Nouvelle-Guinée, Papouasie Occidentale, West Papua, Indonésie, néo-colonialisme, génocide, ethnocide, écocide, droits de l’homme, crimes contre l’humanité, Kennedy, impérialisme américain, multi-nationales prédatrices, Australie, Freeport, Alstom, mondialisation capitaliste, struggle for land, résistance peuples autochtones, Grasberg mining,

 

Effarés par les destructions et les crimes perpétrés par les armées et les industriels de la conquête capitaliste, tous les peuples ont donné naissance à ce nouvel engagement politique conscient comme jamais du caractère mortifère de la culture et du système dominants, ce « soulèvement, encore confus mais universel, du vivant contre ce qui le nie et le détruit » disait Pierre Fournier *. Les cris venus de Papouasie, du Vietnam, de l’Amazonie, ont fortement contribué à développer la prise de conscience de l’ampleur planétaire de la nouvelle offensive capitaliste.
* « FOURNIER précurseur de l’écologie » par Patrick Gominet et Danielle Fournier, édit. Les Cahiers dessinés 2011.

Plus de quarante années plus tard, les cris continuent.

 

Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne encore

Le martyr de la Papouasie (article de 1989)

Totalitarisme industriel, le vrai prix de « la croissance« 

 

 

Après les articles, l’implication des spéculateurs français sur l’exploitation à mort de la Papouasie :

Le français Alstom est fier de s’accoquiner avec l’américain Freeport, massacreur historique de la Papouasie Occidentale

 

Une catastrophe capitaliste exemplaire :


Ecrasée depuis 1963, la Papouasie Occidentale saigne toujours
et l’Australie, alléchée par les ressources naturelles, aide à la curée

Massive Indonesian offensive displaces thousands of West Papuans in Paniai as helicopters attack and raze villages
http://earthfirstnews.wordpress.com/2011/12/14/massive-indonesian-offensive-displaces-thousands-of-west-papuans-in-paniai-as-helicopters-attack-and-raze-villages/

Australia involved in military operations in Paniai,
http://wpan.wordpress.com/

Papuan human rights advocates accuse Australian over military repression
http://pacific.scoop.co.nz/2011/12/papuan-human-rights-advocates-accuse-australia-over-military-repression/

Update on military operations in Paniai and Australian involvement
Reports of villages razed, homes torched in West Papua
http://westpapuamedia.info/tag/indonesian-national-armed-forces/

West Papua : Paniai Chronology
http://indigenouspeoplesissues.com/index.php?option=com_content&view=article&id=13275:west-papua-paniai-chronology-events-and-actions-of-the-brimob-troops&catid=32:southeast-asia-indigenous-peoples&Itemid=65

Survival France s’en fait l’écho
http://www.survivalfrance.org/actu/2189

Melkias Agapa a été assassiné en juin 2009, sans l’ombre d’un prétexte, par les forces indonésiennes

Plus de 300 000 morts estimés il y a plus de 20 ans. Certains parlent de 900 000 tués. Oui, c’est un génocide, comme l’a été Timor-Est avec les mêmes oppresseurs. Sans oublier les Moluques…

Le martyr de la partie ouest de la Papouasie Nouvelle-Guinée a commencé en 1963 à l’initiative de l’administration Kennedy qui a organisé le sabotage de l’accession du pays à l’indépendance pour le jeter en pâture à ses industriels, avec la participation empressée de l’Indonésie. Pour tenter de justifier ce scandale historique, Kennedy aurait qualifié les Papous d’hommes de l’âge de pierre. Comme s’il s’agissait d’un état honteux et condamnable, d’ailleurs. Un adepte de la théorie des stades, théorie typiquement totalitaire, ce Kennedy ?

On voit que les crimes contre les peuples de l’Amérique et la perte irréparable de leurs cultures n’avaient pas encore beaucoup pénétré l’esprit de ceux qui s’estimaient capables de diriger les autres. Et pourtant… C’est l’époque de l’essor planétaire des courants contestataires et lanceurs d’alertes qui ravivent la culture inspirée par le vivant et constituent la Nouvelle Gauche – ou mouvement alternatif. Effarés par les destructions et les crimes perpétrés par les armées et les industriels de la conquête capitaliste, tous les peuples ont donné naissance à ce nouvel engagement politique conscient comme jamais du caractère mortifère de la culture et du système dominants, ce « soulèvement, encore confus mais universel, du vivant contre ce qui le nie et le détruit » disait Pierre Fournier *. Les cris venus de Papouasie, du Vietnam, de l’Amazonie, ont fortement contribué à développer la prise de conscience de l’ampleur planétaire de la nouvelle offensive capitaliste.
* « FOURNIER précurseur de l’écologie » par Patrick Gominet et Danielle Fournier, édit. Les Cahiers dessinés 2011.

En Indonésie, comme en de nombreux autres pays, le pouvoir centralisé hérité de la colonisation accroîtra la colonisation des peuples sous sa coupe, après la prétendue « indépendance« . Une « indépendance » bientôt dirigée par les prédateurs industriels et la corruption (ci-dessous : Forêts équatoriales et tropicales, agir concrètement.

Après avoir poussé au putsch de Suharto en septembre 1965 en Indonésie, à celui du 11 septembre 1973 au Chili, et beaucoup d’autres développements totalitaires, l’administration américaine déclenchera, en 1975, et appuiera militairement la guerre de colonisation du Timor Oriental et le long génocide qui s’en est suivi. L’agression qui avait fait lever la Nouvelle Gauche n’avait cessé de croître en force et en étendue.

Mais la Nouvelle Gauche n’était plus. Aux Etats-Unis et en Europe, depuis la fin des années soixante, sous l’impulsion des nombreux militants de l’anti-communisme (sic) qui se faisaient volontiers passer pour « anti-totalitaires » (voir, au-dessous, le sujet sur Bosquet-Gorz), le mouvement alternatif avait été pénétré et saboté de l’intérieur, ses acteurs éliminés, et les nouvelles générations détournées vers des réformismes accommodants pour la domination. Notons, en passant, combien curieux étaient ces « anti-totalitaires » acharnés à couler la Nouvelle Gauche qui, elle, est anti-totalitaire par essence. En décembre 1975, quand l’armée de la dictature indonésienne et les navires de guerre US attaquèrent Timor, le mouvement français agonisait déjà sous les coups conjugués des néo-capitalistes bientôt néocons (avec Jean Carlier et Brice Lalonde), de la gauche mendésiste et des gauchistes. Dès lors, libérée de sa seule opposition culturelle et structurelle, la mondialisation du capitalisme aura quartier libre, accompagnée dans son effort par toutes les fausses gauches meurtrières de l’alternative.

Après le retrait de Suharto, qui restera comme l’un des plus grands criminels du XXème siècle, et sa mort paisible, après la reconnaissance de l’indépendance du Timor Oriental, on avait espéré une évolution de la junte au pouvoir à Djakarta. Il n’y a eu que des modifications cosmétiques. Le procès du régime corrompu et sanguinaire n’a pas été fait, et les mêmes intérêts destructeurs du bien commun n’ont fait que prospérer plus encore (voir, en janvier 2011, le sujet sur l’huile de palme : Le crime contre le vivant).

Depuis cinquante ans, le martyr continu de la Papouasie Occidentale (West Papua) révèle toute la vanité et la nuisibilité de ceux qui ont éliminé et jeté dans l’oubli les lanceurs d’alerte de la Nouvelle Gauche et l’alternative qu’ils proposaient.

le magazine Down to Earth vient de publier :
The land of Papua : a continuing struggle for land and livelihoods
http://www.downtoearth-indonesia.org/story/dte-newsletter-89-90-full-edition-download

West Papua’s cry for help
http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2011/11/201111673842314396.html

West Papua : ignored struggle
http://www.scoop.co.nz/stories/HL1012/S00199/west-papua-ignored-struggle-set-to-explode-on-our-doorstep.htm

West Papua media alerts
http://westpapuamedia.info/tag/papua/

 

 

 

Audience historique au Congrès américain sur les violations de droits de l’homme à l’encontre des Papous
Le Congrès des Etats-Unis a tenu une audience publique la semaine dernière pour écouter les témoignages de Papous et d’universitaires concernant les violations de droits de l’homme en Papouasie occidentale. La séance, organisée par le Sous-Comité sur l’Asie, le Pacifique et l’environnement global était intitulée : « Crimes contre l’humanité : Quand l’Indonésie sera-t-elle tenue responsable pour ses abus délibérés et ses violations systématiques en Papouasie occidentale ?« 


C’est la première fois que les Papous ont eu l’opportunité de s’exprimer au Congrès nord-américain sur les horreurs qu’ils ont vécues des mains des militaires indonésiens. Le Papou Henkie Rumbewas a décrit comment l’arrestation de son père, la disparition de deux de ses oncles et l’assassinat de son cousin par les militaires indonésiens l’ont poussé à dénoncer les abus de droits de l’homme et la répression politique en Papouasie occidentale.


Anthropologue et expert de la Papouasie occidentale, Eben Kirksey a raconté qu’il se trouvait sur l’île de Biak en 1998 lorsqu’un massacre eut lieu. Depuis son hôtel il pouvait entendre la police et l’armée tirer sur une foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui brandissaient le drapeau prohibé de la Papouasie occidentale.


Un témoin oculaire avait confié à Eben Kirksey avoir vu les soldats charger des cadavres et des manifestants agonisants dans des camions. Les survivants avaient été embarqués à bord de navires de la marine puis jetés par-dessus bord. Les semaines suivantes, 32 cadavres avaient échoué sur le rivage, certains sans tête, sans mains ou sans parties génitales. Survival avait dénoncé ce massacre, mais les médias internationaux y avaient prêté peu d’attention et, malgré les appels internationaux pour la justice, il n’y a jamais eu d’enquête officielle et aucun soldat n’a été poursuivi en justice.


Le membre du Congrès Eni Faleomavaega qui présidait l’audience a déclaré : « Il est indéniable que l’Indonésie a délibérément et systématiquement commis des crimes contre l’humanité et qu’elle doit maintenant en être tenue responsable« .


En juillet dernier, 50 membres du Congrès ont écrit au président Obama déclarant que de fortes présomptions de génocide à l’encontre des Papous pesaient sur le gouvernement indonésien. Ils ont également appelé le président à « faire en sorte que la Papouasie occidentale devienne l’une des plus hautes priorités de l’Administration« .
http://www.hns-info.net
rapporté par : http://fouchardphotographe.travelblog.fr/r10413/POLITIQUE-RELIGION/9/

C’était en octobre 2010 et rien n’a progressé. Au contraire.

 

 

Le martyr de la Papouasie

article de 1989


Voilà plus de 40 000 ans que les Papous vivent en Nouvelle-Guinée sans rien dégrader dans cet environnement fragile (à la différence du climat beaucoup plus humide de Sumatra, Java, Bornéo et Sulawesi, la Papouasie subit une saison sèche). Comme les indiens d’Amazonie, comme toutes les populations des forêts, ils connaissent parfaitement les écosystèmes complexes auxquels ils s’intègrent. Certains vivent de chasse, d’autres pratiquent une agriculture itinérante, laissant la forêt et l’humus se reconstituer longuement après leur passage.

Comme tant d’autres, les Papous sont encore méprisés par les beaux esprits qui font la petitesse d’une certaine culture occidentale. Ainsi, un académicien français dont on vient de découvrir les talents cachés, Michel Droit, a-t-il écrit (en relatant la colonisation de l’Océanie au siècle dernier) : « une malédiction semble planer sur un grand nombre de ces pays. Citadelle de mangeurs d’hommes, dernier refuge de la barbarie, ils forment une sorte de tache honteuse au coeur de la civilisation. Catholiques et protestants rivalisent dans leurs efforts pour leur apporter l’Evangile, et les rapports de leurs missionnaires bouleversent les coeurs« .

La moitié Est de la Nouvelle-Guinée fut colonisée par les Anglais et est devenue indépendante en 1976.

La partie Ouest fut sous domination néerlandaise jusqu’au début des années 1960. Les colonisateurs hollandais s’intéressèrent peu à la Papouasie. Ils tentèrent, sur la fin, de la préparer à devenir autonome mais sans grande conviction. Pendant ce temps, les Etats-Unis jouaient la carte de Djakarta contre les Pays-Bas ! Les compagnies américaines qui prospectaient en Papouasie dissimulaient les résultats positifs de leurs recherches. Après une agression militaire du régime de Sukarno, le gouvernement de J.F. Kennedy manoeuvra l’ONU pour conduire, en 1963, à l’annexion de la Papouasie Occidentale (West Papua) par l’Indonésie.

Vers la solution finale

Dès lors, les entreprise américaines et japonaises, surtout, se ruèrent sur les ressources naturelles de la Papouasie (pétrole, nickel, cobalt…) sans se soucier le moins du monde des habitants et des écosystèmes !

A cette agression s’ajoute l’invasion de colons javanais que la dictature de Djakarta organise depuis plus de 20 ans. D’après un document de 1983, l’objectif final serait l’implantation de 4 à 5 millions de colons (dans un pays qui comptait 8 à 900 000 habitants à l’arrivée des Indonésiens).

Face à l’occupation de leurs terres, les Papous n’ont aucun recours. La spoliation des Papous a même été légalisée dès 1967 par le ministère indonésien des forêts.

Pour faire place nette aux projets stratégiques (comme la route Nord-Sud qui suivra la frontière de la Papouasie-Orientale), aux multinationales et aux colons javanais, l’armée d’occupation violente les populations depuis près de 30 ans. Pour briser la résistance des Papous, l’armée de Djakarta multiplie les pires atrocités. Bombardements de villages, mitraillages par hélicoptères, opérations de chasse aux autochtones, exécutions massives de prisonniers et d’otages, tortures, emprisonnements sans jugement dans des culs de basse fosse, disparitions, etc. Comme à Timor-Est, la colonisation indonésienne se traduit par beaucoup plus qu’un ethnocide ; c’est d’un génocide dont il s’agit ! Depuis le début de la colonisation indonésienne, des dizaines de milliers de Papous ont été massacrés. Voici quelques années, des études estimaient le nombre des victimes entre 110 000 et 200 000 personnes ; soit, pour le chiffre le plus élevé, presque 25 % de la population dénombrée en 1960.

Après la « pacification par l’armée« , des compagnies forestières prennent le relais pour piller tout ce qui peut l’être, contraignant même les autochtones à travailler à la destruction de leur pays (1).

A toutes ces agressions s’ajoute l’action des missions qui ouvrent la voie à l’armée d’occupation et l’assistent pour laminer la résistance des populations, détruire leur culture, les amoindrir ou les clochardiser. Comme au XIXème siècle, comme ils le font encore en Papouasie Orientale avec leurs collègues protestants, les missionnaires s’imposent aux populations jusque dans les régions reculées. Ils sapent leurs structures sociales en s’attaquant à leur culture, leur mode de vie, leurs divinités qu’ils souillent et interdisent… Puis ils vendent leur art sacré qui est fort prisé par les collectionneurs du monde entier.

Ensuite, quand les militaires ont fait leur office, quand les survivants ont été jetés dans les baraquements insalubres de la Transmigration où ils se retrouvent en minorité (2), les missionnaires sont encore présents pour parachever le travail d’acculturation programmé par la dictature de Djakarta.

Pour parachever le tout, la dévastation des écosystèmes par l’armée indonésienne, les transmigrants et les compagnies multinationales, prive déjà si gravement les Mélanésiens des produits de subsistance qu’ils commencent à souffrir de malnutrition.

Jusqu’à présent, le martyr des Papous et la dévastation de leur pays n’a pas provoqué beaucoup de réactions (3)… Il faut tout mettre en oeuvre pour que cela change !

ACG, Ecologie n°396, août/septembre 1989

 

(1) Selon Survival International, au début des années 80, 200 000 hectares avaient déjà été déforestés pour les seuls besoins de la Transmigration. Aujourd’hui, c’est 60% des forêts de la Paouasie Occidentale (West Papua) qui seraient sur le point d’être concédés à des entreprises de coupe de bois.

(2) En outre, les Papous sont – seuls – soumis à un programme de régulation des naissances !

(3) La dictature de Djakarta n’autorise aucune organisation humanitaire à travailler en Papouasie. C’est, avec Timor, l’une des régions les plus fermées au monde.

Hors des contacts aux Pays Bas, les informations sur ce drame exemplaire ne semblent avoir motivé personne en France.

En décembre 2011, j’ai, par exemple eu la curiosité de chercher les interventions de la Via Campesina (dont le président Henry Saragih est originaire de Sumatra), sur la colonisation dévastatrice de la Papouasie Occidentale. Rien. Je n’ai rien trouvé.
De toute évidence, la sensibilité au massacre de la Papouasie fait encore, quarante ans après, la différence entre les alternatifs et les réformistes.

 

 

 

 

Totalitarisme industriel, le vrai prix de « la croissance » :

Freeport miner’s strikehttp://www.youtube.com/watch?v=bK-_0iZtq4Y
Genocide in West Papua
http://www.youtube.com/watch?v=HHuwIT7vSLU&NR=1&feature=endscreen

Sous la houlette de Patrick Devedjian, l’ex-excité d’Occident passé au néoconservatisme en compagnie de Raymond Aron en 1970 *, le Parlement français, de gauche et de droite, vient de voter une sorte d’obligation de reconnaissance du massacre des Arméniens, cela pour un calcul bassement électoraliste.
Quid des massacres français en Nouvelle Calédonie depuis 1853, à Madagascar (1947, des dizaines de milliers de tués), en Algérie (en mai 1945 seulement des milliers de tués), au Cameroun (1960, des dizaines de milliers de tués) ?
Quid des autres génocides tout à coup relégués en fond de tableau par cette hiérarchisation ?
Et qui, dans cette noble assemblée, ou dans une autre partie de « la patrie des Droits de l’Homme et du citoyen« , etc., dénonce le génocide et l’écocide en Papouasie perpétrés par le partenaire commercial indonésien depuis cinquante ans ?
* Lancement de la revue Contrepoint


En français sur la situation en Papouasie Occidentale :
Le génocide oublié en Papouasie Occidentale (Citoyens du Monde)
http://ascop-cdm.over-blog.com/article-le-genocide-ignore-en-papouasie-occidentale-45066981.html
Un article du magazine Grands Reporters
http://www.grands-reporters.com/La-guerre-des-Papous.html
A quand un drapeau de Papouasie Occidentale à l’ONU ?
http://www.echosdafrique.com/20111218-a-quand-un-drapeau-de-papouasie-occidentale-au-siege-de-l%E2%80%99unesco
Quand la caméra se fait arme de combat (24H dans le Pacifique)
http://24hdanslepacifique.com/papouasie-occidentale-quand-la-camera-se-fait-arme-de-combat-14/
Une extermination comparable à celle des indiens d’Amérique se déroule sous nos yeux, en Papouasie-Occidentale, et nous ne voyons rien… (FPL:Forum des Peuples en Lutte)
http://fpl.forumactif.com/t421-genocide-en-papouasie-occidentale

Les Papous torturés par l’armée indonésienne : la preuve en images

http://observers.france24.com/fr/content/20101022-papous-tortures-armee-indonesie-preuve-image-papouasie-occidentale-rebellion-independance

La colonisation oubliée (vidéo sur la détresse du peuple)
http://www.youtube.com/watch?v=pT4Jy3DoxF8

En complément :
Un reportage vidéo sur la destruction des forêts tropicales :
« Indonésie : le coût des biocarburants », sur le site d’ARTE (www.arte.tv/fr).
http://www.arte.tv/fr/2484518.html
Auteurs : Dominique Hennequin, Emmanuelle Grundmann, Thierry Simonet
A voir en complément de l’article « Le feu à la planète », sur la destruction des forêts primaires, El Niño, et autres bascules écologiques et climatiques (sur le site planetaryecology).

Une émission de Rendez-vous avec X, sur France Inter : 1988, La grotte d’Ouvéa
http://www.franceinter.fr/player

Partout, en Papouasie, dans le Delta du Niger, en Amazonie péruvienne, en Alberta… les industriels du capitalisme forcené souillent et détruisent tout ce qu’ils approchent – externalisation des coûts et dégâts collatéraux dont ils se contrefoutent, obligent. Toute la logique de la culture anti-nature.

Sur l’Amazonie péruvienne :
sur le blog en juin 2011, « Texaco-Chevron ne veut pas payer »
« Crude, the real price of oil« 
de Joe Berlinger (que les pétroliers ne veulent pas que nous voyions)
http://www.crudethemovie.com/
http://cdurable.info/CRUDE-le-reel-prix-du-petrole-Joe-Berlinger,2415.html

Sur le Delta du Niger :
sur le blog en décembre 2011, « De l’amont à l’aval, le pétrole de l’industrie capitaliste détruit »
et, en juillet, « Texaco-Chevron ne veut pas payer »
Un film : « Le sang du Nigeria« 
http://www.youtube.com/watch?v=_KBzfoHx7JI&noredirect=1


Le français Alstom est fier de s’accoquiner avec l’américain Freeport, massacreur historique de la Papouasie Occidentale

Alstom fournira un système ferroviaire clé en main en Papouasie Occidentale :

28/07/2011
Alstom a signé avec l’entreprise minière PT Freeport Indonesia un contrat d’une valeur d’environ 90 millions d’euros pour la fourniture d’un système ferroviaire clé en main destiné à développer l’exploitation de la mine de Grasberg en Indonésie, dans la province de Papouasie Occidentale.

Alstom fournira la voie, les caténaires, les sous-stations ainsi que les systèmes de signalisation et de télécommunication d’un futur réseau ferroviaire souterrain. C’est Atlas, le système de signalisation d’Alstom, qui sera en particulier utilisé pour fluidifier le trafic et optimiser les cadences des trains, tout en assurant la sécurité des passagers.

L’entreprise assurera la conception, l’installation, l’intégration globale du système – qui inclut également du matériel roulant spécifique aux activités minières – la mise en service, le support à l’exploitation et la maintenance.

Actuellement exploitée à ciel ouvert à 4 000 mètres d’altitude, Grasberg est la première mine d’or et la troisième mine de cuivre au monde, produisant plus de 240 000 tonnes de minerais par jour et employant environ 20 000 personnes.

D’une longueur de 19 km dont 15 km en tunnel, le réseau ferroviaire sera constitué d’une voie simple. Dédié au transport des employés de la mine, du matériel, des explosifs et des déblais, il permettra d’exploiter le cœur de la montagne à 2 500 mètres d’altitude. Il reliera également le dépôt situé à l’extérieur de la mine à trois terminaux situés au cœur de la montagne. L’exploitation ferroviaire garantira une circulation des trains en toute sécurité, 7 J/7, 24H/24, à une vitesse maximale de 40 km/h et avec un niveau de disponibilité supérieur à 99%.

« C’est une grande première pour Alstom Transport. Nous n’avions encore jamais travaillé pour une mine en Asie-Pacifique, et sommes heureux de la confiance de PTFI en nos solutions Systèmes pour un tel projet », souligne Dominique Pouliquen, Directeur Général d’Alstom Transport pour la région Asie-Pacifique. « Ce contrat peut devenir une référence en Indonésie, et répondre à d’autres opportunités du même type. »

cette information figure sur le site d’Alstom :
http://www.alstom.com/transport/fr/news-and-events/press-releases/Alstom-fournira-un-systeme-ferroviaire-cle-en-main-en-Papouasie-Occidentale/


Sur le même site, on peut consulter deux belles rubriques en rapport avec le sujet : « éthique » et « développement durable« .

C’est pour exploiter ce gisement dans les conditions les plus profitables que l’administration étasunienne a, sous Kennedy, a saboté l’accession à l’indépendance de ce pays et décidé de sa réduction en esclavage sous la botte indonésienne (1).

Le coût réel du profit des industriels en Papouasie :

(…) La mine d’or de Grasberg est la plus haute du monde et son exploitation — une folie technologique — est aussi un écocide qui saccage plus de 6 % de la Papouasie, presque l’équivalent du territoire de la Belgique. A raison de quelques grammes de précieux minerai extraits (0,98 gramme d’or par tonne par exemple), la mine rejette chaque jour plus de 700 000 tonnes de déchets aux dépens des autochtones, spoliés de leurs terres quand ils n’ont pas été empoisonnés par les eaux de leurs fleuves. (…)
En Papouasie, la grève oubliée des mineurs
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-10-19-Papouasie

le mépris des habitants, les humiliations et les tortures
http://tchadonline.com/les-papous-tortures-par-l%E2%80%99armee-indonesienne-la-preuve-en-images/

Le pillage de terres en Papouasie condamné aux Nations-Unies
http://www.sidh.eu/archives/2010/05/01/17744644.html

Vers la disparition des peuples papous en Indonésie ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/PATAUD_CELERIER/18809

des boats people papous tentent d’atteindre l’Australie
http://quartierlibre.ca/archives0506/article.php?id_article=141


diversité et liberté (par le World Rainforest Movement)
http://www.wrm.org.uy/bulletinfr/104/Forets.html#Papouasie


(1) Le processus d’indépendance par rapport au colonisateur néerlandais a commencé il y a cinquante ans, le 1er décembre 1961.

« Il faudrait commencer par bombarder Kissinger » par Edouardo Galeano
http://www.courrierinternational.com/article/2001/10/18/il-faudrait-commencer-par-bombarder-kissinger
http://solidaridad.ecuador.free.fr/dossiers/ameriquelatine/kissinge.htm

Sur ce site, en page 5 :

Un crime contre le vivant

L’industrie de l’huile de palme est devenue, en quelques années seulement, l’une des causes majeures de destructions

 

Pour faire connaissance avec les Papous et leurs écosystèmes, et comprendre la monstruosité commise dans ce pays, depuis soixante ans, par les américains, les indonésiens et les multinationales

des sites, des livres… Continuer la lecture

En rapport avec l’avancée inexorable du Jour du Dépassement. Ci-dessous, en juillet : Sols, forêts, poissons… Depuis le 8 août, l’humanité vit à crédit (1),

Au Cap, un sommet international passé presque inaperçu…

L’Anthropocène est en passe d’être caractérisé comme une nouvelle époque géologique

Selon le groupe de travail sur l’Anthropocène réuni au Cap (Afrique du Sud) cette semaine à l’occasion du 35ème Congrès international de stratigraphie, l’époque de l’Anthropocène a bel et bien commencé. Il s’agit d’une époque géologique, dont le nom a été forgé par le géochimiste néerlandais Paul Crutzen et le géologue et biochimiste américain Eugene Stoermer. Pour la première fois en 2000, dans la newsletter de l’International Geosphere-Biosphere Program (IGBP), ces deux scientifiques évoquaient une situation inédite : le fait que l’Homme soit devenu une force géologique capable de modifier le cours des fleuves, les courants des océans, le climat et l’ensemble des éléments.