Pier Paolo Pasolini a été assassiné un 2 novembre

https://www.franceculture.fr/emissions/hors-champs/semaine-speciale-pasolini-15-portrait-de-pier-paolo-pasolini?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1jVyTLT_5Op_1rF0e-vEUZpTx3v-oTOq1v-TcdofqTt5BY3wAkc8dKAik#Echobox=1572709104

ci-dessous la présentation du film L’affaire Pasolini

 

 

oct 2019

 

Répression des alertes

Au-delà de l’apparence

Violences policières, arrestations, gardes-à-vue et procès rythment aujourd’hui la vie politique et judiciaire. Aucune forme d’indignation politique n’y échappe : des gilets jaunes aux zadistes en passant par les écologistes, les militants solidaires, les féministes, les lycéens ou celles et ceux qui participent à des manifestations de rue, toutes et tous peuvent être confrontés à la police ou à la justice.

https://criminocorpus.hypotheses.org/92181

Il reste à informer sur la répression à bas bruit, celle qui censure et élimine les lanceurs d’alerte, et étouffe le mouvement social en l’infiltrant et en le remplaçant par des succédanés en bonne intelligence (comme intelligence service) avec le système dominant,

 

 

 

 

La Turquie d’un Erdogan en perte de vitesse fait le jeu des terrorismes, de Poutine et du totalitarisme syrien

http://www.leparisien.fr/international/offensive-turque-contre-les-kurdes-que-la-france-nous-envoie-des-armes-ou-des-soldats-15-10-2019-8173632.php?fbclid=IwAR2l7AQwHqb-9T_LaaH-UmhnGf40jBd_HdjRy_zcgcC85fpvgxbKqxubdU0

L’interdiction aérienne toujours pertinente 8 ans après…

Seul problème : l’enchaînement des désastres créés par les administrations Bush père, Bush fils, Obama/Kerry, maintenant Trump, appuyées par les administrations Blair/Camerone/Johnson… et l’inexistence politique de l’Europe réduite à la gestion du capitalisme

 

ce qui a précédé :

La Syrie martyre pour l’exemple ?

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2011/03/la-syrie-martyre-pour-lexemple.html

 

 

 

Pendant l’effondrement, en tous domaines, la conquête continue

Déstructuration, oubli du vivant, réification de la forêt mise au service de la croissance marchande (en particulier, chinoise), l’écosystème ignoré devient « forêt papier-palettes« .

L’ignorance du vivant et le mépris gestionnaire de ses métiers ont réduit le service public garant du bien commun. Le système de la marchandise et de la financiarisation entraîne l’ONF et les écosystèmes forestiers sur la voie de la stérilisation. Devant ce désastre programmé par les « gestionnaires« , les techniciens parlent de souffrance éthique.

 

En 2014-2015, Antoine Duarte a recueilli la parole de forestiers de l’ONF dans le Sud-Ouest de la France. Certains agents lui confient leur « honte« , leur « souffrance éthique« , « l’impression de détruire leur travail en participant à la construction d’une forêt de merde ou d’une forêt papier-palette qui va à l’encontre de leur sens moral« 

« Dans les années 90, on entre dans le monde industriel, le commerce mondialisé, un monde de « requins » où il faut faire sa place pour survivre, témoigne le secrétaire général du syndicat EFA-CGC, Gilles Van Peteghem. Ce n’est pas dans les gênes du forestier.

Au début des années 2000, plusieurs suicides vont profondément affecter l’ONF. « L’augmentation de la charge de travail et la perte de sens du métier constituent un cocktail explosif

 

la forêt française en crise

 

 

 

sept 2019

 

Ad Astra

film de James Gray

Des incohérences physiques (bruits dans l’espace, pesanteurs variables, etc.) et technologiques (big fusées à l’ancienne partout), sans même s’étendre sur une épouvantable expérimentation « animale » sur grands singes digne du XIXème siècle !

Et puis, surtout, des longueurs, des longueurs… pour peu de choses. Excepté le début, attente toujours déçue et ennui cosmique. La critique a encensé ce film et a totalement négligé, par exemple, Never Grow Old qui, à l’inverse de Ad Astra, est aussi dense que prenant.

 

 

 

Sur France-Inter, émission La Terre au Carré, ce mardi 24 sept. 2019

https://www.franceinter.fr/emissions/la-terre-au-carre/la-terre-au-carre-24-septembre-2019

« (…) Engagé en faveur de l’environnement, la voix d’Edgar Morin sur les questions environnementales est particulièrement précieuse, lui qui s’intéresse depuis de nombreuses décennies à l’écologie (…) »

Une présentation sous influence du storytelling lancé au tout début des années 1970, sinon avant :

« C’est en 1970, année de la protection de la nature que tout a été brusquement mis en train par la caste dirigeante. (…)

L’« environnement » devient soudain source de notoriété et de places. Les intellectuels (qui sont de gauche comme la banque et l’industrie sont de droite), à la suite de l’Amérique représentée par Ivan Illich, découvrent les problèmes de la société industrielle qu’ils s’étaient obstinément refusés à se poser. Et Morin, Domenach, Dumont, etc. se convertissent à l’écologie.« 

Bernard Charbonneau, La Gueule Ouverte n° 21, juillet 1974

 

 

 

 

Cause Animale, Cause du Capital
Jocelyne Porcher

L’ouvrage met en évidence la collusion d’intérêts historiques et actuels entre la science, l’industrie et la « cause animale » laquelle renvoie de ce fait à tout autre chose qu’à la cause des animaux.

http://www.editionsbdl.com/fr/books/cause-animale-cause-du-capital/733/

Cela ne serait pas la première fois que l’industrie utiliserait une cause pour promouvoir ses produits. Une histoire édifiante :

Comment la propagande fut inventée pour vendre des cigarettes  

https://fr.vapingpost.com/comment-la-propagande-fut-inventee-pour-vendre-des-cigarettes/

 

 

 

Never Grow Old, de Ivan Cavanagh

Un aperçu sur la dégénérescence qui a suivi la colonisation sanglante de l’Amérique. Une action tendue entre brigands et fanatiques religieux encore plus noirs.

Aux origines d’une culture de violence et de prédation.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm-268293/critiques/spectateurs/

https://www.youtube.com/watch?v=l2swx3e3VBw

 

 

 

 

août 2019

 

L’affaire Pasolini

film de David Grieco

Excellente synthèse qui révèle, corruptions après complicités, toxicités après avilissements, la structure du système où se mêlent et s’entremêlent tous les prédateurs des pouvoirs confisqués et capitalisés. Le film dévoile la longue préparation de l’assassinat de celui qui était un éveilleur, un lanceur d’alerte de la nouvelle gauche des sixties – ce mouvement qui, si on l’avait laissé vivre, nous aurait épargné les effondrements d’aujourd’hui. En effet, Pasolini avait tôt dénoncé le mercantilisme et la società dei consumi”, c’est-à-dire le système de la croissance marchande qui, après avoir fait disparaître les lucioles, les abeilles, les papillons sous une intense pollution, réussissait déjà à changer des hommes en zombies défilant au pas derrière des caddies de supermarchés : « (…) quand tous les paysans et les artisans seront morts, quand l’industrie aura fait tourner sans répit le cycle de la production et de la consommation, alors notre histoire sera finie » (La Rabbia, 1963). Le nouveau fascisme capitaliste ne pouvait pas tolérer cela.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584426&cfilm=274976.html

https://www.facebook.com/Pier.Paolo.Pasolini.Eretico.e.Corsaro/

 

 

 

Quand Paris était libéré par les anarchistes espagnols

 

Un film sur les républicains espagnols dans la Seconde Guerre Mondiale et la double trahison dont ils ont été victimes
La « nueve » ou les oubliés de la victoire
http://www.dailymotion.com/video/xccbfb_la-nueve-ou-les-oublies-de-la-victo_news

 

La Nueve

https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nueve

1936 – Le sort réservé à L’ESPAGNE éclaire toute l’histoire contemporaine

 

 

 

Découverte au hasard de Facebook d’un article d’il y a 2 ans :

La forêt amazonienne déclenche sa propre pluie

Une équipe américaine vient de résoudre un des mystères de la météo amazonienne : (…) ce sont les arbres qui font pleuvoir.

(…) un débat ancien. Celui autour des interactions entre les plantes et le cycle de l’eau. La végétation ne serait pas seulement le réceptacle passif des précipitations mais aurait aussi un rôle actif dans leur régulation.

(…) La perspective, c’est celle du rôle des plantes sur le climat. Elles ne serviraient pas seulement à stocker le carbone, mais pourraient avoir un rôle dans la machinerie climatique. Ces pluies intermédiaires d’automne réchauffent en effet l’atmosphère, provoquant l’ascension d’un air devenu chaud. C’est ce qui provoquerait l’inversion de la circulation des vents, apportant en décembre les pluies en provenance de l’Océan. Les plantes seraient en quelque sorte l’élément déclencheur d’une mousson dont elles ont besoin pour vivre. Cette avancée scientifique révèle donc une conséquence encore mal évaluée de la déforestation. Avec un couvert végétal diminué, les pluies deviennent plus rares, accentuant les sécheresses. Un effet de rétroaction redoutable pour les équilibres de la planète.

Sciences et Avenir de l’été 2017, par Loïc Chauveau

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/entre-septembre-et-decembre-la-foret-amazonienne-fait-tomber-la-pluie_115381

 

Quelle découverte ! Avant de prétendre faire des « découvertes » et roulent des mécaniques, il serait intelligent que ces « chercheurs » cherchent un peu ce qui a été fait avant eux. Car une simple observation écologiste permet de déduire ces interactions. Entre autre, ils seraient bien inspirés de demander aux meilleurs connaisseurs de ces écosystèmes : les peuples autochtones.

 

Il y a une vingtaine d’années…

(…) Comme tous les êtres vivants, les forêts transpirent pour réguler leur température tout au long de l’année. Cette évapotranspiration recycle dans l’atmosphère 50 à 75% de l’eau des pluies. C’est cette vapeur d’eau restituée qui, avec l’action des catalyseurs chimiques, des bactéries, des spores émis par les écosystèmes, se condensera plus loin en nouveaux nuages et nouvelles pluies, et ainsi de suite… Ce recyclage permanent alimente les régions boisées les plus éloignées de l’océan avec l’eau apportée par les alizés. Il est aussi le moyen du contrôle climatique qui, on le voit, est exercé par l’ensemble des êtres vivants composant la forêt. C’est encore ainsi, en suscitant les brumes et les nuages, que la forêt régule l’albédo, donc l’apport d’énergie solaire.

On peut dire que plus un écosystème terrestre est dense, plus la biomasse est importante, et plus les échanges avec l’atmosphère sont importants.

L’action des forêts denses s’étend bien au-delà de leurs limites terrestres puisque la libération de la chaleur latente de la vapeur d’eau collectée par les alizés est la principale force motrice de la circulation de Walker (…)

1997 : Le feu à la planète – la mise à mort des forêts, El Niño et le climat, par ACG

Et aussi :

(…) En redistribuant dans toute la biosphère une partie de l’énergie solaire captée dans l’espace intertropical, les forêts denses sont, à la fois, les moteurs et les régulateurs des systèmes atmosphériques et océaniques (5). Elles contrôlent les climats pour réaliser les conditions de leur vie. Et l’on pressent que ces forêts denses, associations fortement intégrées d’une immense diversité, sont bien plus que des « machines » thermiques, bien plus que la simple totalité des êtres qui les constituent (…)

 

Différentes versions de cet article :

El Niño et le développement de la terre brûlée

Avril 1998, Silence n°233/234, Eté 1998.

 

Is El Niño Now a man-made Phenomenon ?

The Ecologist, march/april 1999, with Peter Bunyard.

Le feu à la planète

L’Ecologiste n°2, 15 novembre 2000.

 

Mais aucune manifestation de curiosité à l’époque, pas un contact, pas un échange, et rien depuis.

Comme d’habitude quel que soit le sujet (amiante, eaux et têtes de bassin versant, écosystèmes denses, biodiversité, etc.), tout effort un peu soutenu et documenté tombe dans le vide – le vide du mouvement social français où tout se délite, surtout les interrelations constructives que les écologistes voulaient développer. Il y a déjà un certain temps.

 

 

 

Du dogme de « la croissance marchande » aux incendies dans les forêts primaires

« Nous sommes je crois chers camarades d’accord sur l’essentiel d’une perspective commune utile à la croissance marchande« 
Lettre aux écologistes (« la croissance marchande » vantée auprès des écologistes !), par Michel Rocard et le Bureau du PSU en février 1974. Ils répondaient à un courrier que je leur avais adressé, pour les Amis de la Terre, en m’étonnant de leur positions affichés lors d’une réunion sur « l’autogestion » (à la Mutualité, 14 janvier 74).

D’un coup, ils dévoilaient l’imposture à laquelle ils se livraient depuis 68 en simulant une proximité avec la nouvelle gauche.

En droite ligne, avec entre-temps la Fondation Saint Simon et le virage ultra-libéral du gouvernement « socialiste » de Delors : le GATT, l’Alena, le Ceta, le Mercosur… et tous traités stimulant « la croissance marchande« .


Parmi les innombrables résultats : les incendies en Amazonie. Mais pas seulement… En Indonésie aussi, dans le Sud-Est Asiatique, en Afrique, en Inde, au Canada, en Russie, etc. les incendies accompagnent les déforestations massives dues aux « concessions » industrielles sur les terres indigènes.

Feux en Indonésie : l’agriculture et l’industrie du papier au banc des accusés

https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/feux-en-indonesie-l-agriculture-et-l-industrie-du-papier-au-banc-des-accuses-143685.html?fbclid=IwAR25IIaqz3-ttUpmAh-p6ME4uMrLbqijOcxe4xz7o-pbJh9O2-t9uLP7dU8

 

Ci-dessous, feux à Bornéo en 2015

 

1997 : Le feu à la planète – la mise à mort des forêts, El Niño et le climat, par ACG

 

 

 

Amertume et résistance à Montluçon

La France abandonne ses villes moyennes

https://www.monde-diplomatique.fr/2018/05/DUMAY/58634

Quel article révélateur, un florilège d’exemples à ne pas suivre…
– réduction des dessertes ferroviaires pour faire la place à la voiture individuelle,
– le comblement du « port au bout du canal de Berry »,
– la désindustrialisation sur fond de délocalisations,
– la faveur à la grande distribution, avec la création d’un « espace commercial géant où s’entassent enseignes franchisées et parkings bondés. L’hypermarché Carrefour et, plus loin, deux Leclerc, un Auchan, deux Intermarché »,
– l’augmentation des distances et du recours aux véhicules automobiles (zone industrielle distendue),
– la déprise du centre-ville stimulée par « le bâti neuf de la « nouvelle » ruralité en périphérie »,
– la réduction des services publics (les rideaux de fer occultent les anciennes antennes de la Caisse d’allocations familiales (CAF), de la mission locale, de la mairie et du commissariat) ; et, peut-être demain, le « tribunal de grande instance, pourtant en rénovation »,
– le resserrement des « cordons de la bourse en matière de dotations »,
– le « récent découpage territorial imposé par Paris, qui les place dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, etc. »,
– côté formation professionnelle, la fonte de « la commande publique en matière de formation »,
Hélas, ces stupidités ont été multipliées un peu partout. Point besoin de se demander pourquoi nous en sommes à dénombrer les effondrements !

 

 

juillet 2019

 

La grande distribution de ruine sociale et écologique continue :

« Le pire, c’est quand la dernière pâtisserie a fermé » : à Villeneuve-sur-Lot, autopsie d’un centre-ville en déshérence« 

« La date butoir, c’est 1970 et l’arrivée des grandes surfaces »

« Le 1er novembre 1977, Mammouth est venu écraser les prix sur le Villeneuvois » raconte La Dépêche du Midi. Le premier « hyper » de la vallée du Lot a choisi d’implanter ses 4 000 mètres carrés à l’ouest de la ville. Vingt ans plus tard, à l’est, l’arrivée du magasin Leclerc met « 400 commerçants dans la rue », se souvient Michel Laffargue. « On a tout essayé pour interdire son installation », témoigne Maurice Lang. Mais difficile pour la municipalité de refuser la création de 200 emplois. Quitte à « vider le centre-ville », regrette le commerçant qui rappelle au passage que la ville compte le « double de centres commerciaux par rapport à la moyenne nationale par habitants ».

https://www.francetvinfo.fr/france/villeneuve-sur-lot/grand-format-le-pire-cest-quand-la-derniere-patisserie-a-ferme-a-villeneuve-sur-lot-autopsie-d-un-centre-ville-en-desherence_3541103.html

Bien entendu, les « experts » appelés à la rescousse – comme pour corriger ce que les habitants analysent très bien – s’emploient surtout à détourner l’attention de la politique ultra-favorable au grand commerce financiarisé qui poursuit son oeuvre destructrice depuis 1960 (cf. « La grande distribution. Enquête sur une corruption à la française«  de Jean Bothorel et Philippe Sassier citée plus haut). Ainsi, pas même un mot sur la circulaire Fontanet portée aux nues de la gauche à la droite. Et, bien entendu, rien du tout sur le rôle premier de la consommation de masse boostée par « la grande distribution » : l’aliénation de masse (pensée ainsi depuis les années vingt).

 

 

Tout à coup, au milieu des horreurs…

 

 

 

 

 

il nous reste l’humour

Dominique Bourg serait devenu écologiste ?

Extraordinaire moment sur France Inter ce matin. Dominique Bourg, invité du « grand entretien », obligé de représenter l’urgence écologique face à un journaliste formaté dans les écoles de la culture dominante – donc la culture opposée à la culture du vivant. Dominique Bourg bataillant pour tenter de faire comprendre les mutations nécessaires, celles-là mêmes qu’il dénonçait en 1992 dans Géopolitique, c’est délectable ! Oui, car Dominique Bourg, aux côtés de son grand ami Luc Ferry, a participé à la grande offensive anti-écologiste du début des années 1990…

2011 – L’ANTI-ÉCOLOGISME, depuis les débuts du néo-conservatisme

l’émission surréaliste de France Inter :

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-05-juillet-2019

au-dessous, en février :

Après Alain Minc, France Inter donne la parole à Dominique Bourg

 

 

 

En marche arrière toute :

Le triomphe de « la croissance marchande« 

(derrière la façade autogestionnaire et des risettes crispées faites aux écologistes, la formule était employée – positivement – par Michel Rocard et l’aréopage du PSU au début des années 1970)

Un accord « historique » a été trouvé entre l’UE et le Mercosur

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/commerce-apres-20-ans-de-discussions-un-accord-historique-a-ete-trouve-entre-ue-et-mercosur_3513663.html

Problème, il y est question d’ouverture du « marché européen » à des dizaines de milliers de tonnes de viande de bœuf d’Amérique du Sud (combien d’animaux?) et d’autres viandes produites en développant l’écocide, l’ethnocide et la spoliation des populations rurales, bref tout ce qui ruine le sous-continent depuis des dizaines d’années. Et puis le soja transgénique, et puis l’inondation des pesticides, et puis le sinistre sort des animaux…

Autre Problème : dans l’autre sens, Europe-Amérique du Sud, combien de marchandises que les peuples américains peuvent produire eux-mêmes ?

Et, dans les deux sens, quel nouveau seuil de la spéculation sur les coûts les plus bas au détriment des producteurs, des animaux, des écosystèmes ? Quel nouveau seuil capitalistique franchi en détruisant davantage pour faire plus de profits ?

On l’aura remarqué, l’ensemble est en complète opposition avec la mobilisation nécessaire pour sauver le monde de l’extinction du vivant et de l’effondrement climatique.

La Sainte Marchandise doit circuler dans tous les sens, y compris quand il n’y a aucune nécessité de circulation. Sa « croissance » était même défendue par le PSU de Michel Rocard et toute la « deuxième gauche » pro-capitaliste (sous le contrôle de « la grande distribution » qui perfusait tout ce beau monde) *, contre les écologistes que tous s’employaient à éliminer.

* à l’origine de toute l’opération qui a conduit E Macron et les lobbies de la marchandise et de la finance à la tête de l’Etat

 

On en mesure les résultats.

Avec ce dernier accord, des marchandises que chacun peut produire localement vont se croiser dans les airs ou sur l’Atlantique, au gré des coûts les plus bas à la production – donc du coût le plus élevé pour la biosphère (et pour les producteurs locaux).

 

PS : aucun des « responsables politiques » représentants démocratiquement élus des peuples européens n’en a dénoncé l’irresponsabilité suicidaire. Au contraire.

 

 

 

Le chêne symbole de l’amitié Trump-Macron planté à la Maison Blanche est mort

https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/le-chene-symbole-de-l-amitie-trump-macron-plante-a-la-maison-blanche-est-mort_3483099.html

comme le « Chêne du Souvenir » planté Place de la République après les attentats du 13 novembre 2015

Une fois planté, après un chantier spectaculaire et avec grand déploiement d’officiels, tous l’ont laissé se dessécher

durant l’été 2018

(déjà mort depuis 1 an)

Les hommes du système sont incapables de préserver la vie. C’est une question de culture. Du plus haut au plus bas de leur hiérarchie, ils sont formatés, engrammés, par « la culture anti-nature » (culture impérialiste). Sur celle-ci et sur l’effacement de la culture du vivant :

« Les pionniers de l’écologie » de Donald Worster, 1977. Titre originel : Nature’s Economy

 

Theodor Adorno et Max Horkheimer ont éclairé le sujet au début des années quarante. 20 ans avant la nouvelle gauche écologiste, ils avaient parfaitement compris que l’opposition à la nature fonde l’impérialisme et ses avatars :

« Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. Toute l’histoire de la science ainsi que toutes les autres dimensions de la vie intellectuelle depuis le dix-huitième siècle sont empreintes de cette dialectique« 

« La dialectique de la raison« , New York 1944

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialectique_de_la_Raison

 

C’est exactement pour effacer la raison consacrée à la libération, à la transcendance que toutes les forces du système prédateur ont été mobilisées contre la nouvelle gauche écologiste jusqu’à aujourd’hui

La Grande Mystification. Des années 60 à aujourd’hui : comment le capitalisme a effacé l’alerte écologiste, la pensée critique et les alternatives

 

 

 

 

Il faut stopper au plus vite l’usage des pesticides

(…) ces trente dernières années ont démontré l’incapacité des experts en toxicologie à protéger la nature et possiblement l’homme des méfaits des pesticides (…)

Evidemment ! L’initiative est plus qu’utile, mais les auteurs auraient pu saluer la mémoire de Rachel Carson. Cela ne fait pas « trente ans » mais presque le double que Rachel Carson a lancé l’alerte, avec « Printemps silencieux« . Car, et c’est le point le plus important, toutes les alertes ont été lancées à temps, longtemps auparavant, et elles ont toutes été balayées avec mépris par ceux qui sont aux affaires. Toxiques répandus partout, biodiversité et écologie générale, forêts primaires, plastiques jetables, eaux, têtes de bassins versants, amiante, etc. toutes les alertes ont été réprimées, effacées, censurées, pour faire place à « la croissance marchande » qui mobilise toute la caste politicienne et toutes les institutions depuis les années soixante, au moins.Ce ne sont, donc, pas ces pauvres « experts en toxicologie » qui sont seuls en cause ! C’est l’ensemble du système qui étouffe et détourne la démocratie pour faire toujours plus de profits en écrasant tout sous lui, y compris l’ensemble vivant (cette critique était déjà faite dans les années soixante).

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/06/04/il-faut-stopper-au-plus-vite-l-usage-des-pesticides_5471311_1650684.html

http://endsdhi.com/signataires-tribune-du-monde

 

 

 

mai 2019

 

De mal en pis

les français se replient sur le néant

 

Devant l’étendue des destructions, beaucoup clament leur indignation à tous les échos et, même, se prétendent « radicaux ». « Radicaux » ! Ils font souvent beaucoup de bruit, mais… mais ils refusent d’apprendre la genèse des destructions, les organisations et les techniques de manipulation qui les ont accouchées, ou de transmettre ce qu’ils en savent. Ce faisant, ils contribuent à la désinformation sur laquelle repose tout le système et ne réussissent qu’à aggraver la situation.

 

L’oubli et, pire, la falsification de la mémoire collective démultiplient les dégradations produites par ce (et ceux) que l’on veut cacher. Le désarroi de presque tous et son exploitation par les affairistes et les extrémistes en sont des résultats. La démonstration a déjà viré au cauchemar mondial. A petite échelle, cela donne les destructions que, là encore, seule éclaire l’étude de l’histoire locale. Par exemple :
1960 2018 – Eau, têtes de bassin versant, biodiversité, patrimoine, etc., plus de 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

 

 

 

Notre-Dame : quel curieux incendie !
1 mois après le sinistre, on n’en sait pas beaucoup plus. Non pas sur l’origine, mais sur l’extraordinaire insuffisance de la surveillance et du déploiement des secours.

sur naufrageplanétaire :

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2017/10/tombes-sur-la-tete-septembre-2017-hiver.html

 

 

avril 2019

 

SCANDALEUX :

les scientifiques reprennent à leur compte les fake news répandues par les écologistes depuis plus de 60 ans !

la perte de la biodiversité est mondiale et sévère!

L’Homme a transformé la surface de la Terre à tel point qu’il menace grandement la biodiversité mondiale. Les experts estiment que 75 % du milieu terrestre est « sévèrement altéré » à ce jour par les activités humaines. Ces dernières altèrent aussi sévèrement 66% du milieu marin. L’agriculture et l’élevage occupent plus d’un tiers de la surface terrestre du monde et utilisent près de 75 % des ressources en eau douce. L’Homme a détruit 87% des zones humides présentes au 18e siècle. (…)

http://www.natura-sciences.com/environnement/ipbes-perte-biodiversite-mondiale.html

à la différence que, « les scientifiques » disent l’Homme, l’Homme, l’Homme, pour impliquer tout le monde, même les victimes

 

Biodiversité : pourquoi la France figure parmi les 10 pays les plus menacés

https://www.huffingtonpost.fr/entry/biodiversite-pourquoi-la-france-figure-parmi-les-10-pays-les-plus-menaces_fr_5ccfe789e4b0548b735c5c7f

https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs

 

 

 

« Nature et capitalisme » : Une nouvelle qui rappelle de vieux souvenirs

Entendu Barbara Stiegler dimanche 5 mai au matin sur France Inter. Elle s’est employée à confirmer la confusion que j’avais diagnostiquée au vu des présentations de son livre. Bien qu’elle n’ignore pas que le travail de Darwin ait été changé par plusieurs pour le mettre au service de l’exploitation, elle mélange dynamiques de l’évolution et inspiration biologique avec néo-darwinisme (que Darwin et ses suiveurs ont dénoncé *).

* de Pierre Kropotkine (L’Entr’aide) à Patrick Tort.

Discours confus (ou ambigu ?) émaillé de grosses bourdes faisant la relation entre l’évolution, le biologique (l’écologique aussi, donc), et les différentes variantes du néo-libéralisme – pour faire plus clair : la prédation sans frein. Cela m’a rappelé la sortie fracassante d’un ami d’ami, universitaire du top niveau, à propos de « la nature » et de la démocratie :

C’est arrivé à la terrasse ensoleillée d’un bistrot de campagne… Il est venu tout droit à notre table et mon compagnon de café nous a présentés. Apprenant mon identité écologiste, tout fier, il dit combien, en 1974, il avait été séduit par « la campagne Dumont » (sic) ; séduit au point d’organiser un comité de soutien… J’évoquai mon rôle dans l’aventure et tempérai son enthousiasme en disant que le projet des écologistes était un peu différent de ce qu’il avait apprécié, que nous voulions une dynamique collective, conviviale, démocratique, etc. comme nous l’inspire l’organisation holistique du vivant… Il fut soudain tout agité : « Mais c’est la culture contre la nature qui inspire la démocratie. La nature est totalitaire, fasciste ! Faut demander à la gazelle mangée par le lion« . Sûr qu’il n’avait pas lu Theodor Adorno et Max Horkheimer (…)

extrait de Comment le capitalisme a effacé la Nouvelle Gauche en France et partout ailleurs, falsifié et détourné la démocratie, et condamné l’avenir

https://planetaryecology.com/23-juin-1972-guet-apens-au-pre-aux-clercs/

Barbara Stiegler gagnerait aussi à connaître un peu l’histoire contemporaine et les manipulations typiquement totalitaires visant à imposer, justement, le néo-capitalisme. Ça la guiderait utilement. Mais elle a beaucoup à rattraper ! En effet, elle est allée jusqu’à affirmer que « la conscience de la crise environnementale elle a éclaté après le passage au XXIème siècle ». D’un coup, elle a tiré un trait sur le mouvement écologiste et son essor d’il y a soixante ans ! Effacés les lanceurs de l’alerte. Cela ne fait pas très sérieux pour une « professeure de philosophie politique » (?). C’est même irresponsable, voire suspect. Comme le mélange répétitif entre enseignement des recherches de Darwin et « néo-darwinisme » (celui-ci nommé ainsi pour entretenir la confusion). Car, à l’heure du constat forcé, bien obligé tant il a été détruit, gommer tout ce (et ceux) qui annonçait(aient) la catastrophe, permet d’éluder la vaste question des responsabilités. Comme avec le scandale de l’amiante, comme à chaque fois, on commence à entendre : « On ne savait pas ».

Comme l’universitaire magouilleur, et ami d’ami, Barbara Stiegler ne serait-elle pas prisonnière de la « culture anti-nature », cette pollution culturelle qui accompagne l’installation du capitalisme depuis quelques siècles ?

Cela me rappelle également la deuxième offensive anti-écologiste, celle du début des années 1990. Elle était aussi très axée sur la dénonciation de l’inspiration « naturelle » de l’écologisme : cela autorisait ses mercenaires à faire allègrement le parallèle avec le fascisme (au premier rang Luc Ferry). Evidemment, depuis, plusieurs se font passer pour des penseurs de l’écologisme !

2011 – L’ANTI-ÉCOLOGISME, depuis les débuts du néo-conservatisme

L’offensive réactionnaire du début des années 1990

https://planetaryecology.com/2011-lanti-ecologisme-de-1973-a-nos-jours/

 

 

 

 

Biodiversité, vivant, survie… tout juste le début d’une prise de conscience

« La destruction de la nature menace le bien-être de l’Homme «au moins autant» que le changement climatique, a déclaré lundi le président du groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité. »

Rien que cette phrase est stupéfiante. Dissociation de ce qui constitue un tout : « nature », « Homme » (au singulier), climat. Aucune compréhension de l’ensemble, des dynamiques interdépendantes, des interrelations indissociables qui font la biosphère !

La suite est pire encore :

« Et si le mot « biodiversité » semble parfois bien abstrait (sic), il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris celle qui se met elle-même en danger en détruisant la nature : l’Homme.

«Jusqu’à maintenant, nous avons parlé de l’importance de la biodiversité principalement d’un point de vue environnemental», note Robert Watson, patron de l’IPBES.

«Maintenant, nous insistons sur le fait que la nature est cruciale pour la production alimentaire, pour l’eau pure, pour les médicaments et même la cohésion sociale», insiste-t-il.

Insectes pollinisateurs, forêts et océans absorbant le CO2, bois pour se chauffer… La nature rend en effet des services inestimables. (…) »

Où l’écologie de la biosphère – le vivant – est regardée par le petit bout de la lorgnette utilitariste déjà déformée par des réductions économistes totalement inconscientes du contexte planétaire.

Où les discoureurs ne trouvent pas les mots pour décrire la complémentarité, la coopération, l’interdépendance du vivant, les relations symbiotiques de la bactérie à la biosphère. Ce que les écologistes d’il y a cinquante soulignaient tous les jours. Faut-il qu’ils soient formatés par la réduction mécaniste, incapables de décrire l’unité du vivant, pour se trouver contraints de faire le détour par des fonctions économiques quantifiables afin de souligner que la vie est « utile » !

A peu près 60 ans après l’alerte écologiste, il semble que tout reste à faire.

https://www.cnews.fr/france/2019-04-29/la-destruction-de-la-nature-menace-lhomme-au-moins-autant-que-le-rechauffement

 

L’émission Le Téléphone Sonne (France Inter) du 29 avril, consacrée à la biodiversité, a amplement vérifié le constat

première intervenante :

Véronique – Quand j’entends ça, eh bien ça me met dans une furie terrible parce que dans les années soixante soixante-six, on a « Alerte à l’Homme » (1), un des premiers livres sur la protection de la nature et de l’environnement qui dit : si vous ne faites pas ça et ça, en l’an 2000 voilà ce qui va vous arriver. Et on s’aperçoit que l’an 2000 est passé depuis 20 ans, et que l’on a rasé des forêts en Afrique, on a rasé des forêts au Sarawak (à 80%), et que les monocultures replantées sont un désastre et on croule sous les déchets… On disait aussi : « Attention la nature n’en peut plus« , déjà dans les années 68. Et qu’est-ce qu’on a fait ? Rien !

coupure de la journaliste de France Inter (Fabienne Sintes) qui étale son ignorance en minimisant la parole du témoin (manipulation intentionnelle ?) :

« On l’disait pas très fort à l’époque, Véronique. Tout à fait honnêtement, on’l’disait pas très fort, ça, à l’époque ! »

Comme une institutrice dans une classe primaire d’autrefois.

Véronique – Bah, on a quand même fait 30 ans d’émissions sur la protection de l’environnement… Si vous prenez Visa pour l’avenir de Nicolas Skrotzky… Il y avait un courant écologiste, mais les écologistes on les traitait comme des fous. Et, à côté de cela, la corruption des gouvernements, la corruption des grandes entreprises qui, vraiment, ont pillé la planète. Or, tout sert, tout a une fonction / interruption par la journaliste de France Inter qui piaffait d’impatience d’introduire un discours plus lénifiant.

Et, en effet, le niveau chute encore avec les invités. Paul Leadley ignore manifestement ce qui s’est passé avant sa naissance (récente pour le mouvement écologiste) et il s’en fout. Et on ne sent pas Gilles Boeuf porté par l’urgence de la situation.

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-29-avril-2019

 

(1) Alerte à l’Homme, par Nicolas Skrotzky, 1961

 

 

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !)

1971 – La Semaine de la Terre

 

 

 

 

La biodiversité ? Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Il faut sauver la bio-diversité: scientifiques de 130 pays réunis à paris à partir d’aujourd’hui pour un sombre inventaire de nos éco-systèmes

https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-7h30/le-journal-de-7h30-29-avril-2019

Oui, mais, alors, pourquoi tant et tant ont-ils tout fait pour affaiblir l’alerte et les alternatives écologistes ?

« (…) C’est une politique réfléchie et planifiée. Une guerre sociale à bas bruit permanente. Le seul déchaînement des enfants de la bourgeoisie et des représentants des lobbies lors de la réunion du 23 juin 1972 l’a démontré jusqu’à la caricature. La confession de Lison de Caunes dans « Les jours d’après« , l’a confirmé. Et l’attitude de tant d’autres depuis la bagatelle de cinquante années… Seul lien identifiable entre les actes de tous ces gens voulant se faire passer pour différents : leur appartenance à la caste des prédateurs. La lutte des classes bourgeoises contre tous a joué un rôle encore plus déterminant que nous ne l’avions déjà soupçonné dans l’étouffement de la Nouvelle Gauche écologiste. C’est pourquoi les stratèges de la conquête capitaliste* ont disposé d’autant de petits soldats zélés, y compris dans la protection de la nature. Parfaitement rodée par la guerre sociale, la solidarité de la dominance et de l’argent a été plus forte que celle du bien commun et, donc, de la survie. Bien entendu, depuis que les organisations de protection de la nature font le compte des effondrements biologiques, pas un, pas une n’a encore reconnu la petite « erreur » stratégique commise entre les années 1960 et 1970 – « erreur » aggravée depuis par la collaboration avec les naufrageurs de l’écologisme ! Le déni irait-il jusqu’à l’inconscience ? (…) »

La Grande Mystification. Des années 60 à aujourd’hui : comment le capitalisme a effacé l’alerte écologiste, la pensée critique et les alternatives

 

 

 

Cabanes et ronds-points, un patrimoine populaire en feu

Les destructions nocturnes des QG de gilets jaunes marquent la disparition de ces lieux de vie et de débat à l’heure où chacun tente pourtant d’imaginer de nouvelles formes d’éducation populaire et de démocratie

Des «quatre coins de France» nous parviennent les nouvelles de QG de gilets jaunes incendiés ou démolis à la demande des autorités, de collectifs convoqués en mairie et au tribunal pour faire cesser les occupations.

La disparition de ces lieux de vie et de débats, l’incendie de ces routières agoras, l’écrasement de ces espaces publics ouverts à tous, la liquidation de ces médias et totems du mouvement jaune sont pourtant contre-productifs. Ils ont lieu à un moment où chacun tente d’imaginer les dispositifs et les formes d’un nouveau «design des instances», des communautés et de la démocratie. Ces «lieux infinis» ont émergé d’eux-mêmes sur les ronds-points, comme auparavant dans Nuit debout, les ZAD, les jardins d’utopie, les friches occupées, les camps et campements de la honte ainsi sur les places du monde entier. Cette fragile esthétique du bricolage et des palettes qui a envahi nos quotidiens et inspire déjà nos designers et nouveaux urbanistes de la transition n’a rien d’anecdotique. Elle dit beaucoup des inquiétudes, des incertitudes et des espoirs (…)

https://www.liberation.fr/debats/2019/04/23/cabanes-et-ronds-points-un-patrimoine-populaire-en-feu_1722935

quelques exemples :

https://actu.fr/occitanie/tournefeuille_31557/toulouse-cabane-gilets-jaunes-nouveau-detruite-incendie_22973750.html

https://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/saint-lo-la-cabane-des-gilets-jaunes-detruite-par-un-incendie-6266371

http://www.courrier-picard.fr/167651/article/2019-02-22/la-cabane-des-gilets-jaunes-de-montataire-incendiee

https://www.ouest-france.fr/normandie/lisieux-14100/lisieux-la-cabane-des-gilets-jaunes-incendiee-et-feux-de-poubelles-comparution-mercredi-6238284

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/pontarlier/doubs-campement-gilets-jaunes-pontarlier-victime-incendie-1649320.html

https://www.ladepeche.fr/2019/04/18/gilets-jaunes-de-gaillac-les-cabanes-des-ronds-points-detruites,8139377.php

. . .

 

 

 

 

«Le Grand Manipulateur» : Macron ou les vieux réseaux d’un jeune président

Très bon titre pour la présentation du livre de Marc Endeweld sur les coulisses obscures de l’opération de captation de l’Etat personnalisée par Emmanuel Macron. Celui-ci a, en effet, été créé par les vieux réseaux auxquels nous devons la majeure partie de l’effondrement culturel, politique, social, écologique.

https://www.liberation.fr/france/2019/04/24/le-grand-manipulateur-macron-ou-les-vieux-reseaux-d-un-jeune-president_1723200

 

Plus de détails (l’affaire Benalla est passée par là), plus de questions embarrassantes, mais toujours en fond de tableau les mêmes grands manipulateurs de la « deuxième gauche » politicienne, Hermand et Rocard pour les plus connus. Cette « deuxième gauche » fascinée par « la croissance marchande » (Rocard 74) et les supermarchés (Hermand justement, Leclerc, et leurs nombreux amis). Une conjuration de mercantis en ouverture de la mondialisation des prédations les plus destructrices. Justement celles que les écologistes dénonçaient.

 

L’essentiel était dans les media dès le début de la candidature Macron, et c’est ce qui a permis de connecter l’opération électoraliste soutenue par de vieux ennemis des écologistes (ennemis, plus généralement de la nouvelle gauche des années 1960/70) avec les organisateurs du sabotage de l’alerte écologiste – afin de lui substituer les ersatz intégrés au système capitaliste qui, depuis, occupent le devant de la scène.

 

 

 

 

 

à l’époque de la campagne électorale :

Quand les coulisses d’Emmanuel Macron nous rappellent de bien mauvais souvenirs

Macron est une créature de Michel Rocard et Henry Hermand. Entre autres.

 

La suite logique de ce qui a précédé

« POURQUOI NOUS CHOISISSONS MACRON »

Les « écologistes » Daniel Cohn-Bendit, Jean-Paul Besset et Matthieu Orphelin expliquent dans une tribune les raisons pour lesquelles ils appellent à voter en faveur du candidat d’En Marche !

c’est là :

LA TÊTE À L’ENVERS – une actualité de la biosphère – début 2017

 

 

 

Notre-Dame :

quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

L’élan en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris a soulevé des critiques caricaturales allant même jusqu’à tenter de dénigrer l’histoire de sa création.

Toute action peut être estimée, et, même, doit être estimée en fonction de son rapport aux autres. Est-elle coupée d’eux et du vivant, s’y oppose-t-elle ? Même quand il s’agit de dominants, est-elle la traduction de quelques attaches encore ? Est-elle une expression de l’empathie, de la conscience des dynamiques combinées qui forment la partie et l’ensemble ? (…)

http://naufrageplanetaire.blogspot.com/2017/10/tombes-sur-la-tete-septembre-2017-hiver.html

 

 

 

« BLOQUONS LES POLLUEURS« 

https://www.humanite.fr/la-desobeissance-civile-bat-le-pave-pour-le-sauver-le-climat-671140

Voyons, voyons, cela rappelle quelque chose… Mais, c’est bien sûr ! Le tout début des années 1970 en France – où nous étions déjà en retard sur les autres de la nouvelle gauche ailleurs (Provos, Hippies, Kabouters, Beatniks…).

Cela rappelle aussi comment nous avons été bloqués, affaiblis, éliminés par les complices du désastre largement constaté aujourd’hui (enfin!), installateurs de la chape de plomb que tentent de soulever les Gilets Jaunes. Des complices qui sont maintenant aux côtés d’Emmanuel Macron. Edifiante continuité.

https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/climat-l-appel-a-la-desobeissance-civile_3407271.html

 

en 1971 :

1971 – La Semaine de la Terre

toujours en 1971 :

1971 : Tir de barrage contre la dénonciation du « tout-jetable », comment l’alerte a été empêchée et par qui ? par ACG

 

 

 

 

Le commentateur politique de France-Inter s’essaye à l’écologisme, et se plante

mais se plante-t-il vraiment ?

18 avril 2019

Thomas Legrand, commentateur de la politique sur France Inter, s’est attaqué ce matin à « l’écologie de droite« . « L’écologie« , « l’écologie » « l’écologie« … au lieu de l’écologisme, une fois de plus, c’était mal parti ! Et puis, vers la fin de l’éditorial : « Comme la laïcité, l’écologie est une notion venue de la gauche« .

L’écologie, « une notion » (!) « venue de la gauche« … On ne peut faire plus beau contresens. Erreur ou nouvelle déformation intentionnelle de l’histoire ?

 

Passons sur la réduction caricaturale opérée par le choix du mot « notion« . L’écologisme – le mouvement culturel et social – ne doit strictement rien à « la gauche« , sinon les coups les plus perfides qui l’ont laissé presque mort. « La gauche » de Thomas Legrand, qui n’était plus qu’une fausse gauche* pactisant avec le capitalisme, partageait entièrement la culture du « progrès » productiviste contre les hommes et la biosphère que dénonçaient les écologistes. Cette « gauche » d’apparences applaudissait les destructions et les projets fous des « Trente Glorieuses » qui avaient soulevé l’indignation et le mouvement d’alerte écologistes (de la nouvelle gauche des années soixante). On ne pouvait être plus opposés !

* déjà vidée de tous ses éléments critiques

 

La suite allait prouver abondamment l’anti-écologisme primaire de toute la fausse gauche – en particulier, de la deuxième gauche.

Une mémoire du mouvement écologiste 1 : 1917 – 1971, les prémices et les premiers pas

 

 

 

 

 

La mort lumineuse

Une étude qui vient de paraître aux Etats-Unis et menée par l’Université Cornell dans l’Etat de New-York évoque un phénomène dramatique: celui des oiseaux venant se fracasser par centaines de millions chaque année dans les vitres des gratte-ciel.

Et ce sont les villes de Chicago, Houston et Dallas situées sur la route de nombreuses espèces migratrices, qui seraient les plus meurtrières.

La nuit, les oiseaux attirés par les lumières artificielles des buildings sont complètement désorientés, ces lumières des villes ayant pour effet de masquer leurs repères visuels pendant leurs trajectoires de vol.

Est-ce que ce problème de pollution lumineuse ne concerne que les villes?

Non malheureusement puisque l’on sait que les oiseaux sont aussi attirés par les éclairages provenant des forages offshore, des complexes industriels ou des axes routiers.

Les phares côtiers attirent par exemple les oiseaux qui se mettent à tourner autour des sources lumineuses jusqu’à l’épuisement.

Même chose pour les plateformes pétrolières notamment en mer du Nord où l’on enregistre de grosses densités de migrateurs venant de Scandinavie et se dirigeant vers le Sud. Les oiseaux lorsqu’ils traversent la mer au milieu de la nuit dans des conditions météo souvent difficiles sont attirés par ces plate-forme et terminent bien souvent morts de faim et de froid. Ce problème de la pollution lumineuse concerne tous les pays et ces dernières décennies, l’éclairage artificiel a connu un tel essor que de nombreuses villes ne sont plus jamais plongées dans le noir.

Rien qu’en France ce sont des millions de points lumineux qui éclairent notre ciel nocturne.

Plusieurs ont déjà été prises depuis le Grenelle de l’environnement avec par exemple des tronçons d’autoroute qui ont été éteints la nuit.

En 2013 un arrêté relatif à l’éclairage nocturne des bâtiments non résidentiels a également été voté afin de limiter les nuisances lumineuses des vitrines des commerces, bureaux et façades des bâtiments entre 1heure et 7 heures du matin. Certaines collectivités choisissent même de tout éteindre la nuit.

La fabrication des lampadaires en forme de boule qui projettent de la lumière vers le ciel a aussi été interdite par un règlement européen.

Selon Louis Sallé de la LPO, l’objectif est de couper le plus de lumières inutiles ce qui est bon non seulement pour toutes les espèces concernées mais aussi pour les économies d’énergie. Des efforts peuvent être faits en remplaçant par exemple les lumières blanches qui perturbent la détection des champs magnétiques des oiseaux et leurs repères visuels.

Mis bout à bout ces efforts permettent de réduire le volume et l’intensité de l’éclairage et de diminuer les impacts.

Aux Etats-Unis, certains Etats commencent à baisser l’éclairage nocturne des bâtiments pendant la migration ou à adopter un vitrage réfléchissant les ultraviolets visibles perçus par les oiseaux. Les scientifiques encouragent ce type d’initiatives et ils indiquent que réduire l’éclairage même à un niveau très local peut faire la différence.

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-18-avril-2019

https://audubonportland.org/issues/hazards/buildings/faq

http://www.lefigaro.fr/environnement/2013/07/24/01029-20130724ARTFIG00209-dramatique-declin-des-papillons-en-europe.php

 

 

Dick Rivers est parti !

 

 

 

Grand retournement de vestes : encore un simulacre ?

mars-avril 2019 : d’un coup, presque tout le monde s’empare du changement climatique, des inondations de plastique, des impasses écologiques et des pertes de la vie. A les entendre, tous veulent changer. Mais, c’était encore il y a peu, d’écologie il ne fallait point leur parler. Ils ne tenaient que discours creux et ne se rapprochaient que pour tromper. Centristes, cela va sans dire, « socialistes », « associations », gauchistes, Verts, etc., tous ont fait la démonstration de leur mauvaise volonté, voire de leur hostilité dans une affaire encore chaude, mais de longue histoire : la résistance à la destruction de la tête de bassin versant et du patrimoine architectural de Saint Gengoux le Royal. Comme leurs prédécesseurs d’il y a quarante ans et plus, ils ont bien oeuvré pour laisser toute la place aux prédateurs ravageurs de l’économie locale et de la diversité. Cela dit tout de leur sincérité et, plus encore, de leurs intérêts. Comme les transformistes de music-hall, ils retournent vestes et chaussettes pour que rien ne change sur le fond.

note 10 de :

2018 – Suffisance, mépris et violence structurelle

 

 

 

mars 2019

 

La disparition de Geneviève Baïlac

auteure dramatique et productrice de théâtre, elle avait, entre autres, créé en 1957 La Famille Hernandez, pièce de théâtre qui allait connaître un grand succès.

http://www.babelouedstory.com/ecoutes/famille_hernandez/famille_hernandez.html

Devenue responsable des activités culturelles du Club Méditerranée (le Forum), Geneviève Baïlac me donna* la chance de tester les conférences-débats écologistes que je voulais développer avec Jeunes et Nature en 1970.

* à Paris et au village-club de Cefalù en Sicile

 

Malheureusement, celui qui s’était curieusement imposé pour m’accompagner n’épargnera rien pour ruiner les conférences-débats. Après son passage, il n’y en eut plus. Un moyen de développer la prise de conscience écologiste aura été étouffé dans l’oeuf.

 

Beaucoup plus tard, avec d’autres de ses exploits, j’apprendrai que ce personnage appartenait au « collège invisible de l’écologisme » Diogène, un réseau parfaitement dissimulé, en effet, précipitamment constitué au lendemain de 68 pour manipuler l’écologisme à la convenance des marchands du Temple. C’est, entre autres mauvaises fées penchées sur la nouvelle gauche, à lui que nous devons l’étouffement et l’effacement de la nouvelle gauche écologiste et son remplacement par des ersatz électoralistes très accommodants avec la mondialisation capitaliste.

 

Une mémoire du mouvement écologiste 1 : 1917 – 1971, les prémices et les premiers pas

 

 

 

L’institution arbitre de la République alerte contre la dérive répressive

Le rapport annuel du Défenseur des droits alerte sur l’utilisation des grenades GLI-F4 et souhaite l’interdiction des LBD

Le Défenseur des droits ne s’exprime pas seulement sur le dossier des « gilets jaunes ». Il pointe également des dysfonctionnements dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes, dans l’évacuation des camps de migrants ou encore dans la façon dont se sont exprimés des membres des forces de l’ordre vis-à-vis des SDF, qui a pour effet de « stigmatiser » une partie de la population. Jacques Toubon, en sa qualité de Défenseur des droits, estime que « les problématiques du maintien de l’ordre doivent être appréhendées aujourd’hui moins en termes de moyens ou de ‘surenchère’, que dans une approche de pacification », pour « une gestion démocratique des foules contestataires ». Le tout dans le but de mieux protéger les libertés individuelles mais aussi d’améliorer les relations entre la police et la population.

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/rapport-annuel-du-defenseur-des-droits-jacques-toubon-denonce-l-utilisation-des-lbd-et-souhaite-leur-interdiction_3228795.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1552368160&fbclid=IwAR0QANdFFS-LHm-Rcxl2cqxGNamtn6b2AyDfGAYT0efSlvyFcl99O8n7ii0#xtor=CS1-746

 

 

 

 

février 2019

 

L’ONU demande une enquête à la France sur « l’usage excessif de la force » contre les « gilets jaunes »

La Haute commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a appelé mercredi à Genève à des investigations sur un possible usage excessif de la force par les forces de sécurité contre les gilets jaunes en France.

https://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3521285/2019/03/06/L-ONU-demande-une-enquete-a-la-France-sur-des-possibles-violences-policieres-contre-les-gilets-jaunes.dhtml

 

 

Gilets Jaunes

Répression du mouvement social en France, l’escalade sans frein

En marge de l’acte XVI à Paris, un homme blessé « probablement » par un tir de LBD

selon des sources concordantes, c’est un simple passant qui a été gravement blessé par un tir au visage :

https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/02/en-marge-de-lacte-xvi-a-paris-un-homme-blesse-probablement-par-un-tir-de-lbd_a_23682581/

 

Mépris et dégradation continue

Le choix des grenades au TNT, avec dispersion de sous-munitions, et des lanceurs de balles dures à près de 333 km/h (91m/s) (120 joules) traduit une profonde dégradation du rapport de certains fonctionnaires et des politiques au peuple. L’usage immodéré de ces armes en visant souvent la tête dit la qualité de la « formation » des petits jeunes dissimulés sous les armures de samouraïs. Il y a environ 20 ans, il avait été envisagé, pour l’avenir, la possibilité de faire intervenir l’armée dans les banlieues. Depuis, de grands progrès ont été réalisés. Les polices et la gendarmerie utilisent maintenant des armes « sub-léthales » qui infligent des graves blessures,

https://www.acatfrance.fr/public/carteid-armes.pdf

 

 

février 2019

 

Conséquences du « développement » mortifère et de la guerre à la planète

En Irak, l’eau ne coule plus dans le « jardin d’Eden »

Au confluent du Tigre et de l’Euphrate, sécheresse et salinité ont eu raison des marais irakiens, poussant les habitants à l’exode

Depuis le hublot de l’avion qui relie Bagdad à Bassora, la métropole à l’extrémité sud de l’Irak, l’ampleur de la catastrophe qui frappe « le pays entre les fleuves », l’ex-Mésopotamie, se déroule sous nos yeux. (…) la catastrophe climatique déjà à l’œuvre dans l’ancien Croissant fertile. Sous l’effet d’une quasi-sécheresse qui a sévi durant l’été, les lits du Tigre et de l’Euphrate, qui serpentent jusqu’au golfe Arabo-Persique, se sont rétractés pour ne laisser, à certains endroits, que de vastes taches blanches de sel sur le désert ocre.

Vague de protestation sociale

Jadis riche en eau, l’Irak connaît désormais une pénurie chronique. Le Sud pétrolifère et agricole est l’une des régions les plus touchées par la crise de l’eau qui a connu un pic cet été, alimentant une vague de protestation sociale. Les débits du Tigre et de l’Euphrate ont atteint leurs niveaux les plus bas depuis des décennies. Le changement climatique, qui se traduit ici par des chaleurs extrêmes et une baisse drastique des pluies saisonnières, accentue une crise déjà latente. Les barrages construits en amont des deux fleuves en Turquie, en Syrie et en Iran depuis les années 1980 y ont contribué. Des décennies de guerre, plus de douze ans d’embargo et la mauvaise gestion des gouvernements successifs ont accéléré le délitement des infrastructures hydrauliques. (…)

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/12/27/en-irak-l-eau-ne-coule-plus-dans-le-jardin-d-eden_5402710_4500055.html

 

Une grave crise de l’eau frappe l’Irak

Sécheresse, guerres et barrages ont épuisé la région de Bassora, nourrissant la colère sociale.

https://www.lemonde.fr/moyen-orient-irak/article/2018/08/31/une-grave-crise-de-l-eau-frappe-l-irak_5348517_1667109.html

 

 

La Turquie d’Erdogan est un désastre écologique

« L’ensemble du projet est un tel désastre, c’est si terrible », confie à Middle East Eye Ulrich Eichelmann, PDG de Riverwatch, une ONG basée à Vienne qui participe depuis de nombreuses années à une campagne internationale contre le projet d’Ilısu.

« Dans le sud-est de la Turquie, il submergera des milliers d’années d’histoire et en Irak, il menace des régions telles que les marais du sud du pays, l’un des plus grands sites culturels et écologiques de la planète. »

« C’est incroyable de penser que cela se produit au XXIsiècle. »

(…)

La ville de Hasankeyf, à environ 80 kilomètres en amont du barrage d’Ilısu, a 12 000 ans et est l’une des plus anciennes colonies du monde, toujours habitée, jadis étape sur la célèbre route de la soie.

Une fois le réservoir du barrage rempli, une grande partie de Hasankeyf, ainsi que certains de ses monuments antiques et des grottes néolithiques creusées dans les rives du Tigre, se retrouveront engloutis sous plus de 30 mètres d’eau.

D’autres villages et colonies le long du fleuve risquent de disparaître.

(…)

 

 

La bataille de l’eau entre la Turquie et l’Irak

La Turquie a la clé du robinet d’eau qui s’écoule vers la Syrie et l’Irak. Les Turcs contrôlent les sources du Tigre et l’Euphrate, les deux grands fleuves qui irriguent la Mésopotamie depuis la nuit des temps.

Dans une position géographique inconfortable de pays aval, l’Irak subit « l’hydropolitique hégémonique » d’Ankara, qui depuis une trentaine d’années construit d’innombrables barrages dans le cadre de son projet du GAP (Great Anatolian Project).

L’Irak a connu des moments très difficiles en juin dernier à cause du remplissage du barrage d’Ilisu, sur le Tigre, dans l’est de la Turquie, situé à environ 70 km de la frontière irakienne. L’ouvrage doit permettre l’irrigation de 200 000 hectares agricoles.

Un arrangement avait été conclu entre Ankara et Bagdad pour que la mise en eau de l’ouvrage soit réalisée de manière progressive. Or, cela n’a pas été le cas. La Turquie a pris la décision de faire un remplissage de 4 milliards de m³ plus rapide que prévu.

Les conséquences ont été dramatiques sur la population irakienne, l’environnement, la faune et la flore. Le gouvernement de Bagdad a dû suspendre la culture du riz, du maïs et d’autres céréales. Faute d’eau suffisante dans le sud de l’Irak, les troupeaux ont diminué de 30% par rapport à l’année dernière. Pire : des émeutes de la soif ont éclaté à Bassorah.

https://www.franceculture.fr/geopolitique/la-bataille-de-leau-entre-la-turquie-et-lirak

 

« Un désastre » : le nouveau barrage de la Turquie va submerger des milliers d’années d’histoire

https://www.middleeasteye.net/fr/news/un-desastre-le-nouveau-barrage-de-la-turquie-va-submerger-des-milliers-dannees-dhistoire

 

 

Barrages destructeurs ou guerres impérialistes, toutes les alertes ont été lancées en temps voulu.

1990 – Guerre à la planète

 

 

 

Mark Hollis nous abandonne encore !

https://www.franceinter.fr/emissions/very-good-trip/very-good-trip-28-fevrier-2019

 

 

 

Amiante : les salariés belfortains d’Alstom déboutés devant la cour de cassation

La cour de cassation vient de confirmer le jugement de la cour d’appel de Besançon : les 17 anciens salariés d’Alstom qui demandaient la reconnaissance d’un préjudice d’anxiété pour avoir été exposés à l’amiante pendant des années ont été déboutés.

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/exposition-a-l-amiante-les-salaries-belfortains-d-alstom-deboutes-devant-la-cour-de-cassation-1549981839?fbclid=IwAR0y-ADLCbZusXJiM9QlOVafAQo4uBaPwnA61dtMjQeqIBhh4ApdK4PYe0w

Tous les prétextes sont bons… Toujours la prescription !
Mais pas de prescription pour le lent processus cancérigène dans les corps des ouvriers. Virginie Paul Dupeyroux

La « prescription » pour les affaires d’amiante, c’est vraiment se foutre ouvertement du monde. Une seule exposition aux fibres « expose » au risque de développer une sale maladie (par exemple, tout à fait au hasard, un mésothéliome) pendant des dizaines d’années – autant dire à vie. Ainsi, un collègue est mort d’un cancer du poumon il y a 3 ans, au moins 30 ans après l’exposition la plus probable. Et je suis toujours suivi pour des expositions fortes au début des années 80 (scanner récent). Par contre, il a été difficile de faire reconnaître la maladie professionnelle de mon collègue, en dépit de 2 reconnaissances de la responsabilité de l’employeur prononcées auparavant ! Et mes tentatives de reconnaissances se sont heurtées au mur de la Cour d’Appel qui a prononcé un jugement en complète contradiction avec le gros dossier de pièces présenté. L’élimination des gêneurs est patente.

 

 

 

Après Alain Minc, France Inter donne la parole à Dominique Bourg

Bien sûr, c’est moins grave que Minc. Mais Bourg est présenté comme un écologiste…

Une semaine en France avec à nos côtés le philosophe Dominique Bourg qui depuis près de trente-cinq ans se demande ce qui nous empêche de changer notre façon de vivre afin de préserver la planète.
Dominique Bourg, professeur à l’université de Lausanne, a été longtemps vice-président de la Fondation Nicolas Hulot.

https://www.franceinter.fr/emissions/une-semaine-en-france/une-semaine-en-france-01-fevrier-2019

Très original que Dominique Bourg se demande ce qui entrave le changement, car il a participé à la grande offensive réactionnaire orchestrée au début des années 1990 contre le mouvement écologiste qui semblait renaître.

Alors, il en appelait aux mannes de la culture impérialiste (celle du capitalisme) pour dénoncer les écologistes. Il est vrai qu’il collaborait à la revue Esprit qui était très très proche de la deuxième gauche mendésiste et rocardienne, cette entité politicienne résolument anti-nouvelle gauche écologiste. Il est également remarquable que Luc Ferry soit l’un de ses amis :

2011 – L’ANTI-ÉCOLOGISME, depuis les débuts du néo-conservatisme

 

 

 

janvier 2019

 

Ils l’ont fait !

A France Inter, pour nous éclairer, ils l’ont invité à se prononcer sur la crise qu’il a contribué à enfanter :

à rapprocher de cela :

Gilets Jaunes

Des commentaires déconnectés du réel, en veux-tu ? En voilà !

(ci-dessous)

 

 

 

Glyphosate :

le Président de la République annonce qu’il ne tiendra pas son engagement

« Je sais qu’il y en a qui voudraient qu’on interdise tout du jour au lendemain. Je vous dis : un, pas faisable et ça tuerait notre agriculture. Et même en trois ans on ne fera pas 100 %, on n’y arrivera, je pense, pas », a-t-il déclaré, encourageant les « productions alternatives » pour ne plus utiliser cet herbicide.

En plein effondrement ultra-rapide du vivant ! Est-il seulement au courant ? Conscient, à coup sûr, non. Il envoie un signal fort aux lobbies en large partie responsables du désastre planétaire. S’il botte en touche une nouvelle fois, c’est que les lobbies ne sont pas encore près à lancer d’autres produits miracles à répandre partout pour faire encore plus de profits. Hors de question, bien sûr, de s’engager dans la mutation nécessaire de l’agriculture et de l’agro-alimentaire en aidant aux reconversions qui permettent de réduire drastiquement les pesticides !

Une nouvelle preuve de l’efficacité de la sélection de la « représentation démocratique » exercée très en amont. On peut parler de haute trahison, non pas des seuls intérêts de la nation, mais du bien commun et du vivant.

 

 

en France, un quart des espèces évaluées sont éteintes ou menacées

On sait que les indicateurs de la biodiversité sont dans le rouge. Plusieurs rapports internationaux en ont fait l’écho cette année. L’édition 2018 des chiffres clés de la biodiversité viennent le confirmer pour la France. « En l’état actuel des connaissances, 26 % des espèces évaluées présentent aujourd’hui un risque de disparition au niveau français. Ce risque est nettement plus élevé dans les outre-mer (40 %) par rapport à la métropole (22 %) », révèle le rapport. Trois pour cent des espèces sont d’ores et déjà éteintes, 4% sont en danger critique et 6 % en danger.

L’évolution du risque se révèle particulièrement préoccupante pour les amphibiens, les oiseaux nicheurs, les mammifères et les reptiles. Le risque d’extinction de ces quatre groupes en métropole a augmenté de 15,2 % entre les deux évaluations menées en 2008-2009 et 2015-2017. Certaines espèces s’en tirent mieux que d’autres. Tel est le cas des oiseaux généralistes et des grands prédateurs. (…)

https://www.actu-environnement.com/ae/news/Biodiversite-france-especes-evaluees-eteintes-menacees-32659.php4

 

Diable ! Mais comment cela a-t-il pu arriver sans qu’on y prête attention ?

 

 

 

 

décembre 2018

 

En France, le scandale de l’amiante ne cesse de grandir

La Cour de cassation refuse un grand procès pénal de l’amiante

La décision était très attendue. Elle n’est pas favorable aux victimes de l’amiante. La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté, mardi 11 décembre, les pourvois des associations qui défendent les victimes de l’amiante du campus universitaire de Jussieu et celles du chantier naval Normed de Dunkerque.

Ces pourvois étaient dirigés contre l’annulation, en septembre 2017, par la Cour d’appel de Paris des mises en examen de neuf personnes impliquées au plan national dans le scandale sanitaire de l’amiante. Un scandale qui reste responsable de 3.000 morts par an. La mise en examen de ces décideurs datait de 2011-2012 après une instruction de quinze ans faisant suite aux deux plaintes déposées en 1996 par le Comité anti-amiante Jussieu et par l’Association régionale des victimes de l’amiante du Pas-de-Calais (Ardeva) qui représente les ouvriers du chantier naval Normed.

Les personnes mises en cause étaient presque toutes membres du Comité permanent amiante (CPA). Une structure créée en 1982 et qui rassemblait des industriels, des scientifiques et des hauts responsables publics en vue de défendre un « usage contrôlé » de l’amiante. « En réalité, un usage pur et simple sans contrôle aucun« , dénonce l’avocat Guillaume Hannotin, qui défend les deux associations devant la Haute juridiction judiciaire. (…)

https://www.actu-environnement.com/ae/news/Cour-cassation-refuse-grand-proces-penal-amiante-32573.php4

Le CPA était le lobby de l’amiante. Il regroupait presque tout le petit monde officiel français : institutions (même la SS), syndicats (sauf FO), journalistes, et entrepreneurs spéculant sur la vie. Il a entretenu une omerta de 15 ans. Apparemment, le CPA existe encore.

 

Sur le CPA, le Sénat a été parfaitement clair :

Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir (rapport)

https://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-122.html

 

 

un article très complet d’Alternatives Economiques

La colère sans fin des paysans indiens

Marches pour les terres, marches pour de meilleurs prix agricoles, marches contre les dettes ou contre la sécheresse : les petits fermiers indiens manifestent depuis des décennies, pour réclamer des conditions de vie décentes. Mais faute de réponse convaincante, l’agriculture continue de souffrir de maux chroniques. Au prix de situations sociales parfois dramatiques.

(…) les rendements et les revenus stagnent depuis des décennies.

La responsabilité en revient d’abord aux filières agro-alimentaires, qui ne rémunèrent pas décemment ceux qui nourrissent le pays. Les prix agricoles sont constamment tirés vers le bas pour contenir l’inflation, si bien que même quand la production augmente, les revenus des fermiers n’augmentent pas, rappelle le spécialiste Devinder Sharma.

 

Il s’agit d’une politique parfaitement calculée. La même planification a été réalisée en France à partir de la fin des années cinquante pour faire place à l’industrie agro-alimentaire et à la spéculation :

« Plan de stabilisation Pinay-Rueff » officialisé en décembre 1958 : « Le mécanisme des prix ne remplira son office qu’en infligeant aux agriculteurs presque en permanence un niveau de vie sensiblement inférieur à celui des autres catégories de travailleurs« . Un Plan typique de la politique planificatrice imposée par la nouvelle conquête capitaliste, avec aux postes de commande : Antoine Pinay (Bilderberg Group et Cercle Pinay en lien étroit avec le précédent, au top de l’ultra-capitalisme), Roger Goetze (ex-inspecteur des finances, sous-directeur du Crédit Foncier) et Georges Pompidou (alors directeur de la banque Rothschild, d’après Alain Peyrefitte).

(…)

S’y ajoutent les populations tribales dépossédées de leurs terres par des projets industriels (mines de fer, de charbon ou de bauxite, usines, barrages, ou même centrales solaires).

Dans certaines régions, s’inquiète le média en ligne The Wire, c’est la survie même de l’agriculture qui est en danger, quand le modèle de développement imposé par l’État favorise l’expansion urbaine et industrielle à tout prix, au détriment d’agriculteurs qui voudraient vivre de leurs cultures.

https://blogs.alternatives-economiques.fr/manier/2018/06/29/la-colere-sans-fin-des-petits-paysans-indiens

 

Bref, l’Inde comme les autres, fonctionne à l’inverse de la logique du vivant et dédaigne les exemples positifs développés tout au long de son histoire :

2004 – Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés, par ACG

 

 

 

 

 

Gilets Jaunes

Des commentaires déconnectés du réel, en veux-tu ? En voilà !

« (…) dans ce monde hyper médiatisé et connecté, sommes-nous, en tant que nation simplement, capable de nous parler, de nous comprendre, de nous croire ?« 

Thomas Legrand sur France Inter, 5 déc. 18, 7H40

Cette interrogation est formulée après une attaque sans nuance contre « les réseaux sociaux » accusés de ne véhiculer que des fausses nouvelles, des fantaisies, voire des manipulations. Certes il y en a, comme partout.

Justement, c’est amusant de la part de l’acteur d’un grand media qui nous a gâté en la matière – lui-même – d’ailleurs en participant à la désinformation sur 68 et la suite (ci-dessous, son intervention du 16 mars *) !

Thomas Legrand ignore sans doute que cela fait quelques dizaines d’années seulement que la falsification générale est en marche, et que ses conséquences sont visibles…

1988 – « La France » est devenue une société froide, par ACG

« capable de nous parler, de nous comprendre, de nous croire ?« 

Dans une société mise sous le boisseau par des armées d’imposteurs professionnels au service de la grande exploitation, et cela depuis des dizaines d’années ? !

Espèces, écosystèmes, biosphère… l’état du vivant, qui s’effondre sous les coups furieux de la globalisation capitaliste, donne une petite idée de la santé des sociétés humaines : déstructurées culturellement, mentalement, physiquement.

 

*  CSG… vers la guerre des générations ?

https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-16-mars-2018

et, ci-dessous, en mars, le commentaire : Révisionnisme

 

 

Gilet Jaunes et « démocratie représentative »

Beaucoup appellent à une structuration du mouvement pour trouver des interlocuteurs. Comme si un mouvement social n’était pas une forme d’organisation, une organisation dynamique, holistique… Les donneurs de leçons ne seraient-ils pas de ceux qui profitent d’un système « représentatif » qui a confisqué la parole à la plupart ?

 

(…) « Magouiller les assemblées générales, les élections, c’est le jeu de la démocratie ! Je l’ai fait moi-même« .

(Un gauchiste des années 70 qui fut un soutien de René Dumont (!). Il a grimpé, depuis, au sommet de la hiérarchie universitaire)

« (…) la grande imposture commence avec la sélection de la représentation qui, dès l’origine, avant même que l’on puisse deviner qu’il puisse y avoir un enjeu, élimine les lanceurs d’alerte, les résistants et tous les défenseurs du bien commun. (…)

(…) La colonisation et le formatage des corps intermédiaires par des formatés et des asservis a permis d’inscrire dans le marbre le détournement de l’État et de tous les réseaux complémentaires.

Tous les personnels des institutions et autres formations de pouvoir ont été changés, ou gagnés à la cause capitaliste. Pour pérenniser les détournements, l’enseignement préparatoire à ces postes a été modifié de façon à conditionner les futures « élites« . Il s’agit de fausser leurs perceptions pour détourner leurs motivations vers le service de l’exploitation à outrance. C’est pourquoi une histoire des mouvements sociaux profondément révisée est enseignée partout, et pourquoi ses « enseignants » fuient à tire d’aile quand on les aborde ingénument en tentant de leur apporter de l’information. C’est donc un travail profond sur les déterminants de la conscience qui a été mis en oeuvre dès le lancement du Congrès de la Liberté de la Culture et autres structures d’accompagnement de la globalisation capitaliste. Tous les autres – le peuple – n’ont pas été oubliés. La désinformation, le langage orienté, qui valorise les fonctionnements nuisibles*, et la propagande n’ont cessé de limiter leur horizon, de réduire leur capacité de compréhension des stratégies et des enjeux, et, donc, leur capacité d’exprimer une critique et des projets, de construire une véritable résistance et une alternative. En voulant tuer l’intelligence collective, les réseaux de la prédation ont réussi à alimenter le désespoir et les dérives extrémistes.
* entre autres, « niveau de vie » et, pire, « pouvoir d’achat« , « échelle sociale« , « ascenseur« , « déclassement« , qui réduisent tout à une question d’argent et de pouvoir capitalisé. (…) »

 

 

 

 

Ce que fait apparaître le mouvement des Gilets Jaunes

Les commentaires vont bon train ! Et de gloser sur l’« absence d’organisation », les hésitations, des maladresses… Toutes critiques qui révèlent surtout le conditionnement de leurs auteurs à la capitalisation des pouvoirs confisqués. Cela rappelle d’autres épisodes du mouvement social et les opérations de récupération et de détournement qui nous valent, aujourd’hui, de compter les effondrements en série…

Quand j’entends le mot « structure » : planetaryecology.com

 

 

 

novembre 2018

 

les gilets jaunes ont bon dos !

Confusion politique cultivée aux heures de grande écoute

Sur France Inter ce samedi 24 novembre, revue de presse de 8H30, à propos du mouvement des « gilets jaunes » : « (…) des classes moyennes qui s’enfoncent dans la précarité, des retraités étranglés et, bien sûr, le ras-le-bol des taxes… Une France qui n’arrive plus à boucler ses fins de mois, qui s’oppose à une autre, plus aisée, qui considère que la préservation de la planète est plus importante que le coût de l’essence… » Et d’enchaîner en constatant « Une cassure entre deux France.« 

Frédéric Pommier aurait été inspiré par « l’analyse du politologue Jérôme Fourquet dans LE PARISIEN » (1)

« une autre (France), plus aisée, qui considère que la préservation de la planète est plus importante que le coût de l’essence« 

Depuis quand « La France aisée » se préoccupe-t-elle de la santé de la planète ? Pour rester dans le schéma caricatural répété par le journaliste de France Inter, ce ne sont pas les victimes du système qui ont créé les conditions de l’effondrement biologique et climatique, c’est la France aisée. Ce sont les catégories « aisées« , les classes prédatrices, qui ont cassé les mouvements d’alerte pour imposer la globalisation. Elles sont les premières responsables du désastre écologique (2).

Même en cette période d’effondrements spectaculaires, nous n’avons encore rien vu qui annonce une prise de conscience à la hauteur de la situation.

On le sentait venir depuis que la propagande du gouvernement de l’ultra-capitalisme a fait passer les augmentations de taxes pour les mesures d’une « transition écologique » (!). Il est vraisemblable que dans le cadre électoraliste, l’affaissement des partis politiques et la montée des environnementalistes et des mécontents, a inspiré cette manœuvre pour, une fois encore, tenter de décrédibiliser tous ceux qui parlent peu ou prou d’écologie, tout en dissimulant les responsabilités .

 

(1) https://www.franceinter.fr/emissions/la-revue-de-presse-du-week-end/la-revue-de-presse-du-week-end-24-novembre-2018

 

(2) Les écologistes – justement – et tous les lanceurs d’alerte, dans tous les domaines, l’expérimentent depuis une petite cinquantaine d’années :

La Grande Mystification. Des années 60 à aujourd’hui : comment le capitalisme a effacé l’alerte écologiste, la pensée critique et les alternatives

Les mouvements hippie et beatnik, le féminisme, les régionalismes, les mouvements autochtones (tel l‘AIM, l’American Indian Movement), le pacifisme, les homosexuels, l’écologisme bien sûr, etc., toute la nouvelle gauche a été frappée (après la purge et la récupération des gauches issues des luttes sociales, laquelle était déjà réalisée). Le déploiement réactionnaire visait à éliminer toute pensée critique et toute résistance à la globalisation capitaliste. D’où qu’elle vienne, la réaction visait surtout à gommer la pensée positive de la nouvelle gauche, ses projets, son enthousiasme, sa distanciation vis à vis des « biens de consommation » au profit des biens communs. C’est pourquoi tant de compétences et d’efforts ont été spécialement consacrés à l’effacement de l’ouverture écologiste (culture du bien commun inspirée par le vivant). Parce que la restauration de la conscience de l’interdépendance de toutes les parties de la biosphère venait contrarier plusieurs siècles de réductionnisme mécaniste, parce qu’elle stimulait la mise en cause des innombrables pratiques destructrices de la société et de la biosphère, parce qu’elle menaçait les fondements mêmes du système destructeur qui s’ingénie à dissocier et à réifier le vivant pour le marchandiser et capitaliser afin de pouvoir détruire davantage. Et parce que la sensibilité, la convivialité et la disposition d’esprit positive ensemencées par les différents courants de la nouvelle gauche ouvraient une voie autrement plus sympathique que celle promise par le capitalisme et son pouvoir absolu réalisé par la réduction de tous à l’impuissance.

(…)

Car cela continue ! Comme je l’ai évoqué plus haut, toute honte bue, les survivants continuent de traduire en actes leur aversion pour les écologistes résistants. Tout rappel de ce qui s’est passé est soigneusement étouffé. On peut comprendre que plusieurs, toujours influents, ne veulent pas que leurs errements et leurs turpitudes remontent à la surface. L’esprit de chapelle et l’exemplaire soumission française à la hiérarchie fait le reste : les jeunes suivent et font du zèle pour flatter les vieux censeurs. L’ennui c’est que ces nouveaux méfaits frappent également les actions d’alerte et de défense quand un des acteurs est un ancien témoin jugé dangereux pour la tranquillité des carrières (mais est-ce la seule raison ?). Tout y passe : l’amiante, l’eau et les têtes de bassin versant, le patrimoine… La petitesse de la motivation et l’aveuglement – ou l’insensibilité – révélés laissent pantois ! Il faut faire taire le témoin lanceur d’alerte, quitte à sacrifier le bien commun. Comme si nous n’étions pas encore tombés assez bas !

 

Cela rappelle, évidemment, l’appréciation portée sur eux par Pierre Fournier : « Ta joie de vivre ils te la feront rentrer dans la gueule. Ya peut-être plus de contagion possible. On a coupé toutes leurs racines, la volonté de vivre ne passe plus. Ya plus que la destruction, l’auto-destruction qui les fascinent. (…) », note (2). En plus de quarante ans, ils ne l’ont pas fait mentir une seule fois ! (…)

 

 

 

Les Français sont les moins optimistes en Europe

Pourcentage de personnes se déclarant toujours optimistes quand ils pensent à leur avenir (…)

https://www.challenges.fr/france/les-jeunes-francais-sont-les-moins-optimistes-en-europe_415125

Quelle surprise !

1988 – « La France » est devenue une société froide, par ACG

 

 

 

« Bébés sans bras », une nouvelle alerte révélatrice du mépris des hiérarchies françaises

C’est une forte tête. Emmanuelle Amar, la directrice du registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera), qui a dévoilé au grand jour l’affaire des bébés sans bras, a une âme de combattante. Cette femme se bat avec acharnement pour la cause qu’elle défend… quitte à froisser sa hiérarchie. (…)

La quinquagénaire, cheveux châtains et pull vert, a réussi à force d’obstination à faire ouvrir une nouvelle enquête de Santé publique France sur ce sujet, alors que, le 4 octobre, il n’en était pas question. Et, preuve qu’elle a vu juste, de nombreux courriers de parents d’enfants atteints de malformation lui parviennent de toute la France. « Je suis très touchée par leurs témoignages, fière qu’on puisse parler de ces familles. Ça vaut vraiment le coup de se battre pour elles. » (…)

Emmanuelle Amar s’inscrit dans la lignée des « lanceurs d’alerte de l’intérieur », à l’image de la pneumologue Irène Frachon, qui a joué un rôle crucial dans la mise en lumière du scandale du Mediator, un médicament qui a causé des centaines de morts en France. Comme « la fille de Brest », l’épidémiologiste agit au sein même de l’institution. (…)

Une équipe de cinq personnes est constituée. Les précieuses données sur les malformations peuvent continuer à être collectées. Mais les choses virent à l’aigre, quand les tutelles, après une première évaluation positive en 2008, finissent par estimer que le réseau ne mérite plus sa « qualification », au motif d’une production scientifique insuffisante et pas assez partagée avec le reste de la communauté.

En juillet 2017, Emmanuelle Amar, qui ne veut pas céder un pouce de terrain, refuse de remplir un « énième dossier d’évaluation ». C’est la rébellion de trop. Yves Lévy, alors PDG de l’Inserm (et mari d’Agnès Buzyn, l’actuelle ministre de la Santé), décide d’arrêter le financement du Remera. « Certains lui en veulent car elle n’est pas dans le moule » (…)

il est indéniable que la lanceuse d’alerte détonne, dans ce milieu si réservé. Le reproche qui lui est fait mezza voce est d’avoir manqué à une obligation de réserve. (…)

« Emmanuelle fait un travail incroyable… que d’autres n’ont pas fait. Les registres d’Alsace ont fini à la benne, on n’a pas de nouvelles de ceux de Marseille… Or ce sont des données extrêmement précieuses.

http://www.leparisien.fr/societe/sante/bebes-sans-bras-qui-est-emmanuelle-amar-la-lanceuse-d-alerte-11-11-2018-7939782.php

 

 

octobre 2018

 

Un témoignage précieux sur le machisme obtus dans « la gauche » faux-cul au service de la globalisation capitaliste

Dans ses mémoires, Ségolène Royal égratigne les vieux mâles blancs

C’est ce député qui hurle « à poil ! » lorsqu’elle monte à la tribune de l’Assemblée, jeune députée, en 1988. Ce président de commission d’enquête sur les farines animales qui, en 2000, se félicite, en la désignant, qu’une « vache folle » participe aux travaux. Lionel Jospin qui lui confie le ministère de la Famille d’un stupéfiant : « J’ai pensé qu’avec tes quatre enfants, tu pourrais faire l’affaire ». Elle rêvait de la Justice. Ou Laurent Fabius, quand elle est candidate à la primaire du PS en 2006 : « Qui va garder les enfants ? » On en reste bouche bée. (…)

http://www.leparisien.fr/politique/segolene-royal-contre-les-vieux-males-blancs-30-10-2018-7931655.php

Très ressemblant avec le comportement des gauchistes, ou prétendus tels, dont avaient fait partie la plupart de ces messieurs. Une autre différence fondamentale avec les acteurs de la nouvelle gauche et une raison de plus pour nourrir la haine des gauchistes à leur endroit.

 

 

 

 

Mon pays fabrique des armes

Un film d’Anne Poiret

http://talwegproduction.com/mon-pays-fabrique-des-armes

Anne Poiret : « Le Quai d’Orsay redoute de voir une arme française au Yemen »

 

petite merveille de technologie française probablement utilisée contre le Yemen

https://www.youtube.com/watch?v=7212a6uE94g

 

 

la disparition de Jamal Kashoggi, nouvelle étape d’une longue dérive mortifère

Au début était une révolution :

Yémen : la contestation populaire ne faiblit pas
http://www.dailymotion.com/video/xil4s3_yemen-la-contestation-populaire-ne-faiblit-pas_news

Le totalitarisme redresse la tête au Yémen
http://french.irib.ir/galeries/item/109415-y%C3%A9men

A Bahreïn et au Yémen, l’oligarchie en profite pour massacrer sous la protection de l’Arabie Saoudite.
http://www.youtube.com/watch?v=0z5a8rBKx0c

 

L’Arabie Saoudite saccage les vies et le patrimoine mondial
Le musée de Dhamar, la mosquée al-Mahdi du XIIe siècle, tous inscrits à l’Unesco, ont subi les bombardements des raids saoudiens. Le désastre ne suscite aucune réaction de la communauté internationale.

Au Yémen, les raids de l’aviation saoudienne, qui pourchassent les milices chiites houthistes (soutenues par l’Iran et par l’ancien président Ali Abdallah Saleh, qui ne rêve que de déboulonner son successeur Abd Rabbo Mansour, lui-même réfugié à Ryad…), ne font pas dans le détail. Depuis mars dernier, on compte, selon l’ONU, 4 300 morts, dont de nombreux civils, 10 000 blessés et 1,2 million de déplacés, mais aussi de considérables dégâts en matière de patrimoine. Classée à l’Unesco, la vieille ville de Sanaa, perchée à 2 200 mètres d’altitude et habitée depuis plus de 2 500 ans, avec ses 103 mosquées, 14 hammams et maisons-tours en terre qui grimpent à 30 mètres de haut, a subi de graves dommages. Dans le quartier al Qasimi, la mosquée al-Mahdi (XIIe siècle) a été soufflée par un missile. Les villes de Saada, Taëz et Aden — le fameux port du sud, construit à l’intérieur du cratère d’un volcan — ne sont pas plus épargnées. En milieu urbain dense, les frappes aériennes, fussent-elles « ciblées », sont toujours dévastatrices…  Plus étrange, des sites isolés, sans valeur stratégique, ont aussi été pilonnés, comme la cité fortifiée pré-islamique de Baraqish, inhabitée, aux limites du désert, ou plus inoffensif encore, le Musée régional de Dhamar, qui abritait des milliers d’objets de la civilisation Himyarite.
(…)

http://www.telerama.fr/…/au-yemen-le-patrimoine-culturel-a-…
http://www.unesco.org/…/unesco_director_general_condemns_…/…
http://fr.globalvoicesonline.org/2015/06/17/187152/

http://www.itele.fr/monde/video/le-patrimoine-du-yemen-fait-les-frais-de-la-guerre-132127
des destructions qui disent la vérité du régime et de ceux qui le soutiennent
L’Arabie Saoudite saccage même La Mecque

Les autorités saoudiennes ont décidé de démolir la demeure d’Abou Bakr Al-Siddîq, dit « le véridique», premier converti et calife de l’Islam en un hôtel de luxe et transformer la maison de Khadija, première épouse du prophète Mohamed en des toilettes publiques. (…)
Prochaine sur la liste, d’après un plan récemment publié : la maison de naissance du prophète Mohamed qui se transformera peut-être en un building avec centre commercial de luxe au grand dam des millions de pèlerins de La Mecque.

Le gouvernement saoudien se livre ainsi depuis plus d’une vingtaine d’années à une campagne de destruction irréversible d’édifices historiques et religieux « pour les remplacer par des hôtels haut de gamme et des centres commerciaux accessibles aux plus riches » dans l’indifférence du monde musulman.

Loin de s’en cacher, il légitime ces destructions d’un patrimoine inestimable par la volonté d’étendre la ville et de maximiser le nombre de pèlerins potentiels, particulièrement les plus aisés. Une position décriée, mais également décrédibilisée par de nombreux experts qui soutiennent que l’extension de la ville peut tout à fait aller de pair avec la préservation de ces sites. D’après de nombreuses voix dissonantes, la véritable raison de ces ravages serait tout autre :ces démolitions seraient mûrement réfléchies, les wahhabites saoudiens, qui ont conquis La Mecque en 1924, voudraient imposer leur marque sur ces lieux saints et empêcher que ces sites ne fassent l’objet de vénération, ceci tout en dopant leur économie de luxe.

Le patrimoine historique de l’islam, trésor tout aussi historique et universel que religieux, est en piteux état : 95 % des bâtiments millénaires de La Mecque et de Médine ont été démolis dans les vingt dernières années.Selon le Président de la Fondation du patrimoine islamique, Irfan Ahmed Al-Alawi, moins de vingt édifices historiques datant de l’époque du Prophète subsisteraient.

La mosquée historique d’Abou Qubais et le fort ottoman d’al-Ajyad ont par exemple cédé la place à un palais et à complexe résidentiel et commercial. Un responsable saoudien sous couvert d’anonymat avait ainsi admis, en 2002, que « La forteresse [d’al-Ajyad] devait être démolie, car c’est le seul moyen d’exploiter la colline [Boulboul] » sur laquelle elle était érigée.La Turquie avait condamné ce saccage, la comparant à la destruction par les talibans, en mars 2001, des bouddhas géants de Bamiyan, et avait saisi également l’UNESCO bien que ce site ainsi que nombreux autres monuments musulmans ne figurent toujours pas sur la liste du patrimoine mondial. (…)
http://nawaat.org/portail/2013/05/02/arabie-saoudite-le-patrimoine-historique-de-lislam-menace-de-disparition-par-le-gouvernement/

 

Comment les Wahhabites ont transformé la Mecque en Disneyland 

 

Cimetières et tombeaux
Jannat al-Baqi à Médine qui aurait été entièrement rasé
Jannat al Mu’alla, l’ancien cimetière de La Mecque27
Tombeau de Hamida al-Barbariyya, la mère de l’Imam Musa al-Kazim
Tombeau d’Amina bint Wahb, la mère de Mahomet, qui fut détruit et brûlé en 1998
Tombeau des Banu Hashim à La Mecque27
Tombeaux de Hamza et d’autres martyrs de la bataille d’Uhud27
Tombeau d’Eve à Djeddah, scellée avec du béton en 197527
La tombe de `Abdullah ibn `Abd al-Muttalib, le père de Mahomet, à Médine27

Sites religieux historiques
La maison de Mahomet où il serait né en 570.
Au départ devenue un marché d’animaux. Un bâtiment a ensuite été construit par dessus au début du xxie siècle à la suite d’un compromis.
La maison de Khadija, première femme de Mahomet. Les musulmans pensent qu’il aurait reçu la plupart de ses premières révélations en ce lieu. Après sa redécouverte pendant les travaux d’extension de la Mecque en 1989, elle fut recouverte par des toilettes publiques
La maison de Mahomet à Médine où il vécut après son départ de la Mecque.
La première école islamique (Dar al-Arqam) où Mahomet enseigna sa religion. Elle est maintenant sous l’extension de la Mecque.

Démolition en projet
Concernant la mosquée de Médine où sont enterrés Mahomet, Abou Bakr et Omar ibn al-Khattâb.
Le ministère saoudien des affaires islamiques a publié en 2007 un rapport soutenu par Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh, le mufti politique d’Arabie saoudite, qui statue que « le dôme vert doit être démoli et les trois tombes doivent être aplanies dans la mosquée du prophète. ».
Ce point de vue a fait écho lors d’un discours du défunt Ibn ‘Uthaymîn, l’un des religieux wahhabites les plus illustres d’Arabie saoudite, décédé en 2001 : « nous espérons qu’un jour nous serons en mesure de détruire le dôme vert du prophète Mahomet […]. ».
http://latunisiededina.blogspot.fr/2015/04/wahabisme-saoudien-et-destruction-du.html

 

 

Un jour les crimes de guerre en Syrie seront jugés

Aujourd’hui et demain, au palais de justice de Paris, se tiennent les premières journées internationales du pôle crime de guerre et crime contre l’humanité qui a été créé en 2012.

https://www.franceinter.fr/emissions/un-jour-dans-le-monde/un-jour-dans-le-monde-18-octobre-2018

 

 

 

 

 

Plaidoyer pour une nature sauvage et libre

par Gilbert Cochet et Stéphane Durand

Écrit par deux administrateurs de l’ASPAS, ce titre résolument optimiste fait le point sur l’ensemble des solutions permettant de favoriser le retour des animaux sauvages dans notre pays ainsi qu’un meilleur fonctionnement des écosystèmes. Passant en revue les grands milieux, montagnes, forêts, rivières, régions méditerranéennes, côtes et mers, il explique que notre richesse naturelle est renouvelable et non délocalisable.

Nous partageons une très vieille histoire avec les plantes et les animaux. Or, au cours du XXème siècle, la défaite du sauvage a semblé totale. Nous avons (certains ont) progressivement fait le vide autour de nous. La litanie des disparitions se poursuit quotidiennement dans l’indifférence des décideurs (ceux qui décident de l’anéantissement), et les scientifiques prédisent une annihilation biologique qui ébranlerait jusqu’aux fondements mêmes de la civilisation humaine (les écologistes aussi).

Et pourtant, ce livre est optimiste. Tout n’est pas perdu, loin de là. Car, malgré tout ce que nous lui avons fait subir, la nature résiste. Mieux, elle revient ! La nature possède en effet toutes les ressources pour réparer ses blessures… À la seule condition qu’on lui en laisse l’opportunité. Les forêts s’étendent et ont doublé de surface en moins de deux siècles. La plupart des grands animaux sont revenus. Leur nombre est encore modeste, mais ils croissent d’année en année. En appliquant les quelques petits conseils que nous proposons dans ces pages, nous voudrions convaincre tous ceux qui rêvent de savanes africaines ou d’Alaska que de tels spectacles naturels sont possibles en France : extension et multiplication des aires protégées, encadrement draconien de la chasse, suppression des barrages obsolètes, programmes de réintroductions ciblées, etc. Notre pays est le mieux placé pour faire la course de la plus belle nature européenne. Favoriser le retour de la nature sauvage est un excellent facteur de développement. Notre richesse naturelle est renouvelable et non délocalisable. C’est l’enjeu économique de demain. La place pour la vie sauvage ne manque pas sur notre territoire, elle ne manque que dans nos têtes. Nous voudrions contribuer à ménager cette place pour le bien-être et l’épanouissement de tous. Hommes, plantes et animaux : nous sommes tous liés, et il est grand temps aujourd’hui de renouer avec notre famille. Il y va de notre survie.
Une nouvelle alliance est possible, basée sur le triptyque abondance/diversité/proximité

 

 

La pollution cause 7 millions de morts par an dans le monde

et bouleverse le climat

Selon un rapport du Heal effects institute, aux États-Unis, la pollution de l’air provoque la mort de 7 millions de personnes par an. La pollution de l’air extérieur est la sixième cause de mort précoce dans le monde devant l’alcool, la mauvaise alimentation et le manque d’activité physique, tous âges et sexes confondus. D’après le rapport, en 2016, elle a causé la mort de 4,3 millions de décès dans le monde. La Chine et l’Inde représentent, à elles d’eux, plus de la moitié des morts dû à cette pollution. « La pollution de l’air est une menace pour nous tous, mais les populations les plus pauvres et les plus marginalisées sont les premières à en souffrir (…)

 

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/la-pollution-cause-7-millions-de-morts-par-an-dans-le-monde_123266

 

 

 

Contre le réchauffement climatique, le GIEC appelle à des transformations sans précédent

Villes, industries, énergie, bâtiment… tous les secteurs sont appelés à s’atteler à de « profondes réductions d’émissions » : rester à 1,5°C demandera « une transition rapide » et d’une ampleur « sans précédent ». Le GIEC insiste sur l’énergie – charbon, gas, pétrole étant responsables des trois quarts des émissions. Et propose plusieurs scénarios chiffrés incluant différentes combinaisons d’actions. Pour la climatologue Valérie Masson-Delmotte, citée par l’AFP, c’est « un constat lucide et difficile : la politique des petits pas ça ne suffit pas ». « Il nous dit ‘si on n’agit pas maintenant, on va vers un monde où on sera en permanence en gestion de crises' », dit-elle. « Il y a des actions en cours dans le monde, mais il faudrait les accélérer. La vraie question de la faisabilité c’est celle-là: les gens sont-ils prêts à agir, et y aura-t-il assez de volonté politique collective ? »

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/le-giec-appelle-a-des-transformations-sans-precedent_128310

 

Pendant ce temps-là…

censures, omerta, sabotage des actions d’alerte, falsifications… l’étouffement du mouvement social continue imperturbablement,

et les destructions, les installations nuisibles se poursuivent avec entrain. Par exemple :

 

(…) Depuis une quarantaine d’années et plus, les luttes pour sauver cette cité médiévale et son écosystème ont évolué (ou plutôt régressé) comme d’autres alertes à plus grande échelle, comme celle de l’amiante et des autres polluants, comme l’alerte écologiste… Et, à cette petite échelle aussi, la mémoire a été perdue ou dissimulée. Comme effacée. Cela n’est pas une coïncidence. Comme pour les alertes de grande ampleur, rien n’a été épargné pour que les mobilisations villageoises échouent et ne renaissent pas. (…)

Eaux vives et espaces humides, sols vivants et terres agricoles, biodiversité, continuité écologique, sécheresse et réchauffement climatique, dispersion de l’habitat et désurbanisation (avec lotissements pavillonnaires) *, déplacements motorisés et consommation d’énergie fossile, encombrement des véhicules individuels, patrimoine architectural, dynamisme artisanal et commercial, etc. depuis le début des années 1960, aucune contribution à l’effondrement global n’a été oubliée par les « décideurs » de cette petite communauté (10). Comme à grande échelle. Le parti de la globalisation capitaliste – celui du profit personnel et immédiat contre la vie – a remporté chacune des batailles en bernant tout le monde, puis en s’efforçant de tout effacer derrière lui. Cela laisse peu d’espoir sur la possibilité d’une rémission.

  • dans une cité qui a été un exemple d’urbanisme médiéval et renaissance, la surface construite depuis la fin des années 1970 a plus que doublé, sans continuité architecturale, urbanistique, écologique avec l’ancien !

 

1960 2018 – Eau, têtes de bassin versant, biodiversité, patrimoine, etc., plus de 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

 

 

 

 

sept 2018

 

Encore une histoire oubliée par l’histoire officielle

Le viol colonial

une autre histoire des empires

Avec le livre-somme «Sexe, race et colonies», 97 chercheurs dévoilent un pan méconnu de six siècles de domination occidentale, où la conquête des territoires passe également par la possession des corps.

https://www.liberation.fr/debats/2018/09/21/le-viol-colonial_1680432

 

 

De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans. Il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. Mais, loin d’avoir constitué de simples « dépassements », les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962.

http://histoirecoloniale.net/le-tabou-du-viol-des-femmes.html

 

 

 

 

Planification de la déliquescence

 

Quand on approchait la rivière, on déposait dans les fougères
Nos bicyclettes
Et on se roulait dans les champs, faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons et de rainettes

Pierre Barouh, Francis Lai

 

 

J’ai connu cet enchantement dans la campagne de mon enfance.

 

La campagne palpitait de tous côtés. Chaque pas révélait de nouveaux êtres. Nous avions plein de voisins à poils et à plumes, jusque dans la maison habitée par des moineaux et des chauves-souris. Dans le jardin, chaque pelletée de terre grouillait de vies. Et la musique de tous ces elfes nous accompagnait du matin à la nuit (1).

 

C’était hier et ce temps semble déjà révolu. Beaucoup se trouvent privés de ces perceptions et de la familiarité avec le vivant. En particulier les enfants qui, même dans les campagnes, sont désormais amputés de cette connaissance et des développements correspondants, donc de la capacité d’identifier les changements inquiétants.

 

Depuis les années 1970, chaque nouvelle visite à la campagne révèle de nouvelles disparitions, de nouveaux dégâts. Depuis une vingtaine d’années, ici même (en France), la régression s’accélère de façon frappante – comme en écho aux nouvelles alarmantes en provenance des forêts primaires, des récifs coralliens, des sols et des eaux de toute la planète. La dernière visite a révélé une raréfaction stupéfiante des moineaux, des hirondelles, des insectes, etc. Par contre, la campagne continue à être recouverte de bitume et de béton (lotissements qui semblent sortis des années soixante, zones commerciales des lobbies, parkings, hangars, ronds-points…) et la population des gros véhicules automobiles conduits par des irresponsables a énormément augmenté.

 

Partout, la régression est devenue effondrement tandis que, grâce à l’hyper-mécanisation et à la concentration du capital détourné par la libre circulation des capitaux et la spéculation financière, « l’exploitation des ressources » devenait mise à sac généralisée des biens communs et destruction définitive.

 

Pendant ce temps, « On s’évertue à réanimer un modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres » a dit Nicolas Hulot en démissionnant. C’est encore pire qu’il le dit. Ce système marchand et financier n’a pas besoin d’être réanimé ; sa principale production : l’effondrement généralisé, en témoigne. Nicolas Hulot semble méconnaître que ledit système a été installé depuis des dizaines d’années avec la collaboration de la plupart des organisations politiques, y compris à gauche et à l’extrême-gauche. Et, même s’il en retrouve les accents, sans doute ignore-t-il complètement l’histoire de la nouvelle gauche écologiste qui portait l’esprit, le paradigme et les alternatives qu’il évoque. Qui sait l’effacement du mouvement écologiste par ceux-là mêmes, et leurs héritiers, dont Nicolas Hulot et quelques commentateurs attendent encore quelque chose (2) ? Qui voit encore la relation entre ce sabotage culturel, politique, social, et l’actualité ?

 

Le modèle de la domination de la nature et de sa réduction quantitative et mécaniste en une masse informe d’objets hétéroclites (Theodor Adorno et Max Horkheimer), donc la culture qui fonde le système mortifère peut, depuis 40 ans, baigner chaque jour la plupart des cerveaux. C’est pourquoi le « modèle économique marchand« , cette « croissance marchande » voulue même par de prétendus « continuateurs de 68 » (3), est toujours le principal soucis des seuls qui, à tous les niveaux de la désorganisation ambiante, ont la possibilité de s’exprimer et de décider.

 

Maladroitement, Nicolas Hulot a pointé l’absence d‘un mouvement pour soutenir la mutation nécessaire : « Qui ai-je derrière moi ?« . En effet, il n’y en a pas. Plus exactement, il n’y a plus le mouvement qui devrait correspondre à la gravité extrême de la situation. Car il a existé… il y a cinquante ans. Il n’y a plus rien aujourd’hui parce qu’il n’y a plus l’inventivité et l’enthousiasme que donne la capacité d’agir. Tout cela a été effacé systématiquement en nous rendant totalement impuissants, générant une dépression collective.

 

L’objectif fixé par les stratèges de la jeune CIA mise au service de la conquête capitaliste a été réalisé : conquérir l’esprit des hommes. C’était bien une entreprise de stérilisation culturelle et sociale. On ne le mesure vraiment qu’en observant l’affaiblissement continu des luttes de longue haleine (4). La déculturation et l’inconscience ensemencées par la colonisation capitaliste ont produit une impuissance à comprendre le bien commun et ses dynamiques (par exemple, la démocratie), à résister et à promouvoir, proprement terrifiante. Le terrain est redevenu fertile pour les conditionnements et les dépendances. C’est l’origine des régressions et des extrémismes qui prolifèrent.

 

Alain-Claude Galtié

 

 

(1) Le grand orchestre de la nature est peu à peu réduit au silence

https://www.lemonde.fr/planete/article/2013/03/30/l-orchestre-de-la-nature-se-tait-peu-a-peu_3150765_3244.html

 

 

(2) La vie s’éteint sans éveiller. Pourquoi ?

23 Juin 1972 – Guet-apens au Pré-aux-Clercs : comment le capitalisme a effacé la nouvelle gauche

http://planetaryecology.com/23-juin-1972-guet-apens-au-pre-aux-clercs/

 

L’anti-écologisme, depuis les débuts du néo-conservatisme

http://planetaryecology.com/2011-lanti-ecologisme-de-1973-a-nos-jours/

 

 

(3) Ainsi Pierre Rosanvallon* qui, dans un bouquin sorti récemment, tente de substituer « la deuxième gauche » pro-nucléaire, pro-croissance marchande, donc productiviste, etc., à laquelle il appartenait, au mouvement mondial foisonnant qui a enthousiasmé les années soixante et soixante-dix en proposant une restauration du politique inspirée par le bien commun et l’écologie – la nouvelle gauche. C’est vouloir faire passer l’éteignoir pour la flamme, puisque tous les courants constitutifs de « la deuxième gauche » (prolongement de la gauche mendésiste « moderniste« ) ont traîtreusement combattu le mouvement de la nouvelle gauche, lequel était en même temps la cible des manoeuvriers de la mondialisation capitaliste que fréquentaient assidûment les premiers.

* Chaire d’Histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France

 

L’effacement du mouvement social et de ses acteurs est devenue une constante. C’est la première étape de la falsification de la représentation « démocratique« . Elle est, maintenant, le principal artifice du maintien des oligarchies – ce qui explique la diminution des répressions sanglantes.

 

Sur le long temps, il est curieux de voir les personnages comme Rosanvallon déplorer les dégradations auxquelles leurs actions ont depuis si longtemps largement contribué. Et, mieux encore, de les voir sollicités pour donner leurs avis et leurs recommandations (sujet ci-dessous).

 

Le mensonge occupe tout l’espace, interdisant la prise de conscience et les adaptations indispensables. Camouflage des responsabilités, récupération, substitution et détournement, la grande opération commencée il y a une cinquantaine d’années pour faire refluer les « forces vives » (Baudrillard) est toujours d’actualité.

Une mémoire du mouvement écologiste 3 : 1974

http://planetaryecology.com/histoire-contemporaine-une-memoire-du-mouvement-ecologiste-3/

 

 

(4) Où l’on voit que les luttes locales ont été subverties et étouffées comme le mouvement d’ensemble, ne pouvant – comme lui – empêcher les destructions qui ont entraîné l’effondrement actuel…

Eau, têtes de bassin versant, patrimoine, etc., 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

http://planetaryecology.com/50-ans-de-destructions/

 

dessin de Yrrah

 

 

 

 

 

août 2018

 

Sur la crise globale, le diagnostic de… Pierre Rosanvallon !

Pierre Rosanvallon invité du grand entretien de Nicolas Demorand sur France Inter

L’Historien et Professeur au Collège de France Pierre Rosanvallon, publie son nouvel essai Notre histoire intellectuelle et politique (1968-2018) à paraître au Seuil le 6 septembre 2018. Éclairé par son itinéraire personnel d’intellectuel, il revient sur un demi-siècle d’histoire de la gauche et s’interroge sur son avenir.

« (…) Les gouvernements piétinent parce que les sociétés sont dans le brouillard…

Une des fonctions de la politique, une des fonctions du monde intellectuel, une fonction des sciences sociales en général, c’est de désépaissir le brouillard, d’aider à construire des récits, de donner de la lisibilité…

Je pense, sur le fond, que si nous avons le sentiment d’être impuissants – et ce sentiment est très fort aujourd’hui – c’est parce que nous ne voyons pas clair, parce que nous ne pensons pas les situations qui sont les nôtres et le moment historique qui est le nôtre aujourd’hui…

Il faut faire une communauté qui regarde vers un avenir désirable…

Si on voit cette approche de « la politique descendante » (sur les citoyens) triompher dans le monde, c’est parce que on n’a pas fait assez revivre, assez réinventé la politique démocratique qui part du bas (…) »

 

Nous y voilà !

Le bas, le haut… On pourrait s’exprimer plus élégamment en se débarrassant de la pollution des hiérarchies imposées pour fausser toutes les perspectives. Mais enfin, Pierre Rosanvallon faisant l’apologie de la révolution démocratique que portait la nouvelle gauche – le mouvement de renouveau et d’espoir des années soixante et soixante-dix, c’est fameux !

Car d’où vient Pierre Rosanvallon ?

Du mendésisme PSU et CFDT foncièrement anti-écologiste, mais faussement autogestionnaire pour capter les espoirs et les énergies afin de les désamorcer. De la « deuxième gauche » rocardienne farcie des lobbies de la globalisation capitaliste qui a fait le lit de l’ultra-libérale Fondation Saint Simon. C’est dire que Pierre Rosanvallon a joué un grand rôle dans le triomphe de « la politique descendante » en participant au sabotage de la nouvelle gauche qui proposait de restaurer le politique et la démocratie.

La Grande Mystification. Des années 60 à aujourd’hui : comment le capitalisme a effacé l’alerte écologiste, la pensée critique et les alternatives

Une mémoire du mouvement écologiste 3 : 1974, des « camarades » ouvertement réactionnaires

 

 

 

 

 

Ainsi, il y avait de la sincérité dans la démarche de Nicolas Hulot…

C’est une prise de conscience ! Il semble qu’il vienne de réaliser que les lobbies ont portes ouvertes dans les coulisses du pouvoir usurpé. Il les découvre en aval. Il lui reste à les découvrir en amont, comme organisateurs du désastre. Justement, ses propos laissent également supposer qu’il n’a pas compris depuis longtemps l’incompatibilité première entre la croissance matérialiste libérale (le capitalisme) et la préservation du vivant.

Il a dit avoir compris que « la politique des petits pas » au sein du système est très loin d’être à la hauteur des enjeux puisque nous voyons qu’elle n’a même pas freiné l’effondrement biologique et la dérégulation climatique. En effet, cet environnementalisme d’accommodement dénoncé par les écologistes depuis des dizaines d’années n’a été créé – avec « l’écologie politique » pour miroir aux alouettes – que pour étouffer le mouvement écologiste, empêcher son renouvellement et effacer sa mémoire.

Mais, chouchouté dès le début par une nuée de lobbyistes, Nicolas Hulot semble avoir ignoré tout cela, à commencer par l’histoire de l’écologisme, lui-même victime des lobbies dès ses premiers pas.

Exemple concret avec le PSU (et toute la « deuxième gauche« ) que certains veulent encore faire passer pour une formation autogestionnaire, écologisante, presque alternative :

Une mémoire du mouvement écologiste 3 : 1974, des « camarades » ouvertement réactionnaires

 

 

 

 

 

 

Le tribunal californien reconnaît pleinement la responsabilité du Roundup de Monsanto dans la maladie de Dewayne Johnson. Un tribunal courageux !

 

Monsanto ordered to pay $289m as jury rules weedkiller caused man’s cancer

https://www.theguardian.com/business/2018/aug/10/monsanto-trial-cancer-dewayne-johnson-ruling

Souvenons-nous… Le jugement du tribunal californien doit nous rappeler les reculades devant le lobby de l’agriculture chimique. Ci-dessous :

Comme prévu, les « Etats Généraux » de l’alimentation ont avorté

Agricultor par Jean-Pierre Gené

La France assouplit l’interdiction de pulvériser des pesticides par voie aérienne
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/23/retour-de-l-epandage-aerien-des-pesticides_1674789_3244.html

 

et ce qui a précédé :

La Mort est dans le pré… (Pesticides & Cancers des agriculteurs)

« (…) Un problème de santé publique probablement équivalent à celui de l’amiante, dont les victimes ont enfin été reconnues après plusieurs décennies de combat et de mépris de la part des autorités compétentes, complices de l’industrie. Ce drame, c’est celui vécu par les agriculteurs ou proches d’agriculteurs qui ont été au contact quotidien des pesticides, et qui contractent cancers, maladies neurologiques et autres saloperies susceptibles d’être fatales.

Le réalisateur Eric Guéret est allé à la rencontre de ces gens qui, dans la peine ou la maladie, se battent pour la justice et pour une agriculture plus respectueuse des hommes et de la terre : Caroline Chenet, éleveuse de 45 ans dont le mari a succombé à un lymphome ; Frédéric Ferrand, viticulteur de 41 ans victime d’un cancer de la vessie et de la prostate ; Paul François, contaminé par le « Lasso » de Monsanto et qui mène un combat juridique du pot de terre contre le pot de terre face à la multinationale ; enfin Denis Camuzet, éleveur du Jura qui, bien que paraplégique, voit son avenir dans la conversion en bio de son exploitation.

Comment en est-on arrivé là ? (…) »
https://www.youtube.com/watch?
et ce qui semblait avoir été oublié par beaucoup, particulièrement par les élus :

Décision historique : pour la première fois un agriculteur fait plier Monsanto
C’est une première en France. Jeudi 10 septembre, la cour d’appel de Lyon a confirmé la condamnation de Monsanto. Le géant de l’agrochimie est reconnu responsable de l’intoxication de Paul François. L’agriculteur souffre depuis plus de dix ans de graves troubles physiques, à cause d’un herbicide très nocif : le Lasso.
http://www.reporterre.net/Decision-historique-pour-la-premiere-fois-un-agriculteur-fait-plier-Monsanto
Condamnation de Monsanto pour l’empoisonnement de Paul François

http://poitou-charentes.france3.fr/info/paul-francois-victorieux-contre-monsanto-72478716.html
http://www.phyto-victimes.fr/

ci-dessous, en décembre 2011 :
Paul François contre Monsanto

en décembre 2010 :
Vivre et s’empoisonner au pays

Sur la catastrophe répandue partout par l’agro-chimie :
Le débat sur l’endosulfan en Inde met en lumière les dangers des pesticides dans les pays du Sud
http://www.partagedeseaux.info/article504.html
http://hallaboal.blogspot.com/2010/11/endosulfan-fact-sheet.html

India urged to abandon endosulfan; Food giants rehash failed solutions; USDA approval of Monsanto GE sugar beets illegal
http://www.panna.org/node/578

 

Mais aussi : comment tous ces gens ont-ils négligés les avertissements criés sur tous les tons pendant des dizaines d’années ? Parce que l’alerte était donnée par des écologistes, des personnes immédiatement étiquetées « emmerdeurs« , voire « catastrophistes« ,  et que l’on ne voulait pas écouter ?

et encore :
Les vignes toujours gorgées de poisons
http://www.planetaryecology.com/index.php?option=com_content&view=article&id=183:sens-dessus-dessous-2013&catid=9&Itemid=470
 

 

 

juin 2018

 

 

 

 

 

novembre 2019

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Bataclan : pourquoi avoir empêché l’intervention des militaires compétents ?

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13-Novembre : l’ordre de non-intervention des militaires de l’opération Sentinelle au Bataclan « est arrivé du poste de crise »

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Et il y a aussi eu les gendarmes mobiles de Reims qui étaient à proximité ! Dès le début de l’attaque du Bataclan, il ont été informés et ont progressé vers les lieux en formation d’assaut. Et… ils ont été stoppés par un ordre du préfet de police !

Entre les militaires formés et armés pour ce genre de circonstance, mais contraints à rester l’arme au pied, et les gendarmes qui auraient été tout aussi efficaces, mais écartés, tout semble avoir été fait pour qu’il y ait un maximum de victimes – et de victimes non secourues pendant des heures.
http://www.profession-gendarme.com/attentat-pourquoi-ont…/
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Entre SUV en tête des ventes,

subventions à l’agriculture mortifère,


aides aux transports routiers et encouragements à l’huile de palme, 


la vie part en fumée

L’Assemblée maintient l’huile de palme parmi les biocarburants
Un pas en avant, deux en arrière. Les députés ont voté jeudi soir sans débat un report à 2026 de l’effacement de l’huile de palme de la liste des biocarburants, provoquant l’ire des associations écologistes. Les Amis de la Terre fustigent notamment «le lobbying éhonté de Total». L’étonnement est d’autant plus important que l’Assemblée avait voté l’an dernier l’exclusion de l’huile de palme de cette liste de biocarburants, mettant fin à l’avantage fiscal dont il bénéficiait. 

Total en produit actuellement dans sa nouvelle bioraffinerie des Bouches-du-Rhône, dont l’autorisation délivrée pour son ouverture avait déjà fait débat en 2018. Sans surprise, la mesure de report était soutenue par des élus MoDEM, LREM et LR des Bouches-du-Rhône.

https://www.liberation.fr/…/lassemblee-maintient-lhuile-de…/

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« > Pigeons blessés aux pattes : les « scientifiques » se réveillent

Pourquoi les pigeons perdent leurs pattes à cause de nos cheveux

les pigeons sont un marqueur frappant de l’état de la pollution des grandes villes comme Paris ou Bruxelles.
Plus le quartier serait densément peuplé et pollué (pollution de l’air, bruit,…), plus les pigeons seraient estropiés. Mais ce serait surtout dans les quartiers où pousserait un grand nombre de coiffeurs que les oiseaux seraient le moins en sécurité. En effet, les cheveux coupés jetés dans les poubelles ou dans la rue représenteraient une menace féroce pour nos petits volatiles.
Articles équivalents dans la presse française. Tous ceux consultés présentent cela qomme une découverte d’une équipe du Museum d’Histoire Naturelle et de l’Université Lyon 1 ! D’ailleurs, l’étude a été publiée dans une revue internationale :
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En parler est utile, mais pourquoi présenter cela comme une première ? Les chercheurs n’ont rien trouvé d’original ! Chaque habitant du quartier des coiffeurs afro peut faire ce constat chaque jour.

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Notre-Dame de Paris : autopsie d’un sinistre 

L’organisation de la sécurité incendie à Notre-Dame de Paris était répartie entre trois acteurs. D’un côté, une société privée, Elytis ; un de ses agents est chargé de surveiller l’unité de gestion des alarmes située au PC sécurité. En cas d’alarme, il alerte un second agent qui, lui, est salarié du diocèse. Mais si l’alarme se déclenche dans les tours du parvis, c’est un troisième agent, salarié du ministère de la Culture, qui est alors chargé de procéder à une « levée de doute ». Non seulement ces trois personnes chargées de travailler ensemble ont donc trois employeurs différents, mais le contrat signé à partir de 2016 prévoie qu’il n’y ait plus qu’un agent de la société privée sur place, contre deux auparavant (…)

 

Selon des agents d’Elytis, bien avant l’incendie, l’unité de gestion des alarmes se déclenchait souvent sans raison. « On ne parvenait pas à la réenclencher ensuite, donc l’alarme ne jouait plus son rôle, expliquent-ils. Quand on remontait les dysfonctionnements, on devait envoyer un fax à notre patron, c’est lui qui se chargeait de le transmettre au ministère de la Culture. Mais ces rapports étaient une source de tension avec notre hiérarchie, et rien ne changeait. Donc, on signalait de moins en moins les alertes.«  

 

À cela s’ajoute une mauvaise communication entre les différentes parties impliquées dans la surveillance de la cathédrale. Si des membres du ministère de la Culture et les sapeurs-pompiers se retrouvent régulièrement pour faire le point, jamais ils ne sollicitent les agents chargés de la sécurité. (…)

https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-09-novembre-2019?fbclid=IwAR23Q1s8S3YXaYgwy-qa8TgK22Qqm6H8PGWxy4aZ59AO7w9qf5qAFD73rxY

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Rien d’exceptionnel. Juste exemplaire. Cela rappelle les pétaudières de l’amiante, de « l’externalisation des tâches« , de la « gestion technique centralisée« , de la rentabilisation du travail par la « gestion des ressources humaines« , et bien d’autres. On n’a que l’embarras du choix ! 
…et, au premier plan, le rétrécissement cognitif créé par le totalitarisme « gestionnaire » issu de la culture mécaniste; celle si nécessaire à « la croissance marchande ». 
Engrammée dans les têtes étudiantes destinées à « conduire les affaires », cette culture est le contraire exact de la compréhension holiste du vivant, celle de l’intelligence du bien commun.

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De l’art d’enfoncer les portes ouvertes par les écologistes

La simplification des paysages agricoles, avec l’augmentation de la taille des parcelles ou la disparition des haies et des murs, réduit considérablement la biodiversité fonctionnelle, celle qui pollinise les cultures et les protège contre les ravageurs (…)

Des « scientifiques » qui redécouvrent la biodiversité et la densité des populations… Faut-il que nous ayons été déculturés ! 
Au fait « déculturés » comment et par qui ?

 

 

 

octobre 2019


L’omerta sur l’incendie de la station d’épuration d’Achères

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Marc Laimé a tout à fait raison de mettre en cause le « pilotage à distance ».
J’ai eu le privilège d’expérimenter ce gadget qui sacrifie le personnel technique de terrain pour vendre très cher des automatismes, de l’électronique, des logiciels et les services correspondants (a). Des installations de climatisation que je pilotais ont été équipées d’une « gestion technique centralisée ». Jusqu’alors, le travail consistait en réglages, tests et surveillance de l’ensemble des équipements. On pilotait in vivo. Il fallait se déplacer pour tout observer, depuis l’extérieur des bâtiments (pour le climat), les centrales de traitement (électricité, chaud, froid, humidification, ventilation, filtration, hygiène…) jusqu’à la distribution et l’effet sur le public et les comédiens (c’était dans le spectacle). L’installation de l’usine à gaz « gestion technique centralisée » a été haute en couleurs ! Déjà, des bureaux d’études ne maîtrisaient pas leur sujet et les cafouillages ont été nombreux et longs, longs à résoudre (b).
 
L’installation faite, eh bien il fallait toujours se déplacer partout pour tout ausculter et… pour contrôler les réponses aux actions réglées depuis l’ordinateur, l’action des automatismes, la correspondance entre ce qui se passait sur le terrain et les informations restituées par le système. Donc plus de travail encore (pourvu que l’on ait été formé et que l’on soit motivé). Le but était, disaient les brillants ingénieurs suivis par les brillants responsables de la direction, de ne plus se déplacer, de rester tout le temps devant l’écran de contrôle. Réduire le pilotage des installations à une veille statique devant un écran comporte des risques immédiats et à long terme. La distanciation et la sédentarité sont très mauvaises pour faire du bon boulot. Même si l’on ne tombe pas (d’ennui) dans un sommeil profond, on ne prend plus conscience de la dérive des systèmes, des décalages entre le terrain et l’affichage (comme les comiques de la chaufferie en folie). Et l’on peut perdre la représentation de l’ensemble, la compréhension de ce qui s’y passe, de la dynamique du système. Or, c’est là que réside la compétence, ce qui constitue le coeur du métier – ce qu’il est déjà difficile d’atteindre dans des conditions normales. Alors, si auparavant on n’a pas travaillé au contact des rouages de la machine, sans cette prétendue assistance… on a peu de chances d’acquérir cette intelligence du système.
 
Le « pilotage à distance » est comme un encouragement à la paresse et au je m’en foutisme. Tout peut arriver et surtout le pire (on l’a vu à Notre-Dame !). Et cela doit être considérablement aggravé par la maladie des mobiles au boulot ! Bien entendu, tout cela échappe aux « gestionnaires », ceux qui décident en prenant le « petit personnel » pour un ramassis d’abrutis.
 
J’étais occupé au moment de l’émission, mais j’ai cru entendre que le poste de surveillance de la station d’Achères est dans Paris, en tout cas pas sur le site. Là, on est sûr que ceux qui ont pensé ça sont des dingues ! Des Shadoks après overdose d’effluents. J’apprécie aussi beaucoup l’absence de double installation (installation de secours) pour pallier les défaillances inévitables et les accidents (si j’ai bien compris) et éviter de tout saloper.
 
 
 
(a) Un joli lobbying pour des nouveaux « marchés ». Bien entendu, pour réaliser ces nouveaux joujoux, il faut plus de matériaux, plus de « terres rares », plus de mines ouvertes partout et, surtout, là où il ne faudrait toucher à rien, dans les écosystèmes sensibles au détriment d’innombrables vies. Il faut plus de machines pour extraire, pour transporter… il faut plus de gaspillage d’énergies, plus de terres stérilisées, minéralisées, imperméabilisées, à l’albédo bouleversé, pour les usines et les parkings. Il faut ouvrir plus de blessures dans la biosphère. Pour cela aussi, l’industrie de la gestion centralisée fonce exactement à l’opposé de l’orientation logique – écologique.
 
(b) C’est à cette occasion que j’ai pris conscience de la déconnexion qui frappe les fanatiques des écrans. Une fois, à l’occasion d’une mémorable modernisation d’une chaufferie, nous avons vu les brillants ingénieurs, les yeux rivés sur l’écran de leur ordinateur de contrôle, s’exclamer « Ça marche ! », tandis que dans leur dos tous les circuits étaient en folie. Ne pouvant plus nous contenir, mes collègues et moi en avions les larmes aux yeux. Il fallut prendre par la main les brillants ingénieurs hors-sol pour les obliger à regarder les manomètres, les thermomètres et à toucher les tuyaux !
 


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Les pollinisateurs vus depuis la logique capitaliste


Les abeilles sont plus rentables que les pesticides dans les champs de colza

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franceinter.fr


Quelle façon de s’exprimer ! Quelle comparaison ! 

On comprend bien l’intention, mais faut-il se soumettre au réductionnisme capitaliste (qui ignore le vivant) pour démontrer que la vie est plus précieuse que ce qui la détruit ?

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Dès les débuts de l’alerte écologiste, il y a quelques dizaines d’années, nul n’avait de doute là-dessus (« l’utilité » des insectes et la nuisibilité des biocides). Comme pour l’amiante, et tant d’autres saloperies rentables. Le doute été insinué pour affaiblir les résistances et les décrédibiliser, afin d’éloigner l’idée d’un « principe de précaution ». On appelle cela la « stratégie du doute ». Une fois amorcée, la recherche de nouvelles preuves « scientifiques » n’a plus de fin. Et, miracle, tout en permettant de poursuivre la pollution, la recherche elle-même sert à faire réaliser plus de profit tout en faisant oublier le constat essentiel du départ : la mort suit les traitements biocides. De cheveux coupés en quatre en arguties, l’attention de la plupart est détournée, voire endormie. C’est ainsi que l’extermination des oiseaux, des poissons, des insectes, etc., a été occultée par la focalisation sur la santé humaine… qui nécessite de faire plus de recherches, etc.

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De tous côtés, des agressions de plus en plus fortes contre la vie

Ici même, en France, la dégringolade s’accélère en proportion de l’impuissance généralisée à communiquer et à faire, même le minimum.

Le marché des animaux de compagnie, l’universel besoin d’exotisme et des prétendues vertus curatives et aphrodisiaques emballent le moteur de ce trafic évalué à 14 milliards d’euros annuels, destructeur de la faune mondiale. 

Dans ce nouvel Atlas, Robin des Bois traque et analyse le trafic d’espèces animales emblématiques comme les éléphants et les rhinocéros, ou n’ayant pas encore accédé à la renommée mondiale comme les poissons-cardinaux de Banggaï, les chardonnerets élégants, les tortues étoilées de l’Inde et les totoabas.  Le business de l’extinction étend sa toile dans le monde entier(…)

 

 

 

septembre 2019



Les empoisonneurs n’ont qu’une idée :

poursuivre

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Après s’être longuement penché sur la question, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a rendu ses recommandations sur « le bon usage » des poisons qui causent l’extinction du vivant. La docte assemblée préconise une distance « de sécurité » de 5 à 10m. autour des habitations.

Comme ce que recommandent les fabricants de produits toxiques quand ils pensent précautions d’emploi. C’est sans doute un hasard.
5 à 10m… Sans doute ont-ils confondu pesticides et bouillie bordelaise.
Cela ne vous fait pas un peu penser au nuage de Tchernobyl resté sagement à l’extérieur des frontières ?
Bien sûr, le gouvernement s’est empressé et propose une consultation sur ces quelques dizaines de cm qui, tout de même, feraient perdre de la terre agricole… Tiens, ne sont-ce pas d’autres aberrations profitables qui font perdre des sols précieux – y compris les empoisonnements par ces fameux produits mortifères qui tuent aussi les sols ?
Ubu est bien installé sur son trône.
Mais, au fait, qui l’a aidé à y monter ?
Tout cela témoigne d’un handicap cognitif profond pour tout ce qui touche au vivant. La dissociation de l’ensemble en parties séparées, indifférentes les unes aux autres, comme étanches, frappe toujours très fort.
Malgré l’état lamentable de la biosphère, les Ubu sont incapables de comprendre qu+e les agressions contre les autres vivants affectent toute la vie.

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août 2019

 

Totalement à l’envers !

Le ministère de l’agriculture est fou de « bassines« 

Le gouvernement va autoriser une soixantaine de retenues d’eau en 2019

Le gouvernement va autoriser la mise en place d’une « soixantaine » de retenues d’eau sur le territoire en 2019 pour mieux gérer l’irrigation des terres agricoles, toujours plus affectées par les sécheresses, a affirmé jeudi le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume.

« On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l’année », a défendu Didier Guillaume sur le plateau de CNews jeudi matin. « Il s’agit de capter l’eau de pluie, de la retenir dans des retenues « collinaires », (…) pour pouvoir la restituer après dans les sols lorsqu’il y a sécheresse », a-t-il expliqué.

https://www.20minutes.fr/planete/2592023-20190829-secheresse-gouvernement-va-autoriser-soixantaine-retenues-eau-2019

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La pire des solutions, bien sûr dictée par l’agriculture industrielle productiviste destructrice de la biodiversité et génératrice, justement, de sécheresses. 

Aucune volonté de sortir des impasses et, donc, d’enrayer les effondrements climatiques et biologiques en choisissant de privilégier les formes d’agriculture adaptées à la biosphère.

A l’inverse d’une solution aux sécheresses, comme vanté, ces « bassines » étanches vont aggraver les déficits des nappes phréatiques, donc augmenter les sécheresses.

Pourtant, cela n’est pas faute de savoir… Par exemple :

2004 – Restauration des écosystèmes, restauration des sociétés, par ACG

http://planetaryecology.com/post-2/

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Mais les lobbies veillent. Y compris ceux des travaux publics.

 

 

juillet 2019

 

Surtout ne pas oublier les touristes français nuisibles !

rubrique LA TÊTE À L’ENVERS, une actualité de la biosphère –  2015 février décembre


If you hadnt heard already 2 french tourist in Australia had cornered and set fire to a Quokka (an endangered species that is both adorable and not afraid to approach humans) while filming it have been released today without any charge whatsoever.They were asked to pay a $4000 fine but said they had no money.

The top picture is from the footage when they corner this poor animal and begin to set fire to him.He appears terrified.

Thankfully he only received minor burns and singed fur and is recovering well.

When the footage was played back to them they still say they dont see what is wrong with what they did.

They have received death threats and threats of violence against them and are now saying they fear for their lives and are scared.

I dont know that anyone cares what happens to these two pieces of shit but i want their shitty faces shown around the world.

Their names are Thibaud Jean Leon Vallete, 24, and Jean Mickael Batrikian, 18

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juin 2019  

 

avec un peu de retard, je découvre cette dénonciation renversante :

Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »

Ce déclin « catastrophique », d’un tiers en quinze ans, est largement dû aux pratiques agricoles, selon les études du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle

Attribué par les chercheurs à l’intensification des pratiques agricoles de ces vingt-cinq dernières années, le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes », ces fameux insecticides neurotoxiques, très persistants, notamment impliqués dans le déclin des abeilles, et la raréfaction des insectes en général.

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l’article date du 20 mars 2018 :

 

Quelle audace incroyable de la part du Museum et du Cnrs !

Seulement presque 60 ans après l’alerte relayée par Rachel Carson… 

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Des enquêteurs et des lanceurs d’alerte assassinés pour du sable

Ces dernières années, quatre journalistes qui enquêtaient sur le trafic de sable en Inde sont morts dans des conditions troubles.

Le dernier en date, Sandeep Sharma, un journaliste de la télévision nationale, a été renversé par un camion, en mars 2018. Il dénonçait des pots-de-vins reçus par un policier pour couvrir un transport de sable illégal et se disait menacé de mort.

En partenariat avec Forbidden Stories, la cellule investigation de Radio France a repris l’enquête autour de la mort du journaliste Jagendra Singh, 46 ans, qui travaillait dans l’État de l’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde. 

Le 1er juin 2015, la police débarque dans la maison qui lui servait de bureau à Shahjahanpur.

Quelques minutes plus tard, il est transporté dans un hôpital local. Son corps est brûlé à plus de 50 %. Sept jours plus tard, il succombe à ses blessures. (…)

 

Trafic de sable en Inde : un terrain miné pour les journalistes

https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-22-juin-2019?fbclid=IwAR1EhWIP_CPH-iRariK2XSe0ITDFiw8OiFDTDw-gzBWvexjVEcnX2WehEY4

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https://www.huffingtonpost.fr/entry/animaux-abandonnes-la-france-est-la-championne-deurope_fr_5d08e61de4b09532783a831c?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&utm_campaign=share_twitter&fbclid=IwAR2AwCs7I7jHSGQoPDazwXuOzuv2oM9AwadDnQESetoPYF4KbFljRsIM9Xk

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La France est championne d’Europe des abandons d’animaux, 

alerte la Fondation 30 millions d’amis

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https://www.francetvinfo.fr/animaux/bien-etre-animal/video-la-france-est-championne-d-europe-des-abandons-d-animaux-alerte-la-fondation-30-millions-d-amis_3496307.html

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VACHES À HUBLOTS 

une pratique choquante mais « utile » pour la recherche, selon la secrétaire d’Etat à la Transition « écologique » (sic)
https://www.francetvinfo.fr/…/vaches-a-hublots-une-pratique…

 

(…) Ce fut un effondrement culturel sans précédent, une déculturation radicale, car, la connaissance immémoriale du vivant et le paradigme écologiste effacés, ne rencontrant plus de résistance appréciable, les principes de l’individualisme, de « la lutte de chacun contre tous« , de la prédation sans contrepartie et de la spéculation financière n’ont jamais été affirmés avec autant de force. (…)

Déculturation, mépris et haine du vivant

https://planetaryecology.com/le-mepris-et-la-haine-du-viva…/

Combien de fois le prétexte « scientifique » a-t-il couvert les pires saloperies ?

« Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l’héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l’univers en une masse informe d’objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l’aliénation spirituelle de l’homme, à sa coupure d’avec la nature, puis à l’industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. »

Condensé de la critique de Theodor Adorno et Max Horkheimer (La dialectique de la raison, 1941) par Donald Worster (dans son introduction à Nature’s Economy : A History of Ecological Ideas, 1977).

 

 

 

 

Let nature sing fait un tabac en Grande Bretagne

A Notre-Dame, les failles de la protection incendie

Notre-Dame : la négligence de la prévention et de la

surveillance se confirme

 

De mal en pis : les « radicaux »

Notre-Dame : quel curieux incendie !

Les dégénérés : le traitement des éléphants en Asie

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !)

La biodiversité ?Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Oui au train de nuit

Notre-Dame : quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

C’est la journée mondiale du Moineau !

Tout est bon pour exterminer toute vie : l’électrocution, torture mondialisée

Extinction de masse : insectes et poissons

à violences, violences et demi

Toujours de nouvelles nuisances : les feuilles qui tombent sur une voie verte

Des institutions engluées

 

En France, le scandale de l’amiante ne cesse de grandir

 

Lanceurs d’alerte : virée après avoir témoigné

 

Les oiseaux marins aussi

Alejandro Castro, le militant chilien contre la pollution, rejoint la liste des «suicidés»

Six kilos de plastique dans l’estomac d’un cétacé

« Fiscalité écologique » ? Hum… comment l’État et les lobbies ont mis en place le « tout diesel »

Chaque année, on bétonise l’équivalent de 6 fois Paris

Une meilleure compréhension de la virulence des néonicotinoïdes

Let nature sing fait un tabac en Grande Bretagne

Ce morceau a fait son entrée le 9 mai dernier dans le TOP 20 entre Taylor Swift et Lady Gaga. Attention aux décibels.

En 50 ans, seulement plus de 40 millions d’oiseaux ont disparu du ciel britannique. Et les sondages ont montré que très peu de citoyens anglais étaient conscients de la crise actuelle.


Comme en France où l’on ne peut bouger personne ! 

La vie s’éteint sans éveiller.

Hervé le Nestour, début des années 1980

 

 

Notre-Dame : 

plus on en apprend, et plus la négligence de la prévention et de la surveillance se confirme…

A Notre-Dame, les failles de la protection incendie

Des anciens chefs d’équipe de l’entreprise chargée de la sécurité du site avaient alerté leur hiérarchie et la direction régionale des affaires culturelles sur des dysfonctionnements de matériel et d’organisation.

Personne ne voulait vraiment les écouter, ou les prendre au sérieux. « La cathédrale est debout depuis plus de huit cents ans, elle ne va pas brûler comme ça », recevaient régulièrement en guise de réponse les anciens chefs d’équipe du PC sécurité de Notre-Dame, qui, à longueur de notes et de rapports, alertaient sur un système de protection incendie qu’ils jugeaient trop bancal. Lundi 15 avril, lorsque les flammes ont ravagé la toiture de l’édifice sur lequel ils ont veillé des journées entières et dont ils connaissaient les moindres recoins, un sentiment de gâchis a gagné ces spécialistes de la sécurité (…)

Emeline Cazi, le 31 mai 2019

Voir, ci-dessous,

Notre-Dame : quel curieux incendie !

C’était sûr…

Ecologie locale ou planétaire, 

amiante, 

« sang contaminé« ,

poisons « agricoles« , 

malfaçons en tous genres,

politique industrielle dans les entreprises et en général,

eaux et biodiversité, 

patrimoines et bien commun… 

et, maintenant, Notre-Dame de Paris, 

c’est toujours la même histoire de refoulement, étouffement, exclusion de tous ceux qui alertent quand il en est temps

Et, toujours, les pouvoirs de décision (et la monnaie) sont confisqués par les réseaux du mépris, de l’incompétence, de la prédation et de la corruption.

Ce qui a mené à cette destruction est un condensé des erreurs, des suffisances, de la négligence du bien commun, etc. qui nous entraînent vers l’extinction.

 

 

mai 2019

 

De mal en pis : les « radicaux« 

Devant l’étendue des destructions, beaucoup clament leur indignation à tous les échos et, même, se prétendent « radicaux ». « Radicaux » ! Ils font souvent beaucoup de bruit, mais… mais ils refusent d’apprendre la genèse des destructions, les organisations et les techniques de manipulation qui les ont accouchées, ou de transmettre ce qu’ils en savent. Ce faisant, ils contribuent à la désinformation sur laquelle repose tout le système et ne réussissent qu’à aggraver la situation.

L’oubli et, pire, la falsification de la mémoire collective démultiplient les dégradations produites par ce (et ceux) que l’on veut cacher. Le désarroi de presque tous et son exploitation par les affairistes et les extrémistes en sont des résultats. La démonstration a déjà viré au cauchemar mondial. A petite échelle, cela donne les destructions que, là encore, seule éclaire l’étude de l’histoire locale. Par exemple :


1960 2018 – Eau, têtes de bassin versant, biodiversité,
patrimoine, etc., plus de 50 ans d’une destruction exemplaire du bien commun

 

Notre-Dame : quel curieux incendie !

1 mois après le sinistre, on n’en sait pas beaucoup plus. Non pas sur l’origine, mais sur l’extraordinaire insuffisance de la surveillance et du déploiement des secours.

En effet, pour tout établissement recevant du public, à fortiori cette cathédrale (!), existe un plan d’intervention réglé dans les moindres détails. Et c’est dès la première alarme que le plan est appliqué, et tous les secours déployés sur le bâtiment et alentours. Ayant travaillé dans un établissement classé dans à cette catégorie, j’ai connu les visites de sécurité régulières et, surtout, l’une de ces opérations d’urgence. Sitôt après le déclenchement d’une alarme répercutée chez les pompiers, la police, les services de santé, le quartier a été bouclé et les pompiers ont investi le bâtiment de tous côtés, y compris par les toits avec des grandes échelles aussitôt dressées. Même l’hélicoptère des pompiers est arrivé sur les lieux !

A Notre-Dame, d’après les media, l’alarme n’aurait pas déclenché le plan d’intervention avec visite de tout le bâtiment, donc des combles. Cela n’est qu’à la seconde alarme que l’affaire aurait, enfin, été prise au sérieux. Or, normalement, d’après l’expérience et la logique, c’est dès la première alarme que tout le dispositif de secours est mis en branle, et, seul, l’état-major des pompiers peut le stopper – après un examen minutieux des lieux. Alors, des « économies budgétaires » auraient-elles frappé aussi les plans d’intervention ? 

Fait particulièrement grave : pour faire des économies, la DRAC aurait réduit le personnel de surveillance à une seule personne, au lieu de deux auparavant. Et, ce soir-là, c’est un intérimaire n’ayant pas de connaissance du site qui avait été mis de permanence ! Ce soir-là seulement ?

Sous l’autorité de la même administration métamorphosée par les « gestionnaires », à partir des années 80, j’ai connu ce système de remplacement des techniciens sélectionnés, formés et expérimentés, par des intérimaires étrangers au métier et au lieu. Des technocrates sans connaissance du travail et de ses finalités commençaient à être introduits partout pour « faire des économies ». Depuis, en ignorant superbement les avertissements, la logique comptable n’a cessé de prendre le pas sur la complexité des situations et des fonctions – et sur la connaissance des risques.

Autre curiosité : il semblerait qu’il n’y avait pas de personnel de surveillance du chantier, et même pas de dispositif de détection dans les espaces concernés par celui-ci ! 

Impéritie à tous les étages. Comme pour tout le reste : amiante et poisons « agricoles« , effondrement biologique, effondrement climatique, effondrement social…   

les dégénérés : le traitement des éléphants en Asie

Baby Elephants In Southeast Asia Are Separated From Their Mothers And Tortured For The Sake Of Tourism



avril 2019

 

Au fait… c’est l’anniversaire de la Semaine de la Terre (il y a 48 ans !)

Tiens, c’est vrai, la biodiversité…

Ouh là là ! Faut sauver la vie !

Il faut sauver la bio-diversité: scientifiques de 130 pays réunis à paris à partir d’aujourd’hui pour un sombre inventaire de nos éco-systèmes

https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-7h30/le-journal-de-7h30-29-avril-2019

Oui, mais, alors, pourquoi tant et tant ont-ils tout fait pour affaiblir l’alerte et les alternatives écologistes ?

« (…) C’est une politique réfléchie et planifiée. Une guerre sociale à bas bruit permanente. Le seul déchaînement des enfants de la bourgeoisie et des représentants des lobbies lors de la réunion du 23 juin 1972 l’a démontré jusqu’à la caricature. La confession de Lison de Caunes dans « Les jours d’après« , l’a confirmé. Et l’attitude de tant d’autres depuis la bagatelle de cinquante années… Seul lien identifiable entre les actes de tous ces gens voulant se faire passer pour différents : leur appartenance à la caste des prédateurs. La lutte des classes bourgeoises contre tous a joué un rôle encore plus déterminant que nous ne l’avions déjà soupçonné dans l’étouffement de la Nouvelle Gauche écologiste. C’est pourquoi les stratèges de la conquête capitaliste* ont disposé d’autant de petits soldats zélés, y compris dans la protection de la nature. Parfaitement rodée par la guerre sociale, la solidarité de la dominance et de l’argent a été plus forte que celle du bien commun et, donc, de la survie. Bien entendu, depuis que les organisations de protection de la nature font le compte des effondrements biologiques, pas un, pas une n’a encore reconnu la petite « erreur » stratégique commise entre les années 1960 et 1970 – « erreur » aggravée depuis par la collaboration avec les naufrageurs de l’écologisme ! Le déni irait-il jusqu’à l’inconscience ?(…) »

comment le capitalisme a effacé la Nouvelle Gauche écologiste

 

Oui au train de nuit

Le mouvement prend de l’ampleur. Une pétition de 100 000 signataires réclame un réseau plus ambitieux d’Intercités de nuit. Il s’agit de promouvoir le désenclavement des territoires ruraux et des villes moyennes qui ont peu accès à la Grande Vitesse.

Et la demande ne s’arrête pas là : le train de nuit se révèle aussi un outil efficace pour réduire l’impact climatique des déplacements longue distance de 800 km à plus de 1200 km, aujourd’hui trop souvent effectués en avion. Cette solution émergente se développe déjà dans plusieurs pays d’Europe, comme la Suède, la Finlande ou l’Autriche. (…)

Collectif « Oui au train de nuit ! »

Le train de nuit : une mobilité du futur !

Il y a 22 ans :

Par-dessus tout, songeons que, particulièrement sur les longues distances, si l’on veut économiser du temps actifs, aucun bolide ne rivalisera jamais avec un confortable train de nuit. Et souvenons-nous de la réflexion d’Ivan Illich dans « Energie et équité » :



« L’utilité marginale d’une augmentation de vitesse, accessible à un petit nombre de gens, a pour prix la croissante désutilité de la vitesse pour la majorité (…) Il se crée une hiérarchie des destinations accessibles selon la vitesse qu’on est susceptible d’atteindre et chaque catégorie de destination définit une classe correspondante d’usagers (…) En outre, chaque nouveau réseau a pour effet la dégradation des réseaux de moindre vitesse » et « chaque dépassement d’un seuil de vitesse augmente d’autant la fraction du temps social dévolue au déplacement« .

1997 – La fin de l’aberration TGV ?

régression du réseau pour satisfaire l’industrie automobile

 

 

 

Notre-Dame :

quand l’amour du bien commun inspire le dénigrement

L’élan en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris a soulevé des critiques caricaturales allant même jusqu’à tenter de dénigrer l’histoire de sa création.

Toute action peut être estimée, et, même, doit être estimée en fonction de son rapport aux autres. Est-elle coupée d’eux et du vivant, s’y oppose-t-elle ? Même quand il s’agit de dominants, est-elle la traduction de quelques attaches encore ? Est-elle une expression de l’empathie, de la conscience des dynamiques combinées qui forment la partie et l’ensemble ? Les écologistes d’hier discutaient posément de cela et avaient dégagé quelques notions clés : complémentarité, interdépendance, relativité des situations et des perceptions, mais… bien commun résultant de la diversité ; donc, ouverture à tous. Toujours nous recherchions les points de convergence, nous nous concentrions sur ce qui unit, ce qui construit. Nous étions dans une dynamique optimiste, sûrs de convaincre de la nécessité d’une mutation de fond pour éviter ce qui est arrivé depuis.

Comme en récompense, toujours nous avons été attaqués, pour une alerte, la défense d’une partie de l’ensemble, voire de tout l’ensemble. Le fiel déversé sur l’émotion soulevée par l’incendie de Notre-Dame de Paris, et sur son histoire, nous rappellent cela. Pesticides, oiseaux, plastiques jetables, bébés phoques, Orang Utans et autres cousins, amiante, forêts primaires, eau et têtes de bassins versants… Pour la défense du patrimoine architectural aussi, cela dès le début du mouvement écologiste. « Des pierres« , parfaitement ; mais « des pierres » qui transmettent beaucoup d’histoires et d’émotions, en particulier des valeurs sociales et écologiques, en démontrant l’augmentation du bon et du beau quand se conjuguent des efforts dans la longue durée. Toujours, et jusque très récemment, nous avons été dénoncés comme hurluberlus pour consacrer notre énergie à ces billevesées. Et avec quelle violence ! Toujours, nous étions dans l’erreur et il y avait plus important à faire ! Et, toujours, les méprisants qui donnaient les leçons rivalisaient dans l’inefficacité, sinon (ils y étaient beaucoup plus convaincants) dans l’appui aux capitalistes qui guidaient leurs pas en rigolant. D’ailleurs, tout ce que l’on retient d’eux, c’est le magnifique service rendu aux réificateurs auxquels ils ressemblent tant. 

 

Vertige. 

Fruits de l’évolution biologique (et culturelle), ou fruits de l’évolution culturelle (et biologique) complémentaire, rien ne trouve grâce aux yeux secs des réducteurs de vies et de têtes. Pierre Fournier avait déjà prévenu à l’époque de La Semaine de la Terre, en 1971 : « On a coupé toutes leurs racines, la volonté de vivre ne passe plus. Ya plus que la destruction, l’auto-destruction qui les fascinent.« , « Concierges de tous les pays, unissez-vous« , Charlie Hebdo n° 28, 31 mai 1971).

Mais les avertissements et les témoignages ont été étouffés, et les réducteurs de têtes ont envoyé les écologistes aux oubliettes, pour pouvoir, à l’aise, dégrader presque toutes les relations sociales et écologiques. On voit aujourd’hui où cela nous a mené. Alors, plutôt que de dénigrer l’émotion et l’histoire de la réunion et de l’entr’aide pour produire meilleur et sauvegarder, mieux vaudrait que l’on s’en inspire. Une relecture d’un prédécesseur des écologistes de la nouvelle gauche, Pierre Kropotkine, s’impose : L’entr’aide dans la cité du Moyen-Age, dans L’Entr’aide.

mars 2019

20 mars

c’est la journée mondiale du Moineau !

Depuis l’alerte donnée en 2006 qui s’était heurtée à l’aveuglement d’une LPO amoureuse des rapaces en ville *, les populations de petits passereaux se sont littéralement effondrées. Et, parmi les causes du désastre, l’installation des rapaces est maintenant reconnue comme ayant été très nuisible ! Pour en arriver là, plutôt que d’écouter ceux qui savaient déjà observer et alertaient, la LPO a dû réaliser une étude de 15 années. 15 années de perdues !

Où nous voyons encore donner plus d’importance aux barèmes et aux chiffres qu’à l’observation du vivant.

*Au-dessous, les informations et les alertes

Après 14 années d’observation, l’évolution du nombre de moineaux a pu être établie. Si durant les 5 premières années de l’enquête, les auteurs ont constaté une certaine stabilité dans presque tous les arrondissements de la capitale, les dernières observations sont alarmantes. De 2003 à 2016, la population de moineaux domestiques a chuté de 73 % à Paris (voir graphe ci-dessous). « Trois moineaux sur quatre ont disparu du paysage parisien en 13 ans« , indique les associations dans un rapport paru en septembre 2017.

(…)

Un déclin qui aurait plusieurs causes

L’Epervier qui s’est installé dernièrement dans certaines villes comme Paris, est soupçonné par certains de jouer un rôle dans le déclin des moineaux, tout du moins comme facteur aggravant. A l’inverse, la population de chats ne semble pas avoir augmentée ces dernières années. Les petits félins seraient donc hors de cause alors qu’au Royaume-Uni, ils sont responsables de 30 % de la mortalité des moineaux.

Concernant la pollution, l’influence des herbicides et des pesticides « peut sembler évidente » selon le rapport. Cependant, « elle reste à démontrer scientifiquement« . Autre facteur possible mais non prouvé : la trichomonose, « une infection que les moineaux domestiques pourraient contracter en étant en contact avec les pigeons domestiques« .

« Végétaliser » Paris pour offrir des abris aux oiseaux

L’une des principales difficultés auxquelles les moineaux de Paris doivent faire face actuellement est donc le manque de sites de nidification. Les associations recommandent aux Parisiens d’installer des nichoirs en bois. La LPO propose d’ailleurs des abris adaptés à cette espèce. Par ailleurs, la Mairie de Paris a également décidé d’agir en plantant des arbres dans la capitale et en permettant à chacun de végétaliser la capitale notamment grâce au projet « Végétalisons Paris » qui encourage la plantation de végétaux destinés à favoriser la biodiversité.

* sur ce blog :

Déclin des moineaux et autres passereaux : les aider à survivre

Moineaux et incohérence des municipalités : Y A QU’À FAUCONS !

Menaces sur les moineaux – l’alerte et sa négation

 

 

février 2019

 

Tout est bon pour exterminer toute vie : l’électrocution, torture mondialisée

Biodiversité. L’électrocution, une menace pour la vie sauvage

L’Afrique du Sud est un pays de ranchs, de fermes, de réserves naturelles et de parcs nationaux, bien souvent entourés de kilomètres de clôtures électriques. En évitant les intrusions animales ou humaines, elles protègent le bétail et la faune utile. Néanmoins, ces clôtures ont également un effet secondaire meurtrier : elles sont souvent à l’origine de la mort de petits animaux, notamment d’oiseaux et de reptiles, que les scientifiques aimeraient préserver.

Les principaux fautifs sont les fils sous tension. (…)

 

 

Extinction de masse : 

les insectes disparaissent à une vitesse alarmante

Une étude publiée dans la revue Biological Conservation alerte sur l’état de la faune entomologique : plus de 30 % des espèces d’insectes sont menacées d’extinction.

Le rapport, publié dans la revue Biological Conservation, est une méta-analyse de 73 études différentes portant sur l’état de la faune entomologique. Les résultats qui en ressortent sont alarmants. Selon les experts ayant travaillé sur ce rapport, nous faisons face « au plus massif épisode d’extinction »depuis la disparition des dinosaures. Les 73 études concernent surtout les espèces d’insectes européennes et nord-américaines. Jérôme Murienne, biologiste et chercheur au CNRS interrogé par National Geographic, réagit aux résultats de ce rapport. Si pour lui, « il est difficile d’extrapoler à une échelle mondiale sur la base de seulement 2 études très locales, les tendances sont claires et semblent généralisées. »

Sale temps pour les poissons !

Les mauvaises nouvelles se succèdent inlassablement : entre l’effondrement des stocks, le rétrécissement de la taille des espèces et les vieux poissons qui disparaissent, le jour n’est pas loin où votre sole meunière ne dépassera pas la taille d’un anchois…


En 20 ans, l’homme a surexploité 90% des stocks de poissons de haute mer et les espèces que l’on trouve aujourd’hui semblent tout droit débarquer de l’île des Lilliputiens. 

Prenez une belle morue bien dodue : au début du XXe siècle elle pouvait facilement atteindre les 200 kilos. À peine 30 kg aujourd’hui pour les plus grosses !  

Le thon rouge de plus d’une tonne : disparu ! 600 kilos maximum aujourd’hui.

 


janvier 2019

 

à violences, violences et demi

Contre le mouvement des Gilets Jaunes, les dégradations commises par les casseurs et les voleurs sont utilisées, instrumentalisées par le pouvoir usurpé – d’où des provocations policières

Au fait, à propos de violences…

avril 2018 – centre des impôts de Morlaix (exploitants agricoles)

septembre 2013 – saccage de la Maison du Parc du Morvan par la FNSEA

février 1994 – incendie du Parlement de Bretagne (pêcheurs)

à la suite de quoi…

 

 

janvier 2019

 

Toujours de nouvelles nuisances :

les feuilles qui tombent et les branches qui poussent !

Aux Charreaux, la voie verte se sépare de ses acacias

Florent MULLER

 

«Je suis surpris de cette démarche, déclare M. Masson, un riverain de la voie verte. Tout le monde nous parle d’écologie et on nous coupe tous les arbres. Je ne vois pas en quoi ils dérangent. Ils abritent des écureuils et des oiseaux. C’est dommage. En plus, nous n’avons même pas été prévenus. »


Depuis mercredi et pour une durée de deux semaines, la Direction des routes et des infrastructures du Département (DIR) coupe tous les arbres, principalement
des acacias, sur la voie verte entre Chalon-sur-Saône et Saint-Rémy. Selon Cyril Pourreyron, chef territorial du Chalonnais, cette coupe fait partie des travaux
d’entretien courants. 

« Il y a plusieurs facteurs qui nous ont amenés à effectuer cette opération. Certains usagers de la voie verte craignaient la chute des branches et d’autre part, des riverains se plaignaient des nuisances sur leur propriété, avec les feuilles qui tombaient et des branches qui poussaient chez eux. Nous avons donc entrepris de couper tous les acacias.»


Des buissons plutôt que des arbres « Ils ne seront pas replantés, assure le responsable de la DIR. Ils sont situés sur le haut d’un talus, ce qui n’est pas
le bon profil pour ces arbres de taille haute qui peuvent tomber sur la voie. Mais nous allons laisser les haies et buissons. Nous préférons clairement les essences
basses. »


Si certains riverains s’offusquent de cette coupe, d’autres sont plutôt satisfaits. « Qu’ils coupent tout !, demande l’un d’eux. Ces arbres nous font de l’ombre et
on ne peut pas faire pousser de légumes à cause des racines.
» Une habitante du lotissement confirme : « Si ça peut nous éviter de ramasser toutes les feuilles, c’est une bonne chose. » Une troisième préfère relativiser :
« Ils l’avaient déjà fait une fois. Ce n’est pas très grave. Les acacias repoussent vite. » D’autres résidents ont simplement demandé à garder un ou deux arbres, « pour que les oiseaux puissent se poser dessus. » 

Demande qui a été acceptée par les services techniques.

article du Journal de Saône et Loire

Cela se passe le long de la Voie Verte à Chalon-sur-Saône. 

Il y a quelques années, d’autres avaient protesté contre l’utilisation de déchiqueteuses pour tailler (!) les haies et les branches d’arbres. Tous les bois étaient éclatés, ouverts aux parasites et aux maladies. Le service du Conseil Départemental en charge de la Voie s’était contenté de démentir. Mais les déchiquetages ont continué.

Mobilisation contre l’abattage d’arbres le long de la voie verte aux Charreaux

 

 

Des institutions engluées

De recul en recul

Après la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat…

Le Conseil d’État donne raison aux chasseurs

Le 28 décembre 2018, le Conseil d’État a assuré que les dispositions « qui ne permettent l’utilisation des gluaux, à titre dérogatoire, que dans cinq départements, édictent ainsi des spécifications techniques et un régime d’autorisation et de contrôle rigoureux« . « Il ne ressort pas des pièces du dossier que c’est à tort que l’auteur de l’arrêté attaqué a estimé qu’il n’existait pas de solution satisfaisante alternative à l’emploi des gluaux pour la capture des spécimens des espèces mentionnées« , poursuit-il. Le Conseil d’État a donc admis la demande de la Fédération nationale des chasseurs qui avait réclamé le rejet de la requête de la LPO.

La France autorise ainsi dans cinq départements (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse) l’utilisation des « gluaux » pour la capture « sélective » des grives et des merles noirs « en petites quantités », et « puisqu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante ». 

Le Conseil d’État, dans une décision rendue la semaine dernière, a rejeté les demandes d’abrogation de cet arrêté

 

En plein effondrement massif de la biodiversité, et particulièrement des oiseaux, en donnant un signal encourageant aux massacreurs, l’institution démontre sa totale inconscience et son incapacité à évoluer

Pourtant,

Jeudi 26 juin 2018, un amendement visant à interdire la chasse à la glu a été adopté en commission, à l’initiative de la députée écologiste Laurence Abeille, dans le cadre de l’étude du projet de loi relatif à la biodiversité

 

 

décembre 2018

 

En France, le scandale de l’amiante ne cesse de grandir

La Cour de cassation refuse un grand procès pénal de l’amiante

La décision était très attendue. Elle n’est pas favorable aux victimes de l’amiante. La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté, mardi 11 décembre, les pourvois des associations qui défendent les victimes de l’amiante du campus universitaire de Jussieu et celles du chantier naval Normed de Dunkerque.

Ces pourvois étaient dirigés contre l’annulation, en septembre 2017, par la Cour d’appel de Paris des mises en examen de neuf personnes impliquées au plan national dans le scandale sanitaire de l’amiante. Un scandale qui reste responsable de 3.000 morts par an. La mise en examen de ces décideurs datait de 2011-2012 après une instruction de quinze ans faisant suite aux deux plaintes déposées en 1996 par le Comité anti-amiante Jussieu et par l’Association régionale des victimes de l’amiante du Pas-de-Calais (Ardeva) qui représente les ouvriers du chantier naval Normed.

Les personnes mises en cause étaient presque toutes membres du Comité permanent amiante (CPA). Une structure créée en 1982 et qui rassemblait des industriels, des scientifiques et des hauts responsables publics en vue de défendre un « usage contrôlé » de l’amiante. « En réalité, un usage pur et simple sans contrôle aucun », dénonce l’avocat Guillaume Hannotin, qui défend les deux associations devant la Haute juridiction judiciaire. (…)

La Cour de cassation refuse un grand procès pénal de l’amiante

Le CPA… le CPA était le lobby de l’amiante. Il regroupait presque tout le petit monde officiel français : institutions (même la SS), syndicats (sauf FO), journalistes, et entrepreneurs spéculant sur la vie. Il a entretenu une omerta de 15 ans. Apparemment, le CPA existe encore.

Sur le CPA, le Sénat a été parfaitement clair :

Le drame de l’amiante en France : comprendre, mieux réparer, en tirer des leçons pour l’avenir (rapport)

https://www.senat.fr/rap/r05-037-1/r05-037-122.html

 

 

Lanceurs d’alerte : virée après avoir témoigné

Le 20 septembre, Hella Kherief, aide-soignante marseillaise, témoignait sur les conditions de vie dans les maisons de retraite pour Envoyé Spécial. Convoquée le lendemain, elle a été renvoyée de l’hôpital dans lequel elle travaillait. Illustration des représailles que subissent souvent les lanceurs d’alerte.

Elle a témoigné à visage découvert. Dans le magazine Envoyé Spécial diffusé le 20 septembre, Hella Kherief, raconte les situations auxquelles elle a été confronté dans certaines maisons de retraite marseillaises. Le manque de personnel, de moyens et la détresse des résidents. Elle filme aussi, avec son téléphone portable, des scènes difficilement soutenables. Le lendemain, l’aide-soignante est convoquée par son employeur, un hôpital privé sans lien apparent avec l’établissement sur lequel porte son témoignage. Lors du rendez-vous, il est mis fin à sa période d’essai, sans justification. Elle avait été embauchée en CDI début septembre, après de multiples vacations.

« Lanceurs d’alerte: parole à hauts risques », prolongement de ce reportage dans le magazine Interception ce dimanche 16 décembre à 9h10

 

 

Les oiseaux marins aussi

Sur la plage, qui ne s’est pas étonné de la raréfaction des oiseaux ?

Evidemment, leurs populations chutent !

L’intensification de la pêche industrielle contribue à diminuer la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux marins, menaçant de nombreuses espèces dans le monde.

 

 

novembre 2018

Alejandro Castro, le militant chilien contre la pollution, rejoint la liste des «suicidés»

Début octobre, un nouvel épisode de pollution au dioxyde de soufre (SO2) a frappé la région de Quintero, au nord de Valparaíso. Plus d’un millier de personnes ont été intoxiquées depuis le début de la crise, dont des femmes enceintes et des enfants, et plus de 700 habitants ont dû être hospitalisés. Le gouvernement, sans suspendre les activités des usines proches de la zone, a présenté un plan d’urgence. Plan qui sera pleinement efficace dans un an…

Mercredi 3 octobre, Alejandro Castro manifestait dans les rues de Valparaíso. Jeudi matin, on retrouvait son corps pendu en plein centre-ville. La sangle de son sac à dos faisait office de corde. (…)

 

Au Chili, les intoxiqués de la « zone sacrifiée »

  1. Plus de 1 600 personnes ont subi des émanations de gaz dans les localités de Quintero et Puchuncaví. Mais depuis deux mois, les habitants en proie à la pollution industrielle sont confrontés à l’inaction des autorités.

 

Six kilos de plastique dans l’estomac d’un cétacé

L’Indonésie est – après la Chine – le plus gros pays pollueur de la planète en matière de plastique, selon un rapport publié en 2015 par l’ONG Ocean Conservancy et le McKinsey Center for Business and Environment. Les deux tiers de ces déchets ne sont pas recyclés, terminant dans les sites d’enfouissement ou dans la nature. Il est difficile d’évaluer la quantité de plastique rejetée dans les océans chaque année dans cette région du monde. Mais cette carcasse de cachalot récemment échouée sur la plage de sur l’île Kapota, dans le parc national de Wakatobi en Indonésie, nous en donne un aperçu.

De cette masse ont été démêlés plus de 1 000 pièces individuelles dont 115 gobelets en plastique, 25 sacs en plastique, deux sandales et un sac contenant plus de 1 000 morceaux de ficelle. (…)

Comment l’alerte contre les emballages jetables a été étouffée il y a 45 ans 

…comment et par qui

 

 

« Fiscalité écologique » ? 

Hum…

comment l’État et les lobbies ont mis en place le « tout diesel »

La grande majorité du parc automobile français est aujourd’hui équipé en diesel, malgré les conséquences détestables du gazole sur la santé publique et les coûts faramineux engendrés pour la société. A qui la faute ? Depuis les années quatre-vingt, responsables politiques, industriels et professionnels du transport n’ont eu de cesse d’encourager le développement du moteur diésel, tandis que le potentiel fortement nocif — voire cancérogène — de ses émissions était connu dès les origines, et que les études à charge ont continué à s’accumuler. Plus récemment, le gouvernement a annoncé un futur alignement des prix de l’essence et du gazole. Faut-il y voir – enfin – un changement de cap après trente années d’erreurs ?

La France adore le diésel. Dans l’hexagone, 65 % des véhicules particuliers fonctionnent avec ce carburant, ce qui en fait une exception rare. Le second champion européen, l’Allemagne, reste loin derrière, avec environ 45% de véhicules roulant au gazole. Mais aux vingt millions de voitures particulières qui sillonnent les routes françaises, il faut encore ajouter cinq millions d’utilitaires, et des centaines de milliers de poids lourds, dont la majorité roulent au diésel. Sans oublier les bus, dont les gaz d’échappement font tousser les cyclistes qui, dans de nombreuses villes, partagent les mêmes couloirs de circulation. Car le diésel n’est pas bon pour la santé. Et on le sait depuis fort longtemps.

En 1983, au début du premier septennat de François Mitterrand, sort le rapport « Roussel », du nom du professeur de médecine qui le coordonne. Commandé par la ministre de l’environnement Huguette Bouchardeau, ce rapport met en garde contre les risques de pollution particulaire et de cancers liés au diésel. A l’époque, seulement 10 % du parc roule au gazole. Mais le gouvernement de Pierre Mauroy semble alors avoir d’autres préoccupations. La santé publique passera au second rang. (…)

Un mois d’octobre estival et très peu de pluies : 2018 pourrait entrer dans les annales des années les plus chaudes. Doit-on craindre une pénurie d’eau en France?

Durant cette émission, il est affirmé que l’on ne détruit plus de zones humides sous le béton et le bitume !

ce supermarché vient d’être construit dans le lit du ruisseau de la cité

Chaque année, on bétonise l’équivalent de 6 fois Paris

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-15-novembre-2018

 

 

Une meilleure compréhension de la virulence des néonicotinoïdes

Neonicotinoid exposure disrupts bumblebee nest behavior, social networks, and thermoregulation

Neonicotinoid pesticides cause mortality and decline in insect pollinators. One repeatedly noted effect is a reduction in bee colony size. However, the mechanism behind this reduction is unclear. Crall et al. performed complex real-time monitoring of bumblebee behavior within their nests (see the Perspective by Raine). Neonicotinoid exposure reduced nurse and caretaking behaviors, which affected productivity and harmed colony thermoregulation. These changes in behavior acted together to decrease colony viability, even when exposure was nonlethal.

Neonicotinoid pesticides can negatively affect bee colonies, but the behavioral mechanisms by which these compounds impair colony growth remain unclear. Here, we investigate imidacloprid’s effects on bumblebee worker behavior within the nest, using an automated, robotic platform for continuous, multicolony monitoring of uniquely identified workers. We find that exposure to field-realistic levels of imidacloprid impairs nursing and alters social and spatial dynamics within nests, but that these effects vary substantially with time of day. In the field, imidacloprid impairs colony thermoregulation, including the construction of an insulating wax canopy. Our results show that neonicotinoids induce widespread disruption of within-nest worker behavior that may contribute to impaired growth, highlighting the potential of automated techniques for characterizing the multifaceted, dynamic impacts of stressors on behavior in bee colonies.