sommaire :
Troubadours, trouvères et comédiens
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http://www.youtube.com/watch?v=cBwr0WrNqKQ
http://www.youtube.com/watch?v=ySaLVIxaaPE

 

ci-dessous, dans l’ordre chronologique,
les films :

Moi, Daniel Blake, de Ken Loach

L’Olivier, de Iciar Bollain

Cavanna, jusqu’à l’ultime seconde, j’écrirai, documentaire de Denis et Nina Robert

Le dernier loup, de Jean-Jacques Annaud

Le prix à payer, documentaire sur la pompe à phynance mondiale

Le sel de la Terre, de Wim Wenders avec Sebastião Salgado

A la recherche de Vivian Maier, de Charlie Siskel et John Maloof

Résistance naturelle, de Jonathan Nossiter

La Ligne de partage des eaux, de Dominique Marchais

La grande bellezza di Paolo Sorrentino

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« Faire de la France un pays exemplaire en matière de reconquête de la biodiversité« 

Constats et objectifs, 4 décembre 2012 (mis à jour le 18 décembre 2012), Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Constats-et-objectifs,30223.html)

 

Mais c’est le traitement réservé au bien commun qui dit la vérité de la démocratie et des institutions qui s’en réclament

Voyons un peu…

 

 

L’engrenage de la dégradation du bien commun

Saint Gengoux le Royal est devenu le National au XIXème siècle… Le premier nom – « Saint Gengoux le Royal«  a été conservé pour marquer la différence chronologique presque exacte entre le long temps du respect de l’eau et la courte période de son saccage complet (depuis la réduction du ruisseau à un canal dans la traversée de la cité jusqu’au dernier projet de station d’hydrocarbures dans son lit mineur et la nappe phréatique d’accompagnement).

par ACG 

 

«Dans nos pays de l’Europe civilisée où l’homme intervient partout pour modifier la nature à son gré, le petit cours d’eau cesse d’être libre et devient la chose de ses riverains. Ils (…) l’emprisonnent entre des murailles mal construites que le courant démolit; ils en dérivent les eaux vers des bas-fonds où elles séjournent en flaques pestilentielles; ils l’emplissent d’ordures qui devraient servir d’engrais à leurs champs; ils transforment le gai ruisseau en un immonde égout
Histoire d’un ruisseau, Elisée Reclus, 1869

 

1 siècle après la dénonciation d’Elisée Reclus, la Terre était encore en assez bon état. Il y avait encore place pour l’espoir. Mais de nouvelles agressions massives et les projets d’exploitation mondialisée avaient soulevé l’inquiétude et fait se lever partout le mouvement écologiste et d’autres mouvements critiques et alternatifs. Une cinquantaine d’années plus tard, la situation est dramatique.

Pourquoi les alertes n’ont-elles pas été écoutées ?

Comment l’aveuglement a-t-il pu progresser à ce point ?

Comment les profiteurs-pollueurs-destructeurs ont-ils pu s’affranchir de toute régulation ?

L’exemple d’un petit village, mais de longue histoire et qui avant d’être dégradé a, lui aussi, connu un éveil remarquable il y a 50 ans, peut peut-être nous aider à comprendre.

 

 

 

Sommaire

Le ruisseau de Nolange

Commentaires après le début du chantier

Différentes appréciations

Avertissement

Une curiosité : la valse des noms opérée par l’IGN

  1. Promenade au fil de l’eau morte
  2. Historique des destructions majeures
  3. Des espèces protégées subsistent à grand peine
  4. Acqua incognita
  5. L’énigmatique saccage de 1983
  6. La loi des supermarchés
  7. Le ruisseau en termes de Droit
  8. Contournements et détournements de la législation sur l’eau (et insuffisance de celle-ci)
  9. Une pluie… et le ruisseau de Nolange réapparaît
  10. L’observation géomorphologique est confirmée par l’historique des inondations…
  11. L’oubli officiel de l’eau et des têtes de bassin versant
  12. L’importance de la perte et ses conséquences
  13. Les articles parus sur les mauvais traitements infligés à cette tête de bassin versant

 

seconde partie :

Le Montmarché

Le Vernay

Le Manon

Le ruisseau de… 

Le chirot 

La source de Montvallet

Le Ruisseau de l’Ermite


Stérilisation


Les pertes du bien commun


L’heure de la restauration

 

La démonstration par les photos aériennes


Documentation et bibliographie 

Sur l’eau perdue

La redécouverte de l’eau

Sur la ripisylve et le ruisseau comme biotope

DROIT

Et, à part Saint Gengoux le National, quelle politique de l’eau et de l’environnement en Bourgogne ?

 

Alain-Claude Galtié, hiver 2007/2008 – automne 2017

avec le précieux concours de

Marcellin Babey,

Jacqueline Bridet,

Yvette Gressard,

Hélène Mondange,

Henri Moreau,

la Confédération des Associations de Protection de l’Environnement et de la Nature (CAPEN 71),

et l’aide de techniciens de l’Institut Géographique National (sauf le « service clients » !)

 

Hommage à l’association Villa Vallis qui, une génération auparavant, s’était investie dans la défense et la valorisation de la cité médiévale

 

commentaires

février 2018

Pourrait mieux faire !

Que de surprises ! Car, comme de bien entendu, même si l’action du collectif de sauvegarde de Saint Gengoux semble avoir inspiré plusieurs avancées, personne n’a pris contact avec nous, ni pour avis, ni pour information.

Or, le chantier en cours démontre pleinement la justesse des démonstrations faites par le collectif (1). 

Nous notons avec une petite satisfaction que « au niveau de la plateforme le ruisseau retrouvera l’air libre et son écoulement naturel » (la plateforme doit être le Prè A l’Agasse bouleversé par l’implantation du supermarché). Evidemment, il ne s’agira que d’un simulacre de ruisseau privé de son lit majeur, donc sans la diversité biologique qui pouvait être restaurée.

De même, le « diagnostic faune et flore mené sur l’ensemble du Ruisseau de Nolange depuis la route de Culles les Roches » (sans doute depuis les Champs de Nolange ?) qui « vise à faire retrouver le lit naturel au ruisseau en amont de la cité » n’est pas fait pour nous déplaire.

Mais, au fait, et le Ruisseau du Vernay dont l’eau était très prisée des Jouvenceaux qui lui attribuaient des vertus thérapeutiques ? Lui aussi a été saccagé, réduit à un fossé au bord de la Route du Creusot, lui aussi a été busé à l’occasion de la construction du remblais de la DDE (!) réalisé exactement dans le lit des ruisseaux… Va-t-il bénéficier d’un peu d’attention ?

Mais la confusion entre le « cours d’eau » juridique (même morte et contenue dans une buse, son eau garde la qualité juridique de « cours d’eau » : Arrêt EARL Cintra) et le ruisseau vivant, avec ses végétaux, ses animaux, ses éléments nutritifs pour l’aval, ses ripisylves, perdure. 

La réouverture par ci et la réhabilitation en amont  ne font pas oublier qu’un ruisseau enterré dans une buse, même de 1200mm, n’est pas un ruisseau. Et que la restauration par tronçon n’existe pas. C’est mieux que la station-service aux cuves plongées dans la nappe phréatique qui était initialement prévue, mais cela devrait inclure un programme complet de restauration de la continuité des ruisseaux de cette tête de bassin, depuis les sources jusqu’à la Grosne.

Il est clairement dit que, dans la Rue des Tanneries, « la canalisation eaux pluviales (…) d’un diamètre de 1200mm permettra notamment de conduire le Ruisseau de Nolange et la Source de Manon« . Invraisemblable ! Réflexion de tuyaucrate déconnecté de l’eau et de la vie. On ne parle pas juridique là (2) ! Le Ruisseau de Nolange, qui déjà résulte de la réunion du Ruisseau du Vernay et d’autres rus, n’est plus un « ruisseau » dès qu’il est détruit, à plus forte raison conduit dans une buse. En cela, ce chantier viole une nouvelle foi la Loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques. En effet, c’est l’ONEMA, elle-même, qui a informé le Comité de Rivière des conditions du respect de la LEMA :

« le projet initial ne prévoyait pas d’intervention sur le ruisseau, il n’était donc pas soumis à la loi sur l’eau.« , déclaration de l’ONEMA rapportée dans le compte rendu officiel du Comité de Rivière du 9 mars 2015 (page 14 : http://www.eptb-saone-doubs.).

Car toute intervention sur l’ancienne buse où l’eau a le statut juridique de « cours d’eau » entraîne l’application pleine et entière de la Loi sur l’Eau. Donc de la restauration du ruisseau à l’air libre.


Pour quand la réouverture de bout en bout de la cité et la restauration de la continuité écologique ?

 

(2) rappelons encore qu’un cours d’eau enterré sur plus d’une dizaine de mètres meurt. C’est, par définition, un fameux obstacle à la continuité écologique ! A St Gengoux, plusieurs centaines de mètres sont busés. La Loi sur l’Eau serait muette pour une rupture de cette étendue ?

 

automne 2017, après le début du chantier

50 ans de destructions

Une quarantaine d’années d’information et de tentatives de sensibilisation, d’initiatives constructives, de résistances aux projets destructeurs. Et… rien n’y a fait. Les destructions n’ont cessé de progresser.

 

L’ancienneté de la défense du bien commun

Entre beaucoup d’autres curiosités, une révélation qui suscite beaucoup d’interrogations…

Le bien commun mis à nu

Comment la démocratie divorce d’avec le bien commun

 

Une quarantaine d’années car la dernière alerte pour l’eau, le patrimoine architectural, la vie de la campagne et du village (2007-2017), s’inscrit dans la continuité des actions qui l’ont précédées, au moins depuis 1973 :

« En 1973, un espoir naquit. Une association de sauvegarde et de mise en valeur se constituait, sous l’impulsion de quelques jeunes du pays. Grâce à l’impulsion de l’Union R.E.M.P.A.R.T., où sont affiliées les équipes qui ont sauvé également l’église du Puley et celle de Saint-Hyppolite, un chantier de jeunes bénévoles s’ouvrait en août 1973 et commençait le dégagement et la consolidation des remparts. Dans le même temps, des relevés architecturaux était commencés, afin d’avoir un programme d’ensemble permettant d’aboutir à une proposition permanente de sauvegarde. Cet effort se poursuivait en 1974, avec la restauration des voûtes d’une ruelle médiévale, quelques travaux aux remparts, et la poursuite de l’étude de la ville. (…) »

J.-P. Thorreton

Sites et Monuments octobre – novembre – décembre 1974 – n°68, revue de la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF), pages 34, 35, 36

RENAISSANCE VAUBAN A MAUBEUGE – CHARTRES – NANTES – ILE EN PERIL – SALIES-DE-BEARN – MILLAU-EN-ROUERGUE – SAINT-GENGOUX-LE-ROYAL.

 

C’est grâce à la ténacité d’une personne du collectif de sauvegarde que ce document a été découvert en 2016, au hasard d’une énième recherche.

 

L’ancienneté de la défense du bien commun

La découverte de l’antériorité, non pas d’une alerte, mais de plusieurs alertes similaires a été un choc pour les défenseurs d’aujourd’hui. D’un coup s’ouvrait une perspective de plusieurs dizaines d’années qui révélait beaucoup de choses, surtout sur ce qui avait été soigneusement caché. Cela rendait encore plus faibles et curieuses les objections relatives au non-engagement de la population actuelle. Surtout, cela mettait plus en évidence la duplicité de ceux qui dénigraient la nouvelle alerte pour la décourager. En 8 ans 1/2 de contacts et d’actions de sensibilisation, personne ne nous avait parlé de ce précieux témoignage. Ni de beaucoup d’autres choses, d’ailleurs. Pas même celles et ceux qui connaissaient très bien les informations qui auraient permis de mener une action plus efficace. Cela n’était, donc, pas seulement de perte de mémoire qu’il s’agissait, mais d’une omerta en rapport avec la dégradation d’ensemble ; à la fois cause et conséquence.

Car le long temps ne pardonne pas. Il montre les variations et les constantes. Il trahit les mensonges et les dissimulations. Il met en relief les évolutions et les régressions. Et, là, c’est d’une impressionnante régression qu’il s’agit.

 

 

Est-il besoin de souligner que la bonne santé des têtes de bassin est déterminante pour les eaux de l’aval ? 

(…) Les milieux aquatiques sont directement concernés par la suppression des accès aux zones de reproduction, de croissance et de nourrissage (risquant d’entraîner la disparition d’espèces) et la modification/dégradation de la qualité physico-chimique des eaux.(…)


Dans la tête de bassin versant de Saint Gengoux, l’altération est générale. Le couvert forestier des bassins versants a été réduit pour faire place à des cultures polluantes (maïs et vignes industrielles), le bocage (dont on voit encore les traces) a beaucoup régressé, plusieurs sources ont été saccagées, le chevelu des cours d’eau est exposé à toutes les agressions, la végétation des bords de l’eau (la ripisylve) n’existe presque plus, etc. Cette dégradation n’a pas seulement abîmé les paysages et produit une pénurie là où la ressource en eau était abondante. Directement et par une succession d’effets, elle affecte l’ensemble du réseau hydrographique et compromet les chances de succès des tentatives de régénération qui seraient tentées en aval.


 

Après le Ruisseau de Nolange,

les autres cours d’eau de la tête de bassin versant de Saint Gengoux le National

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