989
Hors des contacts aux Pays Bas, les informations sur ce drame exemplaire ne semblent avoir motivé personne en France.

Hors des contacts aux Pays Bas, les informations sur ce drame exemplaire ne semblent avoir motivé personne en France.

En décembre 2011, j’ai, par exemple eu la curiosité de chercher les interventions de la Via Campesina (dont le président Henry Saragih est originaire de Sumatra), sur la colonisation dévastatrice de la Papouasie Occidentale. Rien. Je n’ai rien trouvé.
De toute évidence, la sensibilité au massacre de la Papouasie fait encore, quarante ans après, la différence entre les alternatifs et les réformistes.

 

(1) Selon Survival International, au début des années 80, 200 000 hectares avaient déjà été déforestés pour les seuls besoins de la Transmigration. Aujourd’hui, c’est 60% des forêts de la Paouasie Occidentale (West Papua) qui seraient sur le point d’être concédés à des entreprises de coupe de bois.
(2) En outre, les Papous sont – seuls – soumis à un programme de régulation des naissances !
(3) La dictature de Djakarta n’autorise aucune organisation humanitaire à travailler en Papouasie. C’est, avec Timor, l’une des régions les plus fermées au monde.

 

 

Totalitarisme industriel :
Freeport miner’s strike
http://www.youtube.com/watch?v=bK-_0iZtq4Y

Genocide in West Papua
http://www.youtube.com/watch?v=HHuwIT7vSLU&NR=1&feature=endscreen

 

Sous la houlette de Patrick Devedjian, l’ex-excité d’Occident passé au néoconservatisme en compagnie de Raymond Aron en 1970 *, le Parlement français, de gauche et de droite, vient de voter une sorte d’obligation de reconnaissance du massacre des Arméniens, cela pour un calcul bassement électoraliste.
Quid des massacres français en Nouvelle Calédonie depuis 1853, à Madagascar (1947, des dizaines de milliers de tués), en Algérie (en mai 1945 seulement des milliers de tués), au Cameroun (1960, des dizaines de milliers de tués) ?
Quid des autres génocides tout à coup relégués en fond de tableau par cette hiérarchisation ?
Et qui, dans cette noble assemblée, ou dans une autre partie de « la patrie des Droits de l’Homme et du citoyen », etc., dénonce le génocide et l’écocide en Papouasie perpétrés par le partenaire commercial indonésien depuis cinquante ans ?
* Lancement de la revue Contrepoint

 

En français sur la situation en Papouasie Occidentale :
Le génocide oublié en Papouasie Occidentale (Citoyens du Monde)
http://ascop-cdm.over-blog.com/article-le-genocide-ignore-en-papouasie-occidentale-45066981.html
Un article du magazine Grands Reporters
http://www.grands-reporters.com/La-guerre-des-Papous.html
A quand un drapeau de Papouasie Occidentale à l’ONU ?
http://www.echosdafrique.com/20111218-a-quand-un-drapeau-de-papouasie-occidentale-au-siege-de-l%E2%80%99unesco
Quand la caméra se fait arme de combat (24H dans le Pacifique)
http://24hdanslepacifique.com/papouasie-occidentale-quand-la-camera-se-fait-arme-de-combat-14/
Une extermination comparable à celle des indiens d’Amérique se déroule sous nos yeux, en Papouasie-Occidentale, et nous ne voyons rien… (FPL:Forum des Peuples en Lutte)
http://fpl.forumactif.com/t421-genocide-en-papouasie-occidentale
Les Papous torturés par l’armée indonésienne : la preuve en images
http://observers.france24.com/fr/content/20101022-papous-tortures-armee-indonesie-preuve-image-papouasie-occidentale-rebellion-independance
La colonisation oubliée (vidéo sur la détresse du peuple)
http://www.youtube.com/watch?v=pT4Jy3DoxF8

 

En complément :
Un reportage vidéo sur la destruction des forêts tropicales :
« Indonésie : le coût des biocarburants », sur le site d’ARTE (www.arte.tv/fr).
http://www.arte.tv/fr/2484518.html
Auteurs : Dominique Hennequin, Emmanuelle Grundmann, Thierry Simonet
A voir en complément de l’article « Le feu à la planète », sur la destruction des forêts primaires, El Niño, et autres bascules écologiques et climatiques (sur le site planetaryecology).

Une émission de Rendez-vous avec X, sur France Inter : 1988, La grotte d’Ouvéa
http://www.franceinter.fr/player

Partout, en Papouasie, dans le Delta du Niger, en Amazonie péruvienne, en Alberta… les industriels du capitalisme forcené souillent et détruisent tout ce qu’ils approchent – externalisation des coûts et dégâts collatéraux dont ils se contrefoutent, obligent. Toute la logique de la culture anti-nature.

Sur l’Amazonie péruvienne :
ci-dessous en juin 2011, « Texaco-Chevron ne veut pas payer »
« Crude, the real price of oil »
de Joe Berlinger (que les pétroliers ne veulent pas que nous voyions)
http://www.crudethemovie.com/
http://cdurable.info/CRUDE-le-reel-prix-du-petrole-Joe-Berlinger,2415.html

Sur le Delta du Niger :
ci-dessous en décembre 2011, « De l’amont à l’aval, le pétrole de l’industrie capitaliste détruit »
et, en juillet, « Texaco-Chevron ne veut pas payer »
Un film : « Le sang du Nigeria »
http://www.youtube.com/watch?v=_KBzfoHx7JI&noredirect=1

 

 

samedi 23 juin
Passage du bac
Ce jour, une moitié des candidats devrait prendre leur carosse pour aller loin fêter la fin de l’épreuve et s’alcooliser (d’après les prévisions rapportées par les media)
La voiture ? Des jeunes qui ne savent pas conduire et n’ont jamais gagné un sou… Et pourquoi pas le vélo ou les transports en commun ? La voiture, mais à qui ?
Apparemment, « la crise » est terminée, ou ceux qui passent le bac appartiennent majoritairement aux privilégiés du « pouvoir d’achat » déjà accoutumés à toutes les surconsommations par des parents inconscients. Parmi ceux qui paieront les dégâts, peut-être davantage de revenus modestes…

 

 

22 juin 2012
La conférence mondiale de Rio a accouché d’un pet foireux

Le dernier simulacre de récupération de l’écologisme par le capitalisme mondialisé s’est terminé sur l’apothéose attendue. A l’image de ceux qui l’ont préparé.
http://www.europolitique.info/politiques-sectorielles/rio-20-pr-accord-sur-le-plus-petit-commun-d-nominateur-art337535-14.html
http://www.liberation.fr/terre/2012/06/22/rio-le-sommet-enterre-l-interet-general_828518
C’est l’un des résultats de quarante ans d’étouffement de la pensée critique et de l’alternative, quarante ans de mensonges, de censures et de manipulations. Quarante ans à laisser faire les prédateurs et les escrocs, aussi ; voire à les courtiser. Quarante ans d’inertie complice. Quarante ans d’avilissement.
Bravo !
Voir l’avant-dernier sujet.

 

 

La petite Venise (Io sono Li)
film de Andrea Segre
avec Zhao Tao, Rade Zerbedzija
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=196311.html

De l’un des pays les plus ravagés à une région où subsistent encore de beaux restes de civilisation, Li, jeune femme chinoise faite esclave est déplacée d’atelier de confection en atelier, avant de découvrir un café et des italiens. Enfin, ses Vénitiens, devrait-on dire. Parmi eux, Bepi le poête, pêcheur retraité, est tiraillé entre Chioggia, l’autre belle cité de la lagune, et un enterrement de première classe à Mestre, à quelques kilomètres seulement mais très loin de la brume sur la lagune, très loin des filets de pêche, très loin de la beauté, très loin de tout… Mestre, ses raffineries, ses HLM, sa vie moderne sans but et sans saveur, son ennui mortel.

Excepté une dernière séquence dommageable comme un gâchis (d’autant qu’elle rappelle Mestre, ses torchères, sa pollution, son néant !), le film est une méditation ouverte et sensible sur les tourments auxquels nous expose la dictature capitaliste mondialisée : sur la dévalorisation, la chosification, la réification qui broient chacune et chacun, toute la vie.

 

 

Vingt ans après
Il paraît qu’une nouvelle conférence se tient à Rio de Janeiro

Sans aucune ambition. Sinon, peut-être celle de constater l’échec de la précédente et des autres gesticulations officielles sur le sujet.

Mais qui s’est déplacé à Rio ? A peu près comme voici 20 ans, des gens qui n’ont pas l’intention de changer de civilisation et qui, bien sûr, n’en ont pas le pouvoir. Un certain Brice Lalonde s’est déplacé avec les galons de « coordinateur exécutif ». Exécutif, en effet !

Il y a plus de 40 ans, plus de 20 ans avant la première « conférence », beaucoup de monde voulait changer la civilisation. Beaucoup, beaucoup plus qu’aujourd’hui. C’était un mouvement culturel et social.

A Paris, en mai 1971, la Semaine de la Terre

Cela s’appelait le mouvement écologiste et c’était une composante première de la nouvelle gauche alternative qui a secoué le monde pendant plus de dix ans. Evidemment, la dénonciation de la nuisibilité du projet dominant et des élites (sic) à son service, la volonté de revenir à la culture inspirée par le vivant et de restaurer la démocratie, déplaisaient en haut lieu, chez les grands prédateurs qui, par définition, ne peuvent tolérer aucun mouvement social, aucune expression d’intelligence collective. Tout a donc été fait pour casser méthodiquement le mouvement écologiste et la nouvelle gauche alternative. Car il y a eu sabotage par les officines mobilisées pour la globalisation capitaliste mondiale depuis les années quarante : la plus grande escroquerie de tous les temps. Une escroquerie planétaire. En France, l’un des principaux agents du sabotage de l’alternative était Brice Lalonde.

Des détails dans :
Impostures politiques et sabotage de l’avenir
Et la vie devint une cause perdue
chapitres 13, 13 bis, 14, 14 bis, 14 ter, de La vie à reconstruire
sur planetaryecology
http://www.planetaryecology.com/

 

1971 : les manifs à vélo

autres documents :
Salut « beau meneur » par ACG janvier 1981
(une réponse à l’appel lancé par Brice Lalonde en novembre 81)
Ce n’est pas l’écologie qui a choisi Lalonde, c’est Lalonde qui a choisi l’écologie
par Hervé le Nestour 1981
dans HISTOIRE contemporaine – Une mémoire du mouvement écologiste – 6ème partie (toujours sur planetaryecology.com)
Ces deux articles ont été écrits avant que ceux qui avaient fait le MEP et allaient constituer les Verts ne portent Lalonde en avant dans l’élection présidentielle de 81. Comme beaucoup d’autres, les articles ont été censurés par leurs soins.
et encore :
A la Bastille ! En réponse aux ruades de Nini peau d’chien
Un échange musclé – à propos de Brice Lalonde – avec Isabelle Cabu qui, hélas !, avait succédé à Fournier à la direction de la Gueule Ouverte
ACG février 1992, Ecologie Infos n°405, 28 février 92
dans HISTOIRE contemporaine – Une mémoire du mouvement écologiste – 8ème partie

 

 

L’extinction de l’intelligence précède et amplifie l’extinction biologique
Le thème de la biodiversité est en voie d’extinction
http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/16/chassez-la-nature_812186

 

 

Diesel : vers la fin d’une sale exception française
par Vincent Nouyrigat dans Science et Vie avril 2012

(…) C’est l’histoire d’une invraisemblable prise de pouvoir technologique. Un putsch fomenté en France, à coups d’exploits techniques mais aussi d’habiles opérations marketing et de flagrants coups de pouce de l’État. Une histoire qui touche sans doute à sa fin. Cette petite révolution ne vous a sûrement pas échappé : au cours de cette dernière décennie, le moteur diesel s’est imposé sous le capot de nos voitures, évinçant le classique et omnipotent moteur à essence (voir « Jargon »). Ce renversement de régime moteur a été plus radical en France que partout ailleurs dans le monde – hormis en Belgique. Qu’on en juge : en 2011, 72,4 % des véhicules vendus dans l’Hexagone étaient équipés d’un moteur diesel. Dorénavant, près de 60 % des voitures particulières tricolores carburent au gazole, contre environ 30 % en Allemagne et une proportion minuscule hors de l’Europe (…)

Comme avec l’amiante.
Pour en apprendre plus sur les manipulations, les responsables et les complicités (PSA, Grenelle de l’Environnement, Adème…) :
http://aviatechno.free.fr/forum/viewtopic.php?id=590

 

 

à propos d’amiante…
Le lobby de l’amiante enfin ciblé par la justice

«Faux nez des industriels» : c’est ainsi que le rapport sénatorial sur le drame de l’amiante définissait, en 2005, le Comité permanent amiante (CPA). Une structure de lobbying «informelle et singulière» réunissant industriels, pouvoirs publics, scientifiques et syndicalistes, qui avait réussi à se faire quasiment déléguer par l’Etat toute la politique de l’amiante, de 1982 à 1995. Lundi, quatre anciens dirigeants du CPA ont été mis en examen par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy.
(…)
http://www.liberation.fr/terre/01012382579-le-lobby-de-l-amiante-enfin-cible-par-la-justice

 

 

juin 2012
Amiante à la déchetterie

Un salopard, ou un ignorant, a jeté des plaques d’amiante-ciment dans la benne des gravats. Trop occupé à surveiller et conseiller, le seul employé n’avait rien vu. Il me confirme qu’il n’y a rien de prévu pour l’amiante. Il est même incapable d’orienter vers une solution. Il évoque une tentative de dépôt récente à laquelle il avait pu s’opposer : furieuse, la personne avait jeté son amiante dans un bois non loin de là. Ce sont les gendarmes qui avaient réglé l’affaire. Réglé sur le plan juridique, car pour l’amiante…

Autre exemple parlant : un monsieur très consciencieux s’est présenté avec des sacs contenant de l’amiante-ciment en petits morceaux. Il avait soigneusement cassé ses plaques pour que cela prenne moins de place dans la benne.

Dans la même région, j’ai mis en garde deux fois des propriétaires contre le risque constitué par des déchets d’amiante-ciment laissés au sol dans des lieux de passage. Le premier – un élu municipal – avait cassé des plaques et en avait couvert le sol comme d’un gravier. Il a haussé les épaules. Le second n’a accordé aucune attention à l’information. Quant aux artisans consultés, ils disent laisser l’amiante déposé chez le client, après l’avoir cassé. Et, si le client ne veut pas de l’offrande… Tous ignorent jusqu’à l’existence d’une décharge contrôlée dans la région.

Il n’y a donc aucun lieu où les uns et les autres peuvent se débarrasser de cet amiante que l’on voit partout, par tonnes dans chaque village, sur les toits, dans les circuits d’eau, etc. Et s’il existe une décharge contrôlée, le coût du dépôt est évidemment dissuasif pour tous. Sans compter son éloignement pour la plupart.

L’employé a téléphoné à sa hiérarchie : interdiction de toucher à l’amiante : « On laisse dans la benne ». Par d’intervention d’un personnel formé pour sécuriser la pollution et diriger l’amiante vers un dépôt contrôlé. Le contenu de la benne des gravats est destiné à un agriculteur qui l’utilisera en remblais. Avec l’amiante ?

Bien entendu, cela se passe en France. Inutile de dire dans quel département, dans quelle région. 40 ans après le lancement de la première grande alerte amiante, 16 ans après l’évolution de la législation, tandis que l’on compte les morts, les handicapés, et que beaucoup peuvent craindre de tomber malades demain, c’est partout pareil. Pas d’information, pas de prévention, pas de solution pour l’un des plus grands problèmes sanitaires. Ignorance entretenue et j’m’en-foutisme.

Les plaques et les épanchements pleuraux, les fibroses (asbestose), les cancers broncho-pulmonaires et autres, les mésothéliomes, la mort, ont de l’avenir dans les campagnes françaises ; au moins les quatre ou cinq prochaines décennies.

Un très bon document pour avoir une vision d’ensemble du problème de l’amiante est le rapport d’une mission commune d’information du Sénat rendu public le 20 octobre 2005 : « Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir ».
http://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-1.html

Les leçons n’ont pas été tirées.

 

 

Rendez-nous la lumière
par Dominique A
http://www.youtube.com/watch?v=uGaXk0kVYzs

 

 

le 8 juin 2012
Inversion de sens

Avant le nouveau Sommet de Rio, le nouveau président de la république a prononcé un discours révélateur de l’inversion du sens qui prévaut aujourd’hui.
http://www.lepoint.fr/politique/hollande-souligne-le-risque-d-echec-de-rio-20-08-06-2012-1470892_20.php

En somme, comme l’a condensé une journaliste, « l’écologie peut être le moteur de l’économie ».

L’alternatif ne peut être d »accord que sur un seul point de ce salmigondis : Hollande a souligné que la « volonté politique n’est rien s’il n’y a pas la mobilisation citoyenne ». Las, son parti a beaucoup, beaucoup fait pour anéantir la mobilisation, quand elle s’appelait mouvement écologiste et nouvelle gauche alternative, et la remplacer par des expressions aussi trompeuses que molles et vertes.

« On est passé de l’indifférence à l’impuissance (…) On a une certaine tendance à s’habituer au tic tac des bombes à retardement ! ». C’est la réaction de Nicolas Hulot. En effet, quelle différence avec avant où une mauvaise intention, un projet fou suffisaient à nous mettre hors de nous. Le petit monde officiel est même passé de la négation à la résignation.

 

 

5 juin 2012
Tiens ! Le diesel ressort des oubliettes médiatiques

Le diesel, un poison invisible
http://www.leparisien.fr/automobile/le-diesel-un-poison-invisible-05-06-2012-2033967.php
Blog de l’association des victimes des autoroutes parisiennes :
Respire le périph’
http://respireleperiph.over-blog.com/

Des années et des années d’une discrétion exemplaire, malgré la progression régulière des pathologies qui lui sont attribuées. Des années et des années de silence organisé par les lobbies, sur fond d’irresponsabilité chronique. Des années et des années de pollution tranquille des petits vieux que l’on regardait mourir sans réagir. Des années et des années d’empoisonnement à long terme des enfants et petits-enfants par des parents et grands-parents-gâteaux pourtant dûment informés des effets de leur hyper-consommation automobile. Au moins, tout en menant une vie diminuée, ces enfants sauront se souvenir de leurs parents et grands-parents !

Il y a une vingtaine d’années, il était fortement question d’interdire le diesel. Et puis…

Combien coûteront, au total, les petites économies sur le carburant de la sacro-sainte bagnole ? D’ores et déjà, on parle de 42 000 morts par an, rien qu’en France.

Le parallèle est déjà fait avec les autres grandes affaires d’empoisonnement public, au premier plan desquelles celle de l’amiante.

Le diesel aussi nocif que l’amiante
http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag0728/sa_2049_dieselsante.htm

Au fait, c’est en France que le problème est le plus grave, car c’est là que le diesel a été le plus encouragé sans rencontrer d’opposition notable. En France… Ca vous surprend ?

 

 

25 mai 2012
Après le naufrage de l’Erika, un naufrage judiciaire ?

L’annulation de toute la procédure a été demandée par l’avocat général.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/05/24/01016-20120524ARTFIG00709–erika-la-cour-de-cassation-se-prononcera-le-25septembre.php

Avec le naufrage du sens commun annoncé, avec, d’ores et déjà, la démonstration faite par l’avocat général de la Cour, ce n’est pas seulement le Droit qui révèle à nouveau un décalage abyssal par rapport aux réalités. C’est, plus profondément, la culture qui a inspiré ce Droit, Droit français et Droit international. Culture anti-nature, culture mécaniste de la négation des dynamiques écologiques et sociales qui ne connaissent pas les frontières géographiques et temporelles des deux capitalisations : le pouvoir et le profit. La culture de la réification du vivant et de l’assujettissement des hommes qui autorise la domination et l’exploitation – à mort – de la planète.

Comme l’avait proposé le mouvement alternatif, tout est à refondre entièrement.

 

 

23 mai 2012
Egypte : l’électoralisme contre la révolution
Les jeux de la capitalisation des pouvoirs spoliés au peuple accouchent d’un duel entre militaires et islamistes. Le déphasage entre la dynamique de l’intelligence collective et sa mobilisation démocratique, et le sinistre résultat de la mécanique institutionnelle étonne quelqu’un ?

Qu’il ne s’étonne pas, tant qu’il y a capitalisme du pouvoir, on n’obtient rien d’autre.

 

 

18 mai 2012
L’Opposition aux hypermarchés grandit

Les tracteurs débarquent en ville pour s’opposer aux hypermarchés
article du Journal de Saône et Loire de ce jour :
« (…) à l’appel de la Confédération paysanne du Jura, environ 70 personnes ont défilé dans les rues de Champagnole avant de se rendre sur le terrain où un projet d’hypermarché « Leclerc » est prévu.
Des agriculteurs ont labouré une partie de la parcelle avant de planter des légumes pour protester contre l’artificialisation des terres et les trois projets d’hypermarchés en cours (…) »
http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/05/18/les-tracteurs-debarquent-en-ville-pour-s-opposer-aux-hypermarches

 

 

janvier-février-mars-avril-mai
Croissance, croissance, croissance, croissance…

Candidats, élus, pas élus, ils n’ont que ce mot à la bouche. Mais quelle croissance ? La croissance de quoi ?

Extraits de « La décroissance » ? Dans quel contexte ?
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=59:article-exemple&catid=34:article&Itemid=87

L’expression « la croissance », toujours employée sans plus de précision, ne parle guère ; pire : elle parle mal. Et pour cause ! Pour l’économisme, l’important est de jouer sur le sentiment positif dérivé de la similitude avec le mouvement évolutif de la vie ; précisément, comme avec développement. Cela n’est donc rien d’autre qu’un slogan propagandiste pouvant s’appliquer à n’importe quoi, au meilleur comme au pire. Envers exact de la croissance, l’expression « la décroissance » présente exactement les mêmes faiblesses et peut, comme sa consœur, se prêter à tous les détournements.
(…)
le filtre de la culture impérialiste défigure toutes les aspirations soufflées par la vie tandis qu’il habille de couleurs attrayantes les projets mortifères…
La nature, la coopération, la communauté et les communaux (y compris les services publics), la régulation des différences de potentiel et la protection des systèmes fragiles (baptisées « protectionnisme »), la paix économique, etc. passent pour de mauvaises choses.
Le « progrès » détruisant la nature et anéantissant des cultures et des peuples, l’intérêt particulier, la dérégulation, la dissociation, la compétition et la lutte, le profit, la « réussite » et la domination, la guerre en somme, etc. passent pour de bonnes choses.
C’est ce renversement des valeurs qui sème d’abord la confusion et permet le détournement des volontés vers le service d’intérêts opposés au bien commun. Là intervient la croissance économique falsifiée à force d’occultations : elle sert à donner une apparence de confirmation « scientifique » au renversement des valeurs.

La croissance que vantent les industriels, les financiers, les politiques, même les syndicalistes, etc. est l’expression la plus spectaculaire du grand mensonge de l’impérialisme. En prenant celui-ci au piège de son propre langage, du point de vue de la vie, de son évolution, de sa diversité, du point de vue des manières d’être en phase avec l’économie de la nature, du point de vue de la satisfaction d’être au monde, c’est le mot « décroissance » qui est le plus propre à illustrer le brillant résultat de l’agitation économiste. La croissance cache une décroissance radicale des cultures, des sociétés et de l’ensemble vivant.
(…)
Prôner la décroissance sans autre forme de précision (des industries dures, de l’impérialisme, de la connerie, etc.) manque singulièrement de relativisme, tout autant que de vanter la croissance tout court. On tombe dans le même excès absolutiste que l’impérialisme qui veut ignorer tout ce qu’il écrase.
(…)
Comme simple contre-pied à la croissance, l’idée de la décroissance est impuissante à remettre sur la voie de la compréhension holistique de l’économie de la nature et de la régulation salvatrice de nos activités. Elle n’ouvre sur rien de constructif, sur aucune perspective. Son message est trop pauvre pour illustrer à lui seul les alternatives que beaucoup s’efforcent de faire croître. Au moins, il y a trente à quarante ans, on s’interrogeait sur la nature de la production et de la consommation, sur l’utile et le nuisible, sur le salariat, sur l’autonomie et la communauté des biens, sur la démocratie, sur la maîtrise des conditions de vie, etc. Alors, pourquoi s’encombrer d’un aussi pauvre message quand, moyennant un petit effort, nous pourrions offrir beaucoup mieux ?
(…)
On ne peut construire une autre économie et, à plus forte raison, une autre civilisation en ne se fondant que sur l’opposition au mauvais système. Se définir par le refus n’ouvre sur rien. Promue Grande Solution, la décroissance ne permet pas de se distancier assez par rapport à l’impérialisme pour pouvoir se déprendre de la vision du monde qu’il instille. Au-delà de la résistance nécessaire, il faut aussi être capable de reconnaître les bases d’un meilleur système et les voies permettant d’y parvenir. Par définition, la décroissance est muette là-dessus. Elle n’informe pas sur les vraies alternatives, celles qui créent des solutions et font réellement reculer la domination en restaurant ce que celle-ci détruit. Au contraire, elle leur fait de l’ombre, les enfonçant dans l’espace entre inconscience et indifférence d’où elles avaient déjà beaucoup de mal à émerger. « C’est à partir d’une rupture avec la ruse des versions bâclées, des perceptions factices, des simulations imposées, qu’il deviendra possible d’aborder ce dans quoi nous sommes vraiment impliqués (…) la rupture se fera dans l’ordre de la culture de référence et de la pensée ». C’est encore Viviane Forrester très inspirée. Elle ajoute qu’il faut développer la « faculté de ne pas répondre au système dans les termes réducteurs seuls offerts par lui et qui annulent toute contradiction ».
(…)

 

Cet article a été censuré par Silence auquel je participais depuis 15 ans. Cet acte remarquable répondait à la demande des gens d’un autre journal : La Décroissance. Encore la chasse aux anciens du mouvement alternatif ?
L’article a été publié et repris dans Réfractions, A Contre Courant, Courant Alternatif, des sites web comme Décroissance Info…

 

Après les différentes publications de cet article… Rien. Pas un contact (excepté pour des détails techniques avant mise en page), pas un échange. Et mes appels et courriers sont restés lettre morte. Même ceux qui ont dit du bien de l’article sont restés muets. Décroissance en effet ! Décroissance de la convivialité et de la vie des idées dans la France d’après le sabotage du mouvement alternatif qui, justement, a fait décroître radicalement la contre-culture et la pensée alternative. Qui en a encore quelques notions le constate à chaque pas.

 

 

15 mai 2012
Harcèlement des écologistes
Paul Watson arrêté par l’Allemagne à la demande du Costa Rica
http://fr.news.yahoo.com/paul-watson-h%C3%A9ros-s%C3%A9rie-whale-wars-arr%C3%AAt%C3%A9-allemagne-224127499.html

Le militant écologiste Paul Watson de la Sea Shepherd arrêté en Allemagne (article de l’Humanité)
http://www.humanite.fr/monde/le-militant-ecologiste-paul-watson-dela-sea-shepherd-place-en-retention-en-allemagne-496585

à propos du Costa Rica justement,
Les seigneurs de la mer, film de Rob Stewart :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18806973&cfilm=127629.html

Sur SeaShepherd et Paul Watson :
http://www.seashepherd.fr/who-we-are/captain-watsons-biography.html

ci-dessous, en janvier 2010 : Un voilier écologiste coulé par des baleiniers

 

 

10 mai 1981 – 10 mai 2012
A propos d’élections

Après le questionnaire écologiste aux candidats aux législatives de 1973, l’article paru dans Le Courrier de la Baleine (bulletin des Amis de la Terre)

(…) La connaissance holistique du vivant, qui révèle la complémentarité, l’interdépendance et sa faculté d’auto-organisation, est la base de l’inspiration démocratique (et de bien d’autres choses). Il s’agit donc de la démocratie qui mise sur l’étendue des connaissances et sur l’intelligence du collectif, et non sur une miraculeuse condensation du savoir et de la pensée dans les têtes conditionnées d’une micro-minorité – d’une « élite », comme ils disent. C’est l’occultation de la connaissance holistique qui a permis de dépouiller le peuple de sa « souveraineté » en donnant l’illusion d’un glissement de la compétence, depuis sa source, le collectif et son sens du bien commun, vers la domination, basculant de la démocratie vers sa simulation.

Donc, contrairement à la caricature qui en est généralement faite, la démocratie n’est pas assurée par l’électoralisme, encore moins que la bonne santé des écosystèmes ne l’est par le ministère de l’environnement. Bien au contraire, le processus est beaucoup trop simpliste et réductionniste pour permettre l’expression de la diversité. Pire, il oppose et exaspère les antagonismes là où il faudrait favoriser la révélation de l’interdépendance et de la complémentarité pour trouver l’accord entre chacun et la vie de tous. L’électoralisme est un remède contre la conscience du bien commun et celle de l’accord entre ce dernier et l’intérêt de chacun. Cela n’est pas le fruit du hasard. C’est une stratégie parfaitement calculée. L’électoralisme est l’un des instruments les plus efficaces pour submerger et laminer la pensée critique et la philosophie politique sous les discours menteurs et la propagande des joutes pour la captation des pouvoirs. Sa première fonction est de parachever l’élimination des acteurs alternatifs – ceux qui ont le soucis du bien commun. Ensuite, étant intégralement contrôlé par les lobbies forgés par la capitalisation, l’électoralisme ne fait que reconduire immuablement la même culture anti-sociale et anti-nature, et les mêmes intérêts dominants, donc les prédations destructrices du vivant. Le défaut de l’électoralisme est premier : comme le vivant dont elle devrait être une expression, la démocratie est incompatible avec la capitalisation des pouvoirs à quelque niveau que ce soit. Implacable engrenage de capitalisation des pouvoirs confisqués, l’électoralisme est, avec le profit matériel, la plus puissante stimulation de la spirale des régressions.
(…)
extrait de Domination, déformations, confusions, horizon bouché. L’autre voie (chapitre 1)

 

 

8 mai 2012
C’est la fête de la Victoire de 1945

Victoire ? Sans la libération de l’Espagne et du Portugal abandonnés aux fascistes depuis 1936 par « les alliés », et pour 30 ans encore.

Voir ci-dessous :
Le fascisme bouge encore (2 février 2012)

 

 

 

Raffaele Guariniello. Teigneux antiamiante

(…) Au fil des procès, et des résultats obtenus, Raffaele Guariniello s’est forgé une image de justicier, tantôt loué comme un infatigable Don Quichotte pourfendant les puissants, tantôt brocardé en magistrato velina, en «juge-paillettes», pour sa frénésie d’enquêtes. Lui se voit plutôt dans la lignée des juges antimafia Borsellino et Falcone et s’enorgueillit d’avoir fait école. De l’Italie comme de l’étranger, on vient se former à Turin à l’utilisation du droit pénal contre la délinquance sociale et environnementale et étudier la jurisprudence forgée par Guariniello.

En France, le procès pénal de l’amiante reste au point mort, entravé par l’Etat et les parquets peu soucieux d’ouvrir une boîte de Pandore qui exposerait les collusions entre gouvernement et industriels. Alors le procureur italien fait rêver juges et avocats. On lui envie son pouvoir – en Italie, le procureur est indépendant du pouvoir politique – et on admire sa manière de l’utiliser. Pour les plaignants, il redonne du lustre à la justice.
(…)
http://www.liberation.fr/societe/2012/04/22/raffaele-guariniello-teigneux-antiamiante_813490

 

 

24 avril 2012
Syrie : le massacre se poursuit sous contrôle du Conseil de Sécurité
http://fr.euronews.com/2012/04/18/syrie-la-mission-des-observateurs-se-poursuit-les-bombardements-aussi/

 

 

20 avril
Culture anti-nature et réification du vivant : le cas de l’Inde
La cupidité et la connerie sont sans limites, en Inde aussi
http://www.dailymotion.com/video/xnmgg3_la-tribu-jarawa-en-inde-forcee-a-danser-pour-les-britaniques_music?fbc=351
http://www.survivalfrance.org/actu/8002

pour plus d’information et pour agir :
http://www.survivalinternational.org/tribes/jarawa

 

 

mi-avril 2012
Démocratie et capitalisation du pouvoir sont deux choses qui ne vont pas bien ensemble

« La polis [en grec : cité] vient de naître, de renaître. La place publique. Le campement en réseau, où l’on discute des sujets qui nous concernent tous dans des assemblées ouvertes. La práctica, la capacidad de organización, la complicidad provoca que una chica en su turno de palabra afirme: « He aprendido más en diez días que en años de un sistema educativo que no me ha enseñado a pensar » (J’ai plus appris en dix jours qu’en plusieurs années dans un système éducatif qui ne m’a pas appris à penser par moi-même). El ciudadano corriente, no sólo el joven, expresa sus ideas en orden y libertad, se organiza, y sabe comportarse, en las diferentes tareas que conlleva un movimiento horizontal, sin líderes ni jerarquía, con una diligencia sorprendente ». Mouvement horizontal, sans leader ni hiérarchie, avec une étonnante vitalité.

« Droite, gauche : deux mots usés par le temps et l’imposture des anciens. “Nous vivons la perte de sens d’idéologies qui ne fonctionnent plus. Sur les places, il y a des idées vivantes, du respect, du bon sens, et personne n’a besoin de se raccrocher à des bannières. Chaque personne est un monde, chaque personne a son idée.” La loi électorale conforte l’oligarchie des partis et la corruption généralisée. Le système est épuisé depuis longtemps, et sur toutes les places les gens exigent qu’il change, qu’il se renouvelle. »
Le jour où les jeunes ont réinventé la démocratie, article de Pepe Ribas paru dans la Vanguardia de Barcelone (Crónica personal de un movimiento)
traduit par Courrier International en septembre 2011
http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/15/le-jour-ou-les-jeunes-ont-reinvente-la-democratie
http://www.lavanguardia.com/cultura/20110615/54169595425/cronica-personal-de-un-movimiento.html

… Comme une impression de revivre les années soixante avec le mouvement alternatif qui a secoué le monde, cette nouvelle gauche que l’on a fait taire pour que tout le monde retombe dans l’immaturité politique.

« Durant les sixties ou aujourd’hui, c’est toujours le même problème, le même constat et le même élan. Et les mêmes mobilisations réactionnaires pour éteindre l’intelligence en mouvement.
(…) la démocratie. Elle est une création, une dynamique, l’expression d’une population en pleine possession de ses esprits et de ses moyens. Elle n’est pas une lithurgie, pas un « régime politique » matérialisé par des processus entièrement contrôlés par le cartel de ceux qui ont le moins intérêt à l’expression du bien commun. Surtout dans ce cas, la dérive de l’objet à sa représentation est une manipulation. Exactement à l’inverse du fonctionnement du système capitaliste, la démocratie se construit – ou se refuse – tous les jours en commençant par écarter des affaires de la cité tous ceux qui briguent un pouvoir sur les autres, tous sans exception. Comme les indignés d’aujourd’hui, c’est ce que nous avions réalisé spontanément à partir des années soixante. La chasse aux capitalistes du pouvoir était permanente, pour que nul ne soit spolié de ses capacités d’être et d’agir, et, surtout, pour que le mouvement de tous soit toujours plus dynamique et créatif (…) »
extrait de « Domination, déformations, confusions, horizon bouché. L’autre voie »

Le sabotage du mouvement écologiste et des autres composantes de la nouvelle gauche alternative a parfaitement démontré la justesse de l’analyse des années soixante et la nuisibilité du système « représentatif » électoraliste où seuls les arrivistes et les lobbies tirent leur épingle du jeu, pas le bien commun.

 

 

Le barrage des Trois-Gorges menace la Chine

Glissements de terrain, effondrements, tremblements de terre…

Chine: 100.000 évacuations envisagées près du barrage des Trois-Gorges
http://www.eitb.com/fr/infos/international/detail/870307/chine-100000-evacuations-envisagees-pres-du-barrage-troisgorges/

 

 

Suicide d’un retraité désespéré dans une rue d’Athènes, d’autres en Italie
D’autres encore ?

http://www.france24.com/fr/20120405-suicide-retraite-plein-coeur-athenes-bouleverse-grece-crise-austerite
http://videos.ladepeche.fr/video/108d82a119fs.html
Le suicide, dernier mode d’expression contre la dictature financière ?

 

 

mi-avril 2012
Justice à la française

Sortie d’un livre-enquête le cas de Dany Leprince :
Le couteau jaune, l’affaire Dany Leprince
par Frank Johannès, Calmann-Lévy
« Le journaliste, chargé des questions de justice au Monde, explore l’affaire Dany Leprince, lequel a été condamné à perpétuité pour les meurtres de son frère, de sa belle-soeur et de deux de leurs filles, commis en septembre 1994. La révision du procès semblait en bonne voie: Leprince avait même provisoirement recouvré la liberté. Mais, le 6 avril 2011, la Cour le renvoyait à sa « longue nuit carcérale ». 
Depuis, Johannès est un homme en colère. Point d’emportement chez lui, mais une élégance de plume affûtée, ligne après ligne, comme la lame de ce fameux « couteau jaune » auquel l’ouvrage doit son titre. Dany Leprince est-il innocent? Ses avocats n’en doutent pas, mais c’est leur métier. Son innocence, au vu du dossier, est grandement probable, elle ne peut être certaine. »
recension de l’Express

Lame de fond sur l’affaire Leprince
http://www.liberation.fr/societe/2012/04/13/lame-de-fond-sur-laffaire-leprince_811602
« C’est un livre qui, une fois refermé, procure une dérangeante quoique vivifiante impression de culpabilité. Pourquoi citoyens, journalistes, hommes et femmes politiques, ne nous sommes nous pas davantage mobilisés autour de l’affaire Dany Leprince ? (…) »
… S’il n’y avait que pour cette affaire !

ci-dessous, en octobre 2011 :
Sarkozy enfonce Dany le Prince
http://www.liberation.fr/societe/01012363874-nicolas-sarkozy-refuse-de-gracier-dany-leprince
http://libertes.blog.lemonde.fr/2011/04/07/accablant-retour-en-prison-pour-dany-leprince/
http://www.rue89.com/tele89/2009/04/10/affaire-dany-leprince-et-sil-y-avait-eu-erreur-judiciaire

 

 

La mort est dans le pré
 

 

Piégés, les agriculteurs. Piégés entre la multiplication des maladies, le déni qui a longtemps été la règle, la MSA (mutuelle sociale agricole) qui refuse de reconnaître, les industriels qui affinent leur propagande, les dettes qui leur interdisent de sortir du système qui les tuent, et les institutions complices du désastre.

Pour ceux qui ont encore la télévision :
Un film de Eric Guéret qui dénonce l’empoisonnement des campagnes et l’auto-empoisonnement des agriculteurs industriels.
Il sera diffusé à la télévision le 17 avril sur France 2, à 23H
http://www.youtube.com/watch?v=U3Ezfjz0xvA

ci-dessous, en avril : La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne
en mars : Les agriculteurs victimes des pesticides protestent au Salon
en février : Condamnation de Monsanto pour l’empoisonnement de Paul François

et encore :
L’insecticide Cruiser fait perdre le nord aux abeilles
http://blog.slate.fr/globule-et-telescope/2012/03/29/le-cruiser-fait-perdre-le-nord-aux-abeilles/

Nouvelles charges contre le Roundup de Monsanto
article du Monde rapporté par Combat Monsanto (pour que le monde de Monsanto ne devienne jamais le nôtre)
http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article899

En Argentine, les habitants exposés à l’herbicide (Roundup) se plaignent de multiples affections
(…) A San Jorge, les cancers ont augmenté de 30 % en dix ans. Après un épandage, les habitants racontent que leurs lèvres bleuissent, leur langue s’épaissit. Des poules meurent. Chats et chiens perdent leurs poils. Les abeilles disparaissent et les oiseaux se font rares.
(… ) A Cordoba, l’association des Mères du quartier d’Ituzaingo dénonce plus de 200 cas de cancer pour 5 000 habitants. Dans les rues, des femmes portent un foulard sur la tête, des enfants un masque sur le visage. Traitées de « folles », les Mères ont obtenu en 2009 qu’un juge interdise l’épandage par avion à moins de 1 500 m des habitations. Mais ces interdictions ne sont pas toujours respectées. Et le Roundup peut longtemps rester en suspension dans l’atmosphère et voyager sur plusieurs kilomètres, porté par le vent et l’eau.
(…) Le chercheur rappelle qu’en France et aux Etats-Unis, Monsanto a été condamné pour publicité mensongère après avoir présenté son herbicide comme « 100 % biodégradable ». En Argentine, on utilise de plus en plus de Roundup, car les mauvaises herbes développent des résistances. En 1991, le pays consommait un million de litres de glyphosate. Il est passé à 200 millions de litres en 2009.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/08/08/en-argentine-les-habitants-exposes-a-l-herbicide-se-plaignent-de-multiples-affections_1557289_3244.html
http://generation-clash.blogspot.fr/2012/02/edito-au-vitriol-monsanto-un-demi.html

à propos de « mauvaises herbes »…
La biosphère contre les OGM

La vie a développé une défense anti-OGM et anti-lobbies agro-alimentaires beaucoup plus efficace que les arracheurs de cultures transgéniques. Dans les immensités désertiques ultra-polluées que l’agriculture industrielle a substituées à la diversité prospère de la Grande Prairie nord-américaine, elle a dépêché une amarante qui fait des prodiges. L’amarante de Palmer s’est parfaitement adaptée au glyphosate du Roundup de Monsanto avec lequel les terres ont été abreuvées depuis une quinzaine d’années. Comme l’expérience a maintes fois été tentée et réussie avec des insectes, l’amarante a été libérée par la chimie. Dans un environnement si appauvri que rien ne s’oppose à ses fantaisies, elle s’est dépassée au point de pousser de 5cm par jour et d’atteindre et dépasser 2 mètres de haut.

La réussite de l’amarante de Palmer fait des émules. Plusieurs autres plantes, envieuses de sa réussite, s’efforcent de suivre son exemple.

Bien entendu, plutôt que de tirer l’enseignement de l’expérience et de réviser leurs méthodes, les furieux de l’agriculture anti-nature font la seule chose qu’ils savent faire : empoisonner davantage le pays qu’ils ont déjà ravagé en arrosant avec des pesticides anciens, y compris les plus dangereux. Mais la méthode la plus efficace pour contrôler le développement de l’amarante est l’outil manuel et l’huile de coude, donc l’embauche de milliers d’ouvriers.

Particulièrement audacieux, quelques industriels (à ce stade, on ne peut parler d’agriculteurs) s’en retournent vers les semences anciennes…
sujet déjà publié en octobre 2010

 

Pollution alimentaire par les OGM, du nouveau
OGM et santé : la polémique éclate à nouveau
Des chercheurs chinois ont découvert dans le sang et les organes d’êtres humains des traces d’acide ribonucléique (ARN) provenant du riz. Cette équipe de l’université de Nankin, menée par le biologiste Chen-yu Zhang, a démontré que ce matériel génétique pouvait se fixer à l’intérieur de cellules du foie et influer sur le taux de cholestérol dans le sang. Le type d’ARN en question est appelé micro-ARN en raison de sa taille extrêmement petite. Depuis sa découverte, il y a une dizaine d’années, des études ont montré que le micro-ARN est impliqué dans l’apparition de plusieurs affections humaines, parmi lesquelles le cancer, la maladie d’Alzheimer et le diabète, et qu’il fonctionne en bloquant certains gènes.

Tomate à longue conservation

Les chercheurs chinois ont mis en évidence le premier cas in vivo de micro-ARN d’origine végétale capable de résister à la digestion et d’influer sur les fonctions des cellules humaines. Si les résultats de leurs recherches sont confirmés par un examen scientifique approfondi, cela tendrait à prouver que, quand nous mangeons, nous ne consommons pas seulement des vitamines et des protéines, mais aussi des régulateurs de gènes.

Même si à l’origine cette étude n’avait rien à voir avec les OGM, elle pourrait avoir des implications sur ce front. Les travaux de l’équipe chinoise révèlent en effet la ­possibilité que de nouveaux produits alimentaires, comme les organismes génétiquement modifiés, aient des effets jusqu’ici méconnus sur la santé humaine.
(…)
 
http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=6672052616858194012#editor/target=post;postID=8030625423544642764

 

en rapport : un sujet publié en sept. 2011
Bouffe médiocre et polluée, OGM et devenir

(…) les micro-ARN des végétaux que nous consommons ne sont pas détruits par la digestion, ils se retrouvent dans nos organes, et en modulent le métabolisme !
L’humain végétalisé
http://www.liberation.fr/sciences/01012365542-l-humain-vegetalise
Un régime riche en légumes pourrait modifier les gènes
http://cusm.ca/newsroom/legumes-genes-et-maladies-cardiaques

Des subventions nuisibles à la nature
Voilà un outil encore inexploré qui pourrait aider à protéger la biodiversité : la chasse aux subventions nuisibles à l’environnement. A Nagoya en 2010, la conférence des Nations unies sur la diversité biologique l’avait classée comme prioritaire. En France, le Centre d’analyse stratégique (CAS), qui a pour mission de préfigurer les réformes gouvernementales, s’est attelé à l’étude de ces aides aux effets pervers (…)
http://www.liberation.fr/terre/01012367117-des-subventions-nuisibles-a-la-nature
Bonne idée. Comme à peu près tout ce qui est nuisible est subventionné en détournant l’argent public, il y en a des montagnes qui encouragent et, même, créent la destruction de la biosphère et de nos vies ! Tiens, par exemple, les OGM…

 

 

avril 2012
Enfin, dans la campagne électorale, un propos contre la déstructuration généralisée

« Je veux interdire la présence de la grande distribution dans toutes les villes de moins de 30.000 habitants »
« Car les grandes surfaces sont en train de tuer le petit commerce: elles ont tué un million d’emplois en 20 ans. Cette mesure a été prise en Italie et les résultats ont été excellents en termes d’emplois ».
…En effet, une telle mesure existe en Italie depuis près de 40 ans. L’implantation des supermarchés est limitée en fonction du nombre d’habitants. Un syndicat de commerçants, Confcommercio, avait réussi à imposer cette restriction. C’est pourquoi les cités italiennes sont toujours très vivantes et leurs boutiques si passionnantes.
En outre, à cette législation des années 1970 résultant d’un mouvement social, la dynamique société italienne ajoute les mouvements SlowFood et CittaSlow depuis une quinzaine d’années.
Ci-dessous en mars 2012, le sujet :
Il n’y a plus de terrain constructible

Et la même personne de dénoncer la loi de modernisation économique (LME), qui fleure bon son néo-libéralisme poussé à l’extrême (1). C’est, en effet, à cette loi de Nicolas Sarkozy que nous devons, entre autre, la multiplication des succursales de la grande distribution, là même où ces super-hypermarchés du grand capitalisme ont conduit à la ruine d’innombrables commerçants et artisans, et désertifié villages et quartiers. Avec la loi LME, la destruction s’amplifie.

Qui a tenu ces propos révolutionnaires ? Marine le Pen ! C’est vrai qu’aucun autre des candidats ne pouvait le faire. Pas même Eva Joly tenue par sa cohorte d’héritiers du saccage de la nouvelle gauche alternative, et leurs références comme André Gorz qui, quand il se faisait appeler Michel Bosquet, avait été l’un des plus ardents soutiens du développement de la grande distribution.

Evidemment, Marine le Pen propose la trique, là où les alternatifs proposaient la démocratie directe. Curieux, quand même, que la démocratie ait été défaite si platement en France !

Sur ce seul point se révèle l’imposture de la « représentation » électoraliste qui est falsifiée très en amont de l’heure du scrutin, bien avant que ne soient choisis les candidats.
Ci-dessous, en décembre :
Falsification de l’histoire du mouvement social, France Inter au top
La légende André Gorz

 

(1) sur le contexte dans lequel s’inscrit cette mesure hyper-capitaliste, l’information suivante est parue sur ce blog en janvier 2011 :
Le scandale des hypers illégaux
article du numéro de Capital de janvier 2011
par Gilles Tanguy
http://www.capital.fr/enquetes/economie/le-scandale-des-hypers-illegaux-573818

« (…) ces dernières années, des dizaines d’hyper-marchés ont discrètement poussé leurs murs en s’asseyant sur la réglementation »
Suit un exemple de ruine des commerces locaux, et de mise au chômage de leurs employés, par la création d’un hyper-marché plébiscitée par les élus locaux (mais étrangers à l’intérêt général, comme trop souvent). Cela se passe à Castets dans les Landes.

A l’origine du désastre, la loi de modernisation économique (LME) de 2008 qui a été une production précipitée des lendemains de l’élection de Nicolas Sarkozy. Encore plus précipitée, et même en désaccord avec ladite loi, c’est une circulaire gouvernementale glissée à l’occasion du mois d’août 2008 qui a offert à la grande distribution la possibilité d’augmenter la surface de n’importe quel magasin jusqu’à 1000 mètres, sans autorisation. La glissade a été immédiate : plus de 5 millions de m2 ont été ouverts en quelques semaines – comme si cette irrégularité législative était attendue…

Combien de commerces en faillite ? Combien de chômeurs ? Combien de villages, de quartiers désertifiés ?

Un peu d’histoire…
(…)
« Après la casse systématisée de l’économie communautaire, la spoliation n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Elle pouvait profiter tout à loisir de la fragilisation des populations – plus précisément, de la fragilisation des structures communautaires – pour planifier la déstructuration finale avec l’exclusion des petits producteurs, artisans et commerçants entretenant encore un minimum d’autonomie, afin de concentrer davantage pouvoir et capital. En France, après le choc de 14-18, la révolution sociale contrariée en 36, la Seconde Guerre mondiale marquée, sinon générée par la peur du communisme, la trahison de la Libération, cela fut méthodiquement entrepris avec l’avènement de la cinquième République, à partir de 1958.

La démocratie a des limites, surtout quand elle se dit « représentative ». Comme d’habitude pour les choses vraiment importantes, le peuple n’est pas été consulté – ni, bien sûr, informé, puisque l’autorité de l’Etat s’est substituée à la souveraineté du peuple et qu’il ne s’affirme que contre la société. Comme toujours quand il s’agit d’affaires engageant toute la société, son environnement et l’avenir, sous couvert d’intérêt supérieur, la nouvelle politique est décidée par les réseaux dominants, financiers et industriels qui, avec la caste des technocrates « hauts fonctionnaires » et « économistes » distingués, contrôlent entièrement l’Etat. Sous couvert de politique d’intérêt général, la collusion avec les grands destructeurs des sociétés et des écosystèmes est aisément repérable par tout un chacun jusqu’au sommet de l’Etat. Par contre, le peuple est entièrement mis à contribution pour subventionner la nouvelle politique, celle dont il est la principale victime, c’est à dire permettre aux spéculateurs d’engranger à la fois l’argent public et celui résultant des spoliations et des destructions.

Alors, sous la direction d’Antoine Pinay, un politicien qui avait voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et allait fonder le Cercle Pinay, une organisation réactionnaire internationale (1969), tout va très vite. A partir de septembre 1958, est très discrètement réunie une commission uniquement composée de doctrinaires du néo-libéralisme et de spéculateurs de haut vol. Pas un représentant des différentes parties de la société française. Ni paysan, ni artisan ou ouvrier, ni employé, ni commerçant, ni petit industriel, et, à fortiori, aucun représentant des autres peuples encore sous domination coloniale. Cette commission est dirigée par Jacques Rueff, un pur technocrate qui s’était distingué comme membre de X Crise en 1931 et, plus encore, en fondant la Société du Mont Pèlerin en 1947, avec Friedrich Hayek, Milton Friedman et quelques autres accoucheurs de l’ultra-capitalisme, dont Maurice Allais, Bertrand de Jouvenel, François Trevoux. Le plan Pinay-Rueff, qui définissait la nouvelle politique, est officialisé en décembre 1958.

A cette première commission allait succéder le « Comité d’experts pour la suppression des obstacles à l’expansion économique » (l’ancêtre de la récente « Commission pour la libération de la croissance », dite « Commission Attali »). Celui-ci est dirigé par Jacques Rueff et Louis Armand, accompagnés par la fine fleur du patronat. La Cinquième République gaullienne est donc lancée sous la direction des pairs du néo-libéralisme, en rupture complète avec les aspirations du peuple et le soucis du bien commun »
extrait de La révolution renversée et la colonisation intérieure (chapitre 7 de La vie à reconstruire)
sur le site planetaryecology.com

Depuis la circulaire interministérielle d’inspiration néo-libérale du 31 mars 1960, dite circulaire Fontanet, qui a interdit aux producteurs de choisir leurs distributeurs, jusqu’à la dernière circulaire gouvernernentale, les différents pouvoirs politiciens n’ont cessé de favoriser la domination de l’argent : grosses centrales d’achat et grande distribution.

En décembre 2009, lors d’une cérémonie en grande pompe à l’Elysée, le Président de la République Nicolas Sarkozy a décoré Edouard Leclerc et sa femme, « les Roméo et Juliette de Landerneau », pour leur rôle déterminant dans le développement de la grande distribution.

Edouard Leclerc fut le protégé d’un certain André Gorz (Michel Bosquet). Sa pensée fut publiée en 1966 par le journal dirigé par celui-ci et Jean Daniel, le Nouvel Observateur : « Il ne s’agit pas d’attaquer la boulangerie, mais l’ensemble des fabrications artisanales et qui veulent le rester à tout prix… Quant aux 40 000 boulangers, pourquoi voulez-vous les retenir dans un travail qui peut être mieux fait à l’échelle industrielle, mieux vaut libérer les énergies humaines pour d’autres conquêtes… Le bâtiment et la route manquent d’hommes. Je crois qu’on sortirait les boulangers de leur pétrin en leur apprenant, par exemple, à conduire un bulldozer ».

Cette politique visionnaire a été largement réalisée avec l’appui sans faille des gouvernements de gauche et de droite…
« les hypermarchés raisonnent en termes de « flux » de voitures et de « zones de chalandise » : ils com­mencent par aspirer les consommateurs des centres-villes en attendant que les lotissements viennent boucher les trous du maillage routier… Aujourd’hui, la France, championne mondiale de la grande distribution – elle exporte son glorieux modèle jusqu’en Chine – compte 1 400 hypermarchés (de plus de 2 500 mètres carrés) et 8 000 supermarchés… Et pour quel bilan ! « En cassant les prix sur quelques rares mais symbo­liques produits, les grandes surfaces se sont enrichies en ruinant les pompes à essence, les commerces de bouche, les drogueries, les quincailleries, des milliers de commerces indépendants spécialisés ou de proximité, des milliers d’artisans, et même des milliers de producteurs et fournisseurs. Les résultats sont objectivement inacceptables. Avec, en plus, des prix supérieurs à ceux de nos voisins eu­ropéens ! » Ce n’est pas un dangereux contestataire qui dresse ce constat, mais Jean-Paul Charié, député UMP du Loiret (hélas décédé en novembre dernier), dans un rapport sur l’urbanisme commercial rédigé en mars 2009. La logique des grandes surfaces a vidé les centres-villes de leurs commerces, a favorisé la malbouffe, contraint de nombreuses entrepri­ses à délocaliser. Elle a fabriqué des emplois précaires et des chômeurs. C’est une spécificité très française – 70 % du chiffre d’affaires commercial est réalisé en périphérie des villes, contre 30 % en Allemagne. »
Extrait de « Comment la France est devenue moche » http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php

Anti grandes surfaces
http://anti.grande.surfaces.over-blog.com/

Sarkozy a décoré Leclerc de la rosette de la polémique
http://www.bertrandgobin.fr/article-sarkozy-a-decore-leclerc-de-la-rosette-de-la-polemique-44384680.html

Edouard Leclerc: Légion d’honneur contestée
http://bretagne.france3.fr/info/edouard-leclerc-legion-d-honneur-contestee–62652656.html

 

 

Amiante rappel
Mourir d’amiante
Anne-Marie Goudard, 52 ans, est atteinte d’un cancer dû à une exposition à l’amiante. Récit d’un combat.
Portrait paru dans Libération le 21 février 1997
«C’est la rubrique nécrologique des journaux qui m’a donné le besoin de témoigner. Les formules du genre « emportée par une cruelle maladie m’ont soudain parues obscures et indécentes. Non, je veux que l’on sache que je suis morte de l’amiante. Qu’au moins mon cas serve à quelque chose.
(…)
Je n’ai jamais travaillé dans l’industrie de l’amiante. Je suis professeur de maths depuis 1971. Je fais partie de celles que l’on appelle les « victimes environnementales. La seule exposition que les médecins ont identifiée remonte à mon enfance. Quand j’habitais à quelques centaines de mètres de l’usine Amisol.»
http://www.liberation.fr/portrait/0101205526-anne-marie-goudard-52-ans-est-atteinte-d-un-cancer-du-a-une-exposition-a-l-amiante-recit-d-un-combat-mourir-d-amiante
Anne-Marie Goudard s’est éteinte en juin 1997

 

 

Croissance ? Croissance de l’immonde et de la mort…
L’huile de palme et les autres produits phares du commerce mondial continuent de tuer la vie

A Aceh, la partie nord de Sumatra, les industriels de l’huile de palme foutent le feu à la forêt pour étendre les territoires qui leur ont été concédés par le gouvernement, bien sûr en spoliant les populations. Ils sèment la désolation dans les populations des orangs outans et des autres espèces. C’est toute la biosphère qui est menacée.

http://fr.news.yahoo.com/menace-sur-les-orangs-outans-en-indon%C3%A9sie-132649158.html

http://endoftheicons.wordpress.com/2012/03/28/an-emergency-report-prepared-for-the-coalition-to-save-tripa-and-partners/

http://news.mongabay.com/2012/0327-tripa_hotspots.html

La régression de la forêt à Tripa
http://www.grida.no/graphicslib/detail/land-cover-change-in-tripa-indonesia_8998

http://www.trouw.nl/tr/nl/5948/Dierenwelzijn/article/detail/3232564/2012/03/29/Orang-oetans-Atjeh-op-rand-uitsterven-door-bosbrand.dhtml#.T3bDYhjBQUk.facebook

Informations complémentaires sur ce blog et le site correspondant (planetaryecology.com) :

« Le feu à la planète. Destruction des forêts primaires, El Niño, et autres bascules écologiques et climatiques » Dessins El Niño
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=56:le-feu-a-la-planete&catid=34:article&Itemid=75
également en anglais et en espagnol
Aussi : « Is El Niño Now A Man-Made Phenomenon ? », ACG, The Ecologist 1999, March/ April, Vol 29, No2.

« Ethnocide et écocide aux Mentawaï »
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55:ethnocide-et-ecocide-aux-mentawai&catid=34:article&Itemid=74
(également en anglais)

 

 

Les imposteurs

(…) Si j’ai jugé utile de mener ce travail, c’est pour une première raison : ces derniers mois, j’ai été frappé de constater que dans de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, les économistes les plus médiatisés ont parfois été critiqués. Mais pas en France, ou quasiment pas. Et cette différence de traitement, j’ai voulu chercher à en percer le mystère.

De fait, nul vrai débat ni réelle polémique en France. Malgré la violence de la crise, malgré le cortège de souffrances sociales qu’elle a généré, quelques économistes parmi les plus médiatisés, ceux qui courent micros et plateaux de télévision, ont juste été moqués, de proche en proche, pour leur manque de discernement ou de clairvoyance. Dans les magazines, on a donc vu fleurir, ici ou là, le bêtisier de la crise.

(…) si les quelques 3.500 économistes, chercheurs ou enseignants que comptent la France ne sont pas dans leur immense majorité atteint par ces dérives, il existe une petite caste d’économistes, celle qui précisément déteint un quasi monopole d’expression dans les plus grands médias, qui sont dans des situations de conflits d’intérêt aussi graves, et même pour certains d’entre eux, beaucoup plus graves. (…)
Qui dit cela ? Laurent Mauduit dans :
Les imposteurs de l’économie
http://blogs.mediapart.fr/blog/laurent-mauduit/260312/les-imposteurs-de-l-economie

Cela ne vous rappelle rien ? Allez, une situation comparable… Des journalistes spécialisés, souvent des universitaires (de plus en plus souvent), enfin, des médiatisés qui pérorent de concert à tous les échos en changeant l’histoire pour effacer la contre-culture et l’alternative à la civilisation de la destruction, et engramer dans la plupart des têtes l’inéluctabilité de la domination et du tout-capitalisme, à commencer par la capitalisation du pouvoir (système représentatif). Mais si, voyons, des gens dont on a enfin découvert leurs liens avec le Congrès pour la Liberté de la Culture, avec la grande distribution, avec l’agro-alimentaire et la chimie, avec la Fondation Saint Simon, avec l’industrie pharmaceutique, avec l’oligarchie mondiale…

 

 

Terra Ferma
Film de Emanuele Crialese

Il était une fois un système assoiffé de profits qui dévorait la vie à la surface d’une planète bleue. Et, sur une mer azur déjà polluée par le même système qui ne contrôle pas ses sphincters, une île italienne partagée entre les réfugiés de la misère, doublement naufragés, et le tourisme. Les uns doivent quitter leurs écosystèmes directement dévastés, ou désertifiés par d’autres destructions, plus loin. Les autres souffrent aussi de l’appauvrissement de la mer par les pollutions et doivent secourir les exilés perdus sur des rafiots, quand ceux-ci n’ont pas déjà coulés. Mais le système responsable de l’enchaînement mortifère veille sous la forme de règles européennes qui interdisent de porter secours et de subventions qui encouragent les pêcheurs à céder la place aux navires usines qui détruisent la mer. Plus personne n’a la maîtrise de sa vie. Et l’on ne voit pas d’issue.

Beaux portraits d’une humanité qui a de plus en plus de mal à garder ses repères.

Pour le film et la démonstration : magnifico.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=192769.html

 

 

L’agriculture anti-nature française poursuit ses destructions
suite au sujet du 21 février (ci-dessous)
Le paysan Pierre Priolet au bout du chemin

La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/retour-de-l-epandage-aerien-des-pesticides_1674789_3244.html

 

 

Déliquescence électoraliste, dans le contexte de la sécheresse croissante et de la pollution intense par les micro-particules,
une préoccupation majeure serait de réduire le prix des carburants… pour continuer à polluer comme si de rien n’était

Mais, ont-ils augmenté ?
www.jbnoe.fr/IMG/pdf/JB_Noe_-Evolution_du_prix_essence.pdf

 

 

mars 2012
Il n’y a plus de terrain constructible

Terre perdue pour la vie : 252 hectares de terre perdue chaque jour dans la seule Union européenne.
Destruction du couvert végétal, destruction des sols, minéralisation, imperméabilisation sous le bitume et le béton.
5 000 000 hectares de campagne perdus en france depuis les années soixante.
Là encore, la France est dans le peloton des très mauvais : 60 000 à 70 000 hectares gaspillés chaque année quand l’Allemagne en perd 20 à 30 000 – avec le même modèle de croissance anti-nature et une population plus nombreuse.
Cela équivaut à peu près à la valeur d’un département moyen depuis 10 ans.

Combien dans votre commune ? La dernière maison construite ne pouvait-elle être mitoyenne des précédentes, pour faire rue, limiter la perte d’espace et d’énergie, et protéger des espaces intimes, des jardins avec micro-climats ? Le dernier lotissement… Un semis de sam-suffit sans raison d’être, ou un quartier avec un caractère qui apporte quelque chose aux autres quartiers ? Y a-t-il eu regroupement de l’habitat et densification, ou étalement et contrainte à plus de consommation automobile ? La place de la voiture individuelle a-t-elle été augmentée ou diminuée ? Et la place de la bicyclette ?

Comment la France est devenue moche
http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php

Le paysage dans le décor
Vers la fin de l’ère mitage
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/25/le-paysage-francais-grand-oublie-des-politiques-d-urbanisation_1647735_3224.html
Le Monde du 25 février 2012

L’artificialisation des sols en Europe
http://www.planetoscope.com/sols/1288-pertes-de-terres-arables-perdues-du-fait-de-l-urbanisation-en-europe.html

Bruxelles s’inquiète de l’imperméabilisation des terres de l’Union
http://www.info2d.com/information/?artid=7742

des exemples positifs dans la rubrique Alternatives pratiques et interrelations constructives :
http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/reserve-2.html

Città Slow (Cités Lentes, Slow Cities)
www.cittaslow.net
http://carfree.free.fr/index.php/2008/03/04/cittaslow-les-villes-lentes-contre-la-frenesie-automobile/

 

Città Slow est l’extension du mouvement d’origine italienne Slowfood, pour recréer l’art de vivre avec l’engagement des communes. Città Slow présente un programme alléchant en 70 recommandations, par exemple :
relocalisation des productions, des échanges,
stimulation des réalisations communautaires, développement des équipements collectifs,
économies d’énergie et production d’énergies renouvelables,
développement du compostage,
mise en valeur du bâti ancien, restauration, valorisation de la belle architecture et de l’histoire, plutôt que de construire neuf,
promotion de l’architecture bioclimatique, information et formation des professionnels du bâtiment,
réduction des pollutions sonores et lumineuses,
développement des zones piétonnes, développement des transports en commun, de l’usage du vélo, et réduction draconienne des déplacements automobiles,
suppression progressive des fastfoods et des centres commerciaux,
exclusion des OGM, développement de l’agriculture biologique et de sa distribution,
valorisation des spécialités gastronomiques et des métiers traditionnels,
destruction des obstacles au bien-vivre, développement de la convivialité,
etc.
et mise en réseau des cités participantes.
… Le mouvement s’est développé dans 11 pays européens, mais rien encore en France ! Quand est-ce qu’on s’y met ?

 

 

Le fossé
Film de Wang Bing
le film complémentaire de Fengming, chronique d’une femme chinoise (présenté ci-dessous)

Désert de Gobi 1960. Plaine aride battue par les vents. Lieu idoine pour les camps de rééducation des Cent Fleurs maoïstes. Tout le monde chinois y échoue. Les vieux militants de la première heure, les cadres déchus, ceux qui ont attiré l’attention d’un jaloux, d’un plus dérangé, le compagnon de Fengming He pour deux articles que lui avait demandés le parti… Des centaines de milliers de déviants à remettre dans le droit chemin de la dictature du prolétariat. C’est l’époque de la grande famine provoquée par les autres décisions géniales du Grand Timonier et de sa clique. Au camp de Jiabiangou, le quotidien s’éternise en efforts surhumains pour glaner encore quelques instants d’une survie misérable, puis en abandons résignés. Car la machinerie hiérarchique qui ne fonctionne que sur une seule idée à la fois ne produit que des personnalités brisées, victimes comme bourreaux, et des morts. Chaque nuit, chaque jour, des hommes s’éteignent, à bout de désespoir et de souffrance, et sont semés, anonymes, dans le désert, perdus à jamais pour que vive éternellement la dictature du prolétariat.

Une dizaine d’années plus tard, en France, des maoïstes fortement instrumentalisés par le système dominant allaient participer fébrilement à l’élimination de la nouvelle gauche alternative qui, en renouant avec le vivant, proposait d’échapper à la malédiction du capitalisme destructeur, comme à celle des autres totalitarismes. Comme le permettent les films de Wang Bing et plusieurs études récentes, nous commençons seulement à pouvoir faire le bilan de tout cela.
http://www.rue89.com/chinatown/2011/04/14/le-fosse-film-evenement-de-wang-bing-sur-arte-samedi-193907

 

 

Téléphone mobile rime toujours avec nuisible

« Minerais de sang », un livre de Christophe Boltansky sur les ravages de l’exploitation mafieuse de l’oxyde d’étain, appelé la cassitérite, qui sert à la construction des téléphones mobiles et des ordinateurs. Une bonne raison pour ne pas multiplier les gadgets et ne pas céder aux modes publicitaires.

Cela se passe au Kivu, le pays des gorilles des montagnes à l’est du Congo et cela ressemble à la situation de la Papouasie Occidentale.
http://carnetsdungrandreporter.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/01/18/minerais-de-sang-les-esclaves-du-monde-moderne.html
Boomerang, la puce à l’oreille
reportage filmé dans l’enfer de la production des téléphones mobiles
(…) C’est l’un des objets les plus vendus au monde. L’industrie du téléphone portable a connu un développement tout à fait exemplaire, à l’image de l’engouement consumériste dont fait preuve la population mondiale dès lors que ses besoins primaires sont satisfaits. Un engouement qui pourrait bien nous revenir en pleine figure si nous n’y prenons gare, tel un boomerang.
Car c’est au prix de millions de morts, d’une exploitation humaine digne des débuts de l’industrialisation et de graves dégâts environnementaux et sanitaires que nous pouvons nous offrir un nouveau téléphone tous les 18 mois (moyenne française). Boomerang est un documentaire de 90 minutes qui décrypte un monde globalisé dans lequel nos actes de consommateurs ont des conséquences insoupçonnées (…)
http://www.capatv.com/?page_id=15172

Du sang dans nos portables
film de Patrick Forestier
Résumé : Des enfants meurent dans les mines d’Afrique afin que d’autres, en Occident, puissent s’amuser sur leurs consoles de jeu. Au coeur de ce scandale, un minerai très rare, le coltan, composant désormais indispensable dans la fabrication des appareils électroniques, tels que les consoles ou les téléphones portables.
http://cdfafrique.afrikblog.com/archives/2008/12/14/11745575.html

 

 

38 témoins
film de Lucas Belvaux
http://www.cinefil.com/film/38-temoins

Un centre ville la nuit. Ville minérale où chaque pas résonne, où chaque bruit est répercuté partout par les parois de béton et de verre. Pourtant, une femme meurt longuement sous les coups de couteau sans alarmer le voisinage, hors un homme qui croit à un tapage nocturne sans conséquence, gueule un coup au balcon puis, n’entendant plus rien, rentre se coucher. Aucune intervention. Aucun appel à la police. Aucun secours. L’enquête de police fait chou blanc. La plupart des voisins n’ont rien entendu. La victime semble avoir été assassinée dans un désert. Mais un homme, un homme qui a assuré n’y avoir pas assisté, est torturé par cette horreur.

C’est un film sobre qui captive de bout en bout en laissant s’épanouir les interrogations essentielles sur la relation de chacun aux autres, et, en définitive, à soi-même.

Les mêmes interrogations se posent aussi pour d’autres crimes, des crimes étendus dans le temps et l’espace, des crimes collectifs dont les témoins sont innombrables. Non assistance à peuples en danger, non-assistance à planète en danger… Pourquoi ?

Pollution locale par l’amiante, destruction écologique planétaire, agression individuelle, etc. La société « moderne et développée » se complaît dans la non-intervention et la cultive. « Faut pas intervenir ! », « On va pas s’charger de toute la misère du monde », « Tu vas pas faire la révolution tout seul, ha ha ha », « Laisse faire, on n’y peut rien », « Chacun est maître chez soi », « Inviolabilité de la propriété privée », « Souveraineté des Etats », etc. Où est passée la culture qui met en lumière les interrelations, la compréhension des proximités, de l’interdépendance, de l’appartenance à un même ensemble, le sens vital de la solidarité ?

 

 

Revenons à l’essentiel…

Des yeux pour voir
http://desyeuxpourvoir.blogspot.fr/2011/04/rene-maltete-lhumour-en-photo.html
René Maltête : photographies
http://rene.maltete.com/

 

 

Grande manifestation pro-Assad à Damas
C’est pas les débiles et les salopards qui manquent ! Comme d’habitude.

 

 

Mort de Benjamin Escoriza
le chanteur de Radio Tarifa.
A 57 ans.
D’un cancer évidemment.
Encore un qui nous manquera chaque jour

Sin Palabras
http://www.youtube.com/watch?v=TObw4BSmAos
El Quinto
http://www.youtube.com/watch?v=MABsLrxQThc
La Tarara
http://www.youtube.com/watch?v=7vY4ktHFWko&NR=1&feature=endscreen

 

 

Cheval de guerre
film de Steven Spielberg
d’après le livre de Michael Morpurgo

Il était une fois un cheval magnifique et son meilleur ami bipède. Deux jeunes êtres qui se retrouvent propulsés au coeur du cauchemar des cauchemars : au front de la guerre 14-18. Séparément.

C’est tout d’abord très hollywoodien, un tantinet sirupeux, et l’on en profite pour visiter une belle campagne anglaise et la vie des paysans d’avant la PAC. Puis vient la guerre. Rendue comme était la guerre, où des masses de braves types sont jetés les uns contre les autres pour défendre des intérêts ennemis des uns et des autres. La guerre épouvantable pour les hommes et les bêtes des deux camps. Images époustouflantes. Grande mise en scène.

Qu’un film à gros budget soit consacré à un cheval confronté à la furie d’une civilisation dévoyée dit peut-être quelque chose de positif sur notre époque. On veut l’espérer. C’est en tout cas un hommage aux millions de chevaux et d’autres êtres sacrifiés dans des conflits vains. Il y a peu que l’on parle à voix haute de ces martyrs.

Entre 4 et 8 millions de chevaux auraient été victimes de 14-18. La différence entre les estimations laisse deviner quelle attention était généralement portée à ces autres vies, à quel point la vie a été réifiée par la culture dominante.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_durant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

Chevaux victimes de guerre
article paru dans Clic-Cheval, pour le bien-être du cheval
http://clic-cheval.com/chevaux-victimes-guerres.html
14-18: le lourd tribut des chevaux dans la guerre
http://champagne-ardenne.france3.fr/info/14-18-le-lourd-tribut-des-chevaux-dans-la-guerre-72879471.html

Sur les animaux esclaves :
Le cheval prolétaire, émission de Jean Lebrun (La marche de l’histoire) sur France Inter avec Eric Baratay :
http://www.franceinter.fr/emission-la-marche-de-l-histoire-le-cheval-proletaire-0

La « cause animale »
http://www.laviedesidees.fr/La-cause-animale.html
Un livre d’Eric Baratay, spécialiste de la condition animale :
Et l’homme créa l’animal. Histoire d’une condition (Odile Jacob, 2003)

 

Un livre essentiel sur la guerre, sur 14-18 en particulier :
Ceux de 14
par Maurice Genevoix qui fut entraîné dans cette tourmente.
« C’était dans les bois de Septsarges, le 1er septembre, le jour où Dalle-Leblanc a reçu une balle dans le ventre. J’ai veillé longtemps, cette nuit-là. Il faisait déjà froid ; les blessés perdus appelaient entre les lignes des brancardiers qui ne viendraient pas ; plus poignant que ces plaintes humaines, le hennissement d’un cheval mourant pantelait sous les étoiles. »

Ce récit montre que la guerre ballote tous les hommes, leur faisant perdre la maîtrise de leur vie – et de la vie des autres. Le parallèle avec la guerre économique, qui fait perdre tout libre arbitre à la plupart, et les métamorphose, est frappant.

 

 

Il faut sauver les Indiens Huichols
Jean-Marie le Clézio

L’Histoire bégaie, on le sait. Parfois, il y a tellement d’insupportable dans ce bégaiement qu’on ne peut l’accepter. Le génocide amérindien fut organisé pour une grande part à cause de la convoitise des conquérants pour l’or et l’argent, chose tellement incompréhensible pour les habitants du Nouveau Monde que certains (les Purepecha du Michoacan) se posèrent même la question : « Assurément, ces hommes doivent se nourrir de ces métaux pour les désirer à tel point. » Pour eux, ces métaux étaient « l’excrément du Soleil et de la Lune » et ne servaient qu’aux objets de culte.

Depuis 2009, la compagnie minière canadienne First Majestic Silver, spécialisée dans la prospection des métaux précieux, a pu racheter 22 concessions à l’ouest de l’Etat de San Luis Potosi, dans le nord du Mexique, dans une montagne nommée Cerro Quemado, près de la station de chemin de fer Real de Catorce. Cette montagne est depuis toujours le lieu mythique pour les Indiens Wixaritari – plus connus du grand public sous le nom de Huichols – où ils s’approvisionnent en peyotl pour leurs cérémonies de divination thérapeutique et leurs rituels liés au culte du Soleil.
(…)
http://www.lepoint.fr/monde/il-faut-sauver-les-indiens-huichols-20-01-2012-1421686_24.php
Voilà qui évoque d’autres massacres et d’autres saccages, comme ce qui est commis en Papouasie Occidentale.

 

 

Fengming, chronique d’une femme chinoise
documentaire de Wang Bing

http://www.mk2.com/trois-couleurs/fengming-chronique-une-femme-chinoise

Ceux qui ont vu A l’ouest des rails, monumentale saga documentaire, d’un fol humanisme, sur l’extinction d’une cité industrielle du nord-est de la Chine, se souviennent de lui. Le diptyque qui sort ces jours-ci, Fengming, chronique d’une femme chinoise (le 7 mars) et Le Fossé (le 14 mars), n’est pas moins ambitieux. Le premier des deux films est un documentaire, le second une fiction, mais ils traitent de la même réalité : le destin de ces intellectuels désignés comme « droitiers » au cours de la répression atroce qui fit suite, en 1957-1958, à la campagne d’ouverture des Cents Fleurs. Plus de 500 000 personnes furent alors déportées dans des camps de « rééducation par le travail ».
Les deux films convergent vers un même lieu et une même date, le camp de Mingshui, en bordure du désert de Gobi, au cours de l’un des hivers les plus meurtriers de tous les temps : celui de l’année 1960. La famine consécutive au fiasco du Grand Bond en avant causa alors entre 15 millions et 30 millions de morts.
D’après la critique du Monde
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/03/06/fengming-chronique-d-une-femme-chinoise-et-le-fosse-cent-fleurs-empoisonnees_1652489_3476.html

Avec le témoignage tendu de Fengming He sur sa vie dévastée, comme toutes les autres vies dans ce pays martyrisé, nous avons un aperçu de ce que fut l’interminable descente aux enfers sous le maoïsme. Et nous voyons comment chaque personne, chaque famille, chaque communauté, tous les peuples de la Chine, comment la culture et chaque pensée organisée, toutes les civilisations chinoises, ont été déstructurés, cassés menu, et pourquoi, après des décennies d’écrasement et de perte des repères, la dictature du capitalisme anti-nature, donc anti-social, a pu être imposée.

Il est confondant de rapprocher cette horreur de la fièvre extatique pour les délires du Grand Timonier qui a sévi longtemps en France dans les milieux universitaires, médiatiques et littéraires. Une fièvre qui a couvert des forfaits que nous commençons à peine à identifier et dont les effets se prolongent aujourd’hui. « Calamité gauchiste » dit Fengming He.

Wang Bing a complété ce documentaire avec Le Fossé, un film de fiction inspiré par le camp de redressement par le travail où le compagnon de Fengming He a trouvé la mort à l’époque de la Grande Famine, comme tant d’autres.

Mao : au moins 70 000 000 morts
http://www.hebdo.ch/mao_tseacutetoung_un_criminel_beaucoup_trop_meacuteconnu_23657_.html

 

 

 

 

 

Cinquante ans après la mort du compagnon de Fengming, une arrestation au Tibet

Une répression hors de la vue des journalistes
http://www.courrierinternational.com/article/2012/02/22/une-repression-hors-de-la-vue-des-journalistes

 

Bovines
Documentaire d’Emmanuel Gras

De belles images sur la triste vie des vaches dégénérées par la sélection du profit (ce sont des charolaises) dans l’élevage transformé par la finance et l’industrie. On y entrevoit les prédateurs « éleveurs » dont la chorégraphie surmécanisée fleure bon la grasse subvention. Un film étonnant parce qu’il oscille entre une tendresse pour les animaux et les paysages, et le pénible spectacle de leur réification qui ne semble pas déranger le réalisateur.
Vacherie de destin
http://www.liberation.fr/chroniques/01012395015-vacherie-de-destin

En contrepoint de Bovines, il faut voir le film de Michael Roskam : Bullhead. Loin de cacher ce qui dérangerait, ce film déballe tout sur fond de mafia des hormones.

Zone Verte – pour penser librement l’élevage et l’agriculture
Conseils, suivis et formations en élevage
Analyses de dynamique de digestion
Homéopathie
Médecines alternatives
Agriculture biologique
http://www.giezoneverte.com/index.php
(…) Au delà de leurs activités de praticiens en milieu rural, les membres de Zone Verte proposent aux éleveurs, techniciens et vétérinaires des FORMATIONS variées dans le cadre d’une approche globale de l’élevage.
Par ailleurs ils assurent des SUIVIS d’élevage réguliers selon un rythme défini avec les éleveurs pour soutenir ceux-ci dans des pratiques nouvelles de préventions et de soins. Il s’agira de renforcer la santé des animaux, de réduire la consommation de traitements, d’optimiser l’autonomie des élevages. (…)

Zone Verte publie un petit bulletin ruminophile de « résistance agricole » à destination de tous ceux qui avec lui rêvent et agissent pour une agriculture humaine et citoyenne respectueuse de l’animal et de l’environnement (…)

Un boucher face à la mal-viande
Par HUGO DESNOYER Boucher
J’ai lu Faut-il manger les animaux ? le best-seller de Jonathan Safran Foer, venu poser pour un hebdomadaire parisien entre les carcasses en chambre froide de ma boucherie, l’image illustrant l’industrie animalière et sa cruauté intrinsèque. Sauf que, lecture faite, je suis d’accord avec mon visiteur. Il s’était trompé de porte.

Résumons son propos. L’élevage industriel produit des animaux de plus en plus gros, en un temps, un espace et pour un coût de plus en plus réduits. Le poulet en batterie vit trente-huit jours, ne voit pas le jour, ne tiendrait pas sur ses pattes. Le porc en Bretagne : trois bêtes au mètre carré sur caillebotis. Une poule en élevage artificiel pond deux à trois fois plus d’œufs qu’à l’air libre. Une vache laitière réformée prend en deux mois et demi de stabulation au forceps quarante kilos de «viande» en plus. On imagine la vie animale dans ces usines concentrationnaires. Une truie enceinte en cage de «gestation» ne peut pas se retourner. Les bêtes empiètent les unes sur les autres, se battent. Le stress est permanent. Notre nourriture est produite dans la douleur. La ferme aux animaux ? Non. «La ferme, les animaux !»

La viande industrielle en grandes surfaces représente aujourd’hui les trois quarts des achats de produits carnés. Les éleveurs indépendants se raréfient. Une vache industrielle est abattue à 2 ans, les leurs à 5 ans (un hectare d’herbage par tête ; coût nul pour l’environnement), à l’unité, sans douleur et en musique, dans les derniers abattoirs municipaux ou privés. La viande en grande surface est vendue six jours après abattage ; en boucherie trois à quatre semaines. Nous payons aux éleveurs le kilo de viande bovine à 5 ans 6 euros ; le kilo de bête de 2 ans et de vache de réforme est cédé à perte 2,50 euros. Surcoût en boucherie : 25%. Viande ou mal-viande, à nous de choisir. «Chaque fois, écrit Safran Foer, que vous prenez une décision alimentaire, vous pratiquez l’élevage par procuration.»

La majorité des consommateurs se dit prête à payer plus pour que les animaux soient traités selon la nature et pour des produits d’élevage dignes de ce nom. «Si les consommateurs ne sont pas prêts à payer les éleveurs, pour qu’ils fassent correctement leur travail, alors ils ne devraient pas manger de viande.»Faisons un rêve : si les acheteurs de mal-viande privilégiaient les boucheries, ils devraient réduire, à dépense égale, leur consommation d’un quart. Ils y gagneraient au centuple en goût et en santé. Et le cycle vertueux de production redémarrerait en amont. Le combat de Jonathan Safran Foer est aussi le nôtre.
Opinion parue dans Libération du 7 février
http://www.liberation.fr/terre/01012318311-un-boucher-face-a-la-mal-viande

Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, éditions de l’Olivier
http://www.arte.tv/fr/3626884,CmC=3627082.html
http://www.culturopoing.com/Livres/Jonathan+Safran+Foer+Faut+il+manger+les+animaux+-4523

portrait de Yves Marie Le Bourdonnec
témoignage d’un autre boucher de qualité, dans Libération du 11 mars
(…) il se bat pour la rénovation d’un élevage français qui ne mange plus d’herbe et ne voit plus le jour. Constat sans concession : «Le modèle actuel est polluant, non rentable et d’un goût douteux.» Le cheptel s’ennuie derrière sa mangeoire gorgée de céréales, vit sous perfusion de subventions européennes et fournit une viande insipide à une population qui en est presque venue à se défier de tout ce rouge sang et pourrait finir par glisser vers le vert bio. (…)
http://www.liberation.fr/societe/01012395023-bien-embouche

 

 

http://www.sosyasuni.org/fr/index.php
YASUNÍ Y EL CONDÓR DOS EMBLEMAS DE LA LUCHA POR LA SOBERANÍA Y LA PACHAMAMA
Le Parc Yasuni et la cordillère El Condor, deux symboles de la lutte pour la souveraineté et la Terre-Mère sont menacés par les spéculateurs chinois auxquels le gouvernement équatorien Correa risque de céder.

Qui n’est pas en sympathie avec la langue espagnole écrite peut recourir à la traduction automatique :
http://translate.google.fr/
http://www.reverso.net/text_translation.aspx?lang=FR
etc.

 

El 5 de marzo del 2012 el presidente Correa dio una bofetada a los ecuatorianos y a la comunidad internacional con la firma del primer contrato de minería a gran escala  que empezaría en la cordillera del Cóndor.

La firma se realizó el mismo día en que se celebra la unidad de los pueblos por el Yasuní desde hace 3 años.

Correa dió la señal de arranque para convertir al Ecuador en un país minero, justo el mismo día en que celebrábamos el día del Yasuní, como un primer paso hacia un país post petrolero.

Después de la firma con la empresa China Ecuacorriente (ECSA), plagado de irregularidades e inconstitucionalidades, nos queda perfectamente claro que el Yasuní está en peligro inminente. No se explotará en este año electoral porque la popularidad del régimen peligra. Pero inmediatamente después, si Correa es reelecto, la explotación del Yasuní/ITT es muy probable.

Yasuní y la cordillera del Cóndor son solamente dos lados de una misma realidad. Zonas de altísima biodiversidad, territorios indígenas, territorios desde donde se podría construir el Sumak Kawsay. Por desgracia estas zonas tienen petróleo, oro y cobre, apetecidos por el capital transnacional.

Tanto la cordillera del Cóndor como el Yasuní, están en la mira del nuevo capitalismo Chino. No es gratuito el proceso de endeudamiento con China, “mientras más nos puedan prestar, mejor (. ..) si me prestan a largo plazo el límite es inexistente, (…) ellos tienen exceso de liquidez y escasez de hidrocarburos, nosotros tenemos exceso de hidrocarburos y escasez en liquidez. China financia a Estados Unidos, y pudieran sacar del subdesarrollo a Ecuador”. (Rafael Correa, 16 de febrero del 2012)

El gobierno no aprendió nada del caso Texaco y de los altos costos de la reparación ambiental; no aprendió nada de los desastres mineros en el continente; no aprendió nada de la relación del extractivismo con el empobrecimiento de los países; viola sistemáticamente la nueva Constitución ecuatoriana. Renunció demasiado pronto al cambio y ahora promueve el racismo y el desprecio al mundo indio con consignas como: “Abajo los que quieren seguir viviendo encima de una montaña de oro” (consigna de los grupos que apoyan a Correa)

Seguiremos trabajando por impedir que se concrete el nuevo extractivismo del siglo XXI.

Nos quedan distintos escenarios desde la movilización, la consulta popular, la resistencia… y como siempre los recorreremos.

LA PÁGINA DE LA CAMPAÑA POR EL YASUNÍ SE HA DESABILITADO COMO PROTESTA Y DUELO POR LA INMENSA TRAGEDIA POR LA FIRMA DEL PRIMER CONTRATO MINERO A CIELO ABIERTO EN EL ECUADOR.
VOLVEREMOS AL  AIRE CON EL ARRIBO A QUITO DE LA MARCHA DE LOS PUEBLOS DEL SUR QUE RECLAMAN UN PAÍS CON AGUA LIMPIA, CON BOSQUES, CON SOBERANÍA ALIMENTARIA Y CON VIDA.

Sitio web de la campaña: www.amazoniaporlavida.org

Para suscribirse: manda un mensaje a yasuni-subscribe@correo.amazoniaporlavida.org
o desuscribirse:
yasuni-unsubscribe@correo.amazoniaporlavida.org

 

rappel sur les malheurs de la région :
Texaco-Chevron ne veut pas payer

Après avoir conchié l’Amazonie équatorienne et supprimé d’innombrables vies pendant 25 ans, les pétroliers refusent toujours d’assumer leurs responsabilités en acceptant le jugement qui les a condamné en février dernier.

Rappelons qu’il ne s’agit pas de pollutions et d’anéantissements accidentels. C’est un crime total sciemment perpétré pendant un quart de siècle avec constance. « L’Amazonie étant une terre pétrolifère, personne n’aurait dû vivre là » est l’un des arguments réfléchis de la défense des pétroliers. Cette catastrophe planifiée démontre une nouvelle fois que la connerie pure, la violence à son paroxysme et le crime sont les produits de la culture du capitalisme, cette culture impérialiste qui a réalisé une rupture extrême avec le vivant.

L’avocat qui a fait tomber Chevron-Texaco
http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/30/l-avocat-qui-a-fait-tomber-chevron-texaco
un article de Pablo Ximénez de Sandoval paru dans El Païs

Rappel
Joe Berlinger a consacré un film essentiel à cette affaire, un film que les pétroliers ne veulent pas que nous voyions :
« Crude, the real price of oil ».
http://www.crudethemovie.com/
http://cdurable.info/CRUDE-le-reel-prix-du-petrole-Joe-Berlinger,2415.html

et, ci-dessous, les mois précédents :
Chevron-Texaco condamné
Empoisonnement de la biosphère : Texaco/Chevron et l’Amazonie

Les crimes de « la manne pétrolière » ruinent aussi le delta du Niger, rappel :

L’industrie pétrolière a apporté la pauvreté et la pollution au delta du Niger
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/oil-industry-has-brought-poverty-and-pollution-niger-delta-20090630
Les marées noires oubliées du delta du Niger
http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/03/les-marees-noires-oubliees-du-delta-du-niger
Nigéria, la malédiction de l’or noir
http://www.lefigaro.fr/magazine/20070713.MAG000000316_la_malediction_de_l_or_noir.html
Nigéria, le pays le plus riche mais le plus pauvre d’Afrique
http://www.legrandvillage.com/post/geopol/nigeria-le-pays-le-plus-riche-mais-le-plus-pauvre-dafrique/
Les marées noires oubliées du delta du Niger
http://www.internationalnews.fr/article-les-marees-noires-oubliees-du-delta-du-niger-52285868.html

vidéos
http://www.dailymotion.com/video/xdxgbs_dans-le-delta-du-niger-une-pollutio_news
http://www.wat.tv/video/delta-niger-pollution-permanente-337wn_2exyh_.html
http://www.youtube.com/watch?v=sgHaIVvJoU4

Tous ces anéantissements pour que les écervelés puissent sortir leur voiture même pour aller chercher le pain

 

Comme pour les pêcheurs de la Corne de l’Afrique ruinés par les thoniers usines français et autres, la guerilla semble le seul recours contre l’hypocrisie mondiale
A moins que les consommateurs cessent d’être stupides…

Ces crimes absolus ne sont pas le seul fait des pétroliers. Ils sont perpétrés partout où s’imposent la finance et la grande industrie.
Ci-dessous, en avril, l’exemple de l’huile de palme :
Un crime contre le vivant

information déjà présentée en juillet 2011

 

 

Vietnam agent orange agent violet 245T Monsanto
Pur déchaînement anti-nature, la guerre du Vietnam était un condensé de la civilisation mécaniste. Elle a contribué à stimuler le développement de la nouvelle gauche alternative.

3000 villages arrosés, perte radicale de biodiversité, empoisonnement et maladies génétiques à long terme… Le déluge chimique est inscrit dans la chair des populations et des écosystèmes pour très longtemps :
L’agent orange ravage encore le Vietnam
http://www.liberation.fr/tribune/0101506206-l-agent-orange-ravage-encore-le-vietnam
http://patrick.guenin2.free.fr/cantho/infovn/oran.htm

L’agent orange au Vietnam
Rendez-vous avec X
http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x

Bibliographie :
Des livres :
« Agent Orange, Apocalypse Viet Nam »,  d’André Bouny, Editions Demi-Lune, 2010.
« Le monde selon Monsanto, de la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bien », de Marie-Monique Robin, Editions La Découverte, 2008
« Agent orange – dommage collatéral au Vietnam » livre de photos de Philip-Jones Griffiths

Et pour revenir sur le contexte historique des guerres française et américaine du Vietnam, à lire, le récit très complet de Philippe Franchini : « Les guerres d’Indochine » (en 2 tomes, de la conquête française aux années 70),  réédité en poche chez Tallandier (Texto), 2011

 

 

 

Débauche énergétique

L’armée US fait plus fort que les surconsommateurs abonnés à la bagnole et aux supermarchés
http://oumma.com/Irak-la-climatisation-des-soldats
http://www.gizmodo.fr/2011/06/20/la-clim-de-larmee-americaine-en-irak-plus-couteuse-que-tout-le-budget-de-la-nasa.html
http://ressources-et-environnement.com/2011/06/la-climatisation-des-soldats-americains-en-afghanistan-coute-plus-cher-que-la-nasa/

 

 

Multiplication des tornades aux Etats-Unis : le prix de l’American Way of Life et de la destruction des forêts

 

Nouvelles tornades meurtrières aux Etats-Unis
http://www.lefigaro.fr/international/2012/03/03/01003-20120303DIMWWW00239-nouvelles-tornades-meurtrieres-aux-etats-unis.php

http://www.dailymotion.com/video/xj2iyh_tornades-a-repetition-aux-usa-les-explications_news
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/le-deferlement-de-tornades-aux-etats-unis-nest-pas-du-au-rechauffement_29912/

Scientists see rise in tornado-creating conditions
http://www.reuters.com/article/2012/03/05/us-usa-weather-storms-research-idUSTRE8241W620120305

sur les déforestations en Amazonie, en Afrique, en Asie du Sud Est, et la dégradation climatique mondiale :
Le feu à la planète
El Niño et le développement de la terre brûlée
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=56:le-feu-a-la-planete&catid=34:article&Itemid=75
derrière les changements de El Niño, ou de La Niña, c’est selon, il y a les destructions écologiques massives

 

 

9 mars 2012
Véhicules inadaptés à la conduite en agglomération,
de nouvelles victimes

Un bébé écrasé par une bétonneuse
http://www.leparisien.fr/espace-premium/paris-75/un-bebe-ecrase-par-une-betonneuse-02-03-2012-1885355.php

rappel :
Piétons et cyclistes tués par des camions : 1 mort de plus (janvier 2011)
Véhicules et chauffeurs inadaptés à la conduite en ville : deux nouvelles victimes (novembre 2010)
Les poids lourds en ville font une nouvelle victime (octobre 2010)

 

 

Monde immonde, énième épisode
Sous-produit de la déjà ancienne fusion des totalitarismes anti-nature, le maoïsme et l’ultra-capitalisme, la dictature chinoise est devenue la plus grande destructrice de vie.

Un dernier exemple :
Au Cameroun, on massacre énormément
http://www.liberation.fr/terre/01012392372-trafic-d-ivoire-au-cameroun-le-lourd-tribut-des-elephants
200 éléphants abattus au Nord Cameroun
http://www.ecolomagtunisie.com/ecologie/trafic-divoire-200-elephants-ont-ete-abattus-au-nord-cameroun.html/
Hécatombe d’éléphants à Bouba N’Djida au Cameroun
http://afrique-horizons.org/WordPress3/?p=1226
Quel statut pour Bouba Njida : Parc national ou Cimetière d’éléphants ?
http://www.ifaw.org/fr/actualites/quel-statut-pour-bouba-njida-parc-national-ou-cimeti%C3%A8re-d%E2%80%99%C3%A9l%C3%A9phants

en contrepoint :
http://elephant.elehost.com/Links_Page/Information_Links/Feature/sheldrick.html

 

 

2 mars 2012
Amiante : le scandale français grandit encore

Le Fiva, Fonds d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante, piège 10 victimes de l’amiante devant la cour d’appel de Douai qui les condamne à rembourser une partie de leur indemnisation.

Pendant ce temps, les responsables français des maladies et des morts par dizaines de milliers ne sont toujours pas inquiétés et continuent de caracoler dans l’espace des cadres influents et des revenus confortables.

Indemnisations amiante : la cour d’appel de Douai récidive
http://www.nordeclair.fr/Actualite/Depeches/2012/03/01/nef-1538183.shtml
http://www.humanite.fr/social-eco/empoisonnes-par-l%E2%80%99amiante-passez-la-caisse-482679
http://www.capra-amiante.fr/analyse.html

 

 

Le blocage et l’inertie à la française illustrés par la preuve de l’amiante

Amiante, la France n’a pas la fibre pénale
Il aura fallu qu’au-delà des Alpes, à Turin le 13 février, la justice condamne à seize ans de prison deux anciens actionnaires de la multinationale Eternit pour que l’on s’émeuve en France du blocage politique qui empêche tout procès pénal sur l’amiante depuis seize ans. Dernière – et ahurissante – illustration en date : le parquet a dessaisi en décembre la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy qui avait en charge, depuis sept ans, l’enquête sur la mort d’anciens salariés de la multinationale…
http://www.liberation.fr/terre/01012392654-amiante-la-france-n-a-pas-la-fibre-penale
Mais pourquoi donc la juge a-t-elle été dessaisie ?

 

 

Et la PAC dans tout ça ?
Mais qui en bénéficie ? Des paysans ?

La PAC, un jackpot pour les industriels
http://www.courrierinternational.com/article/2009/08/01/la-pac-un-jackpot-pour-les-industriels
Au premier rang des profiteurs, les géants de l’agroalimentaire et les entreprises du BTP. La reine d’Angleterre aussi.
extrait :
“Les ménages paient deux fois pour leur alimentation”, résume Stefan Tangermann, économiste [de l’OCDE] spécialisé dans l’agriculture. “Ils paient d’abord plus cher dans les magasins, puis ils sont soumis à des taxes qui financent les subventions.” L’Europe renonce peu à peu aux mesures de soutien mises en place dans les années 1960, lorsqu’il fallait ac­croître l’offre alimentaire et aider des régions agricoles qui se relevaient à peine des ravages de la Seconde Guerre mondiale. De réforme en réforme, elle a cessé de lier les subventions à la production, une pratique qui avait engendré des montagnes d’excédents dans les années 1980. Désormais, c’est la surface cultivée qui est prise en compte, et non plus le volume des récoltes. »

La surface cultivée… Serait-ce pour cela que l’on voit se développer rageusement une nouvelle offensive contre les haies, les bouquets d’arbres, les bois ? Pour grapiller quelques mètres carrés et quelques euros ?

 

précède : La Tête à l’envers août 2011 mars 2012

 

 

 

 

 

L’engrenage exemplaire de la dégradation du bien commun

Saint Gengoux le Royal est devenu le National au XIXème siècle… Le premier nom – « Saint Gengoux le Royal » – a été conservé pour marquer la différence chronologique presque exacte entre le long temps du respect de l’eau et la courte période de son saccage complet (depuis la réduction du ruisseau à un canal dans la traversée de la cité jusqu’au dernier projet de station d’hydrocarbures dans son lit mineur et la nappe phréatique d’accompagnement).

ACG 

 

«Dans nos pays de l’Europe civilisée où l’homme intervient partout pour modifier la nature à son gré, le petit cours d’eau cesse d’être libre et devient la chose de ses riverains. Ils (…) l’emprisonnent entre des murailles mal construites que le courant démolit; ils en dérivent les eaux vers des bas-fonds où elles séjournent en flaques pestilentielles; ils l’emplissent d’ordures qui devraient servir d’engrais à leurs champs; ils transforment le gai ruisseau en un immonde égout
Histoire d’un ruisseau, Elisée Reclus, 1869

Continuer la lecture