Au coeur d’une alerte sanitaire de 30 ans

(dans un établissement public)

par Alain-Claude Galtié

 

 

Non respect du contrat d’embauche,

refus de l’information,

dénis de compétence,

désinformation et mensonges,

manoeuvres de déstabilisation,

intimidations,

relégation,

blocages de carrières,

pressions psychologiques,

calomnies,

menaces,

procès et plaidoiries diffamatoires…

Les joies du travail consciencieux, en somme !

 

 

 

sommaire

  • L’alerte, révélateur de tous les dysfonctionnements
  • La minimisation des compétences du « petit personnel » est une nouvelle nuisance
  • Sitôt l’épée du lanceur d’alerte au fourreau, les actes irresponsables reprennent de plus belle
  • La mauvaise foi érigée en méthode de « management« 
  • Vingt ans après
  • De l’origine des dysfonctionnements, des pollutions, des accidents… et du blocage de l’information

 

Quelques-unes des perles collectées au cours de cette alerte amiante :

Le secrétaire du Comité d’Entreprise s’attribue le mérite des analyses et des travaux. Il affirme : « il n’y a toujours aucun danger d’aucune sorte dans notre bâtiment relatif aux revêtements d’amiante« .

1 mois plus tard, les analyses prouvent une « contamination anormalement élevée (…) dans l’air du premier grenier technique et à moindre niveau dans le second« . Comme le disaient les techniciens de l’entreprise que nul ne voulait croire.

 

Des consignes ont été données pour m’exclure du CHSCT. En 25 ans, je n’en serai plus jamais membre. Je dois donc détenir le record de la plus brève participation : 1 réunion.

 

L’adjointe de la direction pour le bâtiment et les équipements conclut l’échange par « Il faut bien mourir de quelque chose ». 6 ans plus tard, elle décédera d’un cancer.

 

Mis en présence des plaquettes d’amiante, pour toute réaction, le responsable du bâtiment et de la sécurité casse une plaquette d’amiante, la porte à ses narines, renifle et déclare : « C’est pas de l’amiante ».

 

Le chef de notre service technique plaide le déblocage de nos carrières (donc de la mienne) auprès de la directrice générale, une énarque de haut vol promise à de plus hautes responsabilités encore, qui explose : « Quoi ? Galtié, ce chien !« .

 

Nous proposons de participer à la conservation des œuvres d’art nombreuses dans l’établissement, mais délaissées voire exposées dans de très mauvaises conditions. (…) le directeur ne relève pas, reste quelque temps les yeux dans le vague, puis nous propose de superviser la « gestion » des poubelles (…)

 

etc.

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De la démystification des dogmes expansionnistes et progressistes à la condamnation des outils de domination, nous ne cessons de parler de maîtrise. C’est sur cette notion de maîtrise que nous devons mettre l’accent : il faut créer les moyens politiques (l’autogestion en est un), économiques et technologiques qui permettront de nous libérer de la dictature des institutions centralisées et des monopoles, les moyens de maîtriser seuls nos conditions de vie présentes et à venir, les moyens de réconcilier l’individu, la société et la nature.

dessous :

  • Avec 40 années de recul :

 

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« Ecologiser la politique ? » paru dans le Courrier de la Baleine de mars 1974 me valu les félicitations aussi chaleureuses qu’étonnantes des arbitres des élégances révolutionnaires nichés au Nouvel Observateur, dont un certain André Gorz qui écrivait sous le pseudonyme de Michel Bosquet (mais André Gorz est aussi un pseudo).

Juste avant que lui et ses amis ne me liquident avec le mouvement alternatif – plus exactement : la nouvelle gauche écologiste.

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