L’idée de décroissance connaît depuis peu un certain regain. On pourrait s’en réjouir en l’interprétant comme l’expression d’un besoin d’exercice critique vis à vis des fondements de la civilisation industrielle. Enfin ! Car, évoquer ce sujet il y a peu, et de manière constructive en ouvrant un champ de réflexion et d’action oublié, c’était la garantie de faire un four (1). Donc, après si longtemps d’extinction des feux de la pensée alternative, on se prend à espérer un redémarrage du débat d’idées. Mais, y a-t-il eu débat ? Pas exactement. Y a-t-il eu concertation ? Pas plus que d’habitude, c’est à dire pas du tout. Il y a eu lancement unilatéral sans souci de cohérence avec l’histoire et l’évolution de la critique écologiste, comme on lance un produit dans un esprit de concurrence. Résultat : cette décroissance-là est employée sans autre forme de précision, de façon extensive. Ainsi, l’idée, qui avait la disponibilité d’un outil critique, est passée à l’état contraignant de slogan. Qui a besoin d’un slogan ? D’autant qu’il y a quelques risques à mettre en avant la décroissance seule comme s’il s’agissait d’un objectif en soi, applicable sans distinction de contexte.

Ecologisme et décroissance

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sommaire :
Troubadours, trouvères et comédiens
Les connaissez-vous ?
Vidéos remarquables
Films

http://www.youtube.com/watch?v=cBwr0WrNqKQ
http://www.youtube.com/watch?v=ySaLVIxaaPE

ci-dessous, dans l’ordre chronologique,
les films :

Moi, Daniel Blake, de Ken Loach

L’Olivier, de Iciar Bollain

Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai, documentaire de Denis et Nina Robert

Le dernier loup, de Jean-Jacques Annaud

Le prix à payer, documentaire sur la pompe à phynance mondiale

Le sel de la Terre, de Wim Wenders avec Sebastião Salgado

A la recherche de Vivian Maier, de Charlie Siskel et John Maloof

Résistance naturelle, de Jonathan Nossiter

La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais

La grande bellezza di Paolo Sorrentino

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Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance…

Theodor Adorno et Max Horkheimer avaient bien compris que la dichotomie Homme/Nature et l’opposition à celle-ci fonde l’impérialisme et ses avatars (extrait de « La dialectique de la raison« , 1944)

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