Commençons par nous souvenir de ce qui a précédé et entouré le Sommet de la Terre de RIO 92 :
l’une des plus grandes offensives anti-écologistes pour, une nouvelle fois, saboter toute possibilité d’éviter le pire.
 

dessin de Patrick Chappatte

 

C’était à la fin des années 80, au début des années 90, un nouvel essor de l’écologisme semblait se dessiner. Comme dans les années 1960 et début 1970. Cela ne pouvait pas durer. La volonté de nuire s’est vite ressaisie pour occulter encore la trop faible lumière des lucioles et poursuivre le génocide culturel déjà constaté par Pier Paolo Pasolini *.
* La violence du Pouvoir : le regard de Pier Paolo Pasolini
http://cei.revues.org/277#tocto1n2
 

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Analysant des programmes civils et militaires particulièrement dispendieux pour les finances publiques, c’est-à-dire le bien commun, Robert Bell s’est interrogé sur les causes des échecs qu’ils génèrent (par rapport à la logique affichée), puis sur la vraie raison d’être de ces grands programmes. Et que croyez-vous qu’il en a déduit ? « Les grands projets scientifiques ou militaires ne sont (…) que des procédés de convenance qui permettent de dépenser de l’argent. Tant que l’objectif est de dilapider les fonds publics et non de donner naissance à des produits de bonne qualité, le cercle infernal de ces échecs technologiques est voué à perdurer« 

 

 

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Les abus et les violences sexuelles comme révélateurs : de confusions en confusions. Cet article de l’hiver 2001 a été inspiré par les révélations sur un ex-simili « révolutionnaire » devenu élu Vert toujours surmédiatisé, et les amalgames qui ont suivi. 15 années plus tard, les révélations sur le comportement de Denis Baupin, autre Vert, montrent surtout la scandaleuse omerta dont il a bénéficié. Révélateur de la déficience culturelle d’une construction politicienne qui s’est prétendue héritière du mouvement écologiste. Depuis… depuis, le dossier ne cesse de s’alourdir, ajoutant une dimension inattendue à l’extinction programmée des alertes et des alternatives de la nouvelle gauche des années soixante.

 

Amalgame et camouflage

Liberté ! Liberté ! Liberté ?

Le Dieu individu

De la confusion au renversement des volontés

Profits et pertes

Regain

 

Au-dessous :

mai 2011Prédation, machisme et pourrissement général

juin 2011Feuilleton Strauss K : les priapiques du pouvoir tombent le caleçon encore plus bas

juin 2016Denis Baupin : une affaire hautement révélatrice

 

 

L’exhumation de quelques déjà vieux documents nous a rappelé que certains (et non point un seul) avaient à ce point perdu le sens commun qu’ils avaient pétitionné pour le commerce sexuel avec les enfants ou s’étaient, des années durant, vantés de l’avoir tutoyé. Même s’il ne s’agit que d’une bien étrange forfanterie, l’affaire est bien plus révélatrice que ne l’ont dit les commentateurs. Il semble surtout qu’il reste beaucoup à découvrir sur l’opération qui a utilisé le mouvement de l’émancipation (l’aspiration à la liberté enrichie par le partage) pour faciliter le glissement vers le libéralisme du renforcement de la prédation (la liberté de l’individu contre les autres). Prédation est le bon mot, celui qui éclaire toute la question. Une indication : l’injonction « Il est interdit d’interdire » était complaisamment véhiculée par des « intellectuels » autoproclamés* qui s’étaient illustrés dans le saccage du mouvement social (coopératif, libertaire, écologiste, féministe…). Logique, c’est typiquement une injonction ultra-libérale, et ceux qui instrumentalisent ainsi la liberté sont des prédateurs cherchant à étendre leur terrain de chasse.

* aussi des journalistes, des éditeurs, des media, des politiques… à peu près tous gens qui participaient non pas seulement à la censure, mais à l’étouffement de la nouvelle gauche.

 

 

le libéral-libertaire Cohn-Bendit, émission Apostrophes du 23 04 1982

une attitude typique (version soft) bien connue des écologistes confrontés aux gauchistes depuis 68

 

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