Analysant des programmes civils et militaires particulièrement dispendieux pour les finances publiques, c’est à dire le bien commun, Robert Bell s’est interrogé sur les causes des échecs qu’ils génèrent (par rapport à la logique affichée), puis sur la vraie raison d’être de ces grands programmes. Et que croyez-vous qu’il en a déduit ? « Les grands projets scientifiques ou militaires ne sont (…) que des procédés de convenance qui permettent de dépenser de l’argent. Tant que l’objectif est de dilapider les fonds publics et non de donner naissance à des produits de bonne qualité, le cercle infernal de ces échecs technologiques est voué à perdurer« 

 

 

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Les abus et les violences sexuelles comme révélateurs : de confusions en confusions. Cet article a été inspiré par les révélations sur un élu Vert surmédiatisé et les amalgames qui ont suivi. 15 années plus tard, les révélations sur le comportement de Denis Baupin, autre Vert, montrent surtout la scandaleuse omerta dont il a bénéficié. Révélateur de la déficience culturelle d’une construction politicienne qui s’est prétendue héritière du mouvement écologiste.

Au-dessous : Denis Baupin : une affaire hautement révélatrice

 

 

L’exhumation de quelques déjà vieux documents nous a rappelé que certains (et non point un seul) avaient à ce point perdu le sens commun qu’ils avaient pétitionné pour le commerce sexuel avec les enfants ou s’étaient, des années durant, vantés de l’avoir tutoyé. Même s’il ne s’agit que d’une bien étrange forfanterie, l’affaire est bien plus révélatrice que ne l’ont dit les commentateurs.

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Candidature alternative : la contradiction

Le projet d’une candidature « écologiste » aux élections présidentielles (celle de Pierre Rabhi) a été lancé dans l’ignorance des enseignements d’une expérience dont les initiateurs de la candidature d’aujourd’hui disent, pourtant, s’inspirer. Voilà qui montre à quel point la mémoire de l’alternative a été oubliée, combien sont méconnues les circonstances de la substitution d’un environnementalisme réformiste au mouvement alternatif, combien est lointain le dernier débat sur la philosophie politique, et qui démontre une fois de plus que la plupart des personnes sensibilisées aux questions écologiques ne sont pas prêtes de former un mouvement parce que, en contradiction avec l’une des premières règles du vivant, elles ont un mal fou à communiquer. Enfermées dans des circuits étanches les uns aux autres, elles s’ignorent de bonne foi, méconnaissant même à peu près tout de ce qui les a précédées, quand elles ne se snobent pas au sein des mêmes « associations« . Le développement du projet révèle à lui seul combien la lecture des médias écologistes – tel Silence qui a déjà diffusé beaucoup d’informations et de réflexions sur les illusions et les risques de l’utilisation de l’électoralisme – est restée confidentielle. D’ailleurs, elle a régressé de façon significative : Ecologie Infos vendait deux fois plus en 1989 que Silence treize années plus tard. C’est, entre beaucoup d’autres, un symptôme remarquable de la régression culturelle et politique entraînée par la longue dépression du mouvement alternatif.

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