Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s’est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l’esprit humain du carcan mental dans lequel il s’est lui-même emprisonné, dans l’espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l’ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C’est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance…

Theodor Adorno et Max Horkheimer avaient bien compris que la dichotomie Homme/Nature et la lutte contre le vivant symbolisé par « la Nature » fondent l’impérialisme et ses avatars (extrait de « La dialectique de la raison« , 1944)

Continuer la lecture

Comment la bataille pour la vie a été perdue

 

Constats de désastre sans conscientisation

Une « culture anti-nature » revendiquée

Une déculturation radicale

 

 

Des opérations et des travaux de plus en plus brutaux et dommageables visent les oiseaux, exprès, alors que leurs populations s’effondrent partout. Il y a moins de pigeons et, pourtant, ils obnubilent tant de gens que la pollution atmosphérique semble oubliée (surtout par ceux qui sont automobilistes !). Et même la disparition des piafs n’arrête pas les ravaleurs de façades, les promoteurs et les architectes destructeurs de l’urbanisme vivant des villes anciennes, ni les lâchers de faucons en ville – comme s’il s’agissait de dégager une piste d’aéroport* !

* les moineaux frappés en plein effondrement de leur population :

Moineaux et incohérence des municipalités : Y A QU’À FAUCONS !

 

un spectacle inconnu des nouvelles générations

 

 

une publicité devenue presque commune

« Le rapace est le prédateur naturel du moineau. Depuis sa création, il y a 30 ans, nos fauconniers expérimentés ont traités avec succès durablement des sites envahis par des moineaux domestiques.En utilisant des oiseaux de proie de petite taille, il est possible d’intervenir à l’intérieur et à l’extérieur pour faire fuit les moineaux. »

Un petit rappel qui semble utile : à défaut de l’être par la simple intelligence sensible, les moineaux sont protégés par la loi… mais, comme très souvent, la loi n’est pas appliquée

une autre publicité

« House Sparrows are often a nuisance in urban areas like manufacturing and food processing plants. Gutters and drainage pipes clogged with sparrow nests can backup and cause extensive water damage and fires have been attributed to electrical shorts caused by machinery housing sparrow nests. Lastly, feces buildup can lead to structural damage from the uric acid in droppings, plus the bacteria, fungal agents and parasites in the feces also pose a health risk.« 

 

Continuer la lecture

en cours de restauration

« Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble (…) la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain« 

John Donne, 1572 – 1631

 

Phénomène suscité et entretenu par la production des étoiles et leur flux d’énergie, la vie n’a cessé d’engendrer de l’organisation par association des éléments de base, puis par combinaison et recombinaison de ses créations. Plutôt que la mutation aléatoire et la lutte éliminatoire chères à ceux qui ne peuvent être sans se croire supérieurs, la coopération, l’association et la symbiose sont les principales dynamiques créatrices de la diversité des êtres et des niveaux d’organisation. Les microbes et la biosphère – le microcosme et le macrocosme – sont nés en même temps et ont évolué de concert. La vie est un foisonnement de relations, d’actions et de rétroactions en boucles, en tourbillons, en spirales, en spirales de tourbillons… Toutes et tous se stimulent pour créer des formes toujours plus complexes dont les capacités, les qualités surpassent la somme de celles de leurs constituants (c’est la caractéristique des dynamiques holistiques). Elle est un mouvement synergique dont le sens est celui de l’augmentation de l’information (celle-ci est proche de l’esprit des Anciens), de l’intelligence et de la sensibilité. Du plus modeste au plus grand niveau d’organisation constitué de tous les autres, la vie maintient un équilibre dynamique interne, donc sa forme, par l’interaction de multiples régulations. La vie se crée et s’organise elle-même. Elle se complexifie et s’adapte aux changements. Elle est autopoïétique (8).

Continuer la lecture