Nous découvrons une révolution douce et réfléchie infiniment plus efficace que tous les courants réformistes et revendicatifs qui demeurent soumis au paradigme impérialiste au point de le reproduire fidèlement, ou que les partis violents qui offrent le flanc à la manipulation et à la répression, quand ils ne les stimulent pas. Elles nous montrent que même des situations qui semblaient désespérées peuvent être rétablies, mais à la condition de s’émanciper complètement de toute domination…

 

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Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance…

Theodor Adorno et Max Horkheimer avaient bien compris que la dichotomie Homme/Nature et la lutte contre le vivant symbolisé par « la Nature » fondent l’impérialisme et ses avatars (extrait de « La dialectique de la raison« , 1944)

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La dénonciation de la domination, en tant que plus important polluant des rapports sociaux comme des relations avec les écosystèmes, était l’une des caractéristiques majeures du mouvement écologiste et des autres courants de l’alternative. Elle est maintenant bloquée par la conspiration du silence des très nombreux pratiquants de la spoliation et de la concentration – de la capitalisation – des pouvoirs de penser et d’agir des personnes et des communautés. C’est particulièrement remarquable dans les rangs prétendument anti-capitalistes, voire alternatifs où cette critique est devenue quasi confidentielle. Un sujet tabou, désormais.

Hiérarchies de pouvoir ou coordinations des compétences ?

Depuis longtemps, en dépit de la belle tentative d’il y a déjà trente à quarante ans, l’économie de la nature, ou – si vous préférez – l’organisation du vivant, ou encore l’écologie, n’est plus l’inspiratrice de la philosophie politique et de l’économie des sociétés. Bien au contraire, beaucoup se sont échinés à déformer sa représentation afin d’en faire un repoussoir, voire l’ennemi à vaincre. On peut deviner dans quel but… Dominer et exploiter.

Or, depuis l’extinction des grands feux alternatifs suivie de l’installation du capitalisme ultra-libéral durant les années 1980, c’est à dire du renforcement de tout ce contre quoi nous mettions en garde, on ne peut condamner le principe même de la domination sans alarmer les victimes reconditionnées et les profiteurs mêlés.


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