Les écologistes se trouveront confrontés très tôt à l’hostilité des différents groupes gauchistes. Plus ils se montreront et plus leur action trouvera un écho, et plus ils seront attaqués. Hors quelques petites passes-d’armes en 68, Pierre Fournier sera probablement le premier à subir leurs assauts systématiques. La Semaine de la Terre, puis la manif à vélo stimuleront plus encore leur animosité. Celle-ci sera habilement exploitée par des ennemis plus puissants de la nouvelle gauche. Les écologistes feront une première expérience spectaculaire de cette manipulation en juin 1972 (1). Un article de Pierre Vernant condensera bientôt la quintessence des invectives précédentes. 36 ans plus tard, un penseur de la gauche socialiste gagnée au capitalisme depuis plus longtemps encore – cette même fausse gauche qui faisait des gauchistes ses supplétifs pour les basses besognes –  sortira du bois et déballera la litanie des inepties de la propagande anti-écologiste.

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Quelques mois avant la délicieuse conversation avec les camarades « autogestionnaires » du PSU, j’avais participé à la rédaction, à l’initiative de Pierre Samuel, d’un dossier sur la société nucléarisée en préparation :



Centrales nucléaires
Introduction au débat

 

La récente crise pétrolière a révélé aux Français combien leur approvisionnement en énergie était aléatoire et coûteux. Plus généralement, elle a souligné que les ressources actuellement utilisées pour produire de l’énergie ne sont pas inépuisables, mais limitées. On estime, par exemple, que les ressources connues de pétrole seront taries dans trente à soixante ans si le rythme actuel d’exploitation se maintient. Pourtant la demande d’énergie, favorisée par une publicité effrénée, augmente sans cesse : la consommation d’électricité en France est appelée, selon les experts, à doubler tous les dix ans. C’est pour tenter de résoudre ces difficultés que le gouvernement et l’EDF ont choisi de développer l’industrie nucléaire, engageant ainsi la France dans la réalisation d’un programme gigantesque (200 réacteurs nucléaires pour l’an 2000 qui produiront presque 85% de l’électricité; une usine d’enrichissement de l’uranium qui coûtera près de 12 milliards de francs, etc.). Ce choix est lourd de conséquences, car l’industrie nucléaire engage notre société dans une voie pour ainsi dire irréversible. Or, les centrales nucléaires ne sont pas au point et leur multiplication ne fait qu’accentuer leurs défauts. Continuer la lecture

De la démystification des dogmes expansionnistes et progressistes à la condamnation des outils de domination, nous ne cessons de parler de maîtrise. C’est sur cette notion de maîtrise que nous devons mettre l’accent : il faut créer les moyens politiques (l’autogestion en est un), économiques et technologiques qui permettront de nous libérer de la dictature des institutions centralisées et des monopoles, les moyens de maîtriser seuls nos conditions de vie présentes et à venir, les moyens de réconcilier l’individu, la société et la nature.

 

dessous :

  • Avec 40 années de recul :

 

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